Emmeline Pankhurst

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Emmeline Pankhurst
Emmeline Pankhurst, seated (1913).jpg
Emmeline Pankhurst vers 1913.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 69 ans)
HampsteadVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Tomb of Emmeline Pankhurst (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Père
Robert Goulden (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Sophia Jane Craine (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfants
Sylvia Pankhurst
Adela Constantia Pankhurst (d)
Henry Francis R. Pankhurst (d)
Adela Pankhurst
Christabel Pankhurst
Henry Francis Pankhurst (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Partis politiques
Membre de

Emmeline Pankhurst, née Emiline Goulden à Manchester le et morte le , est une femme politique britannique féministe.

Elle est particulièrement connue pour avoir organisé le mouvement des suffragettes britanniques et aidé les femmes à obtenir le droit de vote en Grande-Bretagne.

En 1999, le Time nomme Emmeline Pankhurst comme étant l'une des cent personnalités les plus influentes du XXe siècle, affirmant qu'« elle a façonné la vision des femmes de notre époque » et qu'« elle a changé les structures de notre société sans possibilité de retour en arrière »[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Emmeline Goulden naît le à Manchester, dans une famille dont les parents sont des activistes politiques. Sa mère est une lectrice régulière du Women's Suffrage Journal, et Emmeline se prend d'intérêt pour son éditrice Lydia Becker. À l'âge de 14 ans, elle assiste avec sa mère à une réunion publique sur le droit de vote des femmes à laquelle participe Lydia Becker.

Un an plus tard, elle suit les cours de l'École normale de Neuilly en France, où elle se lie d'amitié avec la fille de Henri Rochefort, qui avait été emprisonné en Nouvelle-Calédonie pour avoir soutenu la Commune de Paris[2].

Les premiers pas[modifier | modifier le code]

En 1878 Emmeline Goulden se marie avec Richard Pankhurst, un avocat de 23 ans de plus qu'elle, connu pour soutenir les revendications de droit de vote féministes. Ils ont cinq enfants lors des dix ans qui suivent. Installés à Londres, où Richard tente sans succès de se faire élire membre du Parlement, Emmeline Pankhurst ouvre un petit magasin de tissus (Emerson and Company) avec sa sœur Mary Jane[3]. Leur maison de Russell Square devient un lieu de rencontre pour intellectuels et activistes politiques : socialistes, protestataires, anarchistes, suffragistes, libre-penseurs, radicaux et humanitaires[4].

Richard soutient aussi les activités d'Emmeline à l'extérieur de la maison et elle devient vite impliquée avec la National Society for Women's Suffrage. À la suite d'une scission de cette organisation, elle participe en 1889 avec son mari à la création de la Women's Franchise League[5], qui recommande le droit de vote pour les femmes. L'activité principale de l'organisation, outre le fait de faire campagne pour ses membres, consiste à protéger le vote pour les femmes au cours des élections locales.
La WFL revendique également l'égalité des droits en matière de divorce et d'héritage, et cherche à se rapprocher des organisations socialistes ; ce radicalisme finit par entrainer sa dissolution un an plus tard[6].

En 1893, les Pankhurst ferment leur magasin et retournent à Machester. Emmeline participe aux activités de plusieurs organisations politiques, en particulier la Women's Liberal Federation (WLF), affiliée au Liberal Party ; elle est cependant rapidement déçue par les positions modérées du groupe[7].
Ayant sympathisé avec le socialiste Keir Hardie, créateur de l'Independent Labour Party (ILP), elle tente alors de rejoindre ce mouvement, enthousiasmée par son programme ; mais, étant une femme, elle est refusée par les membres locaux du parti (elle rejoindra plus tard l'ILP au niveau national). En décembre 1894 elle est élue Poor Law Guardian. C'est alors qu'elle est confrontée aux conditions de vie très rudes endurées par une part de la population vivant dans les workhouses de Manchester[8]. Pankhurst est choquée par cette expérience et se met immédiatement en devoir d'améliorer leur situation.

