État juif

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article traite de la notion d’État juif ; pour le livre de Theodor Herzl, voir Der Judenstaat

L’État juif est d'une part le terme utilisé par l'ONU dans sa résolution du 29 novembre 1947 pour désigner un des deux États à créer en Palestine, l'autre étant l'État arabe, et d'autre part le terme dont l’État d’Israël se qualifie dans sa déclaration d’indépendance.

Cette notion se traduit au niveau symbolique par la date apposée sur la déclaration même (le 5 iyar 5708 du calendrier hébraïque et non le 14 mai 1948 du calendrier grégorien) et, au niveau pratique, par de nombreuses institutions et lois dont celle du retour, votée par la Knesset le 5 juillet 1950 et énonçant que « Tout Juif a le droit de venir dans ce pays en tant que oleh »[1].

Elle a suscité de nombreux débats internes et externes à la société israélienne. Dans les premières décennies suivant la création de l’État d’Israël et du fait de la complexité du fait juif, la question s’est posée de savoir si l’« État juif » devait être un État laïc dont les membres se trouvent être d’ascendance juive ou un État dont la constitution se conformerait aux prescriptions du judaïsme. Plus récemment et dans un autre contexte, la notion est réapparue lors des négociations entre Israéliens et Palestiniens, avec pour enjeu la reconnaissance par ces derniers du droit pour les Juifs de résider sur cette aire géographique parce que Juifs.

Fondation du sionisme : Der Judenstaat[modifier | modifier le code]

En 1896, Théodor Herzl publie un ouvrage souvent considéré comme fondateur du sionisme et intitulé Der Judenstaat. Traduit en français, ce titre aurait du devenir L'État des Juifs mais Herzl semble lui avoir préféré celui de L'État juif[2] et il est également traduit par The Jewish State en anglais.

Fondation de l'État d'Israël comme État juif[modifier | modifier le code]

Dès la fin du XIXe siècle, un courant important au sein des communautés juives mondiales, le sionisme, revendique l'auto-détermination et la fondation d'un État juif en Palestine. En 1917, les Britanniques, par l'intermédiaire de la Déclaration Balfour annoncent leur soutien officiel au projet. Ils sont suivis en 1923 par la Société des Nations qui leur donne un mandat en Palestine pour y favoriser l'immigration juive et la mise en place d'un « foyer national juif »[3].

La population arabe de Palestine s'oppose toutefois à ce projet avec une violence croissante qui finit par le mettre en péril à la veille de la Seconde Guerre mondiale avec la proclamation du Livre blanc de 1939 qui limite drastiquement l'immigration juive et qui promet la création d'un État arabe indépendant avant 10 ans. En réponse, en 1941, lors de la Conférence de Biltmore, le mouvement sioniste réclame un État sur toute la Palestine.

Suite au drame de la Shoah au cours de la Seconde Guerre mondiale et à la révolte juive en Palestine où les Juifs entrent en insurrection contre les Britanniques qui finissent par abandonner leur Mandat, l'ONU vote le 29 novembre 1947 le Plan de partage de la Palestine qui demande la création d'un État juif et d'un État arabe tout en faisant de Jérusalem et de ses environs un corpus separatum sous juridiction internationale[4].

Le 14 mai 1948, le Mandat britannique s'achève officiellement et Israël déclare son indépendance[5] pour proclamer la naissance de « l'État juif dans le pays d'Israël, qui portera le nom d'État d'Israël ». La déclaration d'indépendance ne définit toutefois pas en quoi consiste un État juif ni quelles seront ses frontières.

Définitions de l'État juif[modifier | modifier le code]

Pour Theodor Herzl, l'État des Juifs est un État pour les Juifs : « Les Juifs qui le veulent auront leur État »[6]. Il rejette absolument l'idée de théocratie : « Finirons-nous par avoir une théocratie ? Non, vraiment. La foi nous unit, la science nous donne la liberté. [...] Nous garderons nos prêtres dans l'enceinte de leurs temples de même que nous garderons notre armée professionnelle dans l'enceinte de ses casernes. »[7]

