Palestiniens
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Palestiniens
(ar) الفلسطينيون / al-Filasṭīniyyūn
Tawfiq Canaan • Edward Said • Mahmoud Darwich • Leila Khaled
Yasser Arafat • Mohammed Bakri • Hanan Ashrawi • Rania de Jordanie.
| 3 760 000 | |
| – Cisjordanie (dont Jérusalem-Est) | 2 345 000 |
| – Bande de Gaza | 141 600 |
| 9 700 000 | |
| Plus de 1 000 000 | |
| 630 000 | |
| 500 000 | |
| 402 582 | |
| 280 245 | |
| 270 245 | |
| 10 255 000 | |
| 250 000 | |
| 170 000 | |
| 120 000 | |
| 100 000 | |
| 80 000 | |
| 70 000 | |
| 70 000 | |
| 59 000 | |
| 57 000 | |
| 55 000 | |
| 50 975 | |
| 45 000 | |
| 44 000 | |
| 200 | |
| 15 000 | |
| 12 000 | |
| 8 500 | |
| 710 000 | |
| 1 400 | |
| Population totale | 11 millions env. |
| Langue(s) | |
|---|---|
| Ethnie(s) liée(s) |
Sémites : Ashkénazes, Séfarades, Mizrahim, Samaritains, Arabes, Assyriens |
Le terme de Palestiniens désigne aujourd'hui un peuple arabophone établi principalement dans la région géographique de la Palestine (plus précisément dans les Territoires palestiniens), et qui compte également une diaspora palestinienne dispersée dans le monde arabe, particulièrement en Jordanie, ainsi que dans différents pays du monde, en provenance d'une vingtaine de pays arabes, dont principalement l'Égypte et de la péninsule arabique, sur autorisation d'immigration par le sultanat de Constantinople.
L'identité nationale du peuple palestinien s'est affirmée progressivement depuis le début du XXe siècle, et s'est essentiellement précisée au cours du conflit israélo-arabe, à mesure que celui-ci se poursuivait sous la forme d'un conflit israélo-palestinien. Ils revendiquent aujourd'hui un État indépendant.
Sommaire |
Terminologie [modifier]
Jusqu'aux alentours de 1968, le terme de « Palestiniens » était encore communément utilisé pour désigner tous ceux qui habitaient la Palestine du mandat britannique avant l'immigration du « nouveau Yichouv juif » au XXe siècle ainsi que leurs descendants, quelles que soient leurs origines juives (voir l'article Sabra), arabes ou autres et quelles que soient leurs religions. Toutefois, après la création de l'État d'Israël en 1948, la plupart des Juifs de la « Terre d'Israël » cessèrent progressivement de se définir comme « Palestiniens ». Ce terme s'est précisé pour exclure progressivement toutes les populations juives vivant dans le territoire de l'ancien mandat britannique, à mesure que les revendications nationalistes des Arabes de Palestine se sont exprimées.
Aujourd'hui, selon les acceptions, certains excluent aussi les Arabes de nationalité israélienne en particulier, tandis que d'autres continuent à les appeler « Palestiniens ». L'usage du terme alterne donc en fonction du contexte et de l'époque, entre une signification d'appartenance à une région ou à une « ethnie ».
Il est prévu que la Constitution « palestinienne » en cours d'élaboration, qui devrait s'appliquer dans le cas de la création d'un État palestinien, définisse légalement la citoyenneté palestinienne lorsque celle-ci aura un sens.
Langue [modifier]
- Le Syro-libano-palestinien, variante de l'arabe, est le dialecte le plus répandu parmi les Palestiniens. Le signe distinctif de ce dialecte est la prononciation très particulière de la lettre qāf et également la présence de vocabulaire d'égyptien ancien.
- L'hébreu moderne est également pratiqué par la plupart des Palestiniens de citoyenneté israélienne, tout comme par ceux habitant les régions de Judée et de Samarie, pour des raisons professionnelles et administratives.
Origines et identité palestinienne [modifier]
Lointaines origines [modifier]
Les populations palestiniennes modernes n'ont pas d'origine en provenance de la région nommée Palestine par les romains, car elles y sont arrivées peu avant 1880 d'après les archives d'immigration de l'empire ottoman et la presse de Constantinople décrivant leur immigration récente. Il n'y a notamment aucun lien filial ni historique avec les philistins. La région était quasiment désertique exceptée une très faible présence bédouine non sédentaire et une présence juive négligeable. Les rapports des instituts géographiques ne voient aucune population palestinienne avant les années 1880, et décrivent de vastes terres arides sans aucune présence humaine, hormis de rares bédouins ou juifs.
