Conflit judéo-arabe de 1947-1949

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Le Conflit judéo-arabe de 1947-1949, auquel certains historiens font référence en tant que Guerre de Palestine[1],[2],[3],[4],[5],[6] et que d'autres appellent la guerre d'indépendance d'Israël[7],[8],[9] s'est déroulé du au milieu de l'année 1949. Le dernier armistice est signé entre Israël et la Syrie le  ; aucun armistice n'est cependant signé entre Israël et l'Irak, ni entre Israël et le Haut Comité arabe autour de la question du devenir politique du territoire de la Palestine mandataire à l'expiration du mandat britannique, c'est-à-dire surtout du devenir de ses deux principaux groupes d'habitants : la communauté juive et la communauté arabe, de religion musulmane ou chrétienne.

Les historiens divisent cette période en deux phases[10] :

  • Avant le 14 mai 1948, la Palestine toujours sous mandat britannique connaît une période de conflit inter-communautaire marquée par l'affrontement des milices juives d'une part et des irréguliers palestiniens soutenus par des volontaires arabes d'autre part ;
  • À partir du 15 mai, date de la fin du mandat et de la fondation d'Israël, commence la Première Guerre israélo-arabe avec, suite à la débâcle des Arabes palestiniens, l'intervention militaire de la Ligue arabe contre Israël et l'envoi de corps expéditionnaires égyptien, syrien, irakien et transjordanien en Palestine.

Cette guerre est la première en date du conflit israélo-arabe et ses conséquences sont au coeur du contentieux israélo-palestinien. Elle voit la fondation de l'État d'Israël, l'annexion par la Transjordanie de la Cisjordanie, l'occupation de la bande de Gaza par l'Égypte et le partage de Jérusalem entre Israël et la Transjordanie. Ni l'État arabe palestinien ni la zone internationale de Jérusalem, prévus par le Plan de partition ne voient donc le jour.

La guerre provoque également des bouleversements démographiques dans la région. La population arabe palestinienne vit un premier exode massif de sa population avec 720,000 personnes sur les 900,000 vivant dans Israël qui fuient ou sont chassés de leurs terres sans possibilité de retour. Les 5,000,000 des réfugiés palestiniens d'aujourd'hui sont leurs descendants avec ceux de la Guerre des Six Jours. En réaction, les communautés juives du monde arabe subissent discriminations, violences et persécutions qui les poussent à fuir. La quasi totalité, soit 800,000 personnes, immigrera au bout de 30 ans[11].

Le Conflit judéo-arabe de 1947-1949, a été l'objet de nombreuses études en particulier depuis l'ouverture des archives israéliennes et britanniques dans les années 1980.

Événements[modifier | modifier le code]

Le contexte historique[modifier | modifier le code]

Nationalisme arabe[modifier | modifier le code]

La Palestine fait partie de l'Empire ottoman jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale. L'effondrement de l'Empire ottoman vers 1923 a été accompagné par l’émergence du nationalisme dans ses provinces arabes, particulièrement en Syrie, considérée à cette époque comme incluant le Liban et le nord de la Palestine [12]. Tandis que le nationalisme arabe et le nationalisme syrien tendaient à préserver les liens avec l'empire ottoman, le nationalisme Arabe palestinien naissant a été marqué par une hostilité à une présence et une immigration étrangère, juive en particulier [13]. La plupart des historiens considèrent qu'il débute avec le Mandat britannique. L'historien palestinien Rashid Khalidi, le date à l'aube du XXe siècle[14],[15].

Les provinces arabes, soulevées en 1916-1918 par la Grande révolte arabe, sont détachées ; la SDN met plusieurs d'entre elles sous mandat de la France (Liban et Syrie) et du Royaume-Uni (Irak et Palestine)[16]. L'effondrement de l'Empire ottoman vers 1923 a été accompagné par l’émergence du nationalisme dans ses provinces arabes, particulièrement en Syrie, considérée à cette époque comme incluant le Liban et le nord de la Palestine[17]. En 1917, la Déclaration Balfour prévoit l'établissement d'un « foyer national pour le peuple juif ». En 1919 est signé l'Accord Fayçal-Weizmann en tant qu'élément de la Conférence de paix de Paris. Dès 1920, Mohammed Amin al-Husseini, devient l'un des principaux leaders du nationalisme palestinien. Il s'oppose activement au sionisme et est considéré comme l'instigateur de 1921 à 1937 des émeutes en Palestine dont le massacre d'Hébron en 1929. En 1925, Izz al-Din al-Qassam, prône la lutte armée comme action politique[18], en 1930 il fonde une organisation paramilitaire, La main noire qui se lance dans des attaques contre les juifs et les britanniques. De 1921 à 1935 ses actions étaient coordonnées avec celles de Mohammed Amin al-Husseini[19].  ; le traité de Sèvres en fait un mandat de la SDN, l'autorité mandataire étant confiée à la Grande-Bretagne.

