Exode palestinien de 1948

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Réfugiés palestiniens lors de l'exode de 1948.

L'exode palestinien de 1948 – commémoré comme la Nakba (arabe: النكبة, an-Nakbah, lit. « désastre » ou « catastrophe ») – fait référence à l'exode de la population arabe palestinienne qui se produisit pendant la période que les historiens nomment guerre de Palestine de 1948 et qui couvre les six derniers mois du mandat britannique de Palestine et la première guerre israélo-arabe..

Durant ce conflit, entre 700 000 et 750 000[1],[2] Arabes palestiniens quittèrent ou furent expulsés de leurs villes et villages et se virent refuser tout droit au retour sur leurs terres tant pendant qu'après le conflit.

La proportion entre les Palestiniens ayant fui ou ayant été chassés, les causes et les responsabilités de l'exode, son caractère accidentel ou intentionnel, ainsi que la question de leur droit au retour après les combats sont des sujets hautement débattus tant entre les commentateurs du conflit israélo-palestinien qu'entre les historiens spécialistes des événements de cette époque. Cet exode est également à l'origine du problème actuel des réfugiés palestiniens qui constitue l'un des contentieux des conflits israélo-arabe et israélo-palestinien.

Parallèlement, se produit l'exode des Juifs des pays arabes et musulmans dans le contexte du conflit israélo-arabe, essentiellement durant et après la guerre israélo-arabe de 1948. De cette période jusqu'au début des années 1970, entre 800 000 et 1 000 000 de Juifs ont quitté, volontairement ou sous la contrainte, et du fait de persécutions et de pogroms antisémites les pays arabes et musulmans. 260 000 arrivèrent en Israël entre 1948 et 1951[3], pour atteindre le nombre de 600 000 en 1972[4],[5]. À la suite de la Guerre du Kippour en 1973, la plupart des communautés juives à travers le monde arabe, ainsi que du Pakistan et l'Afghanistan, disparurent.

Contexte[modifier | modifier le code]

Nationalismes sioniste, palestinien et arabe[modifier | modifier le code]

À partir de 1920 et du contrôle de la Palestine mandataire par les Britanniques, celle-ci connaît une immigration croissante de Juifs ayant pour aspiration la fondation d'un État juif en Palestine. Face à ceux-ci, les dirigeants arabes affichent leur propre nationalisme, souvent pan-arabe et mènent une opposition de plus en plus forte, marquée par des émeutes en 1920, 1921 et 1929 et des massacres qui font plusieurs centaines de morts.

Ce sont deux types de sociétés (l'une principalement industrielle et l'autre principalement agricole et pastorale), deux cultures (l'une occidentale[6] et l'autre orientale) et deux nationalismes inconciliables qui s'affrontent et qui affrontent également l'« occupant » britannique. Selon l'historien Henry Laurens, la problématique est d'autant plus délicate que malgré l'essor économique provoqué par l'implantation sioniste les protagonistes sont confrontés à un « jeu à somme nulle »[7], en ce sens que la capacité d'accueil du territoire est pleinement utilisée et qu'en conséquence toute augmentation de l'espace vital de l'un ne peut se faire qu'au détriment de celui de l'autre.

En rouge bordeaux, les pays ayant voté contre le Plan de partition de la Palestine, en vert, ceux ayant voté pour et en jaune, les pays n'ayant pas voté. Le monde arabe est unanimement opposé au plan.

L'opposition arabe culmine avec la Grande Révolte de 1936-1939. Menée par les nationalistes palestiniens, elle s'oppose à la fois au sionisme, à la présence britannique en Palestine et aux politiciens se revendiquant d'un nationalisme pan-arabe. La répression britannique est sanglante et la réaction des organisations sionistes violente. À son terme, les nationalistes arabes palestiniens obtiennent toutefois des Britanniques une diminution drastique de l'immigration juive traduite par le Livre blanc de 1939. Mais les conséquences sont lourdes. La révolte a fait près de 5000 morts côté arabe et 300 côté juif[8] to 50,000[9]. Les différentes organisations sionistes paramilitaires se sont renforcées et la plupart des membres de l'élite politique arabe palestinienne ont été arrêtés et contraints à l'exil. Parmi ceux-ci, le chef du Haut Comité arabe, Hadj Amin al-Husseini se réfugie en Allemagne nazie où il cherchera soutien à sa cause.

