Népotisme

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Le népotisme est la tendance de certains papes, et par extension de certains dirigeants, à favoriser l'ascension de leur famille ou de leur entourage dans la hiérarchie qu'ils dirigent, au détriment du mérite et de l'intérêt général.

Sommaire

Étymologie [modifier]

Le terme vient de l'italien nepotismo, de nipote qui signifie « neveu » et fait référence au cardinal-neveu[1].

Papes [modifier]

Parmi les papes les plus enclins à cette pratique, on peut citer :

L'historiographie distingue traditionnellement deux périodes :

Politique [modifier]

En politique, le népotisme est caractérisé par les faveurs qu’un homme ou une femme au pouvoir montre envers sa famille ou ses amis, sans considération du mérite ou de l'équité, de leurs aptitudes ou capacités.

Ainsi, dans certains régimes dictatoriaux, le népotisme peut notamment conduire les dirigeants en place à transmettre leurs pouvoirs de façon héréditaire à leurs enfants.

Ainsi par exemple en Corée du Nord, où le leader Kim Jong-il a succédé à son père Kim Il-sung, le fondateur de ce régime pourtant communiste, qui le désigna de son vivant[2]. Kim Jong-il a lui-même réglé la succession du pouvoir en désignant son fils Kim Jong-un[2],[3].

Le népotisme est particulièrement apparent dans les gouvernements de type traditionnel ou charismatique selon la classification de Max Weber.

Bibliographie [modifier]

  • Philippe Levillain (dir.), Dictionnaire historique de la papauté, Paris, Fayard, 2003 (ISBN 2-213-618577) 
  • Madeleine Laurain-Portemer, « Absolutisme et népotisme. La surintendance de l'État ecclésiastique », Bibliothèque de l'école des chartes, 1973, tome 131. p. 487-568. [lire en ligne]
  • Wolfgang Reinhard, Papauté, confessions, modernité, Paris, Éditions de l’EHESS, 1998.

Notes et références [modifier]

  1. Les Borgia, franceinter.fr La Marche de l'histoire par Jean Lebrun. Consulté le 10 octobre 2011
  2. a et b Article RFI du 28 septembre 2010. Extrait 1 : « Depuis 2002, Kim Jong-il avait largement balisé le terrain pour que le fils devienne son successeur »
    Extrait 2 : « C’est d’ailleurs un peu le même modèle qu’avait suivit Kim Jong-il plus jeune quand il a été qualifié comme successeur au président Kim Il-sung alors d’âgé de 60 ans. »
  3. Article du Point du 27 septembre 2010. Extrait : « Pour l'heure, le petit prince rouge désigné en grand secret par son père l'année dernière n'a pas droit à de tels égards, mais les choses pourraient changer rapidement si son nom était pour la première fois rendu public lors du Congrès. »

Articles connexes [modifier]

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