Anouk Aimée

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Anouk Aimée
Description de cette image, également commentée ci-après
Anouk Aimée au festival de Cannes 2007.
Nom de naissance Nicole Françoise Florence Dreyfus
Naissance (86 ans)
Paris, France
Nationalité Drapeau de France Française
Profession Actrice
Films notables La dolce vita
Lola
Huit et demi
Un homme et une femme

Nicole Dreyfus, dite Anouk Aimée, est une actrice française née le à Paris[1].

Biographie et carrière[modifier | modifier le code]

Nicole Dreyfus[2] est la fille du comédien Henry Murray (de son vrai nom Henri Dreyfus) et de la comédienne Geneviève Sorya — née Geneviève Durand)[3]. Son père joue au théâtre sous le pseudonyme d'Henry Murray[4]. Elle grandit entre Barbezieux-Saint-Hilaire (Charente) où elle est envoyée par ses parents pour fuir les rafles de juifs et Paris. Pendant l'occupation allemande de la France, Françoise Dreyfus prend le nom de sa mère, Durand, pour échapper au port de l'étoile jaune. Inscrite en pensionnat à Morzine, elle y rencontre Roger Vadim[5]. Repérée à Paris dans un restaurant chinois où elle dîne avec sa mère pour sa beauté par Henri Calef, elle débute au cinéma à l'âge de 14 ans[6]. Il lui donne le rôle d'Anouk dans La Maison sous la mer (1947). Marcel Carné l'engage ensuite pour La Fleur de l'âge (1947). Le film est resté inachevé. Sur le tournage du film, elle fait la rencontre de Jacques Prévert, scénariste du film. Elle choisit de prendre pour pseudonyme le prénom de son premier personnage, Anouk. Prévert lui suggère d'ajouter le nom d'Aimée. Après des études secondaires en Angleterre, elle suit des cours d'art dramatique et de danse, le métier qu'elle aurait voulu faire, avec Andrée Bauer-Thérond[7]. Sa carrière débute avec un enchaînement de films. Elle tourne Les Amants de Vérone (1948) d'André Cayatte, face à Serge Reggiani, sur un scénario de Jacques Prévert[5] puis prête sa voix à la bergère dans Le Roi et l'Oiseau de Paul Grimault, tourne dans deux films d'Alexandre Astruc qui achèvent de la lancer et participe ensuite à des films prestigieux tels Pot-Bouille de Julien Duvivier et Montparnasse 19 de Jacques Becker au côté de Gérard Philipe ainsi qu'au premier film réalisé par Jean-Pierre Mocky. Très tôt, elle travaille en Grande-Bretagne, en Allemagne et en Italie - dans ce dernier, avec les maîtres Vittorio De Sica, Alberto Lattuada, Alessandro Blasetti, Sergio Leone, Dino Risi, plus tard Marco Bellocchio ou encore Bernardo Bertolucci.

Sur le tournage de Dangerous Meeting sur la côte d'Azur, elle fait la rencontre de Nico Papatakis, le patron du cabaret La Rose rouge à Saint-Germain-des-Prés. Pour la séduire, il lui fait rencontrer Picasso et Jean Genet. Elle l'épouse un peu plus tard[5].

Jean Genet écrit pour elle le scénario Les Rêves interdits. Il a souhaité réaliser le film lui-même mais n'a pas trouvé de financement. Ensuite, il a vendu son scénario par besoin d'argent à Tony Richardson qui l'a réalisé en 1966 sous le titre Mademoiselle avec Jeanne Moreau[5].

Federico Fellini l'engage pour jouer le rôle central de Maddalena dans La dolce vita (1960) puis le rôle tout aussi important de Luisa dans Huit et demi[5] avec Marcello Mastroianni pour partenaire. À la même période, elle interprète une mythique Lola dans le film de Jacques Demy du même nom — elle retrouve le même personnage en 1969 dans Model Shop tourné en Amérique[5] — et Le Farceur, une comédie de Philippe de Broca, associée à Jean-Pierre Cassel.

En 1966, elle joue le rôle principal aux côtés de Jean-Louis Trintignant dans le film Un homme et une femme, de Claude Lelouch, qui fait un triomphe international, et dans lequel les deux comédiens forment l'un des couples les plus fameux du cinéma français. Son rôle lui vaut un Golden Globe de la meilleure actrice dramatique et une nomination à l'Oscar. Quelques années plus tard elle est engagée à Hollywood et collabore avec Sidney Lumet et George Cukor.

