Benedict Cumberbatch

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Benedict Cumberbatch
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Cumberbatch au Comic-Con 2014.

Nom de naissance Benedict Timothy Carlton Cumberbatch
Naissance (39 ans)
Londres, Angleterre, Royaume-Uni
Nationalité Drapeau du Royaume-Uni Britannique
Profession Acteur
Films notables Imitation Game
Star Trek Into Darkness
Le Hobbit : La Désolation de Smaug
Un été à Osage County
La Taupe
Séries notables Sherlock
Parade's End
The Last Enemy
Hawking

Benedict Cumberbatch est un acteur britannique né le à Londres.

Devenu une star internationale grâce à la minisérie Sherlock, sa carrière au théâtre, à la radio, à la télévision et au cinéma lui vaut de nombreuses distinctions. Il remporte notamment un Olivier Award pour son double rôle dans Frankenstein au Royal National Theatre en 2011, et une nomination à l'Oscar du meilleur acteur en 2015 pour son interprétation d'Alan Turing dans Imitation Game.

En juin 2015, la reine Élisabeth II le nomme Commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique pour services rendus aux arts britanniques et ses activités caritatives.

Biographie[modifier | modifier le code]

Contexte familial[modifier | modifier le code]

Benedict Timothy Carlton Cumberbatch, fils des acteurs Timothy Carlton (en) et Wanda Ventham (en)[1], grandit dans le quartier de Kensington et a une demi-sœur du premier mariage de sa mère[2], Tracy Peacock. Son grand-père, Henry Carlton Cumberbatch (en)[3], était un important officier de marine des deux guerres mondiales. Son arrière grand-père, Henry Arnold Cumberbatch (en), était consul général de la reine Victoria en Turquie et au Liban.

Par ailleurs, le comédien a des ancêtres esclavagistes. Cette information a fait polémique quand elle a été révélée par une proche collaboratrice (descendante d'esclaves) du maire de New York début 2014, peu de temps après la sortie du film Twelve Years a Slave dans lequel l'acteur incarne un pasteur propriétaire d'esclaves. Pourtant, Cumberbatch avait lui-même évoqué le passé sombre de ses ancêtres en 2006, lors d'une interview pour la sortie du film Amazing Grace dans lequel il interprète le premier ministre abolitionniste William Pitt le Jeune[4].

Il est aussi un cousin éloigné au 2e degré et de la 16e génération du roi Richard III, notamment de par Jeanne Beaufort (en), grand-mère du roi et mère de Cecile Neville, la mère du roi. Il a également des liens avec la reine Élisabeth II et Lady Jeanne Grey par d'autres ancêtres. Ces informations ont été confirmées par le professeur Kevin Schürer (en) qui a contribué à prouver l'identité des restes de Richard III retrouvés à Leicester[5]. Le 26 mars 2015, l'acteur participe aux funérailles de Richard III à la Cathédrale de Leicester où il lit un poème inédit de Carol Ann Duffy[6].

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Benedict Cumberbatch étant un enfant hyperactif, ses parents le placent en pensionnat dès l'âge de 8 ans sous conseils des médecins[7]. Il suit sa scolarité à l'école Brambletye dans le Sussex de l'Ouest[2], puis à la Harrow School où il est membre du club de rugby[8] et du club d'arts dramatiques de l'établissement, la Société Rattigan[9]. Il joue dans de nombreuses pièces de William Shakespeare : à 12 ans, il interprète Titania, reine des fées dans Le Songe d'une nuit d'été. Son professeur de théâtre Martin Tyrell a déclaré qu'il a été le meilleur élève qu'il ait jamais eu[10],[11].

Après le lycée, il prend une année sabbatique et part faire du bénévolat en tant que professeur d'anglais dans un monastère tibétain à Darjeeling en Inde[12]. Durant ce séjour, il découvre le bouddhisme tibétain auquel il adhère "philosophiquement"[13]. Depuis, il pratique régulièrement la méditation qui l'aide beaucoup au quotidien et pour son métier d'acteur[14].

