Victoria Abril

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Victoria Abril
Description de cette image, également commentée ci-après
Victoria Abril au Festival de Cannes 2013.
Nom de naissance Victoria Mérida Rojas
Naissance (59 ans)
Madrid, Espagne
Nationalité Drapeau de la France française, Drapeau de l'Espagne espagnole
Profession actrice, comédienne, chanteuse

Victoria Mérida Rojas, dite Victoria Abril, née le 4 juillet 1959 à Madrid, est une actrice, comédienne et chanteuse franco-espagnole.

Biographie[modifier | modifier le code]

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Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Elle est élevée, avec son frère Jésus et sa sœur Maria-Isabel, par leur mère infirmière après la séparation de leurs parents. Elle grandit à Malaga puis Madrid. Sa vocation première est la danse classique qu'elle pratique avec ardeur jusqu'à l'adolescence .

Très sportive, à huit ans elle se rêve gymnaste et suit des cours à l'Ecole nationale de danse de Madrid. En 1974, elle est diplômée du Conservatoire national de danse de Madrid. Sur les conseils de son professeur de danse, elle fait ses débuts d'actrice en 1975 dans le film Obsession (es) de Francisco Lara Polop.

À 16 ans, elle joue un tout petit rôle aux côtés d'Audrey Hepburn et Sean Connery dans le film américain La Rose et la Flèche, de Richard Lester, sorti en 1976. C'est à cette époque qu'elle change son nom en « Abril ». Elle enchaîne alors les seconds rôles en Espagne.

Révélation critique et commerciale (années 1980)[modifier | modifier le code]

En 1977, sa carrière marque une étape importante quand elle commence à travailler avec le cinéaste Vicente Aranda. Celui-ci lui offre un premier rôle périlleux, celui d'un garçon qui veut être une fille, dans le film Cambio de sexo. Grâce à cette œuvre elle est vite reconnue comme l'une des actrices les plus prometteuses du cinéma espagnol. Ce film n'est qu'un avant-goût de sa longue collaboration avec le réalisateur.

Entre 1976 et 1977, elle apparaît aussi à la télévision espagnole comme présentatrice et animatrice avec les jeux Un, dos, tres... responda otra vez et 625 lineas. Cela ne l'empêche pas de continuer à tourner pour le cinéma. Durant les années 1980, elle tourne avec les réalisateurs espagnols José Luis Borau, Jaime Chávarri, Manuel Gutiérrez Aragón, Jaime de Armiñán, Agustín Díaz Yanes, Manuel Gómez Pereira (es), Carlos Saura et, surtout, Pedro Almodóvar.

Parallèlement, elle tient des seconds rôles dans des films français. En 1980, elle tient des petits rôles dans une comédie potache de Max Pécas, Mieux vaut être riche et bien portant que fauché et mal foutu, puis dans un film d'auteur avec Annie Girardot, Le Cœur à l'envers, de Franck Apprederis. En 1983, elle apparaît dans le drame J'ai épousé une ombre, avec Nathalie Baye, mais joue aussi dans La Lune dans le caniveau, de Jean-Jacques Beineix. L'année suivante, elle tient un autre second rôle dans L'Addition, de Denis Amar. Ses performances dans ces deux projets lui vaut deux nominations consécutives au César de la meilleure actrice dans un second rôle en 1984 et 1985.

Almodóvar et comédies à succès en France (années 1990)[modifier | modifier le code]

L'actrice aux côtés de Pedro Almodóvar à la cérémonie des Césars 1993, où elle est nommée pour Talons aiguilles.

En Espagne, elle gagne l'Ours d'argent de la meilleure actrice au festival de Berlin 1991 pour Amants de Vicente Aranda. Dans la foulée, Pedro Almodóvar l'intronise comme sa muse au début des années 1990 : il lui offre le premier rôle de Attache-moi !, sorti en 1991, face à Antonio Banderas, puis de Talons aiguilles, aux côtés de Marisa Paredes, gros succès de l'année 1992. En 1994, elle joue dans Kika, dont le rôle-titre est tenu cette fois par Verónica Forqué. Il s'agira de sa dernière collaboration avec le cinéaste madrilène, qui lui préfère Pénélope Cruz durant la seconde moitié des années 1990 puis durant les années 2000.

En France, la comédienne s'impose comme une valeur comique sûre. En effet, si en 1993, elle tient le premier rôle féminin de la comédie américaine Jimmy Hollywood, sous la direction de Barry Levinson, ce sont des comédies françaises qui ont recours à elle durant les années 1990.

En effet, Gérard Jugnot, après l'avoir rencontrée à l'occasion d'un caméo en 1986 dans la comédie Nuit d'ivresse, avec Josiane Balasko et Thierry Lhermitte, lui confie un rôle en 1988 dans son troisième long-métrage comme réalisateur, Sans peur et sans reproche. Ils collaboreront de nouveau pour la comédie dramatique Une époque formidable... en 1992, puis pour Casque bleu, en 1994. Mais en 1995, c'est face à Josiane Balasko, actrice et réalisatrice, qu'elle s'impose dans la comédie de moeurs Gazon maudit. Elle y joue Loli, l'épouse modèle d'un homme moyen incarné par Alain Chabat, qui se découvre une passion homosexuelle pour une femme de passage interprétée par Josiane Balasko.

