Lauren Bacall

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Lauren Bacall
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Lauren Bacall en mars 1945.
Nom de naissance Betty Joan Perske
Surnom « The Look » (Le Regard)
Naissance
Bronx, New York (États-Unis)
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Décès (à 89 ans)
Manhattan, New York (États-Unis)
Profession Actrice
Mannequin
Films notables Le Port de l'angoisse
Le Grand Sommeil
Écrit sur du vent
La Femme modèle
Site internet

(en) « Site officiel de Lauren Bacall »

LaurenBacall.png
Signature de Lauren Bacall

Lauren Bacall [ˈlɔɹən bəˈkɔːl][1], nom de scène de Betty Joan Perske, née le et morte le à New York[2],[3], est une actrice américaine.

Surnommée The Look [ðə lʊk][1] (« le regard »), elle est connue notamment pour son regard sensuel, sa voix rauque caractéristique et ses rôles de femme fatale. Elle a commencé sa carrière en tant que mannequin[4]. Elle a été la dernière épouse de l'acteur Humphrey Bogart.

En 1999, Lauren Bacall a été classée 20e actrice de légende dans le classement AFI's 100 Years... 100 Stars de l'American Film Institute (AFI).

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Betty Joan Perske naît le dans le quartier défavorisé du Bronx à New York[5]. Elle est la fille unique de Natalie (née Weinstein-Bacal), une secrétaire, et de William Perske, un vendeur[5]. Ses deux parents sont issus de l'immigration juive ashkénaze de l'Europe centrale. Lauren Bacall rapporte dans ses mémoires et dans des interviews que sa mère, née à Ellis Island, a ses racines en Roumanie et son père est né dans le New Jersey de parents immigrés originaires de la région de Valojyn en Biélorussie[6]. Elle parle un yiddish parfait et confie également son rapport complexe à sa judéité et et le fait qu'elle aurait fait de ses origines sa force intérieure[7],[8].

Betty n’a que cinq ans quand ses parents divorcent. Elle est alors élevée par sa mère qui quitte le quartier de Brooklyn pour Manhattan[9]. Si sa famille veut en faire « une jeune femme juive comme il faut », sa mère la pousse à apprendre la danse et la comédie. La jeune Betty se rend ainsi le samedi matin aux cours de la New York school of Theatre pour suivre l’enseignement du professeur de danse russe Mikhail Mordkin qui lui annonce bientôt que sa morphologie ne lui permet pas d’envisager une carrière sérieuse de danseuse. Il lui reste néanmoins un avenir dans le théâtre et la comédie[9].

A cette époque, Betty ne voit plus beaucoup son père et est très proche de sa mèrel[5].

Carrière[modifier | modifier le code]

Lauren Bacall en pin-up pour le magazine Yank (novembre 1944).

À l’adolescence, pendant ses études secondaires à la Julia Richman High School (en) à New York, Lauren Bacall entame une carrière de mannequin au Garment Center. Parallèlement, elle fait de petites apparitions sur scène à Broadway.

En 1940, elle quitte l'école et commence des études à l'American Academy of Dramatic Arts, où elle côtoie le jeune Kirk Douglas, alors qu'elle cumule un emploi d’ouvreuse de cinéma et de mannequin (elle mesure 1,74 mètre[8]), notamment pour présenter les robes de soirée du couturier Sam Friedlander[9]. Après une première année d'études et bien qu’elle ait réussi à l’examen, elle doit quitter l'école de comédie car sa mère n’a pas les moyens de lui offrir une seconde année et il n'existe pas de bourse pour les filles[9].

Engagée par le magazine Harper's Bazaar en 1942 comme mannequin, elle en fait la couverture en dans un tailleur noir et portant un sac rouge, pour la promotion du don de sang[10]. Elle apparaît aussi dans Vogue. Elle se fait remarquer pour « sa grâce féline, ses cheveux blond épais et ses yeux bleu-verts ».