Ensuite, après de brèves études de droit, il se dirige vers la comédie à l'université de Manchester, avant d'entrer à la London Academy of Music and Dramatic Art[11]. Il écrit sa thèse de fin d'études sur le réalisateur qu'il admire, Stanley Kubrick et « comment à travers une diversité de sujets sa vision du monde reste malgré tout très uniforme[15]. »

Carrière[modifier | modifier le code]

De ses débuts jusqu'en 2010[modifier | modifier le code]

Durant ses études et jusqu’en 2002, Benedict Cumberbatch rejoint diverses troupes dont Artcore Theatre de Manchester avec qui il joue dans plusieurs pièces et lieux tels que Rat in the Skull[16] de Ron Hutchinson à Edinburgh Festival Fringe ou Kvetch[17] de Steven Berkoff à Milan. A côté, durant les mois d’été 2001 et 2002, il est membre de la New Shakespeare Company de l’Open Air Theatre avec qui il participe à diverses pièces de Shakespeare et une comédie musicale satirique de Joan Littlewood (en), Ah Dieu ! Que la guerre est jolie[18]. A partir de 2003, il apparait dans des productions plus renommées. Ainsi, en 2005 dans Hedda Gabler de Henrik Ibsen mis en scène par Richard Eyre à l'Almeida Theatre, il est Jørgen Tesman, rôle qui lui vaut une nomination à l'Olivier Award du meilleur acteur dans un second rôle[19]. En 2007, il interprète l’important personnage de Bérenger de la pièce Rhinoceros[20] d’Eugène Ionesco mis en scène par Dominic Cooke (en) au Royal Court Theatre, En 2009, dans le cadre d'un programme de diffusion de théâtre en direct de la chaîne Sky Arts (en), il incarne dans la pièce The Turning Point de Michael Dobbs un des plus grands traitres du Royaume-Uni du début du XXe siècle, Guy Burgess, s’entretenant avec Winston Churchill (interprété par Matthew Marsh) moins d’un an avant la Seconde Guerre mondiale. Cette pièce reçoit d’excellentes critiques et l’auteur a déclaré : "Regarder ces deux grands acteurs jouer mon travail a été l'un des moments les plus exaltants de ma vie. Je frémis encore d'excitation quand je me souviens..."[21]. En juin 2010, il endosse le rôle de David Scott-Fowler dans After the Dance (en) de Terence Rattigan mis en scène au Royal National Theatre par Thea Sharrock (en). Gros succès en Angleterre, la pièce remporte quatre Olivier Awards[22] et vaut au comédien une nomination aux Whatsonstage.com Awards (en) par le public[23] et au Evening Standard Award[24] du meilleur acteur.

Parallèlement au théâtre, il débute à la télévision à partir de 1998 avec de petites apparitions dans des séries comme Heartbeat (en), Tipping the Velvet, Affaires non classées, Cambridge Spies ou MI-5. En 2003, il décroche son premier rôle important au petit écran dans la minisérie Fortysomething au côté de Hugh Laurie. En 2004, dans le téléfilm Hawking, il interprète le physicien Stephen Hawking atteint de la Sclérose latérale amyotrophique, rôle qui lui vaut sa première nomination au BAFTA[25] ainsi que sa première récompense de sa carrière, Nymphe d'or[26] du meilleur acteur. Il remporte à nouveau ce prix pour son rôle de Edmund Talbot dans la minisérie To the Ends of the Earth (en)[27] (2005) adaptée de la trilogie de William Golding qui reçoit d’excellentes critiques : Virginia Heffernan dans The New York Times la décrit comme "un drame fascinant"[28] et Jonathan Wright dans The Guardian, "le meilleur drame de télévision de l'année"[29]. Par ailleurs, durant le tournage de cette série, l'acteur a été victime avec deux amis d'un kidnapping en Afrique du sud[30]. En 2008, il est Stephan Ezard, un génie mathématicien dans la minisérie thriller The Last Enemy et est nommé au Satellite Award du meilleur acteur. En 2009, il apparait aux côtés de David Oyelowo dans le téléfilm Small Island (en) adapté du roman d’Andrea Levy dans le rôle de Bernard Bligh récompensé d'une nomination au BAFTA du meilleur acteur dans un second rôle[31]. En avril 2010, on le voit sous les traits de Vincent Van Gogh dans le téléfilm documentaire Van Gogh : Painted with Words dont les dialogues proviennent exclusivement de lettres échangées entre le peintre et ses proches[32].

Quant au cinéma, de 2002 à 2010, il enchaîne surtout de petits rôles dans des films tels que La Mort d'un roi, Reviens-moi, Deux sœurs pour un roi, Création, ou le film satirique We Are Four Lions. Toutefois, en 2006 il incarne deux rôles plus conséquents : Patrick Watts dans la comédie Starter for 10, et le premier ministre britannique William Pitt le Jeune dans Amazing Grace qui lui vaut une nomination au London Film Critics Circle Award du meilleur espoir britannique[33]. Ce n’est qu’en 2009 et juin 2010 qu’il endosse ses premiers rôles principaux dans des longs-métrages : Henry Clark dans le thriller Burlesque Fairytales (en) et James dans Third Star, films indépendants.

