Charles Aznavour

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Charles Aznavour
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Charles Aznavour, en 2014.

Informations générales
Nom de naissance Shahnourh Varinag Aznavourian
Շահնուր Վաղինակ Ազնաւուրեան
Naissance (92 ans)
Paris, France
Activité principale Auteur-compositeur-interprète, chanteur, acteur, écrivain, ambassadeur
Genre musical Chanson française
Variété française
Ballade
Années actives Depuis 1946
Labels EMI
Site officiel charlesaznavour.fr

Charles Aznavour (en arménien Շառլ Ազնաւուր), né Shahnourh Varinag Aznavourian[1] (Շահնուր Վաղինակ Ազնաւուրեան) le à Paris, est un auteur-compositeur-interprète, acteur, écrivain et diplomate français. Il obtient en décembre 2008 la nationalité arménienne, lors de sa nomination au poste d'ambassadeur d'Arménie[2],[3].

Pendant ses soixante-dix ans de carrière, Charles Aznavour a écrit plus de huit cent chansons[4]. Sur disque, il en a enregistré plus de mille deux cents, chantées dans huit langues différentes[5]. Au total, le chanteur totalise aujourd'hui plus de 180 millions de disques vendus à travers le monde[6],[7],[8].

Il réside à Saint-Sulpice[9] (Canton de Vaud), en Suisse, où il est l'ambassadeur de l’Arménie et le représentant permanent de ce pays auprès de l'ONU (auparavant, il était depuis 1995 le représentant permanent de l'Arménie auprès de l'Unesco)[N 1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Charles Aznavour naît le , rue Monsieur-le-Prince dans le 6e arrondissement de Paris, au sein d'une famille d’artistes. Son père, Micha Aznavourian, arménien né à Akhaltsikhé, en Géorgie (où Charles a donné un concert en 2012), est le fils d’un des cuisiniers du gouverneur d'Arménie[10]. Sa mère, Knar Baghdassarian, est issue d’une famille de commerçants arméniens de Turquie. Ne parvenant pas à écrire correctement le prénom Shahnourh ou Chahnour, la sage-femme de la clinique de la rive tenue par une congrégation religieuse où il naît, donne au bébé le prénom de Charles[11].

Charles voit le jour par hasard en France, alors que ses parents séjournent à Paris dans l’attente d’un visa pour les États-Unis. Micha Aznavourian, ancien baryton, ouvre alors un petit restaurant arménien à Paris, rue Champollion, où il chante pour les exilés d'Europe centrale. Nommé Le Caucase, la cuisine et la musique de l'établissement y étaient plutôt d'inspiration russe[12]. Avec sa femme, une comédienne, ils élèvent leurs deux enfants, Charles et sa sœur aînée Aïda, dans une atmosphère de musique et de théâtre, au milieu des nombreux artistes qui fréquentent le restaurant. L'établissement faisant faillite, Micha ouvre ensuite un café rue du Cardinal-Lemoine, juste en face de l'École des enfants du spectacle (le Collège Rognoni), une école réputée pour ses classes à horaires aménagés. Le petit Charles y est inscrit, ayant manifesté la volonté d'être acteur.

À l'âge de neuf ans, il prend pour nom de scène Aznavour et commence une carrière de chanteur et de comédien. En octobre 1941, il entre dans la compagnie théâtrale de Jean Dasté avec laquelle il arpente toute la zone nord de la ligne de démarcation pendant un an et demi[13].

Débuts artistiques[modifier | modifier le code]

La carrière d'Aznavour connaît un premier éveil en 1946 lorsqu'il est remarqué par la chanteuse Édith Piaf. Il forme alors le duo Roche et Aznavour avec le pianiste Pierre Roche[14], pianiste et « directeur » de l'École du Music-Hall (devenue par la suite le Club de la Chanson)[15] ; ils accompagnent Piaf et les Compagnons de la chanson dans une tournée en France et aux États-Unis en 1947-1948.

La « conquête » de l'Amérique par les deux acolytes s'effectue toutefois au Québec en 1948, où le duo se produit pendant un an et demi. Ils se retrouvent au cabaret montréalais Au Faisan Doré pendant quarante semaines, où ils donnent onze concerts hebdomadaires[16]. Entre 1948 et 1950, ils font paraître six 78 tours, contenant notamment les titres J'ai bu (1948), Départ express (1948) et Le feutre taupé (1948). Roche choisit de vivre au Canada avec Aglaé, une jeune chanteuse dont il est tombé amoureux. Ne voyant pas le succès venir, Aznavour songe à rester à Montréal mais Piaf l'en dissuade, l'encourage à poursuivre une carrière solo et l'incorpore dans sa tournée d'été comme régisseur et chanteur en première partie. Charles vit ainsi intimement dans l'ombre de Piaf pendant huit ans, étant son homme à tout faire et secrétaire, chauffeur et confident[17]. Sentant le jeune chanteur complexé par son appendice nasal, elle le convainc à la fin de l'année 1950 de procéder à un remodelage du nez à New York[18].

