Jim Carrey

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Jim Carrey
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Jim Carrey en 2008.

Nom de naissance James Eugene Carrey
Surnom Jim
Naissance (53 ans)
Newmarket, Ontario, Canada
Nationalité Drapeau du Canada Canadienne / Drapeau des États-Unis Américaine
Profession acteur, humoriste, producteur, scénariste
Films notables Ace Ventura 1 et 2
The Mask
Dumb and Dumber 1 et 2
Menteur, menteur
The Truman Show

Man on the Moon
Bruce tout-puissant
Eternal Sunshine of the Spotless Mind
I Love You Phillip Morris
Site internet jimcarrey.com

James Eugene Carrey, plus connu sous le nom de scène de Jim Carrey, né le à Newmarket en Ontario au Canada, est un acteur, humoriste, scénariste et producteur de cinéma américano-canadien.

Il s'est fait connaître au cinéma grâce aux films Ace Ventura, détective pour chiens et chats, The Mask et Dumb and Dumber. Ses comédies sont basées sur un humour gestuel et de nombreuses grimaces, ce qui deviendra sa marque de fabrique. Il interprète ensuite des rôles plus sérieux dans des films comme The Truman Show, Man on the Moon ou Eternal Sunshine of the Spotless Mind, pour lesquels il a obtenu deux Golden Globes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Fils cadet de Perci Carrey, musicien de jazz et comptable, et de Kathleen Carrey, ménagère[1], il a deux grandes sœurs, Rita et Patricia, et un frère aîné, John[2]. Il est élevé dans une famille catholique d'origine française (à l'origine le nom était Carré, sa famille est originaire de Saint-Malo[3]), et écossaise, qui aurait d'ailleurs vécu à quelques pas de la maison de la famille de John Candy.

À l'âge de sept ans, il se découvre un talent pour la comédie et c'est tout naturellement qu'il s'entraîne à faire des grimaces devant un miroir, pour finir par se produire dans de petits spectacles organisés pour sa classe. Très vite son père décèle du talent chez son fils et décide de l'aider à organiser des spectacles dans différents cabarets à Toronto. Malheureusement la réussite n'est pas au rendez-vous et Carrey arrête l'école à seize ans pour rejoindre son père dans une usine de pneus[4].

Pré-carrière[modifier | modifier le code]

Bien que sa première expérience d'humoriste n'ait pas été un succès, Carrey s’essaye au stand-up et se produit où l'on veut bien l'accueillir[5]. Ainsi il devient tête d'affiche au Yuk Yuk's de Toronto, un critique du Toronto Star qualifie même Carrey de « véritable star qui prend vie »[6]. C'est ainsi qu'en 1981, alors à peine âgé de dix-neuf ans, il quitte son Ontario natal pour rejoindre Los Angeles en Californie avec seulement 1 000 dollars en poche[7],[4].

Photographie en noir et blanc de Jim Carrey en plein spectacle, il porte la main à son oreille comme pour mieux entendre
Jim Carrey lors du Premios 40 Principales à Madrid, le .

Carrière[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Arrivé en Californie, Jim Carrey tente sa chance au Comedy Store de Mitzi Shore, son abattage et son style particulier en font bientôt une vedette de la troupe.

C'est ainsi que Rodney Dangerfield le remarque et le prend avec lui en tournée à travers les États-Unis[5]. Auréolé de sa toute nouvelle notoriété, l'acteur se tourne vers la télévision, auditionnant pour le casting de la saison 1980-1981 du réputé Saturday Night Live. Il n'est pas retenu pour l'émission.

Il décroche enfin un premier rôle comique à la télévision en 1983 dans le téléfilm Introducing... Janet et intègre l'émission de la NBC The Duck Factory l'année suivante.

Il obtient son premier rôle marquant au cinéma en 1983 dans la comédie Copper Mountain, qui exploite déjà son incroyable plasticité, dans lequel il fait d'ailleurs son imitation de Sammy Davis, Jr..