Sa beauté et sa classe, la qualité de son jeu et de ses choix (citons encore André Delvaux, Jerzy Skolimowski, Robert Altman et Mika Kaurismäki), font assez naturellement d'Anouk Aimée une vedette capable de donner la réplique aux plus grands, de Catherine Deneuve à Yves Montand. Son charme éperdument énigmatique et sa suprême élégance en font la "grande sœur" de Dominique Sanda et de Fanny Ardant.

Au théâtre, où elle débute tardivement, Aimée s'illustre aux côtés de Jean-Louis Trintignant, Philippe Noiret, Jacques Weber, Alain Delon, Gérard Depardieu et Bruno Crémer. À la télévision elle tourne notamment Adrienne Mesurat réalisé par Marcel L'Herbier, tiré du roman de Julien Green, avec pour partenaire Alain Cuny (1953), Une page d'amour d'Élie Chouraqui d'après Émile Zola en compagnie de Crémer (1980), Mon dernier rêve sera pour vous avec Francis Huster en François-René de Chateaubriand (1989), L'Amour maudit de Leisenbohg sous la direction d'Édouard Molinaro d'après Arthur Schnitzler (1991), L'île bleue de Nadine Trintignant (2001).

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle s'est mariée trois fois : avec Nico Papatakis, avec Pierre Barouh, rencontré sur le film Un homme et une femme[8], puis avec Albert Finney[5] ; elle a vécu avec Élie Chouraqui. Elle a eu une fille, Manuella, avec Papatakis et elle a une petite-fille, Galaad Milinaire. Dans les années 1950, elle fréquente Jean Genet, Jean Cocteau, Raymond Queneau. Elle a eu une brève relation avec Warren Beatty et une autre avec Omar Sharif, juste avant d'épouser Albert Finney.

Engagement[modifier | modifier le code]

Anouk Aimée est également une femme engagée pour la protection de la nature et des animaux. Elle est une amie fidèle du Dr Jane Goodall et membre de l'Institut Jane Goodall France.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Années 1940[modifier | modifier le code]

Années 1950[modifier | modifier le code]

Années 1960[modifier | modifier le code]

Années 1970[modifier | modifier le code]

Années 1980[modifier | modifier le code]

Années 1990[modifier | modifier le code]

Années 2000[modifier | modifier le code]

Années 2010[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

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Année Titre Auteur Metteur en scène Remarque
1953 Sud Julien Green
1990 Love letters Albert Ramsdell Gurney Lars Schmidt Avec Bruno Crémer
1991 Love letters Albert Ramsdell Gurney Lars Schmidt Avec Jean-Louis Trintignant
2005 Love letters Albert Ramsdell Gurney Sandrine Dumas Avec Philippe Noiret, Théâtre de la Madeleine
2006 Love letters Albert Ramsdell Gurney Sandrine Dumas Avec Jacques Weber
2008 Love letters Albert Ramsdell Gurney Alain Delon avec Alain Delon, Théâtre de la Madeleine
2014 Love letters Albert Ramsdell Gurney Benoît Lavigne avec Gérard Depardieu, Théâtre Antoine

Récompenses et nominations[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Anouk Aimée », sur Les gens du cinéma (consulté le 9 août 2014)
  2. « Anouk Aimée ) », sur L'encinémathèque (consulté le 9 août 2014)
  3. « Geneviève Sorya », sur cineartistes.com (consulté le 9 août 2014)
  4. Marie-Dominique Lelièvre, « Anouk Aimée. Initiales A.A. », Libération,‎ (lire en ligne)
  5. a b c d e f et g Michel Ciment et Olivier Curchod, « Entretien avec Anouk Aimée : Au cinéma, je suis chez moi », Positif « 60 ans de comédiens », nos 617-618,‎
  6. Télé 7 Jours n°72, semaine du 5 au 11 août 1961, page 30, où Anouk Aimée est en couverture du magazine.
  7. « Anouk Aimée », sur Ciné-Ressources (consulté le 23 mars 2010)
  8. Pierre Barouh et Anouk Aimée jouent tous deux dans le film Un homme et une femme de Claude Lelouch, interprétant les personnages de Pierre Gauthier et de sa veuve Anne Gauthier.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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