Meryl Streep

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Meryl Streep
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Meryl Streep au Festival de Tokyo en 2016
Nom de naissance Mary Louise Streep
Naissance (69 ans)
Summit, New Jersey, États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Profession Actrice
Films notables voir filmographie
Séries notables Holocauste
Angels in America
Site internet

(en) « Site Officiel »

Meryl Streep Signature.svg
Signature de Meryl Streep

Meryl Streep est une actrice américaine, née le à Summit (New Jersey).

Considérée par beaucoup comme l'une des meilleures actrices de sa génération[1], pour sa capacité à s'effacer derrière ses personnages, l'extrême justesse de son jeu, la richesse de son registre et la densité émotionnelle de ses compositions, elle a été maintes fois reconnue par ses pairs[2]. Elle est aujourd'hui l'une des comédiennes les plus honorées du cinéma anglophone, comptabilisant 3 Oscars, 9 Golden Globes, 2 BAFTA et plus d'une vingtaine de nominations à différentes cérémonies de récompenses américaines et internationales. Elle est l'interprète la plus nommée de l'histoire des Oscars, hommes et femmes confondus, avec 21 sélections dont 17 pour le titre de « Meilleure actrice ». Il en est de même pour les Golden Globes où elle cumule 30 nominations.

Au cinéma, à la télévision et au théâtre, elle a interprété de nombreux rôles marquants, notamment dans Kramer contre Kramer en 1979, où elle est l'ex-épouse de Dustin Hoffman, prestation pour laquelle elle obtient son premier Oscar : celui du meilleur second rôle féminin en 1980. Ses autres compositions mémorables incluent le double rôle de femme amoureuse dans La Maîtresse du lieutenant français où elle donne la réplique à Jeremy Irons, Out of Africa dans lequel elle incarne l'écrivain danoise Karen Blixen aux côtés de Robert Redford ou encore Le Choix de Sophie (d'après le roman éponyme de William Styron) où elle interprète une femme instable, meurtrie, et brisée par l'expérience des camps de la mort durant la Seconde Guerre mondiale, performance qui lui vaut l'Oscar de la meilleure actrice en 1983.

Dans Le Mystère Silkwood, elle apparaît sous les traits d'une employée d'usine de traitement nucléaire enquêtant sur les agissements de sa direction. Pour son rôle de mère accusée d'infanticide dans Un cri dans la nuit, elle est primée à Cannes en 1989. Elle incarne également une femme au foyer désemparée par la passion qu'elle porte à un photographe solitaire dans Sur la route de Madison de et avec Clint Eastwood, ainsi que dans The Hours aux côtés de Nicole Kidman et Julianne Moore. Plus récemment, elle s'est essayée à la comédie avec Adaptation, Pas si simple, Le Diable s'habille en Prada ainsi qu'à la comédie musicale avec Mamma Mia ! ou Into the Woods. En 2012, elle gagne un troisième Oscar : son second dans la catégorie « Meilleure actrice », pour son interprétation de Margaret Thatcher dans La Dame de fer.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et premiers pas au théâtre[modifier | modifier le code]

Meryl Streep en 1966.

Mary Louise Streep naît dans le New Jersey. Son père, Harry William Streep Jr., est pharmacien et sa mère, Mary Wolf (née Wilkinson), artiste[3],[4],[5]. Elle a également deux frères, Dana et Harry[6] et ses ancêtres sont allemands, suisses et anglais[7],[8]. Du côté paternel, ses origines allemandes remontent à dix générations dans la localité de Loffenau en Pays de Bade, d'où son arrière-grand-père, Gottfried Streeb, a émigré aux États-Unis, et où l'un de ses ancêtres a été maire. Une autre branche de la famille Streep a vécu à Giswil, petite ville de Suisse. Son ascendance maternelle d'origine anglaise, est localisée depuis le XVIIe siècle en Pennsylvanie et au Rhode Island. Streep est une lointaine parente de William Penn, fondateur de la province de Pennsylvanie, et les archives indiquent que sa famille a été parmi les premiers acheteurs de terres dans cette région[7],[9].

Élevée dans la religion presbytérienne[10],[11],[12], elle a grandi à Bernardsville, dans le New Jersey, où elle a été scolarisée à la Bernard High School[13].

En 1971, celle qui se destine originellement à une carrière de cantatrice obtient son bachelor en art dramatique (Bachelor of Arts ou B.A.) au Vassar College où elle reçoit brièvement l'enseignement de Jean Arthur. Elle s'inscrit aussi comme étudiante d'échange à Dartmouth College pendant un semestre avant que l'établissement scolaire ne devienne mixte. Elle obtient par la suite un Master d'arts (Mastership in Art, MFA) à la Yale School of Drama. Pendant son séjour à Yale, elle tient plusieurs rôles sur scène[14] notamment Helena dans Le Songe d'une nuit d'été de William Shakespeare et The Idiots Karamazov, comédie écrite par Christopher Durang et Albert Innaurato[15],[16].

Le doyen de Yale Repertory Theatre in New Haven, Robert Brunstein, a dit qu'il « était évident qu'elle était destinée à la grandeur[17] ». Elle réussit à intégrer le Phoenix Repertory du théâtre de New York, et fait ses débuts au théâtre dans de grandes salles avec Trelawney of the Wells en 1975.

Des débuts remarqués au cinéma[modifier | modifier le code]

Meryl Streep, photographiée par Jack Mitchell en 1976.

Alors qu'elle commence à s'orienter vers le cinéma, Meryl Streep est profondément marquée par la performance de Robert de Niro dans Taxi Driver et aspire à devenir une actrice de la même stature[L1 1]. Elle passe plusieurs auditions, notamment pour le rôle principal de King Kong, produit par Dino De Laurentiis. Lorsque ce dernier la rencontre, il lance à son fils, qui a repéré la jeune actrice au théâtre, « Che brutta ! » (« Quel laideron ! »), ignorant que Meryl Streep parle l'italien couramment[L1 2]. L'actrice lui répond alors : « Je suis désolée que vous pensiez que je suis trop moche pour votre film mais vous êtes juste une opinion dans un océan et je m’en vais en trouver une plus clémente »[L1 3]. Elle obtient son premier rôle au cinéma dans Julia en 1977, où elle a pour partenaires Jane Fonda et Vanessa Redgrave. L'expérience se révèle déplaisante pour Meryl Streep, qui doute alors sur l'avenir de sa carrière : « J’avais une perruque horrible et ils ont pris les répliques d’une scène que j’avais tournée avec Jane pour les mettre sur une scène différente dans laquelle je jouais. Je me suis dit que j'avais fait une énorme erreur, plus jamais de films. Je déteste cette industrie »[L1 1]. Malgré tout, Jane Fonda lui apporte son soutien et la pousse à continuer[18].

Repérée par Robert de Niro dans La Cerisaie, l'acteur la suggère à Michael Cimino pour jouer sa petite amie dans Voyage au bout de l'enfer, fresque réaliste, épique et tragique consacrée à la guerre du Viêt Nam[L1 4]. Meryl Streep accepte le rôle secondaire afin de rester auprès de son compagnon, John Cazale, également acteur du film. Ce dernier souffre d'un cancer des os généralisé et n'a plus que quelques mois à vivre[L1 5],[19]. Quand les producteurs apprennent la maladie, ils souhaitent le remplacer mais Michael Cimino s'y oppose et Meryl Streep va même jusqu'à menacer de quitter le tournage[20]. Afin de payer les frais médicaux de Cazale, l'actrice accepte ensuite, à contre cœur, un rôle dans la mini-série Holocauste, tournée en Allemagne et en Autriche. À son retour aux États-Unis, l'état de son compagnon s'est dégradé. Meryl Streep veille alors sur lui jusqu'à son décès, cinq mois plus tard, le 12 mars 1978[L1 6]. Après sa disparition, l'actrice parle de sa souffrance et de son espoir que le travail constitue une échappatoire. Elle enchaîne avec le film La Vie privée d'un sénateur, avec Alan Alda, et joue dans la pièce de théâtre La Mégère apprivoisée de Shakespeare. Holocauste et Voyage au bout de l'enfer connaissant un immense succès critique et public, lui apportent la consécration internationale et la font connaître du grand public. Par ailleurs, la mini-série lui vaut d'être récompensée par le Primetime Emmy Award de la meilleure actrice dans une mini-série ou un téléfilm et le film de Michael Cimino d'être nommée à l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle, pour la première fois.

Une consécration rapide[modifier | modifier le code]

L'année suivante, Meryl Streep joue une épouse perdue en pleine procédure de divorce, se déchirant avec son mari pour la garde de son fils, dans Kramer contre Kramer de Robert Benton. Après avoir lu le scénario, l'actrice estime que le discours que son personnage doit faire devant la cour de justice ne reflète pas la réalité d’une femme traversant un divorce et explique au réalisateur : « Ce n’est pas le discours d’une femme, c’est le discours d’un homme essayant d’écrire pour une femme »[L1 7]. Robert Benton accepte alors de réviser le scénario et autorise l'actrice à modifier elle-même ses répliques, malgré les objections de Dustin Hoffman, l'acteur principal du film. Ce dernier, adepte de la Méthode, va jusqu'à donner une vraie gifle à sa partenaire lors du tournage d'une scène et, pour la provoquer, se moque d'elle ouvertement et lui rappelle la mort de John Cazale[21]. Selon l'un des producteurs du film, Richard Fischoff, « Il la piquait, la provoquait. Il utilisait des éléments de sa vie personnelle pour obtenir la réponse qu’il pensait qu’elle devait donner dans sa performance »[21]. Meryl Streep ne laisse cependant rien paraître de ce qu'elle ressent hors-caméra. Lors de la sortie du film, Dustin Hoffman parle de sa partenaire en termes élogieux : « Elle a fait un travail extraordinaire, dans la mesure où son attention est proche de l'obsession. Elle ne pense à rien d'autre qu'à ce qu'elle fait »[22]. Kramer contre Kramer rencontre un accueil critique unanimement favorable ainsi qu'un grand succès commercial. Pour sa prestation, l'actrice obtient plusieurs récompenses, dont un Golden Globe et un Oscar, dans la catégorie « meilleure actrice dans un second rôle »[23]. En parallèle, Meryl Streep apparaît dans un rôle secondaire, mais remarqué, de mère divorcée ayant refait sa vie avec une femme dans Manhattan de et avec Woody Allen.

Meryl Streep pendant la 61e cérémonie des Oscars le .

En 1981, elle obtient le premier rôle principal de sa carrière avec La Maîtresse du lieutenant français, dans lequel elle joue à la fois Sarah et Anna, deux femmes amoureuses à une époque différente. Dans sa critique du film, le New York Magazine estime qu'à la différence de nombreuses stars féminines de l'âge d'or d'Hollywood, qui avaient cultivé une identité singulière dans chacun de leurs films, Meryl Streep est un « caméléon », capable de jouer n'importe quel type de rôle[24]. Bien que sa performance soit saluée et lui permette de remporter le BAFTA de la meilleure actrice et le Golden Globe de la meilleure actrice dans un film dramatique, l'actrice considère ce rôle comme l'un des moins convaincants de sa carrière. Elle juge ne pas avoir été « inspirée », ni « impliquée », et regrette la structure « artificielle » de l'intrigue[25]. L'année suivante, elle retrouve le réalisateur Robert Benton pour le thriller hitchcockien, La Mort aux enchères, qu'elle considère comme un « mauvais film »[26]. Le New York Times regrette le manque d'alchimie entre l'actrice – qu'il trouve cependant « magnifique », et son partenaire à l'écran, Roy Scheider[27].