Par la suite, il apparaît notamment dans Peggy Sue s'est mariée, de Francis Ford Coppola, aux côtés du jeune Nicolas Cage, puis joue aux côtés de Clint Eastwood dans le dernier épisode de la saga L'Inspecteur Harry : La Dernière Cible, puis dans Pink Cadillac, qui est un échec.

En 1990, il obtient un rôle dans la série télévisée In Living Color (en) (1990-1994). Il participe aux cinq saisons de cette comédie créée par Keenen Ivory Wayans pour la chaîne FOX. Le 140ème et dernier épisode est diffusé en 1994.

Premiers succès populaires[modifier | modifier le code]

Le masque vert de The Mask

En 1994, sa carrière prend un virage décisif avec trois films qui mettent en valeur son comique extrêmement visuel : Ace Ventura, détective pour chiens et chats, The Mask (qui lui vaut sa première nomination au Golden Globe du meilleur acteur dans un film musical ou une comédie), rendant un hommage aux procédés comiques et visuels de Tex Avery, et Dumb and Dumber. Sa carrière est dès lors lancée.

En 1995, fort de son succès, il incarne l'un des méchants, Edward Nygma, dans Batman Forever de Joel Schumacher. Puis accepte de jouer de reprendre son rôle du détective animalier pour Ace Ventura en Afrique. Le film confirme la popularité du personnage auprès du grand public, mais ne convainc pas la critique.

En 1996, il enchaîne avec un projet plus risqué : une comédie satirique réalisée par Ben Stiller. En effet, dans Disjoncté, il accepte de jouer un personnage plus ambigu que dans ses films précédents, et livre pour cela une performance plus complexe. Le film reçoit un accueil critique mitigé, mais connait un large succès commercial, et devient culte au fil des années.

En 1997, la comédie Menteur, menteur de Tom Shadyac lui permet de convaincre critiques et public. Il décroche une seconde nomination au Golden Globe du meilleur acteur dans un film musical ou une comédie. Il confirme alors le style qu'il adopte dans tous ces films comiques, évocateur de celui de Jerry Lewis, pour lequel il confesse d'ailleurs son admiration.

Il choisit cependant de montrer ensuite une autre facette de son talent d'acteur dans des films empreints d'une plus grande gravité.

Confirmation Critique[modifier | modifier le code]

En 1998, il joue dans la comédie dramatique et satirique The Truman Show de Peter Weir, qui connait un immense succès critique et commercial. Son interprétation est récompensée par un Golden Globe du meilleur acteur dans un film dramatique la même année.

L'année suivante, il poursuit sur cette lancée en interprétant le comédien Andy Kaufman, dans Man on the Moon, un biopic réalisé par Miloš Forman. Là encore, il livre une performance acclamée par l'ensemble de la profession. Il décroche enfin le Golden Globe du meilleur acteur dans un film musical ou une comédie.

En 2000, il retourne à la comédie avec Fous d'Irène, le nouvel opus de Peter et Bobby Farrelly, pour incarner un policier atteint de schizophrénie. Il partage l'affiche avec Renée Zellweger. Le film, porté par l'interprétation de l'acteur, fonctionne très bien au box-office, mais convainc moyennement la critique.

La même année, il joue le rôle-titre du film Le Grinch, réalisé par Ron Howard. Le film, sorti pour Noël, est un énorme succès commercial, et lui permet de décrocher une quatrième nomination au Golden Globe du meilleur acteur dans un film musical ou une comédie.

En 2001, il collabore avec un autre cinéaste reconnu, Frank Darabont, pour The Majestic, mais le film est cette fois un échec commercial, et divise la critique.

En 2003, il retrouve le réalisateur Tom Shadyac pour Bruce tout-puissant, où il interprète un journaliste se retrouvant doté des pouvoirs de Dieu, incarné par Morgan Freeman. Pour l'occasion, il partage l'affiche avec Jennifer Aniston. Le film est un succès dans le monde entier.