Après la Seconde Guerre mondiale, à la suite de la Shoah et au problème des personnes déplacées en Europe, le mouvement sioniste attire la sympathie de l'Occident. En Palestine, les groupes de la droite sioniste, l'Irgoun et le Lehi, mènent à leur tour une campagne de violence contre l'« occupation » britannique. Les nationalistes arabes palestiniens se réorganisent mais restent très en retard par rapport aux Juifs. Toutefois, l'affaiblissement des puissances coloniales a renforcé les puissances arabes et la Ligue arabe récemment formée a repris à son compte les revendications nationalistes palestiniennes et lui sert de porte-parole.

La diplomatie ne parvient pas à concilier les points de vue. En février 1947, le Britanniques annoncent qu'ils ont décidé d'abandonner leur mandat sur la région. Le 29 novembre 1947, l'Assemblée générale de Nations-unies vote un Plan de partage de la Palestine avec le soutien des grandes puissances mais sans le soutien des Britanniques et contre l'ensemble des pays arabes.

Conflit judéo-arabe de 1947-1949[modifier | modifier le code]

Le lendemain du vote, le guerre civile éclate entre la communauté juive et la communauté arabe de Palestine. Le 15 mai, après le retrait britannique, le conflit se transforme en une guerre entre Israël et les États arabes voisins.

C'est lors que cette guerre que se produit l'exode palestinien.

Les controverses sur le contexte[modifier | modifier le code]

Il existe une polémique importante entre historiens sur l'importance voire la réalité qu'il faut apporter à tel ou tel élément du contexte. Soit l'exode doit se placer dans le contexte principalement de la guerre, dont il résulterait directement ; soit il doit se placer dans le contexte d'une volonté sioniste puis israélienne de voir l'État juif vidé au maximum de sa minorité arabe et que la guerre n'a été qu'un prétexte à un transfert forcé[réf. nécessaire].

L'historien israélien Benny Morris considère que l'exode palestinien était presque « inévitable ». Il avance les causes contextuelles suivantes : l'enchevêtrement géographique des populations juives et arabes; l'histoire de leur antagonisme depuis 1917; le rejet par les deux parties de toute solution binationale; la profondeur de l'animosité arabe envers les juifs et leur crainte d'être soumis à l'autorité sioniste; les faiblesses structurelles de la société arabe palestinienne (désorganisée, sans cohésion sociale, sans leader, sans structure nationale, sans aspiration nationaliste partagée…) au contraire du Yichouv[10].

Il a également développé une thèse selon laquelle un aspect fondamental du contexte de l'exode palestinien est l'idée du transfert dans la pensée sioniste[11]. Il considère que les événements de l'époque doivent être lus en gardant à l'esprit qu'un état juif viable ne pouvait voir le jour et subsister avec une trop importante minorité arabe et donc que son transfert hors de l'État était indispensable. Toutefois, il insiste sur le fait que, selon ses travaux, si le soutien des autorités sionistes à l'idée de transfert est « incontestable », « les connexions entre ce soutien et ce qui s'est réellement passé durant la guerre sont beaucoup plus ténues que ce que les propagandistes arabes laissent penser »[12].

Dans les éléments essentiels pour comprendre le contexte, il rajoute « qu'on ne peut pas souligner de trop que les événements (…) [liés] à l'exode arabe palestinien se produisirent en période de guerre (…) »[13]. Il va plus loin et insiste tant dans l'introduction de son ouvrage que dans sa conclusion sur un aspect contextuel controversé : « la peur du Yichouv que les Palestiniens et les États arabes, s'il leur en était donné l'occasion, avaient l'intention de reproduire une version de l'Holocauste à l'échelle du Moyen-Orient[13] et que « l'invasion de la mi-mai 1948 menaçait le Yichouv d'extinction »[14], ce qui influença certaines décisions des autorités juives.

