Rob Marshall

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Rob Marshall
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Rob Marshall en 2011.
Nom de naissance Robert Doyle Marshall Jr
Naissance (60 ans)
Madison, États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Profession Réalisateur
Films notables Chicago
Nine
Into the Woods
Le Retour de Mary Poppins

Rob Marshall de son vrai nom Robert Doyle Marshall Jr. est réalisateur, acteur, producteur et chorégraphe américain né le à Madison aux États-Unis.

Révélé en 2002 pour son film Chicago, qui lui vaudra une nomination à l'oscar du meilleur réalisateur, il est aujourd'hui considérer comme l'un des pères fondateurs du nouvel âge d'or du film musical hollywoodien.

Il est l'un des nouveaux visages des Studios Disney à partir des années 2010 et a notamment réalisé les films Le Retour de Mary Poppins, Into the Woods : Promenons-nous dans les bois, Annie ou Pirates des Caraïbes : La Fontaine de Jouvence.

Au cours de sa carrière, il a remporté 4 Emmys Awards et a été nominé pour 1 Oscar, 4 Golden Globes et 5 Tony Awards.

Il est le frère de l'actrice et chorégraphe Kathleen Marshall (en).

Carrière[modifier | modifier le code]

1979-1999: Début comme acteur et chorégraphe à Broadway[modifier | modifier le code]

Licencié de l'université Carnegie-Mellon, Rob Marshall est très vite attiré par la comédie musicale. Il débute tout d'abord comme acteur et joue dans différentes comédies-musicales à succès. C'est ainsi qu'il se trouve à l'affiche de la comédie musicale A Chorus Line mise en scène par Michael Bennett. Un an plus tard, il est aux castings de Zorba et Cats.

En 1992, il signe ses premières chorégraphies pour Broadway sur Le Baiser de la femme araignée. L'année suivante, il est nominé Tony Awards dans la catégorie « meilleure chorégraphie », cependant, il ne remporte pas le trophée. L'année suivante, on lui demande de créer les chorégraphies des comédies musicales Damn Yankees et She Loves Me. En plus d'être de franc succès critiques, il remporte à nouveau deux nouvelles nominations dans la catégorie « meilleure chorégraphie » aux Tony Awards. À nouveau, il repart bredouille. Il fait ses débuts de metteur en scène en 1998 en signant, aux côtés du réalisateur britannique Sam Mendes, la triomphale reprise new-yorkaise de Cabaret[1]. À nouveau, c'est un triomphe pour Rob Marshall qui est nominé à nouveau dans les catégories « meilleure chorégraphie » et « meilleure mise en scène » aux Tony Awards. Cependant, c'est un nouvel échec pour lui, qui repart encore une fois les mains vides.

Trois ans plus tard, il signe les chorégraphies de la comédie-musicale : Victor Victoria mis en scène par Blake Edwards et inspiré du film homonyme. Cette collaboration lui permet de travailler avec l'actrice oscarisée : Julie Andrews et Tony Roberts qui avait tenu les rôles principaux dans le long-métrage. Un an plus tard, il crée les chorégraphies du téléfilm musical Mrs. Santa Claus avec Angela Lansbury dans le rôle principal et réalisé par Terry Hughes.

1999-2005 : Débuts comme réalisateur et chorégraphe au cinéma[modifier | modifier le code]

Après une carrière de chorégraphe, il se tourne vers une carrière de réalisateur au cinéma. Très vite, ses talents de chorégraphe et son succès à Broadway, convainquent les studios Disney de lui laisser la main pour quatre projets : Il était une fois, Mame une comédie-musicale avec Barbra Streisand, Chicago, et un remake de Hairspray[2].

Il commencera à travailler avec Barbra Streisand sur Mame. De celle qui devait tenir le rôle titre de son projet, il dira : « Un rôle pour Streisand - et combien de rôles y a-t-il pour elle? Je sais qu'elle a la réputation d'être difficile, mais elle était incroyablement détendue et ouverte. » Mais devra finalement renoncer au projet suite à un caprice de l'actrice, pour se rabattre finalement sur la réalisation de Il était une fois.[3]

Mais là, encore Rob Marshall décide de lâcher la main, car pour lui « Quand on débute, il est important de posséder un projet unique et spéciale qui vous différencie des autres. » [4] Il finit par renoncer finalement à porter aussi à l'écran Hairspray et commence à songer à réaliser Rent et un film avec Hilary Swank nommé Chambermaid puis y renonce là-aussi. Malgré son retrait son contrat avec Disney survit, puisque les studios lui propose d'adapter Annie[5]. Trouvant la comédie-musicale originale touchante, il accepte et commencera à songer en parralèlle à mettre en scène Chicago. [6]

Il débute dans le milieu en adaptant pour le petit écran la comédie musicale Annie. Cette première collaboration pour les studios Disney lui donne l'occasion de travailler aux côtés des actrices Katy Bates et Audra McDonald et de l'acteur britannique Alan Cumming. L'année suivante, il signe les chorégraphies du téléfilm : La Légende de Cendrillon réalisé par Robert Iscove. Le téléfilm a pour vedette les actrices Brandy Norwood, Whitney Houston et Whoopi Goldberg. Le téléfilm produit par Disney s'inspire de la version musicale de Richard Rodgers et Lorenz Hart[7].

Après un bref passage à la télévision, il travaille à partir des années 2000 sur une adaptation cinématographique de la comédie musicale Chicago. Alors qu'il se voit essuyer plusieurs refus et que, selon les critiques, le genre du film musical est « passé de mode »[8], voici que le projet attire bientôt l'attention du producteur multi-récompensé et magnat d'Hollywood, Harvey Weinstein (qui lui avait proposé d'adapter la comédie-musicale Rent avant que celle-ci ne soit adaptée sur grand écran par Chris Columbus[9]) accepte de produire le film aux côtés de son frère Bob. Au début, le directeur de casting : Nicholas Hytner avait choisi l'actrice : Charlize Theron pour tenir le rôle de Roxie Hart. Toutefois, Rob Marshall voyait plus une autre actrice dans le rôle, c'est ainsi que Renée Zellweger a fini par prendre la place de son ainée[10].

Ce premier film musical lui permet alors de tourner avec deux grandes actrices, Renée Zellweger et Catherine Zeta-Jones, et de travailler en collaboration avec le scénariste et réalisateur Bill Condon. Il est également nommé pour la première fois à l'Oscar du meilleur réalisateur et au Golden Globe du meilleur réalisateur en 2003, pour ce même film. Tandis que Bill Condon est nommé à l'oscar du meilleur scénario adapté. En plus d'être un grand succès critique, le long-métrage remporte 6 Oscars. La même année il fait partie de l'équipe réalisation de la suite des Kennedy Center Honors, il y retrouve à l'occasion son amie : l'actrice Julie Andrews qui l'a déjà dirigée.

Deux ans plus tard, il est de retour avec un second film très différent, Mémoires d'une geisha, qui se fait remarquer aux Oscars et lui permet également de travailler avec Steven Spielberg, qui a en effet produit le film. Pour ce film, il ne tourne uniquement qu'avec des acteurs chinois ou japonais et offre le rôle principal à la jeune Zhang Ziyi. Elle sort de cette collaboration prestigieuse victorieuse puisqu'elle remporte le Bafta de la meilleure actrice et une nomination aux Golden Globes. La même année, il participe au documentaire Roman Polanski: Wanted and Desire qui réunit des acteurs comme Mia Farrow, Catherine Deneuve, Nicolas Cage, Meryl Streep et des cinéastes comme Pedro Almodóvar et Stephen Daldry.

2009-2011 : Echecs et déconvenues[modifier | modifier le code]

En 2009, il est de retour avec un nouveau film musical : Nine (adaptation d'une comédie musicale, elle-même adaptée du film italien Huit et demi de Federico Fellini), à nouveau produit par Harvey Weinstein et Marc Platt. Ce film, qui lui permet de revisiter un classique de la scène musicale américaine tout en se faisant un nom aux côtés de célébrités, dont Marion Cotillard, Penélope Cruz, Judi Dench, Nicole Kidman (habituée de ce genre, elle fut révélée grâce au film musical Moulin Rouge) et Daniel Day-Lewis est reçu tièdement autant par la critique[11] que le public[12], malgré l'énergie que chacune des actrices a apportée au projet[13]. Toutefois ses talents de chorégraphe ainsi que ceux de John DeLuca sont unanimement reconnus, et malgré un mauvais accueil, le long métrage est salué par l'Académie des Golden Globes et des Oscars.