Mort de Richard[modifier | modifier le code]

Richard Pankhurst décède le 5 juillet 1898[9], confrontant Emmeline à de nouvelles responsabilités, ainsi qu'à une dette importante.
Elle déménage sa famille dans une maison plus petite, et prend un emploi à l'État civil de la ville de Chorlton. Cette activité lui procure un nouvel aperçu de la condition pathétique des femmes dans la région, renforçant sa conviction que seul le droit de vote permettra aux femmes d'améliorer leur condition.
En 1900, elle est élue au Conseil d'administration de l'école de Manchester, où elle peut observer de nouveaux exemples du traitement inégalitaire des femmes[10].

Women's Social and Political Union (WSPU)[modifier | modifier le code]

En 1903, faisant le constat que des années de discours modérés et de promesses des parlementaires n'avaient apporté aucun progrès, Emmeline Pankhurst fonde le Women's Social and Political Union (WSPU), organisation de défense du droit de vote des femmes dont la devise est : « deeds, not words » (« des actes, pas des mots »)[11]. Rapidement ses trois filles se joignent au mouvement, dont l'ainée Christabel qui est arrêtée pour avoir craché sur un policier lors d'une réunion du Liberal Party en octobre 1905[12].

Emmeline Pankhurst s'adressant à la foule.

Le groupe, réservé aux femmes, prend initialement des formes non violentes : discours, pétitions, rassemblements, publication d'un journal, Votes for Women, organisation d'une série de « Parlements des femmes » coïncidant avec les sessions gouvernementales officielles. Il se détache des partis politiques, puis se montre souvent opposé à ces derniers.

Pankhurst est arrêtée pour la première fois en , alors qu'elle tente de pénétrer au Parlement afin de remettre une protestation au Premier Ministre H. H. Asquith ; elle est accusée d'obstruction et condamnée à six semaines de prison[13], qu'elle met à profit pour médiatiser l'urgence du vote des femmes (elle sera arrêtée à sept reprises avant que le suffrage des femmes soit autorisé).
Durant son procès le , elle déclare à la cour « Nous sommes ici non pas parce que nous avons violé la loi ; nous sommes ici de par notre volonté de faire la loi »[14].

Intensification tactique[modifier | modifier le code]

Le , 500 000 activistes se rassemblent à Hyde Park pour exiger le droit de vote pour les femmes ; Asquith et les principaux parlementaires leur opposent leur indifférence. Rendues furieuses par cette intransigeance et par les violences policières à leur égard, des membres du WSPU durcissent leurs actions. En 1909, elles ajoutent à leurs modes d'action la grève de la faim.

Emmeline Pankhurst arrêtée par la police près du palais de Buckingham alors qu'elle voulait présenter une pétition au roi George V. Mai 1914.

Le 24 juin, Marion Wallace Dunlop est arrêtée pour avoir écrit un extrait de la Déclaration des droits sur un mur de la Chambre des communes. En colère contre ses conditions de détention, elle déclenche avec succès une grève de la faim. Rapidement les membres du WSPU se font connaître par leur usage prolongé de la grève de la faim, qui oblige les autorités à les alimenter de force au moyen de tubes insérés par le nez ou par la bouche. L'utilisation de ces techniques douloureuses entraîne une condamnation de la part des suffragistes ainsi que du corps médical[15].

Ces tactiques créent des tensions entre le WSPU et les organisations modérées, et reçoivent une appréciation mitigée dans la presse[16]. En 1906, le journaliste du Daily Mail Charles Hands désigne les militantes féministes sous le sobriquet de « suffragettes » (plutôt que l'usuel « suffragistes »); Pankhurst et ses alliées se saisissent de ce qualificatif, dont elles se servent dorénavant pour se différencier des groupes modérés[17].

En 1910, le journaliste et membre de l'ILP Henry Brailsford tente sans succès de faire voter un projet de loi de conciliation[18]. En signe de protestation, Pankhurst conduit le 18 novembre une marche de 300 femmes vers Parliament Square ; elles subissent pour toute réponse des brutalités policières ordonnées par le secrétaire d'État à l'Intérieur Winston Churchill (incident connu sous le nom de Black Friday (en))[19].

