Breuillet (Charente-Maritime)

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Breuillet
L'église Saint-Vivien (XIIe siècle), de style roman saintongeais.
L'église Saint-Vivien (XIIe siècle), de style roman saintongeais.
Blason de Breuillet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Rochefort
Canton Royan-Ouest
Intercommunalité Communauté d'agglomération Royan Atlantique
Maire
Mandat
Jacques Lys
2014-2020
Code postal 17920
Code commune 17064
Démographie
Gentilé Breuilletons
Population
municipale
2 655 hab. (2011)
Densité 133 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 41′ 37″ N 1° 03′ 02″ O / 45.6936111111, -1.0505555555645° 41′ 37″ Nord 1° 03′ 02″ Ouest / 45.6936111111, -1.05055555556  
Altitude Min. 0 m – Max. 31 m
Superficie 19,99 km2
Localisation

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Liens
Site web www.breuillet-17.fr

Breuillet Prononciation du titre dans sa version originale Écouter est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes). Ses habitants sont appelés les Breuilletons et les Breuilletonnes[1].

Un peu en marge des stations balnéaires de la côte de Beauté, aux confins de la presqu'île d'Arvert et des grandes champagnes agricoles de Saintonge, Breuillet est une commune de la première couronne périurbaine de Royan. Connaissant une croissance démographique soutenue depuis de nombreuses années (sa population ayant doublé en l'espace de trente ans), elle est passée du statut de petite commune semi-rurale à celui de banlieue résidentielle en plein essor.

Comme nombre de communes des environs, Breuillet a été transformée par le phénomène de périurbanisation, qui voit de nombreux citadins s'installer en périphérie des villes, à la recherche d'une plus grande qualité de vie. L'habitat breuilleton est formé du centre-ville, où se concentrent commerces et services, et de quelques gros hameaux (Taupignac, le Billeau, le Montil, La Simandière), rassemblant de nombreuses maisons traditionnelles saintongeaises dites « charentaises », au gré de rues animées de roses trémières, véritable emblème de la région.

La situation de la commune au cœur du Royannais en fait également une destination « de repli » pour nombre de vacanciers durant la saison estivale, qui viennent y découvrir un patrimoine où trône en bonne place l'église Saint-Vivien (XIIe siècle), caractéristique de l'âge d'or du style roman saintongeais.

Breuillet appartient à la Communauté d'agglomération Royan Atlantique qui regroupe 34 communes et 79 441 habitants (2011).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Breuillet est située au sud-ouest du département de la Charente-Maritime et de la région Poitou-Charentes, dans la frange continentale de la Côte de Beauté et la région naturelle du Royannais. Bordé par l'estuaire de la Seudre, son territoire marque la transition entre les grandes champagnes saintongeaises, immensités agricoles où s’épanouissent céréales et vignes, et les paysages plus boisés mais aussi plus humides (présences de nombreux marais) de la presqu'île d'Arvert.

Carte de la commune de Breuillet au sein de la Charente-Maritime
Position de Breuillet en Charente-Maritime.

Jadis modeste village centré sur les activités agricoles, Breuillet a vu croître sensiblement sa population et est devenu une petite ville de plus de 2600 habitants comptant parmi les « pôles de proximité » du Pays Royannais. Bien desservie par des infrastructures routières modernes, qui devraient encore être améliorées (création d’une voie rapide reliant la ville et le pôle commercial Val Lumière de Vaux-sur-Mer en projet), Breuillet occupe une position intermédiaire entre la proche banlieue royannaise, à laquelle elle appartient, et l’agglomération voisine de La Tremblade, un des « pôles d’équilibre » du Pays Royannais.

