King Kong (film, 1976)

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King Kong
Titre original King Kong
Réalisation John Guillermin
Scénario Lorenzo Semple, Jr.
Acteurs principaux
Sociétés de production Paramount Pictures
Dino De Laurentiis Company
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Fantastique
Durée 134 minutes
Sortie 1976

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

King Kong est un film américain réalisé par John Guillermin, sorti en 1976. Produit par Dino De Laurentiis, il s'agit d'un remake de King Kong de 1933 réalisé par Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Graphisme faisant référence à cette version de King Kong, considérée ici comme « kitsch ».

Dans les années 1970, la société Petrox envoie Fred Wilson (Charles Grodin) à la recherche de la mystérieuse « île du Crâne » (Skull Island), qui contiendrait un gisement de pétrole important. Le professeur Jack Prescott (Jeff Bridges), persuadé que l'île renferme un monstre préhistorique, s'infiltre à bord du navire mais est rapidement démasqué. Wilson décide néanmoins de le garder comme photographe de l’expédition. Durant le voyage, l'équipage sauve une naufragée, Dwan (Jessica Lange), qui tombe bientôt amoureuse de Jack.

Le navire arrive en vue de l'île, cachée dans un épais brouillard. Après un premier contact tendu avec les indigènes, notamment après avoir interrompu une cérémonie, l’expédition regagne le navire mais les autochtones enlèvent Dwan pour la donner en sacrifice à leur Dieu Kong, un gorille gigantesque qui l'emmène dans son repaire. Prescott se lance aussitôt sur ses traces. Profitant du combat entre le gorille et un serpent géant, Jack réussit à délivrer Dwan. Fred Wilson décide alors de capturer le monstre à des fins promotionnelles pour la compagnie. Ils capturent Kong et le ramènent vers la civilisation.

À New York, King Kong s'échappe et part à la recherche de Dwan. Traqué par l'armée, il trouvera la jeune femme et l'emportera au sommet du World Trade Center. Jack ne tarde pas à comprendre pourquoi Kong l'a emmenée là-haut : les deux tours ressemblent à deux montagnes se trouvant sur l'île. Pris au piège, le monstre affronte des hélicoptères militaires mais, mortellement blessé, tombe de la tour pour s'écraser en contrebas.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Producteurs délégués : Federico De Laurentiis et Christian Ferry

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse et développement[modifier | modifier le code]

Le poste de réalisateur a été refusé par Roman Polanski, Michael Winner et Sam Peckinpah.

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

Barbra Streisand était pressentie pour le rôle de Dwan, tandis que Bo Derek l'a refusé. Le producteur Dino De Laurentiis refusa l'actrice Meryl Streep pour le rôle de Dwan, la qualifiant de « moche » lors de son audition.

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage s'est déroulé du 15 janvier au à Culver City, Kauai (22.164753,-159.671781), Los Angeles et New York[3].

Musique[modifier | modifier le code]

La musique du film est composée par John Barry. Un album est commercialisé en LP en 1976 par Reprise Records[4], puis en CD « bootleg » par le label italien Mask en 1998[4] puis en version officielle par Film Score Monthly en 2005. En octobre 2012, Film Score Monthly commercialise l'intégral des compositioons de John Barry en version double album[5].

Version de Film Score Monthly (2012)

Sortie[modifier | modifier le code]

Critique[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Le film a longtemps eu, à tort, la réputation d'avoir été un désastre commercial. En fait les rentrées au box office remportèrent au total quatre fois le coût de sa production (plus de 90 millions de dollars pour 23 investis) constituant un succès plus que respectable. Cette erreur est essentiellement due au fait que la plupart des chiffres diffusés concernait uniquement le score de l'année 1976. Or, sorti aux États-Unis dans les derniers jours de décembre, le film connut évidemment le plus gros de sa rentabilité dans l'année 1977.

Pays ou région Box-office Date d'arrêt du box-office Nombre de semaines
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Canada Canada
52 614 445 $[1]
Drapeau de la France France 4 054 573 entrées[6]
Alt=Image de la Terre Mondial 80 014 445 $[6] - -

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Suite[modifier | modifier le code]

Au milieu des années 1980, la diffusion télévisée du film aux États-Unis est un tel record d'audience que le producteur italien Dino De Laurentiis pense à une suite. Intitulée King Kong 2 (King Kong Lives), elle sort en 1986, toujours réalisée par John Guillermin. Le film sera cependant un flop au box-office.

Autour du film[modifier | modifier le code]

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  • Le compositeur orchestrateur John Barry affirma plus tard avoir livré la partition du film en un temps record.
  • Dans le King Kong de 1933, le grand singe reconnaît dans l'Empire State Building sa montagne disparue. Dans cette version, il s'agit du World Trade Center. À la suite de ce changement, des employés de l'Empire State Building exprimèrent leur mécontentement vis-à-vis de la décision des producteurs en faisant grève, déguisés en singe.
  • Le costume et les maquillages de King Kong sont l'œuvre de Rick Baker, ce dernier interprétant même le grand singe dans le film. Par la suite, il deviendra le spécialiste des monstres à Hollywood, en réalisant les maquillages de Le Loup-garou de Londres (1981), Greystoke, la légende de Tarzan (1984), Gorilles dans la brume (1988), Mon ami Joe (1998), La Planète des singes (2001), etc. À l'origine, la production s'était tournée vers une utilisation quasi-exclusive de la marionnette géante électromécanique construite pour 1 000 000 de dollars par Carlo Rambaldi, mais celle-ci s'avéra si peu convaincante que seuls quelques plans furent réalisés avec son concours (notamment lorsque Kong prend Dwan dans sa main ou joue avec elle de son doigt)..
  • Universal avait prévu de réaliser un remake fidèle au film original, intitulé The Legend of King Kong, mais ils abandonnèrent le projet quand la version moderne de la Paramount fut annoncée.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « King Kong (1976) », sur Box Office Mojo (consulté le 23 mars 2017)
  2. (fr) RSdoublage.com (onglet doublage)
  3. (en) Filming locations sur l’Internet Movie Database
  4. a et b http://www.soundtrackcollector.com/title/8705/King+Kong
  5. (en) « King Kong: The Deluxe Edition (2-CD) », Film Score Monthly (consulté le 20 octobre 2012)
  6. a et b « King Kong (1976) », sur JP box-office.com (consulté le 23 mars 2017)