Guerre de Gaza de 2008-2009

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Guerre de Gaza de 2008-2009
Informations générales
Date du 27 décembre 2008
au 18 janvier 2009

22 jours

Lieu Bande de Gaza
Issue Les deux camps revendiquent la victoire
  • Victoire militaire tactique israélienne[1],[2].
  • Israël déclare un cessez-le-feu unilatéralement, 12 heures plus tard le Hamas annonce à son tour un cessez-le-feu d'une semaine[3].
Belligérants
Drapeau d’Israël Israël Flag of Hamas.svg Hamas[4]
Flag of Jihad.svg Jihad islamique palestinien[4]

Fatah (Brigades des martyrs d'Al-Aqsa)[4]
Comité de résistance populaire[4]
Front populaire de libération de la Palestine[4]

Commandants
Flag of Israel.svg Ehud Barak
Flag of Israel.svg Gabi Ashkenazi
Flag of Israel.svg Yoav Galant
Flag of Israel.svg Ehud Olmert
Flag of Israel.svg Ido Nehoshtan
Flag of Israel.svg Eli Marom
Flag of Israel.svg Eyal Eisenberg
Flag of Israel.svg Yuval Diskin
Flag of Hamas.svg Ismaël Haniyeh
Flag of Hamas.svg Mahmoud al-Zahar
Flag of Hamas.svg Khaled Mechaal
Flag of Hamas.svg Nizar Rayyan
Flag of Hamas.svg Osama Mazini
Flag of Hamas.svg Tawfik Jaber
Flag of Hamas.svg Ismaïl Jaabari
Flag of Hamas.svg Ahmed Jaabari
Flag of Hamas.svg Mohammed Deif
Flag of Hamas.svg Said Seyam
Flag of Hamas.svg Ihab al-Ghussein
Flag of Jihad.svg Ramadan Shallah
Flag of Jihad.svg Abdelaziz Awda
Forces en présence
Armée de l'air israélienne : 80 chasseurs-bombardiers F-15, F-16, hélicoptères de combat AH-1 Cobra, AH-64 ; Mazi : 2 000 chars de combat ; Marine israélienne : frégates, corvettes, patrouilleurs ; Effectifs totaux de l'armée israélienne : 161 000 hommes et 465 000 réservistes 20 000 hommes ; lance-roquettes Qassam, mortiers, engins explosifs improvisés
Pertes
10 soldats tués
3 civils tués
Total : 13 morts
167 policiers tués (PCHR)
223 combattants tués (PCHR),
700 selon Israël,
600 à 700 militants et membres des forces de sécurité selon le ministre de l'intérieur du Hamas[5]
895 civils tués (PCHR)
Total : 1 330 morts[6],[7]
Seconde Intifada
Batailles
Opération Arc-en-ciel - Opération Jours de pénitence - Opération Pluie d'été - Attaques transfrontalières au sud d'Israël de 2011 - Attaque contre un poste-frontière entre l'Égypte et Israël en 2012 - Confrontation entre Israël et la bande de Gaza en 2012 - Opération Pilier de défense - Guerre de Gaza de 2014

La guerre de Gaza est une opération militaire israélienne[8] dans la bande de Gaza, qui débuta le samedi 27 décembre 2008 à 11 h 30 du matin UTC+2 (9 h 30 du matin UTC) caractérisée par des raids et bombardements aériens suivis par une offensive terrestre lancée le 18 janvier 2009 vers 19 heures 30 (heure normale d'Europe centrale)[9],[10]. L'objectif déclaré des Israéliens était de mettre fin aux tirs de roquettes Qassam du Hamas lancés depuis la bande de Gaza, en particulier sur la ville voisine de Sderot, et à son réapprovisionnement en armement, en s'en prenant aux militants du Hamas et en détruisant des infrastructures qu'il utilise[11], en particulier les centaines de tunnels creusés sous la frontière entre la Bande de Gaza et le Sinaï égyptien.

Le dimanche 18 janvier au matin, un cessez-le-feu est décidé par le gouvernement israélien, qui dit avoir atteint son objectif[12]. Quelques heures plus tard, le Hamas annonce à son tour un cessez-le-feu[13] d'une semaine afin de laisser le temps aux forces israéliennes de quitter la Bande de Gaza et d'ouvrir les points de passage pour l'aide humanitaire et les produits de première nécessité[14], mais Israël dit que le retrait se fera sans prendre en compte ce délai ; d'après des responsables israéliens, toutes les troupes israéliennes ont quitté le territoire palestinien dès le 21 janvier[15]. Le Hamas déclare lui aussi avoir gagné la guerre[16], avançant que « notre peuple ne s'est pas rendu », et affirme qu'il va se réarmer et que la fabrication d’« armes saintes » est son objectif[17]. En pratique, le cessez-le-feu n'a cependant pas totalement mis fin aux tirs des deux camps[18].

Cette opération militaire a suscité une large réprobation dans l'opinion internationale, en raison du caractère jugé disproportionné de la riposte israélienne, du nombre de victimes civiles parmi les Palestiniens, et de l'utilisation par l'armée israélienne d'armes dont l'usage est restreint ou limité par le droit international humanitaire. Cependant, les gouvernements restent beaucoup plus nuancés dans leur réactions diplomatiques, tels le gouvernement égyptien de l'époque Moubarak qui se montra très critique vis-à-vis du Hamas[19] ou le gouvernement allemand pour qui le Hamas a « rompu unilatéralement le cessez-le-feu[20] ».

Sommaire

Vue générale[modifier | modifier le code]

Les tirs de roquettes Qassam et de mortiers palestiniens débutèrent en octobre 2001 et, entre cette date et fin 2008, occasionnèrent la mort de 24 personnes (16 Israéliens, et 8 non-Israéliens dont deux Bédouins et deux Palestiniens) âgées de 2 à 70 ans[21]. En particulier, pour l'année 2008 pendant laquelle l'offensive israélienne débute, le nombre de victimes israéliennes est de quatre morts. Entre 2005 et 2007, Israël a tiré plus de 14.600 obus sur la bande de Gaza, tuant 59 Palestiniens et en blessant 270. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires, entre 2005 et 2008, 116 israéliens (en incluant les civils et les soldats de l'armée israélienne ainsi que les différentes polices et les membres de services armés) furent tués à la fois en Israël et dans les territoires Palestiniens dans le cadre de "conflits directs" et 1509 furent blessés[22]. Dans le même temps, 1735 Palestiniens furent tués, incluant des civils et des membres de divers groupes, et 8308 furent blessés dans le cadre de "conflits directs[22]".

Le Hamas justifie les tirs de Quassam et de mortiers en arguant qu'ils sont une forme de légitime défense[23], et qu'ils cesseront avec la fin des « assassinats, agressions et arrestations israéliens »[23] ; depuis le début de la deuxième intifada le 29 septembre 2000 jusqu'au 30 novembre 2008, l'ONG israélienne de défense des droits de l'homme B'Tselem a dénombré, pour la Bande de Gaza, 2 994 Palestiniens tués par les Israéliens, 459 Palestiniens tués par d'autres Palestiniens, et 136 Israéliens tués par les Palestiniens[24]. D'autre part et selon les chiffres du gouvernement israélien, quelque 7 900 Palestiniens étaient détenus dans les prisons israéliennes au 31 décembre 2008[25], dont 333 mineurs (30 de moins de 16 ans)[26].

Au soir du 18 janvier, selon le bilan provisoire rapporté par le chef des services d'urgence à Gaza Mouawiya Hassanein et selon les chiffres communiqués par le Hamas, 1 315 Palestiniens ont été tués dans l'offensive israélienne[27], dont 410 enfants et plus de 100 femmes, tandis que 5 285 autres ont été blessés[27] ; selon le Centre palestinien pour les droits de l'homme, les civils composent 65 % des tués[28]. Côté israélien, 3 civils et 10 soldats israéliens ont perdu la vie, et 113 soldats ont été blessés ainsi que plus de 84 civils, selon B'Tselem[29]. Pour sa part, les forces armées israéliennes comptent entre 1 100 et 1 200 morts dont 700 combattants palestiniens[6], et une source non identifiée, se décrivant comme médecin à Gaza, compte au total entre 500 et 600 morts[30].

Les tirs de roquettes sur le territoire israélien se sont poursuivis, sans interruption depuis le début du conflit, jusqu'au 18 janvier 2009 au matin. De nouvelles roquettes palestiniennes ont été tirées les 29 et 30 janvier, provoquant des ripostes israéliennes[18].

Pour l'armée israélienne, cette opération porte le nom d’« Opération Plomb durci » (ou « opération Plomb fondu », en hébreu מבצע עופרת יצוקה (Oferet Yetsukah) ; en anglais Cast Lead ; terme issu d'une chanson[31] pour Hanoucca), alors que la presse occidentale parle en général de la « Guerre de Gaza[32] ». Dans le monde arabe et musulman, il est souvent question du « Massacre de Gaza[33] », et de nombreux palestiniens appellent le jour du début de l'offensive le « Massacre du samedi noir[34],[35] ». Le terme spécifique de « guerre » est aussi contesté au motif que la capacité défensive des Palestiniens vis-à-vis des forces israéliennes[36] est quasi nulle[37],[38].