Administrativement parlant, Breuillet appartient au canton de Royan-Ouest et à l'arrondissement de Rochefort. La commune se trouve à 2,6 kilomètres de Mornac-sur-Seudre[2], 4 kilomètres de Saint-Sulpice-de-Royan[3], 4,2 kilomètres de Chaillevette[4], 4,7 kilomètres de Saint-Augustin[5], 5,7 kilomètres d’Étaules[6], 6 kilomètres de Vaux-sur-Mer[7], 6,2 kilomètres de Saint-Palais-sur-Mer[8], 7 kilomètres de Royan[9], 9 kilomètres de Médis[10], 10,2 kilomètres de Saujon[11], 11,1 kilomètres de La Tremblade[12], 12 kilomètres du Gua[13], 28,6 kilomètres de Rochefort[14], 32,7 kilomètres de Saintes[15], 52,6 kilomètres de La Rochelle[16], la préfecture départementale, et 101,6 kilomètres de Bordeaux[17], la grande métropole régionale.

Appartenant comme le reste du département au midi de la France — on parle plus précisément de « midi atlantique », elle peut être rattachée à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français. Son territoire forme un ensemble de 1999 hectares où se côtoient des paysages variés, marqués par la présence de nombreuses forêts où se mêlent feuillus (chênes, chênes-verts ou « yeuse ») et résineux (pins maritimes) qui ont d’ailleurs donné son nom à la commune, puisque Breuillet signifie « petit bois » en vieux français.

Paysage arboré près de la route des Grands Prades.

Les principaux massifs forestiers sont les bois de l’Euse et de la Lande, le bois de Grêle, la forêt de Cocu-Bois, le bois des Essarts, le bois de la Louée et le bois du Fief de la Mer (ou de la Mayre). De nombreux hameaux sont établis sur l’ensemble du territoire communal, mais, rattrapés par une urbanisation importante (phénomène d’étalement urbain) de type essentiellement résidentielle, ils forment aujourd’hui un tissu urbain presque continu, constitué en majorité de pavillons et de lotissements modernes.

La partie nord-est de la commune, près de Chaillevette et de Mornac, abrite des parcs à huîtres appartenant au bassin de Marennes-Oléron (zone ostréicole de Coulonges), de réputation internationale. On y affine les huîtres dans des « claires » où elles acquièrent leur saveur et leur couleur particulières, sous l'action d'un pigment (marennine) produit par une algue microscopique appelée navicule bleue. Aménagés au sein des marais de la Seudre, ils sont entrecoupés de bosquets (saulaies, aulnaies, peupleraies), de haies de roseaux et d’ « herbes folles » (mégaphorbiaie et pelouses silicoles). Le site est sillonné de petits chemins pittoresques qui permettent de mieux appréhender cet espace naturel d’une grande richesse, où de nombreux oiseaux viennent faire halte et nidifier. Ici plus qu’ailleurs, on prend conscience du caractère presqu’insulaire de la commune, avec cette subtile imbrication de la terre et de l’eau et un ciel infini, souvent bleu car balayé par les brises marines.

Visible à près de 15 kilomètres à la ronde, le silo à céréales du groupe « Charentes-Alliance ».

Entre le centre-ville et le hameau de Taupignac, d’anciens marais asséchés (La Longée), prolongement des marais de Saint-Augustin, ont été reconvertis en champs et en prairies. Au Moyen Âge, ils étaient recouverts d’eau et formaient une petite mer intérieure baptisée successivement « golfe d’Arvert » puis « étang de Barbareu ». L’ancien trait de côte est bien perceptible entre le hameau du Montil et le quartier du Fief de la Roche et les lieux dits du Fief de Cocu-Bois et de la Brousse. Une série de collines peu accentuées, où s’accrochent parfois quelques haies et bosquets, correspondent à d’anciens îlots.

Les marais humides de Saint-Augustin s’étendent au sud du hameau du Rougeassier et au nord du hameau du Breuil (commune de Saint-Augustin), et se prolongent vers Étaules. Le pont de la Guitoune sert de limite administrative entre les communes de Breuillet et de Saint-Augustin. Vaste ensemble de prairies verdoyantes utilisées comme lieu de pacage pour les bovins, riches d’un écosystème unique (tant d’un point de vue faunistique que floristique), on y rencontre joncs, pulicaires, guimauves, plantain d'eau ou iris des marais.

