Terrorisme palestinien

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Le terrorisme palestinien fait référence aux actes de terrorisme perpétrés pour promouvoir la cause nationale palestinienne.

Il devient notoire dans les médias occidentaux à la fin des années soixante, à l'occasion d'actes de piraterie et de prise d'otages »[1].

À partir de 1968, il se traduit par le détournements d'avions civils, des prises d'otages, des attaques contre différentes infrastructures et des attentats. Durant la Seconde intifada, il prend la forme d'attentats, dont des attentats-suicides, contre des cibles civiles, écoles, autobus, restaurants et hôtels entre autres, et militaires puis, après le blocus de la Bande de Gaza suite à la prise du pouvoir par la force dans cette bande côtière et l’enlèvement d'un soldat israélien, Gilad Shalit, par le Hamas, par des tirs de roquettes non discriminés envers des villes israéliennes.

Depuis plus de 80 ans, le terrorisme palestinien a causé près de 3 500 victimes directes au cours de plusieurs centaines d'attentats.

Contexte[modifier | modifier le code]

Manifestation antisioniste à la Porte de Damas à Jérusalem le 8 mars 1920.
Construction d'une enceinte de protection par des kibboutzim dans la Vallée de Jezreel en 1938 pendant la Grande Révolte arabe.
L'exode massif de 700 000 Palestiniens lors de la Guerre de 1948 a donné naissance au problème des réfugiés palestiniens dont la situation est à la racine de la lutte armée et du terrorisme palestiniens.

Le conflit israélo-palestinien remonte près de 30 ans avant la création d'Israël. À cette époque, les Arabes palestiniens s'opposent principalement à l'immigration sioniste (Alyah). Pendant la période mandataire, il évolue en un conflit entre deux nationalismes : le nationalisme palestinien et le sionisme ; puis après la création d'Israël en 1948, il s'étend au Moyen-Orient, générant les conflits israélo-arabe et israélo-palestinien dans lequel ces derniers vont faire usage de la lutte armée et du terrorisme.

En 1917, la Déclaration Balfour promet l'établissement en Palestine (Eretz Israël) d'un foyer national pour le peuple juif. À cette époque, la Palestine compte 55,000 Juifs pour 560,000 Arabes[2]. Fin 1918, la conquête de la région par les Britanniques de la région permet la mise en œuvre de ce projet. Les Arabes palestiniens s'y opposent immédiatement, en particulier à l'immigration sioniste. Cette opposition va aller croissant[3].

L’hostilité arabe conduit à des manifestations régulières puis rapidement à des émeutes dont celles de Jérusalem en 1920, de 1921 et à des massacres comme celui d'Hébron en 1929 et qui font plusieurs centaines de morts. Les Arabes palestiniens se rebellent contre les autorités britanniques lors de la Grande Révolte arabe de 1936-1939. Cette insurrection fait plusieurs milliers de morts. À son terme, bien que vaincus, les Arabes palestiniens obtiennent au la mise en place d'un Livre blanc qui prévoit la fin de l'immigration juive en Palestine et la promesse d'une Palestine indépendante dans les 10 ans.

En réaction, c'est au tour des Juifs de Palestine de se révolter. La Seconde Guerre mondiale provoque la mise en place d'une trêve contre l'ennemi commun. En 1942, le congrès sioniste de Biltmore revendique l'entièreté de la Palestine pour l'établissement d'un État juif[4]. Les violences reprennent à partir de 1944, visant principalement les autorités britanniques. En février 1947, ces derniers décident d'abandonner leur mandat sur la Palestine et confient à l'ONU la recherche d'une solution.

Le 29 novembre 1947, le plan de partage de la Palestine élaboré par l’UNSCOP est approuvé par l’Assemblée générale de l’ONU, à New York par le vote de la résolution 181. Le plan est rejeté par les dirigeants de la communauté arabe, y compris le Haut Comité arabe, appuyé dans son rejet du plan par l'ensemble des États de la Ligue arabe[5].

