Nicole Kidman

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Nicole Kidman
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Nicole Kidman à la Berlinale 2015.

Nom de naissance Nicole Mary Kidman
Naissance (49 ans)
Honolulu (Hawaï)
Drapeau des États-Unis États-Unis
Nationalité Drapeau de l'Australie Australienne
Drapeau des États-Unis Américaine
Profession Actrice
Productrice
Films notables Prête à tout
Eyes Wide Shut
Moulin Rouge !
Les Autres
The Hours
Australia
Rabbit Hole
Site internet Site officiel de l'actrice

Nicole Kidman (prononciation anglaise /nɪˈkou̯l ˈkɪdmən/) est une actrice et productrice de cinéma australo-américaine, née le à Honolulu (dans l'État d'Hawaï).

Considérée comme l'une des plus grandes actrices de sa génération et l'une des plus belles femmes du monde, elle est reconnue pour l'intensité dramatique de ses compositions, sa capacité à s'effacer derrière ses personnages et l'audace de ses choix, alternant entre films populaires et cinéma indépendant. Au cours de sa carrière, elle interprète de nombreux rôles marquants, notamment en 1995 dans Prête à tout de Gus Van Sant, film qui la révèle au grand public et où elle tient le rôle d'une jeune journaliste obsédée par la célébrité. Ses compositions mémorables incluent le rôle d'une femme dont le mariage est en difficulté dans le sulfureux dernier film de Stanley Kubrick, Eyes Wide Shut (1999), son interprétation d'une danseuse de cabaret dans le film musical de Baz Luhrmann, Moulin Rouge (2001), pour lequel elle reçoit sa première nomination à l'Oscar, ou encore sa performance d'une mère infanticide dans le thriller d'Alejandro Amenábar, Les Autres (2001). Son incarnation de Virginia Woolf dans The Hours en 2002 lui vaut l'Oscar, le Golden Globe, le BAFTA et l'Ours d'argent de la meilleure actrice.

Devenue l’une des actrices les plus célèbres et les mieux payées d’Hollywood, Kidman est dirigée par les plus grands réalisateurs et s’essaie à différents genres, passant du drame historique de Anthony Minghella, Retour à Cold Mountain (2003), au drame expérimental de Lars Von Trier, Dogville (2003), du thriller politique de Sydney Pollack, L'Interprète (2005), à la fresque de Baz Luhrmann, Australia (2008). Ses prestations dans le drame Birth (2004) et le thriller Paperboy (2012) lui apportent des nominations aux Golden Globes, respectivement en tant que meilleure actrice et meilleure actrice dans un second rôle. En 2011, elle est de nouveau proposée à l’Oscar pour sa prestation dans le drame intimiste Rabbit Hole et reçoit l’année suivante une première nomination aux Emmy Awards pour son rôle de Martha Gellhorn dans Hemingway & Gellhorn en tant que Meilleure actrice dans une mini-série ou un téléfilm.

Depuis plusieurs années, Nicole Kidman met sa notoriété au service de la défense des droits de la femme et des enfants. Elle est devenue ambassadrice de bonne volonté pour l'Unicef en 1994 et pour l'UNIFEM en 2006.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Nicole Mary Kidman est l'aînée de deux enfants. Sa sœur, Antonia Kidman, deviendra journaliste. Son père, le Dr Anthony David Kidman est biochimiste, psychologue et écrivain. Il possède un cabinet à Lane Cove, Nouvelle-Galles du Sud, Australie[1],[2],[3]. Sa mère, Janelle Ann Glenny, est enseignante dans une école d'infirmières et membre de la Women's Electoral Lobby. Elle édite les livres de son mari. À la naissance de Nicole Kidman en 1967, son père est en visite chez un condisciple au National Institute of Mental Health des États-Unis. La famille retourne en Australie lorsque la petite Nicole a quatre ans. Ses parents habitent North Shore (Sydney), une région suburbaine de Sydney. Nicole Kidman a des ascendants irlandais par ses aïeux, James and Bridget Callachor, établis à Sydney en 1842[4].

Nicole Kidman fait ses études à l'école publique de Lane Cove puis au North Sydney Girls' High School. Elle se découvre très jeune une véritable passion pour la danse classique, avant de se tourner vers le théâtre qui lui permet de combattre sa timidité (elle est complexée par sa grande taille : 5 pieds 10 pouces à l'âge adulte, soit environ 1,78 m)[5]. En 1984, un cancer du sein diagnostiqué chez sa mère contraint Nicole Kidman, alors âgée de 17 ans, à interrompre ses études et à travailler comme masseuse kinésithérapeute pour subvenir aux besoins de la famille[6]. Elle reprend ses cours au Victorian College of the Arts de Melbourne puis, avec Naomi Watts, au Phillip Street Theatre de Sydney avant de postuler avec succès à l'Australian Theatre for Young People.

Carrière[modifier | modifier le code]

Débuts au cinéma[modifier | modifier le code]

Sa première apparition au cinéma date de 1983 dans Bush Christmas, un drame australien qui rencontre un certain succès dans le pays. La même année, elle figure au générique du Gang des BMX (BMX Bandits). Elle continue à mener sa carrière en Australie, avec la série télévisée Diligence express (Five mile creek)[7], avant de tenter l'aventure hollywoodienne : tout d'abord en s'embarquant en 1989 dans le bateau maudit de Calme Blanc (un thriller australo-américain), puis en incarnant l'année suivante la petite amie de Tom Cruise dans le film d'action Jours de tonnerre.

Années 1990[modifier | modifier le code]

Elle tient le rôle principal féminin dans le drame Billy Bathgate. En 1991, Billy Bathgate entre dans la bande du célèbre gangster Dutch Schultz. Ce dernier, froid, cynique et paranoïaque, n'hésite pas à faire exécuter son adjoint dont il s'approprie la maîtresse, Drew. Il cherchera plus tard à la tuer, mais Billy, qui en est tombé amoureux, décide d'assurer sa protection. Ce film lui vaut sa première nomination aux Golden Globes dans la catégorie meilleure actrice pour un second rôle.

Après s'être mariée avec Tom Cruise en 1990, elle le retrouve dans Horizons lointains de Ron Howard. À la fin du siècle dernier, un jeune couple d'Irlandais que tout sépare part à l'assaut du Nouveau Monde. Présenté au Festival de Cannes, le film rencontre un certain succès, mais est une déception au box-office.

Le thriller Malice est aussi une déception. Il narre l'histoire d'Andy et Tracy, un couple heureux filant le plus parfait amour, jusqu'à l'arrivée du Dr Jed Hill qui, non content de déplaire à la jeune femme, pratique sur elle en urgence et en accord avec Andy, l'ablation de ses ovaires. Parallèlement à ses malheurs conjugaux, Andy, accusé injustement du viol et du meurtre de plusieurs jeunes filles, mène l'enquête pour se disculper. Bien que cette sordide affaire de meurtres en série demeure une intrigue mineure dans le film, la résolution de celle-ci informe Andy de détails qui l'amènent à s'interroger sur sa femme qu'il semble, finalement, mal connaître.