Quadrillés par un réseau de fossés et de canaux, les marais sont drainés par la passe de Chalézac — dite aussi chenal de la Mayre — longue de 4,5 kilomètres, qui rejoint la Seudre et marque la limite entre Breuillet, Étaules et Chaillevette. En dehors de la Seudre elle-même, les autres cours d'eau de quelque importance sont le chenal de Mornac, long de 5,2 kilomètres, le ruisseau du Peyrat et le chenal de Coulonges, long de 2,7 kilomètres[18]. Une dizaine d'autres ruisseaux de faible débit serpente à travers le territoire communal.

Géologie[modifier | modifier le code]

D’un point de vue géologique, Breuillet appartient au bassin aquitain. La commune s’étend en partie sur un socle calcaire crétacé constitué de terrains datant du campanien (C6b et C6c) partiellement recouvert de formations superficielles (argiles à silex, sables, limons) quaternaires[19]. Les terrains crétacés affleurent en de nombreux points de la commune, notamment au Montil, à Taupignac, à Chalézac et à Coulonges.

Ce petit plateau forme une ligne de crête, à vrai dire peu élevée, d’orientation nord-ouest/sud-est qui part des Mathes et se poursuit jusqu’à Châtelard (commune de Vaux-sur-Mer), en passant par Champagnoles (commune de Saint-Sulpice-de-Royan). D’une hauteur moyenne de 20 à 30 mètres (24 mètres à Chalézac, 27 mètres au Candé, 30 mètres au Montil et 31 mètres à La Brousse, point culminant de la commune), il comprend des couches calcaires de type galuconieux, à nodules limoniteux, riches en bryozoaires. Les formations sablonneuses et gravillonnaires se retrouvent à l’ouest du bourg de Breuillet, notamment près du bien nommé hameau de La Sablière.

Vastes prairies verdoyantes du marais de Saint-Augustin : un ensemble naturel particulièrement riche.

Le socle premier est bordé par deux importantes zones marécageuses, qui l’entaillent profondément, notamment entre Taupignac, La Simandière, Le Breuil (commune de Saint-Augustin) et Courlay-sur-Mer (commune de Saint-Palais-sur-Mer). L’une est constituée d’eaux douces : le marais de Saint-Augustin, qui recouvre un ancien golfe marin (golfe d’Arvert ou du Barbareu) aujourd’hui reconverti en pâturages. Longtemps relié à l'estuaire de la Gironde par un chenal naturel au niveau du Bréjat, il s'est progressivement comblé lorsque cet exutoire a été barré par des massifs dunaires, en constant mouvement sur le littoral jusqu'au XIXe siècle. Le trait de côte reste encore bien visible, spécialement près du Montil et de La Brousse, où on peut facilement deviner l’ancien littoral ; il passe également au nord-ouest du Logis de Chalézac et à l’ouest du Bois du Breuil et des Gouins.

La seconde zone palustre est constituée d’eaux saumâtres, et s’étend au nord du hameau de Coulonges : ce sont les marais de la Seudre, qui bordent la basse vallée de la Seudre, dans sa partie estuarienne. Couverte d’alluvions marines anciennes et modernes, appelées « bri » (ce terme est à l'origine du nom de Brouage ou de Broue), elle fut longtemps utilisée comme marais salants avant d’être utilisée comme zone ostréicole.

Un risque sismique faible concerne la commune qui est située non loin de la faille d'Oléron. Le 7 septembre 1972 le séisme d'Oléron d'une magnitude de 5.7 a produit quelques dégâts dans la région et a pu être ressenti jusqu'en région parisienne. Le dernier séisme ressenti en date, toujours sur cette faille, d'une magnitude de 4.7, a eu lieu le 18 avril 2005[20].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Breuillet
Chaillevette Le Gua
Saint-Augustin Breuillet Mornac-sur-Seudre
Saint-Palais-sur-Mer Vaux-sur-Mer Saint-Sulpice-de-Royan

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La situation de la commune de Breuillet dans la proche périphérie de Royan, à proximité de plusieurs stations balnéaires fréquentées (Vaux-sur-Mer et Saint-Palais-sur-Mer) et à l’entrée de la conurbation de La Tremblade, centre ostréicole et touristique actif particulièrement fréquenté en période estivale, explique la présence d’infrastructures routières adaptées à un fort trafic.

