Népotisme
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.
|
Le népotisme (emprunt à l'italien nepotismo, de nipote, « neveu ») est la tendance de certains papes, et par extension de certains dirigeants, à favoriser l'ascension de leur famille ou leur entourage dans la hiérarchie dont ils sont le sommet.
Sommaire |
[modifier] Papes
Parmi les papes les plus enclins à cette pratique, on peut citer :
- Calixte III : Borgia qui nomma cardinal son neveu et fils adoptif, le futur Alexandre VI ;
- Sixte IV ; nomma cardinal de nombreux jeunes gens, parmi lesquels son neveu Raphaël Riario à l'âge de 17 ans,
- Alexandre VI : Borgia qui nomma son fils César Borgia cardinal à l'âge de 18 ans ;
- Clément VII ;
- Urbain VIII qui éleva trois de ses neveux au rang de cardinal.
L'historiographie distingue traditionnellement deux périodes :
- grand népotisme, avant le concile de Trente : les faveurs accordées à la famille consistent en des aliénations du patrimoine de Saint Pierre ;
- petit népotisme, après ce concile, consistant en des avantages révocables ou viagers.
[modifier] Politique
En politique, le népotisme est caractérisé par les faveurs qu’un homme au pouvoir montre envers ses parents ou amis, sans considération du mérite ou de l'équité, de leurs aptitudes ou capacités.
Le népotisme est particulièrement apparent dans les gouvernements de type traditionnel ou charismatique selon la classification de Max Weber.
[modifier] Bibliographie
- Philippe Levillain (dir.), Dictionnaire historique de la papauté, Fayard, Paris, 2003 (ISBN 2-213-618577)
- Madeleine Laurain-Portemer, « Absolutisme et népotisme. La surintendance de l'Etat ecclésiastique », Bibliothèque de l'école des chartes, 1973, tome 131. pp. 487-568. [lire en ligne]
- Wolfgang Reinhard, Papauté, confessions, modernité, Paris, Éditions de l’EHESS, 1998.