Trahison

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Trahison (homonymie).

La trahison est le fait d'abandonner, de livrer à ses ennemis ou de tromper la confiance d'un groupe (politique ou religieux), d'une personne (ami, amant, famille) et/ou de principes (moraux, ou autres). Il y a différents degrés dans la trahison, le point commun est de briser une loyauté, ce n'est donc pas une émotion.

Vitrail du baiser de Judas (Musée historique de Haguenau)

L'épithète de « traître » a souvent été utilisé à des fins politiques, notamment à l'issue d'une guerre civile ou insurrection, les vainqueurs prenant soin de désigner les vaincus comme traîtres. Communément, le traître est associé ou à Judas. Le mot traître est utilisé plus généralement pour désigner l'auteur d'une trahison, c'est l'image populaire du coup de poignard dans le dos.

Dans la décrétale Vergentis in senium, le pape Innocent III (pont. 1198-1216) affirmait que l'hérésie pouvait être assimilée à la trahison, ce qui déclencha plusieurs inquisitions ; des jugements civils tels que le Parlement du feu et des fagots scellèrent alors l'alliance entre le trône et l'autel.[réf. nécessaire]

L'utilisation politique de ce terme est également courante pour désigner les personnes d'un camp opposé qui manqueraient supposément à leurs devoirs envers le peuple. La légende du « coup de poignard dans le dos » (ou Dolchstoßlegende) propagée par les nazis dans les années 1920 étant un bon exemple d'accusation de trahison à des fins d'unification derrière un message politique.

Certaines figures historiques ou de légende, par l'ignominie de leurs actes, se sont vues associées au personnage du « traître » : c'est le cas de Judas, Ganelon, Vlassov.

En France, la trahison est définie juridiquement par les articles 411-1 à 411-11 du Code pénal. Ainsi, un Français ou un militaire au service de la France qui livre des soldats français ou une partie du territoire national à une puissance étrangère ou sous contrôle étranger est puni de la détention criminelle à perpétuité et d'une amende de 750 000 euros.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sylvain Boulouque et Pascal Girard (dir.), Traîtres et trahisons : guerres, imaginaires sociaux et constructions politiques, S. Arslan, Paris, 2007, 223 p. (ISBN 978-2-84276-132-5) (textes issus d'un colloque organisé à Troyes les 14 et 15 octobre 2005)
  • Claude Javeau et Sébastien Schehr (dir.), La trahison  : de l'adultère au crime politique, Berg International, Paris, 2010, 199 p. (ISBN 978-2-917191-32-3)
  • Vassilis Kapsambelis et Sesto-Marcello Passone, « La trahison », in Revue française de psychanalyse, 2008, t. LXXII, no 4, p. 948-1255 (numéro spécial)
  • Jean-Jacques Pollet et Jacques Sys (dir.), Figures du traître : les représentations de la trahison dans l'imaginaire des lettres européennes et des cultures occidentales, Artois Presses Université, Arras, 2007, 243 p. (ISBN 978-2-84832-074-8)
  • Sébastien Schehr, Traîtres et trahisons, de l'Antiquité à nos jours, Berg, 2008, 218 p. (ISBN 978-2-917191-16-3)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :