Julie Walters

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Julie Walters
Description de cette image, également commentée ci-après
Julie Walters en 2014.
Nom de naissance Julia Mary Walters
Naissance (68 ans)
Smethwick, Midlands de l'Ouest (Angleterre)
Nationalité Drapeau de l'Angleterre Anglaise
Profession Acteur
Auteur
Films notables Billy Elliot
Harry Potter (7 films)
Mamma Mia !

Julie Walters, de son vrai nom Julia Mary Walters, née le dans la ville de Smethwick, est une actrice anglaise ainsi que Dame commandeur de l'ordre britannique. Elle a reçu plusieurs fois le BAFA de la meilleure actrice ainsi que le BAFTA de la meilleure actrice. Sa carrière fut également récompensé par l'obtention d'un BAFTA Fellowship.

Si elle est principalement connue du grand public pour avoir interprété Molly Weasley (la mère de Ron) dans la saga Harry Potter ou Rosie Mulligan dans la série de films Mamma Mia!, elle a été découverte dans le rôle titre du film L'Éducation de Rita en 1983, rôle qui lui vaut une nomination aux Oscars du cinéma ainsi que l'obtention d'un Golden Globe de la meilleure actrice dans un film musical ou une comédie et d'un British Academy Film Award de la meilleure actrice. Elle est également récompensé pour son rôle dans le film Billy Elliot.

Elle est également présente dans de nombreux rôles à la télévision, où elle collabore avec Victoria Wood dans des émissions comme Wood and Walters ou Dinnerladies, mais également dans des séries télévisées comme The Canterbury Tales ou pour son rôle de Mo Mowlam dans la série éponyme, qui lui vaudront plusieurs BAFTA.

Sur les planches, Julie Walters s'est également démarqué pour son rôle dans la représentation de 2001 d'Ils étaient tous mes fils, pièce écrite par Arthur Miller en 1947, où elle fut récompensée par un Olivier Award.

Elle est également auteur, ayant rédigée son autobiographie, intitulée That's Another Story, en 2008.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Julie Walters est née dans la ville de Smethwick, dans les Midlands de l'Ouest, en Angleterre, de Mary Bridget, mère d'origine irlandaise et catholique, et de Thomas Walters, architecte d'intérieur d'origine anglaise[1]. Elle est le plus jeune des cinq enfants du couple, mais seulement la troisième à survivre la naissance[1]. Elle étudie dans un premier temps dans un couvent, puis dans une école pour jeune fille[1].

Elle décroche son premier travail à l'âge de 15 ans, dans le domaine de l'assurance, avant de devenir infirmière à l'hôpital Queen Elizabeth de Birmingham, où elle travaille dans différents services[1]. Après 18 mois de travail, elle décide de quitter le domaine du médical pour poursuivre ses études d'art dramatique et d'anglais à l'université métropolitaine de Manchester. Elle fréquente également les planches de l'Everyman Theatre à Liverpool, durant les années 1970, aux cotés de Bill Nighy, de Pete Postlethwaite ou de Jonathan Pryce[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

Début de carrière (1975-1983)[modifier | modifier le code]

Les premiers rôles de Julie Walters sont généralement des rôles de séries télévisés, dans lesquelles elle apparaît pour un épisode (Play for Today en 1978 par exemple). Après avoir travaillée avec Victoria Wood en 1978 sur In at the Death, elle devient également sa partenaire régulière de théâtre, apparaissant ensemble dans des pièces de théâtres écrites par cette dernière.

En 1982, les deux compères possèdent même leur propre émission, Wood and Walters, qui obtiendra une suite Victoria Wood as Seen on TV, qui gagnera un BAFTA.

Révélation au théâtre et au cinéma (1983-2001)[modifier | modifier le code]

Elle joue le rôle principal du film L'Éducation de Rita aux côtés de Micheal Caine, rôle lui permettant d'obtenir un Golden Globe de la meilleure actrice dans un film musical ou une comédie ainsi qu'un British Academy Film Award de la meilleure actrice[3]. Elle joue également le rôle principal du film Personal Services, sorti en 1987. L'année suivante, elle joue également le premier rôle féminin du film Buster. Elle apparaît également dans l'adaptation cinématographique de L'Opéra de quat'sous, renommé Mack the Knife pour l'occasion.

En 1991, elle joue aux côtés de Liza Minnelli dans Stepping Out[4] et est également responsable d'une émission à sketchs, Julie Walters and Friends, la même année[5].

En 2000, elle interprète également la professeur de danse de Billy Elliot, dans le film éponyme.

En 2001, elle gagne un Olivier Award pour son interprétation dans la représentation de 2001 d'Ils étaient tous mes fils, pièce écrite par Arthur Miller en 1947.

Confirmation et Hollywood (2001- actuellement)[modifier | modifier le code]

L'étoile au nom de l'artiste sur la Birmingham Walk of Stars.

Elle se fait connaître internationalement pour son interprétation de Molly Weasley, la mère de Ron Weasley, dans la saga cinématographique Harry Potter, inspirée de la série de livres du même nom. Elle est apparue dans sept des huit films de la saga, étant absente uniquement du film Harry Potter et la Coupe de feu[6]. Elle apparaît également en 2006 aux côtés de Rupert Grint (qui incarne Ron Weasley dans la saga Harry Potter) dans le film Leçons de conduite, avant d'apparaître dans l'adaptation faite par la BBC du roman de Philip Pullman, La malédiction du Rubis.

