Susan Sarandon

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Susan Sarandon
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Susan Sarandon en 2017.
Nom de naissance Susan Abigail Tomalin
Naissance (77 ans)
New York
Nationalité Américaine
Profession Actrice
Productrice
Activisme politique
Films notables Filmographie de Susan Sarandon
Séries notables Rescue Me : Les Héros du 11 septembre
Ray Donovan
Feud

Susan Sarandon [ˈsuːzən səˈrændən][1], née le à New York, est une actrice, productrice et activiste américaine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et famille[modifier | modifier le code]

Née Susan Abigail Tomalin, elle est élevée au sein d'une famille conservatrice et scolarisée dans un établissement catholique. Elle obtient un diplôme de l'école de théâtre de la Catholic University of America avant de commencer une carrière entre mannequinat et petits rôles au théâtre et à la télévision sous le nom de son mari, l'acteur-producteur Chris Sarandon.

Carrière[modifier | modifier le code]

Elle fait ses débuts au cinéma en 1970 dans Joe, c'est aussi l'Amérique (Joe) de John G. Avildsen. Mais c'est dans La Kermesse des aigles, où elle donne la réplique à Robert Redford, et dans le film culte The Rocky Horror Picture Show, dans lequel elle campe Janet Weiss, une jeune femme naïve, qu'elle se fait connaître.

Elle côtoie Shirley MacLaine dans L'Amour à quatre mains en 1980, Gena Rowlands dans Tempest ou Catherine Deneuve dans Les Prédateurs (1983) de Tony Scott.

Elle reçoit sa première nomination à l'Oscar de la meilleure actrice en 1982 pour Atlantic City et connaît deux de ses plus gros succès en 1988 avec la comédie fantastique Les Sorcières d'Eastwick aux côtés de Jack Nicholson, Cher et Michelle Pfeiffer, et Duo à trois (Bull Durham) avec Kevin Costner.

Après le drame Une saison blanche et sèche (1989) avec Marlon Brando et Donald Sutherland, elle acquiert une grande notoriété en campant la téméraire Louise Sawyer dans le road movie culte de Ridley Scott, Thelma et Louise. Avec Geena Davis, elle est nommée à nouveau à l'Oscar de la meilleure actrice et reçoit de nombreuses récompenses internationales. Après une troisième nomination pour Lorenzo (1992), et une quatrième pour son rôle d'avocate au grand cœur dans le thriller Le Client (1994), elle campe l'épouse du Dr March, et la mère de Winona Ryder, Kirsten Dunst, Trini Alvarado et Claire Danes dans Les Quatre Filles du docteur March. En 1996, la comédienne reçoit enfin l'Oscar pour son incarnation de sœur Helen Prejean dans La Dernière Marche (1995), réalisé par son compagnon d'alors, Tim Robbins[2].

Actrice confirmée, elle donne la réplique à de jeunes acteurs d'Hollywood, par exemple en jouant la mère de Reese Witherspoon dans L'Heure magique (1997), de la jeune Jena Malone dans Ma meilleure ennemie (1998) face à Julia Roberts, de Natalie Portman dans Ma mère, moi et ma mère (1999), d'Erika Christensen dans Sex fans des sixties (2001) ou encore de Kieran Culkin et de Ryan Phillippe dans Igby (2002) de Burr Steers.

Elle campe désormais de nombreux seconds rôles importants, comme dans Irrésistible Alfie (2004) aux côtés de Jude Law, dans Shall We Dance ? (2004) avec Richard Gere et Jennifer Lopez ou encore dans Rencontres à Elizabethtown (2005) où elle est la mère d'Orlando Bloom.

Susan Sarandon en 2017

En 2016, elle participe au clip vidéo Fire du groupe de musique électronique Justice.

Dans le film Viper Club, sorti en , elle est en tête d'affiche dans le rôle d'une infirmière urgentiste dont le fils a été enlevé par des terroristes. Il s'agit du premier film produit en interne par Youtube.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Susan Sarandon a été mariée à l'acteur Chris Sarandon de 1967 à 1979. Elle se lie, à la fin des années 70, au cinéaste français Louis Malle. Elle a ensuite été en couple de 1988 à 2009 avec l'acteur-réalisateur Tim Robbins, avec lequel elle a eu deux enfants : Jack (né en 1989) et Miles (né en 1992). Elle a également une fille, Eva Amurri, née en 1985 de sa relation avec le réalisateur et scénariste Franco Amurri. En couple depuis cinq ans avec Jonathan Bricklin, entrepreneur de 31 ans son cadet, Susan Sarandon met un terme à leur relation en à la suite d'une participation de celui-ci à une émission de télé-réalité, car l'actrice n'aurait pas supporté les caméras suivant son compagnon en permanence[3]. En 2021, lorsqu'on lui demande ce qu'elle cherche chez un partenaire, Sarandon répond : « Quelqu'un qui a été vacciné contre la COVID-19. Je me fiche que ce soit un homme ou une femme »[4].