Fréquentée par près de 9000 véhicules par jour, la D14 permet de rejoindre les villes de Saujon, de La Tremblade et de Marennes.

La ville est ainsi traversée par la D14, route départementale reliant Saujon à La Tremblade (via Chaillevette, Étaules et Arvert) qui est une des épines dorsales du schéma routier de desserte du Pays Royannais en général et de la presqu'île d'Arvert en particulier. Classée route départementale de première catégorie (grands axes routiers départementaux), elle supporte un trafic atteignant en moyenne 8000 à 9000 véhicules par jour, avec cependant de fortes disparités en fonction des périodes de l'année[21].

Dans sa traversée de la commune, la D14 prend le nom de route du Magarin et est bordée par une petite zone d’activités. L’intensité du trafic (voitures mais aussi poids-lourds sont nombreux à emprunter cette voie) fait que cette route est répertoriée comme une voie de circulation potentiellement gênante en termes de pollution sonore (niveau 3 sur une échelle de 5) par l’atlas départemental de la DDE[22].

Un giratoire (rond-point de Magarin) décoré d’un puits artificiel et de palmiers permet de distribuer la circulation via la rue du Centre (qui comme son nom l’indique, conduit au centre-ville) et la rue des rosiers, qui conduit au lieu-dit éponyme et au hameau de Coulonges, près de Chaillevette. Plus au nord, un carrefour aménagé donne accès à la D242 (qui prend successivement le nom de rue des Grands Prades, route du Billeau et rue Michenot) avant de rejoindre Saint-Augustin à hauteur du hameau de Laffont et à la route du Cailleau, qui mène à la zone ostréicole de Coulonges et à Mornac-sur-Seudre, tandis que la D14 se poursuit jusqu’à Chaillevette et Étaules.

Au sud du rond-point de Magarin, la D14 se poursuit jusqu’au rond-point de Fontbedeau qui permet d’accéder à la rocade de Saint-Sulpice-de-Royan et à Royan, aux communes de L’Éguille et du Gua et au-delà, à Rochefort et La Rochelle. Il conduit également à Saujon, dont la rocade donne directement accès à Saintes, important pôle économique et commercial départemental.

Panneaux indiquant les principales localités voisines parmi lesquelles Saint-Sulpice-de-Royan, Étaules et Mornac-sur-Seudre.

Autre voie de communication importante, la D140 est l’axe structurant du centre-ville. Depuis la D14, un rond-point orné d’une rosace en pierre de taille (œuvre des étudiants du Lycée de l’Atlantique de Royan) ouvre la perspective de la rue du centre, bordée de la plupart des commerces. Après le carrefour et les feux de circulation près de la mairie, elle prend le nom de route de Royan et conduit à Taupignac, un des principaux écarts de la commune, avant de bifurquer vers Saint-Sulpice-de-Royan et Médis. Une voie connexe, la D140e2, fait la jonction avec la rocade de Royan (accès à Vaux-sur-Mer, Saint-Palais-sur-Mer, Royan et Saint-Georges-de-Didonne).

Dans une optique de raccourcissement du temps des déplacements domicile-travail (de nombreux actifs travaillant à Royan, mais aussi dans les pôles secondaires que sont Saujon, La Tremblade, voire Marennes) et de sécurisation du centre-ville, la mise en place d’un barreau routier reliant directement la commune en amont du centre-ville (entre celui-ci et Saint-Sulpice-de-Royan) et la rocade de Royan au niveau du pôle Val Lumière de Vaux-sur-Mer est envisagée, de même qu’une voie de contournement (rocade) du centre-ville. Ces aménagements s’inscrivent dans un projet plus général résumé dans le schéma routier départemental (2010-2030), qui prévoit de repenser totalement la circulation de la grande périphérie royannaise, dont Saujon deviendrait une des « portes d'entrées »[21]. Le trafic sera dès lors diffusé à partir de cette ville, afin de limiter au maximum les encombrements.