À cette époque, Nicole Kidman est une vedette reconnue, d'une part parce qu'elle est la compagne de Tom Cruise, d'autre part grâce à ses premiers rôles dans des productions importantes[8]. Mais elle n'est pas encore reconnue comme une grande actrice[8]. Elle va pouvoir « déployer toutes ses capacités » dans le film Prête à tout de Gus Van Sant où elle incarne Suzanne Stone, une jeune femme qui pour atteindre son rêve de devenir une star du petit écran, ira jusqu'à manipuler un adolescent pour assassiner son mari[8]. Après le forfait de Meg Ryan qui devait initialement jouer le personnage, Nicole Kidman a appelé Gus Van Sant en lui disant qu'elle était « destinée » à jouer ce rôle[5]. Il a déclaré qu'elle avait beaucoup travaillé pour développer le personnage[5]. Elle a notamment passé trois jours entiers enfermée dans une chambre d'hôtel avec Tom Cruise, la télévision allumée en permanence, pour préparer le rôle[5]. Ce film révèle l'actrice qui devient plébiscitée à Hollywood. Grâce à ce rôle, l'actrice passe son salaire de 500 000 à 2 millions et demi de dollars, et obtient un Golden Globe.

Elle tourne alors dans le troisième volet de la saga Batman, Batman Forever. Elle y côtoie Val Kilmer, Tommy Lee Jones, Jim Carrey. Le film est un énorme succès en rapportant plus de 300 millions de dollars.

Le succès critique du film arrive avec Portrait de femme de Jane Campion. À la fin des années 1800, Isabel Archer, jeune Américaine en visite chez ses cousins anglais, choque son entourage par son esprit libre et aventureux. Son cousin Ralph, phtisique incurable, l'aime en secret. Elle part à Florence où une amie la jette dans les bras de son amant, Gilbert Osmond. Isabel l'épouse. Quelques années plus tard, elle découvre qu'elle a été manipulée. Elle affronte son mari et retourne auprès de Ralph, qui lui avoue son amour sur son lit de mort. L'actrice a pour partenaires John Malkovich et Shelley Duvall.

Nicole Kidman tourne ensuite avec George Clooney dans Le Pacificateur. Elle y interprète le docteur Julia Kelly, responsable de la sécurité nucléaire à Washington, qui se voit confier la direction des recherches. On lui adjoint un coéquipier aux méthodes très personnelles mais efficaces, le lieutenant-colonel Tom Devoe. Il réussissent à récupérer la quasi-totalité des missiles. Mais l'un des terroristes, Vlado, s'échappe, emportant une ogive dans son sac à dos. Le film rapporte plus de 100 millions de dollars.

Son film suivant Les Ensorceleuses, est tourné juste après Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick mais sort en salle avant. Les Ensorceleuses est une fable comique et noire racontant l'histoire de deux sœurs magiciennes et d'une malédiction qui fait mourir prématurément les hommes dont elles ont le malheur de tomber amoureuses. Après le long tournage d'un an d’Eyes Wide Shut, Kidman voulait prendre des vacances avec son mari Tom Cruise mais accepta finalement le rôle de la sorcière Gillian Owens, la sœur de Sally. Elle a avoué qu'elle ne supportait pas les tics de sa compagne, Sandra Bullock. Le titre québécois de ce film est Amour et Magie.

La carrière de Nicole Kidman part en flèche avec Eyes Wide Shut, le dernier film de Stanley Kubrick. Le tournage débute le 4 novembre 1996 pour s'achever le 31 janvier 1998, un record de longévité. Et de quoi nourrir les critiques, potins et éditos de tous médias. La première bande annonce du film n'apparaîtra qu'en février 1999. Le tout pour un budget de 65 millions de dollars. Raisonnable. Mais le coût hollywoodien est bien plus élevé : Kidman comme son mari Tom Cruise avaient accepté des revenus moins importants que d'habitude, 6 millions de dollars, et avaient refusé de nombreux projets, tout en déménageant en Angleterre. Un tournage long mais aussi chaotique, et même très difficile.

Stanley Kubrick, perfectionniste absolu, fait faire des journées de seize heures. Tom Cruise en fait un ulcère. Une crise de nerfs aussi, puisqu'il faillit tout quitter en cours de production. Cette « impression de tournage sans fin faisait pression » sur le couple. D'autant que les médias londoniens, tabloïds en tête, traquent le couple et lancent de nombreuses rumeurs : Tom Cruise serait déguisé en drag-queen, le couple aurait eu affaire à des sexologues pour jouer leurs rôles...

La distribution principale comprenait aussi Harvey Keitel et Jennifer Jason Leigh. Tous les deux seront évincés. Officiellement parce qu'ils avaient d'autres projets prévus et signés (un film sur Elvis Presley pour Harvey Keitel, eXistenZ pour Jennifer Jason Leigh). Harvey Keitel sera remplacé par Sydney Pollack et toutes les scènes sont à refaire. C'est lui qui a donné le numéro de fax de Cruise et Kidman à Stanley Kubrick, afin qu'il les contacte. À la suite de ce fax, et à l'accord de principe des deux stars, Kubrick enverra par courrier express le scénario en demandant un retour obligatoire le lendemain.

Cruise et Kidman, qui ont vu le film en mars juste avant la mort de Stanley Kubrick, sont sous le choc en sortant de la projection. Après le choc, Nicole Kidman reconnaît que le film suscitera la polémique et finalement qu'elle en est très fière. Les deux confirment que Kubrick n'a subi aucune pression, et que le film est tel qu'il le voulait. Aujourd'hui, ils assument leurs rôles de représentants de ce testament visuel. Le film se place bien au box-office en rapportant 106 400 000 USD dans le monde. Nicole Kidman est désormais considérée et reconnue pour ce rôle.

Pendant son temps libre sur le tournage d'Eyes Wide Shut, Nicole Kidman voit plusieurs pièces de théâtre[9]. Elle rencontre le dramaturge David Hare ainsi que le metteur en scène Sam Mendès et leur parle de son désir de jouer sur scène. Sam Mendès demande alors à Hare d'adapter la pièce de Arthur Schnitzler, La Ronde, qu'il rebaptise The Blue Room[10]. Nicole Kidman a pour seul partenaire l'acteur britannique Iain Glen et les deux doivent jouer chacun cinq personnages. Kidman interprète une jeune femme naïve, une fille au pair, une épouse, un mannequin et une actrice[10]. La pièce, jouée en 1998 au théâtre Donmar Warehouse de Londres, est un triomphe aussi bien auprès du public que de la critique. La performance de Nicole Kidman est acclamée et Charles Spencer, dans sa critique devenue célèbre pour The Daily Telegraph, la décrit comme du « pure theatrical Viagra »[11].

Années 2000[modifier | modifier le code]

Nicole Kidman à Cannes en 2001.

