Le Parrain (film)

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Le Parrain
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Logo du film Le Parrain (The Godfather en VO)

Titre original The Godfather
Réalisation Francis Ford Coppola
Scénario Francis Ford Coppola
Mario Puzo
Acteurs principaux
Sociétés de production Paramount Pictures
Alfran Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Gangsters
Durée 175 minutes
Sortie 1972

Série

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Parrain (titre original : The Godfather) est un film américain réalisé par Francis Ford Coppola et produit par les studios Paramount, sorti le .

Il s'agit d'une adaptation du roman éponyme de Mario Puzo. L'histoire se déroule de 1945 à 1955, se centre sur les Corleone, une des plus grandes familles de la mafia, et aborde le sujet de la succession du patriarche de la famille Vito Corleone (Marlon Brando) avec l'ascension de Michael Corleone (Al Pacino), perçu comme ne pouvant pas prétendre à la succession d'une famille mafieuse impitoyable.

Le Parrain est souvent considéré comme l'un des plus grands films du cinéma mondial[1] et un des plus influents, spécialement dans le genre des films de gangsters[2]. Il est classé à la deuxième place des meilleurs films du cinéma américain par l'American Film Institute (AFI) (derrière Citizen Kane)[3]. En 1990, le film est sélectionné par Le National Film Registry pour être conservé à la Bibliothèque du Congrès des États-Unis pour son « importance culturelle, historique ou esthétique »[4].

Francis Ford Coppola donne deux suites à ce film : Le Parrain 2 en 1974 et Le Parrain 3 en 1990.

Le film remporte trois Oscars : celui du meilleur film, du meilleur acteur (Marlon Brando) et du meilleur scénario adapté pour Puzo et Coppola. Le film reçoit aussi sept nominations dans d'autres catégories incluant Al Pacino, James Caan et Robert Duvall pour l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle et Francis Ford Coppola pour celui de meilleur réalisateur.

Résumé détaillé[modifier | modifier le code]

New York, ville sur laquelle la famille Corleone a la mainmise.

Le mariage de Connie[modifier | modifier le code]

À la fin de l’été 1945 à New York, Don Vito Corleone, surnommé le « parrain », est le chef de la famille mafieuse Corleone. Entouré de toute sa famille et d'invités, il organise chez lui le mariage de sa fille Constanzia, surnommée « Connie », à Carlo Rizzi, un bookmaker (paris professionnels) faisant partie de la « famille ».

Conformément à la tradition, aucun Sicilien ne peut refuser de rendre un service le jour du mariage de sa fille ; ainsi, Don Corleone, entouré de son fils aîné Santino dit « Sonny » et de son fils adoptif Tom Hagen, le consigliere (conseiller) de la famille, rencontre plusieurs personnes cherchant à obtenir les faveurs du « parain ».

Tout d'abord, il accueille Amerigo Bonasera, un employé des pompes funèbres qui demande au Don de venger sa fille qui a été battue par des brutes, les tribunaux ne lui ayant pas donné justice. Corleone refuse tout d'abord, du fait du manque de respect montré par Bonasera à son égard. Il refuse aussi l'argent que Bonasera lui propose, car Corleone cherche à le vassaliser par une dette. Quand Bonasera fait finalement allégeance au « parain » après que celui-ci lui a fait remarquer son manque de « respect », le Don accepte de rendre service à Bonasera comme un « cadeau », non sans lui rappeler qu'il pourra, un jour peut-être, lui demander un service en retour. Bonasera parti, le Don confie l'affaire à un de ses lieutenants, Clemenza (qui la fera exécuter par son sous-fifre Paulie Gatto).

Ensuite, il reçoit Johnny Fontane, le filleul de Don Corleone et crooner sur le déclin, qui vient voir son « parrain » pour profiter de son influence pour faire carrière à Hollywood. Cherchant à obtenir un rôle dans un film pour lequel il serait parfait, le producteur du film, Jack Woltz, lui refuse en raison de désaccords et du comportement déplacé de Fontane envers une jeune actrice débutante. Le Don rassure Johnny, lui affirmant qu'il va faire au producteur « une offre qu’il ne pourra pas refuser ».

Pendant le mariage, le plus jeune fils du Don, Michael, un héros de la guerre de retour de la Seconde Guerre mondiale, explique à sa petite amie Kay qui ignore tout des pratiques et des règles propres au milieu mafieux, la façon violente dont son père règle les affaires avec ses concurrents. Il lui dit que ce sont les méthodes de sa famille, mais pas les siennes. Le troisième fils de Don Corleone, Fredo, participe aussi à la noce.

Le soir même, le consigliere de la famille, Tom Hagen, un enfant germano-irlandais des rues que le Don a recueilli et élevé comme l'un de ses propre fils, se rend à Hollywood pour persuader le producteur Jack Woltz de choisir Johnny Fontane dans son film. D'abord refoulé par le réalisateur lorsque Tom Hagen se présente à lui, il est finalement invité à dîner dans sa propriété lorsque Woltz apprend qu'il travaille pour Don Corleone. Avant le repas, Woltz présente à son invité le cheval de course qu'il vient d'acquérir, Khartoum, et qu'il a payé 600 000 dollars. Au cours du dîner, Woltz annonce sans ménagement à Hagen son refus d'engager Johny Fontane comme acteur principal de son futur film. Hagen s'en va sans faire d’esclandre, indiquant que Don Corleone sera déçu de sa réaction. Au petit matin, Woltz se réveille et découvre avec horreur la tête décapitée de Khartoum dans son lit, baignant dans son sang.

Virgil Sollozzo, alias le Turc[modifier | modifier le code]

Par la suite, Don Corleone est approché par Virgil Sollozzo (dit « le Turc »), un maffieux sicilien qui tente d'installer à New York le trafic d'héroïne, un nouveau marché très lucratif. Avant l'entrevue, Sonny et Tom Hagen manifestent leur envie d'entrer dans ce marché. Selon eux, si la famille Corleone ne le fait pas, les ressources financières obtenues grâce au trafic de drogue par les autres familles de New York leur permettront de corrompre plus de juges et de policiers que la famille Corleone, et en définitive de les marginaliser. Don Corleone accepte de rencontrer Solozzo.

Sollozo, allié à la famille Tattaglia comme l'a découvert Tom Hagen, cherche une protection juridique et politique (que le Don peut lui fournir, ayant les autorités new-yorkaises « dans sa poche ») ainsi qu'un million de dollars, ce qui lui servirait à développer son trafic, en contrepartie d'un pourcentage sur la vente d’héroïne. Mais Don Corleone, inquiet de l’image qu’il donnerait à ses amis politiciens et aux juges et policiers qu'il soudoie s'il acceptait d’être lié à un trafic de drogue, décline poliment l’offre de Sollozzo et lui explique pourquoi. Il lui affirme qu'il préfère concentrer ses activités sur les trafics habituels, les jeux d’argent clandestins et la prostitution, qui selon lui sont plus tolérés que le trafic de narcotiques, qu'il trouve trop dangereux. Il souhaite néanmoins bonne chance à Solozzo, son activité n'entrant pas en conflit avec les siennes.

Après la rencontre, le Don réprimande Sonny pour avoir fait état de son intérêt devant Solozzo. Il envoie ensuite Luca Brasi, un de ses fidèles hommes de main, pour obtenir des informations sur la famille Tattaglia. Brasi, sur ordre du Don, fait croire qu'il veut changer de famille ; mais il finit assassiné par Sollozzo et ses sbires dans un bar de Bruno Tattaglia, le fils de Don Tattaglia.

