Nativité

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Nativité d'Andreï Roublev

Le mot nativité (du latin nativitas) signifie « naissance ». Il s'emploie pour désigner la naissance de personnalités éminentes et saintes.
Le terme désigne principalement la naissance à Bethléem de Jésus-Christ. La date de cette naissance marque l'année origine du calendrier grégorien, qui fait aujourd'hui référence dans la majeure partie du monde.
L'usage a également consacré les termes de « Nativité de la Vierge Marie » (célébrée le 8 septembre) pour désigner la naissance de sa mère, Marie, et celle de « Nativité de saint Jean-Baptiste » (célébrée le 24 juin) pour celle de Saint Jean le Baptiste.

Le mot avec majuscule désigne précisément une représentation de ces naissances : depuis le haut Moyen Âge, celles-ci, objet d'une fête liturgique, ont été le sujet de nombreuses représentations artistiques sous forme de peintures, sculptures ou vitraux.

Récit dans les religions monothéistes[modifier | modifier le code]

Récit biblique[modifier | modifier le code]

Selon l'évangile de saint Luc, Joseph accompagné de son épouse Marie, qui était sur le point d'accoucher, était venu à Bethléem afin de s'y faire recenser. N'ayant pas trouvé de place à l'auberge, ils s'installèrent dans une étable, dans laquelle Jésus serait né. Marie y plaça son bébé dans une crèche (mangeoire à bestiaux). La fête du Jour de la Nativité est aussi appelée plus couramment Noël.

« En ces jours-là, parut un édit de l'empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre — ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. — Et chacun allait se faire inscrire dans sa ville d'origine. Joseph, lui aussi, quitta la ville de Nazareth en Galilée, pour monter en Judée, à la ville de David, appelée Bethléem, car il était de la maison et de la descendance de David. Il venait se faire inscrire avec Marie, son épouse, qui était enceinte. Or, pendant qu'ils étaient là, arrivèrent les jours où elle devait enfanter. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l'emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n'y avait pas de place pour eux dans la salle commune. »

— Évangile selon Luc 2,1-7

Selon l’évangile de saint Matthieu, les Rois mages guidés par l'Étoile de Bethléem rendent visite à la Sainte Famille et adorent l’enfant à Bethléem.

« Jésus était né à Bethléhem en Judée, sous le règne du roi Hérode. Or, des mage venant de l'Orient arrivèrent à Jérusalem. Ils demandaient : où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile, et nous sommes venus lui rendre hommage. Quand le roi Hérode apprit la nouvelle, il en fut profondément troublé, et tout Jérusalem avec lui. Il convoqua tous les chefs des prêtres et les spécialistes de la Loi que comptait son peuple et il leur demanda où devait naître le Messie. A Bethléhem en Judée, lui répondirent-ils, car voici ce que le prophète a écrit : et toi, Bethléhem, village de Judée, tu n'es certes pas le plus insignifiant des chefs-lieux de Juda, car c'est de toi que sortira le chef qui, comme un berger, conduira Israël mon peuple. Là-dessus, Hérode fit appeler secrètement les mages et se fit préciser à quel moment l'étoile leur était apparue. »

— Évangile selon Matthieu 2,1-7

Récit coranique[modifier | modifier le code]

Dans l'islam, soit 600 ans après la naissance de Jésus, Jésus est un prophète et est appelé Îsâ. Sa naissance est décrite dans la sourate 19, Maryam.

« Elle devint donc enceinte de l'enfant et se retira avec lui en un lieu éloigné. Puis, saisie par les douleurs de l'accouchement, elle s'adossa au tronc d'un palmier en s'écriant : « Plût à Dieu que je fusse morte et oubliée bien avant cet instant ! ». Une voix l'appela alors de dessous d'elle : « Ne t'afflige point ! Ton Seigneur a fait jaillir un ruisseau à tes pieds. Secoue vers toi le tronc du palmier, il en tombera sur toi des dattes mûres et succulentes. Mange, bois et réjouis-toi ! S'il t'arrive de voir quelqu'un, dis-lui : “ J'ai fait vœu d'un jeûne au Tout-Miséricordieux. Je ne parlerai donc aujourd'hui à aucun être humain.” ». Puis elle revint auprès des siens avec l'enfant dans ses bras. »

— Sourate 19 version de L’Alcoran (Traduction de Du Ryer), 22-27

Lieu[modifier | modifier le code]

Maquette d'une maison israélite avec une étable au niveau de sa cour centrale sans toit, probable lieu de naissance de Jésus.