En 2001, l'année de son divorce très médiatisé d'avec Tom Cruise, Kidman est l'héroïne du film musical de Baz Luhrmann, Moulin Rouge, dans lequel elle joue Satine, une danseuse de cabaret dont tombe amoureux un jeune poète anglais, Christian, interprété par Ewan McGregor. Elle commence un long processus de préparation en prenant des cours de chant et de danse. Au cours d'une répétition précédent le tournage, Ewan McGregor manque de la rattraper alors qu'elle se lance dans ses bras pour les besoins d'une scène[12]. Malgré une côte fracturée, Kidman est rétablie lorsqu'elle commence les prises du vues en novembre 1999. Le tournage dure huit mois et l'expérience est difficile pour elle. Elle doit porter tous les jours un corset serré au maximum afin d'avoir la taille la plus fine possible[13]. Vers la fin du tournage, elle chute d'un escalier servant au décor. Elle se froisse alors un cartilage et deux de ses côtes sont fracturées. Malgré la souffrance qu'elle ressent, Kidman revient sur le plateau après deux semaines de convalescence[12]. Le film, qui fait l'ouverture du Festival de Cannes 2001, est un triomphe tant sur le plan artistique que commercial et devient l'un des films populaires de Kidman. Pour son interprétation, elle reçoit sa première nomination à l'Oscar et remporte son second Golden Globe, celui de la meilleure actrice dans un film musical ou une comédie, ainsi qu'un Satellite Award.

La même année, Alejandro Amenábar lui offre le rôle principal de son thriller Les Autres. Kidman commence par refuser d'interpréter Grace Stewart, une femme dont les deux enfants craignent la lumière du jour et qui est persuadée que sa maison est hantée par un esprit. Stewart est une mère infanticide et Kidman décline tous les rôles qui lui demande d'être violente envers un enfant[14]. Amenábar parvient finalement à la convaincre et Kidman choisit de rendre son personnage fragile afin que le spectateur puisse comprendre son acte. « J'ai trouvé la motivation en me mettant du point de vue de Grace qui décide d'ôter la vie de ses enfants parce qu'elle estime que le monde est un endroit trop cruel pour eux. »[15] Le film est un grand succès et Kidman, qui obtient des avis élogieux de la part de la critique, reçoit des nominations pour un Golden Globe et un BAFTA.

Toujours en 2001, Kidman joue aux côtés de Vincent Cassel et Mathieu Kassovitz dans Nadia de Jez Butterworth. Elle y tient le rôle titre et apprend à parler russe pour les besoins de son personnage. La production décide de tourner une partie du film à Sydney afin que Kidman, alors toujours mariée, ne soit pas éloignée de Tom Cruise, lui-même en tournage dans la ville[16]. Le film connaît un succès modéré mais Kidman est applaudie par la critique.

En 2002, Kidman partage l'affiche du film de Stephen Daldry, The Hours, avec Meryl Streep et Julianne Moore. Elle y interprète la romancière Virginia Woolf durant les années 1920 au moment où, accablée par la maladie mentale, elle commence l'écriture de son roman, Mrs Dalloway. Kidman accepte de tourner le film à cause des parallèles entre sa vie et celle de Woolf et en particulier à cause d'une scène où elle fuit le domicile conjugal et une vie qui lui est devenue insupportable : « Je me souviens mot pour mot de ce qu'elle dit à ce moment : « Je mène une existence que je n'ai plus le moindre désir de poursuivre. J'habite dans une ville où je n'ai plus la moindre volonté de vivre. » Je m'en souviens car, jamais, les mots placés dans la bouche d'un de mes personnages n'avaient à ce point semblé m'appartenir. »[17] Pour jouer Woolf, Kidman porte un faux nez et apprend à écrire de la main droite. En pleine dépression au moment du tournage, elle avoue plus tard avoir eu des idées de suicide. C'est en tournant la scène où Woolf met fin à ses jours que Kidman choisit de vivre. « À cette époque, j'étais au plus bas et jouer Woolf m'a permis d'apprécier la vie. »[18] Le film est un succès aussi bien critique que commercial. Kidman remporte plusieurs prix pour sa prestation, un Ours d'argent de la meilleure actrice, qu’elle partage avec Streep et Moore, un BAFTA, son troisième Golden Globe et devient la première actrice australienne à recevoir l'Oscar de la meilleure actrice. Lors de son discours de remerciements à la 75e cérémonie des Oscars en 2003, Kidman rappelle l'importance de l'art, même en temps de guerre : « Pourquoi venons nous aux Oscars à un moment où le monde est dans une telle agitation ? Parce que l'art est important. Et parce qu'il faut croire en ce que l'on fait, il faut l'honorer et c'est une tradition qui doit être perpétuée. »

Kidman au Festival de Cannes 2003 pour la présentation de Dogville.

En 2003, elle tient le rôle principal du drame expérimental de Lars Von Trier, Dogville, tourné dans un décor minimaliste. Elle y joue une jeune femme poursuivie par des gangsters, Grace, qui trouve refuge dans la ville minière de Dogville et finit par devenir l'esclave de ses habitants. Kidman est fascinée par le scénario, que Von Trier a écrit spécialement pour elle, et reste dans la peau de son personnage tout le long du tournage. La scène qui lui est le plus difficile à tourner est celle où Grace doit marcher une chaîne nouée autour de son cou et attachée à une lourde roue en métal. Kidman manque de s'étouffer et l'équipe se rend compte à la fin de la prise qu'elle souffre réellement[19]. Présenté au Festival de Cannes, le film et la prestation de Kidman sont acclamés par la critique. Peter Bradshaw, dans sa critique pour The Guardian, trouve l'actrice « formidable »[20] et Anthony Oliver Scott du New York Times estime qu'elle arrive à « combiner parfaitement ruse et vulnérabilité »[21].

La même année, elle joue aux côtés d'Anthony Hopkins dans le drame La Couleur du mensonge réalisé par Robert Benton. Le film est présenté hors compétition à la Mostra de Venise et reçoit des critiques mitigées. Toujours en 2003, Kidman tient l'un des rôles principaux du drame historique, Retour à Cold Mountain, de Anthony Minghella, avec également Jude Law et Renée Zellweger. Le tournage a lieu en Roumanie et est une expérience « profonde » et « magique » pour elle malgré les conditions extrêmes auxquelles l'équipe doit faire face. Le réalisateur se voit contraint de couper certaines scènes à cause de pluies torrentielles et une inondation du plateau. L'équipe doit également tourner en hiver sous des températures pouvant atteindre les - 40 degrés[22]. Le film est un succès critique et public avec 173 millions de dollars de recettes. Pour sa prestation, Kidman reçoit une nouvelle nomination pour un Golden Globe.

En 2004, Kidman se voit proposer Birth. L'histoire est celle d'Anna, une jeune femme perturbée par un garçon de dix ans qui prétend être la réincarnation de son défunt mari. Bien qu'elle aime le scénario, Kidman n'est pas sûr de vouloir faire le film mais change d'avis lorsqu'elle découvre que Jonathan Glazer, dont elle admire le précédent film Sexy Beast, doit en être le réalisateur[23]. Le film suscite la controverse à la Mostra de Venise, où il est présenté en compétition, à cause d'une scène où le personnage de Kidman prend un bain avec le jeune garçon. Kidman déclare alors à la conférence de presse : « Ce n'est pas que je voulais faire un film où j'embrasse un garçon de dix ans. Je voulais faire un film où l'on comprend l'amour. »[24] Sa prestation dans le film lui apporte une septième nomination pour un Golden Globe.

La même année, Kidman apparaît dans la comédie fantastique Et l'homme créa la femme, un remake du film de 1975, Les Femmes de Stepford. Le tournage s'avère difficile en raison de nombreuses tensions entre le réalisateur, Frank Oz, et ses acteurs, dont Kidman, Christopher Walken, Glenn Close et Bette Midler[25]. À la suite de projections test désastreuses, le film est réécrit et de nouvelles scènes sont tournées[26]. Mécontente du nouveau scénario, Kidman songe même à quitter le projet. Le film est un échec aussi bien critique que commercial, et Kidman, comme plusieurs de ses partenaires, regrette d'avoir fait le film.