Lors d'une sortie en ville avec son fils Fredo, Don Corleone est victime d'une tentative d’assassinat orchestrée par Virgil Sollozzo. Alors qu'il achète des oranges dans un petit magasin de rue, il est attaqué au revolver par deux hommes. Criblé de cinq balles, il survit miraculeusement mais se trouve dans un état critique. Sollozzo, qui pense que le Don est mort, fait enlever Tom Hagen pour qu'il transmete une nouvelle offre à Sonny. Ce dernier refuse de prendre en compte l’offre de Solozzo après la tentative d’assassinat de son père, décidant d'attendre les informations glanées par Luca Brasi. Mais, lorsqu’un paquet contenant un poisson mort, enroulé dans le gilet pare-balles de Brasi, est livré aux Corleone, Sonny comprend que ce dernier a échoué : il reconnait ce message, habituellement utilisé par la mafia calabraise, signifiant que Luca Brasi « dort avec les poissons ». Sonny, à la tête de la famille Corleone, se prépare alors à une guerre totale contre les quatre autres familles de la ville. Sonny ordonne ensuite à l'un des caporegime (en) (lieutenant) de la famille Corleone, Pete Clemenza, de tuer Paulie Gatto le garde du corps et chauffeur du Don blessé, convaincu que c'est lui qui a trahi le Don.

Michael Corleone, qui ne participe pas officiellement aux affaires familiales et qui donc mène une vie à part avec Kay, découvre par hasard en lisant le journal que son père a été victime d'une tentative de meurtre et qu'il est présumé mort. Après s'être informé au téléphone grâce à Sonny, Michael se rend immédiatement à l’hôpital. Mais, à peine arrivé, il ne trouve ni policier en faction, ni garde du corps auprès de son père ; ceux-ci ont tous été arrêtés ou déplacés par la police. Michael comprend alors que son père est en danger. Avec l’aide d’une infirmière, il déplace son lit vers une autre chambre. Puis, il enrôle un innocent boulanger italien venu présenter ses respects à son père pour simuler la présence de gardes du corps devant l'hôpital, en adoptant une posture menaçante. C'est alors qu'une voiture arrive, chargée d'hommes à l’allure inquiétante. La voiture s'arrête un instant puis repart, en voyant les deux hommes mettre la main à leur poche comme s'il avaient des revolvers. Peu de temps après, la police arrive sur les lieux avec à sa tête le capitaine McCluskey. Ce dernier, accusé par Michael d’être corrompu par Sollozzo, frappe Michael au visage, lui cassant la mâchoire. Sur le point de se faire arrêter, malgré son statut de héros de guerre et son casier judiciaire vierge, Michael est sauvé par l'arrivée in extremis de Tom Hagen accompagné d'hommes de main du clan Corleone, et le tire d'affaire. Hagen fait réinstaller ses hommes au chevet du Don et indique à McCluskey qu'il devra s’expliquer devant la justice en cas d’interférence. Comprenant qu'il ne peut rien faire, McCluskey abandonne la partie et repart avec ses hommes.

La guerre à New York[modifier | modifier le code]

Le lendemain matin, Clemenza, Tom Hagen et Michael Corleone découvrent qu'une centaine de gardes surveillent la propriété de la famille Corleone à Long Island. Le collègue de Clemenza, Salvatore « Sally » Tessio leur explique que, le matin même à quatre heures, Sonny a fait tuer en guise de représailles Bruno Tattaglia, le fils de Don Tattaglia et principal allié de Sollozzo.

Michael décide désormais de s’impliquer dans les affaires familiales. Se rendant compte que Sollozzo ne s’arrêtera pas tant que son père ne sera pas mort, il se porte volontaire pour assassiner Sollozzo et McCluskey lors d'une réunion prévue pour mettre fin au conflit, malgré l'hostilité de Sonny pour ce plan. Grâce au réseau d’indics de la famille qui surveille la police, Sonny apprend le lieu du rendez-vous à la dernière minute, un restaurant du Bronx. Clemenza fait placer un pistolet dans les toilettes du restaurant. Lors de la réunion, Michael s’excuse pour aller aux toilettes, prend l’arme et abat Sollozzo et McCluskey. En commettant ce meurtre, Michael plonge définitivement dans la criminalité.

Don Corleone, de retour de l’hôpital, apprend que Michael a tué Sollozzo et McCluskey, alors qu’il l’avait volontairement éloigné des opérations illégales et qu’il avait pour lui des aspirations politiques.

Par la suite, Michael est envoyé en Sicile sous la protection de Don Tommasino, un ami de Vito, également partenaire en affaires. Là-bas, il rencontre Apollonia, une jeune femme dont il tombe amoureux et qui deviendra son épouse, peu de temps avant d'être tuée dans l'explosion d'une voiture piégée destinée à Michael.

À New York, Sonny corrige son beau-frère Carlo pour avoir levé la main sur sa sœur Connie. Mais Carlo récidive et bat une seconde fois Connie, alors enceinte. Fou de rage, Sonny part seul en voiture afin de lui régler son compte. Mais Carlo, qui a a trahi la famille Corleone est aidé en secret par les hommes de main d'une famille concurrente. Ceux-ci attendent Sonny à un péage routier et l'assassinent dans sa voiture en le criblant de balles.

Afin de mettre un terme à ce cycle de tueries, Don Corleone — qui a depuis récupéré de ses blessures — recherche la paix avec les autres familles de New York, notamment pour que son fils Michael puisse revenir en Amérique. Durant une rencontre au sommet avec les autres familles, il se rend compte que ce n’est pas Don Tattaglia qui tire les ficelles, mais Don Barzini, ce dernier étant à la manœuvre dans cette guerre et le responsable du meurtre de Sonny.

Après plus d'un an d’absence, Michael rentre de Sicile. Il reprend ensuite contact avec Kay et la convainc de se marier avec lui. Il lui explique que, dans cinq ans, les affaires de la famille Corleone seront devenues totalement légales.

Fredo, le plus timoré des frères Corleone, désormais l'aîné, est envoyé à Las Vegas pour apprendre les affaires dans les casinos.

L’ascension de Michael Corleone[modifier | modifier le code]

Les caporegimes Clemenza et Tessio se plaignent d'être harcelés par la famille Tattaglia et veulent la permission de contre-attaquer. Quand Michael, à qui son père a désormais transféré tous ses pouvoirs de chef de famille, et donc de « parrain », refuse parce que les « choses sont en cours de négociation », les deux demandent la permission au Don de fonder leur propre « famille », comme cela leur avait été promis par le passé. Michael leur répond qu'il a pour projet de faire migrer les affaires illégales de la famille Corleone dans une entreprise légale, au sein des casinos du Nevada : cela fait, Clemenza et Tessio pourront former leur propre « famille » à New York.

À Las Vegas, dans l'hôtel-casino en partie financé par la famille Corleone et dirigé par le sulfureux Moe Greene[5], Michael retrouve Johnny Fontane et lui propose de signer un contrat comportant plusieurs spectacles dans l'année au casino, l'incitant à obtenir de ses amis de Hollywood qu'ils fassent de même. Johnny Fontane accepte sans problème, heureux de pouvoir rembourser la dette morale qu'il a envers son parrain. Michael propose ensuite à Moe Greene de racheter son casino, ce qui met ce dernier en fureur, Moe Greene lui affirmant qu'il a déjà parlé en ce sens avec Don Barzini. Fredo, qui travaille comme subordonné de Moe Greene dans ce casino, essaye de faire intervenir Tom Hagen pour qu'il parle à Don Vito, mais Hagen lui répond que le Don est en semi-retraite et que Michael est désormais le seul responsable des affaires de la famille. Après avoir dit à Moe Greene qu'il attend son offre pour le rachat du casino, Michael quitte les lieux et retourne à New York.

