Terrorisme palestinien

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Le terrorisme palestinien, d'abord présent durant les grands soulèvements arabes entre 1929 et 1948 en Palestine mandataire[réf. nécessaire], se poursuit après la création de l'État d’Israël, par des opérations menées contre cet État depuis les pays arabes voisins. À partir de 1968, il se traduit par le détournements d'avions civils, par des attentats dans des aéroports à travers le monde, la prise d'otages des Jeux olympiques de Munich, l'attentat de la rue des Rosiers et celui de la rue Copernic à Paris ; par des attaques contre des objectifs civils en Israël dont entre autres l'assassinat de 9 écoliers dans un bus scolaire en 1970, et de 22 autres dans une prise d'otage en 1974 dans une école. Il se révèle enfin à partir de la première intifada1 de 1987 à 1993 puis lors de la seconde de 2000 à 2005 et les années suivantes, par des attentats-suicides contre des autobus, des hôtels, des cafés, une discothèque, des restaurants, des marchés et des centres commerciaux, des tirs de roquettes indiscriminés et délibérés envers des villes israéliennes depuis la bande de Gaza.

Depuis 60 ans, le terrorisme palestinien a causé près de 3 500 victimes au cours de plusieurs centaines d'attentats.

Contexte[modifier | modifier le code]

Manifestation antisioniste à la Porte de Damas à Jérusalem le 8 mars 1920.
Construction d'une enceinte de protection par des kibboutzim dans la Vallée de Jezreel en 1938 pendant la Grande Révolte arabe.
Synagogue détruite par des émeutiers arabes durant le massacre d'Hébron en 1929.
L'exode massif de 700 000 Palestiniens lors de la Guerre de 1948 a donné naissance au problème des réfugiés palestiniens dont la situation est à la racine de la lutte armée et du terrorisme palestiniens.

Le conflit israélo-palestinien remonte près de 30 ans avant la création d'Israël. À cette époque, les Arabes palestiniens s'opposent principalement à l'immigration sioniste (Alyah). Pendant la période mandataire, il évolue en un conflit entre deux nationalismes : le nationalisme palestinien et le sionisme ; puis après la création d'Israël en 1948, il s'étend au Moyen-Orient, générant les conflits israélo-arabe et israélo-palestinien dans lequel ces derniers vont faire usage de la lutte armée et du terrorisme.

En 1917, la Déclaration Balfour promet l'établissement en Palestine (Eretz Israël) d'un foyer national pour le peuple juif. À cette époque, la Palestine compte 55,000 Juifs pour 560,000 Arabes[1]. Fin 1918, la conquête de la région par les Britanniques de la région permet la mise en œuvre de ce projet. Les Arabes palestiniens s'y opposent immédiatement, en particulier à l'immigration sioniste. Cette opposition va aller croissant[2].

L’hostilité arabe conduit à des manifestations régulières puis rapidement à des émeutes dont celles de Jérusalem en 1920, de 1921 et à des massacres comme celui d'Hébron en 1929 et qui font plusieurs centaines de morts. Les Arabes palestiniens se rebellent contre les autorités britanniques lors de la Grande Révolte arabe de 1936-1939. Cette insurrection fait plusieurs milliers de morts. À son terme, bien que vaincus, les Arabes palestiniens obtiennent au la mise en place d'un Livre blanc qui prévoit la fin de l'immigration juive en Palestine et la promesse d'une Palestine indépendante dans les 10 ans.

En réaction, c'est au tour des Juifs de Palestine de se révolter. La Seconde Guerre mondiale provoque la mise en place d'une trêve contre l'ennemi commun. En 1942, le congrès sioniste de Biltmore revendique l'entièreté de la Palestine pour l'établissement d'un État juif[3]. Les violences reprennent à partir de 1944, visant principalement les autorités britanniques. En février 1947, ces derniers décident d'abandonner leur mandat sur la Palestine et confient à l'ONU la recherche d'une solution.

Le 29 novembre 1947, le plan de partage de la Palestine élaboré par l’UNSCOP est approuvé par l’Assemblée générale de l’ONU, à New York par le vote de la résolution 181. Le plan est rejeté par les dirigeants de la communauté arabe, y compris le Haut Comité arabe, appuyé dans son rejet du plan par l'ensemble des États de la Ligue arabe[4].

Le lendemain du vote, la guerre civile éclate entre Juifs et Arabes. Elle dégénère après le retrait des soldats britanniques en un conflit régional entre Israël et les pays arabes voisins. Israël en sort victorieuse et accroit ses territoires. Cette guerre est également entachée de nombreux massacres de civils et déclenche l'exode massif des Palestiniens dont plus de 700,000 sur 900,000 fuient ou sont chassés des territoires qui deviendront Israël. Les réfugiés palestiniens sont leurs descendants aujourd'hui. Aucun État palestinien n'est créé car la Jordanie annexe la Cisjordanie tandis que la Bande de Gaza passe sous administration égyptienne. Les Palestiniens vivent cet épisode comme une catastrophe, la « Naqba », les Israéliens comme l'aboutissement de leurs revendications nationalistes.

Les infiltrations de Palestiniens commencent dès la fin de la guerre tout le long de la ligne de cessez-le-feu tortueuse entre Israël et la Jordanie. Elles sont parfois accompagnées d'attaques contre les civils israéliens auxquels les Israéliens répondent par des représailles[5]. Des incursions de « feddayins » armés par les Égyptiens sont également lancées depuis la Bande de Gaza.

En 1965, le mouvement national palestinien et ses différentes constituantes se fédère autour de Yasser Arafat et de l'OLP, l'« Organisation de Libération de la Palestine », qui opte pour la lutte armée et l'usage du terrorisme contre Israël et ses alliés, ainsi que contre la Jordanie.