Ce contexte est remis en question par d'autres historiens post-sionistes israéliens tel Ilan Pappé et Avi Shlaim ainsi que par les historiens palestiniens dont par exemple Walid Khalidi et Nur Masalha. Ils considèrent que le second point est inexact et que la communauté juive n'a jamais été confrontée à un véritable danger d'extermination car l'armée juive, la Haganah, disposait d'une supériorité incontestable. Selon eux également, Morris ne va pas assez loin dans le développement de sa thèse concernant le transfert. Au-delà d'une pensée, ils estiment que l'idée du transfert était en réalité un pilier dans l'idéologie sioniste[15].

Des critiques vont également diamétralement dans l'autre sens. Selon Shabtai Teveth, un biographe de David Ben Gourion ainsi que selon l'historienne israélienne Anita Shapira, jamais ce dernier n'a soutenu l'idée de transfert. Efraïm Karsh partage ce point de vue et considère que le travail de Morris n'a pas été honnête à ce sujet. Cette critique ne prend pas en compte le récit censuré dans les mémoires de David Ben Gourion mais publié dans un article du New York Times[16], rapportant les ordres de ce dernier lors de l'opération Lydda et Ramle aux colonels Yigal Allon et Yitzhak Rabin : « Expulsez-les ! »

Au niveau du contexte, il insiste plutôt sur la réalité du danger d'extermination auquel aurait été confronté le Yichouv et sur le fait qu'il s'agissait, avant tout, d'une guerre et que les exodes sont propres à toute guerre[17]. L'historien israélien Yoav Gelber considère aussi qu'il importe d'avoir en tête qu'il s'agissait d'une guerre et il souligne la fragilité de la société palestinienne pour y faire face. Toutefois, il ne fait aucune référence pro ou contra l'idée de transfert. Il critique également les nouveaux historiens qui selon lui font abstraction dans leurs thèses des relations conflictuelles qu'ont connues les sionistes et les arabes avant 1948[18].

Événements[modifier | modifier le code]

Entre novembre 1947 et la fin 1949, entre 700 000 et 750 000 Arabes palestiniens sur un total de 900 000 fuirent ou furent expulsés des territoires qui étaient contrôlés par Israël à la fin de la guerre.

L'exode s'est déroulé en plusieurs phases.

Entre décembre et mars 1948, devant l'explosion de la violence, environ 100 000 Palestiniens, en majeure partie membres des classes moyennes et supérieures urbaines, quittèrent leur foyer en espérant revenir une fois que les armées arabes auraient pris le contrôle du pays ou que les violences auraient cessé[19].

Quand la Haganah passa à l'offensive début avril, et au cours des combats qui suivirent l'intervention des armées arabes jusqu'à la première trêve de juillet, entre 250 000 et 300 000 Arabes palestiniens supplémentaires fuirent les combats ou furent expulsés. Ils étaient originaires principalement des villes de Haïfa, Tibériade, Beisan, Safed, Jaffa et Acre qui perdirent plus de 90 % de leur population arabe durant cette période[20]. Des expulsions se produisirent dans plusieurs villes et villages, en particulier le long de la route Tel Aviv-Jérusalem[21] et dans l'est de la Galilée au cours des opérations Nahshon et Yiftah[22].

Le 15 mai, les armées arabes entrèrent en guerre et durant 6 semaines les positions restent globalement inchangées. Le 11 juin, une trêve fut acceptée par les belligérants. Après la trêve, l'armée israélienne prit l'initiative sur les armées arabes et lança contre elles plusieurs d'opérations militaires au cours des 6 derniers mois de 1948. Lors de l'Opération Dani, les 50 000 à 70 000 habitants des villes de Lydda et Ramle furent expulsés de force vers Ramallah alors que les villes s'étaient rendues[23]. D'autres expulsions eurent lieu au cours des opérations de nettoyage dans les zones arrières[24]. Au cours de l'Opération Dekel, les Arabes de Nazareth et du sud de la Galilée furent autorisés à rester chez eux. Ils sont à la base de la population arabe actuelle d'Israël[25]. Entre octobre et novembre, Tsahal lança l'Opération Yoav pour chasser les Égyptiens du Négev et l'Opération Hiram pour chasser l'Armée de libération arabe du nord de la Galilée durant laquelle au moins neuf massacres d'Arabes furent perpétrés par les forces israéliennes[26]. Ces événements générèrent l'exode de 200 000 à 220 000 Palestiniens qui fuirent par crainte des atrocités ou qui furent expulsés quand ils n'avaient pas fui[27].