Origines récentes [modifier]
En 1832, l’armée du vice-roi d’Égypte, Méhémet Ali, sous le commandement de son fils, Ibrahim Pacha, s’empara de la Palestine et de la Syrie. Jusqu’en 1840, date à laquelle le Traité de Londres rendit la souveraineté de ces territoires à l’Empire ottoman, des hommes en provenance d’Égypte s’installèrent en terrain conquis.
Des écrits britanniques de 1918 rapportent à ce sujet une abondante présence égyptienne en Palestine, notamment à Gaza.
L'accroissement de la population de Palestine après 1880 serait due à la simple installation de populations arabes du Moyen-Orient qui auraient été attirées par les « opportunités » offertes par l'immigration juive (d'autant qu'aucune frontière n'existait entre les deux rives du Jourdain). En effet, l'augmentation de près d’un million d’individus en l’espace d’un siècle, soit de 400%, aurait été nourrie par des vagues d’immigration en provenance d’autres provinces de l’Empire Ottoman, la Syrie, l’Irak, l’Égypte, le Liban d'aujourd'hui. En 1913, La commission royale Britannique déclara que la région est sous-peuplée et est restée économiquement stagnante jusqu'à l’arrivée des premiers pionniers sionistes en 1880, qui sont venus pour reconstruire la terre juive.
Selon cette approche défendue notamment par Alan Dershowitz, les immigrations juives du XIXe et du début du XXe siècle favorisèrent l'arrivée et l'installation de nouvelles populations arabes des régions voisines vers la Palestine. La plupart des Palestiniens arabes actuels sont issus de cette immigration.
L’administration britannique collabora également à l’installation d’infrastructures, dont la construction d’une voie de chemin de fer entre Jaffa et Jérusalem. Entre 1922 et 1931, le kilométrage de routes pierrées double de 450 à 922.
Dawood Barakat, éditeur du journal égyptien Al-Ahram écrivit en 1914 : " Les Sionistes sont nécessaires pour le pays : l’argent qu’ils apporteront, leur connaissances, leur intelligence et l’industrialisation qui les caractérise contribueront sans aucun doute à la régénération du pays".
Hussein Al-Qibla, gardien des lieux saints en Arabie saoudite écrivit en 1918 : « Les ressources du pays et le sol vierge seront développés par les immigrés juifs. [...] Nous avons vu les Juifs des pays étrangers venir en « Palestine » de Russie, d’Allemagne, d’Autriche, d’Espagne, d’Amérique. »
Dans les années 1920, la province syrienne du Hauran connut une sévère famine. Ce fléau occasionna un mouvement massif de population vers les régions de Palestine en plein développement. D’après le professeur émérite en géographie Moshe Brawer, les côtes méditerranéennes ont accueilli, pendant le mandat britannique, de nombreux travailleurs égyptiens.
Edouard Webbe en 1590, Henry Maundrell en 1697, L’archéologue britannique Thomas Shaw en 1738, Alphonse de Lamartine en 1832, William Thackeray en 1844, Alexandre Keith en 1844, le comte François Volney en 1785, James Pinn en 1857, Arthur Penrhyn Stanley en 1862, Mark Twain en 1867 et B. W. Johnson en 1892 rapportèrent des témoignages d'une région largement sous-peuplée.
Lewis French, le directeur britannique du développement de la « Palestine » déclara en 1931 : « Nous l’avons trouvée habitée par des Fellahs (agriculteurs arabes) qui vivent dans des taudis de boue et souffrent sévèrement de la malaria très répandue. De grands secteurs étaient non cultivés. [...] Il n’y avait presque aucune sécurité publique, Les fellahs sont sans cesse soumis au pillage de leurs voisins nomades, les bédouins. »[1].
Raphaël Delpard soutient quant a lui, que la notion de « peuple palestinien » a été inventée par le KGB au lendemain de la guerre des Six jours afin que le régime soviétique conserve une influence au Moyen-Orient[2].