Contexte[modifier | modifier le code]

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • 27 janvier 2005 et 5 mai 2005 : premier et second tours des élections locales à Gaza: le Hamas remporte la majorité des sièges.
  • août 2005 : retrait israélien de Gaza
  • 25 janvier 2006 : élections législatives palestiniennes: le Hamas remporte la majorité des suffrages (42,9 % sur l'ensemble du corps électoral). Dans la Bande de Gaza, il est largement en tête (48,27 %), notamment à Gaza-Ville (56,7 %)[39].
  • 19 juin 2008 : Cessez-le-feu entre le Hamas et Israël (médiation égyptienne de Hosni Moubarak) en échange d'une fin du blocus israélien, de l'ouverture du point de passage de Rafah entre la Bande de Gaza et l'Égypte et de la fin des tirs de roquette sur les villes israéliennes du Néguev occidental. Dans les deux premiers jours, la trêve, dont les conditions sont tenues secrètes par les deux parties semble tenir - l'Égypte maintient cependant fermé le point de passage de Rafah à partir du mois de septembre. Néanmoins Les tirs de roquettes et de mortiers n'ont en fait jamais été interrompus par les palestiniens. Dans un rapport[40] du Intelligence and Terrorism Information Center israélien publié sur le site du ministère des affaires étrangères, à la suite de cet accord, « il y eut une réduction marquée dans l'étendue des attaques sur la population de l'ouest du Negev. La trêve fut régulièrement violée par des tirs de mortier et de roquettes, lancés par des organisations terroristes non contrôlées, dans certains cas sans l'accord du Hamas (en particulier par des partisans du Fatah et de Al-Qaeda). Le Hamas prenait soin de respecter la trêve ». Après chaque tir sporadique, les points de passage côté israélien sont fermés pendant 1 à 2 jours[réf. nécessaire]. Le Ministère israélien des Affaires étrangères aura recensé 37 de ces tirs sporadiques, de fin juin à octobre 2008[41].
  • 4-5 novembre : Israël lance une opération tuant 7 membres du Hamas, qui creusaient un tunnel sous la frontière israélienne. D'après l'ONG Israel Intelligence Heritage & Commemoration Center, ces membres du Hamas projetaient d'enlever des soldats. Le mouvement de la résistance islamique répond à cette attaque[40] en envoyant 50 roquettes sur Ashkelon[42]. C'est le début de tirs continus contre Israël depuis la bande de Gaza. Une seule journée, le 8 décembre, n'a pas enregistré de tirs[43]. En tout, 126 roquettes toucheront Israël au cours du mois de novembre.
  • 17 novembre : à la suite d'attaques de roquettes les deux jours précédents blessant 6 civils, des aéronefs de l'armée de l'air israélienne ont attaqué deux cibles à l'intérieur de la bande de Gaza pour la première fois depuis l'entrée en vigueur de la trêve : une cache d'armes dans le camp de réfugiés de Jabaliya au Nord de la bande de Gaza et un atelier de fabrication d'armes dans la ville de Khan Yunis. Un membre du FPLP a été tué[44].
  • 20 décembre : le Hamas juge inutile le renouvellement de la trêve de 6 mois avec Israël si les conditions (dont la levée du blocus) ne sont pas remplies par l'état hébreu[46].
  • 23 et 24 décembre : 3 activistes palestiniens sont tués par des soldats israéliens[47]. En riposte, le Néguev est touché par plus d'une soixantaine de roquettes et d'obus tirés depuis Gaza ; 3 membres du Hamas tués à Gaza.
  • 26 décembre : Une roquette Qassam lancée par le Hamas touche une maison israélienne et tue deux jeunes filles[48].

Bilan humain du conflit depuis le retrait de la Bande de Gaza en 2005[modifier | modifier le code]

Depuis le retrait des Israéliens de la Bande de Gaza en mai 2005, B'Tselem compte, de juin 2005 à novembre 2008, 1 609 Palestiniens tués par les Israéliens, et 99 Israéliens tués par les palestiniens[49] ; B'Tselem compte aussi un total de plus de 8 200 détenus palestiniens dans les prisons israéliennes[50], dont quelques centaines d'enfants[51], et 1 soldat israélien, Guilad Shalit, détenu par le Hamas depuis le 25 juin 2006 et libéré le 18 octobre 2011.

Roquettes du Hamas[modifier | modifier le code]

Roquettes ayant touché Israël en 2008
Obus de mortiers ayant touché Israël en 2008

Les tirs de roquettes Qassam et de mortiers palestiniens débutèrent en octobre 2001, et, entre cette date et fin 2008, occasionnèrent la mort de 24 personnes (16 Israéliens, 8 ressortissants étrangers)[52] sur les 952 mineurs palestiniens durant la même période[49]. En particulier, pour l'année 2008 seule, le nombre de victimes israéliennes est de 4 tués par tirs de roquettes et mortier[52] sur les 31 Israéliens tués en 2008[49]. Le Hamas, pour sa part, déclare que les tirs de Quassam et de mortiers sont une forme de légitime défense[53] face aux violences israéliennes.

Investiture de Barack Obama[modifier | modifier le code]

L'offensive israélienne se place dans les derniers jours de la transition entre la présidence de George W. Bush et celle de Barack Obama, réputé moins favorable à Israël que son prédécesseur. L'investiture de Barack Obama a lieu le mardi 20 janvier 2009, soit deux jours après la proclamation des cessez-le-feu.

Élections israéliennes et palestiniennes[modifier | modifier le code]

Selon Pierre Razoux, responsable de recherches au Collège de Défense de l'OTAN, « c'est un conflit voulu à la fois par le Hamas et une partie de la classe politique israélienne ».

« de légitimer son pouvoir à Gaza et, à terme, dans l'ensemble des territoires palestiniens. Comme le Hezbollah au Sud-Liban, il veut apparaître comme le meilleur défenseur des Palestiniens, meilleur que le Fatah, l'Autorité palestinienne et Mahmoud Abbas[55]. »

Rapport Goldstone[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rapport Goldstone.

Les ONG Amnesty International[56] et Human Right Watch[57] avait déjà dénoncé toutes deux des crimes de guerres commis par les deux parties durant le conflit.

Le 15 septembre 2009, le Conseil des droits de l'homme des Nations unies publie le rapport d'une mission d'enquête dirigée par le sud-africain Richard J. Goldstone[58] dans lequel l'armée israélienne et les militants palestiniens sont accusés d'avoir commis des « actes assimilables à des crimes de guerre et peut-être, dans certaines circonstances, à des crimes contre l'humanité[59],[60] ». Il évoque de graves manquements commis par les forces de défense d'Israël (comprenant des consignes discriminatoires de tir, des saccages, l'utilisation d'armes interdites, des graffitis racistes) et condamne l'usage de la violence contre des civils israéliens par les groupes armées palestiniens (les armes choisis par ceux-ci ne seraient pas assez précises pour faire une distinction).

Le 16 octobre 2009, Le Conseil des droits de l'homme de l'Onu adopte une résolution condamnant l'absence de collaboration d'Israël à l'enquête de la commission conduite par le juge Goldstone. L'adoption a été fait avec 25 voix pour, 6 contre (dont les États-Unis) et 11 abstentions[61].

L'État d'Israël répond que lors de l'Opération Plomb durci, Tsahal n'a pas «tué intentionnellement des civils» palestiniens et qu'Israël n'a fait qu'exercer «son droit d'auto-défense» face à des «attaques terroristes» contre son territoire[62]. Le porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri, maintient que « des crimes de guerre ont été commis contre les 1,5 million de personnes vivant à Gaza" » par Israël et le ministre palestinien des Affaires étrangères, Ryad al Malki, a jugé que le « rapport reste aussi clair que les crimes qu'Israël a commis au cours de cette guerre[63] ».

Le 1er avril 2011, le juge Goldstone, dans une tribune publiée dans le Washington Post, a déclaré qu’il est temps de « reconsidérer » les conclusions du rapport portant son nom. Il considère aujourd'hui qu'à la lumière des éléments d’enquêtes publiés par Israël « on ne peut plus dire qu’Israël est responsable de crime de guerre. » Il a par ailleurs déploré que le Hamas n'ait, quant à lui, mené aucune enquête et qu'avoir escompté qu'il le fasse était une « erreur ». Il a ajouté qu'il n'a pas été suffisamment fait état du fait que le Rapport Goldstone a qualifié les attaques du Hamas contre les populations civiles israéliennes comme étant illégales et des actes de terrorisme. Il a aussi souligné qu'il était indéniable que le Conseil des droits de l'homme des Nations unies avait « une histoire de parti-pris contre Israël » et qu'il doit condamner « l'inexcusable massacre commis de sang froid » récemment contre une famille israélienne, dont deux enfants et un bébé alors qu'ils étaient dans leurs lits[64]. Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a réagi en déclarant qu'il était maintenant démontré que comme les autorités israéliennes l'avaient toujours affirmé « qu'Israël n'a pas nui intentionnellement aux civils ». Il a demandé à l'ONU d'annuler et classer ce rapport.

Le 14 avril 2011 les trois autres coauteurs du rapport (Hina Jilani, Christine Chinkin et Desmond Travers) publient un communiqué commun critiquant le retrait de Richard Goldstone de ce rapport, affirmant que le rapport est juste et qu'Israël n'a pas su démontrer que les crises n'étaient pas délibérés[65]. Dans une interview accordée au Middle East Monitor, Hina Jilani insiste sur le fait que rien dans la tribune à travers laquelle Richard Goldstone se rétracte ne pourrait ébranler l'objectivité du rapport initial[66]. Plusieurs observateurs mettent en doute la sincérité du retrait du juge Goldstone (voir l'article consacré au rapport Goldstone).

Opérations militaires[modifier | modifier le code]

La guerre entre Israéliens et le Hamas est un cas classique de guerre asymétrique. Israël possède une puissante armée régulière, tandis que le Hamas n'en a pas. À la place, le Hamas utilise des tactiques asymétriques, essentiellement des tirs frontaliers de snipers et des attaques de roquettes, mais aussi des attentats-suicide. Le Hamas déploient leurs forces dans des zones civiles dans le but d'empêcher Israël de mettre en œuvre des forces et tactiques conventionnelles, ce que le chercheur Michael C. Desch résume par : « Rien de tel qu'une guerre urbaine pour mettre les forces en présence à un niveau similaire »[67]. Cette dernière « multiplie le nombre de configurations possibles de combat, augmente la densité du terrain des hostilités, disperse les forces engagées, réduit la distance entre combattants et non-combattants, exige toujours plus de capital humain, donne une prime à l'absence d'équipements de haute technologie, augmente le taux probable de pertes humaines, complique les tactiques d'affrontements militaires et rend caducs les indicateurs traditionnels de réussite ou d'échec[67]. » Israël tend à utiliser des tactiques sur des cibles précises, notamment des assassinats ciblés de leaders basés sur le renseignement et rejette la responsabilité des pertes civiles sur les forces palestiniennes, en raison de leur utilisation de boucliers humains et d'ambulances des Nations-Unies pour le transport des combattants. Par ailleurs, Israël met en œuvre des mesures de restriction du mouvement des Palestiniens (en particulier par l'utilisation de barrières physiques), en restreignant l'approvisionnement de la Bande de Gaza.

Offensive militaire israélienne[modifier | modifier le code]

Bombardements aériens[modifier | modifier le code]

Palestiniens à Gaza-centre sur les décombres d'un immeuble détruit (13 janvier 2009).
Hôpital Al-Quds de Gaza City, après un bombardement israélien (12 janvier 2009).
Mosquée détruite pendant l'opération plomb durci (12 janvier 2009).