Révélation internationale[modifier | modifier le code]

Portrait de Cumberbatch en extérieur dans le rôle qu'il occupe dans la série
Benedict Cumberbatch sur le tournage de Sherlock en 2010.

En juillet 2010, Bénédict Cumberbatch apparaît à la télévision dans le rôle de Sherlock Holmes de la nouvelle minisérie Sherlock, adaptation contemporaine de Steven Moffat et Mark Gatiss pour la BBC des aventures du célèbre détective et de son acolyte, le Docteur Watson interprété par Martin Freeman, créés par Arthur Conan Doyle. La série est un énorme succès critique et public[34]. Steven Spielberg qualifie l'acteur de "meilleur Sherlock Holmes à l'écran" sachant que plus de 70 comédiens l'ont interprété[35]. Diffusée dans plus de 180 pays, la série va considérablement accroitre la popularité de Cumberbatch, qui a pourtant failli refuser le rôle[36], le faisant ainsi passer de célébrité nationale à star internationale. De plus, elle lui vaut en tant que meilleur acteur, plusieurs récompenses dont un Emmy Award, et nominations dont trois au BAFTA et une au Golden Glob award. La série qui a aussi du succès en Asie est adaptée en manga par l'artiste japonais Jay[37]. Pour les besoins de ce personnage, le comédien a dû apprendre à jouer du violon et a eu comme professeur la violoniste Eos Counsell (en)[38]. Suite à cette nouvelle notoriété, l'acteur va être très sollicité pour divers projets si bien qu'il sera moins présent au petit écran par la suite et les saisons de Sherlock seront très espacées.

Cumberbatch (à gauche) et Miller, assis sur une estrade en conférence de presse.
Aux côtés de Jonny Lee Miller au National Théâtre en 2011 pour la promotion de Frankenstein.

De février à mais 2011, le comédien apparaît au Royal National Theatre dans la pièce Frankenstein, mise en scène par Danny Boyle d'après le roman de Mary Shelley. Il y interprète, en alternance avec Jonny Lee Miller, Victor Frankenstein et le Monstre. L'acteur a révélé que sa transformation en Monstre nécessitait 2 h 30 de préparation et qu'elle était parfois très douloureuse[39]. La pièce, diffusée dans quelques cinémas à travers le monde via le National Theatre Live[40], a un énorme succès international et reçoit majoritairement d'excellentes critiques[41]. D'après le journaliste Michael Billington « la créature de Cumberbatch est inoubliable[42]. » Les deux acteurs remportent un Olivier Award[43] et l'Evening Standard Award[44] du meilleur acteur et Cumberbatch est nommé "acteur de l'année 2011" par le magazine GQ[45]. Après cette pièce, tout comme pour la télévision, ses apparitions au théâtre seront moins fréquentes.

En 2012, en plus du retour de Sherlock (saison 2) à la télévision, on le voit dans Parade's End, minisérie anglo-américaine adaptée des romans de Ford Madox Ford. Face à Rebecca Hall, il y interprète Christopher Tietjens et en est récompensé d'un Broadcasting Press Guild Award et d'une nomination a l'Ammy Award du meilleur acteur. Le comédien n'a passé aucun casting pour ce rôle : le scénariste Tom Stoppard l’imaginait déjà l’incarnant depuis plusieurs années[46]. La série, souvent comparée à Downton Abbey en plus subtile, reçoit de très bons retours y compris en France où elle est diffusée sur Arte[47],[48],[49]. Par ailleurs, l'acteur a appelé son fils Christopher[50] en l'honneur de ce personnage qu’il admire : "J'ai une énorme affection pour Christopher, plus que tout autre personnage que j'ai jamais joué. Je sympathise avec ses soins, le sens du devoir et de la vertu, son intelligence dans le visage de l'hypocrisie, la médiocrité égoïste, son appréciation de qualité et son amour pour son pays. Il pleure un mode de vie qui est érodé par l'argent, les intrigants et les politiciens..."[51]

En janvier 2013, il participe à un épisode de la série animée Les Simpson qui trois ans plus tard va prendre une importance inattendue, suite à un hasard de circonstances. Dans un extrait d'à peine plus d’une minute, l'acteur double le personnage du premier ministre du Royaume-Uni et surtout la caricature de Alan Rickman en Severus Rogue, avec en fond sonore une chanson écrite par David Bowie. Or en janvier 2016, Bowie et Rickman se sont tous deux éteints à seulement quatre jours d’intervalle. La production de l’animé a donc posté ce passage très partagé sur Internet en hommage à ces deux stars[52],[53],[54].