C'est également en 2006 qu'elle publie son premier roman, Maggie's Tree[7]. Deux ans plus tard, elle sort son deuxième livre, son autobiographie, intitulée That's Another Story[8]. C'est la même année qu'elle apparaît aux côtés de Christine Baranski et de Meryl Streep dans le film Mamma Mia!, inspiré de la comédie musicale éponyme, incarnant l'un des membres du groupe fictif « Donna et les Dynamos », aux sons du groupe de pop suédois ABBA[9].

Elle joue également le rôle de Mary Whitehouse, militante pour la décence religieuse, notamment à la télévision, dans le téléfilm de la BBC inspirée de sa vie[10], rôle qui lui vaudra une nomination aux Satellite Award de la meilleure actrice dans un second rôle dans une série télévisée de l'année 2008[11]. En 2009, elle obtient une étoile à son nom sur la Birmingham Walk of Stars, équivalent britannique du célèbre Hollywood Walk of Fame[12].

En 2010, elle prend le rôle de Mo Mowlam, politicienne britannique, dans une série diffusée pour Channel 4[13]. Inquiète dans un premier temps sur le manque de ressemblance entre elle et la politicienne[14], ses craintes furent dissipées grâce aux critiques positives reçues[15],[16].

Julie Walters a également entreprit une carrière de doublage, fournissant la voix de plusieurs personnages de films, comme dans Paddington ou dans Rebelle[17], ou même dans l'audiodescription pour les jeux paralympiques[18].

En 2018, elle est nommée Dame Commandeur de l'Empire Britannique, alors qu'elle est en plein tournage du film Mamma Mia! Here We Go Again, suite du film dans lequel elle a précédemment joué, reprenant son rôle aux côtés de Christine Baranski et de Meryl Streep[19].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Walters est tout d'abord fiancée au début des années 1970, mais annule le mariage seulement trois semaines avant la cérémonie, avouant qu'elle ne se sent pas prête pour le mariage. Plus tard, elle forme un couple avec l'acteur Pete Postlethwaite, pour une durée de cinq ans[20].

Elle entame alors une relation avec un étudiant en sociologie appelé Grant Roffey (né en 1958), de huit ans de moins qu'elle. Bien que ne se mariant pas avant 1997, ils eurent une fille prénomée Maisie. Le couple vit dans une ferme organique près de Plaistow, dans le Sussex de l'Ouest[21].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Walters 2008
  2. (en) Nigel Farndale, « Bill Nighy interview for The Boat That Rocked », sur The Daily Telegraph, (consulté le 16 août 2018)
  3. (en) Garth Pearce, « On the move: Julie Walters », sur The Sunday Times, (consulté le 18 août 2018)
  4. (en) « Stepping Out », sur Variety, (consulté le 16 août 2018)
  5. (en) « Julie Walters And Friends », sur British Comedy Guide (consulté le 16 août 2018)
  6. (en) « Julie Walters Interview : Confirmed not in Goblet of Fire », sur The Leaky Cauldron, (consulté le 18 août 2018)
  7. (en) Emine Saner, « Julie Walters on writing a novel : 'It was like being videoed making love' », sur The Guardian, (consulté le 18 août 2018)
  8. (en) Roger Lewis, « Julie Walters: That’s Another Story: The Autobiography », sur The Daily Express, (consulté le 18 août 2018)
  9. (en) Sylviane Gold, « The Women Behind Mamma Mia : The Mamma Mia Factor, Times Three », sur The New York Times, (consulté le 18 août 2018)
  10. (en) Lisa McGarry, « Filth: The Mary Whitehouse Story, Julie Walters Takes The Lead », sur Unreality Primetime, (consulté le 18 août 2018)
  11. (en) « Satellite Awards 2008 », sur International Press Awards 2008
  12. (en) « Julie Walters on Walk of Stars », sur BBC, (consulté le 18 août 2018)
  13. (en) « Julie Walters is transformed into Mo Mowlam for new film role », sur The Daily Mail, (consulté le 18 août 2018)
  14. (en) « Julie Walters tells of fear over Mo Mowlam role », sur BBC, (consulté le 18 août 2018)
  15. (en) « Julie Walters’ dramatic portrayal of Mo Mowlam 'is Bafta-worthy' », sur The Belfast Telegraph, (consulté le 18 août 2018)
  16. (en) James Rampton, « Observations: Just a Mo for Julie Walters », sur The Independant, (consulté le 18 août 2018)
  17. (en) Alice Vincent, « Julie Walters: 'Paddington's hero is a woman in her sixties' », sur The Telegraph, (consulté le 18 août 2018)
  18. (en) « Julie Walters is revealed as the new voice of LEXI », sur Channel 4, (consulté le 18 août 2018)
  19. (en) « Julie Walters burst into tears during Mamma Mia damehood celebration », sur The Irish Examiner, (consulté le 18 août 2018)
  20. (en) Julie Walters, « Julie Walters: My passionate and hilariously farcical love life », sur Daily Mail, (consulté le 20 août 2018)
  21. (en) « Beer, bunting and Julie Walters - village celebrates Diamond Jubilee with style », sur The Telegraph, (consulté le 20 août 2018)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]