Samarie

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La Samarie

La Samarie שומרון (Shomrôn) est le nom historique et biblique d'une région montagneuse du Proche-Orient ayant constitué l'ancien Royaume d'Israël autour de son ancienne capitale Samarie, proche de Sichem שכם (Shechem), et rival de son voisin judéen du sud, le royaume de Juda. Elle se situe aujourd'hui à cheval sur les territoires de Cisjordanie et d'Israël, dans ce qui représente le tiers septentrional de l'actuelle Cisjordanie et la bande côtière s'étendant au nord de Tel-Aviv jusqu'aux frontières libanaises.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

De nos jours, l'usage du terme de Samarie est maintenu par le service de statistiques officiel de l'État d'Israël et par des personnes parlant hébreu ou attachées à Israël pour insister sur la relation historique d'Israël à cette région, ou pour se référer plus spécifiquement à la Cisjordanie dans le terme "Judée-Samarie" (yéhoudâ we-shomrôn).

Selon la Bible[modifier | modifier le code]

Selon la Bible, à la mort du roi Salomon au IXe siècle, le royaume de David éclate en deux entités. Au sud, le royaume de Juda avec pour capitale Jérusalem et au nord, le Royaume d'Israël avec pour capitale la ville de Samarie. Historiquement, en -722, les Assyriens conduits par Salmanazar V puis Sargon II détruisent cette dernière mettant fin du même coup au royaume d'Israël.

Une partie de la population est emmenée en exil. Les deux Livres des Rois accuseront par la suite la population de Samarie d'être composée de colons venus de Babylonie ou de Syrie et convertis à une religion hébraïco-païenne. Les Samaritains affirmeront toujours être les purs descendants des 10 tribus ayant habité le royaume de Samarie, et rejetteront toute accusation de paganisme.

Une branche du judaïsme intertestamentaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Période intertestamentaire.

Les habitants du royaume de Juda sont à leur tour déportés en -586. Revenant au pays à la fin du Ve siècle, les exilés judéens (devenus des juifs par leur expérience de l'exil) écartent les Samaritains des travaux de reconstruction du Temple. Le nom de Samaritains devient synonyme pour eux d'hérésie et d'impureté. Les Samaritains sont cependant fidèles à la Torah, pratiquent la circoncision et le sabbat. Ils édifient un temple au mont Garizim à la fin du IVe siècle av. J.-C. qui est détruit par Jean Hyrcan I en -108.

Une faible communauté de Samaritains a survécu jusqu'à nos jours dans la région de Naplouse.

La parabole du Bon Samaritain, dans les évangiles, illustre l'opinion généralement mauvaise que les habitants du royaume de Juda avaient des Samaritains au début de notre ère.

La ville byzantine[modifier | modifier le code]

Vers 30 av. J.-C., Hérode le Grand fait reconstruire la ville et l'appelle Sébaste[N 1] en l'honneur de l'empereur Auguste[1] qui lui a donné la Samarie parmi d'autres territoires pris à la reine d'Égypte Cléopâtre VII[2]. Les ruines de Sébaste ont été retrouvées au lieu-dit sebastiyê[N 2] (en arabe : sabasṭīya, سبسطية ; en hébreu : sebastieh, סבסטיה), dans le Triangle[N 3] non loin de Naplouse.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Sébaste du grec : Sebastos, Σεβαστός, traduction du mot latin : Augustus, vénérable / vénéré.
  2. Emplacement des ruines : 32° 16′ 36″ N 35° 11′ 30″ E / 32.276688, 35.191762
  3. Il s'agit du « Grand Triangle » formé entre Jénine, Tulkarem et Naplouse en territoire cisjordanien, par opposition au « Petit Triangle » situé plus à l'ouest en territoire israélien.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Flavius Josèphe, Antiquités Judaïques [lire en ligne], XV, VIII, §5
  2. Flavius Josèphe, Antiquités Judaïques [lire en ligne], XV, VII, §3

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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