Vers une reconnaissance au cinéma[modifier | modifier le code]

Parallèlement, Benedict Cumberbatch poursuit sa carrière au cinéma en enchainant de 2010 à 2013 encore quelques petits rôles, mais cette fois ci dans des films plus importants avec de grands acteurs ou réalisateurs comme Seule Contre Tous aux côtés de Rachel Weisz ; Cheval de Guerre de Spielberg avec Tom Hiddleston ; Twelve Years a Slave de Steve McQueen face à Chiwetel Ejiofor, Michael Fassbender et Brad Pitt ; Un été à Osage County de John Wells aux côtés de Meryl Streep et Julia Roberts.

À la première londonienne de La Taupe, en septembre 2011.

Bien qu’il tienne aussi le rôle principal du film indépendant Wreckers (en), ce sont surtout trois seconds rôles marquants qui vont lui permettre de se distinguer au grand écran à cette période. En 2011, il incarne Peter Guillam dans La Taupe de Tomas Alfredson, adapté de la trilogie de John le Carré avec Gary Oldman, Colin Firth et Tom Hardy. Il obtient alors une nomination au BIFA du meilleur acteur dans un second rôle[55]. En 2013, il rejoint le casting de Star Trek Into Darkness de J. J. Abrams où il campe le rôle de l’antagoniste Khan Noonien Singh ; son "charisme glacial avec son visage reptilien et sa voix de stentor"[56] lui valent une nomination aux MTV Movie Awards du meilleur méchant[57]. La même année, il poursuit sa participation à la trilogie Le Hobbit de Peter Jackson (entamée en 2012) avec l'épisode Le Hobbit : La Désolation de Smaug où son interprétation du dragon en capture de mouvement alliée à sa voix est l'attraction principale de ce deuxième volet : les vidéos des performances de l'acteur, très partagées sur Internet, servent à promouvoir le film[58],[59], promotion qu’il continuera d’assurer à travers ce personnage pour le dernier épisode dans l'émission The Colbert Report[60]. Pour mieux incarner ce rôle, le comédien est allé observer les mouvements des reptiles au zoo de Londres[61].

Par ailleurs, toujours en 2013, il endosse le rôle du très controversé Julian Assange dans le biopic Le Cinquième Pouvoir de Bill Condon retraçant les débuts de WikiLeaks, adapté notamment du livre à charge de Daniel Domscheit-Berg, ancien bras droit du cybermilitant. Bien que ce film soit un échec au box-office[62], il fait beaucoup parler à cause de la polémique déjà existante sur Wikileaks et son fondateur[63] que l'acteur a contacté pour tenter de le rencontrer. Mais Assange lui a répondu par une lettre ouverte sur Wikileaks dans laquelle il reconnait ses talents mais décline son invitation, l’implorant en vain de ne pas jouer dans ce film qu’il ne cautionne pas[64], si bien qu'il a mis en place une campagne de sabotage[65].

Néanmoins, l'année 2013 vaut au comédien d'être élu acteur le plus sexy du monde par le magazine Empire[66] et couronné artiste de l'année au BAFTA/LA[67] pour l'ensemble de sa carrière. Puis début 2014, il remporte le Central Ohio Film Critics Association Award de l’acteur de l’année pour toutes ses interprétations de 2013 au cinéma.

De la consécration cinématographique à aujourd'hui[modifier | modifier le code]

En 2014, outre le retour de Sherlock (saison 3), Benedict Cumberbatch décroche enfin un rôle principal dans un grand film à succès, celui du génie mathématicien cryptologue Alan Turing dans Imitation Game de Morten Tyldum. Son interprétation de ce personnage qui l’a bouleversé[68] lui vaut une nomination à l'Oscar du meilleur acteur. Plébiscité par les médias[69], il est honoré de récompenses variées. Il est réélu acteur de l'année par le magazine GQ[70]. Il apparaît en cinquième position dans la liste des "100 faiseurs du XXIe siècle" du Sunday Times où il est décrit comme étant le futur Laurence Olivier[71]. Il est nommé dans le Time 100[72], liste qui regroupe les personnalités les plus influentes du monde, où Colin Firth le décrit comme un acteur "doué de qualités censées être incompatibles : vulnérabilité, sentiment d'urgence, intelligence, honnêteté, courage et une énergie affolante. Il est urgent de l'arrêter." Puis sa statue de cire fait son entrée au musée Madame Tussauds à Londres[73].