Formation de l'identité nationale [modifier]
« En Palestine, le mandat britannique subsiste en raison de difficultés presque insurmontables. On sait que la Grande-Bretagne s'est engagée à établir un « foyer national pour le peuple juif » (Déclaration Balfour de 1917). Depuis cette date l'immigration des juifs en Palestine a été favorisée par les organisations « sionistes» »[3]
Les premiers projets d'instauration d'« État palestinien » furent rejetés par les Arabes de Palestine qui se considéraient majoritairement comme une sous-partie de la Syrie jusqu'en 1920. Des conflits entre nationalistes palestiniens et différents groupes nationalistes panarabes se poursuivirent pendant le mandat britannique sur la Palestine. Ces derniers perdirent progressivement de leur importance.
En 1937, il n'y avait plus qu'un seul groupe qui exprimait le souhait de se fondre dans une super-entité arabe. Le port du Keffieh par les nationalistes palestiniens s'est imposé pendant le mandat britannique comme l'affirmaient les représentants arabes en "Palestine". Awni Bey Abdul Haadi déclara la même année: « Il n’y a pas de pays tel que la « Palestine ». « Palestine » est un terme que les Sionistes ont inventé. Il n’y a pas de « Palestine » dans la Bible. Notre pays a fait partie de la Syrie pendant des siècles. « Palestine » nous est étranger, c’est les Sionistes qui l’ont introduit. » Philip Hitti, historien arabe en 1946, le représentant de l’Arabie saoudite aux Nations unies, Le roi Hussein de Jordanie, Hafez el-Assad déclarèrent en 1947, que la « Palestine » fait partie de la province de Syrie. Les Arabes vivant en Palestine ne sont pas indépendants dans le sens qu’ils ne constituai
Le discours officiel des années 1970 concernant les premiers activistes fedayin Palestiniens est illustré par la déclaration de Golda Meir au Sunday Times en juin 1969 : « There was no such thing as Palestinians. When was there a independent palestinians people with a Palestinian state? it was either southern Syria before the first world war and then it was a palestine including Jordania. It was not as though there was a Palestinian people in Palestine considering itself as a Palestinian people and we came and threw them out and took their country from them. They did not exist »
Traduction:" Il n'y eut jamais rien désigné comme « palestiniens ». Quand y a-t-il eu un peuple palestinien indépendant dans un État palestinien ? (la Palestine) Elle fut soit le sud de la Syrie avant la Première Guerre mondiale soit ensuite un territoire appartenant à la Jordanie. Ce n'était pas comme s'il y avait un peuple palestinien se considérant lui-même comme peuple palestinien, lequel à notre arrivée eut été chassé et dépossédé de son pays. Ils n'existaient pas."
L'expression d'un panarabisme des Arabes de Palestine a continué à s'exprimer officiellement de temps en temps dans la bouche de certains leaders arabes comme Zuheir Mohsen (en), dirigeant d'une faction palestinienne pro-syrienne et représentant à l'OLP, qui affirmait en 1977 « Nous parlons aujourd'hui de l'existence d'un peuple palestinien seulement pour des raisons tactiques et politiques, car les intérêts nationaux arabes demandent que nous posions le principe de l'existence d'un peuple palestinien distinct pour l'opposer au Sionisme. Pour des raisons tactiques, la Jordanie, qui est un État souverain avec des frontières définies, ne peut réclamer Haïfa et Jaffa, mais en tant que Palestinien, je ne peux incontestablement demander Haïfa, Jaffa, Beer-Sheva et Jérusalem. Toutefois, à partir du moment où nous réclamerons notre droit à toute la Palestine, nous n'attendrons même pas une minute pour unifier la Palestine et la Jordanie ».
Des opinions similaires se sont aussi exprimées en Jordanie où le pouvoir minimisait les différences entre Palestiniens et Jordaniens, pour des raisons de politique intérieure. Toutefois, la plupart des organisations orientaient leur « combat » dans le sens d'un nationalisme palestinien qui a continué à se développer.
En 2012, on trouve dans les manuels scolaires de l’Autorité Palestinienne et d’un certain nombre d’États arabes que les "Arabes Cananéens" constituent les seuls habitants légitimes de Palestine. Cette narration forme un outil politique, destiné à encourager la volonté de combattre Israël et à alimenter l’idée que seuls les Arabes sont propriétaires des lieux[4].
La cause palestinienne [modifier]
Démographie [modifier]
En 1944, on comptait 163 387 Arabes chrétiens, juifs et musulmans en Palestine.