De retour à Long Island, Michael rend visite à son père qui le conseille sur la stratégie à adopter et les possibles tentatives d'assassinat dont il pourrait être la cible. Don Vito lui avoue également qu'il avait espéré qu'il ne soit pas, lui son plus jeune fils, mêlé aux affaires criminelles de sa famille, rêvant qu'il devienne un homme politique influent et respectable.

Don Vito meurt peu après d'une crise cardiaque alors qu'il jouait avec son petit-fils dans son jardin. Pendant l'enterrement, le caporegime Tessio propose à Michael une réunion avec les Barzini, lui « assurant » de sa protection sur son territoire. Mais Vito Corleone avait prévenu Michael que ses ennemis essaieraient de le tuer en utilisant un homme de confiance de son organisation. Tessio, démasqué, est fait éliminer par Michael.

Michael complote ensuite l'assassinat les autres chefs de famille de New York : Philip Tattaglia, Emilio Barzini, Victor Stracci, Raphael Cuneo, plus Moe Greene. Tous ces meurtres sont commis pendant une cérémonie de baptême où Michael devient parrain du deuxième fils de Connie et de Carlo, Michael Francis Rizzi.

Peu après, Michael questionne Carlo au sujet de la mort de Sonny et lui fait admettre sa participation à l'assassinat. Lui faisant croire qu'il va l'épargner pour obtenir de lui son aveu, Michael fait ensuite exécuter Carlo dans la voiture censée l'emmener à l'aéroport. Plus tard, Connie accuse Michael d'avoir commandité le meurtre de Carlo. Kay, témoin de la scène hystérique de Connie, demande des explications à Michael. Mais ce dernier est inflexible : « Ne m'interroge pas au sujet de mes affaires, Kay ». Devant son insistance, il accepte une question de Kay, mais « seulement pour cette fois », pour finalement, les yeux dans les yeux, nier toute implication dans la mort de Carlo.

Kay est soulagée par le démenti de Michael. Cependant, elle semble avoir des craintes lorsqu'elle observe Clemenza et le nouveau caporegime Rocco présenter leurs respects à Michael, embrassant sa main et s'adressant à lui comme on s'adressait naguère à Don Corleone.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

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Distribution[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Personnages secondaires du Parrain.

Source : livre de Puzzo[13]

Légende : Doublage de 1972 / Redoublage de 2008

Source des différents doublages : doublagefrancophone.lebonforum.com[14].

Le doublage initial est dirigé par Louis Malle sur proposition du producteur Christian Ferry qui proposa un budget plus élevé qu'habituellement alloué pour le doublage ce qui permit d'avoir un casting considéré comme prestigieux[15].

Les deux doublages sont disponibles sur l'édition DVD de 2008 et l'édition Blu-Ray.

Sortie internationale[modifier | modifier le code]

  • États-Unis : 15 mars 1972
  • Japon : 15 juin 1972
  • Allemagne : 24 août 1972
  • Italie : 14 septembre 1972
  • Argentine : 20 septembre 1972
  • Suède : 27 septembre 1972
  • France : 18 octobre 1972
  • Australie : 2 novembre 1972
  • Pays-Bas : 18 janvier 1973
  • Hong Kong : 11 octobre 1973
  • Tchécoslovaquie : 1er janvier 1975

La production[modifier | modifier le code]

Genèse[modifier | modifier le code]

Coppola et Paramount[modifier | modifier le code]

Francis Ford Coppola n’était pas le premier choix pour réaliser le film : au moins cinq autres réalisateurs avaient été approchés auparavant. Le réalisateur italien Sergio Leone refuse, ne trouvant pas d’intérêt à l’histoire ; il commence à réaliser son propre film de gangster, Il était une fois en Amérique, centré sur les gangsters du Lower East Side, quartier juif de New-York, la rédaction du scénario seul lui prenant une douzaine d'années[16]. Peter Bogdanovich est également approché pour réaliser le film mais décline l'offre au profit de On s'fait la valise, Doc ? ;Peter Yates, Richard Brooks et Constantin Costa-Gavras refusent tous les uns après les autres. Robert Evans, à la tête de la Paramount à cette époque, cherche spécifiquement un italo-américain pour diriger le film parce que ses précédentes productions sur la mafia faites par des réalisateurs non italo-américains se sont avérés être des échecs au box-office et il veut, selon ses propres mots « que cela sente le spaghetti ». Quand Coppola soumet l'idée de faire une métaphore du capitalisme américain, couplé à la culture italienne et plus spécifiquement sicilienne, la Paramount lui offre la réalisation. Dans une interview de 1997 qui accompagne l'édition d'un coffret pour le 25e anniversaire de la sortie du film. Coppola explique : « Ils voulaient le faire avec un très petit budget, c'est sûrement pour cela que j'ai été engagé. J'étais jeune ; j'avais deux enfants et un bébé en route. Je n'avais pas vraiment d'argent. Donc, je n'ai eu d'autre choix que de réaliser le film pour le studio. »

À cette époque, Francis Ford Coppola avait déjà réalisé huit films, dont le plus notable était la version cinématographique de la pièce musicale Finjan’s Rainbow — bien qu’il ait reçu un Oscar pour avoir coscénarisé Patton en 1970. Coppola avait des dettes auprès de Warner Bros. à hauteur de 400 000 dollars à cause du film de George Lucas, THX 1138, qu'il avait produit. Il a accepté Le Parrain sur un conseil de Lucas[17].

Durant le tournage, les tensions sont importantes entre la Paramount et Coppola ; qui manque d'être remplacé à plusieurs reprises. Dès la première semaine, Coppola est presque remercié lorsque Pacino se blesse sérieusement, retardant la production. Bien que selon Coppola, la première semaine se passe bien, Paramount est très sceptique dès le début de la production : le studio juge Coppola peu fiable quant au respect de la durée de tournage prévue — non-respect des horaires, erreurs de production et de distribution, dépenses inutiles — ce qui mène inévitablement à un non-respect du budget prévu. Coppola explique, dans le commentaire du DVD, que deux des producteurs ont cherché, sans succès, un nouveau réalisateur pour reprendre son travail seulement quelques jours après le début du tournage. Heureusement, la scène de l'assassinat de Sollozzo et de McCluskey est tournée le troisième jour et est rapidement vue par la direction de Paramount qui est alors rassurée par le travail de Coppola et de Pacino. Le réalisateur est toutefois soumis à de grandes tensions, étant surveillé constamment dans son travail ; durant les premières semaines de tournage, le producteur exécutif tente régulièrement de le remplacer. Malgré ces difficultés, il est conseillé à Coppola de ne jamais démissionner de lui-même (il n'aurait pas été payé) ; le réalisateur « attend » donc d'être renvoyé, toujours en travaillant le mieux possible, sachant que les studios renvoyaient généralement les employés en fin de semaine.

Pressions[modifier | modifier le code]

Avant le début du tournage, la Ligue de défense des droits civiques des Italo-Américains, un groupe de pression visant à lutter contre les préjugés stigmatisants commence une campagne pour boycotter la réalisation du film et fait pression sur la production. Elle accuse le film de dénigrer tous les Italo-Américains et de les assimiler à des mafieux. Ironie de la situation, le président de cette organisation est Joseph Colombo, le patron de la famille Colombo, une des cinq familles du crime organisé à New York[18].