27 décembre 2008 : Tsahal lance son opération « Plomb durci » à 11 h 30 (9 h 30 UTC), lorsque plus de cinquante chasseurs F-16 Falcon et hélicoptères d’attaque AH-64 Apache de l’Armée de l'air israélienne (Heyl Ha Avir) pénètrent l’espace aérien de la bande de Gaza, tuant 225-292 Palestiniens et en blessant plus de 1 000. Durant cette première vague, la Heyl Ha Avir largue plus de cent bombes guidées par GPS GBU-39[68] qui, selon elle, touchent les 50 cibles prévues[69], soit le QG du Hamas à Tell Zaatar, des camps d’entraînement à Tell Zaatar, au sud de la bande de Gaza et à Gaza-centre, le centre de commandement et d’armurerie à Gaza-centre, l’école de police du Hamas, le bureau de l’ex-Premier ministre de l'Autorité palestinienne Ismaël Haniyeh, le QG des Brigades Izz al-Din al-Qassam au nord de la bande et des sites de lancement enterrés de roquettes Qassam[70]. Le général Dan Harel, chef d'État-Major adjoint de Tsahal confirme le jour-même le choix des cibles : « Cette opération est différente des précédentes. Nous avons mis la barre très haut et nous allons dans cette direction. Nous ne frappons pas uniquement les terroristes et les lance-roquettes, mais aussi l'ensemble du gouvernement du Hamas. Nous visons des édifices officiels, les forces de sécurité, et nous faisons porter la responsabilité de tout ce qui se passe sur le Hamas et ne faisons aucune distinction entre ses différentes ramifications. Nous ne sommes qu'au début de la bataille. Le plus dur est encore devant nous et à cela, il faut se préparer. Nous voulons changer les règles du jeu »[71].

À 12 h 00 (10 h 00 UTC), une seconde vague de 60 chasseurs et hélicoptères de combat se concentre sur 60 sites de lancement enterrés de Qassam. Au total, 170 cibles sont touchées, tuant 230 habitants de la bande et en blessant plus de 780, selon l’ONG palestinienne B'Tselem. Parmi eux, 140 membres des forces de sécurité du Hamas sont tués, dont les généraux Tawfik Jaber[72] et Ismaïl Jaabari[73], avec au moins 15 civils. Des enfants feraient partie des victimes[72].

28 décembre 2008 : vingt-cinq sorties aériennes sont conduites ce jour-là, portant le nombre de morts à 287 et le nombre de blessés à 900[74]. Une roquette tirée de nuit d'un F-16 sur une mosquée proche de l'hôpital Al-Shifa à Gaza-centre, d'où des roquettes auraient été tirées, tue 4 membres du Hamas[75].

À l'instar du lieutenant-colonel (à la retraite) de l'US Army Ralph Peters (en), qui estime que « les stratèges de l'Armée de l'air israélienne sont allés plus loin que la conception de l'US Air Force de « choc et effroi, (eng. :shock and awe) » (…) en s'employant à tuer le plus grand nombre de terroristes possibles[76] », le journaliste français Jean Guisnel pense que l'approche aérienne israélienne s'appuie sur la théorie des 5 cercles du colonel de l'US Air Force John Warden : « Pour l'instant, appliquant à la lettre la théorie des cinq cercles du colonel américain John Warden qui voit « l'ennemi comme un système », l'état-major israélien casse systématiquement et durablement l'ensemble des bâtiments et des points d'appui du Hamas, après avoir commencé par tuer le plus grand nombre possible de ses dirigeants et des membres de son appareil de sécurité[71] ».

Par ailleurs, la Heyl Ha Avir fait à nouveau un large usage de ses drones Hermes 450 Ziq de reconnaissance et de surveillance, stationnés sur la base aérienne de Palmachim, au sud de Tel Aviv. Ils seraient équipés de désignateurs laser au profit des F-16.

« Toquer au toit »[modifier | modifier le code]

Avant les bombardements aériens visant des immeubles occupés par des civils, Tsahal leur passe des coups de téléphone, une pratique validée par la Justice israélienne appelée « toquer au toit (en) ». Typiquement, un officier des services de renseignements appelle par téléphone les occupants d'une maison visée, dix ou quinze minutes avant le tir d'un missile[77],[78]. Les habitants sont appelés par téléphone, message vocal ou SMS[79]. Dans certains cas, le Hamas demande à des civils de stationner sur les toits pour dissuader les pilotes israéliens d'attaquer[80], ce que font certains habitants[78]. Confrontés à cette situation, les officiers supérieurs de l’Armée de l'air israélienne annulent le bombardement ou lancent une maquette de missile sur une partie vide du toit afin d'effrayer les habitants et les forcer à abandonner l'immeuble[80].

En 2006, le Centre palestinien pour les droits de l'homme estimait que l'avertissement préalable d'habitants par Tsahal était constitutif de guerre psychologique, étant donné que certains immeubles sont bombardés et pas d'autres[81]. Amnesty International et le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU estiment que, étant donnée la forte densité de population de Gaza, il n'existe pas d'endroit « sûr » dans les camps de réfugiés[82].

Invasion terrestre[modifier | modifier le code]

Jabalia (près de Gaza) après le retrait des troupes israéliennes.

Selon Tsahal, le but de l'invasion terrestre, référencée comme la deuxième phase de l'opération « Plomb durci », est de sécuriser l'intérieur de la bande de Gaza d'où des tirs de roquettes ont eu lieu malgré les bombardements aériens (tuant un soldat et 3 civils israéliens le 28 décembre). En géographie militaire, la modalité de contrôle de la bande choisie par l'Armée de terre israélienne (Mazi) est la « maîtrise virtuelle[83] » : ainsi, le 28 décembre 2008, l'artillerie de Mazi, positionnée à l'extérieur, bombarde durant plusieurs heures les abords de la bande afin de faire exploser les mines et engins explosifs improvisés du Hamas avant que les troupes ne s'y engagent[84]. Au matin du 3 janvier 2009, faisant le choix tactique du « swarming (en)[85] », des groupes autonomes ou semi-autonomes de fantassins de Mazi pénètrent par plusieurs points de la bande (Beit Lahiya et Beit Hanoun, au nord de la bande[86]) et se rapprochent de Gaza-centre en restant à couvert dans des zones faiblement urbanisées[84].

Prise de Gaza-centre[modifier | modifier le code]

Cessez-le-feu humanitaires[modifier | modifier le code]

Évacuation sanitaire et mesures de protection[modifier | modifier le code]

L'armée israélienne est parvenue à réduire de moitié le temps nécessaire à l'évacuation sanitaire aérienne par hélicoptère des soldats blessés sur le terrain par rapport à 2006. En moyenne, les transferts vers un hôpital ont duré quarante-cinq minutes contre une heure et demie précédemment. Au total, onze opérations de sauvetage sous le feu du Hamas ont eu lieu dans la bande de Gaza en un peu plus de trois semaines. Pour le soin aux blessés, le service médical de l'armée a également utilisé, pour la première fois, un agent hémostatique permettant de coaguler le sang à la place du bandage utilisé habituellement. Enfin, les soldats ont étrenné un nouveau gilet pare-balles utilisé comme seconde couche sous le gilet en céramique standard. Cet équipement serait particulièrement efficace contre des éclats d'obus[87].

Activité militaire palestinienne[modifier | modifier le code]

Préparation[modifier | modifier le code]

En vue du combat, les combattants palestiniens piègent des maisons et des immeubles et construisent un vaste réseau de tunnels[88],[89]. Un combattant du Hamas rapporte que le groupe a construit un réseau de tunnels sous Gaza-centre qui lui permettrait de s'affronter à Tsahal en combat urbain[89]. Le colonel Herzi de la 35e brigade parachutiste (Hativat HaTzanhanim) estime qu'un tiers des maisons sont piégées[90] avec des mannequins, des explosifs et des tunnels. Le but de la manœuvre serait que les soldats israéliens tirent sur les mannequins, les prenant pour des combattants; une explosion aurait lieu et les soldats tomberaient ou seraient tirés dans un tunnel où ils seraient faits prisonniers[91]. Le général de brigade Eyal Eisenberg ajoute que des bombes sont dissimulées dans des paraboles de télévision par satellite et estime « monstrueuse » et « inhumaine » le piégeage de maisons et d'écoles[92]. Ron Ben-Yishai, un « embedded journalist » (journaliste accrédité et embarqué), rapporte que des pâtés entiers de maisons sont piégés et câblés en vue d'une confrontation urbaine. Tsahal a publié un plan supposé montrer « la position d'explosifs et des forces du Hamas dans la banlieue d'Al-Attara, au nord de la bande de Gaza ». Ce plan montrerait que le Hamas a placé de nombreux explosifs et des caches pour ses snipers dans des zones résidentielles, plusieurs mosquées et à proximité d'un dépôt de gaz[93]. Selon le colonel britannique Tim Collins (en), les explosions secondaires durant Plomb durci indiquent nécessairement la présence de caches d'explosifs[94].

Engagements avec les forces israéliennes[modifier | modifier le code]

Des représentants du Hamas affirment combattre avec l'aide de véhicules blindés et d'armes, donnés par Israël, les États-Unis et d'autres pays à l'Autorité palestinienne et confisquées à cette dernière[95]. Le Hamas et le Jihad islamique palestinien confectionnent une multitude d'engins explosifs improvisés (EEI), certains étant des armes anti-personnel, d'autres étant plantés ou enfouis le long des routes pour être activés contre les chars et les véhicules de transport de troupes israéliens. Certains de ces EEI sont fabriqués à partir de flacons de médicaments transférés à la bande de Gaza comme aide humanitaire par Israël[96].

Le Centre d'information sur les renseignements et le terrorisme, un think tank israélien, rapporte des témoignages de combattants du Hamas arrêtés par le Shabak selon lesquels le Hamas a utilisé des bâtiments publics (y compris des mosquées et des écoles) et des résidences privées comme sites d'entrepôts d'armes, a tiré des roquettes depuis des bâtiments publics et privés, et a utilisé des institutions publiques à des fins militaires, dans l'idée que Tsahal serait dissuadée de les attaquer[97].

Le New York Times rapporte les dires d'un combattant anonyme du Hamas se définissant comme « civil et combattant ». Ce dernier affirme que, étant donnée la petitesse et l'enfermement de la bande de Gaza, il n'y a pas d'autre endroit où rester à part dans les zones civiles. Il rajoute que la plupart des Palestiniens acceptent d'abriter les militants du Hamas[98]. Le même quotidien affirme que « ne voulant pas servir d'appât à Israël et se découvrir, les militants du Hamas combattent en civil ; il a été même ordonné aux policiers de quitter leurs uniformes[80] ».

Attaques de roquettes contre Israël[modifier | modifier le code]

Femme blessée à Ashkelon après l'attaque d'une roquette Grad provenant de Gaza. (1er janvier 2009).
Une roquette Grad sur Beer-Sheva (17 janvier 2009).