Après la guerre jusqu'en 1950, l'armée israélienne « nettoya » les zones frontières et y installa les nouveaux immigrants, ce qui conduisit à l'expulsion supplémentaire d'environ 30 000 à 40 000 Palestiniens[28].

Causes de l'exode[modifier | modifier le code]

Causes[modifier | modifier le code]

L'appréciation des causes de cette seconde vague est l'épisode le plus sujet à controverses et à polémiques de la guerre de 1948. Il ne fait l'objet d'aucun consensus entre historiens et encore moins entre les commentateurs pro-palestiniens ou pro-israéliens. La polémique a été ramenée au-devant de la scène fin des années 1980 par la publication des travaux de l'école des nouveaux historiens, également appelés post-sionistes.

En 1988, à la suite de l'ouverture des archives militaires israéliennes, l'historien Benny Morris a publié une étude sur le sujet qu'il a complétée par la suite : The Birth of the Palestinian Refugee Problem Revisited. Morris y répertorie notamment tous les faits liés à l'exode palestinien dont il a pu prendre connaissance et liste l'ensemble des causes ayant provoqué l'exode selon ses recherches. Si les conclusions et certaines de ses analyses sont sujettes à controverses, les faits qu'il rapporte n'en font pas l'objet.

Parmi les causes et les éléments déclencheurs et accélérateurs de la seconde vague de réfugiés, Morris rapporte dans ses conclusions[29] :

  • L'offensive juive. C'est selon lui le facteur principal comme le démontre le fait que chaque exode se produisit aux moments immédiats d'un assaut militaire tant pour les villes, dont aucune ne fut abandonnée avant l'assaut principal de la Haganah ou de l'Irgoun, que pour les villages.
  • Un effondrement de la société palestinienne. En particulier dans les villes, l'effondrement de l'administration, de l'ordre et de la loi, les problèmes d'approvisionnement, l'isolement et les harcèlements par les forces juives contribuèrent à démoraliser les habitants et les pousser au départ.
  • La démission des chefs. Le départ à l'approche des combats des leaders politiques et militaires donnèrent un (mauvais) exemple à suivre à la population qui les imita. Ce phénomène eut lieu principalement dans les villes et non les villages.
  • Un effet boule de neige. Plus de villes étaient précédemment tombées et plus les villes suivantes tombèrent facilement. L'effet était encore accentué quand les villages aux alentours étaient déjà tombés car l'isolement engendré minait le moral des habitants.
  • Le facteur atrocité. L'impact du massacre de Deir Yassin et la description exagérée qui en fut faite par les stations de radio arabes pendant des semaines mina le moral des Arabes, en particulier dans les campagnes.
  • Des expulsions. Selon Morris, aucun ordre opérationnel d'expulsion n'a été donné par la Haganah ou ses dirigeants durant cette période mais les opérations appelaient à la destruction de villages ou de groupes de villages; ce qui l'impliquait. Dans les campagnes, de par la plus grande liberté d'actions donnée aux chefs militaires, les lignes directrices du Plan Daleth leur donnaient la possibilité de procéder à des expulsions et à raser des villages.
  • Des ordres d'évacuation. Le Haut Comité arabe et les états arabes encouragèrent à cette époque femmes, enfants et vieillards à se réfugier en lieu sûr et les commandants locaux ordonnèrent à plusieurs occasions l'évacuation de villages (comme autour de Jérusalem ou le long de la frontière syrienne) mais selon Morris, aucune évidence n'indique un appel à la fuite de leur part ou une volonté de provoquer un exode de masse.

Analyses et controverses[modifier | modifier le code]

Article connexe : Plan Daleth.

