Benyamin Netanyahou

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Shalom2.svg Cette page contient des caractères hébreux. En cas de problème, consultez Aide:Unicode ou testez votre navigateur.
Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Bension Netanyahou.
Benyamin Netanyahou
בנימין נתניהו
Benyamin Netanyahou en 2013.
Benyamin Netanyahou en 2013.
Fonctions
17e Premier ministre d'Israël
En fonction depuis le 31 mars 2009 (5 ans, 6 mois et 19 jours)
Président Shimon Peres
Reuven Rivlin
Gouvernement Netanyahou II, III
Législature 18e, 19e
Coalition Likoud
Israel Beytenou - Parti travailliste - Shass - La Maison Juive
(2009-2013)
Likoud
Israel Beytenou - Yesh Atid - Le Foyer juif - Hatnuah
(depuis 2013)
Prédécesseur Ehud Olmert
Ministre des Affaires étrangères
18 décembre 201211 novembre 2013
Premier ministre Lui-même
Gouvernement Netanyahou II, III
Prédécesseur Avigdor Liberman
Successeur Avigdor Liberman
Ministre des Finances
28 février 20039 août 2005
Premier ministre Ariel Sharon
Gouvernement Sharon II
Prédécesseur Silvan Shalom
Successeur Ehud Olmert
Ministre des Affaires étrangères
6 novembre 200228 février 2003
Premier ministre Ariel Sharon
Gouvernement Sharon I
Prédécesseur Shimon Peres
Successeur Silvan Shalom
13e Premier ministre d'Israël
18 juin 19966 juillet 1999
Président Ezer Weizman
Gouvernement Netanyahou I
Législature 14e
Prédécesseur Shimon Peres
Successeur Ehud Barak
Biographie
Date de naissance 21 octobre 1949 (64 ans)
Lieu de naissance Tel Aviv (Israël)
Nationalité Drapeau : Israël Israélienne
Parti politique Likoud
Conjoint Miriam Weizmann (m. ?-div. 1978)
Fleur Cates (m. 1981-div. 1984)
Sara Ben-Artzi (m. 1991)
Enfant(s) Noa (avec Miriam)
Yair (avec Sara)
Avner (avec Sara)
Religion Judaïsme
Résidence Beit Aghion (Jérusalem)

Signature

Benyamin Netanyahou
Premiers ministres israéliens

Benyamin Netanyahou[1], surnommé Bibi[2], né le 21 octobre 1949 à Tel Aviv, est un homme politique israélien.

Fils d'un historien nationaliste, il est d'abord diplomate israélien et, notamment ambassadeur de l'État d'Israël auprès des Nations unies, entre 1984 et 1988.

Membre du Likoud, il est nommé Premier ministre en 1996, par le président Ezer Weizman, après avoir vaincu Shimon Peres, chef du gouvernement sortant et figure active de la politique israélienne. Il quitte le pouvoir en 1999, après avoir été défait par l'ancien ministre des Affaires étrangères, Ehud Barak. En 2002, il retrouve une position de force dans la politique israélienne, héritant du titre de ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement conservateur et nationaliste d'Ariel Sharon ; ce dernier lui confie, en 2003, le ministère des Finances.

Le 20 février 2009, malgré la seconde place du Likoud aux élections législatives, le président Shimon Peres le charge de former un nouveau gouvernement. Il accorde une place importante aux nationalistes, aux ultra-orthodoxes et aux travaillistes. Benyamin Netanyahou succède ainsi à Ehud Olmert au poste de Premier ministre[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance, études et formation[modifier | modifier le code]

Petit-fils d’un rabbin émigré de Lituanie en Palestine en 1920, Benyamin Netanyahou est né à Tel Aviv le 21 octobre 1949 dans une famille militante du « sionisme révisionniste ». Son père, Bension Netanyahou, fut notamment le secrétaire de Zeev Vladimir Jabotinsky, le père spirituel de la droite israélienne au sein duquel naquit plus tard le Likoud[4]. Au début des années 1960, la famille Netanyahou quitte Jérusalem pour s’installer aux États-Unis où le futur Premier ministre suit des cours d’architecture et en administration des affaires au sein du Massachusetts Institute of Technology (MIT).

En 1967, il rentre en Israël où il effectue son service militaire dans les rangs de Tsahal.

De retour aux États-Unis, il est employé au sein du Boston Consulting Group, un cabinet de conseil en stratégie, jusqu’en 1978, avant de retourner en Israël au sein des industries RIM à Jérusalem.