Le Hamas dispose de roquettes Qassam artisanales et de roquettes de conception « rustique » similaires à la Grad (BM-21 Katioucha) ex-soviétique[99] ayant cependant une portée plus longue, capables de toucher des villes comme Ashkelon16,5 km), Ashdod35 km au nord) et Beer-Sheva[100]40 km) et pouvant à terme menacer Tel Aviv à 70 km[101].

Autres attaques du territoire israélien[modifier | modifier le code]

En plus des attaques de roquettes de la bande de Gaza, Israël subit des tirs non revendiqués de l'extérieur de la bande.

Le 8 janvier 2009, trois roquettes Katioucha sont tirées du Liban sur la ville de Nahariya, au nord d'Israël, blessant deux pensionnaires d'une maison de retraite. L'artillerie de l'armée de terre israélienne riposte au tir. Aucune revendication n'est formulée[102], même si des analystes pensent que les responsables seraient des groupuscules proches du mouvement chiite du Hezbollah[103]. L'attaque est condamnée par le Premier ministre libanais[104], qui fait arrêter 7 suspects.

Le 11 janvier 2009, des soldats israéliens qui procèdent à des travaux d'ingénierie sur le plateau du Golan se retrouvent sous le feu d'un tireur inconnu situé dans la partie du Golan contrôlée par la Syrie[105]. Le 13 janvier 2009, une patrouille de l'armée de terre israélienne sur la frontière jordanienne se retrouve sous le feu d'un tireur inconnu situé de l'autre côté de la frontière[106]. Les deux escarmouches ne causent aucun blessé.

Le 14 janvier 2009, au moins trois roquettes Katioucha sont tirées du Liban sur les régions du Golan et de Galilée, obligeant ses habitants à gagner les abris. L'artillerie de l'armée de terre israélienne riposte aux tirs[107]. Aucun blessé n'est à déplorer et aucune revendication n'est formulée.

Population civile du sud d’Israël lors d'attaques de roquettes.

Incidents[modifier | modifier le code]

Cessez-le-feu[modifier | modifier le code]

Malgré la proclamation d'un cessez-le-feu par chacun des belligérants le 18 janvier 2009, des tirs de roquettes venant de Gaza - que le Hamas condamne[108] et des raids aériens israéliens, visant principalement les tunnels d'approvisionnement en armes[88] ou les auteurs de ces tirs, ont toujours lieu en février et en mars 2009.

Pertes humaines[modifier | modifier le code]

Au soir du 19 janvier, selon le bilan provisoire rapporté par le chef des services d'urgence à Gaza, Mouawiya Hassanein, 1 315 Palestiniens ont été tués dans l'offensive israélienne[27] dont plus de 410 enfants et 100 femmes, et plus de 5 285 autres ont été blessés[27] ; selon le Centre palestinien pour les droits de l'homme, les civils composent 65 % des tués[28]. Côté israélien, 3 civils et 10 soldats israéliens ont perdu la vie, et 113 soldats ont été blessés ainsi que plus de 84 civils, selon B'Tselem[29].

Date Bilan morts palestiniens Bilan morts israéliens
27 décembre 2008 230 1
28 décembre 2008 115 0
29 décembre 2008 22 3
30 décembre 2008 20 0
31 décembre 2008 27 0
1er janvier 2009 26 0
2 janvier 2009 22 0
3 janvier 2009 30 0
4 janvier 2009 42 1
5 janvier 2009 52 3
6 janvier 2009 81 2
7 janvier 2009 60 0
8 janvier 2009 66 1
9 janvier 2009 49 0
10 janvier 2009 33 2
11 janvier 2009 50 0
12 janvier 2009 47 0
13 janvier 2009 45 0
14 janvier 2009 43 0
15 janvier 2009 90 0
16 janvier 2009 60 0
17 janvier 2009 58 0
18 janvier 2009 42 0
19 janvier 2009 5 0
Total[109] 1 315 13

Afin de ne pas être accusé de surévaluer la proportion de civils, l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) qui corrobore le nombre de victimes régulièrement fournis par les Palestiniens de la Bande de Gaza, ne compte comme civils que les femmes et les enfants[110]. Ainsi :

  • Au 31 décembre 2008, le porte-parole de l'UNRWA compte 25 % de victimes civiles[111] ;
  • Au 6 janvier 2009, la proportion est égale à 50 % de victimes civiles[112].
  • Au 15 janvier au soir, 50 % des personnes tuées sont des civils[27].
  • Au 17 janvier au soir, qui correspond au cessez-le-feu unilatéral déclaré par les Israéliens, le Centre palestinien des droits de l'Homme à Gaza indique que 65 % des personnes tuées sont des civils[28].

Selon les forces de défense israéliennes (IDF), il y a eu 1 166 Palestiniens tués, dont 709 militants de divers groupes armés, ce qui correspond à un maximum de 39,2 % de civils[113]. B'Tselem parle quant à lui de 1387 Palestiniens tués, parmi lesquels 773 civils (dont 252 enfants âgés de moins de 16 ans), 330 militants (dont 19 mineurs) et 248 officiers de police[114].

Bande de Gaza[modifier | modifier le code]

Représailles interpalestiniennes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tensions interpalestiniennes.

Plusieurs ONG (Centre palestinien pour les droits de l'homme, centre Addameer) et organisations palestiniennes telle le FPLP se sont plaintes de la répression accrue du Hamas durant et après le conflit et l'accusent d'exécutions sommaires[115]. Le New York Times affirme que, durant le conflit, le Hamas a exécuté dans l'enceinte de l'hôpital Al-Shifa 6 Gazaouis suspectés de collaboration avec Israël[116]. De même, le Jerusalem Post affirme que le Hamas aurait exécuté des Palestiniens suspectés de collaboration avec le Fatah[117]. Enfin, Yuval Diskin, directeur du Shabak, l'agence de contre-espionnage israélienne, affirme que le Hamas a tué 70 partisans du Fatah sous couvert de la guerre[118]. Le Shabak assure avoir reçu du renseignement humain de Palestiniens sur les opérations du Hamas dans la bande de Gaza, dont certaines auraient été interceptés par le Hamas, entrainant l'exécution des informateurs suspectés[119].

Par ailleurs, le Hamas a arrêté des membres supposés du Fatah, commettant parfois sur eux des actes de violence comme des passages à tabac et des tirs systématiques d'armes à feu dans les jambes[120]. Le Jerusalem Post cite des sources anonymes de responsables du Fatah selon lesquels, dans la première semaine du conflit, 75 membres du Fatah ont subi des tirs dans les jambes et ont eu les bras brisés[117] et après le cessez-le-feu, 100 autres ont été torturés, blessés et/ou tués dans plusieurs hôpitaux et écoles transformés en « centres d'interrogatoire »[121].

Ihab al-Ghossein, porte-parole du ministère de l'Intérieur du Hamas dans la Bande de Gaza, a d'abord rejeté ces allégations[122] avant de reconnaître et justifier les exécutions de « collaborateurs[123] ».

Pertes de militants et de policiers[modifier | modifier le code]

Plusieurs membres importants du Hamas et de son bras armé sont tués durant les opérations, notamment le général Tawfik Jaber, chef de la police à Gaza[124], le ministre de l'Intérieur Saïd Seyam[125], le cheik Nizar Rayyan[126] et le chef des services de sécurité, le général Salah Abu Shrakh[127]. Le Jihad islamique palestinien confirme la mort de son combattant Wajih Mushtahi, ancien membre du Comité olympique palestinien[128]. Les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa confirment la mort de Ali Hijazi, « commandant local, responsable des tirs de roquettes contre Israël[129] ».

En tout, les groupes militants rapportent que 158 de leurs combattants (sans compter les policiers) ont été tués, un chiffre en contradiction avec les statistiques du Centre palestinien pour les droits de l'homme de 223 combattants (sans compter les policiers) et de Tsahal de 700 combattants[130]. Sur les 158, le Hamas affirme avoir perdu 48 combattants tandis que le Jihad islamique palestinien en dénombre 38 et le Comité de résistance populaire, 34[131].

Islam Shahwan, porte-parole de la police et membre du Hamas, déclare dans une conférence de presse que « le général Tawfik Jaber et 230 officiers et policiers ont été tués[132] ».

Finalement, le 1er novembre 2010, le ministre de l'intérieur du Hamas, Fathi Hamad précise les pertes du Hamas qui s'élèverait à 600 ou 700 tués (250 policiers le premier jour puis 150 membres des forces de sécurité et 200 à 300 combattants des brigades Al-Qassam). Le reste des victimes sont des civils[5]. Le ministre de l'intérieur du Hamas ajoute qu'Israël aurait minimisé le niveau précis des pertes israéliennes qu'il estime à 50 tués. Ces chiffres sont à rapprocher de celui de 700 membres du Hamas tués, selon les Israéliens.

Selon le New York Times, des résidents palestiniens et des officiels israéliens déclarent que le Hamas soignait ses propres blessés dans différents centres médicaux (et non des hôpitaux) et qu'il est difficile d'estimer le nombre de combattants morts du Hamas, beaucoup ne portant pas d'uniformes[133].

Israël[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Conséquences[modifier | modifier le code]

Crise humanitaire de Gaza[modifier | modifier le code]

Pour Richard Horton, qui résume une étude de deux ans menée en collaboration avec des Palestiniens, l'Organisation mondiale de la santé et d'autres agences de l'ONU, « depuis 2000, les territoires palestiniens occupés ont subi un accroissement de l'insécurité, en raison de l'érosion voire de l'effacement complet de nombreux progrès sanitaires enregistrés jusqu'alors [...]. Ces revers, ajoutés aux offensives israéliennes sur Gaza, ont plongé la région dans une crise humanitaire[134] ».

Conséquences en Israël[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Les médias jouent un rôle primordial dans la guerre. L'accès de la presse internationale à la bande de Gaza est limité à la fois par l'Égypte et Israël. Le 29 décembre 2008, la Cour suprême d'Israël émet un arrêt ordonnant au gouvernement d'autoriser l'entrée des correspondants étrangers à Gaza chaque fois que les points de passage sont ouverts, mais Tsahal refuse de s'y plier[136]. Des arrestations de journalistes ont lieu en Israël pour violation de la censure en temps de guerre, entraînant la protestation des associations de journalistes. Les campagnes de relations publiques jouent également un rôle important, notamment au travers des nouveaux médias.

Les informations publiées par la presse internationale sont parfois sujettes à caution. Ainsi, les médias annoncent le 6 janvier qu'une école de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient a été bombardée par l'armée israélienne, causant 43 morts. Cette information sera largement répercutée au cours des semaines à venir. Ce n'est que le 29 janvier qu'un journaliste du quotidien canadien The Globe and Mail, enquêtant sur place, découvre que l'école n'a jamais été bombardée et que personne n'y est mort[137]. Les résultats de l'enquête du journaliste canadien sont confirmés par le bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU, qui pourtant avait laissé écrire le contraire durant trois semaines[138]. Cependant, à l'exception du Washington Post, qui reprend l'information avec un peu de retard, le rectificatif ne sera repris par aucun des médias qui avaient fait état du « bombardement » de l'école[139].

