Michael Douglas

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Michael Douglas
Description de cette image, également commentée ci-après
Michael Douglas lors des César 2016.
Nom de naissance Michael Kirk Douglas
Surnom Mickey, Mike
Naissance (75 ans)
New Brunswick,
Flag of New Jersey.svg New Jersey,
Drapeau des États-Unis États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Profession Acteur
Producteur
Films notables voir Filmographie
Séries notables Les Rues de San Francisco
La Méthode Kominsky

Michael Douglas [ˈmaɪkəl ˈdʌɡləs][a], né le à New Brunswick (New Jersey), est un acteur et producteur de cinéma américain.

Aîné des quatre fils de l'acteur Kirk Douglas, il commence sa carrière dans les années 1960 et se fait connaître à la télévision grâce à la série policière Les Rues de San Francisco.

Il obtient ensuite deux Oscars, le premier en 1976 en tant que producteur pour Vol au-dessus d'un nid de coucou, le second en 1988 en tant qu'acteur pour Wall Street. Parallèlement, il remporte six Golden Globes, dont le Cecil B. DeMille Award en 2004.

À partir des années 2010, il prête ses traits à ceux du scientifique Hank Pym dans l'Univers cinématographique Marvel et fait son retour à la télévision, en incarnant notamment le pianiste Liberace dans le téléfilm Ma vie avec Liberace.

Depuis 2000, il est l'époux de l'actrice galloise Catherine Zeta-Jones avec laquelle il a deux enfants.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et jeunesse[modifier | modifier le code]

Michael Douglas est issu d'une famille d'acteurs. Son père est le célèbre Kirk Douglas (né en 1916), figure majeure du cinéma américain. Sa mère est Diana Dill (1923-2015), une actrice qui évolue essentiellement au théâtre et à la télévision. Du côté maternel, il a des origines anglaises, irlandaises, galloises, écossaises et françaises[1] et, du côté de son père, des origines russes[2]. Il a un frère prénommé Joel (né en 1947) ainsi que deux demi-frères, Peter Douglas (né en 1955) et Eric Douglas (1958-2004). Ses parents divorcent en 1951, alors que le jeune Michael n'a que sept ans.

Il grandit à Westport (Connecticut) avec sa mère et son beau-père, voyant son père lors des vacances, souvent pendant des tournages. Il est aussi scolarisé à Los Angeles[3].

Il se passionne rapidement pour les arts dramatiques et va étudier dans les années 1960 à l'université de Santa Barbara en Californie. Douglas en sort diplômé d'un Baccalauréat universitaire ès lettres en 1968[4]. Durant ses études, il participe à de petites productions théâtrales comme Bedford Forrest, jouée à l'Eugene O'Neill Theater Center[5]. Lors d'une représentation, son père lui rend visite et qualifie alors son jeu d'acteur de « mauvais »[6]. Bien décidé à s'améliorer, Douglas part alors pour New York afin de suivre les cours de Wynn Handman, qui a notamment enseigné à Richard Gere et à Dustin Hoffman[7],[8].

C'est également à cette époque qu'il rencontre l'acteur Danny DeVito, avec qui il fait de la colocation[9]. Les deux hommes se lient d'amitié et partageront souvent l'affiche dans les années 1980, notamment dans La Guerre des Rose (1989).

Carrière[modifier | modifier le code]

Révélation télévisuelle et producteur[modifier | modifier le code]

L'acteur photographié en 1975.
Michael Douglas et Karl Malden dans Les Rues de San Francisco en .

La carrière de Michael Douglas commence réellement dans les années 1970 avec le feuilleton télévisé aux multiples épisodes, Les Rues de San Francisco (de 1972 à 1976). Il y campe le rôle de l’inspecteur Steve Keller aux côtés de Karl Malden, que l'acteur considère comme son mentor[10]. Pour ce rôle, il est nommé en 1975 au Golden Globe du meilleur acteur dans une série télévisée dramatique.