Le lendemain du vote, la guerre civile éclate entre Juifs et Arabes. Elle dégénère après le retrait des soldats britanniques en un conflit régional entre Israël et les pays arabes voisins. Israël en sort victorieuse et accroit ses territoires. Cette guerre est également entachée de nombreux massacres de civils et déclenche l'exode massif des Palestiniens dont plus de 700,000 sur 900,000 fuient ou sont chassés des territoires qui deviendront Israël. Les réfugiés palestiniens sont leurs descendants aujourd'hui. Aucun État palestinien n'est créé car la Jordanie annexe la Cisjordanie tandis que la Bande de Gaza passe sous administration égyptienne. Les Palestiniens vivent cet épisode comme une catastrophe, la « Naqba », les Israéliens comme l'aboutissement de leurs revendications nationalistes.

Les infiltrations de Palestiniens commencent dès la fin de la guerre tout le long de la ligne de cessez-le-feu tortueuse entre Israël et la Jordanie. Elles sont parfois accompagnées d'attaques contre les civils israéliens auxquels les Israéliens répondent par des représailles[6]. Des incursions de « feddayins » armés par les Égyptiens sont également lancées depuis la Bande de Gaza.

En 1965, le mouvement national palestinien et ses différentes constituantes se fédère autour de Yasser Arafat et de l'OLP, l'« Organisation de Libération de la Palestine », qui opte pour la lutte armée et l'usage du terrorisme contre Israël et ses alliés, ainsi que contre la Jordanie.

Organisations palestiniennes considérées comme terroristes[modifier | modifier le code]

Les organisations palestiniennes considérées comme impliquées dans des actes de terrorisme par Les États-Unis, le Canada, l'Union européenne, Israël et d'autres pays sont : le Hamas, l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), le Jihad islamique palestinien, le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG), le Fatah-Conseil révolutionnaire[7],[8],[9],[10]. Depuis les accords d'Oslo en 1993, le Fatah et d'autres factions de l'OLP ont déclaré renoncer au terrorisme, toutefois, d'autres factions du Fatah, telles que Brigades des martyrs d'Al-Aqsa et le Fatah-Tanzim restent impliquées dans des actes de terrorisme. Israël estime que la direction du Fatah continue de contrôler et soutenir ces activités terroristes[11]

Idéologies, stratégies et tactiques[modifier | modifier le code]

Izz al-Din al-Qassam[modifier | modifier le code]

Pour les Palestiniens, la figure emblématique de la violence palestinienne avant 1948 est Izz al-Din al-Qassam qui est tué lors d'une fusillade avec des soldats britanniques en 1936. Pour l'historiographie palestinienne il est le premier « Fedayin », les « auto-sacrifiés ». Il est à l'origine d'une campagne de terrorisme qui débute par une embuscade et le meurtre de trois membres du kibboutz Yagur le 11 avril 1931, d'un attentat échoué contre des habitations juive à Haifa ainsi que d' attaques contre des Juifs en Galilée début 1932, puis le 22 décembre, un père et son fils sont tués par une bombe lancée dans une maison à Nahalal[12]. Farhan al-Sa'di (en), un des membres de l'organisation de Izz al-Din al-Qassam[13], chef d'un groupe nommé Ikhwan al-Qassam tend le 15 avril 1936 une embuscade à un bus reliant Naplouse à Tulkarem. Trois passagers Juifs en sont extraits, deux d'entre-eux sont abattus, le troisième grièvement blessé[12].

Selon Abudullah Schleifer, le leitmotiv des sermons d'al-Qassam et de son idéologie s'illustre par ces déclarations « La mort du Martyr est le bois d'allumage du Jihad et de l'islam » et « Le Mujahid est l'avant-garde, il illumine la voie de ses disciples »[14]. Selon Khalid Sulaiman, l'objectif des actions violentes perpétrées et encouragées par Al-Qassam à partir de 1930 est de « galvaniser les Arabes musulmans palestiniens » et de « glorifier le martyr et le Jihad ». Abd al-Rahim Mahmud, un poète palestinien qui participa à la Grande Révolte arabe de 1936-1939 en Palestine mandataire au côté d'Al-Qassam et est tué en 1947 écrit deux poèmes intitulés : Le Martyr et Appel au Jihad afin d'inciter les Arabes à suivre cette voie[15],[16].