Son film suivant, Le Choix de Sophie (1982) d'Alan J. Pakula, d'après William Styron, la voit interpréter une Polonaise catholique meurtrie par l'expérience des camps de concentration et dont un choix tragique a fait, à jamais, basculer l'existence. Meryl Streep réussit à convaincre le réalisateur de lui confier le rôle, malgré les réticences de ce dernier, le personnage ayant été écrit à l'origine par l'auteur pour Ursula Andress[28]. Tout le long du film, l'actrice joue avec un accent polonais et apprend pour l'occasion à parler la langue couramment, ainsi que l'allemand. La scène du « choix », qu'elle tourne en une seule prise et refuse de refaire, est pour elle « extrêmement douloureuse » et « émotionnellement épuisante »[29]. Bien que la réception en salle du film soit polarisée, la performance de Meryl Streep est unanimement acclamée. Elle remporte plusieurs récompenses, notamment son troisième Golden Globe, le second dans la catégorie « meilleure actrice dans un film dramatique », ainsi qu'un deuxième Oscar, le premier dans la catégorie « meilleure actrice »[30].

Dans Le Mystère Silkwood (1983), première de ses quatre collaborations avec le réalisateur Mike Nichols, Meryl Streep prête ses traits à Karen Silkwood, une chimiste américaine disparue dans des circonstances douteuses alors qu'elle enquêtait sur des actes délictueux dans l'usine de plutonium où elle travaillait. Pour se préparer à jouer le personnage, l'actrice rencontre plusieurs de ses proches et réalise que chacun d'eux avait une perception différence de sa personnalité : « Je n'ai pas essayé de me transformer en Karen. J'ai simplement essayé de comprendre qui elle était. J'ai rassemblé toutes les informations que je pouvais trouver sur elle... J'ai fini par regarder les différents événements de sa vie et essayé de la comprendre de l'intérieur »[31]. Pour sa performance, l'actrice est à nouveau louée par la critique et se voit nommer pour la cinquième fois à l'Oscar et la sixième fois aux Golden Globes. Elle retrouve ensuite Robert de Niro pour Falling in Love (1984), drame romantique mal reçu par la critique, avant d'incarner un agent de liaison entre les parachutistes anglais et la résistance française dans le drame Plenty (1985). Pour ce dernier, le critique Roger Ebert estime que l'actrice a su jouer son rôle avec « une grande subtilité », ajoutant qu'il est « difficile d'interpréter une femme déséquilibrée, névrosée, autodestructrice, et de le faire avec autant de douceur et de charme »[32].

Meryl Streep incarne ensuite la femme de lettres danoise Karen Blixen dans un film adapté de ses mémoires La Ferme africaine, Out of Africa. L'histoire revient sur l'expérience africaine de l'auteur, son mariage raté avec Bror Blixen et sa relation avec Denys Finch Hatton, interprété à l'écran par Robert Redford. Le réalisateur Sydney Pollack est particulièrement impressionné par Meryl Streep – « Elle était si directe, si honnête, et donc sans foutaises. Il n'y avait pas de blindage entre elle et moi », bien que les deux se disputent à de nombreuses reprises au cours du tournage, notamment en raison de la voix que l'actrice donne au personnage[L1 8]. Après avoir écouté longuement des cassettes de Karen Blixen pour s'en imprégner, Meryl Streep parle de manière aristocratique et démodée, ce que Pollack juge excessif[L1 9]. Le film est un succès critique et public considérable lors de sa sortie. Il reste aujourd'hui l'un des rôles les plus emblématiques de Meryl Streep. Elle est par ailleurs une nouvelle fois nommée pour un Oscar ainsi qu'un Golden Globe. Dès lors, l'actrice exige un salaire de quatre millions de dollars par film[L1 10].

Déconvenues et triomphes[modifier | modifier le code]

Ses films suivants, La Brûlure (1986) de Mike Nichols et Ironweed (1987), tous deux avec Jack Nicholson, laissent la critique et le public indifférents. Dans Un cri dans la nuit de Fred Schepisi, inspiré de l'affaire Azaria Chamberlain, Meryl Streep donne la réplique à Sam Neill et tient le rôle d'une mère accusée à tort du meurtre de son enfant. Sa prestation lui vaut de nouvelles récompenses dont le Prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes 1989 et le New York Film Critics Circle Award de la meilleure actrice, ainsi que de nouvelles nominations aux Golden Globes et aux Oscars. Pour The New York Times, l'actrice donne une autre « performance époustouflante » et ajoute que « ce genre de virtuosité semble redéfinir les techniques de jeu au cinéma ». Meryl Streep doit ensuite incarner Eva Perón sous la direction du réalisateur Oliver Stone dans une adaptation de la comédie musicale Evita. Elle abandonne cependant le projet deux mois avant le début du tournage en raison de désaccords avec la production sur son salaire[L1 11]. Désireuse de s'essayer à la comédie, elle tient ensuite l'affiche de She-Devil, la diable (1989), une satire sur les obsessions d'Hollywood pour la beauté et la chirurgie esthétique. En réaction à l'insuccès commercial de ses derniers films, l'actrice déclare : « Le public est moins large et les stratégies marketing dominantes visent les hommes entre 16 et 25 ans – c'est devenu le paradoxe de l'œuf et de la poule. Lequel est apparu en premier ? D'abord, ils sortent tous ces films l'été, puis font un sondage démographique pour savoir qui va les voir »[L1 11].

Meryl Streep en 1990.

Au début des années 1990, Meryl Streep privilégie sa vie familiale et n'accepte de préférence que les films tournés aux alentours de Los Angeles, une situation qu'elle avait anticipée dès 1981 : « À partir du moment une actrice atteint la quarantaine, plus personne ne s'intéresse à elle. Alors si vous voulez devenir mère, il faut choisir ses rôles avec grand soin »[24]. Lors d'une conférence donnée par la Screen Actors Guild, l'actrice critique ouvertement l'industrie cinématographique pour, selon elle, minimiser l'importance des femmes aussi bien sur l'écran qu'en dehors. Plus généralement, elle déplore l'insuffisance de possibilités d'emploi pour les femmes ainsi que l'absence de parité salariale[33]. En 1990, elle joue une dernière fois sous la direction de Mike Nichols dans Bons baisers d'Hollywood, adaptation cinématographique des démêlés de l’actrice Carrie Fisher avec sa mère Debbie Reynolds qui lui apporte une nouvelle nomination à l'Oscar. L'année suivante, elle tourne la comédie fantastique Rendez-vous au paradis, de et avec Albert Brooks. En 1992, elle est dirigée par Robert Zemeckis aux côtés de Bruce Willis et Goldie Hawn dans la comédie noire La mort vous va si bien, critique violente du monde de Hollywood dénonçant la superficialité et la quête de la jeunesse éternelle pour laquelle les stars sont prêtes à tous les excès.