La fin des années 1970 est ponctuée d’un évènement dramatique qui va marquer le développement et le renforcement de son action politique ; c'est au cours du raid d’Entebbe que son frère Yonathan meurt au combat lors de la délivrance d’otages occidentaux. Il défend l'idée de l'obtention de « la paix par la sécurité » et qu'Israël doit conserver le contrôle permanent de la Cisjordanie ainsi que ses colonies en territoires occupés. Cette position subira de nombreuses critiques internationales lors de son accession au poste de Premier ministre de l’État d’Israël.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Benyamin Netanyahou s'est marié à trois reprises.

  • Miriam Weizmann, qui était médecin. De ce mariage naît une fille, Noa. Ils divorcent en 1978.
  • En 1981, il épouse Fleur Cates, citoyenne britannique qui s'est convertie au judaïsme pour le mariage. Ils se séparent, puis divorcent en 1984.
  • Enfin, en 1991, il épouse sa troisième compagne, Sara Ben-Artzi, psychologue, qu'il a rencontrée lors d'un voyage sur le vol d'El Al entre New York et Tel Aviv. Ils ont deux fils, Yair et Avner.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Issu d’une famille militante de droite et lui-même impliqué dans des actions ponctuelles de soutien au Likoud, Benyamin Netanyahou commence véritablement sa carrière politique en chapeautant l’édification du Yonathan Institute for the Study of Terrorism, une plate-forme de réflexion portant le nom de son frère, héros du raid d’Entebbe, et qui a pour but de sensibiliser l’opinion publique sur les questions de sécurité qui touchent l’État d’Israël. Très proche des élus de droite, il est nommé comme collaborateur au sein de l’Ambassade israélienne à Washington (1982-1984) sous les ordres du chef de poste Moshe Arens. En 1984, il fait l’objet d’une promotion en assumant le rôle d’Ambassadeur de l’État hébreu auprès des Nations unies à New York. Deux positions successives où il se fit rapidement connaître sur la scène nationale et internationale, comme un avocat convaincant des positions israéliennes dans le conflit du Proche-Orient.

À une carrière météorique au sein de l’administration diplomatique, suivit une entrée en politique avec son élection comme député à la Knesset en 1988. Étoile montante du Likoud, il grimpa successivement les échelons en devenant tour à tour ministre adjoint des Affaires étrangères (1988-1990), puis conseiller spécial lors des négociations relatives à la Conférence de Madrid pour la paix. Sa montée dans l’État-major du Likoud est telle qu’il en devient le fer de lance avant de battre le travailliste Shimon Peres lors des élections de 1996.

Le premier mandat de Premier ministre (1996-1999)[modifier | modifier le code]

Benyamin Netanyahou, en 2003.

En 1996, il est élu Premier ministre et devient ainsi, à 47 ans, le plus jeune chef de gouvernement de l’histoire du pays, ainsi que le premier à être né après la proclamation de l’indépendance. À la suite de la défaite des Travaillistes, l’arrivée d’un membre du Likoud aux affaires a eu pour résultat une différence de politique dans la gestion de la crise au Proche-Orient et du processus de paix entamé avec les Palestiniens. D’emblée, le nouveau Premier ministre a adopté un crédo basé sur la sécurité en échange de la paix.

Opposé à l’origine aux Accords d’Oslo[5], il les considérera pour autant comme « un fait accompli » dès le début de son mandat, à l’exception de la négociation du statut de Jérusalem qui était pourtant prévue dans les engagements pris. D’obédience maximaliste sur le plan territorial, il a eu pour objectif de maintenir un contrôle sur la « Judée-Samarie » (Cisjordanie), en favorisant la construction de nouvelles implantations israéliennes sur cette portion de territoire. Opposé à la création d’un État palestinien, il était favorable à un statut d’autonomie étendu, tel que déjà prévu dans les Accords d’Oslo. Ces différentes positions ont marqué un tournant majeur par rapport à la politique menée jadis par les travaillistes, et ont fait l’objet d’une dégradation des relations avec l’Autorité palestinienne qui l’accusait de geler le dialogue pour la paix.

Sur le plan international, son mandat a été aussi celui de la gestion de la crise au Sud-Liban, entre le maintien d’unités de Tsahal appuyées par les milices de l’Armée du Liban-Sud (ALS) et les demandes pressantes au sein de l’opinion publique, afin de procéder à un retrait militaire. Ce dernier n’a eu lieu que lors du mandat de Ehud Barak, son successeur à la primature.

La Maison-Blanche et l’Union européenne ont souvent critiqué les positions de Benyamin Netanyahou à l’égard de l’Autorité palestinienne. Dès 1996, la communauté internationale s’émeut de ce que les blocages récurrents des territoires palestiniens et la ponctualité du dialogue avec ses représentants, minent le processus de paix et les avancées acquises à ce sujet. Jusqu’en 1999 et au retour au pouvoir des travaillistes sous la houlette de Ehud Barak, ces relations seront relativement conflictuelles.