Mais malgré l'accueil tiède que reçoit le film, Rob Marshall peut compter sur le soutient indéfectible de sa distribution prestigieuse. Ainsi, Marion Cotillard prend sa défense et celle du film dans un entretien pour un magazine français : « Les grandes comédies musicales américaines m'ont toujours nourrie. C'est même en les regardant qu'est née l'envie d'exercer ce métier. Quand on apprend que Rob Marshall est associé à un projet, vous ne posez même pas de question. Rob est le plus grand metteur en scène de musicals actuellement. [...] C'est à cette étape [celle des répétitions] que nous avons pu nous rendre compte à quel point Rob avait imprégné le scénario de sa propre vision, explique la comédienne. Alors que la première mouture était plus collée sur le 8 1/2 de Fellini, Rob a tenu à donner à Nine sa personnalité propre, son âme en quelque sorte. Il aurait été plus dangereux, à mon sens, de se coller à l'œuvre originale, qui est un chef-d’œuvre absolu. Il s'agit davantage ici d'une inspiration, d'une évocation »[14]. Elle s'exprime à nouveau dans ce sens trois ans plus tard, en ajoutant : « Peut-être que les gens s’attendaient à quelque chose de plus commercial. J’aime ce film, ce film existe pour toujours, et je sais que Rob aime ce film également et qu’il en est très fier. Je ne sais pas s’il est nécessaire d’expliquer pourquoi ça n’a pas fonctionné »[15].

Son travail remarqué attire bientôt l'attention des studios Disney, avec qui il avait collaboré par le passé. Ils lui confient la réalisation du 4e opus de la saga fantastique Pirates des Caraïbes nommé Pirates des Caraïbes : La Fontaine de jouvence. C'est l'occasion de retrouver Penélope Cruz et Judi Dench et de travailler avec Johnny Deep et la jeune Àstrid Bergès-Frisbey. Le film récolte plus de 1 milliard de dollars au box-office mondial lors de sa sortie en 2011[16]. À la suite de ce succès, les studios lui proposent de tourner le nouveau volet : Pirates des Caraïbes : La Vengeance de Salazar. À ce moment-là, Rob a l'idée de réaliser un film de gangsters intitulé The Thin Man, remake de L'Introuvable (1934)[17], ce dernier projet devait signer les retrouvailles du réalisateur avec Harvey Weinstein via sa compagnie The Weinstein Company.

Mais le coût financier du projet étant trop élevé, il doit y renoncer et décide donc de rompre son contrat avec Weinstein Company.

2014-2018 : Consécration rapide[modifier | modifier le code]

À la place, la firme aux grandes oreilles (autre nom pour désigner les studios Disney) lui propose l'adaptation cinématographique de la comédie musicale Into the Woods de Stephen Sondheim et James Lapine[18],[19]. La distribution originale devait comporter celle que nous connaissons au début mais avec Emma Stone dans le rôle de Cendrillon. Bien que Rob Marshall trouvât l'actrice très talentueuse, son timbre de voix ne correspondait pas aux timbres des chansons pour le moins aiguës. C'est ainsi que l'actrice Anna Kendrick rejoignit le projet[20].

En 2014, il est officiellement annoncé pour réaliser une adaptation de la comédie musicale Into the Woods : Promenons-nous dans les bois. Il aura donc l'opportunité de tourner aux côtés de Meryl Streep et Emily Blunt, et y retrouver Johnny Depp, à qui il offre le rôle du loup, en dédommagement de l'annulation de The Thin Man. Pour ce long métrage musical, l'équipe de Rob Marshall se compose du producteur Marc Platt, de James Lapine, qui adapte sa propre comédie musicale, de la costumière Coleen Atwood et du compositeur Stephen Sondheim, connu pour avoir composé la comédie-musicale West Side Story, adaptée au cinéma en 1961 par Robert Wise et Jerome Robbins. Le film lui permet d'être nommé au Golden Globe du meilleur film musical ou de comédie.