Finalement, le producteur Albert S. Ruddy rencontre Colombo et les deux hommes parviennent à un accord : les expressions « mafia » et « Cosa Nostra » ne doivent pas apparaître dans le script ni être prononcées dans le film[18]. Après cet accord, la ligue aide à la production du film, notamment en fournissant la maison et le jardin pour la scène de mariage du début du film à Todt Hill, sur Staten Island.

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

Coppola fit des choix qui ne plurent pas aux cadres du studio de Paramount Pictures, particulièrement Marlon Brando pour le rôle de Don Vito Corleone. Ses deux premiers choix était Brando et Laurence Olivier. Mais l'agent d'Olivier refusa, expliquant « Lord Olivier ne prend aucun travail. Il est très malade. Il va bientôt mourir et il n'est pas intéressé » (Olivier mourut 18 ans après ce refus). La Paramount qui voulait engager Ernest Borgnine, refusa de permettre à Coppola d'engager Brando, citant les difficultés de ce dernier sur les plateaux de ses récents films. Un des cadres dirigeants du Studio proposa Danny Thomas pour le rôle arguant le fait que Don Corleone était un puissant « homme de famille ».

Le président de Paramount, Stanley Jaffe, lui déclara : « Marlon Brando ne fera jamais ce film. » Après avoir plaidé sa cause auprès des cadres, Coppola eut la permission d’engager Brando à la condition qu'il touche un salaire bien moindre que dans ses précédentes productions, qu’il accepte de tourner un bout d’essai et qu’il bloque une certaine somme d'argent qui servirait à rembourser la production s'il causait du retard dans le tournage, comme il l’avait fait sur de nombreux tournages précédents. Coppola choisit Brando à la place de Borgnine seulement après son essai[19]. L'interprétation de Brando doit beaucoup à l'imagination de l'acteur qui usa de deux procédés pour se fondre dans la peau du parrain : mouchoirs en papier dans les joues afin d'alourdir le bas du visage (estimant que le parrain devrait ressembler à un bulldog) et cheveux colorés au cirage. C'est grâce à cet essai que les cadres des studios Paramount l'acceptèrent. Notamment Charles Bludhorm qui fut franchement fasciné par sa prestation. Brando a finalement remporté un Oscar pour sa prestation, qu'il refusa pour marquer son opposition à la façon dont le cinéma américain traitait les Indiens dans les films[20].

Le studio voulait Robert Redford ou Ryan O'Neal pour interpréter Michael Corleone, mais Coppola voulait un inconnu qui eût l'air d’un Italo-américain, ce qu’il trouva en Al Pacino[21], fils d'Italo-Américains et petit-fils d'Italiens originaires de Corleone en Sicile. Al Pacino n'est pas très connu à l’époque, n'ayant fait que deux petits films, et le studio ne le considère pas adapté au rôle[21], notamment en raison de sa petite taille. Jack Nicholson, Dustin Hoffman, Warren Beatty, Martin Sheen et James Caan ont également auditionné[21]. Elvis Presley, qui est intéressé par le rôle, n’est pas auditionné. Au début, Caan est le premier choix pour jouer Michael, alors que Carmine Caridi est engagé pour jouer son frère ainé, Sonny. Pacino, dont c'est le premier grand rôle, se voit confier celui-ci seulement après que Coppola ait menacé de cesser la production. Caan explique que Coppola envisageait Michael comme le sicilien type et Sonny comme son pendant américain. Les studios acceptent enfin de donner le rôle à Pacino (après avoir vu sa prestation dans Panique à Needle Park) à condition que Caan soit engagé pour le rôle de Sonny à la place de Caridi, malgré son physique d'européen du nord et les différences physiques notables avec le personnage du roman (petit, trapu et cheveux noirs). Coppola et Puzo s'accordèrent pour créer un rôle pour Caridi dans les suites[22].

Avant que Robert Duvall ne soit engagé, Paul Newman, Bruce Dern et Steve McQueen sont envisagés pour le rôle de Tom Hagen. Sylvester Stallone auditionne pour les rôles de Carlo Rizzi et Paulie Gatto, Anthony Perkins pour Sonny et Mia Farrow pour Kay.

Albert S. Ruddy propose, dans un premier temps, le rôle de Moe Greene à Peter Falk. D'abord très emballé, l'acteur change finalement d'avis en découvrant, dans le scénario, que son personnage n'est que mineur. Hésitant à exprimer son refus au producteur, Falk lui fait une mauvaise blague en le rappelant avec quelques jours de retard et en lui affirmant qu'il a engagé un détective privé pour « retrouver son personnage » dans le script[23]. William Devane et Mario Adorf ont été auditionnés pour le rôle qui revient en définitive à Alex Rocco.

Pour le rôle de Luca Brasi, tueur et homme de main de Vito Corleone, Lenny Montana fut choisi alors qu'il assistait au tournage du film. Son importante corpulence (145 kg et 1,97 m) le fit remarquer par le producteur Albert S. Ruddy[24]. Acteur non professionnel, son inexpérience et sa nervosité furent utilisées par Coppola pour les scènes avec Don Corleone[24]. Ancien champion de lutte, son passé dans ce sport permit de résoudre l'un des effets spéciaux les plus difficiles du film : la scène de la strangulation de Luca Brasi lors de la négociation avec Sollozo et Tattaglia. Plusieurs tentatives de maquillage furent essayées pour donner au visage la couleur violette et le gonflement caractéristique d'une strangulation, mais aucune ne fut convaincante. Lenny Montana utilisa finalement une technique apprise durant sa carrière de lutteur, consistant à agir sur les muscles tenseur afin de faire monter le sang à la tête[25].

Un autre inconnu, Robert De Niro, a auditionné pour les rôles de Michael, Sonny, Carlo et Paulie Gatto. Il devait interpréter Paulie, mais Coppola intervertit le rôle avec Al Pacino pour le rôle principal du film Bang the Drum Slowly. Mais il jouera plus tard Vito Corleone jeune dans Le Parrain 2, rôle pour lequel il sera « oscarisé » en tant que meilleur second rôle.

Frank Sinatra a fait pression sur la production pour jouer le personnage de Johnny Fontane qui, dans le roman de Puzo, est inspiré par sa vie en raison de ses liens présumés avec la Cosa nostra. Malgré cela, il n'obtient pas le rôle.

Pour Coppola, le film est aussi une affaire de famille. Son père, Carmine Coppola, compositeur et arrangeur de musique, écrit les musiques additionnelles du film et apparaît dans une scène comme joueur de piano. Coppola lance sa fille, Sofia, dans le rôle du nouveau-né de Connie et Carlo, Michael Francis Rizzi dans la scène du baptême de la fin du film. Sofia Coppola a joué d'autres rôles dans les suites du Parrain. Dans la deuxième partie, elle joue une immigrante anonyme sur le bateau qui amène Vito Corleone à New York. Dans la troisième partie, elle joue un rôle majeur, celui de Mary, la fille de Michael Corleone[26]. Coppola a aussi lancé ses fils dans les rôles de Frank et Andrew Hagen, les deux fils de Tom Hagen. On peut les voir dans la scène de combat de rue entre Sonny et Carlo, derrière Al Pacino et Robert Duvall pendant la scène funèbre.

Salaire des vedettes[modifier | modifier le code]

Al Pacino, James Caan et Diane Keaton ont reçu chacun 35 000 dollars pour leur travail sur Le Parrain ; Robert Duvall a été payé 36 000 dollars pour huit semaines de tournage.

Marlon Brando a, finalement, reçu 50 000 dollars de salaire pour six semaines plus 5 % des recettes du film, soit un total de 1,5 million de dollars. Brando a par la suite vendu ses points à Paramount pour 300 000 dollars.