Organisations palestiniennes considérées comme terroristes[modifier | modifier le code]

Les organisations palestiniennes considérées comme impliquées dans des actes de terrorisme par Les États-Unis, le Canada, l'Union européenne, Israël et d'autres pays sont : le Hamas, l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), le Jihad islamique palestinien, le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG), le Fatah-Conseil révolutionnaire[6],[7],[8],[9]. Depuis les accords d'Oslo en 1993, le Fatah et d'autres factions de l'OLP ont déclaré renoncer au terrorisme, toutefois, d'autres factions du Fatah, telles que Brigades des martyrs d'Al-Aqsa et le Fatah-Tanzim restent impliquées dans des actes de terrorisme. Israël estime que la direction du Fatah continue de contrôler et soutenir ces activités terroristes[10]

Idéologies, stratégies et tactiques[modifier | modifier le code]

Izz al-Din al-Qassam[modifier | modifier le code]

Pour les Palestiniens, la figure emblématique de la violence palestinienne avant 1948 est Izz al-Din al-Qassam qui est tué lors d'une fusillade avec des soldats britanniques en 1936. Pour l'historiographie palestinienne il est le premier « Fedayin », les « auto-sacrifiés ». Il est à l'origine d'une campagne de terrorisme qui débute par une embuscade et le meurtre de trois membres du kibboutz Yagur le 11 avril 1931, d'un attentat échoué contre des habitations juive à Haifa ainsi que d' attaques contre des Juifs en Galilée début 1932, puis le 22 décembre, un père et son fils sont tués par une bombe lancée dans une maison à Nahalal[11]. Farhan al-Sa'di (en), un des membres de l'organisation de Izz al-Din al-Qassam[12], chef d'un groupe nommé Ikhwan al-Qassam tend le 15 avril 1936 une embuscade à un bus reliant Naplouse à Tulkarem. Trois passagers Juifs en sont extraits, deux d'entre-eux sont abattus, le troisième grièvement blessé[11].

Selon Abudullah Schleifer, le leitmotiv des sermons d'al-Qassam et de son idéologie s'illustre par ces déclarations « La mort du Martyr est le bois d'allumage du Jihad et de l'islam » et « Le Mujahid est l'avant-garde, il illumine la voie de ses disciples »[13]. Selon Khalid Sulaiman, l'objectif des actions violentes perpétrées et encouragées par Al-Qassam à partir de 1930 est de « galvaniser les Arabes musulmans palestiniens » et de « glorifier le martyr et le Jihad ». Abd al-Rahim Mahmud, un poète palestinien qui participa à la Grande Révolte arabe de 1936-1939 en Palestine mandataire au côté d'Al-Qassam et est tué en 1947 écrit deux poèmes intitulés : Le Martyr et Appel au Jihad afin d'inciter les Arabes à suivre cette voie[14],[15].

Fatah et OLP[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Fatah et OLP.

L’idéologie des fondateurs du Fatah dans les années 1960 et début 1970, s'inspire celle de Messali Hadj figure emblématique du Mouvement national algérien. Hisham Sharabi considère que c'est à partir de cette période que se construit sérieusement la « stratégie de lutte armée » de cette organisation. Selon lui, l'objectif du Fatah et des autres organisations palestiniennes affiliées, n'est pas d'atteindre une victoire militaire mais d'entretenir un conflit de longue durée. Cette approche visant à « épuiser par l'usure » les israéliens et les contraindre ainsi à des représailles de plus en plus violentes afin de galvaniser les foules arabes par une « longue guerre populaire et une vietnamisation du conflit »[16]. Selon Zeev Schiff, cette tactique se doublait d'un espoir que la pression de l'opinion publique arabe forcerait les Pays arabes à s'unir pour une « bataille décisive contre Israël »[17]. Pour Sharabi, les « chefs de la résistance espéraient aussi » en une expansion territoriale israélienne qui accroitrait le nombre de ses recrues, élargirait son champ d'action, rendrait les cibles plus vulnérables du fait de leur dispersion[16]. En 1971, Nabil Shaath, écrit un article dans lequel il présente des « objectifs plus ambitieux » qui pourraient être atteints par l’exercice d'une pression sur l'opinion publique israélienne causée par « le fardeau d'un conflit de longue durée, son cout financier et en vie humaines qui convaincront les Israéliens à accepter des arrangements politiques répondant aux exigences palestiniennes »[18]. Salah Khalaf (Abou Iyad), l'un des fondateurs du Fatah puis chef de Septembre noir qui était avant son assassinat en 1991 l'adjoint de Yasser Arafat à la tête de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), écrit dans un livre coécrit avec Éric Rouleau, que bien que « les fondateurs du Fatah étaient conscients de la supériorité militaire israélienne ils ont maintenu comme objectif principal la lutte armée. Non pas que nous avions des illusions sur notre capacité à vaincre l’État sioniste mais nous étions convaincus que c’était le seul moyen pour imposer la cause palestinienne à l'opinion mondiale »[19].

En 1969, Yasser Arafat, le chef de l'OLP décrit la transformation des Palestiniens « d'une sous-caste de réfugiés en combattants déchainés » comme « l'une des plus grandes réalisations de notre révolution »[18].

Hamas[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Hamas et Charte du Hamas.

Dans sa charte, publiée en 1988,le Hamas définit son idéologie comme islamiste. Cette charte identifie le Hamas comme étant une branche des Frères musulmans en Palestine et déclare que ses membres sont des musulmans qui « craignent Allah et élèvent la bannière du djihad face aux oppresseurs ». Elle souligne que « la lutte contre les Juifs est très importante et très sérieuse » et appelle à la création « d'un État islamique en Palestine à la place d'Israël et des Territoires palestiniens » [20] et à l’anéantissement et la disparition de l’État d'Israël [21],[22]. Dans les années 1970 et 1980 il développe un large réseau de mosquées, d'institutions caritatives, d’écoles et de jardins d'enfant et autres organisations à vocation sociales qui, pour Beverley Milton-Edwards et Stephen Farrell (en) constituent « des graines plantées dans le but de moissonner plus tard, les cœurs, les esprits et les âmes ». Pour le Hamas, « l’élimination de l’entité sioniste » est la condition obligatoire pour la réalisation de son but ultime, l'instauration d'un État palestinien gouverné par les lois de l'islam. En 1973 sous la direction d'Ahmed Yassin est créé, le al-Mujamma al islam (Centre islamique) qui organise des actions violentes contre les partisans des mouvement palestiniens laïcs et gauchistes[23]. À sa création en aout 1988, le Hamas est divisé en une branche politique et une branche du renseignement qui en 1992 forme la branche militaire, les Brigades Izz al-Din al-Qassam[24], qui est considérée comme une organisation terroriste, l'Union européenne[25],les États-Unis[26], l'Australie[27], le Royaume-Uni[28] et Israël. En 1991,le Hamas commet sa première attaque contre des civils israéliens en tuant un résident de Kfar Darom dans la bande de Gaza, puis le 16 avril 1993, il commence sa campagne d'attentats-suicide en Israël en faisant exploser une camionnette entre deux autobus garés prés d'une cafeteria à Mehola dans la vallée du Jourdain tuant un palestinien, employé dans la cafeteria, la cinquantaine de passagers des autobus en étaient sortis peu avant l'explosion[29].