Six ans plus tard, Anna Kendrick dira de lui : « L'idée de jouer Cendrillon, vulnérable, pleine de cœur et d'espoir, m'a soufflée que Rob Marshall ait vu cela en moi parce que Rob est si différent de moi [...] Il est si généreux. Il est si optimiste. Il voit le bien en chacun et moi, je suis tout le contraire »[21].

En 2016, il est annoncé pour réaliser la suite de Mary Poppins avec Emily Blunt prévue dans ce rôle. Alors que dans un premier temps, l'actrice oscarisée Anne Hathaway, qui avait déjà tenu le rôle de la nounou magicienne dans la comédie musicale avait été annoncé[22], tandis que l'actrice Michelle Dockery, connue pour son rôle dans Downton Abbey, avait était un temps envisagée[23]. Pourtant, le réalisateur dément l'information, confiant qu'Emily Blunt était son choix de départ et que le rôle avait été conçu pour elle : « Emily est une actrice brillante, drôle, chaleureuse, à l'esprit vif et aux sentiments profonds. Elle sait aussi chanter et danser. Mary Poppins est un personnage très complexe, quelqu'un de sévère et réservé à l'extérieur mais de chaleureux et enfantin à l'intérieur. Emily a été extraordinaire dans sa capacité à jouer toutes les nuances en accordant à chacune sa spécificité et sa sophistication. Elle a créé sa propre version du personnage, une version très spéciale et très personnelle qui se concentre davantage sur la Mary Poppins excentrique que l'on retrouve dans les livres »[24]. L'actrice américano-britannique confiera que cette proposition était similaire à une demande de mariage[25].

Le film doit être initialement produit par Harvey Weinstein, mais avec l'affaire le concernant, les studios annoncent Marc Platt (connu pour avoir produit La La Land). De plus, le réalisateur affirme ne plus vouloir tourner avec lui et il doit donc se tourner vers de nouveaux producteurs. Tandis que Coleen Atwood avait était un temps évoqué c'est finalement Sandy Powell qui avait travaillé sur Cendrillon de Kenneth Branagh qui est annoncé. Cependant, Rob Marshall et son équipe connaissent quelques difficultés avec la famille de l'auteur Pamela L. Travers, toujours réticente à donner une suite au cinéma à Mary Poppins[26]. Les studios Disney annoncent au même moment que celui-ci réalisera également le remake du film d'animation La Petite Sirène[27].

En sort sur grand écran son nouveau film musical Le Retour de Mary Poppins. Ce nouveau film inspiré des romans de Pamela L. Travers lui permet de retrouver les actrices Meryl Streep et Emily Blunt mais aussi de travailler avec les acteurs Dick Van Dyke qui jouait dans le premier opus, Ben Whishaw qui réalise sa première expérience musicale et Colin Firth qui est un habitué. En effet celui-ci a déjà chanté pour les besoins des films Mamma Mia! et Mamma Mia! Here We Go Again, Le Retour de Mary Poppins lui donne à nouveau cette possibilité ainsi que celle de retrouver Meryl Streep.

À cette occasion, il a la chance de collaborer avec Richard M. Sherman, qui avait composé avec son frère les chansons du premier opus, et qui là collabore avec Rob comme consultant du film. Le réalisateur propose à Julie Andrews, qui avait créé le rôle de Mary Poppins au cinéma en 1964, de se joindre au casting de ce second volet. Cependant celle-ci décline son invitation voulant laisser la vedette à son héritière Emily Blunt[28]. Et retrouve à cette occasion Angela Lansbury qu'il a déjà dirigée quelques années auparavant dans un téléfilm musical de Noël. Dans une de ses nombreuses interwieuws effectuées pendant la promotion du film, il justifie son choix : « On a pris Angela parce qu’il nous fallait une actrice suffisamment iconique pour interpréter ce rôle en aussi peu de temps à l’écran. »[29]

Son film est ensuite nommé dans 4 catégories différentes aux Golden Globes 2019[30]. Il lui permet d'être nommé une seconde fois au Golden Globe du Meilleur film musical ou de comédie aux côtés de John de Luca et Marc Platt mais ne remporte pas la récompense[31]. Avec le succès du film aux États-Unis et en Europe, les studios Disney songent à un troisième opus avec toujours Rob derrière la caméra[32]. Ce que dément tout de suite Alan F. Horn, alors président des studios Disney, qui néanmoins salue le talent du réalisateur, en particulier sur ce film[33],[34].