En 2004, il revient au registre dramatique en donnant la réplique à Kate Winslet dans Eternal Sunshine of the Spotless Mind de Michel Gondry. Le film, acclamé internationalement par la critique, lui vaut en 2005 une cinquième nomination au Golden Globe du meilleur acteur dans un film musical ou une comédie et une nomination pour le British Academy Film Award du meilleur acteur. Il remporte aussi le San Diego Film Critics Society Awards pour son interprétation.

L'étoile de Jim Carrey sur l'Allée des célébrités canadiennes, en 2004.

La même année, il tient le rôle principal de l'adaptation cinématographique de la collection de romans pour la jeunesse, Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire de Daniel Handler. Dans ce film reprenant l'intrigue des trois premiers tomes de la série, Carrey s'approprie le personnage du Dr Montgomery pour livrer une performance burlesque, acclamée par la critique.

Les empreintes de Jim Carrey sur le Leicester Square (Londres).

Films Récents[modifier | modifier le code]

En 2005, il joue dans la comédie d'action Braqueurs amateurs, aux côtés de Téa Leoni, et co-scénarisée par Judd Apatow. Malgré des critiques mitigés, le film se maintient bien au box-office, et connait un joli succès en DVD.

En 2007, il retrouve le réalisateur Joel Schumacher pour le thriller psychologique Le Nombre 23. Le film fonctionne commercialement, mais est très mal reçu par la critique, au point de valoir au comédien une nomination au Razzie Award du pire acteur. (Il avait déjà été nominé par cette cérémonie en 1994 pour Pire Nouvelle Star, pour ses trois hits de l'année 1994: The Mask, Dumb and Dumber et Ace Ventura, détective pour chiens et chats.)

Mais la même année, son travail de doublage, aux côtés de Steve Carell, sur le film d'animation Horton, est couronné par un large succès critique et commercial. Après Le Grinch, il s'agit de la seconde adaptation d'une oeuvre de Dr Seuss, pour le comédien.

En 2009, il renoue avec la comédie avec Yes Man, qui fonctionne très bien au box-office, puis partage l'affiche de I Love You Phillip Morris avec Ewan McGregor, une comédie dramatique indépendante écrite et réalisée par Glenn Ficarra et John Requa. Son interprétation est remarquée par la critique, et lui vaut de nouveau quelques nominations.

Jim Carrey à la Cinémathèque française en 2010 lors d'une projection du film I Love You Phillip Morris.

Il se consacre ensuite à deux films destinés à une audience plus familiale, dans la lignée de Le Grinch : tout d'abord avec Le Drôle de Noël de Scrooge, adaptation du célèbre roman homonyme de Charles Dickens par Robert Zemeckis, qui utilise la captation de mouvements déjà expérimentée par le cinéaste dans Le Pôle express et La Légende de Beowulf. Carrey prête son image à pas moins de quatre personnages : Ebenezer Scrooge, le fantôme de Noël passé, le fantôme de Noël présent et le fantôme de Noël futur. Il s'est, par ailleurs, largement inspiré de l'interprétation d'Alastair Sim pour nourrir ses personnages.

Puis en 2010, avec Monsieur Popper et ses pingouins, qui connait aussi un joli succès en salles, mais peine cette fois à convaincre la critique.

En 2013, il connait un véritable échec commercial avec The Incredible Burt Wonderstone, comédie centrée sur un duo de magiciens de Las Vegas, dont l'un est joué par Steve Carell.

La même année, il participe à la comédie d'action Kick-Ass 2, dont il se désolidarise cependant durant la phase de promotion, en raison d'une violence du film qu'il préfère désavouer eu égard à une actualité américaine prégnante [8].

En 2014, il retrouve Jeff Daniels pour Dumb and Dumber To, aux côtés de Laurie Holden (sa partenaire dans The Majestic) et Kathleen Turner. Si les critiques sont mauvaises, le film connait un large succès, essentiellement sur le territoire nord-américain.

En 2016, il sera à l'affiche de The Bad Batch, une comédie romantique décalée, aux côtés de Keanu Reeves et Jason Momoa.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Jim Carrey au festival de Cannes 2009.

