Maurice Jarre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Jarre.
Maurice Jarre
Nom de naissance Maurice-Alexis Jarre
Naissance
Lyon, Rhône-Alpes, France
Nationalité Drapeau de la France France
Drapeau des États-Unis États-Unis
Décès (à 84 ans)
Malibu, Californie, États-Unis
Profession Compositeur
Chef d'orchestre
Films notables Lawrence d'Arabie
Le Docteur Jivago
Paris brule-t-il ?
La Fille de Ryan
Le Message
Le Lion du désert
La Route des Indes
Witness
Le Cercle des poètes disparus
Ghost

Maurice Jarre est un compositeur français de musiques de scènes et de musiques de films, né le dans le 5e arrondissement de Lyon (France) et mort le à Malibu (États-Unis)[1].

Vie familiale[modifier | modifier le code]

Maurice Jarre est le fils du directeur technique de « Radio Lyon », André Jarre.

Dans les années 1940, il épouse France Pejot (qui s'engagera dans le mouvement de résistance Franc-tireur) (1914-2010). Leur fils Jean-Michel naît le 24 août 1948. Le couple divorce en 1953 et Maurice part aux États-Unis. En 1965, il épouse l'actrice Dany Saval et une fille, Stéfanie, naît en 1966. Ils divorcent peu après. Fin 1967, il épouse l'actrice Laura Devon (1931-2007) ; il adopte son fils, Kevin Jarre (1954-2011). Le couple divorce en 1984. Il épouse, en 1984, Fong F. Khong (née en 1955), d'origine chinoise, qui l'accompagne jusqu'à sa mort, et qui prive les enfants Jarre de l'héritage[2] par l'intermédiaire d'un trust californien qui ignore la réserve héréditaire du droit français.

Carrière[modifier | modifier le code]

Maurice Jarre s'est intéressé assez tard à la musique. Timbalier de formation, Jarre débute à la Compagnie Renaud-Barrault en 1946, formant un duo avec Pierre Boulez (au piano et aux ondes Martenot), mais Jarre s'intéresse très vite à la composition.

On lui commande en 1948 sa première musique de scène pour Le Gardien du Tombeau, de Franz Kafka. Il devient directeur musical du Théâtre national populaire durant douze années (1951-1963).

Il compose les mythiques trompettes, la fanfare d'accueil de Lorenzaccio, qui retentit en juillet lors de chaque représentation du Festival d'Avignon dans la Cour d'honneur du palais des papes.

Pour le T.N.P. il compose notamment, outre Lorenzaccio déjà cité, les musiques de Richard II, Macbeth, Le Prince de Hombourg, Nucléa, Meurtre dans la cathédrale, Don Juan, Le Médecin malgré lui, Ruy Blas, La Découverte du Nouveau-Monde. Maurice Jarre compose une nouvelle musique de scène pour Lorenzaccio, cette fois lors de la reprise de cette pièce à la Comédie-Française dans la mise en scène de Franco Zeffirelli.

Sa carrière dans la musique de film démarra dans les années 1950 pour des courts métrages (des compositions pour les films de Georges Franju, Jacques Demy, Alain Resnais notamment) puis des longs métrages à partir de 1958 (La Tête contre les murs de Georges Franju).

C'est également dans les années 1950 que Maurice Jarre composa l'indicatif de fin d'émission de la station de radio française Europe 1[3].

Sa carrière hollywoodienne ne démarra véritablement qu'en 1962 avec Lawrence d'Arabie, dont le thème semble inspiré du concerto pour piano d'Edouard Lalo. Ce film scelle la collaboration du réalisateur David Lean avec Jarre.

En 1965, il s'installe en Californie[4].