Entre 1950 et 1955, Aznavour écrit plusieurs chansons que Gilbert Bécaud met en musique et interprète. Au début des années 1950, la notoriété arrivant, viennent aussi les premières critiques : après une soirée qui se termine en « bide », Aznavour écrit, lucide :

« Quels sont mes handicaps ? Ma voix, ma taille, mes gestes, mon manque de culture et d'instruction, ma franchise, mon manque de personnalité. Ma voix ? Impossible de la changer. Les professeurs que j'ai consultés sont catégoriques : ils m'ont déconseillé de chanter. Je chanterai pourtant, quitte à m'en déchirer la glotte. D'une petite dixième, je peux obtenir une étendue de près de trois octaves. Je peux avoir les possibilités d'un chanteur classique, malgré le brouillard qui voile mon timbre […] »

— Charles Aznavour, Aznavour par Aznavour, Fayard, 1970.

En 1952, il postule même pour remplacer Marc Herrand qui a quitté les Compagnons de la chanson, en vain[19]. Cependant, il restera en très bons termes avec eux et sera parrain de la fille de Fred Mella, Laure, qui naîtra quelques années plus tard. En 1955, il fait sa première apparition à la télévision française dans l'émission « Télé-Paris à Cannes » où il chante Le palais de nos chimères.

La consécration[modifier | modifier le code]

Pour sa première à l'Olympia, Aznavour écrit Sur ma vie (1956), qui devient son véritable premier succès populaire. Malgré les critiques qui médisent aussi bien sur sa voix que sur son physique[20], les contrats se succèdent de fil en aiguille, et, après un autre passage de trois mois à l'Olympia, sa carrière prend définitivement son envol à l’Alhambra, avec son interprétation de la chanson Je m’voyais déjà (1960). Écrite quelques mois auparavant dans un bar de Bruxelles, cette chanson non autobiographique fut refusée par Yves Montand[21].

Lors de cette soirée du , après sept chansons interprétées devant un public froid[22], l'artiste sort son ultime atout : Je m'voyais déjà, qui raconte l'histoire d'un artiste raté (« À 18 ans, j'ai quitté ma province… »). À la fin de sa prestation, des projecteurs sont braqués sur le public. Aucun applaudissement[21]. En coulisses, Aznavour est prêt à abandonner le métier. Retournant saluer une dernière fois, il voit la salle de l'Alhambra crouler alors sous un tonnerre d'applaudissements[22]. C'est un triomphe[23]. Il a trente-six ans.

Charles Aznavour en 1962 (3e en partant de la gauche).
Charles Aznavour et Caterina Valente (1961).

Au cours de la décennie des années 1960, il enchaîne les tubes : Tu t’laisses aller (1960), Il faut savoir (1961), Les comédiens (1962), La mamma (1963), Et pourtant (1963), Hier encore (1964), For Me Formidable (1964), Que c'est triste Venise (1964), La Bohème (1965), Emmenez-moi (1967) et Désormais (1969). Ces chansons font pour la plupart référence à l’amour et au temps qui passe. En pleine vague yéyé, il écrit aussi deux de leurs plus grands succès à Johnny Hallyday : Retiens la nuit (1961), puis à Sylvie Vartan : La plus belle pour aller danser (1963).

Le 30 mars 1963, Charles Aznavour donne une représentation unique au Carnegie Hall de New York. Connu aux États-Unis en tant qu'acteur dans le rôle d’Édouard Saroyan dans Tirez sur le pianiste de François Truffaut, il s'y présente en tant que chanteur pour un récital d'une heure. Malgré la grande grève des journaux qui dure depuis 113 jours, la salle est comble, près de quatre cents spectateurs devant prendre place derrière Aznavour, sur la scène, pour profiter du récital. Alternant les titres français et les traductions anglaises, il amuse le public en reprenant Mômes de mon quartier avec l'accent de Maurice Chevalier[24], mais impose également l'anglais avec You've let yourself go (Tu t'laisses aller), faisant face à la fronde de certains spectateurs présents. « Ne serait-ce que par politesse pour les Américains, je vais chanter en anglais ». En 2014, la sortie d’ Aznavour, l'anthologie en 60 CD[25] permet au public de découvrir pour la première fois ce concert, considéré comme le véritable lancement de sa carrière internationale.