Victimes du terrorisme palestinien[modifier | modifier le code]

Les victimes du terrorisme palestinien comprennent entre autres des Israéliens[30], des Palestiniens, des Libanais, des Jordaniens[31], des Égyptiens[32], des Américains[33], des Français[34],[35]. Plus de 3 500 Israéliens, civils ainsi que des militaires en permission, ont péri dans des attaques terroristes et 25 000 ont été blessés depuis 1948[36],[37].

Liste d'attentats[modifier | modifier le code]

1949 - 1956[modifier | modifier le code]

Bus et victimes du massacre de Ma'ale Akrabim

Durant cette période, environ 500 Israéliens, dont la moitié de civils ont été tués durant des attaques de Fedayins[38].

Article détaillé : Massacre de Ma'ale Akrabim.

L'attaque la plus meurtrière fut l'assassinat de onze civils lors d'une embuscade dans le désert du Negev contre un autobus reliant Tel-Aviv à Eilat le 17 mai 1954[39], [40].

1957 - 1966[modifier | modifier le code]

Plus de trente israéliens sont tués dans diverses attaques en Israël[37].[réf. nécessaire] En 1964, l'OLP est fondée au Caire et appelle au droit à l’autodétermination des Palestiniens, afin d'atteindre cet objectif, l’Armée de libération palestinienne est constituée avec l'aide des pays arabes[41]. La Charte nationale palestinienne, ou « Charte de l'OLP » demande « la fin de l'existence de l’état d’Israël » et « l’établissement d'un État démocratique en Palestine ». Le Fatah, dirigé par Yasser Arafat, l'un des groupes armés de cette organisation, prend l'ascendant sur les autres et organise des opérations de guérilla contre des soldats et des attaques armées contre des civils qu'elle présente comme des actions de « résistance contre Israël »[42].

1967 - 1970[modifier | modifier le code]

Dans la foulée de la Guerre des Six Jours, les confrontations armées entre la guérilla palestinienne et les forces jordaniennes devinrent un problème majeur pour le Royaume hachémite de Jordanie. Au rebut des années 1970, sept organisations palestiniennes étaient actives en Jordanie, la plus importante d'entre-elles étant le Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP) dirigé par Georges Habache. Basés dans des camps de réfugiés, les Fedayins y instaurèrent un État dans l'État financé et armé par les Pays arabes et les Pays de l'Est bafouant ouvertement la loi du pays. Initialement, les Fedayins portèrent leurs efforts dans des actions de guerrilla et des actes de terreur contre Israël, mais dès 1968 ils concentrèrent leurs efforts dans des tentatives de renversement de la monarchie jordanienne[43].[réf. nécessaire]

Plusieurs confrontations entre les Palestiniens et l’armée jordanienne eurent lieu entre 1968 et 1970. Le roi Hussein de Jordanie fut la cible de plusieurs tentatives de renversement et d'assassinats[43].[réf. nécessaire]

  • 22 mai 1970, un bus scolaire du moshav Avivim circulant sur une route proche de de la frontière libanaise est attaqué au bazooka par des terroristes palestiniens du FPLP-CG, 12 des occupants dont neuf écoliers sont tués 25 autres blessés[45].
  • 6 septembre 1970, des terroristes du FPLP détournent des vols des compagnies SwissAir, TWA, ils sont contraints d’atterrir à la base aérienne d'Azraq connue aussi du nom Dawson Field proche de Zarka en Jordanie, un troisième vol de la Pan Am est détourné, il fait escale à l’aéroport de Beyrouth, neuf autres terroristes embarquent l'avion avec des explosifs puis s'envolent pour le Caire, peu après son atterrissage et l’évacuation des passagers, les charges explosives sont mises à feu détruisant l'appareil. À l’aéroport d'Amsterdam, deux autres terroristes, Patrick Arguello et Leïla Khaled embarquent sur un vol de la compagnie israélienne El Al et le détourne à son décollage. Khaled est maitrisée par des passagers et arrêtée tandis qu'Arguello est blessé mortellement par un agent de la sécurité après qu'il a lancé une grenade qui n'explosa pas puis fait feu blessant un membre de l’équipage. Deux autres terroristes avaient été arrêtés avant d'avoir pu embarquer. Le 9 septembre, un cinquième appareil est détourné afin d'obtenir la libération de Khaled, il atterri lui aussi à Zarka. 125 otages, femmes et enfants, furent transférés à Amman exceptés les américains, les israéliens, les suisses et les allemands de l'ouest. Les terroristes demandèrent aux otages de quelle religion ils étaient, les Juifs furent séparés des autres passagers, un des terroristes déclara à une jeune juive de 16 ans qu'elle était considérée comme « prisonnier politique ». Les pirates revendiquèrent la libération de terroristes dont Khaled et détruisirent les trois avions et transférèrent les otages pour « interrogatoire » dans les camps palestiniens. Dans les jours qui suivirent des combats éclatèrent entre le FPLP et l’armée jordanienne qui libéra les 125 otages d'Amman. Le 11 septembre le roi Hussein ordonna à son armée d’investir les camps et d'en extirper les terroristes. Certains des otages ne furent libérés qu'au bout de deux semaines en échange de Leila Khaled et six autres membres du FPLP[46],[47],[48],[49],[50],[51],[52].
  • 16 septembre 1970, des blindés de l'armée jordanienne attaque les quartiers généraux des organisations palestiniennes et intervient le lendemain dans les camps palestiniens et les bombarde. Au bout de dix jours de pilonnages, les camps sont rasés, le bilan des combats est de 5 000 à 10 000 morts du côté palestinien selon eux et 3 000 selon les jordaniens, Yasser Arafat a avancé le chiffre de 25 000 tués[53],[54].