Le caractère juif de l'État d'Israël est fondé sur deux types de lois : le droit de tout Juif à s'établir en Israël (loi du Retour)[Note 1] et l'adoption, par l'État d'Israël, de lois permettant le respect des prescriptions religieuses. Ainsi, le Dictionnaire encyclopédique du judaisme[8] définit le caractère juif de l'État d'Israël : « On promulgua des lois qui garantissaient le respect des lois alimentaires, l'observance du chabbat et des fêtes religieuses dans tous les secteurs de la vie publique. Le jour du chabbat et les jours de fête, le travail ne peut continuer que dans les usines, les industries et les services qui touchent à la santé et à la sécurité[...]. Les tribunaux rabbiniques exercent une juridiction exclusive dans le domaine du statut personnel des individus, mariage et divorce étant réglés par la Halakha pour la population juive. [...] Du point de vue civile et religieux, et par rapport à la loi du retour, on définit par principe mais de manière équivoque le statut de Juif en se référant à la Halakha : est donc juif toute personne née de mère juive ou convertie au judaïsme. [...] Un système d'éducation religieuse reconnue par l'étatisme et régi par les règles de l'orthodoxie cohabite avec le système scolaire national. [...] »

Ces deux faces du caractère juif de l'État d'Israël se retrouvent en tout ou partie dans les définitions qu'en ont données quelques ouvrages :

  • Pour Élie Barnavi, le « rassemblement des exilés » qui marque les premières années de l'État d'Israël (et qui est acté par la Loi du retour) est « conforme [...] à la raison d'être de l'État "juif" »[9].
  • L'encyclopédie Larousse définit ainsi l'État juif[10] : « Dès le départ, Israël s'est défini comme un État juif, devant donc assurer, à travers ses institutions, un projet de vie collective juive. Même si le contenu précis de cette identité nationale n'a jamais été clairement déterminé, le caractère juif de l'État impliquait que le droit de la famille et l'espace public étaient partiellement régis par une législation d'origine religieuse. D'où l'adoption d'une série de lois réglementant le respect du shabbat, la distribution de nourriture kasher dans les cantines publiques, l'élevage et la commercialisation de porc… et attribuant la gestion des mariages et des divorces aux seules autorités religieuses[...].
    Deux mouvements contradictoires traversent la société israélienne amenant les uns à prôner un État selon la Torah et les autres à se faire les avocats d'un Israël post-sioniste. Entre les deux pôles il existe toutefois un vaste conglomérat « centriste » de personnes attachées à la nature hybride de l'État d'Israël comme État juif et démocratique. La bipartition politique de la société israélienne (en particulier autour de la question déterminante du processus de paix) entretient une polarisation croissante entre un courant « normalisateur » (regroupant les laïcs de toute obédience) et un courant « identitariste » (allant des ultraorthodoxes aux traditionalistes). »
  • L'Encyclopedia Britannica définit l'État juif dans la continuité de l'ancien royaume de Judée[11] : « L'État d'Israël est le premier État juif depuis deux millénaires. Il symbolise pour les Juifs la restauration de leur patrie après la dispersion de plusieurs siècles qui avait suivi la chute du royaume hérodien au Ier siècle de l'ère commune. En tant que tel, il reste un foyer d'une large immigration juive et plus d'un tiers de la population juive mondiale y vit aujourd'hui. »
  • Quant à Raymond Aron, il évoque un point de référence pour les Juifs du monde entier, quelle que soit leur foi : « Israël est un État juif qui a une signification particulière pour le destin collectif des Juifs : Sur le plan de l'histoire profane, l'État d'Israël représente pour tous les Juifs un grand événement. Il ne peut pas ne pas éveiller en nous tous de sentiments forts. Un Juif, même s'il a perdu la foi, ne peut pas être indifférent au destin d'Israël. »[12].

Le débat dans la communauté internationale[modifier | modifier le code]

Le vote de 1947[modifier | modifier le code]

Le partage et la création des deux États (État juif, État arabe et zone de Jérusalem sous administration internationale), furent votés par l'Assemblée générale des Nations unies par 33 voix contre 13 avec 10 abstentions[13].

Ont voté pour : États-Unis d’Amérique, Australie, Belgique, Bolivie, Brésil, République socialiste soviétique de Biélorussie, Canada, Costa Rica, Danemark, République dominicaine, Équateur, France, Guatemala, Haïti, Islande, Libéria, Luxembourg, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Nicaragua, Norvège, Panama, Paraguay, Pérou, Philippines, République populaire de Pologne, Suède, Tchécoslovaquie, République socialiste soviétique d’Ukraine, Union sud-africaine, URSS, Uruguay et Venezuela.