En 1972, il crée la chanson Comme ils disent, qui, première du genre traite de l'homosexualité de façon sérieuse et sans dérision. Il apparaît dans le film documentaire de Raymond Depardon 1974, une partie de campagne, chantant en soutien de Valéry Giscard d'Estaing durant l'un des derniers meetings de l'entre-deux-tours de la campagne présidentielle de 1974.

En 1976, il est l'invité vedette d'un épisode du Muppet Show.

Les années 1980 et 1990[modifier | modifier le code]

Charles Aznavour en concert à Deauville, en 1988.

En 1981, il est co-soliste sur la chanson Stenka Razine, qu'il a écrite, interprétée avec les Compagnons de la chanson.

Depuis le terrible tremblement de terre de 1988 ayant frappé l'Arménie, Charles Aznavour ne cesse d’apporter son soutien au pays d'origine de ses parents grâce à sa fondation Aznavour pour l’Arménie. Sa chanson Pour toi Arménie (1989), enregistrée avec la collaboration de plus de quatre-vingts artistes, se hisse au sommet des hit-parades. En 2001, pour le remercier, son nom est donné à une place dans le centre d’Erevan, la capitale arménienne, sur la rue Abovyan par les autorités du pays. Une statue lui est même érigée à Gyumri, la ville d’Arménie la plus touchée par le séisme de 1988.

En 1995, Aznavour achète les éditions musicales Raoul Breton. Deux années plus tard, il est nommé officier de la Légion d'honneur, puis commandeur en 2004. Ayant toujours conservé une amitié profonde pour le Québec, il se lie d'amitié, en 1996, avec la chanteuse québécoise Lynda Lemay et s'implique pour l'aider dans sa carrière.

En 1998, Aznavour revisite ses anciens succès en leur donnant une « couleur » jazz sur l’album Jazznavour, réalisé avec la collaboration de Dianne Reeves, Jacky Terrasson, Michel Petrucciani, Eddy Louiss, Richard Galliano et André Manoukian. La même année, CNN et les lecteurs du Times Online à travers la planète élisent Charles Aznavour « Artiste de variétés du siècle ». Il est reconnu comme étant le performer par excellence du siècle, avec près de 18 % des votes, déclassant ainsi Elvis Presley et Bob Dylan[26].

Les années 2000[modifier | modifier le code]

Charles Trenet (à gauche) et Charles Aznavour.

En 2002, il tient le rôle principal de son film le plus personnel : Ararat, d’Atom Egoyan, qui traite du génocide arménien.

Au printemps 2005, Charles Aznavour amorce une tournée d’adieu nord-américaine, qu’il entame au Québec et qu’il conclut à l’automne de l’année suivante aux États-Unis et au Canada. Un concert donné en plein air à Erevan le par le « héros national » (titre qu'il possède en Arménie[27]) rassemble plus de 100 000 spectateurs. Il annonce ensuite, au cours de l'année 2007, des concerts à travers le Japon, l'Europe, l’Asie, l'Océanie et l’Amérique du Sud, déclarant que cette tournée d’adieu devrait le mener jusqu’au-delà de 2010, si sa santé le lui permet.

Du 9 octobre au , « le grand Charles » foule une fois de plus le Palais des congrès de Paris, où il propose au public un concert plus intimiste, accompagné d'une orchestration très rythmée, ainsi que des titres qui, depuis des décennies pour certains, n'avaient plus été interprétés (Il pleut, Viens, Entre nous, Pour faire une jametc.).

Faisant partie des personnalités les plus appréciées de son pays, selon un sondage de début janvier 2007[réf. souhaitée], Charles Aznavour lance en octobre 2007 un recueil de nouvelles, intitulé Mon père, ce géant. Dans ce premier recueil, il aborde des thèmes familiaux, parfois sensibles, tout en insistant sur l'importance du rôle des parents.

À l'occasion des célébrations entourant le 400e anniversaire de la ville de Québec, Charles Aznavour se produit le sur le site des Plaines d'Abraham, en plein cœur de la Vieille-Capitale. Ce spectacle, qui a attiré plus de 100 000 spectateurs, est seulement le troisième concert en plein air donné par Aznavour.

Le , le président de la République d'Arménie, Serge Sargsian, confère au chanteur français la citoyenneté arménienne[27]. En février 2009, il accepte le poste d'ambassadeur d'Arménie en Suisse, sur proposition du président arménien. Le , il présente ses lettres de créance à Hans-Rudolf Merz, le président de la Confédération suisse[28]. Charles Aznavour est également le représentant permanent de l'Arménie auprès de l'Organisation des Nations unies (ONU) à Genève. Le , il présente ses lettres de créance à Sergueï Ordjonikidze, le directeur général de l'office des Nations unies à Genève[29].

