Jennifer Connelly

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Jennifer Connelly
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Jennifer Connelly au Toronto International Film Festival ().

Nom de naissance Jennifer Lynn Connelly
Surnom Jenny C[1].
Naissance (46 ans)
Cairo, Catskill Mountains (État de New York, États-Unis)
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Films notables Il était une fois en Amérique
Phenomena
Hot Spot
Dark City
Requiem for a Dream
Un homme d'exception
Blood Diamond
Labyrinth

Jennifer Connelly est une actrice américaine, née le dans le village de Cairo (État de New York).

Elle est révélée par sa performance dans le thriller indépendant Requiem for a Dream en 2000, et récompensée par l'Oscar du meilleur second rôle féminin 2001, pour son incarnation de l'épouse de John Forbes Nash Jr. dans le biopic Un homme d'exception.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts et révélation critique[modifier | modifier le code]

L'actrice à une projection d'Il était une fois en Amérique, au festival de Cannes 2012.

Fille unique d'Ilene, revendeuse d'antiquités et Gerard Karl Connelly, fabricant de vêtements[2],[3], Jennifer Lynn Connelly grandit dans le quartier de Brooklyn Heights, dans l'arrondissement new-yorkais de Brooklyn, près du pont de Brooklyn, excepté pendant une période de quatre ans que la famille passe dans la ville de Woodstock (également dans l'État de New York). Son père travaille dans l'industrie du vêtement et s'est lié d'amitié avec un publicitaire. Celui-ci suggère à Jennifer de passer une audition dans une agence de mannequins[4].

À l'âge de 10 ans, sa carrière commence dans les publicités pour magazines et journaux, puis les publicités télévisées[3]. Dans une interview, elle a dit qu'après avoir été mannequin, elle n'aspirait pas à devenir actrice[5]. Sa mère l'emmène à des auditions et obtient son premier rôle au cinéma, celui de Deborah Gelly dans Il était une fois en Amérique de Sergio Leone, qui est convaincu de sa performance et de la similitude de son nez et celui d'Elizabeth McGovern, qui incarne le rôle adulte[6],[7]. Celui-ci est suivi du premier rôle dans Phenomena, de Dario Argento, et dans Labyrinthe, de Jim Henson, aux côtés de David Bowie. En 1988, elle entre à Yale.

Deux ans plus tard, elle quitte Yale pour Stanford, où elle reste un an. Mais elle n'achève jamais ses études. Elle revient à sa carrière d'actrice dans des films comme The Rocketeer (1991), Fièvre à Columbus University (1995) et Dark City (1998).

Bien qu'elle ait été dans le métier depuis l'adolescence, ce n'est qu'à l'âge de 30 ans qu'elle est « découverte » par la critique, notamment pour sa prestation dans Requiem for a Dream (2000) et Un homme d'exception (2001), pour lequel elle reçoit l'Oscar du meilleur second rôle féminin. Un an plus tôt, elle faisait encore partie de la distribution d'une nouvelle série arrêtée au bout de 2 mois et sept épisodes, faute d'audiences, The Street.

Confirmation[modifier | modifier le code]

Jennifer Connelly à Central Park (New York), le 2 juin 2005.

L'Oscar lui permet d'être désormais convoité par les studios : en 2003, elle incarne ainsi la scientifique Betty Ross dans le « blockbuster » Hulk, réalisé par cinéaste coréen Ang Lee. Le film n'obtient cependant qu'un succès mitigé de la part de la critique et du public. L'actrice défend la même année une productions bien moins exposée : le thriller psychologique House of Sand and Fog, face à Ben Kingsley.

Elle décide de rester dans ce registre noir et adulte : d'abord en tête d'affiche du thriller horrifique Dark Water, de Walter Salles, sorti en 2005 ; puis en évoluant dans une nouvelle production à "Oscars", le drame psychologique Little Children, co-écrit et réalisé par Todd Field. Dans ce film sorti en 2006, qui reçoit bien d'excellentes critiques[8], l'actrice évolue aux côtés de Kate Winslet et Patrick Wilson.