En 2015, alors qu'il est désigné par un sondage de la chaine BBC UKTV Play "acteur le plus appétissant de la télévision britannique" (ce qui lui vaut une statue en chocolat grandeur nature à son effigie[74]), il fait un retour remarqué sur scène dans le rôle-titre de Hamlet au théâtre du Barbican Centre, diffusé aussi au cinéma via le National theatre Live[75]. Les billets ont tous été vendus plus d'un an à l'avance, mais les critiques des médias britanniques sont mitigées, déplorant surtout la mise en scène de Lyndsey Turner[76]. La pièce a néanmoins du succès auprès du public qui lui décerne quatre WhatsOnStage Awards[77] dont celui du meilleur acteur pour Cumberbatch, également récompensé d'une nomination à l'Olivier Award[78] du meilleur acteur. La même année, la reine Élisabeth II le fait Commandeur de l'Ordre de l'Empire Britannique pour services rendus aux arts britanniques et ses activités caritatives[79].

En 2016, il revient à la télévision dans l'épisode spécial de Sherlock, L'Effroyable Mariée, sorti aussi dans quelques salles de cinéma à travers le monde où il rencontre bien plus de succès qu’attendu[80]. Il apparait aussi dans le film Zoolander 2 de Ben Stiller où son personnage All, mannequin androgyne. fait polémique : la communauté gay et transsexuelle le trouve "outrageant" et "caricatural"[81].

Benedict Cumberbatch est désormais un acteur très prisé et a de nombreux projets à venir, parmi lesquels le film de Marvel Studios, Doctor Strange de Scott Derrickson, qui sortira en novembre 2016 où il tiendra le rôle-titre ; la saison 4 de Sherlock prévue pour décembre 2016 ; ou l'animé Jungle Book : Origins de Andy Serkis tourné entièrement en capture de mouvement dans lequel il incarnera Shere Khan.

Radio et autres médias[modifier | modifier le code]

Au Royaume-Uni, Benedict Cumberbatch est aussi connu en tant qu'acteur de radio. Il participe depuis plus de dix ans à de nombreux programmes et adaptations d’œuvres pour BBC Radio[82], Ainsi, en 2013 il incarne l'ange Islington[83] du roman Neverwhere de Neil Gaiman dans une adaptation qui a du succès et dont les performances d'acteurs sont saluées par l'auteur[84]. Depuis 2009, il participe à l'adaptation de la série de romans policiers de John Mortimer en interprétant le héros Horace Rumpole[85]. Outre le fait que la plupart des œuvres radiophoniques auxquelles il a contribué soit sortie en vente, il participe aussi souvent à des enregistrements de livres audio. Il est par exemple le premier à adapter The Spire[86] de William Golding en audio en 2014[87].

L'acteur collabore aussi fréquemment à des documentaires. Il a prêté sa voix à Stephen Hawking plusieurs fois, comme en 2010 pour commenter la série Into the universe with Stephen Hawking[88] sur Discovery Channel. En 2013, Il fait un reportage pour la BBC sur le dramaturge Terence Rattigan, The Rattigan Enigma[89], dans lequel il revient sur ses années au club de théâtre de Harrow School. En 2014, il relate le documentaire Cristiano Ronaldo : The World at His Feet[90] pour Vimeo. Pour BBC Radio, il narre en 2007 la série The Making of Music retraçant l'histoire de la musique en Europe[91] ; et pour le 70e anniversaire du débarquement de Normandie, il lit les bulletins de radio originaux du Jour J[92].

Il a également contribué à quelques jeux vidéo tels que The Nightjar[93], Sherlock : The Network[94], Lego : The Hobbit[95] et Family Guy : À la recherche des trucs[96].

Production[modifier | modifier le code]

En 2013, l'acteur crée en collaboration avec Adam Ackland et Adam Selves sa société SunnyMarch qui produit notamment des programmes TV et documentaires. Leur premier projet est un thriller de 30 minutes, Little Favour, réalisé par Patrick Viktor Monroe avec Benedict Cumberbatch dans le rôle principal[97].

Via SunnyMarch, il cofonde avec Canongate Books (en) l'association Letters Live qui organise au moins une fois par an, des spectacles où des stars lisent des lettres marquantes de personnes célèbres ou non en direct au public. La première édition des Letters Live a lieu en décembre 2013 au Tabernacle (en) à Londres[98]. Depuis 2015, elles se tiennent au Freemasons Hall. Le comédien participe aussi en tant qu'intervenant[99]. Ces représentations ayant de plus en plus de succès, un projet d'adaptation télévisuelle est en discussion[100].