Les opérations militaires menées par la Jordanie contre les organisations palestiniennes sont nommées « Septembre noir ». Ce nom a été adopté par l'organisation terroriste qui s'est rendue célèbre en effectuant la prise d'otages des Jeux olympiques de Munich.

Article détaillé : Septembre noir (organisation).

1971 - 1981[modifier | modifier le code]

En novembre 1971, l'organisation Septembre noir issue du Fatah, est responsable de l'assassinat au Caire du Premier ministre jordanien Wasfi Tall, en décembre d'une tentative d'assassinat de l'ambassadeur jordanien à Londres est déjouée et de l'assassinat de onze membres de l'équipe olympique israélienne et d'un policier ouest-allemand lors de la prise d'otages des Jeux olympiques de Munich en 1972. Cinq des huit terroristes ont été tués, les trois autres capturés[55],[31]. L'organisation est toujours placée sur la liste officielle des organisations terroristes de l'Union européenne[56]. À la suite des événements de septembre 1970 en Jordanie, de nombreux palestiniens quittèrent le royaume pour s'installer au Liban avec à leur tête Arafat et l'OLP qui obtient l'extraterritorialité des camps palestiniens et le droit de mener des attaques contre le territoire israélien par le gouvernement libanais ce qui leur permet de s'organiser militairement au Liban et d'y créer un État dans l'État. Leur présence exacerba les tensions communautaires. En 1975 éclata la guerre civile libanaise à laquelle prirent par les organisations palestiniennes armées par plusieurs États arabes. Des combats éclatèrent entre les groupes palestiniens qui conduisirent à des massacres réciproques tels que ceux de Karantina par les chrétiens et de Damour par les palestiniens qui firent des milliers de victimes de part et d'autre[57],[58],[59].

Durant cette periode, l'OLP et d'autres organisations palestiniennes lancèrent une vague de terrorisme contre Israël à l’intérieur de ses frontières ainsi que dans d'autres pays, ciblant tant des intérêts israéliens que des Juifs :