Kidman en 2006.

L'année suivante, Kidman est à l'affiche du dernier film réalisé par Sydney Pollack, le thriller politique L'Interprète, dans lequel elle donne la réplique à Sean Penn. Elle y tient le rôle de Sylvia Broome, une interprète à l'ONU traquée par des tueurs après avoir surpris une conversation révélant un complot contre un chef d'État africain. Le film reçoit des critiques mitigées mais est un succès public. Toujours en 2005, Kidman reprend le rôle d'Elizabeth Montgomery dans l'adaptation au cinéma de Ma sorcière bien-aimée. Le scénario narre l'histoire d'Isabel, une jeune sorcière déterminée à vivre sans sorcellerie et à qui un jeune acteur, joué par Will Ferrell, propose de jouer à ses côtés dans le remake de la série Ma sorcière bien-aimée. Le film reçoit en majorité des critiques négatives et n'obtient pas le succès escompté au box-office.

En 2006, Kidman prête ses traits à la photographe américaine Diane Arbus dans le film Fur : Un portrait imaginaire de Diane Arbus de Steven Shainberg. Elle donne la réplique à Robert Downey Jr. et reste dans la peau de son personnage tout le long du tournage[27]. Le film n'est pas un succès commercial mais la critique loue son interprétation. La même année, elle est la voix de Norma Jean, un manchot femelle, dans le film d'animation Happy Feet.

En 2007, Kidman est au générique du film Invasion, réalisé par Oliver Hirschbiegel, un remake du classique de science-fiction de Don Siegel, L'Invasion des profanateurs de sépultures. Elle y joue le rôle de Carol Bennell, une psychiatre, qui découvre que des extraterrestres s'emparent de chaque être humain pendant son sommeil. Le tournage débute fin septembre 2005 et dure quarante cinq jours. Le montage du réalisateur ne satisfait pas le studio Warner qui engage les Wachowski pour réécrire le scénario et le réalisateur James McTeigue pour retourner plusieurs scènes. Pendant le tournage, Kidman est légèrement blessée au cours d'un accident où la voiture dans laquelle elle se trouve heurte un lampadaire[28]. Elle est brièvement hospitalisée et, malgré plusieurs côtes fêlées, retourne rapidement sur le plateau[29]. Le film récolte de nombreuses critiques négatives et est un échec commercial.

La même année, Kidman partage avec Jack Black et Jennifer Jason Leigh l'affiche de la comédie dramatique Margot va au mariage de Noah Baumbach. Elle y tient le rôle de Margot, un écrivain à succès, qui rend visite à sa sœur sur le point de se marier. Pendant le tournage, Kidman et ses partenaires emménagent ensemble dans une maison des Hamptons pour parfaire leurs interprétations[30]. Le film est présenté pour la première fois au Festival du film de Telluride où il reçoit des critiques mitigées. Kidman est cependant nommée pour un Satellite Award de la meilleure actrice.

Toujours en 2007, Kidman joue dans le film À la croisée des mondes : La Boussole d'or, réalisé par Chris Weitz et adapté du livre Les Royaumes du Nord, premier tome de la trilogie À la croisée des mondes écrite par Philip Pullman. N'étant pas fan du genre fantastique, elle commence par refuser d'interpréter la méchante Marisa Coulter. Weitz et Pullman lui font alors chacun parvenir une lettre lui demandant de reconsidérer le rôle et Kidman, saisissant la complexité du personnage, finit par accepter[31]. Le film rencontre un accueil critique mitigé mais la prestation de Kidman est louée. Peter Bradshaw estime, dans sa critique pour The Guardian, qu'elle est « à son meilleur dans ce genre de rôle : sculpturale, élégante, séduisante, avec une certaine froideur »[32]. Pour Manohla Dargis de The New York Times, l'actrice est une « déesse de glace parfaite » et ajoute qu'elle a « rarement été aussi belle »[33]. Malgré plus de 372 millions de dollars de recettes, le film n'est pas le succès commercial escompté par le studio New Line Cinema qui abandonne l'idée d'en faire une suite.

Kidman en 2008.

Le seul film dans lequel apparaît Kidman en 2008 est le romantique Australia. Le film, pour lequel elle retrouve le réalisateur Baz Luhrmann, se déroule dans le nord de l'Australie et narre l'histoire d'amour entre une aristocrate anglaise, qu'elle incarne, et un cow boy, incarné par Hugh Jackman au moment où les japonais s'apprêtent à bombarder Darwin pendant la Seconde Guerre mondiale. Pour les besoins du film, Kidman apprend à rassembler un troupeau et à castrer des jeunes taureaux[34]. Le tournage s'avère épuisant pour l'équipe et Kidman, comme Jackman, s'évanouit au cours d'une scène à cheval à cause de la chaleur[35]. Lors d'une scène se déroulant sous une tente, Kidman enlève un un scorpion venimeux de la jambe de Jackman[36]. Le film engendre plus de 211 millions de dollars de recettes au niveau mondial, mais reçoit un accueil mitigé de la part de la critique. Kidman, qui n'aime pas se voir à l'écran, déclare dans un entretien être incapable de regarder le film et d'être fière de sa prestation[37].

En 2009, Kidman est à l'affiche du film musical de Rob Marshall, Nine, dans lequel elle a pour partenaires Daniel Day-Lewis, Marion Cotillard, Penélope Cruz, Judi Dench et Sophia Loren. Elle y joue Claudia Jenssen, une star de cinéma et muse du personnage principal, le réalisateur Guido Contini, joué par Day-Lewis. Marshall, qui a écrit le rôle spécialement pour elle, veut faire de Kidman une « déesse », à l'image de Anita Ekberg dans La dolce vita. Kidman interprète son personnage en s'inspirant de cette dernière, avec un accent suédois, et chante au cours d'une scène la chanson Unusual Way[38]. Le film n'est pas un succès mais Kidman reçoit, avec ses partenaires, une nomination pour le Screen Actors Guild Award de la meilleure distribution.

Années 2010[modifier | modifier le code]

En 2010, Kidman produit et joue dans Rabbit Hole de John Cameron Mitchell. Le film, adapté d'une pièce homonyme de David Lindsay-Abaire ayant reçu le Prix Pulitzer, narre l'histoire d'un couple qui tente de redonner un sens à leur vie après la mort de leur enfant. Kidman y voit le potentiel d'un grand rôle et passe un an à réunir le budget d'environ cinq millions de dollars[39]. Le tournage est pour elle « émotionnellement épuisant » et « perturbant » puisqu'elle affronte une de ses plus grandes peurs[40]. Présenté pour la première fois au Festival international du film de Toronto 2010, Rabbit Hole reçoit une ovation debout de la part du public[41]. Le film est également plébiscité par la critique et la prestation de Kidman fait l'unanimité. Kenneth Turan du Los Angeles Times la trouve « exceptionnelle »[42] et Tim Robey de The Telegraph estime qu'il s'agit de son meilleur rôle depuis Birth[43]. Pour Peter Travers de Rolling Stone, elle est « stupéfiante - subtile, féroce, brutalement drôle et tendre lorsque l'on s'y attend le moins »[44]. Kidman reçoit sa troisième nomination à l'Oscar et est aussi nommée pour un Screen Actors Guild Award et un Golden Globe.