Benny Morris ne met aucune cause particulière en avant pour cette deuxième vague de l'exode palestinien. Il le considère comme dû à la conjonction de tous ces facteurs simultanément. De plus, il exclut catégoriquement une cause possible. Selon lui, cette deuxième vague "ne fut pas le résultat d'une politique générale, prédéterminée, du Yichouv"[30] bien qu'il souligne qu'"elle fut immédiatement vue comme un phénomène à exploiter"[31] dans le contexte de l'"idée du transfert dans la pensée sioniste"[32].

Ces analyses ne sont pas partagées pour tous les historiens ou commentateurs. Ces derniers mettent généralement en avant une cause qu'ils considèrent comme prépondérante parmi celles citées. De plus, la vision qu'à Morris sur le Plan Daleth et sur la thèse du transfert est très remise en question.

Dans son ouvrage La guerre de 1948 en Palestine[33], Ilan Pappé présente la controverse et les points de désaccord entre le point de vue de Morris, celui de l'historiographie israélienne traditionnelle et celui des historiens arabes. Tout comme Morris, il s'oppose à la version des historiens israéliens traditionnels qui voyaient comme cause principale et prépondérante de l'exode palestinien des ordres de fuite venant du Haut Comité arabe ou des dirigeants des pays arabes. Il partage aussi le point de vue de Morris en ce qui concerne l'opportunisme dont firent preuve les autorités juives à la suite du départ de l'exode mais seulement en ce qui concerne la première vague de réfugiés. En effet, selon lui, "l'exode des Palestiniens, [dès la deuxième vague], résulte d'une action délibérée des dirigeants sionistes de Palestine"[34]. Il partage en cela l'avis des historiens palestiniens et en particulier de Walid Khalidi selon lesquels le Plan Daleth serait "un projet de destruction de la société palestinienne"[35].

Dans son ouvrage Palestine 1948 : war, espace and the emergence of the Palestinian refugee problem[36] Yoav Gelber considère quant à lui que la cause principale de la seconde vague des réfugiés fut l'effondrement de la société arabe palestinienne qui sans le soutien administratif des Britanniques était trop fragile pour résister aux conditions de vie d'une guerre civile. Lui aussi conteste la vision des historiens israéliens traditionnels mais il rejette la vision des historiens arabes sur le Plan Daleth.

L'historien français Henry Laurens partage assez le point de vue de Yoav Gelber. "Le départ des autorités britanniques et la fuite des notables palestiniens accélèrent la décomposition de la société palestinienne. (…) Dans les villes, l'effondrement de l'économie et la fin de l'ordre public accroissent le désarroi des habitants". Lui non plus ne considère pas le Plan Daleth comme un plan d'expulsion des arabes[37]. Dans son appréciation du travail de Morris, Dominique Vidal estime quant à lui que les autorités du Yichouv ont une responsabilité directe dans l'exode durant cette période[38].

Ces analyses, qui reflètent en bonne partie le débat au sein de l'école des nouveaux historiens, sont contestées par d'autres historiens, tel Efraïm Karsh. Selon ce dernier en particulier, "Morris donne une mauvaise présentation des documents, ne donne que des citations partielles, produit de fausses allégations et réécrit des documents originaux"[39].

Annexe[modifier | modifier le code]

Documentation[modifier | modifier le code]

Ouvrages traitant directement le sujet[modifier | modifier le code]

Ouvrages publiés avant l'ouverture des archives israéliennes[modifier | modifier le code]
Ouvrages publiés après l'ouverture des archives israéliennes[modifier | modifier le code]
Ouvrages traitant des conséquences[modifier | modifier le code]
Problématique de l'histoire orale[modifier | modifier le code]

Articles de références[modifier | modifier le code]

Principaux articles publiés avant l'ouverture des archives israéliennes[modifier | modifier le code]
Principaux articles publiés après l'ouverture des archives israéliennes[modifier | modifier le code]
Débats autour des travaux de Benny Morris[modifier | modifier le code]

Documents officiels et articles de presse d'époque[modifier | modifier le code]

Documents[modifier | modifier le code]
Témoignages[modifier | modifier le code]