En Pankhurst participe à une opération de bris de vitres, pour laquelle elle est condamnée et incarcérée à la prison de Holloway. Christabel Pankhurst, devenue coordinatrice en chef de l'organisation, est également recherchée par la police. Emmeline Pankhurst déclenche une grève de la faim pour obtenir une amélioration des conditions de détention des autres suffragettes. Son autobiographie contient une description des traumas provoqués par les séances d'alimentation forcée, les médecins allant de cellule en cellule pour remplir leur « hideux office »[20].

Pankhurst échappe à ce tourment en menaçant de se défendre violemment[21], mais elle continue à violer la loi et est arrêtée à de nombreuses reprises, bien que fréquemment relâchée pour raisons médicales après plusieurs jours de privation de nourriture. En effet, les responsables de la prison sont conscients de l'image désastreuse que provoquerait l'alimentation forcée de la populaire leader du WSPU. Cependant, les policiers continuent à l'arrêter pendant ses discours et ses marches de protestation ; elle tente d'abord d'échapper au harcèlement policier en portant des déguisements, puis le WSPU lui procure des gardes du corps[22].

En 1912, certaines membres du WSPU décident d'adopter une nouvelle tactique en se livrant à des incendies volontaires. Après une visite du Premier Ministre au Theatre Royal à Dublin, plusieurs suffragettes tentent de provoquer une explosion à l'aide de poudre à canon et de benzine, sans créer de réel dommages. Durant les deux années suivantes, des femmes mettent le feu à une buvette de Regent's Park, à une serre à orchidées des Kew Gardens et à un wagon de chemin de fer ; des incidents similaires ont lieu dans tout le pays avec le soutien public de Pankhurst[23].

Cette radicalisation du mouvement entraîne des tensions au sein du WSPU et le départ de plusieurs membres importants. En novembre 1917, l'hebdomadaire du WSPU annonce la dissolution du mouvement et la création du Women's Party (en), à l'existence éphémère[24].

Première Guerre Mondiale[modifier | modifier le code]

Au déclenchement de la guerre en août 1914, considérant que le gouvernement a besoin du soutien de tous les britanniques, Emmeline et Christabel persuadent le WSPU de cesser toute activité militante jusqu'à la fin du conflit[25]. Une trêve est établie avec le gouvernement, en vertu de laquelle toutes les prisonnières du WSPU sont relâchées.

Cependant certains membres du WSPU (dont Sylvia et Adela, les deux autres filles d'Emmeline, pacifistes engagées), opposées à ce qu'elles considèrent comme une dévotion rigide au gouvernement et un abandon des efforts en faveur du droit de vote des femmes, quittent le WSPU pour créer deux nouveaux partis : le Suffragettes of the Women's Social and Political Union (SWSPU) et l'Independent Women's Social and Political Union (en) (IWSPU)[26].

Pankhurst met au service de l'effort de guerre la même énergie qu'elle avait déployée en faveur des droits des femmes, organisant des rassemblements, prononçant des discours, et faisant pression sur le gouvernement pour qu'il aide les femmes à entrer sur le marché du travail tandis que les hommes se battent sur le continent.

En 1916, elle se rend aux États-Unis pour récolter de l'argent et inciter le gouvernement américain à soutenir l'effort de guerre de la Grande-Bretagne, du Canada et des autres Alliés. Deux ans plus tard, après l'entrée en guerre des États-Unis, elle y retourne et incite les suffragettes locales à suspendre leurs activités militantes pour supporter l'effort de guerre. Elle rend publique sa crainte de la révolution communiste en Russie, qu'elle considère comme une grave menace à la démocratie[27].

Obtention du droit de vote[modifier | modifier le code]

La Loi de 1918 sur la représentation populaire accorde enfin le droit de vote aux femmes âgées de plus de 30 ans (assorti de quelques restrictions). Il faut alors faire face à un nouveau questionnement : les organisations politiques féministes doivent-elle joindre leurs forces à celles créées par les hommes ? Beaucoup de socialistes et de modérés militent pour l'unité des genres en politique, mais Emmeline et Christabel Pankhurst estiment préférable de conserver la séparation existante[28]. Elles transforment alors le WSPU en Women's Party (en), toujours réservé aux femmes. Ce parti encourage l'égalité juridique dans le mariage, l'égalité salariale, et l'égalité des chances dans le domaine de l'emploi.