Guerre de l'information[modifier | modifier le code]

Comme durant le conflit israélo-libanais de 2006[140], la guerre de Gaza engendre également une propagande, de l'hacktivisme et une cyberguerre effrénée de la part des deux parties, qui entraîne le vandalisme de sites web[141], des dénis de service ou des piratages de noms de domaine et l'apparition de « diplomatie médiatique » sur Facebook, Second Life, ou Twitter. Le Hamas anime une vingtaine de sites sur Internet dont Aqsa Tube, conçu en 2008 sur le modèle de YouTube. Cette plate-forme audiovisuelle diffuse des vidéos présentant sous un jour favorable les tirs de roquettes sur Israël. On y trouve également un lien vers la chaîne satellite du Hamas, Al-Aqsa TV, ce qui a pour effet d’augmenter le nombre de ses téléspectateurs en contournant les restrictions imposées à sa diffusion[142]. De même, Tsahal a ouvert une chaine sur YouTube ainsi qu'un blog pour montrer ses actions et expliquer son point de vue[143], selon la logique éprouvée de la hasbara. Le Ministère de l'Intégration et de l'Immigration israélien met sur pied une « armée » de blogueurs, dévolue à inonder de commentaires les sites jugés « problématiques[144] ».

Sur le fond[modifier | modifier le code]

L'argument des tirs de roquettes[modifier | modifier le code]

Restes des roquettes Qassam tirées sur Israël.

Selon Pierre Razoux : pour Israël, « il s'agit d'empêcher le Hamas de reconstituer ses stocks de roquettes » tandis que pour le Hamas, « il s'agit de maintenir la pression sur Israël en tirant des roquettes et des missiles sur les villes voisines (…), de kidnapper des soldats ou des civils israéliens »[55]. Pour le général de brigade (à la retraite), ancien officier du Shin Beth et ancien porte-parole de l'armée israélienne Ephraïm Lapid :

« (Les combattants du Hamas) savent qu'ils ne peuvent pas détruire Israël et ses capacités militaires. Mais ils peuvent atteindre l'esprit, le moral de la société, ce qui est peut-être pire. À bien des égards, il s'agit ici de 50 000 personnes -les habitants de la région de Sderot, touchée par les roquettes Qassam- sur 7 millions, ce n'est pas tant. Ces tuyaux d'un mètre font que nous ne pouvons pas sécuriser notre population. C'est ce qui cause les vrais dégâts[145]. »

Dans l'attente de la mise en service en 2010 du système de défense rapprochée antimissiles Dôme de fer préféré au Counter-Rockets, Artillery Mortars Phalanx CIWS, Israël reste dépourvue face aux attaques de Qassam[146].

Ainsi, le vice-ministre de la défense Matan Vilnai avait déclaré[147] le 29 février 2008 à la radio de l'armée que les Palestiniens de Gaza risquaient une « shoah » si les tirs de roquettes continuaient :

« Plus le tir des Qassam s'intensifie et les roquettes atteignent une plus grande distance, plus ils feront survenir sur eux une shoah plus importante car nous utiliserons toute notre puissance pour nous défendre. »

Ce terme de « shoah » étant rarement utilisé en Israël en dehors de l'extermination des Juifs d'Europe par les Nazis, l'expression a choqué et fait craindre le pire, mais Matan Vilnai a par la suite fait savoir par son porte-parole qu'il n'avait aucunement voulu faire allusion à un génocide et qu'il avait employé le mot « shoah » dans le sens de désastre[148] ; le mot « shoah » en hébreu signifiant d'une part « catastrophe » et faisant référence, d'autre part, au génocide perpétré par les Nazis pendant la Seconde Guerre mondiale.

Vilnai ajoute dans cette même émission[147] qu'une vaste opération militaire est donc en préparation :

« Ce sera triste, et difficile, mais nous n'avons pas d'autre choix. (…) Nous sommes proches d'utiliser toute notre force. Jusqu'à maintenant, nous avons utilisé un petit pourcentage de la puissance de l'armée à cause de la nature du territoire. »

Le général de brigade (à la retraite), ancien porte-parole de l'armée israélienne Ephraïm Lapid déclare[145] le 13 juin 2008 :

« Pour l'instant, il y a un dilemme, qui n'est que temporaire, entre la reprise des opérations et la poursuite du cessez-le-feu entre le Hamas et Israël. Car ce cessez-le-feu masque la continuation du combat par l'organisation. (Le Hamas) a besoin de ce break pour renforcer ses capacités et recevoir de l'aide de l'Iran. Certains en Israël pensent que nous devrions pas leur laisser cette option et que nous devrions prendre une attitude offensive. De mon point de vue cependant, je ne vois pas d'option militaire qui ferait cesser la violence. La seule voie permettant d'y aboutir -et on le voit dans l'histoire des relations entre Israël et les pays arabes- est la négociation. Mais nous devons être forts. Ils ne seront prêts à aller à la table des négociations que si nous sommes forts. Nous ne pouvons pas envoyer des signaux de faiblesse comme cela a été le cas avec le Liban »

À la suite de la trêve signée le 19 juin 2008[149], les statistiques officielles du ministère des affaires étrangères israélien montrent une diminution des tirs de roquettes qui passèrent d'une moyenne de 179 par mois de novembre à juin 2008 à 3 par mois de juillet à octobre 2008[150]. À ce propos, dans un rapport[40] officiel des renseignements israéliens (le Intelligence and Terrorism Information Center) publié sur le site du ministère des affaires étrangères il est écrit que :

« À partir du 19 juin, il y eut une réduction marquée dans l'étendue des attaques sur la population de l'ouest du Negev. La trêve fut sporadiquement violée par des tirs de mortier et de roquettes, lancés par des organisations terroristes non contrôlées, dans certains cas sans l'accord du Hamas (en particulier par des partisans du Fatah et de Al-Qaeda). Le Hamas prenait soin de respecter la trêve. »

Toutefois, le cessez-le-feu dégénère en novembre 2008, et dans le même rapport[40] officiel israélien il est écrit :

« le 4 novembre, l'armée israélienne a mené une opération militaire près de la barrière de sécurité avec Gaza afin de prévenir une prise d'otage planifiée par le Hamas, qui avait creusé un tunnel sous la barrière dans ce but. Sept terroristes du Hamas furent tués lors de cette opération. En représailles, le Hamas et les autres organisations terroristes attaquèrent Israël avec un barrage massif de roquettes. »

Cela fut rapporté dans quelques médias[151], et selon[152] un diplomate occidental en poste à Jérusalem :

« Comme les fois précédentes, c’est Israël qui est à l’origine de la rupture de la trêve. Mais les militants du Hamas n’ont pas assez d’intelligence politique pour ne pas répliquer, ce qui fait qu’on ne retient que les tirs de roquettes Qassam contre la population israélienne »

Les habitants d'Ashkelon avaient d'ailleurs manifesté le 20 novembre 2008 « contre une recrudescence des attaques transfrontalières depuis Gaza »[153].

D'ailleurs, plusieurs jours après le début de l'offensive, le 5 janvier 2009, Neve Gordon, professeur de sciences politiques et directeur du Département de Politique et de Gouvernement à l'Université Ben Gurion du Negev, explique[154], après avoir précisé qu'il souffrait personnellement des tirs de roquettes :

« Et je pense que ce qu'Israël a fait jusqu'à maintenant n'a que peu de chose à voir avec l'arrêt des roquettes, mais en fait cela est une action à visée électorale en Israël. C'est une action pour construire la réputation des militaires israéliens après leur humiliation en 2006. Et ce qu'ils font en fait c'est un bombardement aérien et un massacre de la population, et nous devons dire non à cela. »

L'argument de la menace à l'existence d'Israël[modifier | modifier le code]

école maternelle à Beer Sheva dévastée après une explosion d'une roquette provenant de Gaza (décembre 2008)

Une fois l'opération Plomb Durci lancée, le général Yoav Galant, commandant de la région sud, explique[155] que l'objectif est de « renvoyer la bande de Gaza des décennies en arrière en termes de capacité militaire, en faisant le maximum de victimes chez l'ennemi et le minimum au sein des forces armées israéliennes. »

De façon plus générale, selon Mark Heller, chercheur à l'Institut d'Études sur la Sécurité Nationale à l'Université de Tel Aviv : « Le souci est que par le passé - peut-être un passé mythique - les gens ne cherchaient pas les ennuis avec Israël car ils avaient peur des conséquences. Maintenant la région est pleine de rhétorique provocatrice comme quoi Israël ne serait qu'un tigre de papier. Cette opération est une tentative pour restaurer la perception que si vous provoquez ou attaquez vous paierez un prix disproportionné[156]. »

Jean-Yves Camus, politologue, chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques développe cette idée :

« Ces facteurs psychologiques rendent la situation bien différente de celle qui prévalait avant la victoire électorale du Hamas : avec l’OLP, chacun en Israël savait, même s'il prétendait le contraire, qu’il existait un terrain de négociation ; avec le Hamas, aucune discussion n’est possible tant que le mouvement islamiste n’aura pas reconnu le droit à l’existence d’un état juif. Qu’en l’espèce il existe sans doute, au sein du Hamas, une minorité lucide et capable de franchir ce pas, ne change rien pour l’instant au sentiment dominant en Israël, d’un combat existentiel pour garantir la survie de l’état hébreu : jamais il n’a existé de conjoncture comme celle d’aujourd’hui, où Israël doit faire face au triple déni d’existence du Hamas, du Hezbollah et du président iranien, sans compter le problème majeur que pose la radicalisation d’une bonne partie des arabes israéliens[157]. »

Ce même analyste ajoute :

« malgré l’ampleur de l’action contre Gaza, l’équipe au pouvoir a définitivement intégré l’idée d’un état palestinien indépendant et sera inévitablement amenée, si elle est reconduite, à faire d’autres concessions pour aboutir à un accord de paix, la droite idéologique au contraire, n’a toujours pas avalisé l’idée même qu’il existe un « peuple palestinien », encore moins celle qu’il dispose d’un état, et considérant que le temps joue pour Israël, elle tentera de retarder par tous les moyens un règlement global du conflit, y compris en tenant tête à la pression internationale[157]. »

En outre, lors de son passage en France, Tzipi Livni a déclaré que dans cette guerre son pays « représentait les valeurs du monde libre »[158].