Elle tourne dans la foulée un autre drame indépendant : Reservation Road, avec Mark Ruffalo et Joaquin Phoenix. Si le film lui même ne convainc pas vraiment[9], la prestation de l'actrice est saluée, notamment par une nomination aux Hollywood Film Awards 2007.

L'actrice décide parallèlement de revenir vers des grosses productions : en 2006 puis 2008, elle tient les premiers rôles féminins du film d'aventures Blood Diamond, d'Edward Zwick, aux côtés de Leonardo Di Caprio, et du thriller de science-fiction Le Jour où la Terre s'arrêta ,de Scott Derrickson. Si le premier divise la critique[10], le second est un flop [11]. Un échec critique qui sera suivi par beaucoup d'autres.

Echecs critiques successifs[modifier | modifier le code]

En 2009, l'actrice tente de se diversifier à travers trois projets, qui constitueront cependant autant d'échecs critiques : le conte pour enfants Cœur d'encre avec Brendan Fraser, Helen Mirren, et son époux Paul Bettany est un flop[12]. La comédie romantique chorale Ce que pensent les hommes, de Ken Kwapis, où l'actrice évolue au sein d'un casting glamour composé entre autres de Scarlett Johansson et Jennifer Aniston fonctionne commercialement mais reçoit de mauvaises critiques[13]. Et enfin le film d'animation Numéro 9, produit par Tim Burton, pour lequel elle prête sa voix au personnage de 7, qui déçoit[14].

En 2010, elle décide donc de revenir au genre qui lui a valu la reconnaissance, le biopic. Réalisé par Jon Amiel, Creation, retrace la vie de Charles Darwin, interprété par Paul Bettany. L'actrice y joue sa compagne, Emma Darwin . Ce retour aux sources ne lui réussit pas, les critiques étant une fois encore mauvaises[15].

En 2011, elle tente donc de nouveau la carte de la comédie : en intégrant le casting du potache Le Dilemme, de Ron Howard, puis de la plus confidentielle Salvation Boulevard avec Pierce Brosnan et Greg Kinnear. Deux flops critiques et commerciaux[16],[17].

L'année suivante, la comédienne finit par se lancer dans des projets plus intimistes : d'abord un drame indépendant dont elle va jouer le rôle titre : Virginia est un portrait de femme écrit et réalisé par Dustin Lance Black. Ce retour à un projet ambitieux ne paie pas... Il s'agit du plus gros échec critique de sa carrière [18]. Parallèlement, elle fait partie de la distribution chorale de la comédie dramatique L'Amour malgré tout, premier long-métrage du scénariste/réalisateur Josh Boone. Les critiques sont très mitigées[19].

Retour au premier plan ?[modifier | modifier le code]

L'actrice pour la présentation de American Pastoral au Toronto International Film Festival 2016.

En 2014, l'actrice finit par revenir vers les studios : d'abord en donnant la réplique à Colin Farrell et Jessica Brown Findlay dans la romance fantastique Un amour d'hiver, écrite et réalisée par Akiva Goldsman, qui est laminée par la critique[20]. Puis en retrouvant Darren Aronofsky, qui lui confie le premier rôle féminin de son sixième long-métrage, l'épopée biblique Noé. L'actrice y retrouve aussi son partenaire d'Un Homme d'Exception, Russell Crowe. Il s'agit du premier projet de l'actrice à recevoir un accueil positif en 8 ans[21].

L'année 2016 l'amène à défendre des projets risqués : le drame L'Attrape-Rêves, écrit et réalisé par Claudia Llosa, dont elle est la tête d'affiche, entourée de la française Mélanie Laurent et de l'anglais Cillian Murphy. Puis deux projets réalisés par des acteurs : le drame Shelter, écrit et réalisé par son compagnon Paul Bettany, où elle forme avec la valeur montante Anthony Mackie, un couple de SDF new-yorkais ; puis le drame American Pastoral, première réalisation de Ewan McGregor, qui se confie aussi le premier rôle face à l'actrice. Les trois films sont des échecs critiques[22],[23],[24].

En 2017, elle sera à l'affiche de Granite Mountain, le troisième long-métrage de Joseph Kosinski, qui s'aventurera cette fois sur un registre réaliste, après avoir signé les ambitieux blockbusters de science-fiction Tron : L'Héritage (2010) et Oblivion (2013).