Fatah et OLP[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Fatah et OLP.

L’idéologie des fondateurs du Fatah dans les années 1960 et début 1970, s'inspire celle de Messali Hadj figure emblématique du Mouvement national algérien. Hisham Sharabi considère que c'est à partir de cette période que se construit sérieusement la « stratégie de lutte armée » de cette organisation. Selon lui, l'objectif du Fatah et des autres organisations palestiniennes affiliées, n'est pas d'atteindre une victoire militaire mais d'entretenir un conflit de longue durée. Cette approche visant à « épuiser par l'usure » les israéliens et les contraindre ainsi à des représailles de plus en plus violentes afin de galvaniser les foules arabes par une « longue guerre populaire et une vietnamisation du conflit »[17]. Selon Zeev Schiff, cette tactique se doublait d'un espoir que la pression de l'opinion publique arabe forcerait les Pays arabes à s'unir pour une « bataille décisive contre Israël »[18]. Pour Sharabi, les « chefs de la résistance espéraient aussi » en une expansion territoriale israélienne qui accroitrait le nombre de ses recrues, élargirait son champ d'action, rendrait les cibles plus vulnérables du fait de leur dispersion[17]. En 1971, Nabil Shaath, écrit un article dans lequel il présente des « objectifs plus ambitieux » qui pourraient être atteints par l’exercice d'une pression sur l'opinion publique israélienne causée par « le fardeau d'un conflit de longue durée, son cout financier et en vie humaines qui convaincront les Israéliens à accepter des arrangements politiques répondant aux exigences palestiniennes »[19]. Salah Khalaf (Abou Iyad), l'un des fondateurs du Fatah puis chef de Septembre noir qui était avant son assassinat en 1991 l'adjoint de Yasser Arafat à la tête de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), écrit dans un livre coécrit avec Éric Rouleau, que bien que « les fondateurs du Fatah étaient conscients de la supériorité militaire israélienne ils ont maintenu comme objectif principal la lutte armée. Non pas que nous avions des illusions sur notre capacité à vaincre l’État sioniste mais nous étions convaincus que c’était le seul moyen pour imposer la cause palestinienne à l'opinion mondiale »[20].

En 1969, Yasser Arafat, le chef de l'OLP décrit la transformation des Palestiniens « d'une sous-caste de réfugiés en combattants déchainés » comme « l'une des plus grandes réalisations de notre révolution »[19].

Hamas[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Hamas et Charte du Hamas.

Dans sa charte, publiée en 1988,le Hamas définit son idéologie comme islamiste. Cette charte identifie le Hamas comme étant une branche des Frères musulmans en Palestine et déclare que ses membres sont des musulmans qui « craignent Allah et élèvent la bannière du djihad face aux oppresseurs ». Elle souligne que « la lutte contre les Juifs est très importante et très sérieuse » et appelle à la création « d'un État islamique en Palestine à la place d'Israël et des Territoires palestiniens » [21] et à l’anéantissement et la disparition de l’État d'Israël [22],[23]. Dans les années 1970 et 1980 il développe un large réseau de mosquées, d'institutions caritatives, d’écoles et de jardins d'enfant et autres organisations à vocation sociales qui, pour Beverley Milton-Edwards et Stephen Farrell (en) constituent « des graines plantées dans le but de moissonner plus tard, les cœurs, les esprits et les âmes ». Pour le Hamas, « l’élimination de l’entité sioniste » est la condition obligatoire pour la réalisation de son but ultime, l'instauration d'un État palestinien gouverné par les lois de l'islam. En 1973 sous la direction d'Ahmed Yassin est créé, le al-Mujamma al islam (Centre islamique) qui organise des actions violentes contre les partisans des mouvement palestiniens laïcs et gauchistes[24]. À sa création en aout 1988, le Hamas est divisé en une branche politique et une branche du renseignement qui en 1992 forme la branche militaire, les Brigades Izz al-Din al-Qassam[25], qui est considérée comme une organisation terroriste, l'Union européenne[26],les États-Unis[27], l'Australie[28], le Royaume-Uni[29] et Israël. En 1991,le Hamas commet sa première attaque contre des civils israéliens en tuant un résident de Kfar Darom dans la bande de Gaza, puis le 16 avril 1993, il commence sa campagne d'attentats-suicide en Israël en faisant exploser une camionnette entre deux autobus garés prés d'une cafeteria à Mehola dans la vallée du Jourdain tuant un palestinien, employé dans la cafeteria, la cinquantaine de passagers des autobus en étaient sortis peu avant l'explosion[30].