S'il est communément admis que Jésus est un Juif galiléen dont la famille est originaire de Nazareth[n 1], le lieu de sa naissance n'est pas connu avec certitude[1] et son historicité douteuse. Les récits des Évangiles de l'enfance relèvent surtout de théologoumènes (affirmations théologiques présentées dans les récits fictifs bibliques comme des faits historiques) de la part des auteurs bibliques qui ont plus une visée doctrinale qu'un souci historique[2],[3].

Pour la ville natale de Jésus, les historiens[4] hésitent entre le berceau familial de Nazareth, où il passera toute sa jeunesse, le village de Capharnaüm qui apparaît dans les évangiles comme le centre de sa mission, voire même la bourgade de Chorazeïn[5]. Le témoignage de Luc et Matthieu sur la ville natale de Bethléem en Judée[v 1] est contesté car ces deux auteurs évangéliques l'ont probablement choisie pour des raisons théologiques[6], Bethléem étant la ville du roi David de la lignée duquel le Messie attendu par les juifs doit descendre, selon la prophétie de Michée[v 2].

D'après l'évangile selon saint Luc[7], Jésus est né dans une étable car ses parents n'ont pas trouvé un espace approprié[n 2] dans la καταλυματι (kataluma, « salle haute, salle de séjour »[8]), terme qui ne se traduit pas[n 3] par « hôtellerie », « auberge » ou « relais de caravansérail » mais désigne plus probablement la chambre prévue pour les hôtes, ce qui suggère que la Sainte Famille logeait chez des proches[9],[10]. L'évangile utilise le terme grec φάτνῃ, « phatnê », traduit en latin dans la Vulgate par praesepium[n 4] qui désigne l'étable à l'étage inférieur d'une maison israélite ou en plein air dans sa cour (une famille de condition moyenne y abritant la nuit un âne, une vache ou quelques moutons), mais aussi la stalle d'une étable, le râtelier ou la mangeoire selon le principe du « pars pro toto (en) »[11]. Marie a placé Jésus dans cet endroit probablement attenant à la kataluma sans que l'évangile précise s'il s'agit d'une auge de pierre[n 5] surmontée d'un râtelier de bois destiné à porter le fourrage des bestiaux comme l'évoquent souvent les scènes de la Nativité[12]. Tout au plus peut-on considérer que l'étable fournissait chaleur et discrétion nécessaires pour un accouchement alors que la chambre d'hôte était pleine ou trop petite[13]. La mangeoire pour les animaux est désignée par le francique *krippia, le latin cripia, d'où est issu le mot « crèche » qui désigne spécifiquement à partir du XIIIe siècle la mangeoire dans laquelle le Christ a été déposé à sa naissance[14].

Le thème légendaire de la naissance dans une grotte se développe au IIe siècle, d'abord dans le Dialogue avec Tryphon 78,5 de l'apologète et philosophe chrétien Justin de Naplouse puis dans le Protévangile de Jacques. Selon cette tradition tardive fixée par écrit, au cours du voyage de la Sainte famille de Nazareth à Bethléem, Marie enceinte descend de l'âne pour se reposer auprès d'un point d'eau, dans le village actuel de Bir-el Quadismu (nom arabe signifiant « puits du repos »)[15]. Elle n'a pas le temps d'atteindre Bethléem et se rend dans une grotte où Jésus apparaît miraculeusement[16]. Les maisons à flanc de colline pouvaient en effet abriter une étable dans une grotte[17]. L'Évangile du Pseudo-Matthieu du VIIIe siècle combine la version de la grotte et celle de la crèche : le voyage des parents est interrompu sur l'ordre d'un ange qui invite Marie à entrer dans une grotte où jaillit une lumière miraculeuse qui resplendit pendant tout son accouchement. Deux jours après la naissance, Marie quitte la grotte, entre dans une étable et dépose l'enfant dans une crèche, le bœuf et l'âne l'adorant[18]. La tradition de l'association de ces deux animaux remonte au Livre d'Ésaïe (Es 1,3)[19]. La Basilique de la Nativité de Bethléem est d'ailleurs construite au IVe siècle au-dessus de plusieurs grottes[20].