L'argument du cessez-le-feu plus favorable à Israël[modifier | modifier le code]

Ron Ben-Yishal, commentateur israélien spécialiste des affaires militaires[réf. nécessaire], déclare que : « Ce qui a commencé à Gaza samedi matin est apparemment une action limitée visant à obtenir un cessez-le-feu à long terme entre le Hamas et Israël selon des termes favorables à Israël[159]. »

Le Hamas aussi voulait des conditions plus favorables pour la poursuite du cessez-le-feu : Yuval Diskin, actuel dirigeant du service de sécurité israélien Shin Bet

« dit au cabinet israélien (le 23 décembre 2008) que le Hamas est intéressé par une prolongation du cessez-le-feu, mais veut en améliorer ses conditions[160]. »

Diskin poursuit en précisant que le Hamas demandait deux choses : la fin du blocus, et un cessez-le-feu israélien en Cisjordanie.

Méthode[modifier | modifier le code]

Stratégie[modifier | modifier le code]

Désinformation et surprise[modifier | modifier le code]

En février 2008, une vaste opération est en voie de préparation[161],[147]. Le 31 décembre 2008, Haaretz indique que l'opération « Plomb Durci » a en réalité été préparée de longue date[162]. Par ailleurs, Haaretz écrit que le lancement de l'opération est précédé d'une campagne de « désinformation » de la part de l'état major israélien afin de « tromper et induire en erreur l’opinion publique » et qui « a pris le Hamas par surprise et a permis d’accroître de manière significative le nombre de ses victimes durant les bombardements »[162].

Pour sa part, le président égyptien ne voit pas de surprise, mais place la responsabilité du conflit sur le Hamas : Mohammed Hosni Moubarak a reproché au Hamas d'avoir invité Israël à la confrontation en refusant de prolonger la trève avec l'État hébreu quelques jours avant le début de l'Opération Plomb Durci[163].

Bombardements[modifier | modifier le code]

Armement[modifier | modifier le code]

  • Selon le site timesonline, des obus fumigènes M825[164] au phosphore blanc ont été tirés par l'artillerie israélienne[165].
  • Selon deux médecins norvégiens (Erik Fosse et l'urgentiste Mads Gilbert), qui interviennent dans la région depuis une vingtaine d’années avec l’Organisation non gouvernementale (ONG) norvégienne Norwac[166],[167], l'armée israélienne utilise à nouveau des armes expérimentales de fabrication américaine, à base de Dense Inert Metal Explosive, développées pour le contexte d'une guerre asymétrique, et caractérisées par une puissance de souffle accru sur un rayon d'une dizaine de mètres. Cet explosif peut-être emporté par la bombe GBU-39. Ces armes causent des lésions incurables dans les tissus mous et les os des organismes vivants. Cette opinion est partagée par Marc Garlasco[168], un analyste militaire travaillant pour Human Rights Watch; Marc Garlasco fut contraint peu après de démissionner pour collection d'objets nazis[169]. Disposant d'un grand pouvoir d'explosion, ces bombes ont un rayon d'action limité afin d'éviter les dommages collatéraux mais leurs éclats possèdent des effets cancérigènes et génotoxiques[170],[171]. Selon Mads Gilbert : « À 2 mètres, le corps est coupé en deux ; à 8 mètres, les jambes sont coupées,… Ils n’ont aucune trace de métal dans le corps, mais des hémorragies internes étranges. Une matière brûle leurs vaisseaux et provoque la mort, nous ne pouvons rien faire », et d'ailleurs un infirmier de l'hôpital Al-Awda dans le camp de réfugiés de Jabalya rapporte qu'il y a une grande majorité de blessés qui arrivent avec au moins un membre manquant[168].
  • Les moteurs des drones Hermes 450 sont fabriqués en Grande-Bretagne[172]. Une centaine de députés anglais signent une déclaration « réclamant un embargo de toutes les ventes militaires qui pourraient être utilisées pour l'agression à Gaza et dans les territoires occupés. »
  • De manière générale l'écart technologique entre les deux camps fait que les bombardements se font, comme le dit Gideon Levy, « en toute liberté sans rencontrer aucune résistance »[173].
  • Selon le colonel britannique Richard Kemp (en) : « Au cours de l'opération Plomb durci, les Forces de Défense Israélienne ont plus fait pour sauvegarder les droits des civils en zone de combat que toute autre armée dans l'histoire de la guerre »[174]. Selon le lieutenant général américain William G. Boykin (en) : « Les Israéliens ont fait très attention à ne pas viser de cibles civiles, et quand ils ont visé des cibles civiles, ils ont fait en sorte d'informer qu'ils allaient frapper. Et le rapport Goldstone dit exactement le contraire »[175].

Contribution des États-Unis à l'offensive militaire d'Israël[modifier | modifier le code]

Budget militaire[modifier | modifier le code]

Les États-Unis contribuent largement au budget militaire israélien, au travers d'une aide de 30 milliards de dollars versés à Israël par les États-Unis sur une période de dix ans à partir de 2008 (en hausse de 25 % depuis la décennie précédente), soit 3 milliards de dollars par an ce qui représente 20 % du budget militaire annuel israélien et 4 % du budget global de la nation israélienne[176],[177]. Pendant les dix années allant de 1999 à 2008, l'aide publique totale (économique et militaire) versée par les États-Unis à Israël s'élève à au moins 27 milliards de dollars[178],[179], et à presque 2,1 milliards de dollars (dont 839 millions de dollars pour la seule année 2008) pour l'Autorité palestinienne et diverses aides au développement en Palestine[180],[181],[182] (n'est pas comptabilisé l'aide humanitaire aux réfugiés versée a l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient). Israël était le plus grand bénéficiaire de l'aide publique extérieure des États-Unis jusqu'en 2004, et le deuxième derrière l'Irak depuis[178].

Livraisons d'armes[modifier | modifier le code]

Au niveau logistique, une preuve récente du soutien des États-Unis à Israël est apportée par l'Agence Reuters, citée par Le Monde le 10 janvier 2009. La Marine américaine s'apprêterait à faire livrer 325 conteneurs standards de 20 pieds contenant des 'munitions' directement dans le port israélien d'Ashdod entre la mi et la fin janvier 2009. Le volume de la livraison étonne un courtier maritime, interrogé par Reuters : « Transporter quelque 3 000 tonnes de munitions en un seul chargement, c'est beaucoup (…) nous n'avons pas vu cela sur le marché depuis des années ».

La révélation de cette livraison d'armes a mis en difficulté le Département de la Défense américain. Il a d'abord tenté, de la démentir (9 janvier) en arguant que « Ce ravitaillement, qui était antérieurement prévu, est un ravitaillement de routine et n'est pas destiné à soutenir la situation actuelle à Gaza » et que « la livraison de munitions est destinée à des stocks américains installés en Israël suivant un accord passé entre les États-Unis et Israël en 1990 »[183]. Puis, le 13 janvier, devant la protestation du gouvernement de la Grèce, où le navire devait être affrété, le porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell, dut concéder l'annulation de l'opération et la recherche d'autres moyens de livraison, plus discrets[184].

Au total, toujours selon Reuters dans la même enquête, cette livraison de matériel militaire était la deuxième prévue dans le même mois de janvier, et faisait suite à « une cargaison encore plus importante de matériels militaires des États-Unis vers Israël avant le début des opérations dans la bande de Gaza ».

Une demande de rapport officiel est déposée par le représentant Dennis Kucinich, élu au Congrès des États-Unis[185].

Bloquer l'action politique de l'ONU[modifier | modifier le code]

Selon le Haaretz, l’ambassadeur des États-Unis aux Nations-Unies, Zalmay Khalilzad, avait « reçu des instructions explicites de ses supérieurs au département d’État de torpiller toute initiative proposée par le bloc arabe destinée à donner au Conseil de Sécurité le statut d’arbitre officiel avec une implication directe dans la recherche d'une solution à la crise de Gaza », au début du mois de janvier[186].

Pertes matérielles[modifier | modifier le code]

École pour orphelins et mosquée détruits à Gaza, 12 janvier 2009

Une estimation préliminaire des dommages par l'UNOSAT, institut issu de l'ONU et du CERN, effectuée à partir d'imagerie satellite sur la bande de Gaza indique au 19 janvier 2009 un millier de bâtiments détruits (857 totalement et 151 sévèrement endommagés, 116 cratères dus à des impacts sur des routes et 361 dans des champs cultivés ou non)[187].

Droit international humanitaire[modifier | modifier le code]

Il importe de distinguer le droit international humanitaire (DIH) et les droits de l'homme, dont nombre de ses dispositions peuvent être suspendues lors d'un conflit armé. Par ailleurs, un ensemble plus limité de règles sont applicables aux conflits armés non internationaux, notamment l'article 3 commun aux quatre Conventions de Genève et ses deux protocoles additionnels de 1977. Le droit international humanitaire oblige à distinguer les combattants des civils (et protège ces derniers), à ce que les attaques militaires soient proportionnelles et que des maux superflus ne soient pas infligés. La violation de ces règles est constitutive de crime de guerre[188].

Les experts en droits de l'homme considèrent que le principal écueil du droit international humanitaire est sa quasi-impossibilité à être appliqué, même si les textes sont clairs[189].

Selon le droit international, les puissances occupantes ont certaines responsabilités[190]. Israël soutient que son occupation a cessé depuis le plan de désengagement des territoires occupés de 2004[191],[192]. Cependant, l'UNRWA et Human Rights Watch ne sont pas d'accord avec cette analyse et considèrent Israël comme une puissance occupante[193],[194]. Israël maintient un contrôle militaire de l'espace aérien de la bande de Gaza, de ses frontières communes avec l'État hébreu (non de Rafah) et de sa zone économique exclusive.

Israël[modifier | modifier le code]

Israël est accusée de « génocide » par le père Miguel d'Escoto Brockmann, président de l'assemblée générale des Nations Unies[195], de « punitions collectives » par Richard A. Falk, rapporteur spécial du Conseil des droits de l'homme des Nations unies (UNHRC)[196] ; d'« avoir ciblé des civils » par M. Falk[196], Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne[197] et Raji Sourani du Centre palestinien pour les droits de l'homme (PCHR)[198] ; de « réponse militaire disproportionnée » par M. Falk[196], Amnesty International France[199] et, d'une façon plus nuancée, par John Holmes, secrétaire général adjoint des Nations unies aux Affaires humanitaires et coordonnateur des secours d’urgence[200] ; de n'avoir pas « soigné et évacué les blessés » par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR)[201], de l'utilisation dans des zones résidentielles de « boucliers humains » par Amnesty International UK[202] et « de prendre délibéremment pour cible les équipes médicales venant en aide à des blessés » par Physicians for Human Rights (PHR)[203]. Toutes ces infractions sont constitutives d'une violation du droit international humanitaire[196].