Désireux de s'orienter vers de nouveaux projets, il co-produit en 1975, avec l'aide de Saul Zaentz, le film Vol au-dessus d'un nid de coucou, adaptation cinématographique du roman éponyme de Ken Kesey. Kirk Douglas en possédait initialement les droits d’exploitation. Ce dernier avait d’ailleurs joué le rôle principal (celui de McMurphy) à Broadway. Mais, trop âgé pour reprendre le rôle au cinéma, il délaisse le projet au profit de son fils.

Tourné avec un budget de 4 000 000 $, le film engendre plus de 100 000 000 $ de recettes à travers le monde et est l'un des plus grands succès cinématographiques des années 1970[11].

L'acteur reviendra plus tard sur ce succès fulgurant[12] :

« Le budget et les délais n'ont pas été respectés, mais Saul a eu le courage de financer le film au-delà de l'estimation initiale de 2 millions de dollars. Cela nous a coûtés un peu plus de 4 millions de dollars. Ses partenaires m'ont accusé de le mener en bateau. Mais nous savions que nous avions un film [...]. Quand nous sommes allés voir les majors pour trouver un distributeur, ils ont tous refusé ce qui allait devenir un film nommé pour neuf Oscars. »

Le long-métrage de Miloš Forman est aujourd'hui le deuxième des trois films à avoir gagné les cinq Oscars majeurs, après New York-Miami en 1934 et avant Le Silence des agneaux en 1991. Il est par ailleurs classé 33e parmi les 100 meilleurs films de tous les temps par l'American Film Institute.

Fort de ce succès, il enchaîne les tournages. En 1978, il est à l'affiche de Morts suspectes de Michael Crichton. L'année suivante, il joue le premier rôle du film Le Vainqueur de Steven Hilliard Stern.

La même année, il incarne pour le réalisateur James Bridges le rôle de Richard Adams dans Le Syndrome chinois, film sur les dangers du nucléaire présenté au Festival de Cannes 1979. Pour ce projet, il utilise une nouvelle fois sa casquette de producteur. Les deux têtes d'affiche, Jack Lemmon et Jane Fonda, sont nommées pour les Oscars des meilleurs interprètes[13].

Années 1980[modifier | modifier le code]

Michael Douglas au festival de Cannes 1987.

En 1980, Michael Douglas subit un grave accident de ski qui interrompt sa carrière pendant trois ans[14].

Il revient sur le devant de la scène en 1984, comme acteur et producteur, avec le film d'aventure À la poursuite du diamant vert de Robert Zemeckis. Le succès est tel que le film remporte deux Golden Globes et est nommé pour un Oscar. Il sera suivi l'année suivante d'une suite intitulée Le Diamant du Nil.

Avec Chorus Line, il s'essaie à la comédie musicale en 1985, sous la direction de Richard Attenborough. Bien que mal reçu par la critique[15], le film obtient trois citations aux Oscars 1986 ainsi que deux citations aux Golden Globes 1986.

En 1987, on retrouve l'acteur aux côtés de Glenn Close dans le thriller provocateur Liaison fatale[16]. Avec ses 320 000 000 $ de recettes mondiales, ce film, qui examine les conséquences désastreuses d'une relation adultère, est un succès planétaire, se classant premier au rang annuel du box-office international[17].

Contre l'avis des studios, le réalisateur Oliver Stone choisit Michael Douglas pour jouer le rôle du financier Gordon Gekko dans Wall Street, film devenu culte[18]. Cette partition pleine de cynisme permet à l'acteur de recevoir la consécration de la profession, en remportant un Oscar du meilleur acteur en 1988[19].

Il se glisse ensuite dans la peau de Nick Conklin, policier new-yorkais, et part à la chasse aux yakuzas aux côtés d'Andy Garcia pour les besoins du polar Black rain de Ridley Scott, tourné en partie au Japon[20]. Malgré un accueil critique plutôt mitigé[21], le film engendre tout de même plus de 130 000 000 $ de recettes à travers le monde pour un budget de 30 000 000 $.