L’évangile selon saint Matthieu (Mt 2,11) raconte que les Rois mages adorent l’enfant à Bethléem même, dans une oikos (« maisonnée », domus de la Vulgate). La Légende dorée parvient à mêler tous ces éléments, évoquant le bœuf, unique tête de bétail de Joseph qu'il a emmené pour le vendre, l'âne servant de monture à la Vierge et juxtapose à six mots de distance, la domus de Matthieu et le praesepium de Luc[21].

Le récit de la crèche, de l'adoration des bergers et des mages ne doit pas faire l'objet d'une lecture littéraliste mais appartient au registre littéraire du merveilleux et à la théologie métaphorique. En effet, les récits de l'enfance de Jésus de Matthieu et Luc « posent de nombreux problèmes littéraires et historiques, tant leur écriture apparaît tardive, relevant plutôt du merveilleux à la manière des récits d'enfance du monde judéo-hellénistique. »[22]. De plus, la triple mention de l'enfant « couché dans une crèche » (verset 7, 12 et 16) est un effet littéraire[23]. Outre ce merveilleux, le symbolisme de la crèche ou de la grotte est un rappel du dépouillement et de l'humble cadre du lieu de naissance du Christ, reprenant le motif théologique de la kénose[24].

Date[modifier | modifier le code]

Nativité, icône de Kastoria.

L'année de sa naissance n'est pas non plus connue précisément. Les dates retenues peuvent osciller entre 9 et 2 av. J.-C.[25]. Les évangiles selon Matthieu et selon Luc la situent sous le règne d'Hérode Ier le Grand dont le long règne s'achève en 4 avant notre ère[26]. L'estimation généralement retenue par les historiens actuels va de 7<[27] à 5 avant notre ère[28].

La naissance de Jésus est célébrée par les chrétiens d'Orient et d'Occident le 25 décembre. Certaines Églises orthodoxes (celles de Jérusalem, de Russie, de Serbie et la République monastique du mont Athos) utilisent le calendrier julien : pour elles, le 25 décembre tombe actuellement le 7 janvier.

Aucun texte dans les évangiles ne précise la période de l’année où a eu lieu cet événement. C’est le pape Libère qui décide, en 354, que Noël sera fêté le 25 décembre et qui codifie les premières célébrations pour pouvoir assimiler les fêtes populaires et païennes, célébrées autour du solstice d'hiver. Cette nouvelle date est rapidement adoptée en Orient (un sermon de saint Jean Chrysostome l’atteste) et, depuis la fin du IVe siècle, elle supplante la date antique du 6 janvier.

Seule l'Église apostolique arménienne a conservé l'usage ancien de fêter ensemble, le 6 janvier, à la fois la Nativité, l'Adoration des mages et le Baptême du Christ. Le 6 janvier, les Églises d'Orient fêtent aujourd'hui le baptême du Christ et les Occidentaux l'Adoration des mages, événements liés à l'avènement du Christ dans le monde.

La première Anno Domini est traditionnellement considérée comme l'année qui a suivi la Nativité, c'est la première année de l'ère chrétienne dans le calendrier grégorien. C'est la circoncision du Christ (fêtée le 1er janvier) qui marque le début de cette année.

Célébrations de l’événement[modifier | modifier le code]

Sarcophage de Stilicon à Milan (IVe siècle après J.-C.), une des plus anciennes représentations de la Nativité.