Nationalisme juif[modifier | modifier le code]

À partir du début du XXe siècle, le mouvement sioniste fondé en 1897 par Theodor Herzl amène un grand nombre de Juifs d'Europe à émigrer en Palestine turque, puis mandataire ; la déclaration Balfour de 1917 marque le soutien de la Grande-Bretagne au mouvement, mais une fois chargés de l'autorité mandataire, les Britanniques sont obligés de tenir compte des intérêts de la population arabe de Palestine et de ceux des États arabes de la région, en particulier de leur mandat de Transjordanie. Aussi, les années 1920 à 1947 sont marquées par des heurts non seulement entre les Arabes et les Juifs, mais aussi entre les Juifs et l'armée britannique. Durant cette période la communauté juive de Palestine (Yichouv) constitue des milices, principalement la Haganah, force officielle du mouvement sioniste en Palestine.

Après la Seconde Guerre mondiale, les années 1945-1948 sont marquées par une exacerbation des tensions entre Arabes et Juifs. Les Britanniques s'opposent catégoriquement à toute nouvelle immigration juive à la suite des pressions arabes et de la publication du troisième livre blanc le 17 mai 1939. Un épisode marquant est celui de l'Exodus, un bateau qui appareilla de Sète en France le 11 juillet 1947, dont beaucoup de ses passagers étaient des réfugiés survivants de la Shoah qui n'avaient pas de certificat légal d'immigration. La marine royale britannique s'empara du navire, et renvoya tous ses passagers dans la zone sous contrôle britannique en Allemagne.

Les protagonistes[modifier | modifier le code]

Les acteurs militaires du conflit sont :

Aux niveaux politique et diplomatique interviennent l'ONU, l'Union soviétique (favorable à la partition), les États-Unis (favorables à la partition), le Royaume-Uni, la Ligue arabe (opposée à la partition), qui influencent le conflit de manière significative.

Pour les soviétiques, l'enjeu principal est le départ des britanniques de la région[21]. Ils sont un important fournisseur d'armes du yichouv, via la Tchécoslovaquie[22].

Les États-Unis sont relativement peu impliqués dans le conflit. Ils soutiennent (malgré l'hostilité du département d'état) la partition, mais leur intervention reste essentiellement diplomatique.

Pour les britanniques, l'objectif est de quitter rapidement la Palestine avec le moins de victimes britanniques possibles tout en y défendant leurs intérêts futurs[23] et en essayant de respecter les promesses d’indépendances faites à la fois aux sionistes par Balfour et aux arabes par McMahon[24]. Ces objectifs seraient réalisés si la Palestine était partagée entre un État juif et arabe et que la partie arabe était annexée par la Transjordanie. C’est la stratégie pour laquelle ils vont opter[25].

Pour la ligue arabe, l'enjeu est d’empêcher la création d'un état juif et de répondre aux fortes pressions de l'opinion publique arabe. Mais la ligue est très divisée entre les intérêts transjordaniens[26] (l'annexion de la partie arabe de la Palestine), et les vues égyptiennes, hostiles à cette hypothèse.

Parmi les personnalités impliquées, on peut citer :

Déroulement[modifier | modifier le code]

Zones sous contrôle des forces juives à la veille de l'intervention des armées arabes et d'où a fui ou a été chassée la majeure partie de la population palestinienne

Sur la période de et , on compte près de 1000 morts et 2000 blessés[27]. Fin mars, un rapport fait état de plus de 2000 morts et 4000 blessés[28]. Ces chiffres correspondent à une moyenne supérieure à 100 morts et 200 blessés chaque semaine. Et ce, sur un total de 2 000 000 d'habitants.

