Samarie
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La Samarie est le nom de la capitale d'une région historique de Palestine qui était située au nord de la région de Judée, dans ce qui représente aujourd'hui le tiers septentrional de la Cisjordanie, dont la ville principale est Naplouse.
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[modifier] Aujourd'hui
De nos jours, le terme de Samarie est utilisé par le service de statistiques officiel de l'État d'Israël et par des personnes parlant hébreu ou attachées à Israël pour insister sur la relation d'Israël à cette région, ou pour se référer plus spécifiquement à la Cisjordanie dans le terme "Judée-Samarie" (yéhoudâ we-shomrôn).
[modifier] Selon la Bible
Selon la Bible, à la mort de Salomon au IXe siècle , le royaume de David éclate en deux entités. Au sud, le royaume de Juda avec pour capitale Jérusalem et au nord, le Royaume d'Israël avec pour capitale la ville de Samarie. Historiquement, en -721, les Assyriens conduits par Salmanazar V puis Sargon II détruisent cette dernière mettant fin du même coup au royaume d'Israël.
Une partie de la population est emmenée en exil. Les deux Livres des Rois accuseront par la suite la population de Samarie d'être composée de colons venus de Babylonie ou de Syrie et convertis à une religion hébraïco-païenne. Les Samaritains affirmeront toujours être les purs descendant des 10 tribus habitant le royaume de Samarie, et rejetteront toute accusation de paganisme.
[modifier] Une branche du judaïsme inter-testamentaire
Les habitants du royaume de Juda sont à leur tour déportés en -586. Revenant au pays à la fin du Ve siècle , les exilés judéen (devenu des juifs par leur expérience de l'exil) écartent les Samaritains des travaux de reconstruction du Temple. Le nom de Samaritains devient synonyme pour eux d'hérésie et d'impureté. Les Samaritains sont cependant fidèles à la Torah, pratiquent la circoncision et le sabbat. Ils édifient un temple au mont Garizim à la fin du IVe siècle qui est détruit par Jean Hyrcan I en -108.
Une faible communauté de Samaritains a survécu jusqu'à nos jours dans la région de Naplouse.
La parabole du Bon Samaritain, dans les évangiles, illustre l'opinion généralement mauvaise que les habitants du royaume de Juda avaient des Samaritains au début de notre ère.
[modifier] La ville byzantine
A l'époque byzantine, la ville porte le nom de Sébaste. Ce nom lui a été donné par Hérode le Grand en l'honneur de l'empereur romain Auguste qui lui a donné Samarie parmi d'autres territoires pris à la reine d'Égypte Cléopatre[1]. Vers 30 av. J.-C. Hérode fait reconstruire la ville et l'appelle Sébaste en l'honneur de l'empereur[2] [3]. Les ruines de Sebaste ont été retrouvées au lieu dit (en arabe) de sebastiyê, dans le Triangle non loin de Naplouse[4].
[modifier] Notes et références
- ↑ (fr) et (grc) Flavius Josèphe (trad. Julien Weill), Antiquités judaïques, Livre XV, Ernest Leroux, Paris, 1900, partie VII; 3
- ↑ Flavius Josèphe, op. cit., Livre XV, partie VIII; 5
- ↑ Sébaste en grec : Sebastos, Σεβαστός. Traduction du mot latin : Augustus, vénérable / vénéré.
- ↑ Davantage sur la page en anglais: Samaria
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens externes
- Des Samariens au bon Samaritain ou le plus petit groupe ethnico-religieux par Ursula Schattner-Rieser, Chargée de cours d’araméen et de grammaire comparée des langues sémitiques à l’ELCOA de l’Institut catholique de Paris.