Victimes du terrorisme palestinien[modifier | modifier le code]

Les victimes du terrorisme palestinien comprennent entre autres des Israéliens[31], des Palestiniens, des Libanais, des Jordaniens[32], des Égyptiens[33], des Américains[34], des Français[35],[36]. Plus de 3 500 Israéliens, civils ainsi que des militaires en permission, ont péri dans des attaques terroristes et 25 000 ont été blessés depuis 1948[37],[38].

Liste d'attentats[modifier | modifier le code]

Une liste d'attentats perpétrés de 1949 à nos jours est présentées dans chronologie du terrorisme palestinien.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Spencer Tucker et al., The encyclopedia of Middle-East wars, ABC-CLIO,‎ 2010, 1887 p. (ISBN 1851099476)
  • (en) Martin van Creveld, The sword and the olive: a critical history of the Israeli defense force, PublicAffairs,‎ 2002, 448 p. (ISBN 158648155X)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gilles Ferragu, Histoire du terrorisme, Perrin,‎ 2014, p. 262-263 :

    « Le terrorisme palestinien n'apparaît dans les médias que tardivement, du fait d'une "génération du désastre". Jusque dans les années 1970, la résistance palestinienne se définit comme une résistance militaire, qui emprunte ses modèles à la guérilla et aux mouvements de décolonisation, en particulier au Vietnam [...] À la fin des années 1960, le constat d'un relatif échec doit être fait, qui s'ajoute à l'échec des coalitions arabes contre Israël [...] L'heure est à une nouvelle stratégie [...] Le FPLP inaugure cette forme de terrorisme spectaculaire qui mêle piraterie et prise d'otage le 23 juillet 1968, en détournant un vol Rome-Tel Aviv. »