Cette photo lui vaut une proposition de la Columbia pour un rôle muet dans le film Cover Girl (La Reine de Broadway) de Charles Vidor mais Betty la refuse car elle est assortie d’un contrat d’exclusivité d’un an[9]. Elle fait ses débuts sur les planches à Broadway en 1942, à l'âge de 17 ans dans Johnny 2 X 4 puis obtient un rôle parlant dans une autre pièce de théâtre intitulée Franklin Street[9]. Selon l'autobiographie de Bacall, elle et une amie avaient gagné l'opportunité de rencontrer en 1940 leur idole, Bette Davis, à son hôtel du Gotham à New York où la star lui dit du métier : « C’est un dur travail et on est très seul »[9]. Des années plus tard, Davis rend visite à Bacall dans les coulisses pour la féliciter de sa prestation dans Applause, une comédie musicale basée sur le film Eve dans lequel Davis a joué. Elle dit à Bacall : « Tu es la seule qui pouvait jouer la pièce ».

Howard Hawks et Lauren Bacall en 1943.

Durant la période où elle continue à être mannequin, la femme d'Howard Hawks, Nancy (Slim), tombe sur la couverture du Harper's Bazaar Magazine et presse son mari de faire passer à Betty Perske une audition pour Le Port de l'angoisse. Cette dernière voit en elle la possibilité de réaliser l'ambition de son mari qui consiste à « créer » un nouveau profil de star de cinéma[11]. Hawks demande à sa secrétaire de se renseigner sur elle mais, à la suite d'une incompréhension de cette dernière, on lui envoie un billet d'avion pour venir passer une audition à Hollywood, en avril 1943, en lui donnant cinquante dollars par semaine jusqu'au tournage du bout d'essai[9]. A cette occasion, Hawks lui propose d'interpréter le personnage principal de son prochain film, Le Port de l'angoisse, adaptation du roman d'Ernest Hemingway, En avoir ou pas ; il lui fait signer un contrat de sept ans avec un salaire hebdomadaire de cent dollars et commence à s'occuper de sa carrière.

Impressionné par la personnalité de cette jeune fille de 18 ans mais un peu déçu par sa voix (« Elle avait une petite voix nasale et haut-perchée »)[9], Howard Hawks lui fait changer son prénom pour « Lauren » et Perske adopte définitivement le deuxième nom de sa mère, « Bacall », en y ajoutant un « L » pour une prononciation différente (le nom de jeune fille roumain de sa mère étant « Bacal » ) ; « Lauren Bacall » devient ainsi son nom de scène définitif[12]. Néanmoins, elle continue à se faire appeler Betty en privé[9]. Nancy Hawks la prend sous son aile ; elle apprend au mannequin à s'habiller de manière sophistiquée, la guide en matière d'élégance, dans ses goûts et manières. Howard Hawks demande à Bacall de s'entraîner à avoir une voix plus basse, profonde et sexy. Lorsqu'il l’emmène à Hollywood, il lui fait prendre des cours auprès d'un moniteur vocal pour abaisser la tonalité de sa voix et en faire l'archétype de la femme fatale[13].

Succès et déclin[modifier | modifier le code]

La veille de ses 19 ans, elle rencontre brièvement Humphrey Bogart sur le plateau de tournage de Passage pour Marseille de Michael Curtiz : ils ne s'échangent qu'une poignées de mains[9].

Lorsqu'Howard Hawks lui annonce qu'elle aura pour partenaire Humphrey Bogart, Lauren Bacall ne se montre guère enthousiaste, indiquant qu'elle aurait préféré jouer avec Cary Grant[14]. Le tournage est marqué par deux événements importants pour Bacall. Premièrement, elle est terrifiée par la caméra et garde la tête baissée contre sa poitrine pour contenir le tremblement de son menton, levant seulement ses yeux clairs et langoureux pour regarder son partenaire, avec des sourcils en accent circonflexe. C'est de là que lui vient son surnom « The Look » (le Regard)[15],[16],[8]. Ceci reste comme sa marque de fabrique.

Deuxièmement, sa relation avec Bogart quitte le registre professionnel et après l'avoir craint, l'actrice l'envisage différemment. « Pendant la troisième semaine de tournage, l’acteur est venu dans sa loge et lui a fait écrire son numéro de téléphone sur une boîte d’allumettes »[9] ; les deux acteurs entament une relation amoureuse, au grand dam de Hawks[17]. L'alchimie entre les deux est visible à l'écran et la réplique de Bacall à Bogart « Si vous avez besoin de moi, vous n'avez qu'à siffler. Vous savez siffler, Steve ? Vous rapprochez vos lèvres comme ça et vous soufflez ! » est classée à la 34e place dans le « Top 100 » des répliques les plus mémorables de l'American Film Institute[18]. Le réalisateur avait demandé à son co-scénariste Jules Furthman de créer un personnage féminin « aussi insolent que Bogart, qui insulte les gens, qui le fasse en riant »[9]. Le film est un succès et, à seulement dix-neuf ans, avec sa voix rauque si particulière, sa carrière est lancée. Elle va désormais « incarner la femme fatale du film noir et de la comédie sophistiquée, personnifiant un idéal de beauté à la fois androgyne et féminin », un peu à la manière d'une Marlène Dietrich contemporaine[19]. Lors d'une interview bien plus tard, elle confiera regretter de n’avoir pas réagi aux blagues de Hawks sur les Juifs[8].