Dès janvier, sous l'œil indifférent des autorités britanniques, les opérations prennent une tournure plus militaire avec l'entrée en Palestine mandataire de plusieurs régiments de l'Armée de libération arabe qui se répartissent dans les différentes villes côtières et renforcent la Galilée et la Samarie[29]. Abd al-Kader al-Husseini arrive également d'Égypte à la tête de plusieurs centaines d'hommes de la Jaysh al-Jihad al-Muqaddas et après en avoir recruté plusieurs milliers d'autres organise le blocus des 100 000 Juifs de Jérusalem[30]. Les autorités du Yichouv tentent de ravitailler la ville via des convois regroupant jusqu'à une centaine de véhicules blindés pour forcer les barrages mais l'opération s'avère de plus en plus impraticable et coûteuse en vies. En mars la quasi-totalité des véhicules de la Haganah ont été détruits, plusieurs centaines de combattants ont été tués et le blocus est opérant[31]. La situation est d'autant plus critique que les implantations juives du Nord de la Galilée et du Néguev sont isolées. Tandis que la population juive a reçu des instructions strictes l'obligeant à tenir à tout prix sur tous les terrains[32], la population arabe est plus affectée à la situation d'insécurité que connaît le pays. Durant ces premiers mois, près de 100 000 Palestiniens, issus principalement des classes supérieures, vont quitter leur maison pour se réfugier en lieu sûr à l'étranger ou en Samarie[33]

Cette situation pousse les États-Unis à revenir sur leur soutien au Plan de partition, mais rassure la Ligue arabe sur sa fausse analyse de la capacité des Arabes palestiniens, renforcés par l'Armée de libération arabe, d'empêcher le partage. De leur côté, le , les Britanniques optent définitivement pour l'option du soutien à l'annexion de la partie arabe de la Palestine mandataire par la Transjordanie[34] à la condition que son armée ne s'attaque pas aux Israéliens et n'empêche pas l'établissement de l'« État juif ».

Même si un certain doute s'installe dans le Yichouv, les défaites apparentes sont dues davantage à la politique attentiste de la Haganah qu'à une réelle faiblesse. David Ben Gourion a réorganisé la Haganah et rendu la conscription obligatoire. Tous les hommes et femmes du pays reçoivent un entraînement militaire. Grâce aux fonds rassemblés par Golda Meyerson aux États-Unis et à la suite du soutien de la cause juive par Staline, les représentants juifs ont pu signer des contrats très importants d'armement dans les pays de l'Est. D'autres agents ont récupéré dans les stocks de la Seconde Guerre mondiale de quoi équiper l'armée dont le Yichouv a besoin. L'opération Balak permet l'acheminement des premières armes et équipements dès la fin du mois de mars. David Ben Gourion a également confié à Yigaël Yadin le soin d'étudier un plan militaire permettant de préparer le Yichouv à l'intervention annoncée des États arabes. Il s'agit du plan Daleth qui est mis en application dès le début du mois d'avril.

En avril, la guerre entre dans une deuxième phase avec le passage de la Haganah à l'offensive.

La première opération -baptisée Nahshon- consiste à lever le blocus de Jérusalem. 1500 hommes des brigades Guivati de la Haganah et Harel du Palmah parviennent à libérer la route du 5 au 20 avril. Les denrées acheminées offrent 2 mois de sursis à la population juive de Jérusalem[35]. Le succès se double par la mort du leader palestinien Abd al-Kader al-Husseini au cours des combats. Durant ces événements, le 9 avril, des troupes de l'Irgoun et du Lehi perpètrent un massacre à Deir Yassin qui a un impact important sur la population palestinienne. Ben Gourion le condamne[36] ainsi que les principales autorités juives : la Haganah, le Grand Rabbinat et l'Agence juive qui envoie une lettre de condamnation, d'excuses et de condoléances au roi Abdullah[37].


Dans le même temps, la première opération d'envergure de l'Armée de libération arabe se solde par une débâcle à Mishmar Ha'emek[38] et par la défection des Druzes[39]

Dans le cadre de la réalisation de la continuité territoriale prévue par le Plan Daleth, les forces de la Haganah, du Palmah et de l'Irgoun se lancent à la conquête des localités mixtes. Tibériade, Haïfa, Safed, Beisan, Jaffa et Acre, la prise de contrôle de ces localités par les forces juives amène une partie de leur population arabe, plus de 250 000 Palestiniens[40], à prendre le chemin de l'exode.