  • 17 mai 1971, le consul général d’Israël à Istanboul, Ephraim Elrom, est assassiné par des palestiniens et et des radicaux turcs[60].
  • 8 mai 1972, un vol de la Sabena de Vienne à Tel-Aviv est détournè par 4 terroriste de l'organisation Septembre noir, les terroristes séparent les Juifs des autres passagers et demandent la libération de 315 terroristes emprisonnés en Israël, il atterri sur le tarmac de l’aéroport Ben Gourion le lendemain, durant les négociations, un commando de la Sayeret Matkal conduit par Ehoud Barak et dont fait partie Benjamin Netanyahou investissent l’appareil tuant les terroristes et évacuent les passagers tous sains et saufs[61],[62].
Article détaillé : Massacre de l'aéroport de Lod.
  • 30 mai 1972, des membres FPLP et de l’Armée rouge japonaise ouvrent le feu sur des passagers, dont un groupe de pèlerins, dans le terminal de l’aéroport de Lod à Tel-Aviv tuant 26 personnes et blessant 78 autres. L'un des terroristes, le japonais Kozo Okamoto est capturé les deux autre autres tués[63].
  • 9 septembre 1972, un diplomate israélien, Dr Ami Sachori, est tué par un colis piégé envoyé par Septembre noir à l'ambassade d’Israël à Londres, sept autres furent interceptés ainsi qu'à l'ambassade israélienne à Paris[64].
  • 5 août 1973, deux terroristes de Septembre noir ouvrent le feu et lancent des grenades dans une salle de transit de l’aéroport d’Athènes dans laquelle se trouvent plus de 1 500 passagers tuant trois personnes et en blessant 55 autres[65].
  • 17 décembre 1973, cinq terroristes palestiniens attaquent le comptoir de la compagnie américaine Pan Am à l’aéroport de Rome, tuent 32 personnes et en blessent une cinquantaine, prennent en otage 12 policiers italiens, tuent l'un d'eux et détournent un avion vers le Koweït[66].
  • 3 mars 1974, des terroristes de Septembre noir attaquent l'ambassade de l'Arabie saoudite à Khartoum durant une réception, deux diplomates américains et un belge sont tués[67].
  • 11 avril 1974, trois terroristes du FPLP s'introduisent dans la ville de Kyriat Shmona au nord d’Israël, tuent 18 personnes dont des femmes et des enfants et en blessent 16 autres[68].
Article détaillé : Massacre de Ma'alot.
  • 15 mai 1974, trois terroristes du FPLP venant du Liban s'introduisent dans un appartement dans la ville de Ma'alot dans le nord d’Israël où ils tuent un couple et leur enfant de quatre ans, puis attaquent une école dans laquelle ils prennent en otages 105 élèves et 10 enseignants. Durant l’opération de sauvetage menée par l’armée israélienne les terroristes tuent 22 enfants et trois adultes avant d’être neutralisés[69].
  • 24 juin 1974, un couple et leur enfant sont assassinés à Naharya par des terroristes du groupe Fatah de l'OLP alors qu'ils tentaient de fuir un immeuble que les terroristes en provenance du Liban avaient pris d'assaut après avoir débarqué dans la ville côtière à bord d'un canot pneumatique. Un soldat israélien meurt lors de l'assaut contre les trois assaillants qui furent tués[70].
  • 8 septembre 1974, une bombe déposée dans un avion de la compagnie TWA reliant Tel Aviv à New York par des terroristes du groupe palestinien Abou Nidal durant une escale à Athènes explose tuant les 79 passagers et les neuf membres de l’équipage[71].
  • 19 novembre 1974, trois terroristes du FPLP venant de Jordanie attaquent un immeuble où résident 75 personnes dans la ville de Beït Shéan en Israël, quatre personnes sont assassinées, une vingtaine d'autres dont des enfants sont blessés en sautant par les fenêtres afin de fuir les terroristes qui sont tués[72].
  • 20 novembre 1974, des terroristes du groupe Fatah de l'OLP venant de Syrie tuent trois écoliers dans le village de Ramat magshimim dans le Golan[73].
  • 30 novembre 1974, des terroristes du groupe Fatah de l'OLP sont capturés après avoir assassiné un Arabe israélien pensant qu'il s'agissait d'un Juif dans le village de Rehaniya dans le nord d’Israël[73].
  • 11 décembre 1974, un terroriste du FPLP jette une bombe dans un cinéma de Tel Aviv tuant deux personnes[73].
  • 13 janvier 1975, des terroristes palestiniens, avec Carlos à leur tête, tirent de la terrasse de l’aéroport d'Orly avec un lance-roquettes sur un avion de la compagnie israélienne El Al, mais le ratent. Un avion yougoslave est touché, faisant 3 blessés[74].
  • 4 mars 1975, huit terroristes du groupe Fatah de l'OLP venant du Liban, débarquent sur une plage de Tel Aviv, après avoir fait feu dans la rue ils pénètrent dans un hôtel du bord de mer, l’hôtel Savoy, prennent des otages, font exploser une bombe qui détruit une partie de l’hôtel. Huit des otages sont assassinés, trois soldats israéliens sont tués dont deux durant l'assaut contre les terroristes. Sept d'entre-eux seront tués et autre capturé[75].
  • 16 juin 1975, quatre terroristes de l'OLP venant du Liban, pénètrent dans une maison du village de Kfar Yuval prés de Tiberiade, prennent la famille en otage 2 adultes sont tués avant l'assaut de l’armée israélienne. Les terroristes sont tués[76].
  • 4 juillet 1975, un terroriste du groupe Fatah de l'OLP fait exploser un réfrigérateur piégé contenant 15 kg d'explosif dans une rue de Jérusalem, tuant 14 passants et blessant 64 autres, il réussi à prendre la fuite un complice est arrêté[77].
  • 16 juin 1976, l'ambassadeur américain à Beyrouth, Francis E. Meloy, Jr (en) un autre diplomate américain et leur chauffeur sont enlevés puis assassinés par des terroristes du FPLP alors qu'ils passaient du secteur chrétien au secteur musulman de la ville[78].
Article détaillé : Raid d'Entebbe.
  • 27 juin 1976, un vol Air France d'Athènes à Paris est détourné par quatre terroristes du FPLP et deux Allemands vers Entebbe où les rejoignent trois autres terroristes, les passagers sont débarqués et les 103 Juifs parmi eux sont pris en otages dans le hall de transit du terminal. Les terroristes menacent de les tuer si leur demande de libération de prisonniers palestiniens en Israël n'est pas acceptée. Le gouvernement israélien feint de négocier tout en lançant une opération de sauvetage. Trois passagers furent tués durant l'assaut ainsi que le commandant du commando israélien, une otage britannique juive de 75 ans qui avait été transférée à l’hôpital de Kampala est assassinée par la police secrète ougandaise en représailles de la morts d'une cinquantaine de soldats ougandais qui avaient pris part au combat contre le commando israélien[79],[80].
Article détaillé : Massacre de la route côtière.
  • 11 mars 1978, un autobus circulant sur la route côtière reliant Haïfa à Tel Aviv est pris d'assaut par treize terroristes du groupe Fatah de l'OLP ayant débarqué en provenance du Liban sur une plage de la côte israélienne et tuer une photographe américaine qui s'y trouvait ainsi que les passagers d'un taxi dont ils s'emparent, puis tuent un enfant se trouvant à bord d'un véhicule roulant sur cette route. Au total 38 civils sont assassinés dont 13 enfants et 71 personnes sont blessées. Deux terroristes dont une femme sont capturés les neuf autres sont tués[81],[82].
  • 20 mai 1978, trois terroristes du FPLP lancent des grenades dans le terminal de l’aéroport d'Orly sur des passagers d'un vol El AL, deux passagers sont tués, les terroristes sont tués lors d'une fusillade avec la police française[73].
  • 20 juin 1978, cinq personnes dont un américain sont tuées et plusieurs autres blessées à Jérusalem par une bombe placée dans un bus par un terroriste palestinien[83].
  • 20 août 1978, un minibus transportant un équipage d'El Al est attaqué dans le centre de Londres par trois terroristes du FPLP, une hôtesse est tuée, l'un des deux terroristes est tué l'autre capturé[84].
  • 19 novembre 1978, jour du premier anniversaire de la visite d'Anouar el-Sadate en Israël quatre personnes sont tuées lors d'une attaque d'un autobus en Cisjordanie revendiquée par le Fatah et le FDPLP[73].
Article détaillé : Attaque de Nahariya de 1979.
  • 22 avril 1979, quatre terroristes du Front de libération de la Palestine venant du Liban à bord de canots pneumatiques dirigés par Samir Kuntar débarquent dans la nuit prés de la ville de Naharya non loin de la frontière libanaise, tuent un policier israélien puis tentent de s'introduire dans un appartement, l'un deux est tué par le locataire, ils pénètrent ensuite dans un autre, prennent un père et sa fille de quatre ans en otage, la mère réussi à se cacher avec son bébé de deux ans qui meurt étouffé alors qu'elle essayait de couvrir ses pleurs. Kuntar et les deux autres terroristes amènent leurs otages sur la plage avec pour objectif de les amener avec eux au Liban, un échange de tirs a lieu avec des soldats israéliens, le canot est criblé de balles, Kuntar abat le père à bout portant devant sa fille, puis il fracasse le crane de l'enfant avec une roche. L'un des terroristes est tué, Kuntar et l'autre capturés[85],[86].
  • 7 avril 1980, cinq terroristes du groupe FLA de l'OLP en provenance du Liban attaquent une crèche du kibboutz Misgav Am dans le nord d’Israël et prennent les enfants et une puéricultrice en otage, un bébé et la puéricultrice sont assassinés avant l'assaut de l’armée israélienne durant lequel les cinq terroristes sont tués[87].
  • 2 mai 1980, 6 Juifs sont assassinés par des terroristes de l'OLP alors qu'ils sortaient d'un service religieux au Caveau des Patriarches à Hébron[88].
  • 27 juillet 1980, un terroriste palestinien du Front populaire de libération de la Palestine lance une grenade sur un bus transportant des écoliers juifs en vacances à Anvers, un enfant est tué[89].
Article détaillé : Attentat de la rue Copernic.
  • 3 octobre 1980, un terroriste palestinien du Front populaire de libération de la Palestine, dépose une bombe dans la sacoche d'une moto à proximité de la synagogue de la rue Copernic à Paris. L'explosion tue 4 personnes et fait 40 blessés[90].
  • 5 octobre 1980, une bombe explose dans un bureau de poste à Givataim prés de Tel Aviv, tuant 3 personnes et faisant 7 blessés. L'attentat est revendiqué par l'OLP[91].
  • , un camion piégé explose devant une synagogue d'Anvers, 3 personnes sont tuées, 106 autres blessées, le terroriste responsable de l'attentat est le même que celui de la rue Copernic[92],[90].
  • 29 août 1981, 2 terroristes palestiniens ouvrent le feu et lancent des grenades lors de la sortie de fidèles d'une synagogue à Vienne ayant assisté à une Bar Mitzvah. Deux personnes sont tuées et 30 autres blessées[93].