Vaincu lors des élections de mai 1999, Benyamin Netanyahou, sonné par cet échec, quitte la présidence du Likoud, la confiant à l'ancien ministre des Affaires étrangères, Ariel Sharon.

Ministre des Affaires étrangères, puis des Finances (2002-2005)[modifier | modifier le code]

En 2002, il revient dans le cabinet de la primature en remplacement de Shimon Peres, au poste de ministre des Affaires étrangères.

Il occupe ensuite le portefeuille des Finances qu’il conservera jusqu’en 2005 dans le 2e gouvernement d’Ariel Sharon quand il démissionne pour manifester son désaccord avec le Plan de désengagement de la Bande de Gaza.

Chef du Likoud (depuis 2005)[modifier | modifier le code]

Après un passage au sein du cabinet d’Ariel Sharon et à la suite de l’annonce du Plan de désengagement de la Bande de Gaza, il démissionne de ses fonctions ministérielles et tente de provoquer l’abandon de ce projet en mobilisant une partie du Likoud, en vain. À la suite de l’annonce d’élections anticipées pour 2006 et de la création par Ariel Sharon de Kadima, formation centriste qui réunit d’anciens membres du Parti travailliste et du Likoud, Benyamin Netanyahou est élu chef du Likoud le 19 décembre 2005, avec 43,1 % des voix contre 37,4 % à Silvan Shalom.

Le 29 décembre 2005, il ordonne aux quatre ministres Likoud du gouvernement de surseoir à leur démission prévue le 8 janvier 2006, en raison de la situation créée par la dégradation de l’état de santé d’Ariel Sharon. Une requête accueillie favorablement par le ministre de l'Agriculture Israël Katz qui a annoncé que les membres du Likoud resteraient au gouvernement aussi longtemps que nécessaire. À l’issue des élections législatives, son parti n’obtient que 12 sièges contre 38 précédemment.

Le 14 août 2007, il est réélu à la tête du Likoud avec 73 % des voix contre 22 % pour le candidat de la droite religieuse, Moshe Feiglin.

Le second mandat de Premier ministre (2009-2013)[modifier | modifier le code]

Il mène la campagne du Likoud lors des élections législatives de 2009. En obtenant 27 sièges sur les 120 de la Knesset, il est cependant devancé d’un seul siège par Kadima. Néanmoins, le président Shimon Peres le charge de former un nouveau gouvernement, Tzipi Livni ayant annoncé son intention de rester dans l’opposition[6]. S’il forme un gouvernement ancré à droite dans lequel sont annoncés les nationalistes d’Israel Beytenou d’Avigdor Lieberman (15 sièges), le parti ultra-orthodoxe Shas (11 sièges) et La maison juive (3 sièges), il parvient également à convaincre les travaillistes d’Ehud Barak (13 sièges) de rejoindre sa coalition.

Le deuxième gouvernement Netanyahou est investi le 31 mars 2009, par une majorité de 69 voix contre 45[7]. Il prend ses fonctions le lendemain. Un sondage démontre que 54 % des Israéliens s’affirment mécontents de ce gouvernement contre seulement 30 % qui pensent le contraire[8].

Le 6 juillet 2009, Benyamin Netanyahou, dans un entretien avec le ministre des Affaires étrangères allemand Frank-Walter Steinmeier, a confié que le retrait des colonies israéliennes de Cisjordanie demandé par les Palestiniens conduirait à rendre ce territoire « Judenrein », qualificatif historiquement utilisé par les Nazis pour parler des territoires dont ils avaient expulsé la population juive[9].

À l'été 2011, il doit faire face au plus important mouvement de contestation sociale depuis la création de l'État d'Israël. Des centaines de milliers de personnes protestent notamment contre le coût de la vie[10].

Le 23 septembre 2011, il tient devant l'Assemblée générale des Nations unies un discours où il demande des négociations directes à Mahmoud Abbas[11].

Le 31 octobre 2012, en visite officielle en France, il déclare lors d'une conférence de presse avec François Hollande : « En ma qualité de Premier ministre d'Israël, je le dis toujours aux juifs où qu'ils soient : venez en Israël et faites d'Israël votre chez vous »[12]. Le lendemain, il se rend à Toulouse avec le président français pour participer à une cérémonie d'hommage aux victimes de la tuerie de Toulouse. Il y déclare : « Le meurtrier de Toulouse n’a pas seulement tué des juifs mais aussi des soldats français, musulmans et chrétiens, sans aucune distinction. La haine barbare de ces assassins ne menace pas seulement les juifs mais la civilisation tout entière »[13].