Le film est encensé par la presse internationale et reçoit des critiques très élogieuses aux Etats-Unis. Cependant en Europe, les critiques sont au début très bonnes mais deviennent de plus en plus mitigées. En France, Le Parisien estime que « Rob Marshall signe ici son film le plus personnel »[35] mais les critiques sont négatives dans l'ensemble. Quoi qu'il en soit le film reste tout de même une réussite, rien qu'en France il réussit à comptabiliser 1,4 million d'entrées[36]. Quant à Meryl Streep, elle déclarera : « Le film est juste génial, je ne dis pas ça de tous les films que je fais, mais ça n'est pas mon film, c'est le film d'Emily Blunt et de Lin-Manuel Miranda. C'est comme un petit cadeau de Noël pour l'Amérique »[37].

Depuis 2019 : tournant cinématographique[modifier | modifier le code]

Après des mois de suspends, Rob Marshall débute le tournage de La Petite Sirène, remake en prise de vues réelles du « Classique d'animation » des studios Disney La Petite Sirène (1989). Le tournage, longtemps repoussé notamment en raison de la pandémie de Covid-19, débute en janvier 2021[38]. En avril 2021, il se confie sur ce tournage, décrivant ce remake comme son film le plus compliqué à faire : « Je veux dire, c'est un film très compliqué à faire passer de l'animation à l'action en direct [...] En fait, je pense moins à sa réalisation qu'à la narration[39],[40]. »

Vie privée[modifier | modifier le code]

Rob Marshall est homosexuel[41] et est également l'époux du producteur et chorégraphe John DeLuca avec qui il a réalisé sept longs-métrages.En ce sens, il vit à New York et fait partie de la communauté LGBT de l'état américain avec son mari.[42]

Il compte parmi ses proches amis, l'actrice Julie Andrews[43],[44],[45], le producteur Marc Platt, la chanteuse Lady Gaga et l'actrice Emily Blunt ainsi que son époux John Krasinski. C'est également un grand ami de l'actrice Meryl Streep qu'il a dirigée à deux reprises.

Il a déclaré ceci à propos de son amie Lady Gaga : « Oui, je dois admettre que Lady Gaga a toujours attiré mon attention. Du fait, que c'est une personne qui sait vraiment chanter et qui, je pense, a un don pour la comédie et le cinéma. Je pense qu'elle a en elle, ce que je cherche. Elle fera un film musical à un moment donné dans sa carrière. Je sais qu'elle le fera et ce sera avec moi. »[46].

Un cinéaste à l'œuvre controversée[modifier | modifier le code]

Le Retour de Mary Poppins (2018)[modifier | modifier le code]

Il a confié lors de la promotion du Retour de Mary Poppins, qu'il avait découvert les charmes du cinéma à l'âge de cinq ans en regardant Mary Poppins, qui est devenu son film préféré[47]. Lors de la promotion d'Into the Woods, Rob Marshall explique qu'il était un grand fan de comédies musicales quand il était enfant. En plus de Mary Poppins, il admirait tout particulièrement les films My Fair Lady ou La Mélodie du bonheur[48].

Dès l'annonce de son film, il a reçu le soutien des acteurs Julie Andrews et Dick Van Dyke, d'ailleurs à propos de ce dernier, il a confié : « Il est tellement joyeux, c'est juste en quelque sorte qui il est. Et il a dit oui si rapidement. Il était ravi d'en faire partie. Quand il est arrivé sur le plateau, il m'a saisi le bras alors que nous marchions. Il a dit : "Je ressens le même esprit ici sur ce plateau que j'ai fait sur le premier film." Et j'ai pensé, OK c'est tout. C'est tout ce que j'ai besoin d'entendre. C'était tout pour moi d'entendre cela de sa part »[49].