Humphrey Bogart (à gauche) et Lauren Bacall, interviewés par Jack Brown de l'AFRS (Armed Forces Radio Services (en)) pendant la Seconde Guerre mondiale.

Jack Warner la choisit alors pour un autre film noir, Agent secret (1945) avec Charles Boyer, pour lequel elle doit prendre l'accent anglais. Des années plus tard, elle admet l'avoir mal fait et déteste le film qui a été, par ailleurs, un échec, ce qui a affecté provisoirement sa carrière[20].

En 1945, elle épouse Humphrey Bogart après que ce dernier eut divorcé de sa précédente épouse[12]. Ils sont considérés comme incarnant un couple modèle à Hollywood et restent ensemble jusqu'à la mort de l'acteur en 1957. Ils tournent également ensemble trois films après Le Port de l'angoisse : Le Grand Sommeil (The Big Sleep), les Passagers de la nuit (Dark Passage) et Key Largo de John Huston.

Dans les années 1950, l'actrice se tourne également vers la comédie, notamment dans Comment épouser un millionnaire et Les femmes mènent le monde[12].

À la mort de Bogart, Bacall quitte la Californie et Hollywood où on lui propose de jouer surtout dans des navets, pour The Dakota, un appartement de New York où elle se produit essentiellement au théâtre à Broadway[3]. Elle joue dans plusieurs pièces jusqu'en 1995, dont Goodbye, Charley en 1959, Cactus Flower en 1965, Applause en 1970 et Woman of the Year en 1981.

Lauren Bacall.jpg

Si sa carrière cinématographique ralentit, elle n'abandonne pas pour autant et tourne régulièrement depuis 1959 avec des réalisateurs aussi différents que Sidney Lumet (Le Crime de l'Orient-Express) en 1974, Robert Altman (Health en 1979, Prêt-à-porter en 1994), ou Lars von Trier (Dogville en 2002). Dans les années 2000, elle se fait néanmoins critique du cinéma contemporain, s'en prenant à Nicole Kidman (« ce n'est pas une légende mais une débutante »), puis la défendant contre son ex-mari Tom Cruise (« c'est un malade »), déclarant notamment en 2005 : « Ils [les acteurs] ne pensent qu'à la célébrité. Les stars d'aujourd'hui n'ont pas la même stature que Bogie, Spencer Tracy, Henry Fonda et Jimmy Stewart »[12].

Pour faire face au Comité de la Chambre des représentants sur les activités anti-américaines du sénateur Joseph McCarthy, elle est membre du Comité pour le premier amendement (donc en faveur de la liberté d'expression), co-fondé par Philip Dunne, Myrna Loy, John Huston et William Wyler[21].

Légende d'Hollywood, elle continue à tourner malgré son âge, même si depuis de nombreuses années, elle n'assure plus que des doublages dans des séries ou films d'animation. À la télévision, elle joue son propre rôle dans la série Les Soprano[22] le temps d'un épisode avec Ben Kingsley.

En 1996, elle reçoit un César d'honneur[23], et en 2009 un Oscar d'honneur pour l'ensemble de sa carrière[24]. Elle écrit également deux autobiographies : Par moi-même (Lauren Bacall : By Myself) en 1978, et Seule (Now) en 1984[12].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Lauren Bacall avec son mari Bogart et leurs deux enfants, avril 1956

Lauren Bacall épouse Humphrey Bogart le à Mansfield, dans l'Ohio. Pour elle, il quitte sa troisième femme, Mayo Methot (en), qui lança à Lauren Bacall : « Petite garce juive, c'est toi qui vas lui laver ses chaussettes[25] ? ». Noces et lune de miel ont lieu au « Malabar Farm State Park » à Lucas dans l'Ohio. Lauren a 20 ans et Bogart 45 ans. Ce dernier la surnomme « Baby » (Bébé) ou « Slim »[8]. Leur union dure jusqu'à la mort de Bogart en 1957, d'un cancer de l'œsophage.