Tournage[modifier | modifier le code]

Propriété supposée des Corleone à New York où se déroule le mariage.

Le tournage se déroule entre le et le , bien qu'une scène entre Pacino et Keaton ait été tournée en automne. Le tournage ne dure que 77 jours, moins que les 83 jours prévus par la production.

Le plan-séquence d'ouverture du film est un mouvement de recul long et lent de la caméra. Il commence par un gros plan du visage de Bonasera, qui se plaint à Don Corleone, et se termine par un premier plan de Don Corleone vu de derrière et, en arrière-plan, toujours Bonasera. Ce plan, d'un seul tenant et qui dure trois minutes, a été tourné avec un zoom contrôlé par ordinateur conçu par Tony Karp[27].

Dans la scène d'ouverture du film où Brando est assis dans son fauteuil avec un chat blanc : le chat en question rôdait autour du studio et fut mis dans les bras de Brando à la dernière minute par le réalisateur[28].

Une des scènes les plus frappantes du film est la présence d'une véritable tête de cheval décapitée. Des groupes œuvrants pour la protection des animaux protestèrent contre le rajout de cette scène. Plus tard, Coppola expliqua que la tête de cheval lui avait été livrée par une entreprise de nourriture pour chien et qu'aucun cheval n'avait été tué spécifiquement pour le besoin du tournage[29].

Dans le roman, Jack Woltz, le producteur qui se retrouve avec la tête de cheval dans son lit est montré comme pédophile quand Tom Hagen voit une jeune fille (probablement une des enfants vedettes de Woltz) sortant de sa chambre en pleurant. La scène est tournée puis supprimée ensuite par la production pour la sortie dans les salles au cinéma, mais on peut la trouver sur les sorties en DVD.

La tentative d'assassinat de Don Vito est basée sur celle de Francesco Scalice, patron de la famille Gambino, le devant un étal de fruits au 2380 Arthur Avenue à New York.

Pour ce qui est de la scène où Michael est conduit avec McCluskey et Sollozo en voiture et où on les voit passer sur le pont George Washington à New York, la scène n'est pas tournée en réel : ce sont des techniciens qui font bouger des lumières derrière les vitres pour donner l'illusion que la voiture roule afin de faire baisser les coûts de tournage[30].

La scène de l'enterrement de Vito Corleone a exigé vingt limousines, 12 000 dollars de fleurs et 150 figurants[30].

La scène la plus difficile à tourner est la mort de Sonny Corleone sur le pont-jetée du Jones Beach Toll Plaza. Elle s'inspire de la scène finale de Bonnie et Clyde, le costume de James Caan est criblé de 127 impacts de balles avec des pochettes de faux sang qui explosent dans une simulation de tirs de mitraillette.

L'assassinat de Moe Greene avec un tir dans l'œil est inspiré par la mort du mafieux Bugsy Siegel, appelé « Moe Greene Special ». Pour créer l'effet spécial, l'acteur Alex Rocco a deux tubes cachés dans les lentilles de ses lunettes. Un est rempli de faux sang et l'autre d'une bille avec de l'air comprimé. Quand le tir a lieu, l'air comprimé fait sortir la bille, tandis que l'autre tube libère le faux sang. La production utilise le même type d'effet spécial pour l'assassinat de McCluskey. Un faux front est mis sur le sommet de la tête de Sterling Hayden. Un creux est créé en son centre, rempli de faux sang avec une capsule de matière prosthétique. La capsule est rapidement enlevée au moyen d'un fil de pêche attaché à la capsule, faisant apparaître le trou sanglant au milieu du front de Hayden.

Lieux de tournage[modifier | modifier le code]

Le bar de Vitelli, le père d'Apollonia, à Savoca en Sicile.
Église de St Nicolo à Savoca, où a lieu le mariage de Michael Corleone avec Apollonia.

De nombreux endroits de New York sont utilisés pour le film, avec une scène dans le magasin Best & Company sur la Cinquième Avenue, qui est décoré pour la scène dans laquelle Al Pacino et Diane Keaton sortent du magasin à Noël. Au moins un lieu à Los Angeles est utilisé (pour les extérieurs du manoir de Woltz), pour lequel ni Robert Duvall et ni John Marley ne sont disponibles pour les prises de vue. Il est possible de voir les extras dans certaines éditions de DVD. Une scène avec Pacino et Keaton est filmée dans la ville de Ross en Californie. Les villages siciliens de Savoca et Forza d'Agrò, à côté de Taormine, sont aussi utilisés pour les prises de vue extérieures. Les intérieurs ont été filmés au Studio Filmways à New York.

La porte d'entrée du Bellevue Hospital est utilisée pour la confrontation avec le capitaine McCluskey. En 2007, les marches et l'entrée sont en mauvais état par manque d'entretien. L'intérieur de l'hôpital, montrant Michael rendant visite à son père, est filmé au New York Eye and Ear Infirmary (en) sur la 14e rue, dans Manhattan.

La Cour suprême de New York, lieu de la scène de l'assassinat de Don Barzini dans le film.

La scène dans laquelle Don Barzini est assassiné est filmée sur les marches du bâtiment de la Cour suprême de New York sur le Foley Square, à Manhattan.

La scène du mariage dans la maison de la famille Corleone est filmé au 110 de l'avenue Longfellow dans le quartier de Todt Hill (en) à Staten Island. Les nombreuses maisons Tudor du quartier donnent l'impression qu'elles font partie d'un même bâtiment[31]. Le studio Paramount fit construire un mur de « pierre » en plexiglas qui traverse la rue, le même mur où Santino frappe l'appareil photo. Beaucoup de figurants pour la scène de mariage sont des italo-américains du quartier, auxquels Coppola a demandé de boire du vin de fabrication maison, de manger de la nourriture traditionnelle italienne et de participer à la scène comme s'il s'agissait d'un vrai mariage. La nourriture a été fabriquée par Demyan's Hofbrau, un restaurant sur Van Duzer Street (à Stapleton, Staten Island (en)) qui n'existe plus. Le gâteau de mariage a été préparé par un pâtissier sur Port Richmond Avenue.

Le Calvary Cemetery (cimetière situé dans le Queens), avec vue sur Manhattan en toile de fond, où est jouée la scène des funérailles de Vito Corleone.

Deux églises sont utilisées pour la scène du baptême. Les prises de l'intérieur sont tournées dans la cathédrale Saint-Patrick à New York. Les prises extérieures du baptême sont filmées à l'Old Church of St. Joachim and St. Anne (en) dans le quartier de Pleasant Plains, Staten Island (en). En 1973, une grande partie de l'église est détruite par le feu. Seule la façade et le clocher de l'église d'origine sont restés debout et qui plus tard sont intégrés dans un nouveau bâtiment. Pour le baptême, l'accompagnement sonore est construit par Nino Rota à partir de la Passacaille et fugue en do mineur (BWV 582) et de la fantaisie en sol mineur (BWV 542) pour orgue, de Jean-Sébastien Bach.

La scène de funérailles est filmée au Calvary Cemetery à Woodside dans le Queens[32]. La scène de la cabine de péage, où Sonny se fait tuer, est filmée sur le site du Nassau Veterans Memorial Coliseum à Uniondale, sur Long Island, qui est, au moment du tournage, en construction. Coppola utilise aussi l'ancienne Mitchel Air Force Base (en) et l'autoroute pour l'occasion[30].