Vers fin , Rob est la cible d'une nouvelle polémique, concernant cette fois son film Le Retour de Mary Poppins. En effet, depuis la sortie du second opus des aventures de la gouvernante créée par PL Travers, des internautes s'indignent sur la suite que les studios Disney ont fait. Les internautes reprochaient à Emily Blunt d'avoir remplacé l'actrice Julie Andrews. Au cours d'une conférence, cette dernière décide de mettre fin à cette polémique en défendant le film de son ami : « J’ai adoré. Écoutez, le film a été fait il y a cinquante, soixante ans. Je pense qu’il est temps d’accepter l’existence d’un deuxième opus. Sans compter qu’il n’y a pas grand-chose de semblable au premier. Ce n’est pas comme s’ils avaient réécrit l’histoire. Il y avait encore plein de livres de P.L. Travers à exploiter, alors ils ont fait une autre adaptation ». Elle ajoute qu'elle aimerait beaucoup qu'il y ait un troisième volet avec Emily Blunt[50],[51]. Tandis que Léonard Maltin, qui avait déjà écrit une critique sur le premier volet à sa sortie, trouve le film très réussi et trouve qu'Emily Blunt correspond parfaitement au rôle et que « cette suite semble légitime même si elle est inattendue »[52],[53].

En , on apprend que la bande originale du film Le Retour de Mary Poppins est nommée aux Grammy Awards 2020[54] dans la catégorie Meilleure bande originale.

La Petite Sirène (2021)[modifier | modifier le code]

Au début du mois de , alors que la crise du covid-19 est moins présente, l'acteur Jonah Hauer-King tient une première interview avec l'acteur Sterling Knight, pour un magazine américain. Le jeune acteur revient donc sur son audition passée pour la relecture de La Petite Sirène ainsi que sur quelques phrases échangées avec le réalisateur de comédie-musicale. Il dit de lui : « Rob est un réalisateur brillant, c'est le rêve de tous les acteurs de tourner avec un réalisateur comme lui parce qu’on apprend beaucoup de lui. Halle (Bailey) est très talentueuse, je me sens chanceux de travailler avec elle ou avec Melissa McCarthy et Javier Bardem. Ce sont des gens géniaux. C'était un rêve de les rencontrer mais en plus de pouvoir travailler avec eux… […] Je suis ravi et effrayé à la fois de jouer le rôle parce qu'on se demande si on ne va pas être pire que l'original. Il faut trouver l'équilibre entre ce qui a été fait au départ tout en créant un nouvel aspect au film »[55].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Chorégraphe[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Producteur[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Intervenant[modifier | modifier le code]

Comédies musicales[modifier | modifier le code]

Titre Année Titre original Metteur en scène Role/Postes
A Chorus Line 1979 A Chorus Line : the Musical Michael Bennett Role inconnu
Zorba le Grec 1982 Zorba the greek : the Musical Michael Cacoyannis Monk (rôle)[56]
Cats 1984 Cats : the Musical Trevor Nunn Munkustrap (rôle)
Le Baiser de la femme araignée 1993 Kiss of the Spoder Woman Harold Prince Chorégraphe
Damn Yankeess 1994 Damn Yankees : the Musical Jack O'Brien
Elle m'aime 1994 She Loves Me Scott Ellis
Cabaret 1998 Cabaret Lui-même et Sam Mendes
Seussical: The Musical 2000 Seussical: The Musical Frank Galati
Victor Victoria 2000 Victor/Victoria : the Musical Blake Edwards
Les 100 Plus Grands Classiques 2003 The 100 Greatest Musicals Deepack Gattani Chorégraphe et caméo

Récompenses[modifier | modifier le code]

Année Récompense Film Résultat
2000 Television Critics Association Award du meilleur film, mini-série ou téléfilm Annie Oui Oui
Emmy Award de la meilleure réalisation pour une mini-série ou un téléfilm
Directors Guild of America Award du meilleur réalisateur de programme de variétés ou musical
2002 Directors Guild of America Award de la meilleure réalisation pour un film Chicago
National Board of Review du meilleur réalisateur
2007 Emmy Award de la meilleure réalisation pour une émission de variété, comique ou musicale Tony Bennet : un classique américain
Emmy Award de la meilleure chorégraphie
Emmy Award de la meilleure émission spécial de variété, musical ou comique
2011 Mickey d'Or du meilleur film* Pirates des Caraïbes : La Fontaine de Jouvence
2018 Le Retour de Mary Poppins
Mickey d'Or du meilleur réalisateur*
Mickey d'Or : Prix du jury*


*NB : les "Mickey d'Or" ne sont pas des récompenses reconnut par Walt Disney Pictures , mais uniquement décernés par le site de fans : Disney Next[57],[58].