Après-guerre[modifier | modifier le code]

Après l'Armistice de 1918, tout en continuant à soutenir la promotion des femmes, Pankhurst maintient sa vision nationaliste de l'unité britannique. Elle voyage en Angleterre et en Amérique du Nord pour gagner des soutiens à l'Empire britannique et alerter le public du danger bolchevique[29].

Après le vote d'une loi autorisant les femmes à se présenter aux élections de la Chambre des Communes, elle s'investit sans relâche pour soutenir la candidature de Christabel. Celle-ci perd l'élection de justesse (par 775 voix), ce qu'un biographe décrira comme « La déception la plus amère de la vie d'Emmeline »[30]. Le Women's Party disparaît peu après[31].

De ses nombreux voyages en Amérique du Nord, elle retire un attachement pour le Canada où « Il me semble qu'il y a plus d'égalité entre les hommes et les femmes que dans tout autre pays que je connaisse »[32]. En 1922 elle s'installe à Toronto et milite avec le Canadian National Council for Combating Venereal Diseases (CNCCVD). Elle finit cependant par se lasser des longs hivers canadiens et regagne l'Angleterre en 1925[33].

En 1926 elle rejoint le Parti conservateur et se présente deux ans plus tard à l'élection parlementaire dans la circonscription de Whitechapel and St Georges (en)[34].
A ceux qui s'étonnent de voir la fougueuse militante radicale se transformer en membre officiel du Parti conservateur, elle réplique : « Mon expérience de la guerre et de l'autre rive de l'Atlantique ont considérablement changé mon point de vue »[35]. Ses biographes estimeront que sa transformation fut plus complexe qu'il n'y paraît ; aussi bien le Parti Libéral que le Labour lui tenaient rancune de ses activités dans le WSPU, alors que le Parti conservateur bénéficiait après la guerre d'une excellente image et d'une majorité significative. Il se peut que Pankhurst ait rejoint ce parti autant pour garantir le droit de vote des femmes que par affinité idéologique[36].

Maladie et mort[modifier | modifier le code]

Après des années passées à voyager, donner des conférences, être emprisonnée et faire des grêves de la faim, Emmeline Pankhurst est fatiguée et malade. Sa santé se détériorant, elle entre dans une maison de retraite à Hampstead.
Le jeudi elle meurt à l'age de 69 ans[37]. Elle est enterrée au cimetière de Brompton à Londres[38].
Le droit de vote pour les femmes à partir de 21 ans est obtenu un mois après sa mort, le , grâce au Representation of the People (Equal Franchise) Act 1928 (en).

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Legs[modifier | modifier le code]

Tout au long du XXe siècle, la contribution d'Emmeline Pankhurst au mouvement pour le droit de vote des femmes a fait l'objet de controverses passionnées.
Elle est largement critiquée pour sa tactique militante et les historiens sont en désaccord sur leur efficacité, mais son action est reconnue comme un élément crucial pour l'obtention du droit de vote pour les femmes[39]. Il est généralement admis que son action au sein du WSPU a ouvert la voie aux féministes et permis d'éveiller les consciences de façon primordiale[40].

Stanley Baldwin la compara à Martin Luther et à Jean-Jacques Rousseau, qui jouèrent un rôle crucial dans les réformes sociales et politiques de leur temps.