Elle est ensuite en couple avec Frank Sinatra qui lui propose le mariage mais, furieux de la publicité prématurée de cette union (elle signe un autographe « Lauren Sinatra »), il la quitte et ne lui parlera plus pendant dix ans[26]. Le , elle épouse l'acteur Jason Robards à Ensenada au Mexique, dont elle divorce en septembre 1969, principalement à cause de l'alcoolisme dont il souffrait, révèlera-t-elle dans son autobiographie.

Famille[modifier | modifier le code]

De son mariage avec Humphrey Bogart, elle a deux enfants : un fils, Stephen Humphrey Bogart, né le , producteur, réalisateur de documentaires et auteur, et une fille, Leslie Bogart, née le , instructeur de yoga. Avec Jason Robards, elle a un fils, né le , l'acteur Sam Robards.

Lauren Bacall est la cousine germaine de Shimon Peres[3],[27] (né Szymon Perski, soit le même patronyme que celui de Betty Perske), ancien président de l'État d’Israël et lauréat du prix Nobel de la paix, dont elle ne fait la connaissance qu'au début des années 1950 à New York.

Décès[modifier | modifier le code]

Lauren Bacall meurt le à New York à l'âge de 89 ans, des suites d'un accident vasculaire cérébral massif[3] dans son appartement qu'elle occupait de longue date, situé dans l'Upper West Side, dans l'immeuble appelé The Dakota[3], avec vue sur Central Park.

Le , une cérémonie est organisée à sa mémoire au funérarium Frank E. Campbell (en) à New York. Y assistent, entre autres, les acteurs Anjelica Huston et Michael Douglas[28].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Lauren Bacall en 1945.
En compagnie de Humphrey Bogart dans Les Passagers de la nuit (1947).
Aux côtés de Kirk Douglas dans La Femme aux chimères (1950).
Lauren Bacall dans Écrit sur du vent (1956).
En compagnie de Gregory Peck dans La Femme modèle (1957).
Année Titre Rôle Détails
1944 Le Port de l'angoisse (To Have and Have Not) Marie 'Slim' Browning
1945 Agent secret (Confidential Agent) Rose Cullen
1946 Le Grand Sommeil (The Big Sleep) Vivian Sternwood Rutledge (VF : Françoise Gaudray)
Two Guys from Milwaukee (en) Elle-même (non créditée)
1947 Les Passagers de la nuit (Dark Passage) Irene Jansen (VF : Françoise Gaudray)
1948 Key Largo (Key Largo) Nora Temple (VF : Françoise Gaudray)
1950 La Femme aux chimères (Young Man with a Horn) Amy North
Le Roi du tabac (Bright Leaf) Sonia Kovac (VF : Françoise Gaudray)
1953 Comment épouser un millionnaire (How to Marry a Millionnaire) Schatze Page (VF : Françoise Gaudray)
1954 Les femmes mènent le monde (Woman's World) Elizabeth Burns (VF : Françoise Gaudray)
1955 La Toile d'araignée (The Cobweb) Meg Faversen Rinehart (VF : Claire Maurier)
L'Allée sanglante (Blood Alley) Cathy Grainger (VF : Françoise Gaudray)
1956 Patterns (non créditée)
Écrit sur du vent (Written on the Wind) Lucy Moore Hadley (VF : Claire Maurier)
1957 La Femme modèle (Designing Woman) Marilla Brown Hagen (VF : Nadine Alari)
1958 The Gift of Love Julie Beck
1959 Aux frontières des Indes (North West Frontier) Catherine Wyatt (VF : Claire Guibert)
1964 Shock Treatment (Shock Treatment) Dr. Edwina Beighley
Une Vierge sur canapé (Sex and the Single Girl) Sylvia Broderick (VF : Paule Emanuele)
1966 Détective privé (Harper) Elaine Sampson (VF : Paule Emanuele)
1974 Le Crime de l'Orient-Express (Murder on the Orient Express) Mrs. Harriet Belinda Hubbard (VF : Claire Guibert)
1976 Le Dernier des géants (The Shootist) Bond Rogers (VF : Claire Guibert)
1980 Health (HealtH) Esther Brill
1981 Fanatique (The Fan) Sally Ross
1988 Rendez-vous avec la mort (Appointment with Death) Lady Westholme (VF : Catherine Sola)
Mr. North (Mr. North) Mrs. Cranston
1989 John Huston: The Man, the Movies, the Maverick (documentaire)
Tree of Hands (Tree of Hands) Marsha Archdale
1990 The Real Story of the Three Little Kittens Freezelda (voix)
Misery (Misery) Marcia Sindell (VF : Nadine Alari)
1991 A Star for Two A Star for Two
Le Plus Beau Cadeau du monde (All I Want for Christmas) Lillian Brooks
1993 A Foreign Field (A Foreign Field) Lisa
1994 Prêt-à-porter Slim Chrysler
1996 Leçons de séduction The Mirror Has Two Faces Hannah Morgan (VF : Paule Emanuele)
Président ? Vous avez dit président ? (My Fellow Americans) Margaret Kramer
1997 Le Jour et la Nuit Sonia
1999 Get Bruce (documentaire)
Madeline: Lost in Paris Madame Lacroque (voix) (VF : Cathy Cerda)
Diamonds Sin-Dee
The Venice Project Comtesse Camilla Volta
Presence of Mind Mado Remei
A Conversation with Gregory Peck (documentaire)
2003 The Limit May Markham
Dogville Ma Ginger
2004 Le Château ambulant (Hauru no ugoku shiro) La Sorcière des Landes (voix) (VF : Catherine Sola)
Birth Eleanor
2005 Manderlay Mam
2006 These Foolish Things Dame Lydia
2007 The Walker Natalie Van Miter (VF : Paule Emanuele)
2008 Eve Grand-mère Court-métrage
Scooby-Doo et la créature des ténèbres (Scooby-Doo and the Goblin King) The Grand Witch (voix)
2010 Wide Blue Yonder May
2012 The Forger Anne-Marie