  2. Howard Sachar, A History of Israel: From the Rise of Zionism to our Time, 2007, p. 118.
  3. Morris (2003), p. 104 ; p. 108.
  4. Archives de l'ONU Non-UN Doc Declaration adopted by the Extraordinary Zionist Conference at the Biltmore Hotel of New York City, 11 May 1942.
  5. (en)Best, Antony (2004). International history of the twentieth century and beyond.London: Routledge. p. 120
  6. Benny Morris, Victimes, (2003), p. 285-286
  7. (en) « List of Terrorist organizations », U.S. State Department.
  8. (en)http://www.publicsafety.gc.ca/cnt/ntnl-scrt/cntr-trrrsm/lstd-ntts/crrnt-lstd-ntts-eng.aspx
  9. (en) « COUNCIL DECISION of 21 December 2005 implementing Article 2(3) of Regulation (EC) No 2580/2001 on specific restrictive measures directed against certain persons and entities with a view to combating terrorism and repealing Decision 2005/848/EC » [PDF], official journal of the european union
  10. (en) « 22 U.S. Code § 5201 - Findings; determinations », Legal Information Institute Cornell Law School
  11. (en) « Terrorist Organization Profile: al-Fatah », National Consortium for the Study of Terrorism and Responses to Terrorism University of Maryland
  12. a et b (en)Shai Lachman, Arab Rebellion and Terrorism in Palestine 1929-39: The Case of Sheikh Izz al-Din al-Qassam and His Movement, dans Zionism and Arabism in Palestine and Israel, Éditions Frank Cass, 1982, 250 pages, p. 65-66
  13. (en)Kimmerling, Baruch and Migdal, Joel S. (2003). The Palestinian People: A History. Harvard University Press, p. 119. ISBN 978-0-674-01129-8
  14. (en)Abudullah Schleifer, The Life and Thought of Izz al-Din al-Qassam, Islamic Quaterly 5, numéro 23, 1969, p. 69,72
  15. (en) Khalid Sulaiman, Palestine and Modern Arab Poetry, Zed Books, 1984, p. 29-30
  16. (en)http://islam.gov.kw/Pages/en/PortalServicesDetails.aspx?id=94
  17. a et b Hisham Sharabi, Palestine Guerillas, their credibility and effectiveness, Georgetown University Press, 1970, p. 44,46 et 50,51
  18. (en)Zeev Schiff, A History of the Israeli Army, 1874 to the present, Macmillan, 1985, 274 pages, p. 166,167
  19. a et b (en) William Quant, Palestinian nationalism, Its Political and Military Dimensions, Rand Corporation, 1971,p. 78
  20. (en) Abu Iyad (with Eric Rouleau) My Home, My Land, A narrative of the Palestinian Struggle, New York Times Books, 1981, p. 34,35
  21. (en)http://www.mideastweb.org/hamas.htm,
  22. (en)http://www.fas.org/irp/world/para/docs/880818a.htm
  23. (en)The Palestinian Hamas: Vision, Violence & Coexistence By Shaul Mishal, Avraham Sela, page 45
  24. (en)Beverly Milton-Edwards and Stephen Farrell, Hamas, The Islamic Resistance Movement, John Wiley & Sons, 2013, 368 pages p. 10,14,41-45,
  25. (en)International Crisis Group, Dealing With Hamas, Amman/Brussels: ICG, 2004, p. 11
  26. (en)http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/site/en/oj/2005/l_340/l_34020051223en00640066.pdf
  27. (en)http://www.state.gov/documents/organization/45313.pdf
  28. (en)http://www.nationalsecurity.gov.au/agd/www/nationalsecurity.nsf/AllDocs/95FB057CA3DECF30CA256FAB001F7FBD?OpenDocument
  29. (en)http://security.homeoffice.gov.uk/legislation/current-legislation/terrorism-act-2000/proscribed-terrorist-groups?version=1]
  30. (en)Matthew Levit, Hamas: Politics, Charity, and Terrorism in the Service of Jihad, Yale University Press, 2007, 324 pages, p. 12
  31. (en) [http://Terrorism Against Israel: Number of Fatalities « Terrorism Against Israel: Number of Fatalities »], American-Israeli Cooperative Enterprise
  32. (en)http://countrystudies.us/jordan/14.htm
  33. (en)http://www.sis.gov.eg/en/Story.aspx?sid=21609
  34. (en) Diplomatic Convoy in Gaza Is Attacked, Killing at Least 3 « U.S. Diplomatic Convoy in Gaza Is Attacked, Killing at Least 3 », The New York Times Company
  35. « Il y a trente ans, l'attentat de la rue Copernic », Le Parisien,‎ 2 octobre 2010
  36. Pascal Ceaux et Jean-Marie Pontaut, « Attentat de la rue des Rosiers: deux auteurs identifiés », L'Express
  37. (en) Avishai Margalit, « The Suicide Bombers », NYREV,‎ 16 janvier 2003
  38. (en) « Which Came First- Terrorism or Occupation-Major Arab Terrorist Attacks against Israelis Prior to the 1967 Six-Day War », Israel Ministry of Foreign Affairs