Les Britanniques ont maintenant pour l'essentiel terminé leur retrait. La situation pousse les leaders des pays arabes voisins à intervenir mais leur préparation n'est pas au point et ils n'ont pas pu rassembler les forces qui auraient pu faire pencher la balance. La plupart des espoirs palestiniens résident dans la Légion arabe du roi Abdallah de Transjordanie mais ce dernier ambitionne d'annexer un maximum du territoire de la Palestine mandataire et joue sur les deux tableaux, étant en contact également avec les autorités juives.

En préparation à l'offensive, la Haganah lance avec succès les opérations Yiftah[41] et Ben-'Ami[42] pour sécuriser les implantations de Galilée et l'opération Kilshon[43],[44] pour assurer un front continu dans le secteur de Jérusalem. La réunion du 10 mai entre Golda Meir et Abdallah suivie de la prise et du massacre de Kfar Etzion le 13 mai par la Légion arabe laissent prévoir que la bataille pour Jérusalem sera sans merci.

Première Guerre israélo-arabe[modifier | modifier le code]

Dès le lendemain du vote du plan de partition à l'ONU, les explosions de joie dans la communauté juive sont contrebalancées par l'expression de mécontentement au sein de la communauté arabe. Rapidement, la violence éclate et va croissante : des attentats, représailles et contre-représailles faisant des dizaines de victimes se succèdent sans que personne ne parvienne à les contrôler.

Le à minuit, le mandat britannique sur la Palestine s'achève officiellement. L'État d'Israël a été proclamé dans la journée sur une partie du territoire. Au vu de la situation, les États arabes voisins, qui contestent la création d'Israël, décident d'intervenir, et plusieurs armées arabes entrent dans l'ancienne Palestine mandataire. Les forces arabes palestiniennes sont quant à elles dissoutes ou intégrées dans les armées arabes. La « première guerre israélo-arabe », appelée également « guerre d'indépendance d'Israël », commence officiellement.

Du 15 mai au 11 juin, les forces arabes sont à l'offensive, mais n'obtiennent pas de succès décisif contre les défenses israéliennes. Les deux camps subissent de lourdes pertes, en particulier autour de Jérusalem, et à bout de force acceptent la trêve d'un mois demandée par le médiateur de l'ONU. Les forces arabes sont alors positionnées autour des zones contrôlées par les Juifs mais n'ont pas réussi à y pénétrer ni à réaliser le blocus de Jérusalem.

La trêve est mise à profit par les deux camps pour renforcer leur dispositif. Les Israéliens, qui six mois plus tôt ne disposaient que d'une force sous-équipée de 5 000 hommes, y parviennent avec plus d'efficacité, mobilisant largement la population civile, et faisant entrer des armes en grand nombre dans le pays. À l'issue de la trêve, le 10 juillet, ils sont prêts pour affronter des adversaires politiquement et géographiquement divisés, et dont la préparation militaire s'avère insuffisante.

Tandis que l'ONU propose d'autres plans de partage, les Israéliens lancent de à une série d'opérations militaires entrecoupées de cessez-le-feu, prenant le contrôle des zones non juives de la Galilée, du sud-ouest de la Samarie[45], de la majeure partie de la zone côtière, de l'ouest de la Judée jusqu'au secteur de Jérusalem, et enfin du Néguev.

Durant la période du à la mi-avril 1949, plus de 350 000 Palestiniens (sur les 750 000 de l'ensemble de l'exode palestinien) prennent la route de l'exode, soit pour fuir les combats, soit expulsés des zones contrôlées ou conquises par Israël, soit du fait de leur abandon par les responsables communautaires et les notables ce qui provoqua leur désarroi[46], soit encouragés à quitter leurs habitations par le Le Haut Comité arabe et les états arabes [47].

Les conséquences[modifier | modifier le code]

Article connexe : Conférence de Lausanne (1949).

Cette première guerre d'une série de conflits israélo-arabes a établi l'indépendance de l'État d'Israël, sur un territoire sensiblement plus étendu que celui prévu par l'ONU en 1948.