1982 - 1990[modifier | modifier le code]

  • Le 3 juin 1982, l'ambassadeur israélien à Londres Shlomo Argov est grièvement blessé dans une tentative d'assassinat. L'OLP nie toute responsabilité, et malgré les éléments indiquants la responsabilité du groupe palestinien Abou Nidal, dissident de l'OLP, Ariel Sharon (ministre de la défense) ordonne le bombardement des bases de l'OLP à Beyrouth, auquel l'organisation palestinienne répond par une recrudescence des tirs de roquettes contre le nord d'Israël. L'enchaînement de ces événements fournit à Israël un casus belli qui donne lieu à l'opération « Paix en Galilée » : le 6 juin, Israël envahit le Liban avec pour objectif immédiat de mettre les roquettes de l'OLP hors de portée d'Israël, et les objectifs plus généraux de repousser l'armée syrienne du Liban (notamment les missiles syriens positionnés dans la vallée de la Bekaa)[94], ainsi que s'allier aux milices chrétiennes à Beyrouth pour en chasser l'OLP[95].
  • 9 octobre 1982, des terroristes palestiniens du groupe Abou Nidal attaquent la Grande synagogue de Rome en Italie, alors que les fidèles la quittent après un service religieux, les terroristes ouvrent le feu, tuent un bébé de deux ans et blessent 37 personnes[96].
  • 15 juillet 1983, un étudiant de 19 ans d'une école talmudique meurt après avoir été poignardé par un terroriste palestinien dans le marché d'Hébron[97].
  • 6 décembre 1983, quatre personnes sont tuées, une cinquantaine blessées par l'explosion d'une bombe dans un bus à Jérusalem. L'attentat est d'abord attribué par une agence de presse libanaise favorable à Yasser Arafat à L'OLP. Son porte-parole à Damas a accusé une « faction dissidente » de cette organisation d'en être responsable[98].
  • 22 juillet 1985, trois bombes explosent à quelques minutes d'intervalle à Copenhague, l'une au bureau de la compagnie américaine Northwest Orient Airlines, les deux autres à proximité d'une synagogue et d'une maison de retraite de la communauté juive, 27 personnes sont blessées, les attentats sont revendiqués de Beyrouth par le Jihad islamique[99].
  • 20 août 1985, un diplomate israélien est assassiné au Caire, l'assassinat est revendiqué par le Jihad islamique palestinien et une organisation égyptienne inconnue[100].
  • 7 octobre 1985, 4 terroristes du Front de libération de la Palestine s'emparent au large des côtes égyptiennes d'un navire italien, l'Achille Lauro, reliant Alexandrie en Égypte à Ashdod en Israël. La plupart des passagers étant américains, des forces américaines se préparent pour une opération de sauvetage en mer, ils tentent de se diriger vers la Syrie qui refuse de les accueillir, un vieil homme infirme en fauteuil roulant, Leon Klinghoffer, est assassiné puis jeté par dessus bord les terroristes qui renoncent à leur projet de détournement en échange d'un sauf-conduit[101].
  • 23 novembre 1985, des terroristes palestiniens du groupe Fatah-Conseil révolutionnaire s'emparent d'un vol Athènes le Caire de la compagnie égyptienne Egyptair sur une piste de décollage, ils séparent les israéliens et les américains des autres passagers et tirent à bout portant sur cinq d'entre-eux, 2 femmes, une israélienne et une américaine sont tuées, les trois autres personnes grièvement blessées, un agent de sécurité de la compagnie égyptienne se trouvant à bord ouvre le feu et tue l'un des terroristes, durant la tentative de sauvetage par des soldats égyptiens, 57 passagers et membres d’équipage trouvent la mort[102],[103].
  • 27 décembre 1985, quatre terroristes palestiniens du groupe Fatah-Conseil révolutionnaire attaquent les comptoirs d'El Al et de TWA à l'aéroport Léonard-de-Vinci de Rome tirent sur les passagers et lancent des grenades. 19 personnes sont tuées une centaine blessées, trois terroristes sont tués, le quatrième capturé par la police italienne[104].
  • 2 avril 1986, une bombe explose durant un vol TWA reliant Rome à Athènes, 4 passagers américains, dont un bébé sont aspirés hors de l'appareil au travers du trou causé à la carlingue par l'explosion, neuf autres passagers sont blessés, le pilote réussi cependant à faire atterrir l'appareil. L'attentat revendiqué à Beyrouth par une organisation inconnue est attribué à une terroriste palestinienne membre du Fatah-Conseil révolutionnaire[105].
  • 28 avril 1986, un pèlerin britannique, Paul Appleby, est assassiné à Jérusalem par un terroriste palestinien du groupe Fatah-Conseil révolutionnaire[106].
  • 26 juin 1986, un bombe déposée par un terroriste palestinien du Fatah explose durant l'embarquement des passagers d'un vol El Al à l’aéroport de Madrid blessant 13 personnes[107],[108].
  • 25 septembre 1986, un avion de la compagnie américaine Pan Am est pris d'assaut à l’aéroport de Karachi par quatre terroristes palestiniens du groupe Fatah-Conseil révolutionnaire qui prennent en otage les 379 passagers, ils tuent aléatoirement 20 passagers et en blessent 120 autres. Les terroristes sont condamnés à mort en 1988 mais relâchés plus tard par les autorités pakistanaises[109],[110].
  • 17 octobre 1986, une américaine est tuée et 70 personnes blessées par des grenades lancées par des terroristes palestiniens de l'OLP dans le parking du Mur des Lamentations à Jérusalem[111].
  • 22 février 1987, un terroriste palestinien de l'OLP lance une grenade prés de la Porte de Damas dans la vieille ville de Jérusalem, blessant 17 personnes dont 12 policiers[112].
  • 11 mai 1988, un terroriste palestinien du groupe Fatah-Conseil révolutionnaire commet un attentat-suicide au volant d'une voiture piégée qu'il fait exploser prés de l'ambassade israélienne à Nicosie tuant deux cypriotes, une femme brulée vive dans son véhicule et un passant[113].
  • 20 août 1988, 25 personnes sont blessées par une grenade lancée dans un centre commercial à Haïfa par un terroriste palestinien[114].
  • 6 juillet 1989, un terroriste du Jihad islamique palestinien s'empare du volant d'un autobus reliant Tel-Aviv à Jérusalem et le précipite dans un ravin d'une altitude d'environ 700 mètres, 16 personnes sont tuées, dont deux canadiens et un américain, 17 autres sont blessées, le terroriste a survécu et est emprisonné après avoir été soigné dans un hôpital israélien[115].