Au printemps 2009, à l'aube de ses quatre-vingt-cinq ans, Charles Aznavour entreprend une tournée nord-américaine appelée Aznavour en liberté, puisque le chanteur se permet d'explorer des chansons de son répertoire un peu moins connues. Cette mini-tournée le mène notamment à Montréal, New York, Los Angeles et Ottawa.

À l'automne 2009, Charles Aznavour propose un nouvel album où, tout comme à la fin des années 1990, il revisite quelques-uns de ses plus grands succès, mais sous une forme jazz. Il est accompagné du « Clayton Hamilton Jazz Orchestra ». Également, il publie une autobiographie, intitulée À voix basse, où il aborde différents moments de sa carrière et de sa vie privée[30].

Les années 2010[modifier | modifier le code]

Charles Aznavour en juin 2014.

Le , Charles Aznavour est président d'honneur de la vingt-cinquième édition des Victoires de la musique, cérémonie au cours de laquelle il reçoit une « Victoire d'honneur » pour l'ensemble de sa carrière[31].

Durant l'automne 2011, l'artiste, alors âgé de 87 ans, donne une série de concerts à l'Olympia de Paris. Le 12 décembre 2011, il donne une unique représentation à Moscou, dans la salle de spectacle du Kremlin[32].

En avril 2012, il se produit à la Maison symphonique de Montréal ainsi qu'au Capitole de Québec[33].

Le , il annonce la sortie d'un album consacré à des chansons qu'il a composées de 1950 à 1970, avec Gilbert Bécaud[34] (projet qui, à ce jour n'a pas été concrétisé). Le 15 juin, il interprète en duo à Bercy, à l'occasion des 70 ans de Johnny Hallyday, Sur ma vie[35].

En 2014, Il chante en duo avec Zaz dans le dernier album de la chanteuse, intitulé Paris sur la chanson J'aime Paris au mois de mai. La même année, il entreprend, pour ses 90 ans, une tournée mondiale qui passe par Israël, l'Arménie, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Pologne, l'Espagne, l'Italie, les États-Unis, la Russie, la Suisse, la Belgique et le Canada[36]. Le 12 mai, lors de son concert à l'Opéra d'Erevan en Arménie, étaient présents le président Arménien, Serge Sargsian, et le président de la République Française, François Hollande[37]. Le 24 novembre 2014, sort un album-hommage collectif de reprises de quelques-unes de ses plus grandes chansons : Aznavour, Sa Jeunesse.

En avril 2015, Charles Aznavour donne deux représentation en Russie : le 20, il est à Saint-Pétersbourg et le 22 à Moscou. En septembre 2015, Charles Aznavour se produit pour la première fois au Palais des sports de Paris, durant six représentations[38].

En novembre 2015, à 91 ans, il reçoit un NRJ Music Awards d'honneur qui lui est remis par Sting[39].

Prises de positions[modifier | modifier le code]

Faits de société[modifier | modifier le code]

Charles Aznavour en 2007.

À propos du fait qu'il réside en Suisse et de ses impôts, l'artiste déclare en 2007, au cours d'un entretien dans La Voix du Nord : « J’habite en Suisse et je trouve déplorable que l’on dise « Ah oui, il est parti en Suisse… ». Alors, ceux qui partent en Angleterre, en Espagne ou dans les îles ne sont pas partis ! C’est juste la Suisse ! Si j’étais parti en Irlande, je ne paierais pas d’impôts ! En Suisse j’en paie. Et ça on ne le dit pas ! On a inventé un monstre : c’est le monstre de la Suisse. Ça ne tient pas debout leur histoire, d’autant moins que l’on dit que nous ne payons pas nos impôts en France. Si, j’en paie ! Au début de l’année, on m’a tellement emmerdé que je me promenais avec ma feuille d’impôts dans la poche ! Et je la sortais : « Regardez ce que j’ai payé ! » Au départ, quand je travaille, on retient 15 %. Il y avait un million, cent quinze mille euros, plus les 15 % déjà retenus. La question n’est pas de payer ou pas des impôts en Suisse. Je paie des impôts en Suisse, j’ai un forfait. Je paie des impôts partout où je travaille. »[40].

En février 2013, concernant l'immigration en France et l'intégration, Charles Aznavour déclare : « Je suis devenu Français d'abord, dans ma tête, dans mon cœur, dans ma manière d'être, dans ma langue… J'ai abandonné une grande partie de mon arménité pour être Français… Il faut le faire. Ou alors il faut partir »[41].