En avril 2016, Studiocanal investit 20% dans SunnyMarch. Les deux sociétés ont pour projets communs des créations de films (à venir, The War Magician où l'acteur incarnera Jasper Maskelyne[101]) et surtout de séries de "haute qualité"[102].

Autres activités[modifier | modifier le code]

Benedict Cumberbatch est un dessinateur et peintre amateur depuis longtemps. Son professeur de théâtre de Harrow School a déclaré : « il a peint quelques magnifiques portraits. En fait, je pense que son côté artistique impressionnait encore plus certaines personnes que son jeu d'acteur[103]. » Il réalise entre autres des auto-portraits : cela l'aide à faire face à « l'absurdité de la célébrité » et aux critiques des médias en tentant de « normaliser les choses[104]. » Il fait régulièrement don de certaines de ses œuvres à des ventes de charité pour des organisations telles que les fondations Coram (en)[105] et Willow (en)[106].

Il a aussi contribué à divers événements mondiaux. Pour l'ouverture des Jeux olympiques d'été de 2012[107], il participe à un court métrage retraçant l'histoire de Londres. Il est maître de cérémonie des Laureus World Sports Awards en 2014 à Kuala Lumpur[108] puis en 2015 à Shanghai[109],[110], les Laureus qui, en plus de récompenser les meilleur(e)s sportif(ve)s de l'année, utilisent le sport pour aider les jeunes en situations difficiles à travers le monde[111],[112]. Il anime les CNN Heroes (en) en 2014 à New York, cérémonie internationale honorant des personnes ordinaires qui prennent des initiatives extraordinaires et humanitaires pour améliorer la vie dans leur communauté[113].

En février 2016, l'acteur est choisi pour être l'un des chargés de cours invités à l'université d'Oxford, poste à temps partiel attribué pour une durée de trois ans[114].

Vie privée[modifier | modifier le code]

En décembre 2014, aux côtés de son épouse, Sophie Hunter.

À partir de 1999 et durant 12 ans, le comédien est en couple avec l'actrice anglaise Olivia Poulet rencontrée à l'université[2]. En 2011, il a une relation d'un an avec la styliste anglaise Anna James[2].

Le 5 novembre 2014, Il se fiance avec l'actrice et metteur en scène de théâtre et opéra Sophie Hunter (à qui il donne la réplique dans le film Burlesque Fairytales[115]), enceinte de leur premier enfant[116]. Ils se marient le 14 février 2015 sur l'île de Wight[117] et accueillent un fils le 1er juin 2015, Christopher Carlton Cumberbatch[50].

Un acteur engagé[modifier | modifier le code]

Opinions politiques[modifier | modifier le code]

En 2003, Benedict Cumberbatch s'oppose à la guerre d'Irak en rejoignant Stop the War Coalition, organisation britannique créée après les attentats du 11 septembre 2001 qui fait campagne contre toutes guerres qui semblent injustifiées[118]. Alors qu'il a été témoin en 1993 d'un attentat à la bombe à Londres[30], il déclare en août 2014 dans une interview au The Daily Beast à propos de la lutte contre le terrorisme et Daech : « Vous ne pouvez pas combattre des idées avec des bombes. Cela ne fera que les renforcer[119] ».

En août 2013, sur un tournage de Sherlock à Londres, il profite des photographes présents pour adresser via des pancartes, de vives critiques envers David Cameron et le gouvernement du Royaume-Uni dont il dénonce la culpabilité dans l'affaire Snowden, et accuse ouvertement de violer les libertés civiles et de faire pression sur les journalistes. Il désapprouve la détention de David Miranda, le partenaire d'un des journalistes à l'origine des révélations de l'affaire Snowden[120]. Ses critiques seront largement diffusées sur Internet par ses fans[121]. En 2014, il soutient la campagne « Hacked Off » en faveur d'une auto-régulation et « la sauvegarde de la presse de toute ingérence politique tout en donnant également une protection vitale aux personnes vulnérables[122]. »

L'acteur est également connu pour sa lutte contre l'homophobie. Étant autorisé à prononcer légalement les mariages, il célèbre l'union d'un couple d'amis gays fin juillet 2013, soit peu de temps après que le mariage homosexuel en Angleterre ait été reconnu[123]. En janvier 2015, il demande au gouvernement britannique via une lettre ouverte dans The Guardian, la grâce des 49 000 hommes autrefois condamnés en Grande-Bretagne pour leur homosexualité, dont 15 000 d'entre eux sont encore en vie[124].