En 1989, il est dirigé par Danny DeVito, son comparse de toujours, pour les besoins de la comédie La Guerre des Rose. Il est ainsi réuni pour la troisième fois de sa carrière avec Kathleen Turner. Les deux acteurs incarnent respectivement les rôles d'Oliver et Barbara Rose, un couple au bord de la rupture. Michael Douglas est une nouvelle fois nommé aux Golden Globes, cette fois-ci dans la catégorie du meilleur acteur dans un film comique.

Années 1990[modifier | modifier le code]

En 1992, Michael Douglas est au sommet de sa gloire. Il joue cette année-là dans le thriller provocateur et très controversé Basic Instinct de Paul Verhoeven.

Michael Douglas (2e à g.) et l'équipe du film Basic Instinct au festival de Cannes 1992.

Lors de l’ouverture du Festival de Cannes 1992, le film embrase la Croisette en raison de son caractère sulfureux[22]. Le succès est tel que Sharon Stone, sa partenaire à l'écran, devient une star internationale et les recettes du long-métrage dépassent plus de 350 000 000 $ au box-office.

À l'issue du tournage de Basic Instinct, l'acteur subit une cure de désintoxication au Sierra Tucson Center[23]. S'il ne s'est jamais vraiment caché de sa consommation d'alcool et de cocaïne, il est probable que cette hospitalisation ait pour origine une infection survenue à la suite de son usage abusif de psychotropes.

En 1993, il incarne un chômeur désabusé dans Chute libre de Joel Schumacher. Ce film, qui s'interroge sur le mercantilisme de la société, bénéficie d'un bon accueil critique[24].

En 1994, l'acteur tourne un nouveau film sulfureux avec Harcèlement de Barry Levinson, aux côtés de Demi Moore. Le succès au box-office dépasse les 200 000 000 $[25].

On le voit ensuite dans The Game (1997) dans lequel il prête ses traits à Nicholas Van Orton, un riche homme d'affaires pris dans la tourmente d'un jeu imprévisible. Ce long-métrage signé David Fincher obtient de bonnes critiques[26].

Cette même année, il opère également comme producteur délégué sur le film d'action Volte-face, acclamé par la critique[27] et une nouvelle fois grand succès au box-office pour Douglas[28].

L'année suivante, l'acteur est à l'affiche d'un remake du film Le crime était presque parfait d'Alfred Hitchcock. Intitulé Meurtre parfait et réalisé par Andrew Davis, ce long-métrage engendre près de 130 000 000 $ au box-office.

En 1999, il officie comme narrateur pour la version originale du film documentaire Un jour en septembre de Kevin Macdonald, récompensé par l'Oscar du meilleur film documentaire en 2000, qui relate le « massacre de Munich » survenu en 1972[29].

Années 2000[modifier | modifier le code]

Michael Douglas s'essaye au thriller choral en 2000 avec Traffic, marquant la première des trois collaborations entre l'acteur et le réalisateur Steven Soderbergh. Ce film, qui évoque le trafic de drogue entre les États-Unis et le Mexique, est un immense succès critique[30] et commercial[31] à sa sortie. L'acteur y joue le rôle de Robert Wakefield, juge à la Cour suprême, qui est chargé par le Président des États-Unis de mener une lutte anti-drogue.

Parallèlement, il joue un auteur en manque d'inspiration dans Wonder Boys de Curtis Hanson, aux côtés de Robert Downey Jr, Frances McDormand et Tobey Maguire. Sa prestation lui vaut une nomination au Golden Globe du meilleur acteur dans un film dramatique. On l'aperçoit également dans un épisode de la saison 4 de la série Will et Grace.

En 2001, via la société de production indépendante Further Films, qu'il a fondée en 1998[32], il produit le film Divine mais dangereuse.

Michael Douglas en 2004.