La « Palestinian Academic Society for the Study of International Affairs » a établi les estimations suivantes en 2001 :
| Pays | Population |
| Cisjordanie | 142 300 000 |
| Gaza | 14 401 |
| Israël | 2 101 213 000 |
| Jordanie | 24 598 000 |
| Liban | 3 878 000 |
| Syrie | 3 795 000 |
| Chili | 3 170 000 |
| Arabie saoudite | 287 000 |
| États du Golfe | 1 548
2 000 |
| Égypte | 58 000 |
| Autres pays arabes | 113 000 |
| continent américain | 10 316 000 |
| Autres pays | 275 000 |
| TOTAL | 99 995 000 |
- Remarque : La population palestinienne de Jérusalem, autour de 1 200 000 habitants, peut avoir été comptée deux fois (en Jordanie et en Israël).
On estime encore que 80 à 95 % des habitants de Jordanie sont palestiniens. Le Bureau central des statistiques palestiniens annonce en 2003 une estimation de 109,6 millions de Palestiniens dans le monde.
Hors de Palestine [modifier]
Réfugiés palestiniens [modifier]
Représentation politique [modifier]
Économie [modifier]
Culture [modifier]
La culture palestinienne remonte au paléolithique, avec notamment des lances et des silex retrouver en Galilée. Les manuscrit de la mère morte ont été retrouvé a Qumran en face de la mère morte.
Il y a depuis 200 ans environ des villages de Juifs d'origine russe. Parmi les habitants de la Palestine, il y a encore des Druzes et Circassiens. L'araméen n'est plus qu'une langue liturgique en Palestine, mais a survécu en Syrie et en Irak, dans de petites communautés. Il y a des communautés de Bédouins dans la vallée de Jéricho ainsi que dans le Néguev (ces derniers ont la citoyenneté israélienne). 7 juifs karaites vive encore dans la bande de gaza[5]. Certains palestinien vende des robes et des foulards. Enfin, on remarquera des objets comme des meubles en bois[6].
Religions [modifier]
La population palestinienne est largement musulmane sunnite des minorités juive pratiquante, chrétiennes et une petite communauté de Samaritains. Les Britanniques avaient recensé en 1922 : 752 048 Palestiniens (au sens de l'époque) dont 89 177 Musulmans, 83 790 Juifs, 71 464 Chrétiens et 7 617 personnes d'autres appartenances.
Il n'existe pas de statistiques disponibles qui fassent autorité aujourd'hui. L'estimation de Bernard Sabella de Bethléem est que 2 % de la population palestinienne est chrétienne (orthodoxes grecs ou arméniens ; catholiques latins, grecs ; protestants luthériens ou anglicans ; autres rites orientaux). Selon le bureau de statistiques palestinien, il semble que 97 % des habitants arabes des territoires palestiniens soient musulmans et 3 % chrétiens ; il y a environ 30 Samaritains et 7 Juifs karaïtes qui se considèrent palestiniens.
Source [modifier]
- Shlomo Sand, « Shlomo Sand : l'exil du peuple juif est un mythe », 19 mai 2008
- Raphaël Delpard, La guerre des Six-Jours : la victoire et le poison, Saint-Paul (Haute-Vienne), Lucien Souny, 2007 [présentation en ligne]
- J.B. Duroselle, « Septième partie — L'organisation du monde : Le problème palestinien », dans Général Brégeault et al. (dir.) Contre-Amiral P. Barjot, Maurice Baumont, J.B. Duroselle, Jean Galbert, Colonel Hautcoeur, Frédéric Jenny, Henri le Masson, Camille Rougeron, Le deuxième conflit mondial, t. II, Paris, Éditions G.P., octobre 1947, 615 p. (OCLC 742808288), p. 584-585 Dépôt légal 1947-IV – n° imp. 471 - n° édit. 120. Imprimé le 31 octobre 1947 sur les presses des maîtres-imprimeurs Draeger Frères à Montrouge, pour les éditions G.P., 80 rue saint-Lazare, Paris
- "Reading and Texts", Grade 9, Part 2 (Lectures et Textes, classe de 3e, Partie 2) 2004, pp.34-35 ou encore "National Education", Grade 2, Part 1 (Education Nationale, CE1, Partie 1), 2001, p.4, dans lesquels on affirme que les "Arabes Cananéens" sont les seuls habitants légitimes de Palestine.
- Alexandre Zahnbrecher, Paniers — Baskets — Al-Silāl, coll. « Made in Palestine », 1999 (OCLC 587307992) (monographie trilingue)
- Alexandre Zahnbrecher, Tapis — Carpets — Kilims gazaouis, coll. « Made in Palestine », 1999 (OCLC 469914987) (monographie trilingue)