En mai 2015, il participe à la campagne "Liberty's Save Our Human Rights Act" contre l'abrogation de la loi des droits de l'Homme que David Cameron veut remplacer par une British Bill Of Rights (en) qui permettrait aux juges britanniques de ne plus tenir compte des arrêts de la Cour européenne des droits de l'homme. Dans une vidéo, l'acteur déclare que cette abrogation « signifiera moins de protections contre les abus ou négligences de l'État et affaiblira les droits de chacun d'entre nous, et surtout ceux des plus vulnérables[125]. » Suite à cette campagne qui a pris de l'ampleur et entre autres raisons, Cameron suspend son projet[126].

Actions caritatives[modifier | modifier le code]

Depuis qu'il a incarné dans Hawking le physicien Steven Hawking atteint de la Sclérose latérale amyotrophique, Benedict Cumberbatch est bénévole à la Motor Neurone Disease Association (en) qui lutte contre la maladie neurodégénérative et pour l'insertion sociale des paralysés. Il en est ambassadeur depuis 2008. En 2014, il fait le Ice Bucket Challenge[127]. La vidéo postée sur YouTube "a joué un rôle énorme" pour aider l'association à récolter 7 millions de livres sterling[128].

Il soutient des organisations qui promeuvent les arts pour aider à la réinsertion sociale des jeunes défavorisés en situation de précarité, de délinquance ou d'anciens détenus comme Odd Arts[129] et Anno's Africa (en)[130]. Également très impliqué auprès de Dramatic Need (en) qui aide via le théâtre les jeunes d'Afrique du sud en situations difficiles, il participe en 2010 et 2015 à la pièce de charité The Children's Monologues (en) dirigée par Danny Boyle[131]. D'autre part, son association Letters Live promeut l'alphabétisation en soutenant diverses organisations qui aident les jeunes à s'intégrer, progresser et s'épanouir grâce à l'écriture et la lecture[132].

Il est aussi ambassadeur de The Prince’s Trust (en)[133] qui aide les jeunes défavorisés du Royaume-Uni et soutient St Mugo's Broadway[134] qui œuvre pour les sans-abri. Par ailleurs, il a demandé à ses fans de verser tous les ans, le jour de son anniversaire, de l'argent aux associations qu'il soutient plutôt que de lui envoyer des cadeaux. Ainsi, ses fans ont par exemple rapporté à The Prince’s Trust au moins 56 000 £ en trois ans[135].

L'acteur a aussi régulièrement pris position en faveur des migrants. En septembre 2015, il récolte plus de 150 000 £ pour l'ONG Save the Children via des appels aux dons sur scène après ses représentations de Hamlet au Barbican. Durant l'un de ses discours de sensibilisation, il a été très virulent envers le gouvernement britannique, lui reprochant son inaction envers la situation dramatique des réfugiés et allant jusqu'à insulter les politiciens[136]. Sur Sky News, il a déclaré qu'il était insuffisant de la part du Royaume-Uni de n'accueillir que 20 000 réfugiés en cinq ans, alors que 5000 arrivent chaque jour sur les côtes grecques[137]. Ces déclarations lui ont valu beaucoup de criques sur lesquelles des journalistes l'ont interrogé : « Les critiques que l'on peut me faire à ce sujet m'indiffèrent. Ce qui m'intéresse, c'est le nombre de personnes qui se noient au large de Lesbos. Ce qui m'intéresse, c'est aider ceux qui ont besoin d'un coup de pouce financier, qu'il s'agisse de particuliers ou d'ONG[138]. ». Par ailleurs, l'un des objectifs de son association Letters Live est d'organiser des évènements afin de récolter des fonds pour soutenir des organisations caritatives ; ainsi en février 2016, pour aider l'association Help Refugees et alerter l'opinion sur la situation des réfugiés, ils tournent un court-métrage[139] et organisent un spectacle dans la "Jungle de Calais" où des lettres de réfugiés sont lues par des célébrités britanniques comme Jude Law et des réfugiés eux-même puis traduites, notamment en arabe[140]. En mars 2016, il fait partie des 30 personnalités britanniques qui se sont engagées à parrainer les enfants réfugiés de Calais (interdits de rejoindre l'Angleterre même pour ceux qui y ont de la famille[141]) en leur rendant visite, en participant aux frais humanitaires et juridiques et en servant d’intermédiaires entre ces enfants et leurs familles au Royaume-Uni[142].