En 2003, trois générations de Douglas sont réunies dans le film Une si belle famille. L'acteur joue donc aux côtés de son père Kirk Douglas et de son fils aîné Cameron.

En 2006, il retourne à la production avec The Sentinel de Clark Johnson. Aux côtés de l'actrice Eva Longoria, alors héroïne de la série Desperate Housewives, il incarne un agent des services secrets américains devant déjouer un complot visant à assassiner le Président. Ce thriller ne convainc pas vraiment la critique[33].

La même année, l'acteur prête ses traits au personnage de Bob Thompson pour la comédie Toi et moi... et Dupree des frères Russo. Malgré un accueil critique assez froid[34], le succès au box-office international est au rendez-vous[35].

L'année suivante, il fait l’ouverture du Festival de Deauville ainsi que de celui de Sundance avec le film King of California de Michael Cahill (en). Ce film indépendant obtient globalement des critiques positives[36].

En 2009, l'acteur est récompensé pour l'ensemble de sa carrière par l'American Film Institute qui lui attribue son prestigieux AFI Life Achievement Award[37].

La maladie[modifier | modifier le code]

En 2010, Michael Douglas reprend le rôle de Gordon Gekko, qui lui avait valu un Oscar vingt-deux ans plus tôt, pour les besoins du film Wall Street : L'argent ne dort jamais. Cette suite est une nouvelle fois tournée sous la direction d'Oliver Stone.

Le film est d’abord acclamé au Festival de Cannes 2010, où il est présenté hors compétition, mais les critiques américaines sont moins tendres à l’égard de ce second volet lors de sa sortie mondiale en septembre[38].

Au mois d’août de la même année, l'acteur révèle en direct à la télévision, lors de l'émission Late Show with David Letterman, qu’il est atteint d’un cancer de la gorge de stade 4, stade le plus avancé de la maladie[39].

Alors qu’il a perdu seize kilos, il annonce officiellement sa guérison le lors de la 68e cérémonie des Golden Globes où il est nommé dans la catégorie du meilleur acteur dans un second rôle. Il est d’ailleurs l'invité spécial en clôture de cet événement et reçoit une ovation de la part du public[40], notamment de la part de Robert Downey Jr et Johnny Depp qui se lèvent pour l'applaudir. Avant d'annoncer le film récompensé (The Social Network), l'acteur revient de manière ironique sur son état de santé : « Il doit y avoir un moyen plus facile d'obtenir une ovation »[41].

Douglas confiera plus tard lors d'un entretien exclusif à l'acteur Samuel L. Jackson qu'il ne souffrait en réalité pas d'un cancer de la gorge, mais d'un cancer de la langue. Les raisons invoquées par l'acteur sont d'ordre professionnel[42].

Guérison et nouveaux projets[modifier | modifier le code]

Michael Douglas et l'équipe du film Ma vie avec Liberace au festival de Cannes 2013.

Après cette période difficile, Michael Douglas entend bien retourner sur les plateaux de cinéma. L'acteur tourne alors sous la direction de Steven Soderbergh dans Piégée (2012) puis dans Ma vie avec Liberace pour la télévision l'année suivante.

Ce dernier est d’ailleurs présenté en compétition au Festival de Cannes 2013 et reçoit d’excellentes critiques[43]. Michael Douglas est un temps pressenti comme lauréat du prix d'interprétation masculine mais le jury de Steven Spielberg en décide autrement et c’est Bruce Dern qui remporte la palme[44]. Ma vie avec Liberace fait par la suite l'ouverture du festival du cinéma américain de Deauville 2013.

Fin 2013, il est à l’affiche de la comédie Last Vegas avec Robert De Niro, Morgan Freeman et Kevin Kline : c’est la première fois que ces quatre acteurs sont réunis pour un même projet.

Michael Douglas aux côtés de Paul Rudd, pour la promotion d'Ant-Man, au San Diego Comic-Con de 2014.
« Je meurs d'envie de faire un film Marvel depuis si longtemps. Le script est vraiment amusant, le réalisateur est très bon[45]. »

— Michael Douglas, sur sa décision de faire un film Marvel.