Nominations[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Comédie musicale[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Films Box-Office mondial Box-office français
Chicago 306 776 732 $ 1 125 693 entrées
Mémoires d'une Geisha 162 242 962 $ 793 733 entrées
Nine 55 673 424 $ 363 486 entrées
Pirates des Caraïbes : La Fontaine de Jouvence 1 045 713 802 $ 4 586 893 entrées
Into the Woods : Promenons-nous dans les bois 212 902 372 $ 204 614 entrée
Le Retour de Mary Poppins 349 546 142 $ 1 593 371 entrées

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Rob Marshall », France Culture (consulté le 17 juin 2019).
  2. « Google Traduction », sur translate.google.com (consulté le 12 mai 2021)
  3. « Google Traduction », sur translate.google.com (consulté le 12 mai 2021)
  4. « Where there's a musical, there's a Marshall », sur old.post-gazette.com (consulté le 12 mai 2021)
  5. « Where there's a musical, there's a Marshall », sur old.post-gazette.com (consulté le 12 mai 2021)
  6. « Where there's a musical, there's a Marshall », sur old.post-gazette.com (consulté le 12 mai 2021)
  7. « Le Retour de Mary Poppins | Films d'Animation » Autres Films Disney », sur Chronique Disney (consulté le 22 octobre 2019)
  8. (en) « Rob Marshall : la comédie musicale ne peut pas mourir ! », sur Philharmonie de Paris (consulté le 27 juin 2019)
  9. « Entretien avec Rob Marshall, réalisateur de Chicago et Le Retour de Mary Poppins »
  10. « Charlize Theron virée de Chicago : "J'envie tellement ce que Renée Zellweger a fait" », sur Premiere.fr, (consulté le 4 janvier 2020)
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  12. AlloCine, « Avis sur le film Nine » (consulté le 5 juillet 2019).
  13. « Une comédie musicale, rêve d'enfance de Marion Cotillard », sur La Presse, (consulté le 12 novembre 2019).
  14. « Une comédie musicale, rêve d'enfance de Marion Cotillard », sur La Presse, (consulté le 23 juillet 2020)
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  17. AlloCine, « Johnny Depp, "Introuvable" chez Rob Marshall ! », sur AlloCiné (consulté le 22 juillet 2020)
  18. « The Thin Man », sur Premiere.fr (consulté le 23 juillet 2020)
  19. « Into the Woods, Promenons-nous dans les bois, Rob Marshall », sur À voir et à manger, (consulté le 23 juillet 2020)
  20. AlloCine, « Emma Stone : comme Les Filles du Docteur March, 10 rôles qui lui ont échappé », sur AlloCiné (consulté le 3 janvier 2020).
  21. (en-US) Abeni Tinubu et More Articles, « Anna Kendrick Reveals the Only Major Movie Role That Made Her Cry », sur Showbiz Cheat Sheet, (consulté le 29 août 2020)
  22. « Emily Blunt sera Mary Poppins : découvrez qui a failli décrocher le rôle - Elle », sur elle.fr, (consulté le 22 septembre 2019).
  23. AlloCine, « Mary Poppins : d'Anne Hathaway à Emily Blunt, nos candidates pour le rôle: Nos candidates pour jouer Mary Poppins », sur AlloCiné (consulté le 22 janvier 2020).
  24. « LE RETOUR DE MARY POPPINS : LA MAGIE OPÈRE TOUJOURS ! », sur L'Écran Pop Magazine, (consulté le 22 juillet 2020)
  25. « Emily Blunt remercie Julie Andrews pour la liberté de Mary Poppins » (consulté le 30 septembre 2020)
  26. « Le Retour de Mary Poppins - Critique du Film », sur Disneyphile, (consulté le 5 juillet 2019).
  27. AlloCine, « La Petite Sirène : Rob Marshall à nouveau courtisé par Disney après Mary Poppins », sur AlloCiné (consulté le 5 juillet 2019).
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