Kidman en 2011.

En 2011, Kidman fait une apparition dans Le Mytho, une comédie avec Adam Sandler et Jennifer Aniston, et confie avoir eu besoin de tourner un film léger après Rabbit Hole[45]. La même année, elle joue aux côtés de Nicolas Cage dans Effraction. Le film, réalisé par Joel Schumacher, raconte l'histoire d'un couple pris en otage. Kidman s'imprègne de la violence de l'histoire et des scènes qu'elle tourne au point d'en faire des cauchemars une fois rentrée chez elle[46]. Le film est un échec, aussi bien critique que commercial, mais le jeu d'actrice de Kidman est salué.

Kidman estime être arrivée à un stade de sa carrière où elle souhaite se mettre en danger, « être bousculée et poussée au-delà de mes limites. »[47] En 2012, elle joue dans le sulfureux film policier, Paperboy, réalisé par Lee Daniels, avec également Zac Efron, Matthew McConaughey et John Cusack. Elle y incarne Charlotte Bless, une nymphomane amoureuse d'un prisonnier, condamné à mort, qu'elle tente de sauver avec l'aide de deux journalistes. Daniels prévient Kidman que le tournage sera difficile et lui fait tourner le premier jour une brutale scène de sexe avec Cusack, mimer une fellation au parloir d'une prison le deuxième jour et uriner sur Efron le troisième[48]. Kidman refuse cependant de prendre du poids et de dire le mot « nègre », ayant un fils afro-américain[49]. Elle reste dans son personnage tout le long du tournage et ne s'est pas rappelé des scènes de sexe avant de voir le film pour la première fois[50]. Le film suscite la controverse et crée le scandale au Festival de Cannes où il est présenté en compétition officielle. Kidman est acclamée par la critique pour sa prestation et nommée pour un Saturn Award, un Screen Actors Guild Award et un Golden Globe de la meilleure actrice dans un second rôle.

Kidman présente également Hemingway & Gellhorn, en sélection officielle hors-compétition, au Festival de Cannes en 2012. Dans ce téléfilm HBO tourné avant Paperboy, elle prête ses traits à la correspondante de guerre Martha Gellhorn. Clive Owen lui donne la réplique dans le rôle de l'écrivain Ernest Hemingway. Le film, réalisé par Philip Kaufman, reçoit des critiques mitigées. Kidman est cependant saluée pour sa prestation et Todd McCarthy écrit pour The Hollywood Reporter qu'elle est « remarquable ». Il ajoute, en faisant référence à son incarnation de Virginia Woolf dans The Hours, qu'elle « excelle à interpréter les écrivains du 20e siècle »[51].

En 2013, Kidman joue aux côtés de Mia Wasikowska et Matthew Goode dans le thriller psychologique Stoker. Bien qu'aimant le scénario et malgré son envie de travailler avec le réalisateur Park Chan-wook, Kidman commence par refuser le rôle qui lui ait proposé, celui d'une femme devant faire face à la mort soudaine de son mari, pour passer du temps avec sa famille. Chan-wook lui propose alors de tourner à Nashville où elle habite. Kidman accepte et commence le tournage une semaine après avoir terminé celui de Paperboy[52]. Le film est présenté au Festival du film de Sundance 2013 et reçoit des critiques positives, notamment pour le jeu de Kidman. Pour Richard Roeper du Chicago Sun-Times, cette dernière est « merveilleuse dans un rôle qu'aurait pu écrire Tennessee Williams »[53].

La même année, elle tient un second rôle dans Les Voies du destin, celui d'une femme d'un ancien prisonnier de guerre qui découvre que l'officier japonais qui a traumatisé et torturé son époux durant la construction de la « voie ferrée de la mort » est toujours vivant. Le film est adapté d'une histoire vraie d'Eric Lomax qu'incarne à l'écran Colin Firth. La femme de Lomax, Patti, est toujours en vie à l'époque du tournage mais Kidman ne souhaite pas la rencontrer avant d'avoir travaillé son rôle. Elle regarde plusieurs fois un entretien de plusieurs heures entre le producteur et la femme qu'elle doit incarner pour étudier ses manières et son comportement[54]. Le film est présenté au Festival international du film de Toronto où il reçoit de très bonnes critiques et Patti Lomax déclare être très impressionnée par la prestation de Kidman[55].

Kidman au Festival de Cannes 2014 pour la promotion de Grace de Monaco.

Kidman présente en ouverture du Festival de Cannes 2014 le film Grace de Monaco, en sélection officielle hors compétition, et dans lequel elle tient le rôle titre. Deux ans plus tôt, elle est emballée par la lecture du scénario et demande à son agent de prendre contact avec le réalisateur Olivier Dahan. Ce dernier s’apprête à faire son choix parmi une dizaine d’actrices, dont Charlize Theron, Gwyneth Paltrow et Jessica Chastain, et n’est pas convaincu que Kidman soit l’interprète idéale pour jouer Grace Kelly[56]. Il accepte tout de même d’avoir une conversation skype avec elle qui dure plus de deux heures et décide de lui offrir le rôle après avoir vu les similitudes entre sa vie et celle du personnage[57]. L’histoire se concentre sur l’année 1962, où Grace Kelly, devenue Princesse de Monaco, se voit proposer par Alfred Hitchcock de faire son retour à l’écran dans son prochain film Pas de printemps pour Marnie. Au même moment, la France menace d'annexer Monaco et Grace doit choisir entre la flamme artistique qui la consume encore ou devenir définitivement : Son Altesse Sérénissime, la Princesse Grace de Monaco. Pour se préparer au rôle, Kidman revoit en boucle tous les films dans lesquels a joué Kelly et lit une dizaine de biographies[58]. Elle se dit fascinée par le personnage et honorée de pouvoir l’interpréter[59]. Le tournage se déroule de septembre 2012 et janvier 2013 entre Paris, Monaco, Gênes et Bruxelles. Le film fait l’ouverture du Festival de Cannes 2014, en sélection officielle hors compétition. Blessée par les critiques très négatives que reçoit le film d'une partie de la presse, Kidman se défend dans une interview d’avoir eu un quelconque regard sur le film en dehors de sa performance. « Je n’ai pas produit le film. Je ne l’ai pas réalisé et je n’ai eu aucun contrôle dessus. J’ai simplement interprété le personnage. »[60]

En 2014, Kidman est également à l’affiche du thriller psychologique Avant d'aller dormir de Rowan Joffé et dans lequel elle retrouve Colin Firth. Elle y joue le rôle de Christine Lucas, une femme amnésique qui, à la suite d'un accident de voiture, ne se rappelle plus de ce qu’elle a fait la veille. Le film reçoit de bonnes critiques et la prestation de Kidman est saluée. Pour Mark Kermode de The Guardian, le jeu de l'actrice est « de premier ordre » alors qu'elle doit exprimer « à la fois incertitude et paranoïa »[61]. Kidman apparaît ensuite dans le film pour enfant, Paddington, dans lequel elle tient le rôle de Millicent Clyde, une taxidermiste, qui poursuit le petit ours Paddington pour l’empailler. Pour les besoins du tournage, Kidman assure la plupart de ses cascades et apprend à lancer des couteaux[62]. Le film reçoit de très bonnes critiques et récolte plus de 259 millions de dollars au box office.