La position d'Israël est que l'utilisation de la force militaire à Gaza constitue un acte de légitime défense, plutôt que des représailles ou des punitions collectives[204].

La définition israélienne de « cible légitime » qui sous-tend les attaques de bâtiments publics, y compris des institutions, est également accusée d'être trop large par B'Tselem et Human Rights Watch. Selon la BBC, « Israël estime simplement que [les ministères de l'Éducation, de l'Intérieur et des Affaires étrangères et le bâtiment du Parlement] font partie de l'infrastructure du Hamas - et qu'il n'y a aucune différence entre ses bras politique et armé »[205]. B'Tselem, dans une lettre au procureur général d'Israël, Menachem Mazuz, affirme que les règles du droit international humanitaire ne sont pas respectées dans la qualification de certaines cibles comme étant militaires[206]. Les Conventions de Genève spécifient que « les forces de police civiles font partie de la population civile », si elles ne sont pas engagées dans les hostilités[207].

Une étude d'Anthony H. Cordesman du Center for Strategic and International Studies estime qu’« en dépit de son coût humanitaire réellement élevé », l'opération « Plomb durci » est « légitime » au regard du droit international humanitaire[208]. Selon Yediot Aharonot, « des discussions ont eu lieu au sein de Tsahal à propos de la légalité des frappes contre des habitations utilisées comme dépôts de munitions lorsque des avertissements suffisants ont été données à leurs habitants. Il a été décidé que cela entrait dans les limites du droit international humanitaire et était donc légitime »[209].

Diverses instances de l'ONU, le CICR, Amnesty International, Human Rights Watch et B'Tselem accusent Israël d'utilisation de phosphore blanc, une accusation d'abord démentie puis reconnue[210].

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA)[211], Human Rights Watch[212],[213], B'Tselem[214], le ministère de la Santé à Gaza[215], le CICR[216], John Ging, directeur de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA)[217] et Amnesty International France[199] accusent Tsahal d'utiliser du phosphore blanc dans la bande de Gaza. Après avoir nié cette utilisation[218] et lancé une commission d'enquête[219],[220], l'armée de l'air israélienne la reconnaît[221], en rappelant qu’« elle utilise ces armes en accord avec le droit international »[222]. Les projectiles éclairants ou fumigènes sont tolérés en principe selon le droit humanitaire international, mais pas l'usage de ces derniers en tant que projectiles incendiaires[165] interdites par le Protocole III (non ratifié notamment par Israël et les États-Unis, pas plus que la quasi-totalité des pays arabes ou musulmans[223]) de la Convention sur certaines armes classiques du 10 octobre 1980[224],[225]. Amnesty International accuse par ailleurs l'armée de terre israélienne d'utiliser dans des zones civiles des fléchettes, une arme anti-personnel[226].

Le 20 mars 2009, les quotidiens Haaretz[227] et Maariv publient une version abrégée et autocensurée de témoignages de réservistes israéliens, initialement rapportés dans la lettre d'information de l'académie prémilitaire Yitzhak Rabin de Tivon. Ces témoignages font état de violations du droit international humanitaire, en particulier de tirs injustifiés ayant provoqué la mort de civils palestiniens, dus au laxisme des règles d’engagement. Ces témoignages ont suscité une polémique et l'ouverture, le 19 mars 2009, de deux enquêtes criminelles par le procureur général de l’armée israélienne, Avishai Mandelblit.

Poursuites à l'étranger[modifier | modifier le code]

Des groupes de défense des droits de l'homme prépareraient des actions en justice pour crimes de guerre contre des officiers de haut rang israéliens. Le gouvernement israélien aurait donc demandé à ses officiers de ne pas se rendre en Europe, notamment au Royaume-Uni, sans autorisation préalable de la justice militaire[228]. Ehud Olmert a déclaré qu'Israël protègerait activement ses concitoyens contre toute forme de poursuites.

En juin 2010, une plainte pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre à l'encontre de 14 dirigeants politiques et militaires israéliens a été déposée en Belgique en vertu de la compétence universelle[229].

Palestiniens[modifier | modifier le code]

John Holmes, Secrétaire général adjoint des Nations unies aux Affaires humanitaires et coordonnateur des secours d’urgence, condamne l’utilisation « cynique » des installations civiles par le Hamas et les tirs de roquettes contre Israël, qu’il qualifie de violations claires du droit international humanitaire[200]. Irwin Cotler, ancien ministre de la Justice du Canada, professeur de droit à l'Université McGill et président du Congrès juif canadien, estime qu'il n'existe « presque aucun exemple comparable » dans le monde actuel autre que le Hamas d'un groupe qui viole systématiquement le droit international humanitaire[189].

La BBC rapporte le 5 janvier 2009 que « des témoins et des experts confirment que le Hamas tire des roquettes de zones peuplées de civils et que ces deux sources sont d'accord sur le fait que le mouvement viole de façon flagrante le droit international humanitaire et ciblant des civils avec ses roquettes[205] ». Amnesty International accuse le Hamas d'utiliser la population civile palestinienne comme boucliers humains[230],[231]. Israël estime que le Hamas brouille les lignes entre civils et combattants et est donc responsable des pertes civiles à Gaza. Le ministère des Affaires étrangères israélien déclare que « l'utilisation par le Hamas de boucliers humains » et « l'utilisation opérationnelle de zones civiles hautement construites et densément peuplées » viole le Statut de Rome de la Cour pénale internationale[232], la troisième Convention de Genève de 1949 et est constitutive de crime de guerre.

En 2007, le chef politique en exil du Hamas Khaled Mashaal avait justifié les récents tirs de roquettes contre Israël comme étant de l’« autodéfense[233] ». À l'époque, Human Rights Watch déclare : « Les groupes armés palestiniens, à savoir le Hamas, le Djihad islamique, les Brigades des martyrs d’Al-Aqsa ainsi que les Comités de résistance populaire, ont dit que les attaques délibérées contre des civils avec des roquettes artisanales et très imprécises, dénommées Qassam, sont des représailles pour des actions israéliennes ; mais les représailles contre des civils sont toujours illégales »[234].

L'on rapporte par ailleurs que le 14 janvier 2009, des militants palestiniens ont tiré des mortiers contenant du phosphore sur Eshkol, dans le Néguev[235],[236].

Réaction des acteurs concernés[modifier | modifier le code]

En Israël[modifier | modifier le code]

Évolution des sondages d'opinion[modifier | modifier le code]

  • Le 23 décembre, 46 % des Israéliens s'opposaient à une invasion de la Bande de Gaza par l'armée, contre 40 % en faveur[237].
  • Le 24 décembre, après que des douzaines de roquettes Qassam furent tombées sur Israël, le rapport s'était largement inversé : 64 % en faveur contre 23 % opposés[238].
  • Le 28 décembre, le lendemain du lancement de l'opération Plomb Durci, 81 % des Israéliens soutiennent l'offensive, et 12 % s'y opposent[239]. On notera aussi que les scores des partis au pouvoir (Kadima et Parti Travailliste), et donc responsables de l'offensive, augmentent significativement : Likud 30 %, Kadima 28 %, Parti Travailliste 16 %.
  • Le 31 décembre, un sondage[240] effectué par la chaîne de télévision Channel 2 indique que 90 % des Israéliens soutiennent Plomb Durci, mais 69 % sont satisfaits de la façon dont les opérations sont menées. Cependant, les sondages sur les élections indiquent un retour aux scores d'avant l'offensive[241].
  • Ce même 31 décembre, un sondage[242] différent précise :
    • 52 % des Israéliens souhaitent la poursuite de l'offensive aérienne ;
    • 19 % souhaitent une offensive terrestre d'envergure ;
    • 19 % souhaitent que le gouvernement négocie un cessez-le-feu le plus tôt possible ;
    • 9 % refusent de répondre ou n'ont pas d'opinion.
Haaretz écrit que les deux partis qui mènent les opérations, Kadima et Parti Travailliste, auraient du mal à atteindre un score suffisant pour former un gouvernement sauf si l'un des deux abandonnait au profit de l'autre. L'article explique :

« Barak et le parti travailliste sont les principaux bénéficiaires de cette guerre (…) À ce stade, la guerre profite bien aux trois principaux partis. »

  • Le 1er janvier 2009, un nouveau sondage[243] effectué par un institut spécialisé trouve :
    • soutien sans réserve : 78,9 % ;
    • soutien fortement : 14,2 %
    • opposition forte : 2,2 % ;
    • opposition totale : 1,7 %.

Soutien populaire[modifier | modifier le code]

Concernant le soutien populaire, Delphine Matthieussent, correspondante du journal Libération à Jérusalem, rend compte le 29 décembre 2008 de son expérience sur place :

« Il y a une très forte mobilisation de la population en faveur de l'offensive à Gaza[244]. »

Aussi, ce soutien se retrouve dans les médias, et, hormis certaines personnes qui s'expriment en leur propre nom (voir ci-dessous « Oppositions »), il semble que seuls s'opposent à l'intervention certains mouvements pacifistes ainsi que les arabes israéliens (20 % de la population du pays, surtout localisée au nord), qui ont notamment manifesté à Nazareth et en Galilée.

On peut résumer la position israélienne majoritaire par celle de l'historien Benny Morris qui loue la « grande efficacité de l'assaut aérien israélien » même si ce dernier ne

« résoudra pas le problème de base posé par la Bande de Gaza peuplée de 1,5 million de palestiniens paupérisés et désespérés qui sont gouvernés par un régime fanatique et sont coincés par des barrières et des frontières contrôlées par Israël et l'Égypte[245]. »

Morris ajoute qu'Israël subit plusieurs menaces d'un genre nouveau :

« Ce qui est commun à ces menaces particulières c'est leur non-conventionalité. Entre 1948 et 1982, Israël s'est assez bien tiré de la menace des armées arabes conventionnelles. De fait, il les a écrasés plusieurs fois de suite. Mais la menace nucléaire iranienne, l'apparition d'organisations comme le Hamas ou le Hezbollah qui agissent depuis des frontières internationales et au sein de populations civiles denses, et la désaffection croissante des arabes israéliens pour l'État et leur identification avec ses ennemis, présentent un ensemble de défis complètement nouveaux. Et ce sont des défis que les dirigeants et le public d'Israël, soumis aux normes comportementales démocratiques et libérales de l'Occident, semblent trouver particulièrement difficiles à relever[245]. »

Le 31 décembre 2008, dans une entrevue[246] avec la BBC, Tzipi Livni, ministre des affaires étrangères israéliennes, déclare

« Il n'y a pas d'alternative (à la campagne militaire contre le Hamas). Comme dans toute guerre, il y a des victimes civiles, mais nous ne les visons pas. »

Oppositions[modifier | modifier le code]

Le 2 janvier, l'organisation pacifiste de gauche, Shalom Archav, réclame un cesser-le-feu immédiat, mettant ses espoirs dans un accord à long terme et l'implication de la communauté internationale, comme expliqué dans le communiqué que l'organisation a fait paraître dans la presse israélienne : « Le moment est venu pour le gouvernement d’Israël de cesser le feu et de laisser la place à la diplomatie. Aujourd’hui, il nous faut obtenir un accord à long terme qui mette fin aux attaques du Hamas, ce qui assurerait le calme et la sécurité pour le sud d’Israël avec le soutien de la communauté internationale. Shalom Arshav appelle Barak, Livni et Olmert à ne pas répéter les erreurs de la deuxième guerre du Liban et de stopper aujourd’hui toute action militaire[247]! »

Le 3 janvier, soit une semaine après le début de l'offensive, une manifestation contre l'opération Plomb durci rassemble 10 000 personnes à Tel-Aviv[248].