Le 25 août 2014, dans une interview donnée sur l'antenne d'Europe 1, Aznavour appelle à venir en aide aux communautés chrétiennes et kurdes persécutées au Moyen-Orient, et propose de les accueillir dans les villages français « qui ont besoin d'être repeuplés »[42].

Actions caritatives[modifier | modifier le code]

Le 7 décembre 1988, l'Arménie est frappée par un violent séisme. Par solidarité, le chanteur crée l'association Aznavour pour l'Arménie, dans le but de réunir et d'envoyer vêtements et nourriture aux rescapés[43]. Au début de 1989, sort la chanson Pour toi Arménie. Composée par Georges Garvarentz et écrite par Charles Aznavour, les fonds récoltés servent au financement d'une fondation de solidarité[44].

Le 22 mai 2004, à l'occasion des 80 ans du chanteur, la chaine TF1 retransmet une émission spéciale qui lui est consacrée, en direct du palais des congrès de Paris et en présence du président de la République française Jacques Chirac et de son épouse[45]. La soirée est donnée au profit de l'Institut national du cancer. Un double CD et un DVD, Bon anniversaire Charles !, sont mis en vente et les bénéfices sont également reversés à l'institut[45].

En 2006, le 30 septembre, Charles Aznavour chante devant 100 000 spectateurs à Erevan en Arménie, à l'occasion de l'ouverture de l'année de l'Arménie en France. Le président Jacques Chirac et son homologue arménien Robert Kotcharian sont présents[46].

Le 28 septembre 2011, l'artiste qui, depuis le 7 septembre, se produit à l'Olympia, donne une représentation au profit de l'association Aznavour pour l'Arménie[47].

Le palais des congrès de Montélimar porte son nom. Il a assisté à la cérémonie d'inauguration avec son ami Michel Drucker[48].

Soutiens politiques[modifier | modifier le code]

En 2012, il soutient Nicolas Sarkozy lors de l'élection présidentielle[49].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Famille et entourage[modifier | modifier le code]

Charles Aznavour et sa fille Katia, en juin 2014.

Marié trois fois, Charles Aznavour a eu six enfants : Seda (1947) et Charles (1952)[50] de son union le 16 mars 1946 avec Micheline Rugel Fromentin, Patrick (1956, mort à l'âge de 25 ans) de son mariage le 28 octobre 1955 avec Evelyn Plessis, Katia (1969), Misha (1971) et Nicolas (1977) de son union le 11 janvier 1967 avec la Suédoise Ulla Thorsell[51].

Sa mère était la cousine de la mère d'Arsène Tchakarian, un des derniers survivants des FTP-MOI[réf. nécessaire].

Depuis les années 1980, sa choriste soliste est la chanteuse Claude Lombard. Depuis 1996, il est également accompagné sur scène par sa fille Katia, comme choriste et avec qui il interprète le duo Je voyage.

Charles Aznavour est cousin de l'acteur américain Mike Connors, notamment célèbre pour son rôle dans la série télévisée Mannix[52].

Agnostique, il est de religion apostolique arménienne[53].

Administration fiscale et justice[modifier | modifier le code]

En 1972, Charles Aznavour est au centre d'une polémique due à son exil fiscal à Crans-Montana, en Suisse[54]. Inculpé de fraude fiscale, l'affaire portée devant la justice dure plusieurs années. Un mandat d'amener international est même lancé à son encontre alors qu'il se trouve aux États-Unis.

En 1977, il prend à partie le président du tribunal, lors de son procès, déclarant : « La France devrait me remercier pour tous les milliards que j'ai fait rentrer dans ses coffres ! Savez-vous que je suis le seul chanteur au monde à se produire dans soixante-dix-huit pays ? (...) Toute ma vie, j'ai travaillé dur ! En France, on taxe les artistes et les créateurs comme si on voulait les faire crever. ». Charles Aznavour est relaxé, mais est rattrapé par la justice quelques mois plus tard pour une autre affaire[55].

En 1979, il est condamné à une amende de trois millions de francs de l'époque[55] et un an de prison avec sursis pour évasion fiscale. Contrarié par cette décision de justice, il publie dans la presse un poème sous forme de lettre ouverte au président de la République Valéry Giscard d'Estaing : « Pour avoir servi ma patrie et ma culture, dix millions et un an de prison »[56].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Pendant ses soixante-dix ans de carrière, Charles Aznavour a écrit plus de huit cent chansons. Sur disque, il en a enregistré plus de mille deux cents, chantées dans huit langues différentes[5]. Il a joué dans plus de quatre-vingts films et a vendu plus de cent quatre-vingts millions de disques à travers le monde[57].

Discographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Discographie de Charles Aznavour.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Filmographie de Charles Aznavour.

Théâtre, opérette[modifier | modifier le code]

Ils ont chanté Aznavour[modifier | modifier le code]

Édith Piaf

  • Jezebel[N 2].
  • Plus bleu que tes yeux.
  • C'est un gars

Eddie Constantine

  • Deux pour arriver
  • Ça me démange
  • Je t'aime comme ça
  • Avec ces yeux-là
  • Ce diable noir[N 3]
  • 1956 : Ce n'est pas toujours drôle le cinéma

Francis Lemarque

  • J'aime Paris au mois de mai (album : Mes années 50)

Marcel Amont

  • Moi le clown.
  • Le Mexicain.

Juliette Gréco

  • Je hais les dimanches.

Maurice Chevalier

Charles Aznavour avec Brigitte Bardot dans les années 1960.

Johnny Hallyday

Les Chaussettes Noires

Eddy Mitchell

  • 1963 : Eddy Mitchell donne sa version solo de Ce diable noir.
  • 1964 : Tu n'es pas l'ange que j'attendais[N 5].
  • 2009 : Hier encore (album Grand Écran).

Franck Alamo

  • 1964 : Tu n'es pas l'ange que j'attendais (45 t Barclay 70633).

Sylvie Vartan

  • 1963 : La plus belle pour aller danser.

Dorothée

Zaz

  • 2014 : J'aime Paris au mois de Mai (album Paris)

Kendji Girac

  • 2015 : La Bohème

Publications[modifier | modifier le code]

Charles Aznavour en 2011 à la foire du livre de Bruxelles.
  • Charles Aznavour, Aznavour par Aznavour, Paris, Fayard,‎ , 311 p. (ISBN 978-2702002148)
  • Charles Aznavour, Des mots à l'affiche, Paris, Le Cherche-midi Éditeur,‎ , 153 p. (ISBN 978-2862742106)
  • Charles Aznavour et Daniel Sciora, Mes chansons préférées, Christian Pirot, 2000
  • Charles Aznavour, Le temps des avants, Paris, Flammarion,‎ , 353 p. (ISBN 2-08-068536-8)
  • Charles Aznavour, Images de ma vie (recueil de photos), Flammarion, 2005
  • Charles Aznavour, Mon père, ce géant, Paris, Flammarion,‎ , 152 p. (ISBN 2-08-120974-8)
  • Charles Aznavour, À voix basse, Paris, Éditions Don Quichotte,‎ , 225 p. (ISBN 978-2359490015)
  • Charles Aznavour, D'une porte l'autre, Paris, Éditions Don Quichotte,‎ , 163 p. (ISBN 978-2359490442)
  • Charles Aznavour, En haut de l'affiche, Paris, Flammarion,‎ , 150 p. (ISBN 978-2081257108)
  • Charles Aznavour, Tant que battra mon cœur, Paris, Éditions Don Quichotte,‎ , 228 p. (ISBN 978-2359491623)
  • Charles Aznavour avec Philippe Durant et Vincent Perrot, Ma vie, mes chansons, mes films, Paris, Éditions de la Martinière,‎ , 232 p. (ISBN 978-2732470832)

Style[modifier | modifier le code]

Auteur compositeur[modifier | modifier le code]

Considéré comme un « ambassadeur de la chanson française à travers le monde »[59],[60], pour Charles Aznavour une chanson à la française se définit par son texte bien plus que par un rythme, car dit-il « nous n'avons pas créé de rythme. (...) Notre grande force est de se servir de tous les rythmes existants pour y placer nos mélodies. Quant aux auteurs, si on compare les textes écrits sur les mêmes thèmes, aucun anglo-saxon n'a réussi à nous égaler. Disséquez Yesterday, très grande chanson portée par une musique extraordinaire, elle ne sera jamais Avec le temps de Léo Ferré. C'est indiscutable. »[61].

Aznavour a écrit quelque mille chansons[62], abordant des thèmes comme l'amour, nostalgique ou sensuel (en 1965 sa chanson Après l'amour est interdite d'antenne pour atteinte aux bonnes mœurs[63]), le voyage, le temps qui passe, le souvenir, la reconnaissance au passé. Le chant d'Aznavour sait se faire audacieux, en 1972, il est le premier à aborder l'homosexualité sans railleries ni ambages ; avec Comme ils disent, l'auteur-interprète se meut dans la peau d'un artiste travesti, homosexuel qui l'assume, « Moi les lazzis les quolibets me laissent froid puisque c'est vrai je suis un homme ho ! Comme ils disent »[63]. Parfois engagé, il dénonce le génocide arménien avec Ils sont tombés, la Nomenklatura soviétique dans Camarade, les traumatismes de la guerre dans Les enfants de la guerre.