Il tourne ensuite avec Diane Keaton dans le film Ainsi va la vie (2014), qui marque la seconde collaboration de l'acteur avec le réalisateur Rob Reiner, plus de quinze ans après Le Président et Miss Wade.

Début 2014, sa partition du pianiste Liberace lui vaut de remporter le Golden Globe du meilleur acteur dans une mini-série ou un téléfilm. Dans la foulée, les studios Marvel annoncent que l'acteur jouera le rôle du Dr. Hank Pym pour les besoins d'Ant-Man, leur prochain blockbuster. La production du film est perturbée par des différends artistiques entre les studios et le réalisateur Edgar Wright. C'est finalement sous l'égide de Peyton Reed que ce long-métrage sort à l'été 2015[46].

En 2016, il est de nouveau récipiendaire d'un César d'honneur pour récompenser l'ensemble de son œuvre. En effet, il avait déjà été récompensé par l'Académie des arts et techniques du cinéma en 1998[47]. Avec Jeanne Moreau et Jean-Luc Godard, il fait partie des seules personnalités qui ont été récompensées deux fois de ce même prix.

On retrouve l'acteur au début de l'été 2018 dans le blockbuster Ant-Man et la Guêpe, film pour lequel il prête une nouvelle fois ses traits au scientifique Hank Pym[48]. Michael Douglas retrouve ensuite les frères Russo en 2019, le temps d'une brève apparition dans la peau de ce même personnage, pour le film Avengers: Endgame[49].

Depuis 2018, il joue le rôle de Sandy Kominsky, un coach pour acteurs, dans la série comique La Méthode Kominsky diffusée sur Netflix. Cette composition lui vaut de remporter un Golden Globe le [50].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Michael Douglas et son épouse, l'actrice Catherine Zeta-Jones, en 2012.

Le , Michael Douglas se marie avec Diandra Luker ; leur fils Cameron naît l'année d'après. Ils se séparent en 2000 après vingt-trois ans de vie commune, Diandra l'accusant de misogynie, d'être absent, et de ne pas être un bon père pour Cameron[51].

Le , il se marie au Plaza Hotel de New York avec l'actrice galloise Catherine Zeta-Jones qu'il a rencontrée au Festival du cinéma américain de Deauville en 1998[52]. Ils ont deux enfants : Dylan Michael, né le [53] et Carys Zeta, née le [54].

En 2004, après avoir été harcelé pendant des mois via des lettres et coups de fil anonymes, le couple assigne en justice Dawnette Knight, que l'enquête de police révèle être l'auteur des faits. La prévenue souhaitait notamment « découper en morceaux Catherine Zeta-Jones pour la donner à manger à ses chiens »[55]. À la suite d'un procès médiatisé, Dawnette Knight est condamnée à une peine de trois ans de prison[56].

En , Michael Douglas et Catherine Zeta-Jones se séparent et souhaitent faire une pause afin de « travailler sur leur mariage »[57]. Ils se réconcilient finalement en février de l'année suivante.

Engagement politique[modifier | modifier le code]

L'acteur auprès du Secrétaire d'État américain John Kerry en .

L'acteur est connu pour son engagement auprès des Démocrates et a soutenu les campagnes de Barack Obama, Christopher Dodd et Al Franken[58].

En 1998, les Nations unies le nomment « Messager de la paix » chargé du désarmement nucléaire[59].

En 2003, il est l'hôte de la cérémonie du concert du prix Nobel de la paix à Oslo[60], aux côtés de son épouse.

En février 2012, suite au retour sur grand écran de Gordon Gekko, qu'il a incarné de nouveau dans le film Wall Street : L'argent ne dort jamais deux ans auparavant, il est engagé par le FBI le temps d'une campagne de promotion contre les délits d'initié[61].