Télévision[modifier | modifier le code]

Bacall aux côtés de Humphrey Bogart et Henry Fonda dans la version télévisée de La Forêt pétrifiée (The Petrified Forest), 1955.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Doublage[modifier | modifier le code]

Voix françaises[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

Lauren Bacall n'a pas vraiment eu de voix française attitrée, du fait notamment de la durée de sa carrière. Françoise Gaudray a été sa voix sur plusieurs films de la première partie de sa carrière, mais plusieurs autres personnes l'ont doublée : Paule Emanuele, Claire Guibert, Claire Maurier, Nadine Alari et Catherine Sola.

Au Québec[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Lauren Bacall au Festival du cinéma américain de Deauville en septembre 1989.

Plusieurs rues sont nommées en son honneur : à Saint-Priest (France), à Benahavís (Espagne) ou aux Etats-Unis.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Graffiti sur un mur de Ferreries (Espagne)

Musique[modifier | modifier le code]

Lauren Bacall est mentionnée dans la chanson L'Aérogramme de Los Angeles d’Yves Simon, dans l'album Raconte-toi (1975) : « […] Lauren Bacall / Et Hollywood / Avaient trente ans de trop. […] »[30].

Elle est également mentionnée dans la chanson Vogue de Madonna.

Plusieurs graffiti la représentent en France et en Espagne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Prononciation en anglais américain retranscrite selon la norme API.
  2. (en) http://www.tmz.com/2014/08/12/lauren-bacall-dead-dies/
  3. a b c d et e Brigitte Dusseau, Agence France-Presse, « Décès de Lauren Bacall, actrice mythique de l'âge d'or d'Hollywood », La Presse, .
  4. (en) « Famed actress Lauren Bacall dies at 89 », Dana Ford, CNN.com, .
  5. a b et c (en) « Lauren Bacall Fast Facts », CNN.com, .
  6. (en) Lauren Bacall, Lauren Bacall by Myself, Abridged edition, , p. 3-4.
  7. (en) Lauren Bacall, Lauren Bacall by Myself, Abridged edition, , p. 3.
  8. a b c d et e Clélia Cohen, « Lauren Bacall, droit de regard », sur Libération.fr, (consulté le 5 juillet 2020)
  9. a b c d e f g h i j k l et m Antoine Sire, « Lauren Bacall, la rude carrière d'une actrice de légende », sur Slate.fr, (consulté le 5 juillet 2020)
  10. Christopher Niquet, « L'allure de Lauren Bacall par Jack Robinson, mars 1969 », Vanity Fair, no 41, novembre 2016, p. 62.
  11. (en) « Hawks's wife saw Lauren Bacall on the cover of a magazine and persuaded him to put her in the movies. »
    dans : « Biographie de Howard Hawks », sur IMDb.com
  12. a b c d et e « Lauren Bacall, légende d'Hollywood, est morte », Marie-Noëlle Tranchant, Le Figaro.fr, 14 août 2014.
  13. (en) Paul G. Roberts, Style Icone, Fashion Industry Broadcast, , p. 1945-1946.
  14. (en) « When Howard Hawks discovered Lauren Bacall, he gave her the choice to work with either Cary Grant or Humphrey Bogart. She was very tempted to work with Grant, but Hawks ended up casting her with Bogart in To Have and Have Not, and one of Hollywood's greatest romances was started. »
    dans : (en) « Anecdotes sur Le Port de l'angoisse », sur IMDb.com
  15. En français : « Le Regard ».