Influences et filiations[modifier | modifier le code]

Je m'voyais déjà, la comédie musicale[modifier | modifier le code]

En collaboration avec Charles Aznavour, Laurent Ruquier a écrit un jukebox musical, qui est joué du au au théâtre du Gymnase, à Paris. Cette comédie musicale ne raconte pas la vie de Charles Aznavour mais, basée sur ses chansons, les aventures de jeunes artistes.

À propos du rap[modifier | modifier le code]

Charles Aznavour, à l'occasion d'une apparition dans l'émission de télévision Champs Élysées de Michel Drucker sur France 2, parle du rappeur Kery James et déclare qu'il considère les rappeurs comme les dignes héritiers des poètes[réf. nécessaire]. Sur le plateau de l'émission 20 h 10 pétantes, présenté par Stéphane Bern, il soutient le rappeur Kool Shen lors d'un débat l'opposant à des personnalités politiques.

Charles Aznavour s'est produit en duo avec Kery James sur le morceau À l'ombre du show business. Il a participé également à valoriser le rap dans plusieurs émissions, dont Vivement dimanche ou Le Grand Journal[réf. nécessaire]. Charles Aznavour est aussi attaché à un autre genre musical urbain, le slam. Il a notamment fait un duo avec Grand Corps Malade sur le morceau Tu es donc j'apprends de l'album 3e Temps[64].

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Charles Aznavour au festival de Cannes 1999.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Statue de Charles Aznavour à Gyumri, en Arménie.

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pour l'Office de Genève (et non de New York). « Mission permanente de la République d'Arménie auprès de l'Office des Nations unies et des autres organisations internationales à Genève », sur ONUG (consulté le 16 août 2013).
    Le chanteur « n'a pas rang d'ambassadeur dans l'exercice de ses fonctions auprès de l'ONU » précise l'organisation. Source : « Charles Aznavour nouveau Représentant d'Arménie auprès de l'ONU », sur ladepeche.fr,‎ (consulté le 16 août 2013).
  2. Charles Aznavour signe l'adaptation française de la chanson Jezebel (song) (en) écrite en 1951 par Wayne Shanklin (en) et créé la même année par Frankie Laine.
  3. Charles Aznavour signe les paroles françaises du titre That Old Black Magic (en), chanson composée par Harold Arlen et écrite par Johnny Mercer.
  4. Ce titre est l'adaptation française par Charles Aznavour de la chanson The Thing (en) (1950), écrite par Charles Randolph Grean (en) et interprété par Phil Harris.
  5. Cette version d'Eddy Mitchell reste inédite en 1964 ; Elle est diffusée bien des années plus tard à l'occasion de la sortie d'une intégrale CD.