Lors de la campagne présidentielle de 2016 aux États-Unis, il apporte son soutien à Hillary Clinton et critique le mode de scrutin américain[62] : « Je voudrais que l'Amérique ait le même système électoral qu'en France. Chez nous, le processus prend trop de temps, ça en devient ridicule ».

Filmographie[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Années 1960[modifier | modifier le code]
Années 1970[modifier | modifier le code]
Années 1980[modifier | modifier le code]
Années 1990[modifier | modifier le code]
Années 2000[modifier | modifier le code]
Années 2010[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Producteur[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Further Films.

Producteur délégué[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Ici sont repris les plus grands succès de Michael Douglas, c'est-à-dire uniquement les films ayant dépassé les 100 000 000 de dollars au box-office mondial. Au total, les films dans lesquels l'acteur est apparu ont rapporté 7 137 448 758 dollars aux studios pour lesquels ils ont été tournés[64],[65].

Film Budget Drapeau des États-Unis États-Unis Drapeau de la France France Monde Monde
Avengers : Endgame[c] 356 000 000 $[64] 858 373 000 $[64] 6 823 130 entrées[65] 2 796 274 401 $[64]
Ant-Man et la Guêpe 162 000 000 $[64] 216 648 740 $[64] 1 851 813 entrées[65] 622 674 139 $[64]
Ant-Man 130 000 000 $[64] 180 202 163 $[64] 1 762 459 entrées[65] 519 250 779 $[64]
Basic Instinct 49 000 000 $[64] 117 727 224 $[64] 4 615 342 entrées[65] 352 927 224 $[64]
Liaison Fatale 14 000 000 $[64] 156 645 693 $[64] 2 209 239 entrées[65] 320 145 693 $[64]
Harcèlement 55 000 000 $[64] 83 015 089 $[64] 1 521 027 entrées[65] 214 015 089 $[64]
Traffic 46 000 000 $[64] 124 115 725 $[64] 1 938 732 entrées[65] 207 515 725 $[64]
La Guerre des Rose 50 000 000 $[64] 86 888 546 $[64] 949 133 entrées[65] 160 188 546 $[64]
Wall Street : L'argent ne dort jamais 70 000 000 $[64] 52 474 616 $[64] 572 417 entrées[65] 134 748 021 $[64]
Last Vegas 28 000 000 $[64] 63 914 167 $[64] 210 621 entrées[65] 134 402 450 $[64]
Black Rain 30 000 000 $[64] 46 212 055 $[64] 917 138 entrées[65] 134 212 055 $[64]
Toi et moi... et Dupree 54 000 000 $[64] 75 628 110 $[64] 66 988 entrées[65] 130 431 368 $[64]
Meurtre parfait 60 000 000 $[64] 67 638 368 $[64] 854 663 entrées[65] 128 038 368 $[64]
A la poursuite du diamant vert 10 000 000 $[64] 76 572 238 $[64] 3 157 966 entrées[65] 116 572 238 $[64]
The Game 50 000 000 $[64] 48 323 648 $[64] 1 204 544 entrées[65] 109 423 648 $[64]
Le Président et Miss Wade 62 000 000 $[64] 60 079 496 $[64] 216 641 entrées[65] 107 879 496 $[64]
Hanté par ses ex 37 500 000 $[65] 55 250 026 $[64] 156 799 entrées[65] 102 223 269 $[64]
Pas un mot 50 000 000 $[64] 55 001 642 $[64] 338 910 entrées[65] 100 020 092 $[64]
  • Légende :
    • Budget (entre 1 et 10 M$, entre 10 et 100 M$ et plus de 100 M$)
    • États-Unis (entre 1 et 50 M$, entre 50 et 100 M$ et plus de 100 M$)
    • France (entre 100 000 et 1 M d'entrées, entre 1 et 2 M d'entrées et plus de 2 M d'entrées)
    • Monde (entre 1 et 100 M$, entre 100 et 200 M$ et plus de 200 M$)

Distinctions[modifier | modifier le code]

Information icon with gradient background.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb.