  16. (en) « The only way she could "hold my trembling head still was to keep it down, chin low, almost to the chest, and eyes up at Bogart". That stance accidentally became Bacall’s signature attitude on-screen, known as "The Look". »
    dans : (en) Matt Tyrnauer, « To Have and Have Not (page 2) », sur Vanity Fair.com,
  17. (en) « Humphrey Bogart and Lauren Bacall fell in love during production. Director Howard Hawks afterward said that it was actually Bacall's character Marie that Bogart had fallen for, "so she had to keep playing it the rest of her life." However, it has also been said that Hawks - who was something of a womanizer, and who had a fling with Dolores Moran during the shooting of the film - was jealous and frustrated that Bacall had fallen for Bogart and not for Hawks himself. »
    dans : (en) « Anecdotes sur Le Port de l'angoisse », sur IMDb.com
  18. (en) « AFI's 100 Years... 100 Movie Quotes », sur AFI.com
  19. Massimo Giraldi, Enrico Lancia, Fabio Melelli, The best of Hollywood : les stars de nos rêves, Gremese Editore, , p. 12.
  20. (en) « To this day Bacall blames studio boss Jack Warner for hurting her career by forcing her to follow "To Have and Have Not" with a dog called "Confidential Agent" (1945). She played a spy, opposite Charles Boyer, and had to do a British accent, which she admits she did very badly. »
    dans : (en) Matt Tyrnauer, « To Have and Have Not (page 4) », sur Vanity Fair.com,
  21. « Connaissez-vous le cinéma ? », Le Monde hors-série jeux, 2011, page 27.
  22. (en-US) Dan Kois, « Lauren Bacall Was Game for Anything, Even Getting Punched Out on The Sopranos », Slate,‎ (ISSN 1091-2339, lire en ligne, consulté le 19 mars 2018)
  23. (en-US) « Legendary Lauren Bacall has left us at age 89 - Awards Daily », Awards Daily,‎ (lire en ligne, consulté le 31 janvier 2018)
  24. (en) Benjamin Lee, « Lauren Bacall honoured in Oscars ceremony », sur the Guardian, (consulté le 31 janvier 2018)
  25. Danièle Georget, « Lauren Bacall, un certain regard », Paris Match, semaine du 21 au 27 août 2014, p. 58-63.
  26. (en) Anthony Summers, Robbyn Swan, Sinatra. The Life, Random House, , p. 279-280.
  27. Norbert Creutz, « Lauren Bacall a lancé son dernier regard », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le 5 juillet 2020)
  28. Wenn, « Michael Douglas aux obsèques de Lauren Bacall », sur Le Journal de Montréal,
  29. « Lauren Bacall distinguée aux Governors Awards, avant-goût de luxe des Oscars », Le Parisien-Aujourd'hui en France.fr avec AFP, 15 novembre 2009.
  30. http://www.yves-simon.com/disco/textes/t_aerogramme.htm

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joe Hyams, Bogart et Bacall : une histoire d'amour, Olivier Orban, Paris, 1979, 251 p. + pl. (ISBN 2-85565-090-9)
  • (en) Lawrence J. Quirk, Lauren Bacall : her films and career, Citadel Press, Secaucus (New Jersey), 1986, 192 p. (ISBN 9780806511931)
  • « Lauren Bacall, actrice par accident » entretien avec Lauren Bacall, par Alain Lorfèvre, La Libre Belgique, .
  • Lauren Bacall, Mémoires, Par moi-même, Stock, 1979.
  • Lauren Bacall, Autobiographie, Seule, Michel Lafon, 2005.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]