Pour les chrétiens, Noël est la fête de la Nativité, une des fêtes religieuses les plus importantes de l'année. Chaque année, au début de l'Avent (1 à 4 semaines avant Noël), les familles catholiques installent dans leur maison une crèche qui représente la scène. La crèche est le plus souvent retirée en même temps que le sapin après l'Épiphanie début janvier, même si une tradition veut qu'elle demeure en place jusqu'à la Chandeleur. On trouve également une crèche dans chaque église à cette époque de l'année. Les pratiquants vont soit à la veillée de Noël suivie d'une messe de minuit le 24 décembre au soir, soit à la messe du jour de Noël le 25, soit participent aux deux. Dans les pays de tradition chrétienne se perpétuent depuis des siècles les chants de Noël, compositions populaires qui célèbrent, de façon idéalisée et naïve, la naissance de l'Enfant Jésus et les événements qui l'accompagnent (visite des bergers, des rois mages, etc.)

Représentations[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Nativité dans l'art.
Nativité par Charles Le Brun.

Les représentations populaires de la Nativité montrent Joseph et Marie penchés sur le berceau de Jésus, entourés d'animaux de ferme (le bœuf et l'âne). L'étable où ils auraient trouvé refuge est, selon l'inspiration des artistes, soit une grotte, soit une grange, voire une interprétation architecturale (Botticelli). Des bergers et leurs moutons arrivent, alertés par des anges.