Alors qu'elle cherche depuis longtemps à refaire un film en Australie, Kidman se voit soumettre par son agent le scénario d'un film intitulé Strangerland. Elle fait savoir, après lecture, à la réalisatrice Kim Farrant, dont il s'agit du premier film, qu'elle souhaite jouer le rôle principal[63]. Elle y voit l'opportunité d'explorer les thèmes de la douleur et de la sexualité à travers le personnage de Catherine Parker, une femme qui se retrouve confrontée avec son mari, joué par Joseph Fiennes, à la disparition de ses deux enfants[64]. Le film est présenté au Festival du film de Sundance 2015 et Kidman reçoit des critiques élogieuses pour sa prestation.

Kidman au Théâtre Noël Coward où elle joue la pièce Photograph 51 en 2015.

Toujours en 2015, Kidman joue sous la direction de Werner Herzog dans Queen of the Desert, aux côtés de James Franco, Damian Lewis et Robert Pattinson. Elle y incarne Gertrude Bell, femme de lettres, archéologue et espionne britannique, travaillant sous couverture au Moyen Orient au début du XXe siècle. Elle est chargée en 1915, pendant la Première Guerre mondiale, de rejoindre Lawrence d'Arabie, afin de rallier les tribus arabe à la cause de la Triple-Entente et d'installer la dynastie des Hachémites en Irak. Le tournage a lieu au Maroc de décembre 2013 à mars 2014 et Herzog, connu pour ses conditions de tournage extrêmes, tourne pendant de véritables tempêtes de sable[65]. Le film est pour Kidman une expérience « glorieuse » qu'elle décrit comme « un rêve passé dans le monde de Herzog »[66]. De son coté, le réalisateur fait l'éloge de Kidman, qu'il décrit comme « phénoménale ». Il estime qu'elle « a quelque chose en elle qui n'a pas été assez découvert » et ajoute que sa prestation dans le film est « sans précédent » : « Je ne connais aucun film de la décennie passée avec une performance féminine de son calibre. »[67]

La même année, Kidman fait son retour au théâtre, dix-sept ans après The Blue Room, dans Photograph 51. Dans cette pièce écrire par Anna Ziegler et mise en scène par Michael Grandage, elle prête ses traits à la biologiste britannique Rosalind Franklin, qui a participé de manière déterminante à la découverte de la structure de l'ADN. Jouer Franklin est pour Kidman une manière de rendre hommage à son père, biochimiste renommé, disparu un an plus tôt[68]. La pièce, jouée du 5 septembre au 21 novembre 2015 au Théâtre Noël Coward de Londres, est acclamée par la critique, tout comme la performance de Kidman que Ben Brantley décrit, pour The New York Times, comme « proche de la perfection. »[69] Dans sa critique pour The Guardian, Michael Billington estime qu'elle est « intelligente, réussissant à rendre aussi bien l’humanité, le côté chaleureux de la scientifique que sont agitation vis-à-vis du sexisme qu’elle rencontrait dans sa vie professionnelle. Il s’agit véritablement d’une performance remarquable dans laquelle Kidman nous rappelle que les scientifiques sont souvent animés par la passion. »[70]. Kidman se voit décerner le Prix Natasha Richardson de la meilleure actrice par le quotidien londonien Evening Standard pour sa performance dans la pièce[71].

Egalement en 2015, Kidman partage l'affiche du thriller Aux yeux de tous de Billy Ray avec Chiwetel Ejiofor et Julia Roberts. Kidman travaille avec le réalisateur sur un autre projet lorsqu'elle reçoit un email de Roberts, avec laquelle elle est amie, lui proposant de la rejoindre sur celui-ci[72]. Kidman accepte alors le rôle de Claire Sloan, une femme procureur de Los Angeles, qui aide un investigateur (Ejiofor) à retrouver l'assassin de la fille d'une de ses collègues (Roberts). Le film reçoit des critiques mitigées lors de sa sortie. Kidman est « convaincante » pour Alonso Duralde de TheWrap[73] et son alchimie avec Ejiofor est jugée « étonnamment intense » par Bilge Ebiri de Vulture[74].

Autour de Nicole Kidman[modifier | modifier le code]

Vie privée[modifier | modifier le code]

Le 24 décembre 1990, Nicole Kidman se marie avec l'acteur américain Tom Cruise, son partenaire dans le film Jours de tonnerre. Leur couple devient l’un des plus en vue d'Hollywood. Ils adoptent une petite fille Isabella née le 22 décembre 1992 puis un garçon Connor né le 17 janvier 1995. Leur séparation est rendue publique en février 2001[75] et le divorce, demandé par Tom Cruise pour « différences irréconciliables », est prononcé le 8 août de la même année[76]. La cause invoquée par la presse est celle d'une incompatibilité d'ordre religieux, Nicole Kidman souhaitant voir leurs enfants élevés dans la tradition catholique alors que Tom Cruise voulait suivre les préceptes de l'Église de scientologie dont il est un fervent défenseur. Nicole Kidman est sous le choc lorsque son mari lui annonce son intention de la quitter[27]. Elle se concentre alors sur sa carrière et enchaîne les films. Lorsqu'elle reçoit son Oscar en 2003 pour son rôle dans The Hours, elle est au sommet de sa carrière et de sa popularité, mais lutte en privé contre la dépression[18]. Lors du sommet Women In the World auquel elle participe à Londres en 2015, Nicole Kidman déclare au cours d'un entretien : « J’étais assise dans le salon du Beverly Hills Hotel avec cette statuette dorée à la main. C’était extraordinaire et pourtant je me sentais plus seule que jamais. Pour être vraiment honnête, je fuyais ma vie à ce moment-là. Je n'étais pas capable de faire face à la réalité de ma vie. »[77]

En 2015, Marty Rathbun, ancien scientologue, déclare dans le documentaire Going Clear avoir été chargé par la Scientologie de faciliter la séparation entre les deux acteurs[78]. Depuis le début de leur relation, Nicole Kidman est vue comme une « source potentielle de problème » par la secte en raison de sa religion catholique et du fait que son père soit psychologue, discipline à laquelle s'oppose la Scientologie. Toujours d'après Marty Rathbun, Nicole Kidman réussit à convaincre son mari de s'éloigner de la secte pendant le tournage d'Eyes Wide Shut. La Scientologie décide alors de mener une « campagne agressive » contre Kidman pour mettre fin à son mariage, engage un détective privé pour la suivre et fait mettre son téléphone sur écoute. Marty Rathbun estime également qu'après avoir convaincu Tom Cruise de divorcer, la Scientologie aurait réussit à retourner les deux enfants adoptés du couple contre leur mère[78]. Nicole Kidman ne s'est jamais exprimée publiquement sur la Scientologie et refuse d'en parler par respect pour ses enfants adoptifs[79].