Bande originale[modifier | modifier le code]

The Godfather - Original Score

Bande originale de Nino Rota
Sortie 1972 (vinyle)
1991 (CD)
Durée 29:33
Genre musique de film
Format vinyle, CD
Compositeur Nino Rota, Carmine Coppola
Label MCA Records
Critique

Bandes originales de Le Parrain

L'italien Nino Rota, par ailleurs compositeur attitré de Fellini, signe le célèbre thème du Parrain. Il est l'auteur de toutes les pièces sauf indications contraires.

Face 1
No TitreAuteur Durée
1. Main Title (The Godfather Waltz) 3:04
2. I Have But One Heart (interprété par Al Martino)Johnny Farrow, Marty Symes 3:00
3. The Pickup 2:56
4. Connie's WeddingCarmine Coppola 1:33
5. The Halls of Fear 2:12
6. Sicilian Pastorale 3:03
Face 2
No TitreAuteur Durée
1. Love Theme from the Godfather (interprété par Andy Williams) 2:37
2. The Godfather Waltz 3:35
3. Apollonia 1:22
4. The New Godfather 2:00
5. The Baptism 1:51
6. The Godfather Finale 3:50

L'affiche[modifier | modifier le code]

Sur l'affiche du film (et des deux suites) figure un « logo » qui symbolise un pantin, une marionnette. Cela fait référence à la scène où Don Vito Corleone prépare sa succession et, s'adressant à son fils Michael, lui dit :

« J'ai toujours refusé d'être un pantin qui danse sur un fil tiré par de gros bonnets… Je voudrais que quand mon heure viendra, ce soit toi qui tires les ficelles. »

Cette affiche peut aussi faire référence au très populaire opera de pupi[réf. nécessaire], théâtre de marionnette sicilien du XIXe siècle.

Accueil[modifier | modifier le code]

Entrées et sortie du film[modifier | modifier le code]

Le film est un succès commercial, battant de nombreux records pour devenir le film le plus rentable de l'année 1972. Le film rapporte 81,5 millions de dollars sur le marché américain au moment de sa sortie en salle[34]. Lors de sa ressortie en 1973, il rapporte 83,7 millions de dollars supplémentaires[35]. Le total augmente avec une ressortie limitée en 1997. Mais pour l'année 1972, le total s'élève à prés de 135 millions de dollars. Ce faisant, il est censé battre le précédent record de Autant en emporte le vent comme film le plus rentable. Il gardera cette place jusqu'en 1975 où il sera détrôné par Les Dents de la mer[36]. Des articles de l'époque ont affirmé que Le Parrain était le premier film à franchir la barre des 100 millions de dollars[36]. Toutes ces affirmations sont fausses depuis la sortie de La Mélodie du bonheur en 1965. Le film est aussi un succès à l'étranger, rapportant un total de recettes sans précédents de 142 millions de dollars lors de sa sortie en salle, devenant, à cette époque, le film le plus rentable, en recette avant indexation de l'inflation, de l'histoire[37]. Les profits sont si importants pour le film que les actions de Gulf & Western Industries, Inc., qui possède Paramount Pictures, grimpent de 77 cents par action à 3,30 dollars par action au cours de l'année, selon l'article du Los Angeles Times du [36]. À ce jour, le film a engrangé entre 245 et 286 millions de dollars en nombre d'entrées dans le monde et, après ajustement de l'inflation, le film fait partie des vingt-cinq films les plus rentables de tous les temps[38].

En France, le film a totalisé 4 016 877 entrées, dont 767 930 entrées sur Paris, se positionnant en septième place du box-office français en 1972[39].

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Depuis sa sortie, Le Parrain a toujours été acclamé par les critiques. Le site Rotten Tomatoes rapporte que sur 77 critiques du film, il est très largement considéré comme positif avec une note moyenne de 9,1/10[40]. Metacritic, un autre site internet de critiques, donne, quant à lui, un score de 100 sur une base de quatorze critiques de cinéma reconnus[41]. Le film est numéro deux du classement des meilleurs films de tous les temps sur le site de référence IMDb avec une note de 9,2/10 (mars 2013). Il est désormais assez largement considéré comme un « classique » du cinéma.

Le Parrain et Le Parrain II sont sélectionnés par le National Film Registry pour être conservé à la Bibliothèque du Congrès aux États-Unis pour leurs « importances culturelles, historiques ou esthétiques » respectivement en 1990 et 1993. Très largement, les critiques internationales considèrent ces deux films comme étant des chefs-d'œuvre du cinéma mondial, parfois considéré comme une seule et même œuvre. En 2002, une enquête auprès de réalisateurs faite par Sight & Sound considère les deux films comme la deuxième meilleure œuvre de tous les temps. L'enquête auprès de critiques pris séparément les place à la quatrième place. En 2007, Le parrain est classé second meilleur film américain de tous les temps par l'American Film Institute, derrière Citizen Kane[42], qui, en 1998, le classait troisième[43]. D'autres sondages et publications le classent premier comme Entertainment Weekly[44] ou en 2008, le magazine britannique Empire[45]. Il est par ailleurs classé comme meilleur film de gangsters par l'American Film Institute (AFI)[46].

La bande-son originale de Nino Rota a été très largement acclamée et son thème principal (Speak Softly Love) est très connu et a fait l'objet de très nombreuses reprises. Toutefois, il s'agit d'une reprise d'un thème que Rota avait composé pour le film italien, Fortunella, sorti en 1958.

Le réalisateur Stanley Kubrick estime que Le Parrain est potentiellement le plus grand film jamais fait et sans aucun doute avec la meilleure distribution[47].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Prix Catégorie Nommé Résultat
Oscars Meilleur film Albert S. Ruddy Lauréat
Meilleur réalisateur Francis Ford Coppola Nomination
Meilleur acteur Marlon Brando (refusé) Lauréat
Meilleur scénario adapté Mario Puzo et Francis Ford Coppola Lauréat
Meilleur acteur dans un second rôle Al Pacino Nomination
James Caan Nomination
Robert Duvall Nomination
Meilleur costume Anna Hill Johnstone Nomination
Meilleur montage William H. Reynolds et Peter Zinner Nomination
Meilleur son Charles Grenzbach, Richard Portman et Christopher Newman Nomination
Meilleure musique, bande originale dramatique Nino Rota Disqualifié
Golden Globes Meilleur film dramatique Albert S. Ruddy Lauréat
Meilleur réalisateur Francis Ford Coppola Lauréat
Meilleur acteur dans un film dramatique Marlon Brando Lauréat
Al Pacino Nomination
Meilleur scénario Mario Puzo et Francis Ford Coppola Lauréat
Meilleur acteur dans un second rôle James Caan Nomination
Meilleure musique de film Nino Rota Lauréat
BAFTA Awards Meilleur acteur Marlon Brando (aussi pour Le Corrupteur The Nightcomers) Nomination
Meilleur acteur dans un second rôle Robert Duvall Nomination
Meilleur nouveau venu pour un rôle principal Al Pacino Nomination
Meilleurs costumes Anna Hill Johnstone Nomination
Anthony Asquith Award for Film Music Nino Rota Lauréat
Grammy Awards Meilleure bande originale pour un film Nino Rota Lauréat
David di Donatello David di Donatello du meilleur film étranger Francis Ford Coppola Lauréat

Analyse[modifier | modifier le code]

Nouvelle vision de la mafia au cinéma[modifier | modifier le code]

Les films précédant Le Parrain sur la mafia montraient un monde criminel marginalisé constitué d'outsiders[48]. Au contraire, Le Parrain présente le gangstérisme du point de vue mafieux comme une réponse à une société corrompue[48]. Bien que la famille Corleone soit présentée comme immensément riche et puissante, il n'y a aucune scène de prostitution, de paris clandestins, de prêts à taux usuraires ou autres formes de rackets[49]. D'autres critiques argumentent que la contre-culture criminelle autorise une apologie des stéréotypes qui apparaît tout au long du film comme quand, par exemple, Don Vito dit à un Johnny Fontane en larme : « Agis comme un homme ! »[50].