Michael Douglas obtient la reconnaissance de ses pairs dans un premier temps comme producteur, avec un Oscar gagné en 1976. Ce n'est que douze ans plus tard que son travail en tant qu'acteur est reconnu, grâce à un Oscar du meilleur acteur remporté en 1988.

Au cours de la carrière, il a en outre été nommé douze fois aux Golden Globes et en a remporté six, dont le Prix d'honneur en 2004. Ses participations télévisuelles lui ont également valu de recevoir six nominations aux Emmy Awards, avec un prix remporté en 2013 comme meilleur acteur dans une mini-série ou un téléfilm.

L'acteur comptabilise également quatre nominations aux SAG Awards, pour deux prix remportés ; ainsi que deux nominations aux Critics Choice Awards, pour un prix remporté. Par ailleurs, son personnage de Gordon Gekko figure dans la liste des « 50 plus grands méchants du cinéma » établie par l'American Film Institute[66].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Michael Douglas à la 41e cérémonie des César en 2016.

Oscar du cinéma :

Golden Globes :

Autres Prix :

Nominations[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Les empreintes de l'acteur sur le parvis du Chinese Theatre à Hollywood.

Voix françaises[modifier | modifier le code]

En France, Patrick Floersheim (mort en mars 2016[74],[75]) a été la voix française régulière de Michael Douglas de 1987 à 2015[76],[77].

Au Québec, Marc Bellier[78] est la voix québécoise récurrente de Michael Douglas.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Prononciation en anglais britannique retranscrite selon la norme API.
  2. Ce long-métrage documentaire a bénéficié d'une sortie au cinéma aux États-Unis en 1999, avant une diffusion télévisuelle en 2006 en France.
  3. Bien que crédité au générique, l'acteur ne fait qu'une courte apparition dans ce film.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Douglas 1999, p. 17.
  2. « Kirk Douglas: ‘I never thought I’d live to 100. That’s shocked me’ », sur The Guardian.com.
  3. Lynn Hirschberg, « Michael Douglas, le magnifique », Vanity Fair n°3, septembre 2013, pages 110-119.
  4. Edelman, Rob; Unterburger, Amy L. (Ed.) International Dictionary of Films and Filmmakers-3: Actors and Actresses (3rd Ed.), St. James Press (1997) pp. 347–348.
  5. (en) CBS NEWS, « Michael Douglas goes back to where he began », sur CBS News.com, « And in return, he got a small part in the 1966 production of "Bedford Forrest." ».
  6. (en) Day & Night, « My dad Kirk told me I was a terrible actor says Michael Douglas », sur Express.co.uk, « Afterwards he said, ‘Son you were terrible!’ ».
  7. (en) CBS Local, « Exclusive: Wynn Handman On Teaching Michael Douglas, Dustin Hoffman & ‘It Takes A Lunatic’ Documentary », sur Newyork.cbslocal.com, .
  8. VICTORIA AHEARN, « Michael Douglas raconte ses douloureux débuts », sur Lapresse.ca, « En créant son personnage, Michael Douglas a pensé à son propre professeur de jeu au début de sa carrière, Wynn Handman. ».
  9. « Bios / Danny DeVito », sur Première.fr.
  10. (en) Murray Wardrop, « Oscar-winning actor Karl Malden dies aged 97 », sur Telegraph.co.uk, « In the 1970s, Malden made the transition to television, starring in the popular series The Streets of San Francisco alongside Michael Douglas, who has credited Malden as his mentor ever since. ».
  11. (en) « Top 1975 Movies at the Worldwide Box Office », sur The-Numbers.com.
  12. (en) Phil Hoad, « Michael Douglas: how we made One Flew Over the Cuckoo’s Nest », sur The Guardian.com, .
  13. Virgile Dumez, « Le syndrome chinois - la critique du film », sur Avoir-Alire.com, .
  14. « Michael Douglas, l'instinct de survie », sur L'Express.fr.
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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