Ont voté contre : Afghanistan, Arabie saoudite, Cuba, Égypte, Empire d'Éthiopie, Grèce, Inde, Iran, Irak, Liban, Pakistan, Syrie, Turquie, et Yémen.

Se sont abstenus : Argentine, Chili, Chine, Colombie, Salvador, Honduras, Mexique, Royaume-Uni, Yougoslavie.

Le débat lié au négociations israélo-palestiniennes[modifier | modifier le code]

Le 12 octobre 2010 le gouvernement israélien s'est prononcé en faveur d'un projet de loi qui exigerait en cas d'adoption que tout candidat à la citoyenneté israélienne promette loyauté « à l'État juif et démocratique d'Israël »[14]. Simultanément, le gouvernement israélien exige comme condition préalable à la reprise des négociations de paix, que les Palestiniens reconnaissent Israël, comme "État juif" [15]. Cela amène les différentes diplomaties s'engageant dans la résolution du conflit israélo-palestinien à se prononcer sur le sujet.

Ainsi pour Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères, « la mention d’un “État juif” peut poser problème » car il y a des Arabes en Israël et que notre vision des États « ne se réfère pas à l’appartenance à une religion »[16]. Alain Juppé ajoute, deux jours plus tard[17] : « La France a une position très claire qui rejoint évidemment celle de l’Espagne et de l’ensemble de nos partenaires européens : c’est qu’il n’y aura pas de solution au conflit du Proche-Orient sans reconnaissance de deux États-nations pour deux peuples. L’État-nation d’Israël pour le peuple juif, l’État-nation de Palestine pour le peuple palestinien ». Cette déclaration est saluée en Israël comme un tournant positif de la diplomatie française[18]. Selon des officiels israéliens, la responsable de la politique étrangère européenne, Catherine Ashton est, elle, catégoriquement opposée à toute mention d'Israël en tant qu'État juif. Elle serait suivie dans cette voie par la Grande-Bretagne, Irlande, l'Espagne, le Portugal, la Belgique, la Slovénie, l’Autriche et le Luxembourg. En revanche, cette notion serait acceptée par l'Allemagne, le Danemark, les Pays-Bas, l'Italie, la Roumanie, la Pologne et la République tchèque[19].

Cette position est critiquée par certains Israéliens souvent d'extrême-gauche comme Shlomo Sand et Uri Avnery et en France par Alain Gresh et la Ligue des droits de l'Homme sur trois points :

  1. Shlomo Sand considère que cette définition ethno-religieuse de l'État d'Israël n'est pas acceptable car « le principe de l’État juif tend à signifier que celui-ci est, avant tout, l’apanage historique des communautés juives dans le monde. Il suffit, en effet, qu’un Juif foule du pied le sol de l’État d’Israël pour bénéficier automatiquement du droit d’en devenir citoyen »[20],[Note 2]. Pour Alain Gresh [21] , si la France acceptait cette définition ethnique et religieuse de l'État d’Israël, pourrait-elle continuer à critiquer, comme elle le fait le gouvernement hongrois qui souhaite faire de la Hongrie l’État-nation des seuls Hongrois ou bien les nationalistes Serbes qui souhaitent faire de la Serbie l’État-nation des Serbes au risque de délégitimer les minorités croate et hongroise de Serbie[22].
  2. Pour Uri Avnery, le concept de nation juive est « vague » : « Quel pays représente l’ambassadeur juif du Royaume-Uni en Israël ?» [23].
  3. La Ligue des droits de l'Homme craint que cela soit prétexte à un renouveau de l’antisémitisme [24]

Si les États-Unis poussent pour la reconnaissance d'Israël comme État juif[25], d'autres membres européens du Quartet s'opposent à cette notion d'État juif ainsi, le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov a refusé de faire figurer dans le communiqué la notion d'Israël comme “État juif et démocratique”[26].