En novembre 2012, il se déclare à la télévision israélienne être « prêt, s'il le faut » à déclencher une attaque contre les sites nucléaires iraniens[14].

Le troisième gouvernement (depuis 2013)[modifier | modifier le code]

Le 22 janvier 2013, il remporte les élections qu'il a convoquées, bien qu'ayant perdu plusieurs sièges au profit de ses alliés d'extrême droite et du bloc d'opposition de centre-gauche. Il reste donc Premier ministre à l'issue de ces élections.

Le 8 juillet 2014, à la suite du meurtre de trois adolescents israéliens et de l'intensification des tirs de roquettes en provenance de la bande de Gaza, il déclenche l'opération Bordure protectrice, contre le Hamas[15]. Au 25 juillet, plus de 800 morts palestiniens étaient à déplorer et plusieurs bavures graves constatées[16]. Le 8 août, malgré plus de 1 900 morts palestiniens depuis le 8 juillet, le Hamas refusait de prolonger la trêve en vigueur depuis le 5 août[17].

Aveux de la rupture des Accords d'Oslo[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Accords d'Oslo.

Dans une entrevue de 2001[18], ne sachant pas que les caméras tournaient, Netanyahou s'est vanté d'avoir fait échouer les accords d'Oslo au moyen de fausses représentations et d'ambiguïtés.

À cette époque, il a déclaré : « J’interpréterai les accords de telle manière qu’il sera possible de mettre fin à cet emballement pour les lignes d’armistice de 67. Comment nous l’avons fait ? Personne n’avait défini précisément ce qu’étaient les zones militaires. Les zones militaires, j’ai dit, sont des zones de sécurité ; ainsi, pour ma part, la vallée du Jourdain est une zone militaire. »[19]

Gideon Levy, du journal de gauche Haaretz, a dit à propos de cette vidéo : « Cette vidéo aurait du être interdite à la diffusion aux mineurs. Cette vidéo aurait du être montrée dans chaque foyer en Israël, puis envoyée à Washington et à Ramallah. L'interdiction de visionner pour des enfants afin de ne pas les corrompre, et la distribution dans le pays et dans le monde pour que tous puissent voir qui dirige le gouvernement d'Israël. »[19]

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. en hébreu : בנימין נתניהו, transcrit en anglais Benjamin Netanyahu)
  2. « Israël : Netanyahou et le jeu des alliances » sur le site de Paris Match, 20 février 2009.
  3. « Investi Premier ministre en Israël, Netanyahou tend la main aux Palestiniens » sur le site du Point, 1er avril 2009.
  4. « Décès du père de Benyamin Nétanyahou », Le Figaro, 30 avril 2012.
  5. « Bibi : le réveil du faucon : portrait biographique de Benjamin Netanyahou »,‎ 24 février 2011
  6. (fr) « Israël: Peres nomme Netanyahu Premier ministre » sur le site de 20 minutes, 20 février 2009.
  7. « Israël : Netanyahou a formellement pris ses fonctions à la tête du pays », dépêche AFP, 31 mars 2009.
  8. (fr) « Cabinet Nétanyahou : 30 % de satisfaits » sur le site du Figaro, 1er avril 2009.
  9. (en) « German FM: Settlements remain obstacle to peace », Haaretz, 10 juillet 2009.
  10. « Nétanyahou se prépare à une rentrée mouvementée », Le Figaro, 17 août 2011.
  11. « Discours intégral et en français, de Netanyahu à l’ONU », sur JSS News,‎ 24 septembre 2011
  12. « Netanyahou aux juifs de France : ���Venez en Israël !” », sur Le Nouvel Observateur,‎ 31 octobre 2012
  13. « Hollande : la sécurité des Juifs, “cause nationale” », sur Libération, AFP,‎ 1er novembre 2012
  14. « Netanyahu "prêt, s'il le faut" à déclencher une attaque contre l'Iran » sur le site de L'Express, 5 novembre 2012.
  15. « Israël intensifie son offensive sur Gaza, le Hamas riposte », sur France Télévisions,‎ 9 juillet 2014 (consulté le 9 août 2014)
  16. « Gaza : efforts en vue d’un cessez-le-feu, plus de 800 morts palestiniens » sur le site de Les Échos 20 juillet 2014
  17. AFP, « A Gaza, le cycle de la violence a repris », sur Les Échos,‎ 8 août 2014
  18. Video Netanyahu se vantant d'avoir fait échouer les accords d'Oslo de paix
  19. a et b (en) Glenn Kessler, « Netanyahu: 'America is a thing you can move very easily' », The Washington Post,‎ 16 July 2010 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]