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

Une ligne de chemin de fer reliant Saujon et La Tremblade traverse le territoire communal sur son flanc nord. Installée à l'initiative de la compagnie des chemins de fer de la Seudre en 1876, elle est créée à l'origine tant pour le transport des voyageurs que des productions ostréicoles du bassin de Marennes-Oléron, mais cesse d'accueillir des voyageurs en 1939. Concurrencée par le fret routier, elle ferme en 1980.

Rachetée en 1982 par une association, la ligne est désormais consacrée à l'exploitation touristique sous le nom des « Chemins de fer touristiques de la Seudre »[23]. Le train des mouettes, qui relie La Tremblade et Saujon, est aujourd’hui seul à circuler sur cette ligne. Une gare SNCF desservant les communes de Breuillet et Mornac-sur-Seudre était autrefois implantée à Mornac. Elle était désignée sous le nom de « Mornac-Breuillet »[24].

Aujourd'hui, les gares les plus proches affectées au transport des voyageurs sont celles de Royan et de Saujon.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

La commune est située à environ 10 kilomètres de l'aérodrome de Royan-Médis, qui n'accueille toutefois aucun vol commercial.

Les aéroports les plus proches de la commune sont ceux de Rochefort-Saint-Agnant (environ 30 kilomètres au nord) et de La Rochelle-Île de Ré (75 kilomètres au nord). Ceux-ci accueillent principalement des vols charters. L'aéroport international de Bordeaux-Mérignac, desservi par de nombreuses compagnies nationales et internationales, se situe quant à lui à environ 120 kilomètres.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Article connexe : Cara'Bus.

La ville est desservie par le réseau de transports urbains Cara'Bus qui la relie aux autres communes de l'agglomération royannaise. Inauguré le 2 janvier 2006 sous le nom « Très Royannais », il était à l'origine composé de minibus de type hybride (électrique et diesel). Exploité depuis septembre 2008 par la société Veolia Transport, il est rebaptisé « Cara'Bus » depuis lors[25].

La station « Le Magarin » est une des cinq stations du réseau Cara'Bus implantées dans la commune.

La modernisation du réseau de transports urbains de l'agglomération le 5 janvier 2009 a conduit à l'achat de navettes de type Heuliez GX 127 ainsi qu'à l'accroissement du nombre de lignes régulières, passant de trois à dix, auxquelles s'ajoutent trois ligne supplémentaires en période estivale[26].

Le réseau fonctionne entre 7 heures 10 (premier départ de Ronce-les-Bains) et 18 heures 28 (dernier départ de Royan) pour la ligne 22 et entre 7 heures 50 (premier départ de Ronce-les-Bains, en direction de Saujon) et 19 heures 17 (dernier départ de Saujon, en direction de Cozes). Ces horaires, parfois critiqués pour ne pas prendre assez en compte les besoins des actifs quittant leur travail en tout début de soirée, sont valables du 6 juillet 2013 au 4 juillet 2014.

Cinq stations Cara’Bus sont implantées dans la commune : Le Magarin, Breuillet-Garage, Breuillet-Place du Marché, La Simandière et Taupignac. Deux lignes de bus desservent la commune. La ligne 22 permet de rejoindre à la fois les communes de la grande banlieue ouest de Royan (Chaillevette, Étaules, Arvert et La Tremblade/Ronce-les-Bains), le pôle commercial Val-Lumière de Vaux-sur-Mer et la ville de Royan, épicentre de la vie économique locale. La ligne 41 est une ligne à la demande permettant des liaisons avec La Tremblade et ses communes satellites (Étaules, Arvert), l’aire de covoiturage de Fontbedeau, à Saint-Sulpice-de-Royan et les communes de l’est royannais (Le Chay, Grézac et Cozes).

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Charente-Maritime.

