Trahison
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La trahison désigne le fait d'abandonner, de livrer à ses ennemis ou de tromper la confiance d'un groupe (politique ou religieux), d'une personne (ami, amant, famille) et/ou de principes (moraux, ou autres). Il y a différents degrés dans la trahison, le point commun est de briser une loyauté, c'est n'est donc pas une émotion.
L'épithète de « traître » a souvent été utilisé à des fins politiques, notamment à l'issue d'une guerre civile ou insurrection, les vainqueurs prenant soin de désigner les vaincus comme traîtres. Communément, le traitre est associé à Judas. Le mot traitre est utilisé plus généralement pour désigner l'auteur d'une trahison, c'est l'image populaire du Coup de poignard dans le dos.
Au Moyen Âge, le pape Innocent III édicta la décrétale Vergentis in senium qui affirmait que l'hérésie pouvait être assimilée à la trahison, ce qui déclencha plusieurs inquisitions ; des jugements civils tels que le Parlement du feu et des fagots scellèrent alors l'alliance entre le trône et l'autel.
L'utilisation politique de ce terme peut être également courante, désignant les personnes d'un camp opposé qui manqueraient supposément à leurs devoirs envers le peuple. La légende du « coup de poignard dans le dos » (ou Dolchstoßlegende) propagée par les nazis dans les années 1920 étant un bon exemple d'accusation de trahison à des fins d'unification derrière un message politique.
Certaines figures historiques ou de légende, par l'ignominie de leurs actes, se sont vues associées au personnage du « traître » : c'est le cas de Judas, Ganelon, Vlassov.
En France, la trahison est définie juridiquement par les articles 411-1 à 411-11 du Code pénal. Ainsi, un Français ou un militaire au service de la France qui livre des soldats français ou une partie du territoire national à une puissance étrangère ou sous contrôle étranger est puni de la détention criminelle à perpétuité et d'une amende de 750 000 euros.
[modifier] Bibliographie
- « Les représentations de la trahison dans l’imaginaire des lettres européennes et des cultures occidentales », Arras, Presses de l’Artois, 2007.