1991 - 2000[modifier | modifier le code]

  • 16 avril 1993, un terroriste du Hamas fait exploser une camionnette entre deux autobus garés prés d'une cafeteria à Mehola dans la vallée du Jourdain tuant un palestinien, employé dans la cafeteria, la cinquantaine de passagers des autobus en étaient sortis peu avant l'explosion[29].
  • 4 octobre 1993, un terroriste du Hamas fait exploser une voiture piégée prés de la colonie de Beit El (en) en Cisjordanie, 29 personnes sont blessées[116].
  • 6 avril 1994, un terroriste du Hamas fait exploser une voiture piégée contre un autobus à Afoula dans le nord d’Israël, 8 personnes sont tuées, 55 autres blessées[117].
  • 13 avril 1994, un terroriste du Hamas se fait exploser dans un bus à Hadera, dans le centre d’Israël tuant 6 passagers, 30 autres sont blessés[118].
  • 19 octobre 1994, un terroriste du Hamas fait exploser dans un autobus à Tel-Aviv, tuant 22 passagers et en blessant 50 autres[118].
  • 11 novembre 1994, un terroriste du Jihad islamique palestinien, circulant à vélo se fait exploser à un barrage routier de l’armée israélienne prés de la colonie de Netzarim dans la bande de Gaza, 3 soldats israéliens sont tués, 6 autres sont blessés ainsi que 6 Palestiniens dont les membres d'une famille qui se trouvaient dans leur voiture[119].
  • 30 novembre 1994, un terroriste du Hamas tue avec une hache à Afoula une soldate israélienne, Liat Gabai, qui était en permission et rentrait chez elle[120].
  • 30 décembre 1994, un terroriste du Hamas se fait exploser prés d'un bus à Jérusalem, 13 personnes sont blessées[121].
Article détaillé : Massacre de Beit Lid.
  • 22 janvier 1995, un terroriste du Jihad islamique palestinien déguisé en soldat israélien se fait exploser à la station d'autobus de Beit Lid Junction (en) prés de Netanya dans le centre d’Israël, la station était remplie se soldats retournant à leurs bases après le weekend, trois minutes plus tard un complice se fait exploser à son tour, 19 personnes sont tuées, plus de 60 autres blessées[122].
  • 9 avril 1995, un terroriste du Jihad islamique palestinien, se fait exploser dans un autobus prés de colonie de Kfar Darom dans la bande de Gaza, 8 personnes sont tuées et 60 autres sont blessées[123].
  • 24 juillet 1995, un terroriste du Hamas, se fait exploser dans un autobus à Ramat Gan prés de Tel Aviv, 6 personnes sont tuées et 30 autres sont blessées[124].
  • 21 aout 1995, un terroriste du Hamas, se fait exploser dans un autobus à Jérusalem, 4 personnes sont tuées et 100 autres sont blessées[125].
  • 25 février 1996, un terroriste du Hamas, se fait exploser dans un autobus de ligne 18 à Jérusalem, 26 personnes sont tuées et 48 autres sont blessées[126].
  • 3 mars 1996, un terroriste du Hamas, se fait exploser dans un autobus de ligne 18 à Jérusalem, 16 personnes sont tuées et 7 autres sont blessées[127].
  • 4 mars 1996, un terroriste du Hamas, se fait exploser dans un centre commercial à Tel Aviv, 14 personnes sont tuées et 130 autres sont blessées[128].
  • 13 mars 1997, un terroriste du Hamas, se fait exploser dans un café à Tel Aviv, 3 femmes sont tuées et 40 autres personnes sont blessées[129].
  • 30 juillet 1997, deux terroristes du Hamas, se font exploser dans un marché à à Jérusalem, 8 personnes sont tuées et 150 autres personnes sont blessées[130].
  • 4 septembre 1997, trois terroristes du Hamas, se font exploser dans une rue piétonnière à Jérusalem, 4 personnes sont tuées et 180 autres personnes sont blessées[131].
  • 2 novembre 2000, un terroriste du Jihad islamique palestinien fait exploser une voiture piégée prés d'un marché à Jérusalem, 2 personnes sont tuées[132],[133].
  • 22 novembre 2000, une bombe explose prés d'un bus à Hadera dans le centre d’Israël, 2 personnes sont tuées et 35 autres personnes sont blessées. L'attentat n'est pas revendiqué mais plus tôt dans la journée la branche militaire du Hamas avait menacé « de porter la mort dans chaque maison israélienne »[133],[134].

Ces deux dernières attaques marquent le début d'une vague d'attentats meurtriers en Israël[135].

2001 - 2010[modifier | modifier le code]

Selon le Israel Democracy Institute (en), s'appuyant sur un rapport du Service de sécurité intérieure israélien (Shabak), sur le terrorisme palestinien depuis le début de la deuxième Intifada, du 29 septembre 2000 au 31 décembre 2009, 1 178 personnes ont été tuées et 8 022 autres ont été blessées à la suite d'attentats palestiniens. 790 civils, 328 membres des forces de sécurité, 60 étaient des étrangers. La grande majorité des victimes, 79 %, ont été tuées lors d'attentats des types suivants[136] :

Durant cette période, il y a eu 146 attentats-suicides, la plupart ont eu lieu entre 2001 et 2003. Entre 2004 et 2009 le nombre de ce type d'attentats est en diminution, de 12 en 2004 à aucun en 2009. Selon le Shabak la diminution constante des attentats-suicides est le résultat de la lutte anti-terroriste et de la construction de la barrière de séparation. 159 ont été déjouées en 2004, 50 entre 2005 et 2007, 63 en 2008. Dans le même temps le nombre de victimes décroit de 189 tués en 2002 à 143 en 2003, 55 en 2004, 3 en 2007, une en 2008, aucune en 2009[136].