En janvier 2005, Nicole Kidman rencontre le chanteur et guitariste de country australien, Keith Urban, au G'Day USA, un événement honorant les australiens. Leur relation débute six mois plus tard et le couple se marie le 25 juin 2006 dans une chapelle de Manly, la Cardinal Cerretti Memorial Chapel, à Sydney[80]. Au cours d'une interview réalisée en 2015, Nicole Kidman déclare : « On ne savait pas grand chose l'un de l'autre. On a appris à se connaître pendant notre mariage. »[77] Elle considère Urban comme étant « l'amour de ma vie. »[18] Nicole Kidman donne naissance à une fille Sunday à Nashville le 7 juillet 2008[81]. Le couple annonce en février 2011 la naissance de leur deuxième fille, Faith née le 28 décembre 2010 à Nashville d'une mère porteuse[82]. Nicole Kidman et Keith Urban résident principalement à Nashville et possèdent une propriété à Sydney[83].

Popularité[modifier | modifier le code]

Nicole Kidman est présente dans le monde des médias depuis le début des années 1990. Son mariage avec Tom Cruise devient l'un des événements « people » les plus médiatisés au monde. Son agent la prévient du risque que cette relation peut avoir si elle veut imposer sa propre identité d'actrice : « Si tu deviens Madame Cruise aux yeux des critiques, ta carrière est morte »[84]. C'est avec Prête à tout (1995) que son talent est reconnu et Janet Maslin, dans sa critique du film pour The New York Times, écrit : « Avec ce film, Kidman s'est réinventée miraculeusement »[85]. Sa carrière connaît une ascension fulgurante l'année même de son divorce et sa prestation dans Moulin Rouge (2001) fait d'elle une icône du cinéma[18].

Il est possible d'analyser sa carrière grâce à certains thèmes qui reviennent régulièrement dans ses rôles : « une œuvre qui est la sienne, traverse celles de tous les cinéastes qui l'ont dirigée, et constitue un texte propre, extrêmement articulé[8]. » Un premier thème qui revient régulièrement est celui de la femme vue comme une sorcière, ce thème étant en rapport avec le mythe de la femme au foyer parfaite[8]. Prête à tout est un film qui a des allures de conte de fée où la psychopathe qu'elle incarne envoute un adolescent pour lui faire tuer son mari avant de finir dans un lac glacé, « cercueil de glace qui n'est pas sans évoquer Blanche Neige[8]. » Dans Les Ensorceleuses elle incarne une sorcière responsable de la mort de plusieurs hommes, dans À la croisée des mondes : La Boussole d'or elle est une « magicienne maléfique » alors que dans Ma sorcière bien-aimée elle joue une sorcière qui essaye de rester une femme au foyer aussi ordinaire que possible à la demande de son mari[8]. Enfin dans Les Autres, elle est une mère de famille qui se révèle finalement infanticide et et déjà morte[8]. « Peu d'actrices ont à ce point réfléchi sur l'identité féminine comme pure construction fabuleuse [...], monstrueuse dans son obsession de se conformer à une norme, puis aux confins de la criminalité et de la folie, lorsqu'elle sort des gonds de cette norme[8]. »

Kidman est aujourd'hui considérée comme l'une des plus grandes actrices du cinéma. Elle est reconnue pour l'audace de ses choix, alternant entre films populaires et cinéma indépendant, et n'hésite pas à « casser » son image de beauté froide en jouant des rôles à contre-emploi comme dans Paperboy. Sa prestation dans le film de Lee Daniels est jugée choquante et provocante, notamment à cause des scènes de sexe[86]. En 2002, elle est désignée comme la plus belle femme du monde par le magazine People[87]. Elle est également connue pour son style, chic et sophistiqué, et est régulièrement classée parmi les célébrités les mieux habillées[88]. Dans le documentaire Lagerfeld Confidential de Rodolphe Marconi, le grand couturier Karl Lagerfeld déclare : « Nicole, c'est la star absolue. » En 2004, elle est sélectionnée par le magazine Time dans sa liste des « 100 personnes les plus influentes dans le monde »[89]. En 2006, The Hollywood Reporter classe Kidman à la première place des actrices les mieux payées, empochant en moyenne 17 millions de dollars par film[90]. Sa fortune personnelle est estimée en 2015 à 331 millions de dollars[91]. En 2009, la poste nationale australienne sort un timbre à son effigie et à celle de son personnage de Satine dans Moulin Rouge ![92].

En 2010, à l'occasion de la sortie de Rabbit Hole, le magazine Entertainment Weekly publie « The return of Nicole Kidman's face ». L'article revient sur certaines critiques reprochant à l'actrice son visage devenu figé comme lorsque David Edelstein, écrivant pour le magazine New York en 2008 au moment de la sortie d'Australia, regrettait que son front soit « immobile »[93]. Dans sa critique de Rabbit Hole, Edelstein parle de Kidman comme d'une « révélation » et se réjouit que son visage soit redevenu naturel[94]. En 2011, Kidman déclare à ce sujet : « J'ai essayé le Botox. Et je n'ai pas aimé le résultat. Je n'utilise donc plus cette substance. D'ailleurs, le fait de ne plus faire d'injections sert beaucoup mieux mon jeu d'actrice. »[95].

Parallèlement à son métier d'actrice, Kidman est l'égérie de plusieurs marques. En 2004, elle succède entre autres à Marilyn Monroe et Catherine Deneuve et devient le nouveau visage du parfum N° 5 de Chanel. Retenue « pour son exceptionnelle élégance et pour sa capacité à incarner l'esprit et la modernité de la griffe », Kidman joue également dans un court-métrage promotionnel de trois minutes réalisé par Baz Luhrmann pour un cachet record de 12 millions de dollars[96]. La publicité, qui la montre en star de cinéma oppressée et fuyant la célébrité, est la plus chère de l'histoire avec un budget de 47 millions de dollars entièrement financé par Chanel. En 2005, Kidman devient l'ambassadrice d'Omega[97]. Elle apparaît dans plusieurs campagnes et participe régulièrement à des événements organisés par la marque d'horlogerie suisse[98]. En 2007, Kidman accepte de jouer dans des spots publicitaires pour Nintendo visant à promouvoir le jeu vidéo Programme d'entraînement cérébral avancé du Dr Kawashima : Quel âge a votre cerveau ?. Elle est choisie par la marque pour « son immense popularité auprès d'un large public mais aussi pour son image de femme intelligente, pleine de vie et sincère. » [99] En 2009, Kidman devient la nouvelle égérie de la marque de boisson Schweppes. Pour la campagne de publicité axée sur le thème de la séduction et la sensualité, le réalisateur Shekhar Kapur dirige Kidman dans un clip où on la voit délaisser son compagnon avant de s'enfermer dans sa chambre d'hôtel pour boire du Schweppes. Elle prononce alors le slogan devenu culte, « What did you Expect ? » (« À quoi vous attendiez-vous ? »)[100].

Humanitaire[modifier | modifier le code]

Depuis plusieurs années, Nicole Kidman met sa notoriété au service de diverses causes humanitaires à travers le monde. Elle devient ambassadrice de bonne volonté pour l'Unicef en 1994 et s'attache à mettre en lumière la condition des enfants défavorisés. En 2006, elle est nommée ambassadrice pour l'UNIFEM (« Fonds de développement des Nations unies pour la femme ») et consacre ses efforts à la sensibilisation de l'atteinte aux droits fondamentaux de la femme[101]. Dans le cadre de ses fonctions, Kidman effectue de nombreux déplacements, notamment au Kosovo en 2006, pour rencontrer des victimes de la violence sexuelle et faire entendre leur voix[102]. En 2007, elle devient la porte-parole internationale de l’initiative « Dites NON – Tous UNIS pour mettre fin à la violence contre les femmes ». La campagne, qui recueille plus de cinq millions de signatures, réclame des gouvernements qu'ils mettent en œuvre des mesures de protection des femmes[103].