Par contre, aucun État palestinien ne voit le jour. En effet, la Bande de Gaza est occupée par l'armée égyptienne qui la place sous administration militaire et la Cisjordanie est occupée par la Légion arabe transjordanienne puis annexée par la Jordanie. La bande de Gaza et la Cisjordanie seront occupées par l'armée israélienne après la guerre des Six Jours en 1967.

La guerre de Palestine est aussi à l'origine du premier exode palestinien qui voit près de 720,000 Arabes palestiniens sur les 900,000 qui vivent dans les territoires qui deviennent Israël en 1949 fuir ou être chassé de leur terre. Les 5,000,000 de réfugiés palestiniens en sont les descendants. Dans la foulée de la défaite arabe, les communauté juive du monde arabo-musulman subissent discrimination, violence et parfois massacre. La plupart optent pour l'exode. Certains y sont poussés par l'Agence juive pour qui il est vital qu'Israël se peuple et se modernise. En 30 ans, les 800,000 Juifs vivant dans les pays arabes auront émigrés.

Au cours de ses 3 premières années d'existence, Israël voit sa population doubler. Les nouveaux immigrants sont principalement des réfugiés des pays arabes ainsi que des Juifs survivants de la Shoah. Ils s'installent le long des zones frontalières et sur les anciennes terres palestiniennes comme par exemple à Jaffa ou Lydda qui avant la guerre étaient des villes totalement arabes.

Historiographie[modifier | modifier le code]

L'historiographie de la guerre de 1948 a connu une forte évolution au cours de l'histoire.

Dans un premier temps se sont opposés, d'une part, le « récit conventionnel sioniste », décrivant une guerre où les Israéliens ont affronté un monde arabe intransigeant et ont fini par l'emporter presque par miracle et à force de courage ; et d'autre part le « récit conventionnel palestinien » où les Palestiniens, pacifiques, se sont fait expulser de leur pays par un État d'Israël tout-puissant, sans que les pays arabes viennent à leur secours, certains allant même jusqu'à les trahir.

Ces deux versions ont été reformulées à partir des années 1980, à la suite de l'ouverture des archives israéliennes et britanniques concernant cette guerre. L'école dite des « Nouveaux Historiens israéliens » a mis en lumière que[48],[49] :

  • les Britanniques ont empêché l'émergence d'un État palestinien et ont favorisé celle d'un État juif ;
  • les Israéliens ont toujours surpassé en nombre les forces des leurs adversaires, voire en armement après la première trêve ;
  • l'exode palestinien n'a pas été le fait d'une politique arabe mais bien, principalement, d'une expulsion manu militari due aux soldats israéliens ;
  • les intentions arabes lors de l'invasion n'étaient pas l'extermination de l'« État naissant » d'Israël mais résultaient d'un jeu politique bien plus complexe en particulier dans le chef du roi Abdallah de Jordanie dont l'objectif était d'annexer l'État arabe et en rien de le défendre ;
  • après la guerre, les Israéliens tout autant que les Arabes ont fait preuve d'intransigeance et empêché un accord de s'établir.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages d'historiens sur la guerre de 1948[modifier | modifier le code]

Ouvrages sur le conflit israélo-arabe[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

Biographies[modifier | modifier le code]

Autres ouvrages traitant du sujet[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Oeuvres littéraires[modifier | modifier le code]




Voir aussi[modifier | modifier le code]

Documents en ligne[modifier | modifier le code]

Articles en ligne[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]


Références[modifier | modifier le code]