Les différences avec le roman[modifier | modifier le code]

Une des parties primaires du roman de Puzo qui n’a pas été utilisée pour le film était l’histoire en flash-back des débuts de Don Corleone, y compris son arrivée en Amérique, son mariage et sa paternité, le meurtre de Don Fanucci et son ascension dans la mafia mais qui a été ensuite utilisé dans Le Parrain, 2e partie.

Beaucoup d’intrigues secondaires ont été éludées dans l'adaptation du roman à l’écran, dont :

  • les malheurs du chanteur Johnny Fontane avec les femmes et ses problèmes de voix ;
  • l'histoire de la maîtresse de Sonny, Lucy Mancini, et de sa rencontre avec le Dr Segal après l'assassinat de Sonny ;
  • le Dr Segal lui-même, qui répare non seulement le vagin détaché de Lucy, mais met Michael en contact avec le chirurgien qui lui répare les os du visage, brisés par le capitaine McCluskey, et qui diagnostique le problème des cordes vocales de Johnny Fontane ;
  • la pédophilie de Jack Woltz (une scène l'évoquant fut ainsi coupée au montage) ;
  • la vie à la maison de Kay Adams ;
  • le passé diabolique de Luca Brasi ;
  • le plan ingénieux de Don Corleone pour faire revenir Michael de son exil en Sicile qui consiste à faire dire à un fils de clan allié, déjà condamné à mort pour trois assassinats, de reconnaître aussi les meurtres de Solozzo et McCluskey, en échange d'une pension à sa femme ;
  • l'expédition punitive contre les deux hommes qui ont agressé la fille de Bonasera, attaque menée par Paulie Gatto et à laquelle il est fait seulement allusion dans le film.

Les personnages qui ont de plus petits rôles dans le film par rapport au roman avec Johnny Fontane, Lucy Mancini, Rocco Lampone et Al Neri ; ces deux derniers sont réduits à des rôles muets. Les personnages ayant disparu du film sont le Dr Segal, Genco Abbandando (on y fait seulement allusion, il apparaîtra dans le deuxième volet), Nino Valenti (le meilleur ami de Johnny Fontane, qui mourra d'alcoolisme) et le Dr Taza de Sicile. Également dans le livre : Michael et Kay ont deux fils mais, dans le film, ils ont un fils et une fille. Dans le roman, Lucy Mancini n'a pas donné naissance au garçon de Sonny, mais dans le troisième film de la trilogie, Vincent Mancini joue un rôle crucial dans l'intrigue.

Le roman et le film diffèrent aussi sur le sort des gardes du corps de Michael en Sicile, Fabrizio et Calo. Le film les fait survivre tous les deux. Dans le livre, cependant, Calo meurt avec Apollonia dans l’explosion de la voiture et Fabrizio, responsable du meurtre, meurt à la fin comme étant une des victimes de la célèbre « scène du baptême », tué dans son restaurant en Amérique après qu’il a été retrouvé (on peut voir la scène dans The Godfather Saga, qui a été supprimée de The Godfather Part II).

La fin du livre diffère de la fin du film : tandis que Kay se rend compte que Michael est devenu « comme sa famille », le drame est atténué dans le livre, où Tom Hagen laisse entendre des secrets pour lesquels, selon lui, il serait tué si elle en faisait la découverte. Pendant la scène de baptême du film, les cinq chefs des autres familles sont éliminés. Dans le roman, seulement Barzini et Tattaglia sont tués dans des scènes distinctes de celle du baptême. Effectivement, pour des questions de durée du film monté[51], Coppola a eu l'idée de rassembler en une seule séquence la scène du baptême et celles des assassinats, alors que, dans le roman, ces événements se passent à des moments distincts.

Héritage[modifier | modifier le code]

Adaptations et hommages[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Le Parrain (jeu vidéo).

La société de jeu vidéo Electronic Arts a travaillé sur une adaptation en jeu vidéo du Parrain dont le scénario s'inspire du premier film. Sa sortie a eu lieu le . Le joueur a le rôle d'une petite frappe qui gravit les échelons dans l'organisation criminelle de la famille Corleone pour arriver au statut tant convoité de « Don ». Ses missions ont lieu en parallèle avec le scénario du film : le joueur doit donc, par exemple, déposer la tête de cheval au pied du lit ou encore cacher un pistolet dans les toilettes pour que le fils de Don Vito puisse venger son père sur qui on a tiré. Beaucoup d'acteurs du film ont prêté leur voix comme James Caan, Robert Duvall et même Marlon Brando avant sa mort.

Impact à la télévision[modifier | modifier le code]

Les Soprano[modifier | modifier le code]

Dans la série Les Soprano, créée par David Chase diffusée de 1999 à 2007, plusieurs épisodes font références directement à la trilogie des Parrain, notamment le premier opus.

Plusieurs acteurs de la série sont apparus dans Le Parrain, Tony Lip (Carmine Lupertazzi) et Lou Martini, Jr. (Anthony Infante) apparaissent en tant qu'invités au mariage. Dans la version ré-éditée des trois films Le Parrain, Richard Maldone (Albert Barese) a le petit rôle de Joey.

Christopher Moltisanti est fasciné par les films qui traitent de la Mafia. Ils ont tous regardé le film si souvent que, par exemple, Paulie appelle la star du film Al Pacino simplement « Al » lors d'une conversation, l'avertisseur sonore de la voiture de Paulie joue Speak Softly Love (la chanson-thème romantique du Parrain) et plusieurs personnages se réfèrent aux films par leur nombre, le premier film de la trilogie simplement nommé par « un ». Tony et son équipe discutent parfois de leurs scènes préférées des films. Dans la première saison, Christopher débat avec le rapper Massive Genius à propos de la trilogie, ce dernier insistant sur le fait que le troisième volet est « incompris ».

On voit aussi plusieurs hommages visuels à la trilogie du Parrain. Dans la première saison, les personnages se réfèrent à la mort de Brendan Filone par le « Moe Greene special » (un tir dans l'œil). Moe Greene est un personnage du Parrain qui a été tué de la même façon que Filone.

Aux funérailles de Jackie Aprile Sr. dans la première saison, de nombreux détails évoquent la scène des funérailles de Vito Corleone. Tony Soprano et Christopher ont des positions similaires à celles de Michael Corleone et Tom Hagen dans Le Parrain, alors que Junior Soprano est assis de la même façon que Don Barzini du même film. Les deux scènes ont été tournées au même endroit, au Calvary Cimetary, dans le Queens, NY.

Après la mort de Livia Soprano dans la troisième saison, il y a un plan subjectif où Tony prend l'ascenseur pour aller au sous-sol de la maison funéraire. Cette scène rappelle celle du Parrain où Vito demande une faveur à Bonasera après la mort de son fils, Santino.

Dans l'épisode Buffet froid, durant la séquence de rêve, Tony cherche un pistolet derrière des toilettes, en référence à la scène du Parrain dans laquelle Michael Corleone va chercher un pistolet au même endroit afin de tuer le capitaine de police.