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marina Warner, « Emmeline Pankhurst – Time 100 People of the Century », Time Magazine,
  2. E. Pankhurst 1914, p. 10; E.S. Pankhurst 1931, pp. 54–55; Bartley, pp. 23–25; Purvis 2002, pp. 12–13.
  3. Crawford, Elizabeth, Women's Suffrage Movement, Taylor & Francis, , 114–115 p. (ISBN 1135434026, lire en ligne)
  4. E.S. Pankhurst, p. 90.
  5. Purvis 2002, pp. 29–30; Bartley, pp. 38–39; Pugh, pp. 53–54; E.S. Pankhurst 1931, pp. 94–95.
  6. Phillips, pp. 150–151; Bartley, pp. 38–41; Purvis 2002, pp. 30–37; Pugh, pp. 51–55.
  7. Bartley, pp. 42–43; Purvis 2002, pp. 40–42; Pugh, pp. 60–61.
  8. E. Pankhurst 1914, pp. 25–28.
  9. Purvis 2002, pp. 51–52; Bartley, pp. 59–60; Pugh, pp. 75–77.
  10. Bartley, pp. 61–64; Purvis 2002, pp. 57–58; Pugh, p. 86.
  11. E. Pankhurst, My Own Story, 1914, p. 38.
  12. Purvis 2002, pp. 74–75; Bartley, pp. 78–79; E. Pankhurst 1914, p. 48.
  13. Bartley, p. 103.
  14. June Purvis, Sandra Stanley Holton (eds.), Votes For Women, Routledge, 2000, p. 120; Bartley, p. 100; Bartley, pp. 98–103; Purvis 2002, pp. 129–130.
  15. Purvis 2002, pp. 129–135; Bartley, pp. 113–114.
  16. Purvis 2002, pp. 147 et 181.
  17. Holton 1996, p. 253; Purvis 2002, pp. 135–138.
  18. Purvis 2002, p. 150.
  19. Purvis 2002, pp. 143–151.
  20. E. Pankhurst, pp. 251–252.
  21. E. Pankhurst 1914, p. 255; Purvis 2002, pp. 179–189; 128–132.
  22. Bartley, pp. 152–156.
  23. Purvis 2002, p. 193; E. Pankhurst 1914, pp. 270–271; Purvis 2002, p. 209; Bartley, p. 146; Davies, Christie. "Velazquez in London." New Criterion. Volume: 25. Issue: 5, January 2007. p. 53.
  24. Hallam, David J.A. Taking on the Men: the first women parliamentary candidates 1918, pp18-19, 20, 22, 27.
  25. C. Pankhurst 1959, p. 288.
  26. Purvis 2002, pp. 282–284; Bartley, pp. 187–188.
  27. Bartley, pp. 202–206; Purvis 2002, pp. 284–286.
  28. Purvis 2002, p. 302.
  29. Purvis 2002, pp. 318–335.
  30. Purvis 2002, p. 314.
  31. Purvis 2002, pp. 312–314; Bartley, pp. 208–209.
  32. Purvis 2002, p. 331.
  33. Purvis 2002, pp. 337–338; Bartley, pp. 212–220.
  34. Myriam Boussahba-Bravard, « Les suffragettes de l’époque édouardienne et l’idéologie d’extrême droite dans l’entre-deux-guerres », in Philippe Vervaecke, À droite de la droite : Droites radicales en France et en Grande-Bretagne au XXe siècle, Presses universitaires du Septentrion, 2012.
  35. Bartley, p. 221.
  36. Bartley, pp. 220–223; Purvis 2002, pp. 340–344.
  37. Purvis 2002, pp. 350–352; Bartley, pp. 227–228.
  38. Bartley, p. 230"
  39. Bartley, Emmeline Pankhurst, pp. 4–12 ; Purvis, Emmeline Pankhurst: A Biography, pp. 1-8; Bartley, Ibid., pp. 240–241 ; Purvis, Ibid., pp. 361–363.
  40. Bartley, pp. 240–241; Purvis 2002, pp. 361–363.
  41. Thomas Sotinel, « « Les Suffragettes » : le lourd prix d’une voix », sur lemonde.fr, (consulté le 20 novembre 2015).
  42. « We are half the World », gebrueder geetz filmproduktion, (consulté le 9 novembre 2019)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Paula Bartley, Emmeline Pankhurst, Londres, Routledge, , 284 p. (ISBN 0-415-20651-0, lire en ligne).
  • (en) Emmeline Pankhurst, My Own Story, Londres, Virago Limited, (1re éd. 1914), 364 p. (ISBN 0-86068-057-6).
  • (en) June Purvis, Emmeline Pankhurst : A Biography, Londres, Routledge, , 448 p. (ISBN 0-415-23978-8).
  • (en) June Purvis, Votes for Women, Londres, Routledge, , 297 p. (ISBN 0-415-21459-9).

Liens externes[modifier | modifier le code]