Selon Le Canard enchaîné, en septembre 2011, à son retour de l’Assemblée générale de l’ONU, le président français, souhaitant clarifier la position du gouvernement français, aurait déclaré : « Il est ridicule de parler d’un État juif. Ce serait comme dire que ce tableau est catholique. Il y a deux millions d’Arabes, en Israël ». Plus officiellement, le président français Nicolas Sarkozy, interrogé lors d'une interview en octobre 2011 sur l'exigence d'Israël d'être reconnu comme un État juif, a répondu : « Je défends l'idée de deux États nations. Un État juif n'a pas de signification parce qu'un État n'est pas juif ou catholique. État du peuple juif, c'est une discussion qu'on peut avoir, mais État juif, ça n'a pas beaucoup de sens »[27]. Au sein de l'opposition socialiste, la position semble moins claire. Si Martine Aubry a fait des déclarations négatives quant au caractère juif d’Israël, François Hollande, lui,ne s'est pas exprimé sur le sujet [28].

Position des pays arabes[modifier | modifier le code]

Comme il est indiqué plus haut, tous les pays arabes représentés à l'ONU en 1947 ont voté contre le plan de partage de la Palestine et donc contre la création de l'État juif. Il s'agit de l'Arabie saoudite, de l'Égypte, de l'Irak, du Liban, de la Syrie et du Yémen.

Autorité palestinienne[modifier | modifier le code]

Selon MEMRI repris par des organes de presse[29], le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas aurait déclaré le 23 octobre 2011 : « Je ne reconnaîtrai jamais la judaïté de l'État [d'Israël] et ne reconnaîtrai jamais un État juif. »

Le débat interne à la communauté juive[modifier | modifier le code]

L’ambigüité du terme Judenstaat nourrit un débat permanent en Israël sur le caractère de l’État : doit-il être un État juif, fondé sur la Bible, la loi et la culture juive, promouvant le judaïsme dans l’éducation, appliquant l’observance de la cacheroute et du shabbat et dont la culture serait juive, ou bien l’État des Juifs, semblable à la plupart des autres États, strictement laïc mais avec cette particularité qu’il garantirait un asile aux Juifs, quel que soit leur degré d’observance religieuse ou d’affiliation culturelle ?
Ce débat reflète une division historique dans le sionisme et parmi les citoyens juifs d’Israël, composé d’une large frange de laïcs, de minorités traditionnelles ou orthodoxes et d’une grande majorité située à mi-chemin de ces deux pôles.

Le sionisme laïc, qui est le courant historiquement dominant et celui auquel adhérait Theodor Herzl, s’enracine dans le concept des Juifs en tant que peuple, et dans celui de la loi internationale telle que bâtie sur l’auto-détermination des peuples à travers la structure de nation-État.

Une partie de la communauté juive qui ne se reconnaît pas dans les thèses sionistes, estime que l'État d'Israël doit abandonner son caractère spécifiquement juif et mettre tous ses citoyens sur un pied d'égalité, quelles que soient leurs origines ethniques ou religieuses.

Une autre raison en faveur du caractère juif de l'État d'Israël[Note 3] était d’avoir un État où les Juifs n’auraient rien à craindre de l’antisémitisme et pourraient vivre en paix, bien qu’une telle raison ne soit pas obligatoire pour le droit à l’auto-détermination et dès lors subsidiaire dans la pensée sioniste laïque.

Les sionistes religieux, qui considèrent que les croyances religieuses et les pratiques traditionnelles sont centrales dans la notion de peuple juif, considèrent que l’assimilation à une « nation [laïque] comme une autre » serait une oxymore, qui nuirait au peuple juif plus qu’elle ne l’aiderait. Leur but serait donc d’établir ce qu’ils considéreraient comme un « authentique commonwealth juif » qui préserverait et encouragerait l’héritage juif[30]. Établissant une analogie avec les Juifs de la diaspora qui se sont assimilés dans d’autres cultures et ont abandonné la culture juive, de gré ou de force, les sionistes religieux soutiennent que la création d’un État d’Israël laïc ouvrirait la voie à l’assimilation en masse des Juifs, et signerait l’anathème de ce qu’ils considèrent comme les aspirations nationales juives. Le sionisme étant enraciné dans le concept des Juifs comme nation, ils considèrent qu’Israël a le devoir de promouvoir le judaïsme, d’être le centre de la culture juive et de sa population, voire le seul représentant légitime des Juifs dans le monde.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La loi du retour est un peu semblable à celles qui s'appliquent en Allemagne aux personnes de souche allemande. Voir Roger Comtet, « Jean-François Bourret, les Allemands de la Volga : histoire culturelle d'une minorité, 1763-1941 », sur Persée,‎ 1991
  2. Shlomo Sand fait allusion à la loi du retour qui permet à tout Juif de venir s'établir en Israël. Votée en 1950, elle a effectivement permis à de nombreux Juifs d'Europe, des pays arabes ou d'Union soviétique de s'établir en Israël.
  3. Cette raison est la première avancée par Herzl : « Le monde résonne des clameurs contre les Juifs, et ces cris ont réveillé l'idée endormie. » (la restauration d'un État pour les Juifs). Voir The Jewish State