Vie privée[modifier | modifier le code]

Avec son époux Paul Bettany, au TIFF 2009.

Jennifer Connelly a trois enfants.

Elle a un fils, Kai, né en juillet 1997, de sa relation avec le photographe David Dugan.

Elle est mariée à l'acteur britannique Paul Bettany, qu'elle a rencontré sur le tournage d'Un homme d'exception. Le couple a un fils, Stellan né le , et une fille, Agnes née en 2011.

En 2005, Jennifer Connelly commence un engagement dans l'humanitaire, en particulier pour l'accès à l'eau dans le monde[25].

Elle est diagnostiquée d'un trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH)[26],[27].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Information icon with gradient background.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section proviennent de la base de données IMDb.

Prochainement

Télévision[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses et nominations[modifier | modifier le code]

Voix françaises[modifier | modifier le code]

En France, Véronique Desmadryl est la voix française la plus régulière de Jennifer Connelly. Odile Cohen et Emmanuèle Bondeville l'ont également doublé respectivement à trois et deux reprises.

Au Québec, Marika Lhoumeau est la voix française régulière de l'actrice[28].

Divers[modifier | modifier le code]

Elle apparaît dans le clip de Always With Me, Always With You sur l'album Surfing With The Alien (1987) de Joe Satriani.

Elle apparaît dans le clip de I drove all night de Roy Orbison, au côté de Jason Priestley.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jennifer Connelly - Biography sur IMDb. Consulté le .
  2. (en) Ingrid Sischy, « How holding out for something that mattered paid off », Interview Magazine, Brant Publications,‎ , p. 36
  3. a et b (en) Karen S. Schneider, « Jennifer Connelly's love saves Russell Crowe in a Beautiful Mind—but her no. 1 guy is 4-year-old Kai », People,‎ , p. 73, 74 (ISSN 0093-7673, lire en ligne)
  4. Thompson, Clifford (2002). Current Biography Yearbook 2002. H.W. Wilson. pp. 115–118. (ISBN 978-0-8242-1026-7).
  5. http://www.theguardian.com/film/2002/feb/23/features
  6. (en) Shohreh Aghdashloo, « Jennifer Connelly's Mystery Revealed », Interview, Brant Publications,‎ , p. 107 (ASIN B0018A7KQI)
  7. (en) Mario Testino, « The Intriguing Miss Connelly », ?, no 505,‎ , p. 318–325; 374–376 (ISSN 0733-8899)
  8. https://www.rottentomatoes.com/m/little_children
  9. https://www.rottentomatoes.com/m/reservation_road
  10. https://www.rottentomatoes.com/m/blood_diamond
  11. https://www.rottentomatoes.com/m/day_the_earth_stood_still
  12. https://www.rottentomatoes.com/m/inkheart
  13. https://www.rottentomatoes.com/m/hes_just_not_that_into_you
  14. https://www.rottentomatoes.com/m/1205483_nine
  15. https://www.rottentomatoes.com/m/1205717-creation
  16. https://www.rottentomatoes.com/m/the_dilemma
  17. https://www.rottentomatoes.com/m/salvation_boulevard
  18. https://www.rottentomatoes.com/m/virginia_2012
  19. https://www.rottentomatoes.com/m/stuck_in_love
  20. https://www.rottentomatoes.com/m/winters_tale_2014
  21. https://www.rottentomatoes.com/m/noah_2014
  22. https://www.rottentomatoes.com/m/aloft
  23. https://www.rottentomatoes.com/m/shelter_2014
  24. https://www.rottentomatoes.com/m/american_pastoral
  25. Film caritatif où Jennifer Connelly communique sur le problème de l'accès à l'eau.
  26. hyperactivité.
  27. tdah2.
  28. a, b et c « Comédiennes ayant doublé Jennifer Connelly au Québec » sur Doublage.qc.ca (consulté le 5 janvier 2016).
  29. a, b, c, d, e, f et g « Comédiennes ayant doublé Jennifer Connelly en France », sur RS Doublage,‎ consulté le 6 avril 2013, m-à-j le 29 mars 2014

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]