Il a composé de très nombreuses musiques de films dont celles de Lawrence d'Arabie (1962), Le Docteur Jivago (1965), Paris brûle-t-il ? (1966), Les Damnés (1969), Soleil rouge (1971), Le Message (1976), Jésus de Nazareth (1977), Shogun (1980), Le Lion du désert (1981), Witness (1985), Gorilles dans la brume (1988), Le Cercle des poètes disparus (1989), Ghost (1990) ou L'Échelle de Jacob (1990). En 1996, il compose la musique du film vivement critiqué de Bernard Henry-Lévy, Le Jour et la Nuit, qui a voulu reproduire le style de David Lean.

Jarre a aussi composé des œuvres de concert majeures et écrit cinq ballets dont Notre-Dame de Paris pour l'Opéra de Paris.

Lors du Festival de Berlin en , il reçoit un Ours d'Or pour l'ensemble de sa carrière. C'est sa dernière apparition en public. Atteint d'un cancer, il meurt le dans sa villa de Los Angeles à l'âge de 84 ans[5].

Il fait partie des très rares artistes français à avoir été honorés par une étoile au Hollywood Walk of Fame à Los Angeles.

Œuvres de concert[modifier | modifier le code]

  • Trois danses pour ondes Martenot et percussion
  • Passacaille à la mémoire d'Arthur Honegger pour orchestre
  • Ronde de nuit, pour orchestre
  • Mobiles pour violon et orchestre
  • Suite ancienne pour piano et percussion
  • Couleurs du temps pour 5 cuivres, cordes, timbales et percussion
  • Le Premier Jour du printemps pour percussion
  • Cantate pour une démente pour voix, chœur et orchestre
  • Étoiles de midi
  • Concerto pour cordes et percussion
  • Polyphonies concertantes pour piano, trompette, percussion et orchestre
  • Concerto pour EVI et orchestre
  • Mouvements en relief pour orchestre
  • Béatitudines pour chœur
  • Sinfonietta
Ballets
  • Fâcheuse Rencontre
  • Le Jardin de Tinajatama
  • Notre-Dame de Paris
  • Masques de femmes
  • Le Poète assassiné
  • Winter War
  • Les Filles du feu
  • Maldoror
Divers
  • Loin de Rueil, comédie musicale
  • Ubu
  • Le Palais du vent violent
  • Armida, opéra-ballet
  • Giubileo pour chœur et orchestre
  • Ruisselle, opéra

Récompenses[modifier | modifier le code]

Une étoile porte son nom sur la promenade de la gloire d'Hollywood.

Il a été récompensé de trois Oscars de la meilleure musique de film, chaque fois pour un film de David Lean :

Récompensé également de quatre Golden Globes de la meilleure musique de film :

autres récompenses 
Nomination pour 

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Années 1950[modifier | modifier le code]

Années 1960[modifier | modifier le code]

Années 1970[modifier | modifier le code]

Années 1980[modifier | modifier le code]

Années 1990[modifier | modifier le code]

Années 2000[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Films biographiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dépêche AFP
  2. Les enfants Jarre ayant contesté ce testament, la Cour de cassation française rend un jugement après une bataille judiciaire qui a duré huit ans. Elle estime que Maurice Jarre était dans son droit. Notamment parce qu’il « résidait depuis presque trente ans en Californie, et que tout son patrimoine immobilier et une grande partie de son patrimoine mobilier sont situés aux États-Unis ». Et parce que « ses unions, à compter de 1965, ont été contractées aux Etats-Unis, où son installation était ancienne et durable ». Les juges ont également estimé que les héritiers concernés n’étaient pas « dans une situation économique de précarité ou de besoin ». Cf « Arrêt n° 1005 du 27 septembre 2017 (16-17.198) - Cour de cassation - Première chambre civile - ECLI:FR:CCASS:2017:C101005 | Cour de cassation », sur www.courdecassation.fr (consulté le 29 novembre 2017)
  3. La musique de Maurice Jarre pour Europe 1
  4. Télé 7 Jours n°1352, semaine du 26 avril 1986, page 63, article de Geneviève Coste intitulé : "Maurice Jarre le prince de la musique de film".
  5. Le grand compositeur Maurice Jarre est mort, Pure People, 29 mars 2009

Liens externes[modifier | modifier le code]