Citations[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

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  2. http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/02/13/charles-aznavour-nomme-ambassadeur-d-armenie-en-suisse_1155220_3214.html
  3. (en) « Aznavour Granted Armenian Citizenship », Dave Itzkoff, The New York Times, sur le site www.nytimes.com - 26 décembre 2008.
  4. http://www.charlesaznavour.com/fr/content?id=6
  5. a et b Charles Aznavour a enregistré en Français, Anglais, Italien, Espagnol, Allemand, Arménien (Yes kou rimet'n tchim kidi, La goutte d'eau et Sirerk), Napolitain (Napule amica mia) et en Russe (Vetchnai lioubov), Catalogue des enregistrements disponibles, sur le site www.goplanete.com - 7 décembre 2014.
  6. http://www.universalmusic.fr/musique-actu/aznavour-sa-jeunesse-l-hommage-de-la-jeune-generation/
  7. http://www.zikeo.net/francaise/4521-aznavour-hommage-jeune-generation/
  8. http://www.sauramps.com/aznavour-sa-jeunesse-3838274.html
  9. Charles Aznavour s'installe à St-Sulpice, 24 Heures, 11 mai 2012
  10. Marco Cicala, Charles Aznavour Non sono mai stato giovane. Per questo non sono vecchio…, Il Venerdì, 1er octobre 2010.
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  13. Annie Réval, Bernard Réval, Aznavour : le roi de cœur, France-Empire,‎ , p. 23
  14. Pierre Roche, sur Québec Info Musique (qim.com).
  15. Gérard Bardy, Aznavour : "sur ma vie", Éditions Pygmalion,‎ , p. 39
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  17. Jacques Pessis, Chronique de la chanson française, Éd. Chronique,‎ , p. 73
  18. Gérard Bardy, Aznavour : "sur ma vie", Éditions Pygmalion,‎ , p. 67
  19. Charles Aznavour chante Les vertes années avec Les Compagnons de la chanson
  20. Fabien Lecœuvre, Le petit lecœuvre illustré, Artege Éditions,‎ , p. 47
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  22. a et b Raoul Bellaïche, Aznavour « Non je n'ai rien oublié », Éditions l'Archipel, 2011, 336 p. (ISBN 2809805407 et 978-2809805406), page 1847, sur Google Books (consulté le 12 mai 2016).
  23. « Charles Aznavour, Je m'voyais déjà », Stéphane Ollivier, INA.fr (consulté le 12 mai 2016).
  24. « Live au Carneghie Hall - mars 1963 », sur Deezer,‎ (consulté le 4 décembre 2014)
  25. « Charles Aznavour - l'anthologie », sur Universal Music,‎ (consulté le 4 décembre 2014)
  26. « Transcript: Charles Aznavour 7/09/98 »,‎ (consulté le 14 février 2016)
  27. a et b Krikor Amirzayan/armenews, « Charles Aznavour et Lévon Sayan citoyens arméniens par décret présidentiel, L’Arménie reconnaissante », sur armenews.com,‎ (consulté le 22 juillet 2010) : « "Le président Serge Sarkissian a signé un décret accordant la citoyenneté arménienne à l’éminent chanteur et héros du peuple arménien, Charles Aznavour", a-t-il précisé dans un communiqué. »
  28. Communiqué du Département fédéral des affaires étrangères. « Communiqués relatifs à l'Ambassade de la République d'Arménie en Suisse », sur Embassy of the Republic of Armenia in Switzerland,‎ .
  29. « Charles Aznavour nouveau Représentant d'Arménie auprès de l'ONU », sur ladepeche.fr,‎ (consulté le 4 mars 2012)
  30. Charles Aznavour, À voix basse, Contempoary French Fiction,‎ (ISBN 9782757820179, lire en ligne)
  31. « Charles Aznavour reçoit une Victoire d'honneur sur la scène du Zénith », La Dépêche.fr avec AFP, 6 mars 2010 (consulté le 22 janvier 2016).
  32. « Charles Aznavour to present “Aznavour Toujours” new album in Kremlin », sur armenpress.am (consulté le 14 février 2016)
  33. « Charles Aznavour: en revenant à Québec », Geneviève Bouchard, La Presse.ca, (consulté le 22 janvier 2016).
  34. « Charles Aznavour annonce un album composé avec Gilbert Bécaud », Julien Goncalves, sur le site http://www.chartsinfrance.net, 26 avril 2013 (consulté le 22 janvier 2016).
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  45. a et b Raoul Bellaïche, Aznavour «Non je n'ai rien oublié», Archipel,‎ (ISBN 9782809807646, lire en ligne), p. 1920
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  49. 18 intellectuels et artistes signent une tribune pour défendre Nicolas Sarkozy
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  65. (sr) http://www.fest.rs/2003/sarlaznavur3.htm
  66. (en) « The official site of President of the Republic of Armenia » (consulté le 9 février 2011).
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  70. Article de la DH
  71. « “Charles Aznavour fait commandeur de l'Ordre de la couronne” », sur lalibre.be,‎ (consulté le 18 novembre 2015).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yves Salgues, Charles Aznavour, Éditions Seghers, 1971
  • Gérard Bardy, Sur ma vie, Éditions Pygmalion, 1977
  • Aïda Aznavour-Garvarentz, Petit frère, 1986
  • Charles Aznavour - Un homme et ses chansons, (l’intégralité de ses chansons), Livre de Poche, 1996
  • Richard Balducci et Charles Aznavour, La Ballade espagnole, Le Cherche-Midi, 1996
  • Annie et Bernard Réval, Aznavour, le roi de cœur, préface de Pierre Roche, France-Empire, 2000
  • Christian Lamet, Charles Aznavour, Librio, 2003
  • Daniel Pantchenko (avec Marc Robine), Charles Aznavour ou Le destin apprivoisé, Fayard-Chorus, 2006
  • Christian Lamet, La chanson française, (réédition du Librio de 2003 augmentée d'autres ouvrages), Scali, 2007
  • Caroline Réali, préface de Paul Mauriat, Charles Aznavour, passionnément, City Éditions, 2007
  • Robert Belleret, Portraits sur le vif, « Charles Aznavour, les bons moments », Amazon éditeur, 2014

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]