Les deux plus anciennes représentations de la Nativité qui soient connues datent du IVe siècle. La première consiste en une peinture murale ornant la chambre mortuaire d'une famille chrétienne ayant vécu aux environs de 380, découverte dans les Catacombes de saint Sébastien à Rome. L'autre mention fait référence à une scène peinte sur un sarcophage de la basilique Saint-Maximin représentant l'adoration de l'Enfant Jésus par les rois mages. Mais l'essentiel des représentations remonte en occident au Moyen Âge, tandis qu'en Orient les icônes ont très tôt représenté la Nativité. De très nombreux peintres y ont depuis trouvé leur inspiration.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'existence d'un tel village à cette époque est confirmée par l'archéologie qui trouve des traces à la période hellénistique, au plus tôt au IIe siècle av. J.-C., le village ne devant pas abriter plus de 400 habitants à l'époque de Jésus ; Jacques Brien (dir.), Terre sainte, cinquante ans d'archéologie, éd. Bayard, 2003, p. 845 à 855.
  2. Grec τόπος, topos, « espace, place ».
  3. L'évangile utilise le terme de pandocheion pour désigner cet établissement commercial.
  4. Du latin prae, « devant » et saepire, « ceindre », ce terme désigne originellement l’enclos pour les animaux.
  5. Auge creusée dans le sol ou dans le mur.
Versets
  1. D'après les évangiles selon Luc Lc 2. 4 et Matthieu Mt 2. 1-.
  2. Prophétie de Michée sur la naissance du Messie à Bethléem Mi 5. 2-4.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Il est né (où?) le divin enfant, Cyberpresse, 24 décembre 2009.
  2. (en) Timothy Wiarda, Interpreting Gospel Narratives: Scenes, People, and Theology, B&H Academic,‎ 2010, p. 75–78
  3. (en) Brennan R. Hill, Jesus, the Christ: Contemporary Perspectives, Twenty-Third Publications,‎ 2004, p. 89
  4. Michel Quesnel, « Jésus et le témoignage des évangiles », in Aux origines du christianisme, éd. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2000, p. 201–202.
  5. (en) Raymond Edward Brown, The birth of the Messiah. A Commentary on the Infancy Narratives in the Gospels of Matthew and Luke, Anchor Bible,‎ 1993, p. 513
  6. Alain Houziaux, Corina Combet-Galland, Gérard Mordillat, Michel Quesnel, Jésus-Christ, de quoi est-on sûr ?, Éditions de l'Atelier,‎ 2006, p. 52
  7. Lc 2,8-20
  8. (en) Maison d'une famille de classe moyenne avec la kataluma, archéologie en Israël antique.
  9. René Laurentin, Les évangiles de l'enfance du Christ. Vérité de Noël au-delà des mythes : exégèse et sémiotique, historicité et théologie, Desclée,‎ 1982, p. 225
  10. (en) Gerald L. Borchert, Jesus of Nazareth. Background, Witnesses, and Significance, Mercer University Press,‎ 2011, p. 124
  11. (de) Karl-Heinrich Bieritz, Das Kirchenjahr. Feste, Gedenk- und Feiertage in Geschichte und Gegenwart, Überarbeitete Auflage,‎ 1998, p. 199
  12. (en) Kenneth Bailey, « The Manger and the Inn », Bible and Spade, vol. 20, no 4,‎ 2007, p. 104-105
  13. Léopold Sabourin, L'Évangile de Luc : introduction et commentaire, Gregorian Biblical BookShop,‎ 1987, p. 91
  14. crèche, Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales
  15. Le concile d'Éphèse qui proclame le dogme du Théotokos en 431 suscite une nouvelle vénération de la Vierge Marie, si bien qu'Hikélia, « épouse du gouverneur, devenue ensuite diaconesse du Christ », fonde, vers 455, une église au « Vieux Kathisme » sur le site associé à cette halte
  16. (en) Bargil Pixner, Paths of the Messiah and Sites of the Early Church from Galilee to Jerusalem: Jesus and Jewish Christianity in Light of Archaeological Discoveries, Ignatius Press,‎ 2010, p. 41
  17. Yves Teyssier d'Orfeuil, Bethléem : 2000 ans d'histoire, Desclée de Brouwer,‎ 1999, p. 51
  18. André Malet, Les Évangiles de Noël : mythe ou réalité ?, L'Âge d'Homme,‎ 1970, p. 79
  19. Edmond Jacob, Esaïe 1-12, Labor et Fides,‎ 1987, p. 43
  20. Origène, Contra Celsum, livre I, chapitre LI
  21. Jacques de Voragine, La Légende dorée, Garnier Flammarion,‎ 1967, p. 92
  22. Charles Perrot, « Les récits de l'enfance de Jésus », dans Les dossiers d'archéologie, 1999 - 2000, no 249, p. 100-105
  23. François Bovon, L'Évangile selon saint Luc (1,1 - 9,50), Labor et Fides,‎ 2007, p. 126
  24. Numa Recolin, La kénose de Jésus-Christ, ThéoTeX,‎ 2011, p. 14
  25. Quelques historiens et exégètes placent la naissance et mort de Jésus entre les années mentionnées parmi lesquels les chercheurs anglo-saxons : D. A. Carson, Douglas J. Moo et Leon Morris. An Introduction to the New Testament. Grand Rapids, MI: Zondervan Publishing House, 1992, 54, 56 ; Michael Grant, Jesus: An Historian's Review of the Gospels, Scribner's, 1977, p. 71 ; John P. Meier, A Marginal Jew, Doubleday, 1991–, vol. 1:214 ; E. P. Sanders, The Historical Figure of Jesus, Penguin Books, 1993, p. 10–11, et Ben Witherington III, « Primary Sources », Christian History 17 (1998) No. 3:12–20.
  26. Même si le recensement de la Judée, également évoqué dans l'évangile selon Luc, eut lieu après la déposition d'Hérode Archélaos en 6 de notre ère, quand Publius Sulpicius Quirinius était gouverneur de Syrie, cf. Ernest Renan, Vie de Jésus, Paris, Michel Lévy, 1864, tome 1, p. 232–235.
  27. Pierre Geoltrain, « Les origines du christianisme : comment en écrire l'histoire », in Aux origines du christianisme, éd. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2000, p. XVII.
  28. Michel Quesnel, « Jésus et le témoignage des Évangiles », in Aux origines du christianisme, éd. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2000, p. 201.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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