En 1996, en Espagne, elle gagne un prix Goya en tant que meilleure actrice pour le film Personne ne parlera de nous quand nous serons mortes de Agustin Diaz Yanes. Au total, elle aura été nommée 11 fois aux « Goyas ». En 1998, elle est enfin propulsée tête d'affiche d'un film français, avec La Femme du cosmonaute, de Jacques Monnet. L'année suivante, Charlotte de Turckheim lui confie aussi le premier rôle de sa première réalisation, la comédie semi-autobiographique Mon père, ma mère, mes frères et mes sœurs....

Passage au second plan (années 2000)[modifier | modifier le code]

Les années 2000 vont cependant marquer un passage à des projets moins exposés. En 2001, elle suprend en tenant le premier rôle d'une comédie romantique islandaise, 101 Reykjavík, premier long-métrage de Baltasar Kormakur.

En Espagne, elle continue à tourner avec Agustín Díaz Yanes - Sans nouvelles de Dieu (2003) et Sólo quiero caminar (2008), Carlos Saura - Le Septième Jour (2005), Vicente Aranda - Tirant le Blanc (2005) - et retrouve même Antonio Banderas comme réalisateur pour Summer rain. En France, si l'on exclut la comédie noire Leur morale... et la nôtre, dont elle partage l'affiche avec André Dussollier, elle se contente de seconds rôles dans les comédies de Charlotte de Turckheim - Les Aristos (2006) et Mince alors ! (2012) - ou encore dans 48 heures par jour, de Catherine Castel, avec Aure Atika et Antoine de Caunes dans les premiers rôles.

En 2004, elle joue aussi face à Gilbert Melki dans la production espagnole Piégés (Incautos) de Miguel Bardem (es).

Télévision (années 2010)[modifier | modifier le code]

La comédienne aux côtés de Claudia Cardinale, à la cérémonie des Lumières 2015.

Elle n'apparait que dans quatre films durant les années 2010, dont la comédie Joséphine s'arrondit, de Marilou Berry, la fille de Josiane Balasko. C'est également une maman qu'elle incarne à télévision française depuis 2010 dans la série à succès de TF1 Clem, dont le rôle-titre, celui d'une adolescente de 16 ans tombant enceinte, est incarnée par Lucie Lucas.

En mai 2013 elle devient jurée sur l'émission Un air de star sur M6.

En 2014, elle revient sur le petit écran espagnol avec la série Sin Identidad (es)[1]. Elle y interprète une ancienne prostituée alcoolique à qui on a retiré la garde de son enfant sous Franco. Ce rôle lui vaut une nomination aux « premios actores y actrices »[2]. La fiction est récompensée au Festival des créations télévisuelles de Luchon[3]. Elle reste pour le moment inédite en France.

En France, elle apparait aussi dans d'autres programmes télévisés, comme un épisode de la série policière Capitaine Marleau, en 2016, sous la direction de Josée Dayan, ou en portant le téléfilm judiciaire La Loi de Gloria en 2017. En 2011, elle apparait aussi dans la mini-série chorale Les Beaux Mecs.

En juin 2018, elle annonce son départ de Clem au bout de 8 saisons. Elle déclare n'avoir pas choisi de quitter la série[4].

Elle rebondit vers un rôle de guest dans la série policière de France 2 Caïn, puis en tournant la mini-série espagnole Diaz de Navidad pour Netflix[5]. La fiction suit le parcours de quatre soeurs, et les autres rôles seront tenus par Verónica Forqué et Elena Anaya.

Chanson[modifier | modifier le code]

Victoria Abril sur scène à Madrid en 2006.

Parallèlement au cinéma, au théâtre et à la télévision, elle mène une carrière de chanteuse en sortant cinq disques en Espagne. Elle se présente à la sélection espagnole pour le concours Eurovision de la chanson en 1979 avec la chanson Bang-Bang-Bang, mais elle perd contre Betty Missiego.

En 2004, elle sort un disque où elle interprète des standards de la bossa nova appelé Putcheros do Brasil, et tourne en concert durant trois ans à l'international. En 2007, elle sort l'album Olala, suivi de deux ans de tournée.

Elle a également dit le texte parlé dans le conte musical Pierre et le loup de Serge Prokofiev, à la cité des Congrès à Nantes.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Années 1970

Années 1980

Années 1990

Années 2000

Années 2010

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Putcheros do Brasil, RCA, 2005 et 2006.
    Victoria Abril y interprète des standards de la bossa nova.
  • Olala!, RCA, 2007.
    Pour son deuxième album, Victoria Abril réunit quatre grandes familles du flamenco de l'Andalousie et de l'Extremadure : Los Moraos (Cadiz), Los Habichuelas (Granada), Los Parrilla (Jerez), Los Porrinas (Badajoz). Elle y interprète des classiques de la chanson française ainsi qu'une chanson en espagnol en faveur de l'euthanasie.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Engagements[modifier | modifier le code]

Victoria Abril soutient l'action de l'association Orphelinats d'Afrique[7] (OA).

Le , elle cosigne une lettre ouverte[8] aux citoyens afin de se lever contre la loi Création et Internet, avec Chantal Akerman, Christophe Honoré, Jean-Pierre Limosin, Zina Modiano, Gaël Morel, Catherine Deneuve, Louis Garrel, Yann Gonzalez, Clotilde Hesme, Chiara Mastroianni, Agathe Berman et Paulo Branco.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]