Parmi les personnalités qui s'opposent à cette offensive, un autre historien israélien, Tom Segev, explique[249],[250] : « Mais l'assaut sur Gaza ne demande pas d'abord et avant tout une condamnation morale - il demande quelques rappels historiques. Aussi bien la justification qui en est donnée que les cibles choisies sont une récurrence des mêmes préceptes de base qui se sont révélés faux à de multiples reprises. Pourtant Israël les tire de son chapeau encore et encore, dans une guerre après l'autre. »

Parmi les groupes pacifistes, Gush Shalom, le Bloc de la paix, s'indigne[251] de cette offensive : « Le meurtre de centaines de Palestiniens et la destruction des infrastructures permettant la vie quotidienne dans la bande de Gaza sont des actes abominables. Ceux qui espèrent en tirer des bénéfices électoraux se trompent grandement. »

Aussi, le cofondateur de Gush Shalom, Uri Avnery, après avoir rappelé[252] que le Hamas est né grâce à la bienveillance du gouvernement d'Israël qui y voyait le moyen de contrer le Fatah, et qu'il a maintenant été décidé de le « liquider » en prenant les roquettes Qassam comme « prétexte », annonce[252] que : « Cette guerre l’écrit en lettres capitales : Israël a manqué une chance historique de faire la paix avec le nationalisme arabe laïque. Demain, il pourra être confronté à un monde arabe uniformément fondamentaliste, un Hamas multiplié par mille. »

Pour Gaï Davidi, militant des Anarchists Against the Wall : « […] c'est un acte de vengeance. Il n'y a aucun enjeu militaire. Détruire les missiles Kassam tirés depuis Gaza est impossible. Il faudrait envahir totalement la bande et tout le monde craint en Israël de perdre un seul soldat. Ce qui est sûr, c'est que, comme toutes les actions de force, cette guerre ne va servir en rien à protéger Israël. Elle va créer de la souffrance et de nouvelles destructions des deux côtés[253]. »

L'historien israélien Shlomo Sand a déclaré dans un entretien paru fin janvier 2009 dans Télérama : « Nous avons semé la désolation, tué 1 300 Palestiniens, en avons blessé plus de 5 000, les deux tiers des femmes et des enfants, presque tous victimes de notre aviation. Le Hamas est-il éliminé ? Avons-nous renforcé le camp de la paix chez les Palestiniens[254] ? »

En Palestine[modifier | modifier le code]

Selon Hanan Ashrawi, une députée palestinienne indépendante de Ramallah, cette opération Plomb Durci de grande envergure ne fait que renforcer la sympathie du peuple palestinien pour le Hamas[255].

Amira Hass, journaliste et auteure israélienne, rapporte[256] dans le journal Haaretz les propos d'un palestinien de la bande de Gaza, opposé au Hamas, selon qui

« Soixante-dix policiers furent tués là, pas tous membres du Hamas. Et même ceux qui soutenaient le Hamas étaient des jeunes gens qui cherchaient un boulot, un salaire. Ils voulaient vivre. Et pour cela, ils sont morts. Soixante-dix en un seul coup. Cet assaut n'est pas contre le Hamas. C'est contre nous tous, la nation entière. Et aucun palestinien ne consentira à voir son peuple et son pays détruits de cette façon. »

Le cycle est bien connu ; déjà, à la mi-mars 2008, le journal israélien Haaretz notait :

« Les offensives de l'armée israélienne contre la Bande de Gaza sous contrôle du Hamas ont donné un coup d'accélérateur à la popularité du dirigeant du groupe islamiste Ismail Haniyeh parmi les palestiniens de ce territoire et de la Cisjordanie[257]. »

Puis, à la mi-décembre 2008, Husam Abu Zarifa, un analyste politique, annonçait que

« le Hamas a perdu une part de son soutien populaire, et des sondages récents montrent que son soutien a décru à cause de sa responsabilité dans la situations actuelle difficile à Gaza, ainsi, il veut retourner à une résistance armée afin d'accroître sa popularité et le soutien arabe[258]. »

En Cisjordanie, l'Autorité palestinienne, l'OLP et le Fatah rendent le Hamas responsable des victimes palestiniennes[259]. En retour, le Hamas les accuse de collusion avec Israël.

Le 31 décembre 2008, Ismail Haniyeh, dirigeant du Hamas, explique[260] lors d'une adresse télévisée aux palestiniens que l'offensive israélienne doit s'arrêter avant qu'une proposition de trêve puisse être prise en considération. Israël doit aussi lever son blocus économique de Gaza et ouvrir ses passages frontaliers. Il ajoute que « Après cela il sera possible de discuter de tout sans aucune exception ». Il maintient donc ce qu'il avait déjà déclaré[261] le 16 novembre 2008 comme étant les conditions pour la poursuite de la trêve alors fragilisée.

Réactions internationales[modifier | modifier le code]

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon appelle à un « cessez-le-feu immédiat[262] », tout comme la Ligue arabe[263], l'Union européenne[264] et de nombreux gouvernements. Le 9 janvier 2009, à la suite d'un premier échec[265], le Conseil de sécurité des Nations unies vote la Résolution 1860 appelant à « un cessez-le-feu immédiat, durable et pleinement respecté, menant au retrait complet des forces israéliennes de Gaza ». Les États-Unis s'abstiennent de voter[266], afin de ne pas bloquer le processus sans prendre de position trop tranchée, mais la résolution est ignorée à la fois par Israël et le Hamas[267].

Trente-cinq états condamnent l'offensive militaire israélienne et expriment leur soutien au peuple palestinien. En protestation, la Bolivie, le Qatar, la Jordanie, la Mauritanie et le Venezuela réduisent drastiquement leurs relations diplomatiques avec Israël. Treize états publient des déclarations soutenant Israël ou « son droit à l'autodéfense ». Sept autres condamnent les opérations du Hamas. La plupart des gouvernements du monde entier condamnent les deux parties ou aucune.

La guerre est marquée par des manifestations pour ou contre les deux parties, avec de nombreux défilés s'opposant souvent à la position officielle de leur gouvernement sur la guerre. Les plus importantes manifestations contre Israël ont lieu en Europe de l'Ouest et dans les pays musulmans. Certaines dégénèrent avec des affrontements entre les manifestants et la police, entraînant des arrestations. Des manifestations pro-israéliennes ont également lieu dans plusieurs pays.

L'offensive militaire israélienne provoque une vague antisémite en Europe[268]. Le nombre d'actes antisémites rapportés durant la guerre équivaut au triple des incidents rapportés sur la même période l'année passée et constitue un record sur 20 ans[269].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Ethan Bonner, « Hamas Shifts From Rockets to Culture War », The New York Times,‎ 24 juillet 2009 (lire en ligne)
  2. (en) Jonathan Spyer, « Hamas seeks new doctrine after Gaza War failures », The Jerusalem Post,‎ 10 septembre 2009 (lire en ligne)
  3. (en) « Hamas agrees to 1-week ceasefire », CBC Television,‎ 18 Janvier 2009 (lire en ligne)
  4. a, b, c, d et e (en) Khaled Abu Toameh, « Hamas: We're using PA arms to battle IDF », The Jerusalem Post,‎ 5 janvier 2009 (lire en ligne).
  5. a et b (en) « Hamas says 300 fighters killed in Gaza war » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 1er novembre 2010, sur France 24. Consulté le 7 décembre 2010
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  8. Grégory Piet, Sophie Wintgens, David Stans, La guerre à Gaza, de l'analyse du discours médiatique à l'analyse politologique: l'Etat et les relations internationales en question (Préface de Dario Battistella), Bruxelles, Peter Lang, 2010
  9. « L'armée israélienne a lancé une offensive terrestre dans la bande de Gaza », lepoint.fr
  10. « L'incursion israélienne à Gaza, minute par minute », lemonde.fr
  11. (en) « Israel vows war on Hamas in Gaza », BBC,‎ 30 décembre 2008 (consulté le 30 décembre 2008)
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  13. Gaza : un sommet, deux cessez-le-feu, et le "retrait progressif" de Tsahal, dans Le Point daté du 18 janvier 2009
  14. Le Hamas annonce un cessez-le-feu d'une semaine dans la bande Gaza, dans Le Monde daté du 18 janvier 2009
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  19. Pierre Coopman, « Les médias arabes à propos de Moubarak et de la guerre à Gaza », Arab Press Network,‎ 20 janvier 2009 (consulté le 6 février 2009)
  20. « Retour sur dix-huit jours d'offensive à Gaza », 20 minutes.fr,‎ 5 janvier 2009 (consulté le 6 février 2009)
  21. cf. « Décompte des tirs et des victimes » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2014-06-29 sur le site de l'ONG The Israel Project.
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  23. a et b (en) Palestinian Rocket Attacks since the IDF Withdrawal, Human Rights Watch, 30 juin 2007
  24. (en) Fatalities, sur B'Tselem daté du 30 novembre 2008 (cliquer sur les nombres, puis choisir tableau par mois)
  25. (en) Statistics on Palestinians in the custody of the Israeli security forces, sur B'Tselem daté du 31 décembre 2008, qui reprend les statistiques officielles des autorités israéliennes
  26. (en) Minors in Custody, sur le site de B'Tselem. En juillet 2008, il y avait 374 enfants palestiniens incarcérés en Israël, selon le rapporteur spécial des Nations Unies : (en) Palestinian prisoners in Israeli jails, sur European Parliament daté du 7 mars 2008
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