Engagements politiques[modifier | modifier le code]

En 2003, elle s'oppose à l'invasion américaine de l'Irak et interpelle le président américain à ce sujet[5].

Le , Susan Sarandon a été nommée Ambassadrice de bonne volonté de l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO)[6].

Susan Sarandon s'oppose à la peine de mort et critique le système judiciaire américain pour ses différences de traitement selon le niveau de vie et l'origine des personnes jugées[7].

Fervente partisane de Bernie Sanders aux primaires présidentielles du Parti démocrate américain de 2016, elle annonce le qu'elle ne votera pas pour Hillary Clinton, qu'elle juge corrompue, mais pour la candidate écologiste Jill Stein[8]. Elle dira par la suite d'Hillary Clinton : « J'ai pensé qu'elle était très, très dangereuse. On serait encore en train de forer, on serait en guerre (si elle était présidente). »[9] Elle a fait de nombreuses donations à des candidats démocrates au fil des années[10]. Elle soutient à nouveau Bernie Sanders lors de la primaire démocrate de 2020[11].

Elle est favorable à la prostitution (travail du sexe) et à la dépénalisation des clients des travailleurs et travailleuses du sexe[12].

En , il lui est reproché d'avoir retweeté un rapport dédouanant l'armée syrienne de l'attaque chimique de Douma. Selon Idress Ahmad, elle intervient à plusieurs reprises pour « salir les sauveteurs et les médecins syriens et diffamer les journalistes »[13].

En , après avoir soutenu la cause palestinienne et partagé une publication de Roger Waters, accusé d'antisémitisme, elle est exclue de l’agence d’artistes UTA (United Talent Agency)[14]. D'autres professionnels du cinéma ont perdu leur emploi ou un rôle après avoir exprimé des critiques contre les bombardements israéliens sur la bande de Gaza[15].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Années 1970[modifier | modifier le code]

Années 1980[modifier | modifier le code]

Années 1990[modifier | modifier le code]

Années 2000[modifier | modifier le code]

Années 2010[modifier | modifier le code]

Années 2020[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Séries télévisées[modifier | modifier le code]

Téléfilms[modifier | modifier le code]

Clips[modifier | modifier le code]

Jeu vidéo[modifier | modifier le code]

  • 2012 : Dishonored : Mamie Chiffons (Granny Rags en version originale)

Fiction audio[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Depuis 2002, elle a son étoile sur le Hollywood Walk of Fame au 6801 Hollywood Blvd. Elle a été également honorée par le festival international du film de Marrakech au Maroc en 2007.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Voix francophones[modifier | modifier le code]

En France, Béatrice Delfe est la voix régulière de Susan Sarandon[17]. Frédérique Tirmont l'a également doublée à six reprises.

Au Québec, Claudine Chatel est la voix québécoise régulière de l'actrice.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Prononciation en anglais américain retranscrite selon la norme API.
  2. [1], Paris Match, 2009.
  3. Nastassia Dobremez et Mis à jour le 14/04/16 15:34, « Susan Sarandon et Jonathan Bricklin : 31 ans de différence », sur linternaute.com (consulté le ).
  4. [2]
  5. (en-US) « Sarandon To Bush: Get Real On War », sur cbsnews.com (consulté le ).
  6. (en) « FAO appoints four new Goodwill Ambassadors »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur fao.org, (consulté le ).
  7. (en) « Susan Sarandon Fights to Save a Death Row Inmate's Life », sur PEOPLE.com (consulté le ).
  8. (en) Maxime Bourdeau, « Susan Sarandon, fervente supportrice de Bernie Sanders, ne votera pas pour Hillary Clinton à la présidentielle », sur Huffington Post, (consulté le ).
  9. (en-GB) Emma Brockes, « Susan Sarandon: ‘I thought Hillary was very dangerous. If she'd won, we'd be at war’ », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le )
  10. « NEWSMEAT ▷ Susan Sarandon's Federal Campaign Contribution Report », sur www.newsmeat.com, (version du sur Internet Archive)
  11. Bruno Odent, « La femme du jour. Jane Fonda »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur L'Humanité, .
  12. (en) Susan Sarandon, « Sex work is a job just like any other, but its criminalization exposes sex workers to discrimination, abuse & exploitation. Talking about it is the first step to reducing the stigma, but decriminalization is the only way to implement safeguards to protect those in this industry. », sur Twitter, (consulté le ).
  13. (en) The New Arab, « Pink Floyd star's attack on Syrian rescuers provokes outrage », sur english.alaraby.co.uk, (consulté le ).
  14. H. D, « Susan Sarandon et Melissa Barrera évincées et accusées d’antisémitisme après avoir soutenu la Palestine », sur La Voix du Nord, (consulté le ).
  15. « États-Unis. Le cas Susan Sarandon, ou les limites du militantisme à Hollywood », sur Courrier international,
  16. « La série de podcasts « Marvel’s Wastelanders » continue de s'étendre » sur Universdescomics.com
  17. a et b « Comédiennes ayant doublé Susan Sarandon en France » sur RS Doublage

Liens externes[modifier | modifier le code]

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