Critiques et polémiques[modifier | modifier le code]

Si Benedict Cumberbatch est fréquemment salué pour ses talents d'acteur, il fait aussi régulièrement l'objet de nombreuses critiques en Grande-Bretagne, notamment à cause de ses diverses prises de position.

En janvier 2015, dans le talk-show[143] américain de Tavis Smiley (en) sur PBS, alors que la star d'Imitation Game dénonce le racisme dans le milieu du cinéma et la société britannique, il utilise le terme "acteurs de couleur" pour désigner les comédiens issus de minorités visibles, mais cette formule provoque un scandale sur les réseaux sociaux aux États-Unis et au Royaume-Uni et lui vaut d'être taxé de raciste. Les militants et associations contre le racisme comme Show Racism the Red Card (en), ont stipulé que cette expression "obsolète" avait un "potentiel offensant en raison des connotations associées avec ce terme et son usage historique". Toutefois, ils félicitent l'acteur pour avoir mis en évidence "une question très importante au sein de l'industrie du divertissement et au sein même de la société"[144]. D'autres comme Tavis Smiley[145] et David Oyelowo[146] ont trouvé cette polémique "ridicule" et ont pris la défense du comédien qui, suite à l'ampleur de la polémique, s'est excusé platement dans le magazine People[147].

En juin 2015, dès qu'il a été rendu public que la star allait être nommé Commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique par la reine Élisabeth II, cela à fait polémique car certains ont estimé qu'il ne méritait pas une telle décoration parce que trop jeune et trop "people". Le député Nigel Evans a déclaré : « Je trouve que l'on détourne le système et qu'on amoindrit la portée d'une telle distinction. L'Ordre de l'Empire britannique n'a pas vocation à être un Oscar ou Grammy de substitution! »[119].

En décembre 2015, l'ancien conseiller du Parti Conservateur Nick Timothy, a écrit un article[148] sur le site conservativehome.com dans lequel il traite les célébrités qui donnent leur avis sur les sujets politiques d'"hypocrites pompeux" et s'en prend particulièrement à l'acteur : « Qu'est-ce qui sur Terre pousse Cumberbatch à penser qu'il est qualifié pour se prononcer avec tant de force sur chaque question politique de la journée, des réductions de dépenses à la politique de lutte contre le terrorisme ? ». En mars 2016, dans une interview pour Radio Times, le renommé journaliste Michael Buerk (en) prend pour exemple le comédien et son engagement envers les réfugiés pour reprocher aux célébrités d'avoir "une connaissance incomplète" et des "idées infantiles" sur les questions politiques[149].

Théâtre[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Dates non fixées :

  • Magik (animé)[155] de Stephen Wallis : Lewis Clark (voix)
  • Flying Horse[156] de Gary Oldman : Harry Larkyns
  • Jungle Book : Origins (animé)[157] de Andy Serkis : Shere Khan (voix et capture de mouvement)

Télévision[modifier | modifier le code]

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • 2009 : South Pacific[179] de Chiara Bellati, BBC NHU (en) (6 épisodes) : narrateur
  • 2010 : Into the Universe with Stephen Hawking[88] (3 épisodes) : Stephen Hawking (voix)
  • 2011 : Did God Create the Universe ?[180] (1er épisode de la série Curiosity), Discovery Channel : Stephen Hawking (voix)
  • 2011 : The Rattigan Enigma[89] de Sally Thompson, BBC Two : présentateur
  • 2012 : Stephen Hawking's Grand Design[181] (3 épisodes), Discovery Channel : Stephen Hawking (voix)
  • 2012 : Girlfriend in a Coma[182] d'Annalisa Piras : Dante Alighieri (voix)
  • 2013 : Jérusalem[183] de Daniel Ferguson, National Geographic Channel : narrateur
  • 2014 : Cristiano Ronaldo : The World at his Feet[90] de Tara Pirnia : narrateur
  • 2014 : Walking With Dinosaurs[184], BBC Earth ; narrateur
  • 2014 : Supermarket Slave Trail[185] : (de la série Modern Day Slavery, avec la fondation Humanity United[186] qui lutte contre l'esclavage), The Guardian.com : narrateur
  • 2015 : Solar Superstorms[187] : narrateur

A venir :

Radio[modifier | modifier le code]

Participations avec BBC Radio :

Distinctions[modifier | modifier le code]

Voix françaises[modifier | modifier le code]

Benedict Cumberbatch n'a pas de voix attitrée en France. Il a été doublé notamment par :

Notes et références[modifier | modifier le code]

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