  1. Yoav Gelber, Palestine 1948, Sussex Academic Press, 2006.
  2. Avi Shlaim, 1948 : La Guerre de Palestine : Derrière le mythe, Autrement, 2002.
  3. David Tal, War in Palestine, 1948 : Strategy and Diplomacy, Routledge, 2004.
  4. Efraïm Karsh, The Arab-Israeli Conflict. The Palestine 1948 War, Oxford, 2002.
  5. Ilan Pappé, La guerre de 1948 en Palestine, La fabrique éditions, 2000.
  6. Dominique Vidal, Palestine 1947, un partage avorté, Complexes, 1994.
  7. Selwyn Ilan Troen (en) et Noah Lucas, Israel: The First Decade of Independence, SUNY Press,‎ 1995 (lire en ligne)
  8. Michel Bar Zohar, Shimon Peres et l'histoire secrète d'Israël, Odile Jacob,‎ 2008 (lire en ligne)
  9. Sébastien Boussois, Israël confronté à son passé: Essai sur l'influence de la "Nouvelle Histoire", L'Harmattan,‎ 2008 (lire en ligne)
  10. Karsh (2002), p.6.
  11. Malka Hillel Shulewitz, The Forgotten Millions : The Modern Jewish Exodus from Arab Lands, Continuum, 2001, p. 208.
  12. (en)Gudrun Krämer and Graham Harman (2008) A history of Palestine: from the Ottoman conquest to the founding of the state of Israel Princeton University Press, ISBN 0-691-11897-3 p 12
  13. (en)The Reconstruction of Palestinian Nationalism: Between Revolution and Statehood, By Helena Lindholm Schul, Manchester University Press, 1999, p.157
  14. (en)Rashid Khalidi, Palestinian Identity: The Construction of Modern National Consciousness, Cambridge University Press, 2000.
  15. (en)Benny Morris, Victimes. Histoire revisitée du conflit arabo-sioniste, 2003, p. 104-116.
  16. Édouard Driault et Michel Lhéritier, Histoire diplomatique de la Grèce de 1821 à nos jours. Tome V, Paris, PUF, 1926, p. 381-385.
  17. (en)Gudrun Krämer and Graham Harman (2008) A history of Palestine: from the Ottoman conquest to the founding of the state of Israel Princeton University Press, ISBN 0-691-11897-3 p 12
  18. Xavier Baron : Les Palestiniens, Genèse d'une nation. p 48
  19. (en) Shai Lachman, Arab Rebellion and Terrorism in Palestine 1929-1939 In Kedourie, Elie; Haim, Sylvie G.. Zionism and Arabism in Palestine and Israel.(1982) Frank Cass. ISBN 978-0-7146-3169-1.
  20. Tsva Hagana LeIsrael, d'où « Tsahal ».
  21. Laurens, Henry, Paix et guerre au Moyen-Orient, Armand Colin, Paris, 2005, ISBN 2200269773, pages 31-36.
  22. Lapierre, Dominique et Collins, Larry, O Jérusalem, Robert Laffont, 1971, ISBN 2266106988, p. 99-100, 108-109
  23. Lapierre, Dominique et Collins, Larry, O Jérusalem, Robert Laffont, 1971, ISBN 2266106988, p. 80
  24. Razoux, Pierre, Tsahal - Nouvelle histoire de l'armée israélienne, 2006, p. 523
  25. Pappé, Ilan, La guerre de 1948 en Palestine, La fabrique éditions, 2000, ISBN 226404036X, page 166.
  26. Lapierre, Dominique et Collins, Larry, O Jérusalem, Robert Laffont, 1971, ISBN 2266106988, p. 143.
  27. Commission spéciale des Nations Unies(16 avril 1948), § II.5
  28. Gelber, Yoav, Palestine 1948, Sussex Academic Press, Brighton, 2006, p. 85.
  29. Gelber, Yoav, Palestine 1948, Sussex Academic Press, Brighton, 2006, p. 51-56.
  30. Dominique Lapierre et Larry Collins (1971), chap.7, p. 131-153
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  40. Henry Laurens (2005), p. 85-86
  41. Benny Morris (2003), p. 248-252
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  46. Bickerton, Ian J., and Carla L. Klausner. A Concise History of the Arab–Israeli Conflict. 4th ed. Upper Saddle River: Prentice Hall, 2002. pp. 104–106.
  47. La tendance aux expulsions augmente au fur et à mesure de l'avancement de la période.
    Voir Benny Morris, The Birth Of The Palestinian Refugee Problem Revisited, 2003, pages 233-240, 248-252, 423-438, 492, 538 ; Yoav Gelber, (en) « Why Did The Palestinians Run Away in 1948 ? », article publié le 17 juin 2002 dans History News Network ; Voir l'article exode palestinien.
  48. Avi Shlaïm, Le débat sur 1948, Labyrinthe, 2002 ; traduction de « The Debate about 1948 », dans International Journal of Middle East Studies, vol. 27, n° 3, août 1995, pp. 287-304.
  49. Shlomo Ben Ami, A War to Start All Wars. Will Israel Ever Seal the Victory of 1948?, Foreign Affaires, septembre-octobre 2008.