Lors de la dernière scène de la série, dans Fabriqué en Amérique, un homme inconnu, que Tony regarde fixement, marche jusqu'aux toilettes du restaurant. La scène finit brutalement avant que l'homme ne revienne, laissant les spectateurs dans le doute sur le fait que l'homme des toilettes ait tué Tony. Dans Le Parrain, Michael Corleone prend une arme dans les toilettes et tue Virgil Sollozzo et son garde du corps policier, le Capitaine McCluskey.

Dans le premier épisode de la série, quand Chris Moltisanti attend Big Pussy après avoir tué Emil Kolar, il dit « Louis Brasi dort avec les poissons » et Big Pussy répond « C'est Luca Brasi ». Quand Tony offre un radio-cassette à sa mère, il mentionne « Tony Francis » parmi les chanteurs.

Autres hommages[modifier | modifier le code]

Dans la série Les Simpson, au 9e épisode de la 14e saison, intitulé Les Muscles de Marge, La scène où Marge passe à tabac son agresseur est une référence à une scène similaire avec James Caan dans le film de Francis Ford Coppola. Au 2e épisode de la saison 16, dans l'épisode intitulé Tous les goûts sont permis, L'assassinat de James Caan est un clin d'œil au Parrain. Tout comme Sonny Corleone qu'il incarnait dans le film de Coppola, James Caan meurt assassiné, à un péage, par les membres d'un gang. Dans le 1er épisode de la saison 18, dans l'épisode intitulé Parrain par intérim, l'intrigue de l'épisode s'inspire de certains éléments ou scènes du Parrain, comme le fils de Gros Tony qui s'appelle Michael en référence à Michael Corleone. La rencontre entre Michael et les ennemis de son père est une référence au premier Parrain quand Michael Corleone rencontre Virgil Sollozzo et le Capitaine McCluskey dans le restaurant. La dernière scène parodie la scène de l'allégeance des caporegimi envers Michael. À la fin de l'épisode on peut entendre La valse du Parrain de Nino Rota. Dans le 8e épisode de la saison 3 intitulée Le Poney de Lisa, la scène où Lisa trouve son poney dans son lit fait directement référence au film[52].

Le film américain Premiers pas dans la mafia (The Freshman), écrit et réalisé par Andrew Bergman, dans lequel Marlon Brando joue pratiquement son même rôle, utilise plusieurs références au Parrain.

Lacrim sort un album nommé Corleone en 2014, faisant directement référence au film, du fait de l'affiche et du titre.

Titre en différentes langues[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) The Godfather (1972) - The Numbers
  2. (en) The Mafia in Popular Culture - History
  3. « AFI's 100 Years...100 Movies - 10th Anniversary Edition », sur www.afi.com (consulté le 13 juillet 2017)
  4. (en) Brief Descriptions and Expanded Essays of National Film Registry Titles - Library of Congress
  5. Personnage basé en partie sur Bugsy Siegel.
  6. Le dialecte sicilien entendu dans le film est le vrai dialecte parlé dans le village de Corleone, situé dans la province de Palerme en Sicile.
  7. (en) Le Parrain sur l’Internet Movie Database
  8. Le Parrain sur Allociné
  9. (en) Dates de sortie sur l’Internet Movie Database
  10. http://www.boxofficestory.com/le-parrain-the-godfather-marlon-brando-box-office-1972-a91170575
  11. https://cbo-boxoffice.com/v4/page000.php3?inc=fichemov.php3&fid=10591
  12. https://www.cnc.fr/professionnels/visas-et-classification/39917
  13. Puzo, quatrième de couverture
  14. Voir sur le site.
  15. Pierre Billard, Louis Malle, le rebelle solitaire, Plon, , « Les Paradis Perdus », p. 329-330
  16. (en) Christopher Frayling, Spaghetti Westerns: Cowboys and Europeans from Karl May to Sergio Leone, Routledge & Kegan Paul Books, 1981 (ISBN 978-0-7100-0503-8), p. 215
  17. C'est George Lucas qui a tourné le plan où Michael apprend la tentative d'assassinat de son père.
  18. a et b (en) The Making of 'The Godfather' - Sort of a Home Movie - Nicholas Pileggi, The New York Times, 15 août 1971
  19. D'ailleurs Brando effectua un essai à son insu (Coppola lui dit que c'était pour des réglages de lumière et de maquillage) et alors qu'il n'en avait pas fait depuis 20 ans. C'est pendant cet essai qu'il trouva sa fameuse grimace de bouledogue à l'aide d'un bout de fromage qui faisait partie du décor.
  20. Voir sur independent.ie.
  21. a b et c (en) The Godfather DVD Collection documentary A Look Inside, 2001
  22. (en) The Godfather Wars - Mark Seal, Vanity Fair, 4 février 2009
  23. Peter Falk, juste une dernière chose édité chez Michel Lafon, 2006.
  24. a et b Jenny M. Jones, p. 37
  25. Jenny M. Jones, p. 75
  26. Sofia Coppola played roles in the later Godfather movies. In Part II, she plays a nameless immigrant girl on the ship that brings Vito Corleone to New York. In Part III, she played the major speaking role of Michael Corleone's daughter Mary.
  27. (en) Doing the impossible - Part 1 - The Godfather - Art and the Zen of Design, 24 juin 2007
  28. (en) Harlan Lebo, The Godfather Legacy, Fireside, 2005 (ISBN 978-0-7432-8777-7), p. 76
  29. (en) Commentaires du DVD The Godfather présentant Francis Ford Coppola, 2001
  30. a b et c (en) The Godfather : Shooting Locations - TheGodfatherTrilogy.com
  31. (en) Kim Potts, « Famous Movie Locations: Corleone Mansion from The Godfather ». Moviefone (Staten Island, NY: Inside Movies - On the Scene), 6 mai 2010
  32. (en) Jenny M. Jones, The Annotated Godfather, Black Dog & Leventhal, 2007 (ISBN 1-57912-811-4), p. 214
  33. (en) « Nino Rota - The Godfather », sur AllMusic (consulté le 25 octobre 2015)
  34. (en) Les Wedman, « Birth of a Nation classic proves ils still fantastic », The Sun, 24 janvier 1973, p. 39 [lire en ligne]
  35. (en) Reuters, « Godfather 1 all-time earner », The Gazette, 9 janvier 1975, p. 21 [lire en ligne]
  36. a b et c (en) The Godfather (1972) - TCM
  37. (en) Diane Jacobs, Hollywood Renaissance, Dell Publishing, 1980 (ISBN 978-0-440-53382-5), p. 115 : « The Godfather catapulted Coppola to overnight celebrity, earning three Academy Awards and a then record-breaking $142 million in worldwide sales. »
  38. (en) All Time Box Office - Box Office Mojo
  39. Le Parrain - JP's Box-Office
  40. (en) The Godfather (1972) - Rotten Tomatoes
  41. (en) The Godfather 1972 - Metacritic
  42. (en) Afi's 100 greatest American films of all time : 10th Anniversary Edition - AFI
  43. (en) Afi's 100 greatest American films of all time - AFI
  44. (en) Ty Burr, The 100 Greatest Movies of All Time, Time Life Education, 1999 (ISBN 1-883013-68-2).
  45. (en) The 500 Greatest Movies of All Time - Empire, 3 octobre 2008
  46. (en) Top 10 Gangster - AFI
  47. (en) Kubrick - Michael Herr, Vanity Fair, 21 avril 2010
  48. a et b De Stefano, p. 68.
  49. De Stefano, p. 119.
  50. De Stefano, p. 180.
  51. Commentaire du réalisateur sur la version DVD du film.
  52. (en) Al Jean, The Simpsons season 3, commentaire de l'épisode "Lisa's Pony" (DVD), 20th Century Fox, 2003

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]