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le texte de la Loi du Retour (en)
  2. Richard Abitbol, « Israël, État juif, État du peuple juif ou État du peuple israélien ? », Le Monde,‎ 15 novembre 2011 (lire en ligne)
  3. (en) Martin Sicker, Reshaping Palestine: from Muhammad Ali to the British Mandate, 1831-1922, Greenwood Publishing Group, 1999, p. 164-165.
  4. « Résolution adoptée sur le rapport de la commission ad hoc chargée de la question palestinienne », sur Organisation des Nations Unies,‎ 29 novembre 1947
  5. déclaration d'indépendance de l'État d'Israël (sur Wikisource)
  6. « Compte-rendu d'ouvrage : Theodor Herzl, L'État des Juifs, Vienne, Max Breitenstein, Paris, La Découverte, 1989 », sur Institut européen en sciences des religions
  7. (en) The Jewish State by Theodor Herzl (en anglais) sur le Project Gutenberg
  8. [[Geoffrey Wigoder|sous la direction de Geoffrey Wigoder]], Dictionnaire encyclopédique du judaïsme, éditions du Cerf,‎ 1993 (ISBN 2-204-04541-1), page 558
  9. Élie Barnavi, Histoire universelle des Juifs, Hachette, 1992, page 254
  10. « Article Israël », sur Encyclopédie Larousse
  11. (en) « Article Israel, chapitre History »
  12. Alain Dieckhoff, « Raymond Aron - Essais sur la condition juive contemporaine. Textes réunis et annotés par Perrine Simon-Nahum. », sur Persée, Revue française de science politique, 1989, vol. 39, n° 6, pp. 907-909
  13. « The Avalon Project at Yale Law School - United Nations General Assembly Resolution 181 », sur Yale Law School
  14. L'Express du 12 octobre 2010
  15. Libération, 12 octobre 2010
  16. Conférence de presse du ministre d'État, ministre des Affaires étrangères et européennes, Alain Juppé 18 juillet 2011
  17. Alain Juppé : "Pas de solution sans reconnaissance de deux États-nations", 20 juillet 2011
  18. J’lem greets French edict on Israel as Jewish state Jerusalem Post, le 27 juillet 2011
  19. Contentions Sarkozy Breaks a European Taboo on Jewish State
  20. Lettre ouverte de Shlomo Sand à Alain Juppé : Israël ne peut être réduit à un État juif
  21. http://iledere.parti-socialiste.fr/2011/05/07/un-seul-etat-pour-deux-reves/ Analyse plus complet d'Alain Gresh sur les problématique de L'État juif
  22. Israël, État juif ? Doutes français, par Alain Gresh (Monde diplomatique)
  23. À propos de l'État Juif par Uri Avnery
  24. http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article4457
  25. Le Quartet bute sur le statut juif ou non d'Israël, 26 septembre 2011
  26. (en) Barak Ravid, « Mideast Quartet talks failed due to disagreement over Israël as Jewish state », sur Haaretz,‎ 12 juillet 2011
  27. « France : «Un "État juif" n'a pas de signification» - Nicolas Sarkozy », AFP,‎ 19 octobre 2011
  28. http://fr.ejpress.org/article/42146
  29. (en) « Palestinian prez caught saying he will never recognize a ‘Jewish State’ of Israel », sur New York Daily News,‎ 1er novembre 2011
  30. Ahavat Israel

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]