Meryl Streep apparaît ensuite dans le drame La Maison aux esprits (1993) mais le succès n'est pas au rendez-vous. The New Yorker écrit même : « C'est un véritable exploit. Le film réunit Jeremy Irons, Meryl Streep, Winona Ryder, Antonio Banderas et Vanessa Redgrave et s'assure que, sans exception, ils délivrent tous leurs pires performances »[34]. L'année suivante, elle joue une mère de famille prise en otage par deux violents criminels lors d'un voyage de rafting dans le thriller La Rivière sauvage de Curtis Hanson, aux côtés de Kevin Bacon et John C. Reilly. Le film reçoit des avis mitigés mais la critique salue la performance de l'actrice, qui apporte de l'humour et de l'intelligence à son personnage, comme l'un des meilleurs éléments du film[35].

Meryl Streep se voit ensuite proposer par Clint Eastwood d'être sa partenaire dans le film qu'il s'apprête à réaliser, Sur la route de Madison, adaptation du best-seller éponyme de Robert James Waller, en raison de son pouvoir d'attraction sur le public féminin[36]. Le roman met en scène une femme d'âge mûr, épouse d'un fermier parti pour la foire de l'État. Un photographe en visite dans la région s'éprend d'elle et ils vivent un grand amour romantique sans lendemain. Initialement peu intéressée par le projet en raison du livre qu'elle n'aime pas, Meryl Streep accepte finalement le rôle proposé après avoir lu le scénario final[L1 12]. Avant le tournage, Eastwood ne lui dit rien d'autre que « sois naturelle », et ce, malgré le fait que le personnage ait grandi en Italie[36]. Ignorant la demande du réalisateur, Meryl Streep commence le tournage en prenant un accent italien pour lequel elle s'était entraînée plusieurs semaines, s'inspirant des actrices Sophia Loren et Anna Magnani[L1 13]. Durant la première moitié des prises de vues, Eastwood ne dit rien à l'actrice, qui se demande si elle joue réellement ce qu'il attend d'elle. Aussi, ce dernier lui dit-il un jour : « Tu sais, je ne dis jamais rien, sauf quand je n'aime pas ». Lors de la promotion du film, on peut lire dans les journaux qu'une « intense amitié est née entre les deux stars »[36]. Sur la route de Madison sort en 1995 et connaît un grand succès critique et public. The New York Times évoque « une émouvante et élégiaque histoire d'amour au cœur de l'œuvre dégoulinante » et estime qu'il s'agit du meilleur rôle de Meryl Streep depuis plusieurs années[37]. L'actrice est à nouveau proposée pour un Oscar et un Golden Globe.

L'année suivante, elle partage l'affiche avec Leonardo DiCaprio, Diane Keaton et Robert de Niro dans le drame intimiste Simples Secrets, qui lui apporte une nouvelle proposition pour un Golden Globe. Elle donne ensuite la réplique à Michael Gambon et Catherine McCormack dans un autre drame, Les Moissons d'Irlande (1998) de Pat O'Connor, pour lequel elle joue une femme irlandaise. La même année, elle obtient une nouvelle nomination à l'Oscar pour sa performance dans Contre-jour, avec Renée Zellweger et William Hurt. Sous la direction de Wes Craven, l'un des maîtres du cinéma d'horreur, Meryl Streep incarne Roberta Guaspari, une pianiste américaine, dans La Musique de mon cœur en 1999. Elle remplace la chanteuse Madonna, originellement choisie pour le rôle, après son départ en raison de différences créatives avec le réalisateur[38]. Nommée pour un Oscar, un Golden Globe et un Screen Actors Guild Award, Meryl Streep est à nouveau saluée par la critique pour sa performance.

Une actrice respectée[modifier | modifier le code]

En 2001, elle est la voix de la fée bleue dans A.I. Intelligence artificielle de Steven Spielberg, un projet repris du défunt réalisateur Stanley Kubrick[39]. Le film connaît une belle carrière commerciale, mais ce Pinocchio futuriste reçoit un accueil critique mitigé, certains le trouvant magnifique, d'autres trop long et ennuyeux. La même année, elle co-présente avec Liam Neeson le concert du prix Nobel de la paix à Oslo[40]. Toujours en 2001, Meryl Streep fait son retour au théâtre après plus de vingt ans d'absence dans une adaptation de la pièce de Anton Tchekhov, La Mouette, mise en scène par Mike Nichols[41]. L'année suivante, elle incarne la journaliste américaine Susan Orlean dans Adaptation de Spike Jonze, avec également Nicolas Cage. Le scénario, qui traite de l'adaptation cinématographique d'une œuvre littéraire et des atermoiements du scénariste qui y est employé, sombrant dans une crise existentielle, est pour l'actrice « l'un des plus intéressants et l'un des plus ambigus » qui lui a été donné de lire depuis longtemps[42]. Pour l'occasion, elle accepte une diminution de son salaire en raison du budget du film, plus modeste que ceux qu'elle tourne habituellement[43]. L'accueil critique est excellent et permet à Meryl Streep de remporter le quatrième Golden Globe de sa carrière et le second dans la catégorie « meilleure actrice dans un second rôle ». Avec également une treizième nomination à l'Oscar, elle devient l'actrice la plus nommée de l'histoire, après Katharine Hepburn et Jack Nicholson avec douze nominations chacun.