2001[modifier | modifier le code]

  • 17 janvier 2001, deux terroristes du Tanzim, un groupe armé de l'OLP, assassinent un adolescent israélien de 16 ans, Ofir Rahoum, après qu'une palestinienne de 24 ans, se faisant passer pour une immigrante juive marocaine, l'ayant séduit lors d'un tchat sur internet lui propose une rencontre à Jérusalem et le conduit à Ramallah où il est tué. L’opération avait été planifiée par l'OLP[137],[138].
  • 23 janvier 2001, des terroristes des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, un groupe armé du Fatah, dirigés par un officier des Forces de sécurité palestiniennes assassinent deux restaurateurs israéliens, Etgar Zeitouni et Motti Dayan alors qu'ils déjeunaient avec leur associé, un Arabe israélien, dans la ville palestinienne de Tulkarem[139],[140].
  • 8 février 2001, un terroriste du FPLP fait exploser une voiture piégée dans une rue du quartier ultra-orthodoxe de Mea Shearim à Jérusalem, 54 personnes sont blessées[141],[142].
  • 4 mars 2001, un terroriste du Hamas se fait exploser dans une rue du centre de Netanya, 3 personnes sont tuées, 60 autres sont blessées[143].
  • 26 mars 2001, deux terroristes du Jihad islamique palestinien se font exploser lors de deux attentats-suicides à Jérusalem, l'un contre un bus, l'autre dans un centre commercial, une trentaine de personnes sont blessées[144].
  • 26 mars 2001, un terroriste du Tanzim, tue avec un fusil à lunette un bébé israélien de 10 mois, Shalhevet Pass, alors qu'elle se trouve dans sa poussette prés d'un bac à sable où jouent des enfants à Hébron, son père est grièvement blessé[145].
  • 27 mars 2001, un terroriste du Hamas se fait exploser a proximité d'un groupe d’écoliers attendant leur bus scolaire dans arrêt jouxtant une station-service proche de la ville de Kfar Saba. 3 personnes sont tuées et une douzaine d'autres, dont trois adolescents, âgés de 12 à 15 ans qui sont grièvement blessés par des clous mêlés aux explosifs afin d'accroire le nombre de victimes, dans la même journée, deux bombes avaient été neutralisées, l'une à Netanya, l'autre à Petah Tikva. Le Hamas déclare que ces attaques représentent « un prolongement de la résistance contre l'occupation israélienne », ajoutant « Il y a encore sept martyrs prêts à frapper et nous en avons d'autres »[146],[147].
  • 22 avril 2001, un terroriste palestinien se fait exploser à un arrêt de bus de Kfar Saba alors qu'un autobus s'y arrête pour embarquer des passagers, 1 personne est tuée, un adolescent grièvement blessé[148].
  • 18 mai 2001, un terroriste du Hamas se fait exploser alors qu'il est intercepté par des agents de sécurité à l’entrée d'un centre commercial à Netanya, 4 personnes sont tuées, 40 autres sont blessées[149].
  • 26 mai 2001, deux terroristes du Jihad islamique palestinien se font exploser dans leur voiture prés d'un autobus sur une route prés de Hadera, une soixantaine de personnes sont blessées[150].
  • 30 mai 2001, un terroriste palestinien gare une voiture prés d'une école à Netanya, peu après la voiture explose faisant 9 blessés[151].
  • 1er juin 2001, un terroriste du Jihad islamique palestinien se fait exploser à l’entrée d'une discothèque au Dolphinarium de Tel Aviv au milieu d'un groupe d'adolescents d'origine russe se rendant à une fête, 20 d'entre-eux sont tués, dont deux sœurs âgées de 15 et 18 ans, 90 autres blessés, l'annonce de l'attentat à provoqué des scènes de liesse dans les rues de Gaza, les gens « dansant et tirant des coups de feu en l'air »[152].
  • 17 juillet 2001, se fait exploser dans la gare de Binyamina dans le centre d’Israël, deux soldats israéliens sont tués, un troisième grièvement blessé ainsi que d'autres personnes[153].
  • 10 aout 2001, un terroriste du Hamas, se fait exploser dans la pizzeria Sbarro à Jérusalem, 15 personnes sont tuées dont 6 enfants, 90 autres dont des enfants et des bébés sont blessées[154].
  • 13 aout 2001, un terroriste palestinien se fait exploser dans un restaurant prés de Haifa 15 personnes sont blessées[155].
  • 4 septembre 2001, un terroriste du FPLP fait exploser 4 bombes dans une rue piétonnière de Jérusalem, 5 personnes sont blessées[156].
  • 9 septembre 2001, un terroriste du Hamas se fait exploser sur le quai de la gare de Naharya dans le nord d’Israël, 3 personnes sont tuées 94 autres blessées[157].
  • 9 septembre 2001, un terroriste palestinien se fait exploser prés d'un bus à Netanya, 3 personnes sont blessées[158].
  • 9 novembre 2001, un terroriste du Jihad islamique palestinien se fait exploser à Pardes Hanna-Karkur (en) dans le centre d’Israël, 3 personnes sont tuées 9 autres blessées dont une grièvement[159].
  • 1er décembre 2001, deux terroristes du Jihad islamique palestinien se font exploser dans une rue piétonnière à Jérusalem, un peu plus tard, une voiture piégée explose dans une rue où se trouvent de nombreux restaurants, 10 personnes sont tuées et de nombreuses autres blessées[160].
  • 2 décembre 2001, un terroriste du Hamas se fait exploser dans un bus à Haïfa, 15 personnes sont tuées des douzaines d'autres blessées[161].
  • 9 décembre 2001, un terroriste palestinien se fait exploser dans une rue à Haïfa, une trentaine de personnes sont blessées[162].

2011 - Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

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