Une fois lancé professionnellement, Jim Carrey se marie avec Melissa Womer, avec qui il a une fille, Jane Erin Carrey (née le 6 septembre 1987). Divorcés en 1995, il se remarie avec l'actrice Lauren Holly (rencontrée sur le tournage de Dumb and Dumber). Ils se sépareront en 1997.

Pendant le tournage de Fous d'Irène (2000), il entretient une relation avec Renée Zellweger, puis avec le mannequin Betine Holte. Il vit ensuite avec la comédienne et mannequin Jenny McCarthy. Ils annoncent officiellement leur séparation le .

Il a fait partie d'une église presbytérienne avec sa famille au début des années 1990[9].

Il a reçu la nationalité américaine le , et détient maintenant la double nationalité américaine et canadienne.

Il est un grand fan de la série Les Experts : Miami, et l'a d'ailleurs prouvé en 2007 lors de son passage dans Late Show with David Letterman de David Letterman. Sur le plateau, il a fait une imitation de David Caruso remettant ses fameuses lunettes.

Le , sa fille donne naissance à un garçon.

Jim Carrey qui pratique la méditation transcendantale reçoit un diplôme honorifique de docteur en beaux-arts au cours de la cérémonie qui s'est tenue à l'université Maharishi de management à Fairfield dans l'Iowa[10],[11] : « comme beaucoup d'entre vous, j'étais inquiet au sujet de sortir dans le monde et de faire quelque chose de plus grand que moi, jusqu'à ce que quelqu'un de plus intelligent que moi m'ait fait comprendre qu'il n'y a rien de plus grand que moi. Mon âme n'est pas contenue dans les limites de mon corps, mon corps est contenu dans l'illimité de mon âme[12] ».

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Années 1980[modifier | modifier le code]

Années 1990[modifier | modifier le code]

Années 2000[modifier | modifier le code]

Années 2010[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Récompenses et nominations[modifier | modifier le code]

Golden Globes[modifier | modifier le code]

BAFTA Awards[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Voix françaises[modifier | modifier le code]

En France, Emmanuel Curtil est la voix française régulière de Jim Carrey.

Au Québec, Daniel Picard est la voix française régulière de l'acteur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Carton du doublage français sur le DVD zone 2.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Biography for Jim Carrey » Consulté le 23/11/09
  2. (fr) « Jim Carrey - Biographie » Consulté le 24/11/09
  3. http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/jim-carrey-l-acteur-aurait-des-origines-malouines-video-02-02-2010-766130.php
  4. a et b (fr) « Biographie et Filmographie - Jim Carrey » Consulté le 23/11/09
  5. a et b (fr) « Jim Carrey, ou la lumière éternelle de Truman Show » Consulté le 23/11/09
  6. Up, up goes a new comic star, Bruce Blackadar, Toronto Star, 21 février 1981
  7. (fr) « Profils de stars - Jim Carrey » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) Consulté le 23/11/09
  8. http://www.lefigaro.fr/cinema/2013/06/24/03002-20130624ARTFIG00506-jim-carrey-denonce-la-violence-de-kick-ass-2.php
  9. « http://stars-films.net/index.php/presentation1 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), consulté le 2014-06-10
  10. Rob Wile, « Jim Carrey's Commencement Speech This Weekend Had A Poignant Anecdote About Failure », businessinsider.com,‎ (consulté le 9 juin 2014)
  11. Valerie Strauss, « Jim Carrey gives commencement speech at Maharishi University of Management », washingtonpost.com,‎ (consulté le 9 juin 2014)
  12. Lisa Respers France, « Jim Carrey's inspiring commencement speech », cnn.com,‎ (consulté le 9 juin 2014)
  13. a et b « Comédiens ayant doublé Jim Carrey en France » sur RS Doublage
  14. « Fiche du doublage français du film documentaire » sur AlloDoublage, consulté le 9 avril 2013
  15. a, b, c, d et e « Comédiens ayant doublé Jim Carrey au Québec » sur Doublage.qc.ca, consulté le 14 décembre 2014.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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