La même année, elle partage l'affiche du drame de Stephen Daldry The Hours, avec Nicole Kidman et Julianne Moore. Le film raconte une journée cruciale des vies respectives de trois femmes de différentes époques, dont les destins sont interconnectés par le roman de Virginia Woolf, Mrs Dalloway. Meryl Streep y joue une éditrice de New York qui s'occupe depuis des années de son meilleur ami et ancien amant atteint du sida. Le film est un succès aussi bien critique que commercial. Meryl Streep remporte l'Ours d'argent de la meilleure actrice lors du Festival de Berlin 2003, récompense qu’elle partage avec Kidman et Moore. Pour Rolling Stone, les trois comédiennes font de The Hours « un film de toute beauté ». Le magazine estime également que Meryl Streep prouve une nouvelle fois qu'elle est « capable de faire des miracles »[44]. Sa performance lui permet d'obtenir une nomination au Golden Globes. En 2003, elle fait une apparition dans son propre rôle dans la comédie de Peter et Bobby Farrelly, Deux en un[45]. La même année, Meryl Streep retrouve le réalisateur Mike Nichols pour la mini-série Angels in America, adaptée de la pièce homonyme écrite par Tony Kushner. L'action se déroule au milieu des années 1980, sous les présidences de Ronald Reagan et George Bush, à New York et raconte les vies de plusieurs personnes qui s'entrecroisent, liées par le contexte républicain, l'homosexualité, l'apparition du sida, leur questionnement du divin et leur expérience de la marginalité. La mini-série connaît un grand succès et permet à Meryl Streep de remporter le cinquième Golden Globes de sa carrière, le premier dans la catégorie « meilleure actrice dans une mini-série ou un téléfilm », son second Primetime Emmy Award et son premier Screen Actors Guild Award.

Meryl Streep en 2008.

En 2004, Meryl Streep devient, à l'âge de 54 ans, la plus jeune récipiendaire du prestigieux AFI Life Achievement Awards, récompense honorifique remise chaque année par l'American Film Institute à un acteur ou un réalisateur ayant accompli une carrière remarquable au cinéma. La même année, elle apparaît dans Un crime dans la tête de Jonathan Demme, remake du film homonyme réalisé par John Frankenheimer en 1962. Meryl Streep reprend le rôle tenu à l'origine par Angela Lansbury, celui d'une sénatrice américaine et mère manipulatrice et impitoyable d'un candidat à la vice-présidence. Le film connaît un succès modéré, tant sur le plan critique que commercial, mais la prestation de l'actrice est louée. Toujours en 2004, elle tient un second rôle aux côtés de Jim Carrey dans le film d'aventure pour enfants, Les Désastreuses Aventures des orphelins Baudelaire. L'année suivante, elle donne la réplique à Uma Thurman dans la comédie Petites Confidences (à ma psy). Elle y joue une psychiatre juive découvrant qu'une de ses patientes est la nouvelle petite amie de son fils. Le film reçoit des critiques mitigées et connaît un succès modeste au box-office. En 2006, Meryl Streep fait son retour au théâtre avec une adaptation de Mère Courage et ses enfants de Bertolt Brecht, mise en scène par George C. Wolfe et jouée au Public Theater de New York[46]. La même année, elle tourne dans le dernier film réalisé par Robert Altman, The Last Show. Les critiques sont favorables, estimant que ce « chant du cygne » est « digne de celui qui fut l'un des plus grands réalisateurs que le cinéma ait connu ».

Toujours en 2006, Meryl Streep connaît l'un des plus grands succès populaires de sa carrière avec Le Diable s'habille en Prada de David Frankel, adapté du roman homonyme de Lauren Weisberger. Aux côtés d'Anne Hathaway et d'Emily Blunt, elle y interprète la cruelle et tyrannique Miranda Priestly, rédactrice en chef du magazine de mode Runway, inspirée de la figure d'Anna Wintour à la tête du magazine Vogue. L'actrice ne s'inspire cependant pas de cette dernière mais de Diana Vreeland, la précédente rédactrice en chef du magazine, ainsi que de Liz Tilberis, la directrice d'Harper's Bazaar et de Carmen Dell'Orefice, un mannequin célèbre pour ses cheveux blancs[47]. Les critiques sont mitigées quant au film mais unanimes à propos de son interprète principale. Ainsi, Critikat estime que « si Le Diable s’habille en Prada mérite d’être vu, c’est principalement pour l’immense Meryl Streep, capable de transformer un personnage très cartoonesque (genre Cruella reconvertie en prêtresse de la mode) en véritable être humain dont la monstruosité perverse n’est jamais une conséquence – ce qui en ferait une victime – mais un choix. Sous le vernis comique du rôle rêvé par tout comédien qui se respecte, on trouve dans le jeu de Meryl Streep une infinité de nuances qui enrichissent sans cesse son personnage »[48]. Le film permet à l'actrice d'être nommée pour plusieurs prix, notamment une quatorzième proposition à l'Oscar, et de remporter son sixième Golden Globe. Le diable s'habille en Prada est également l'un des plus grands succès commerciaux de sa carrière, avec plus de 2 millions d'entrées en France, et des recettes internationales supérieures à 420 millions de dollars, pour un budget de 35 millions[49].

L'actrice enchaîne ensuite avec un petit rôle dans Dark Matter (2007) de Chen Shi-Zheng, drame intimiste sur un jeune et brillant Chinois qui, pendant les années autour des manifestations de la place Tien An Men, vient poursuivre ses études de chimie dans une université américaine. Dans le thriller Détention secrète sorti la même année, elle côtoie Jake Gyllenhaal et Reese Witherspoon. Les critiques sont globalement négatives et les recettes ne parviennent pas à couvrir les frais de production. Son film suivant, Le Temps d'un été, dans lequel elle tient un second rôle aux côtés de Vanessa Redgrave, Claire Danes, Toni Collette et Glenn Close reçoit un accueil critique peu enthousiaste. Toujours en 2007, Meryl Streep retrouve, vingt-deux ans après leur collaboration sur Out of Africa, Robert Redford, interprète et réalisateur du drame politique Lions et Agneaux, avec également Tom Cruise. Cette réflexion sur la démocratie ayant pour fond la Guerre d'Afghanistan[50] ne génère qu'un faible intérêt critique et commercial.