Historiographie[modifier | modifier le code]

Articles et ouvrages traitant de l'historiographie de l'exode[modifier | modifier le code]
Biographies de protagonistes traitant de l'exode[modifier | modifier le code]

Ouvrages et articles contextuels[modifier | modifier le code]

Guerre de 1948[modifier | modifier le code]
  • Rogan, Eugène et Shlaim Avi (2002), 1948 : la guerre de Palestine. Derrière le mythe…, Cambridge University Press' (version anglaise), Ed. Autrement (version française), ISBN 2746702401.
  • Morris, Benny (2003), The Road to Jerusalem: Glubb Pasha, Palestine and the Jews. Tauris. ISBN 1860649890, 9781860649899
  • Morris, Benny (2008), 1948: The First Arab-Israeli War. Yale University Press.
Conflit israélo-arabe[modifier | modifier le code]
Histoire du peuple palestinien[modifier | modifier le code]
Histoire d'Israël[modifier | modifier le code]

Articles de presse sur l'exode[modifier | modifier le code]

Filmographie et iconographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. United Nations Conciliation Commission for Palestine, Officila Records: Fifth Session, Supplément No. 18 (A/1367/Rev.1), 1951.
  2. Benny Morris, Victimes. Histoire revisitée du conflit arabo-sioniste, Éditions Complexe, 2003, p.277.
  3. (en)Shindler, Colin. A history of modern Israel. Cambridge University Press 2008. pp. 63–64
  4. (en)http://www.adi-schwartz.com/israeli-arab-conflict/all-i-wanted-was-justice/
  5. (en)http://www.hsje.org/forcedmigration.htm
  6. L'immigration juive est majoritairement composée de Juifs ashkénazes
  7. Henry Laurens (2005), p.70
  8. Hughes, M. (2009) The banality of brutality: British armed forces and the repression of the Arab Revolt in Palestine, 1936–39, English Historical Review Vol. CXXIV No. 507, 314–354.
  9. Black, 2006, p. 128.
  10. Benny Morris, Victimes (2003), p.278.
  11. Benny Morris (2003), pp.39-63
  12. Benny Morris (2003), p.6
  13. a et b Benny Morris (2003), p.7
  14. Benny Morris (2003), p.589
  15. Benny Morris (2003), p.5
  16. The New York Times, 23 octobre 1979
  17. Les autorités israéliennes à l'époque et certains historiens aujourd'hui comparent l'exode palestinien au transfert de 1 500 000 Grecs et de 500 000 Turcs à la suite du traité de Lausanne qui met fin à la guerre gréco-turque de 1924. Le problème des personnes déplacées à la suite de la Seconde Guerre mondiale est également pris en exemple ainsi que le transfert de population entre l'Inde et la Pakistan à la suite de leur indépendance en 1948.
  18. Yoav Gelber (2006)
  19. Benny Morris (2003), pp.138-139.
  20. Benny Morris (2003), p.262
  21. Benny Morris (2003), pp.233-240.
  22. Benny Morris (2003), pp.248-252.
  23. Benny Morris (2003), pp.423-436.
  24. Benny Morris (2003), p.438.
  25. Benny Morris (2003), pp.415-423.
  26. Benny Morris, Righteous Victims, p245.
  27. Benny Morris (2003), p.492.
  28. Benny Morris (2003), p.538
  29. Benny Morris (2003), pp.262-265
  30. Benny Morris (2003), p.262
  31. Benny Morris (2003), p.263
  32. Benny Morris (2003), pp.39-61
  33. Ilan Pappé (2000), pp.124-140
  34. Ilan Pappé (2000), pp.124-127
  35. Ilan Pappé (2000), p.128
  36. Yoav Gelber (2006), pp.98-116
  37. Henry Laurens (2005), p.85
  38. Point de vue exprimé lors d'une conférence intitulée : Aux origines des événements La guerre de 1947-1949 se déroulant à Paris, le 9 novembre 2000.
  39. 'Benny Morris and the Reign of Error', Efraïm Karsh, The Middle East Quarterly, Vol. 4 No. 2, 1999), selon la wikipedia anglophone