En 2009, elle apparaît devant le Comité des affaires étrangères du Sénat des États-Unis afin de faire adopter l'International Violence Against Women Act (IVAWA)[104]. L'objectif de cette législation est d'influencer la politique étrangère des États-Unis vis-à-vis des pays où les droits des femmes ne sont pas respectés. Kidman évoque alors les viols systématiques dans les conflits ethniques, les mariages forcés à un très jeune âge ainsi que la violence au foyer, et déclare « La violence contre les femmes et les filles est peut-être l'une des violations des droits de l'homme les plus répandues dans le monde. Elle ne connaît ni frontière, ni race, ni classe. Je suis loin d'être une experte mais je me fie aux gens que j'ai rencontrés pour faire avancer cette cause. »

En 2010, à la suite du séisme dévastateur qui a frappé Haïti, Kidman, avec Keith Urban, finance la construction d'une école à Port-au-Prince pour les enfants haïtiens[105]. En juillet de la même année, soit six mois après la catastrophe, elle effectue un voyage humanitaire en Haïti afin d'apporter son soutien à la population et témoigne : « Pendant ce voyage, j'ai vu de mes propres yeux à quel point ce désastre humanitaire affectait les femmes et les filles du pays. Le manque d'abris et de sécurité les rend plus vulnérable à la violence, en particulier les violences sexuelles. Malgré tout, j'ai tout de même remarqué la détermination et la résilience des hommes et des femmes d'Haïti pour reconstruire leur pays. J'ai visité un abri pour femmes et filles qui ont été victimes de violences sexuelles, où d'autres femmes se battent pour être sûres qu'elles aient un suivi médical et légal, du conseil. Mais ceci doit être élargi et elles ont besoin de notre aide. »[106]

Pour son action humanitaire, Kidman bénéficie d'une grande reconnaissance. En 2004, elle est récipiendaire du Citizen of the World Award, attribué par l'United Nations Correspondents Association. En 2012, elle se voit décerner le Prix de l'aide humanitaire de la « Kuwait-America Foundation »[107] et, en 2013, la Cinema for Peace Foundation lui attribue un prix spécial honorifique pour le travail qu'elle a réalisé au nom des femmes autour du monde[108].

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • 1998 : The Blue Room, pièce de David Hare, mise en scène par Sam Mendès, jouée au Donmar Warehouse.
  • 2015 : Photograph 51, pièce de Anna Ziegler, mise en scène par Michael Grandage, jouée au Théâtre Noël Coward : Rosalind Franklin

Filmographie[modifier | modifier le code]

Actrice[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Téléfilms[modifier | modifier le code]
Séries télévisées[modifier | modifier le code]

Productrice[modifier | modifier le code]

Bande originale[modifier | modifier le code]

Nicole Kidman interprète les chansons suivantes :

  • 2001 : Nadia (Birthday Girl) : Somethin' Stupid
  • 2001 : Les Autres (The Others) : I Only Have Eyes for You (1934)
  • 2001 : Moulin Rouge ! de Baz Luhrmann :
    • Sparkling Diamonds (medley)
    • The Pitch (medley)
    • One Day I'll Fly Away (medley)
    • Gorecki
    • Elephant Love (medley)
    • Come What May
    • El Tango De Roxanne (medley)
    • Fool To Believe
    • The Show Must Go On
    • Hindi Sad Diamonds (medley)
  • 2006 : Happy Feet : Kiss

Discographie[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Année Récompense Catégorie Film(s)
1996 Golden Globe Meilleure actrice dans un film musical ou une comédie Prête à tout
Critics' Choice Movie Award Meilleure actrice
Empire Award Meilleure actrice
2002 Golden Globe Meilleure actrice dans un film musical ou une comédie Moulin Rouge !
Satellite Award Meilleure actrice dans un film musical ou une comédie
Empire Award Meilleure actrice
2003 Oscar du cinéma Meilleure actrice The Hours
Golden Globe Meilleure actrice dans un film dramatique
British Academy Film Award Meilleure actrice
Ours d'argent Meilleure actrice
2010 Satellite Award Meilleure distribution Nine
2014 Australian Film Critics Association Award Meilleure actrice Les Voies du destin
2015 Evening Standard Theatre Awards Prix Natasha Richardson de la meilleure actrice Photograph 51

Nominations[modifier | modifier le code]

Année Récompense Catégorie Film
1992 Golden Globe Meilleure actrice dans un second rôle Billy Bathgate
1996 British Academy Film Award Meilleure actrice Prête à tout
2000 Satellite Award Meilleure actrice dans un film dramatique Eyes Wide Shut
Empire Award Meilleure actrice
2002 Oscar du cinéma Meilleure actrice Moulin Rouge !
Screen Actors Guild Award Meilleure distribution
Critics' Choice Movie Award Meilleure actrice
Golden Globe Meilleure actrice dans un film dramatique Les Autres
British Academy Film Award Meilleure actrice
Satellite Award Meilleure actrice dans un film dramatique
Empire Award Meilleure actrice
2003 Screen Actors Guild Award Meilleure actrice The Hours
Meilleure distribution
Critics' Choice Movie Award Meilleure actrice
Meilleure distribution
Satellite Award Meilleure actrice dans un film dramatique
2004 Golden Globe Meilleure actrice dans un film dramatique Retour à Cold Mountain
Critics' Choice Movie Award Meilleure actrice
Empire Award Meilleure actrice
2005 Golden Globe Meilleure actrice dans un film dramatique Birth
2008 Satellite Award Meilleure actrice dans un film musical ou une comédie Margot va au mariage
2010 Screen Actors Guild Award Meilleure distribution Nine
Critics' Choice Movie Award Meilleure distribution
2011 Oscar du cinéma Meilleure actrice Rabbit Hole
Golden Globe Meilleure actrice dans un film dramatique
Screen Actors Guild Award Meilleure actrice
Critics' Choice Movie Award Meilleure actrice
Film Independent's Spirit Award Meilleure actrice
Satellite Award Meilleure actrice dans un film dramatique
2013 Golden Globe Meilleure actrice dans un second rôle Paperboy
Screen Actors Guild Award Meilleure actrice dans un second rôle
Golden Globe Meilleure actrice dans une mini-série ou un téléfilm Hemingway & Gellhorn
Emmy Award Meilleure actrice dans une mini-série ou un téléfilm
Screen Actors Guild Award Meilleure actrice dans une mini-série ou un téléfilm
Satellite Award Meilleure actrice dans une mini-série ou un téléfilm

Voix françaises[modifier | modifier le code]

En France, Danièle Douet est la voix française régulière de Nicole Kidman[109].

Au Québec, Anne Bédard est la voix française régulière de l'actrice[110].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  2. (en) David Thomson (critique de films) « Nicole Kidman », Knopf,‎
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]