Une carrière exemplaire[modifier | modifier le code]

Meryl Streep à la première de Mamma Mia! en compagnie de l'équipe du film et du groupe ABBA.

En 2008, Meryl Streep est l'héroïne de Mamma Mia!, adaptation de la comédie musicale éponyme basée sur les chansons du groupe de pop suédois ABBA. Grande admiratrice de leur musique, l'actrice interprète notamment les singles Money, Money, Money, Dancing Queen et The Winner Takes It All, et affirme : « Les chansons sont intemporelles. Elles entrent en vous. Quand j'ai commencé à les apprendre, je me suis rendue compte que je les connaissais toutes. Elles sont terriblement accrocheuses avec de formidables mélodies »[51]. En dépit d'un accueil critique relativement négatif, le film est un grand succès commercial, rapportant plus de 740 millions de dollars de recettes dans le monde[52], et permet à Meryl Streep de recevoir la vingt-deuxième proposition aux Golden Globes de sa carrière. Pour The Boston Globe, l'actrice « fait ressortir le meilleur de chacun. Elle communique avec son public comme elle ne l'a jamais fait auparavant. La plus grande actrice des États-Unis est finalement devenue une star de cinéma »[53].

Son interprétation d'une directrice d'école catholique soupçonnant un prêtre respecté d'avoir abusé sexuellement d'un mineur dans Doute, aux côtés d'Amy Adams et de Philip Seymour Hoffman, lui permet d'être nommée pour la quinzième fois de sa carrière à l'Oscar, et la douzième citation dans la catégorie « meilleure actrice ». Sous la direction de Nora Ephron, Meryl Streep incarne ensuite Julia Child, chef cuisinier et animatrice de télévision américaine, dans Julie et Julia (2009), et remporte un septième Golden Globe, dans la catégorie « meilleure actrice dans un film musical ou une comédie ». La même année, elle partage l'affiche de la comédie sentimentale Pas si simple de Nancy Meyers avec Alec Baldwin et Steve Martin. Elle prête également sa voix à la renarde Felicity Fox dans le film d'animation réalisé par Wes Anderson, Fantastic Mr. Fox.

Meryl Streep recevant un diplôme honorifique à l'université Harvard ().

En 2011, Meryl Streep retrouve la réalisatrice de Mamma Mia !, Phyllida Lloyd, pour La Dame de fer dans lequel elle incarne Margaret Thatcher, première femme à avoir exercer les fonctions de Premier ministre du Royaume-Uni. Bien qu'en désaccord sur à peu près tout ce qui concerne la politique de cette dernière, l'actrice est cependant impressionnée par « sa capacité à parler en développant de longs paragraphes, de répondre aux questions avec précision, d'écouter les arguments et de s'y confronter »[54]. La Dame de fer reçoit des avis mitigés, la critique reprochant au film son absence de point de vue sur la politique de Margaret Thatcher. Meryl Streep est cependant acclamée. Pour Le Monde, son interprétation « relève, selon les standards de l'actrice, de l'ordinaire. Admirable donc. Elle intègre de manière stupéfiante la gestuelle de son personnage, ses tics de langage, le léger mouvement de sa lèvre inférieure quand Thatcher venait de s'exprimer, le sourire qui semble se figer, son impeccable savoir-vivre avec son entourage, la froideur cassante dont elle faisait preuve avec ses ministres »[54]. Le film permet à Meryl Streep d'être récompensée par plusieurs prix, notamment un Golden Globe, le huitième de sa carrière et le troisième dans la catégorie « meilleure actrice dans un film dramatique » et son second BAFTA de la meilleure actrice. Elle remporte également son troisième Oscar, égalant ainsi le record d'Ingrid Bergman et de Jack Nicholson pour le nombre et le type de trophées obtenus (deux pour le meilleur rôle principal et un pour le meilleur second rôle). Lors de la remise de ce dernier prix, l'actrice déclare dans son discours :

« Je veux vraiment remercier tous mes collègues, tous mes amis. Je regarde ici et, vous savez, je vois ma vie défiler devant mes yeux: mes vieux amis, mes nouveaux amis. C'est vraiment un grand honneur, mais ce qui compte le plus pour moi, ce sont les amitiés, l'amour et la joie que nous avons partagés en faisant des films ensemble. Mes amis, merci à vous tous, défunts et présents, pour cette carrière inexplicablement merveilleuse[55]. »

Meryl Streep au Festival de Berlin 2016.

L'année suivante, elle est à nouveau dirigée par le réalisateur du Diable s'habille en Prada, David Frankel, dans la comédie romantique Tous les espoirs sont permis, aux côtés de Tommy Lee Jones. Sa prestation de mère tyrannique et dépendante dans le drame Un été à Osage County (2013), avec également Julia Roberts et Ewan McGregor lui permet d'être proposée à l'Oscar pour la dix-huitième fois de sa carrière et une quinzième citation dans la catégorie « meilleure actrice ». Elle est à nouveau nommée en 2014, cette fois dans la catégorie « meilleure actrice dans un second rôle », pour son rôle de sorcière dans le film musical de Rob Marshall, Into the Woods. La même année, elle apparaît dans The Giver, film d'anticipation tiré du best-seller Le Passeur, avant de tenir un second rôle dans le western The Homesman de et avec Tommy Lee Jones. Elle doit ensuite incarner la cantatrice Maria Callas dans un film censé la réunir avec le réalisateur Mike Nichols, mais la mort de ce dernier empêche le projet de se concrétiser[56]. En 2015, Meryl Streep joue le rôle d'une rock star des années 1980 dans Ricki and the Flash pour lequel elle donne la réplique à sa propre fille, Mamie Gummer. Le film, qui marque également ses retrouvailles avec le réalisateur Jonathan Demme, reçoit un accueil critique mitigé. La même année, elle incarne la femme politique britannique féministe Emmeline Pankhurst dans Les Suffragettes, aux côtés de Carey Mulligan et Helena Bonham Carter. Le film reçoit globalement des critiques positives mais le distributeur se voit reprocher d'avoir mis en avant Meryl Streep dans sa campagne marketing alors que l'actrice n'a qu'un petit rôle[57].

En février 2016, elle préside le jury du 66e Festival de Berlin. La même année, elle prête ses traits au rôle-titre de Florence Foster Jenkins sous la direction de Stephen Frears, biographie filmée de la riche héritière du même nom animée, à la Belle Époque, d'une grande passion pour l'art lyrique mais chantant terriblement faux. Le film reçoit de bonnes critiques et permet à l'actrice de passer la barre symbolique de la vingtième nominations aux Oscars. L'année suivante, elle joue pour Steven Spielberg dans Pentagon Papers, avec également Tom Hanks. Le film s'inspire de faits authentiques et retrace la lutte de la première directrice du journal The Washington Post, Katharine Graham, et de son rédacteur en chef, Benjamin Bradlee, contre le gouvernement fédéral pour publier des pages confidentielles et secret-défense qui dévoilent la responsabilité et l'implication politique et militaire des États-Unis dans la guerre du Viêt Nam. Pentagon Papers permet à Meryl Streep d'être proposée respectivement pour la 31e et la 21e fois aux Golden Globes et aux Oscars[58],[59].

L'année suivante, elle joue pour la première fois de sa carrière dans la suite de l'un de ses films[60]. Avec Mamma Mia! Here We Go Again, elle reprend son rôle de Donna Sheridan-Carmichael qu'elle partage cette fois avec Lily James, soit dix ans après le premier opus. Le film reçoit des critiques majoritairement positives et connaît un grand succès commercial. Meryl Streep est ensuite annoncée au casting de la seconde saison de la série Big Little Lies, avec notamment Nicole Kidman, puis à celui de la suite des aventures de la nurse anglaise de Disney, Le Retour de Mary Poppins, où elle incarne la cousine de celle-ci, et qui lui permet de retrouver l'actrice Emily Blunt, sa partenaire du Diable s'habille en Prada.

Divers[modifier | modifier le code]

Meryl Streep à la cérémonie d'ouverture de la Berlinale 2016.

En 1976, elle passe une audition pour incarner le rôle principal de King Kong, produit par l'italien Dino De Laurentiis, mais lors de l'audition, celui-ci lance à son fils « che brutta ! » (quelle laide !), il ravale vite ses mots en s'apercevant que l'actrice comprend l'italien[61].

Meryl Streep est capable de prendre n'importe quel accent. Ainsi pour Le Choix de Sophie, d'Alan J. Pakula en 1982, non seulement elle a appris l'accent polonais, mais elle a aussi appris à parler allemand. Toujours pour le même film, elle effectuera le doublage pour la France. Et pour rester cohérente par rapport au personnage, elle le fera dans un français fortement teinté d'accent polonais.

En 1978, elle a accepté de jouer un petit rôle (celui de Linda) dans Voyage au bout de l'enfer, de Michael Cimino, pour être aux côtés de son compagnon, le comédien John Cazale, alors atteint d'un cancer des os. Dans le scénario, son rôle est secondaire, et c'est elle qui se charge de rédiger ses répliques pour donner plus d'importance à son personnage. De même pour son rôle dans Kramer contre Kramer l'année suivante, qui lui vaudra l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle en 1980.

En 1992, lors d'une interview dans une émission de Canal+ pour la promotion de La mort vous va si bien, la journaliste lui demande s'il est «  vrai que vous auriez dû jouer dans Thelma et Louise ? », à quoi elle répond : « on nous en a parlé, à toutes les deux, Goldie Hawn et moi ». Alors que la journaliste lui demande pourquoi elle a refusé, la comédienne répond qu'elle ne l'a pas refusé, à l'époque enceinte elle n'a pas pu faire le film, car la production n'a pas voulu attendre. Avec humour et à la suite de sa réponse, Meryl Streep lance à l'intervieweuse : « à mon avis parce que nous étions trop chères »[62].

Elle a également failli jouer entre autres dans Le facteur sonne toujours deux fois (le rôle fut donné à Jessica Lange), dans Minority Report (rôle finalement échu à Lois Smith), Les fous du roi (elle renonce pour cause de conflits, le rôle est attribué à Patricia Clarkson) et The Last Station, de Michael Hoffman (remplacée par Helen Mirren).

Dans les années 1980, elle a aussi failli incarner le rôle d'Eva Perón dans Evita, sous la direction d'Oliver Stone, mais le film ne se fait pas, il sera finalement réalisé sous la direction d'Alan Parker avec Madonna en 1996.

Meryl Streep a dû apprendre à jouer du violon, en pratiquant six heures par jour pendant six semaines pour La Musique de mon cœur (1999).

En 1993, pour le tournage de La Rivière sauvage, la comédienne s'essaye au rafting et exécute la majeure partie de ses cascades.

Mais Meryl Streep a un autre talent : celui de chanteuse. Celle qui se destinait à être cantatrice avant de devenir comédienne a chanté dans six films : Le Mystère Silkwood, de Mike Nichols en 1984, Ironweed, d'Hector Babenco en 1987, Bons baisers d'Hollywood, de Mike Nichols en 1990, The Last Show, le dernier film de Robert Altman en 2006, la comédie musicale Mamma Mia! en 2008, Into the Woods de Rob Marshall en 2014, Ricki and the Flash de Jonathan Demme en 2015, et Florence Foster Jenkins de Stephen Frears en 2016, dans lequel elle fausse admirablement, en conformité avec le personnage.

En février 2016 elle est présidente du jury du 66e Festival de Berlin[63], succédant ainsi au réalisateur Darren Aronofsky.

Elle soutient Hillary Clinton lors de l'élection présidentielle de 2016.

Le 8 janvier 2017, alors qu'elle reçoit le Cecil B. DeMille Award pour l'ensemble de sa carrière lors de la 74e cérémonie des Golden Globes, Meryl Streep prononce un discours engagé visant à défendre l'immigration ainsi que la liberté de la presse et à dénoncer le comportement qu'elle qualifie de « dangereux » du nouveau président des États-Unis, Donald Trump, sans jamais prononcer son nom. L'actrice critique l'attitude de ce dernier vis-à-vis d’un journaliste du New York Times handicapé : « Cela m'a brisé le cœur. Je n'arrive toujours pas à y croire parce que ce n'est pas du cinéma, c'est la vraie vie. Cet instinct d'humilier qui est mis en avant en public, par quelqu'un de puissant, a une incidence sur la vie de tous parce que cela devient comme une autorisation à faire de même. Le manque de respect appelle au manque de respect. La violence appelle à la violence. Quand les puissants utilisent leur position pour malmener les autres, nous sommes tous perdants »[64]. Alors qu'il la trouvait jusqu'alors « excellente »[65], Donald Trump répond au discours de Meryl Streep en la qualifiant d'une des « actrices les plus surestimées d'Hollywood » et « un larbin d'Hillary qui a beaucoup perdu »[66].

Dans le cadre des révélations suivant l'affaire Harvey Weinstein, elle est critiquée publiquement par l'actrice Rose McGowan pour avoir travaillé avec lui alors qu'elle était, selon elle, au courant des agissements du producteur, accusé de harcèlements et d'agressions sexuelles par plusieurs femmes, dont McGowan elle-même[67]. Meryl Streep lui répond dans un communiqué, réaffirmant qu'elle n'avait pas eu connaissance du comportement de Weinstein avant les révélations : « Je n'ai pas sciemment gardé le silence. Je ne savais pas. HW avait besoin que l'on ne sache pas, car le fait que nous lui fassions confiance lui donnait une crédibilité qui lui servait à piéger de jeunes femmes pleines de rêves. Il avait beaucoup plus besoin de moi que je n'avais besoin de lui, et il s'est assuré que je ne sois au courant de rien »[68]. Dans un entretien accordé à la chaîne CNN, Meryl Streep explique n'avoir que de « l'empathie » pour Rose McGowan et déclare : « Je suis sûre qu’à bien des égards elle aurait souhaité que je sache. Ce qui est arrivé à Rose est insupportable. Je pense qu'elle et toutes ces femmes qui se sont manifestées — Annabella Sciorra, Mira Sorvino, Asia Argento, nous leur devons une dette de gratitude parce qu'elles ont changé le 21e siècle. Vraiment »[69],[70]. Peu de temps après, sur la même chaîne, Rose McGowan adresse à Meryl Streep ses remerciements pour ses déclarations et explique que le tweet l'accusant d'être au courant avait été envoyé dans un moment de profonde tristesse[71].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle vit, de 1976 à 1978, une grande histoire d'amour avec John Cazale, un acteur sicilo-américain connu grâce au rôle de Fredo, frère de Michael Corleone dans Le Parrain, et qu'elle a rencontré au théâtre. Elle accepte de jouer avec son compagnon, atteint d'un cancer des os, dans le Voyage au bout de l'enfer (1978). Malheureusement, Cazale décède peu de temps avant la sortie du film.

Meryl Streep est mariée, depuis le , au sculpteur Don Gummer. Elle est mère de quatre enfants : Henry (en) (musicien), né en 1979, Mary Willa (devenue actrice sous le nom de Mamie Gummer), née en 1983, Grace (actrice), née en 1986 et Louisa (en) (mannequin), née en 1991.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Note : À noter que trois pièces, Secret Service, La Mégère Apprivoisée et Alice in Concert, ont été filmées lors d'une représentation pour être diffusés à la télévision. La seconde a été diffusée sous le titre Kiss Me, Petruchio (1981) et la troisième, sous le titre Alice at the Palace (1982).

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Années 1970

Années 1980

Années 1990

Années 2000

Années 2010

Prochainement

Courts métrages[modifier | modifier le code]

Documentaires[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Téléfilms[modifier | modifier le code]

Séries télévisées[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

L'étoile de Meryl Streep sur le Walk of Fame.
Meryl Streep aux SAG Awards en 2014.

Le , elle inaugure son étoile sur le trottoir du Walk of Fame, et le , elle est faite Commandeur de l'Ordre des Arts et des Lettres et récompensée le même jour du César d'honneur lors de la 28e cérémonie des Césars. Le , lors du 62e festival du film de Berlin elle reçoit un Ours d'or d'honneur, pour l'ensemble de sa carrière.

Le , elle reçoit pour la deuxième fois l'Oscar de la meilleure actrice pour son rôle dans La Dame de fer (elle a remporté le premier pour Le Choix de Sophie en 1983) .

En 2014, elle reçoit l'Icon Award du Festival international du film de Palm Springs. La même année, elle est décorée par le président Barack Obama de la médaille présidentielle de la Liberté, plus haute décoration civile des États-Unis[75].

Parmi les récompenses majeures qu'elle a reçues, on peut citer :

Voix françaises[modifier | modifier le code]

En France, Frédérique Tirmont est la voix française régulière de Meryl Streep depuis 1992. Elle a été également doublée par Annie Sinigalia puis Évelyne Séléna à sept reprises pour la première puis neuf pour la seconde.

Au Québec, Marie-Andrée Corneille est la voix française régulière de l'actrice.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Meryl Streep: Anatomy of an Actor[modifier | modifier le code]

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  2. p. 7.
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  4. p. 21.
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  9. p. 88.
  10. p. 97.
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Autres[modifier | modifier le code]

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  77. a et b « Comédiennes ayant doublé Meryl Streep en France », sur RS Doublage.
  78. a, b et c Comédiennes ayant doublé Meryl Streep au Québec sur Doublage.qc.ca

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Karina Longworth, Meryl Streep: Anatomy of an Actor, Phaidon Press, , 191 p. (ISBN 978-0-7148-6669-7)

Liens externes[modifier | modifier le code]