Le climat dont bénéficie la Charente-Maritime est un climat océanique tempéré de type aquitain, marqué par un ensoleillement moyen assez important : avec 2 250 heures par an, il est comparable à celui que connaît une partie de la côte méditerranéenne[27]. La pluviosité y est modérée, les précipitations ne dépassant pas 1 200 mm par an. Les températures, quant à elles, varient en moyenne de +5 °C en hiver à +20 °C en été.

Les îles et l'ensemble du littoral de la Charente-Maritime se caractérisent par un climat particulièrement doux en hiver, et rafraîchissant l'été, grâce aux influences océaniques perpétuellement en mouvement (brise marine). Ces conditions climatiques favorables, toujours soumises aux influences de l'océan Atlantique, ont favorisé un véritable microclimat de type sub-aquitain et l'existence d'une végétation déjà méridionale. Ainsi la flore se caractérise-t-elle par la présence étonnante de lauriers-roses, eucalyptus, agaves, et même les mimosas se mettent à fleurir dès le mois de janvier.

La rose trémière ou passerose, un des symboles de la Saintonge.

Aux essences déjà méridionales du chêne vert (ou yeuse) et du cyste, s'ajoutent une forte présence de palmiers, figuiers, orangers et même oliviers. Il existe toutefois un contraste entre le littoral, assez sec et ensoleillé et l'intérieur des terres, davantage pluvieux. La pluviométrie passe ainsi de 750 mm sur le littoral à 950 mm en Haute-Saintonge.

Les relevés de la station météorologique de La Rochelle entre 1946 et 2000 permettent de déterminer quelques dates majeures au point de vue climatique en Charente-Maritime : ainsi, au cours de ce laps de temps, la température la plus froide est relevée le 15 février 1956 : -13,6 °C. Un pic de température (dépassé seulement au cours de la canicule de 2003) est atteint le 8 juillet 1982 avec près de 39 °C à l'ombre. Si 1953 est considérée comme l'année la plus sèche, 2000 est au contraire la plus pluvieuse[28].

La Charente-Maritime est le département français qui a été le plus durement touché par la tempête Martin du 27 décembre 1999. Les records nationaux de vents enregistrés ont été atteints avec 198 km/h sur l'île d'Oléron et 194 km/h à Royan.

Dans la nuit du 23 au 24 janvier 2009, la région est frappée par la tempête Klaus. Malgré des rafales de vent dépassant les 120 km/h, les dégâts relevés dans la commune demeurent relativement minimes au regard de la situation dans le Médoc tout proche[29].

Les côtes charentaises et vendéennes sont de nouveau durement éprouvées par la tempête Xynthia qui traverse la région dans la nuit du 28 février au 1er mars 2010. Des bourrasques de près de 140 km/h touchent la ville voisine de Royan[30].

Données générales[modifier | modifier le code]

Données climatiques à La Rochelle
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,4 2,8 5,4 7,4 10,7 13,7 15,8 15,7 13,7 10,5 6,3 3,9 9,2
Température moyenne (°C) 5,9 6,9 8,7 11,1 14,3 17,5 19,8 19,6 17,8 14,2 9,4 6,6 12,7
Température maximale moyenne (°C) 8,5 9,9 12,1 14,7 17,9 21,3 23,8 23,5 21,8 18 12,6 9,2 16,1
Ensoleillement (h) 84 111 174 212 239 272 305 277 218 167 107 85 2 250
Précipitations (mm) 82,5 66,1 57 52,7 61,1 42,9 35,1 46,4 56,5 81,6 91,8 81,8 755,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de La Rochelle de 1961 à 1990[31].


Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Breuillet[32] 2250 755 4 13 26
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

Environnement[modifier | modifier le code]

Gestion de l'eau[modifier | modifier le code]

Breuillet dépend de l'agence de l'eau Adour-Garonne, établissement public chargé de la protection de l'eau et des milieux aquatiques dans le Grand Sud-Ouest.

La gestion de l'assainissement de la commune, quant à elle, est transférée à la communauté d'agglomération. Les eaux usées sont traitées par la station d'épuration de Saint-Palais-sur-Mer qui a une capacité de 175 000 équivalent habitants[33]. La création d'une nouvelle station d'épuration aux Mathes est en cours d'étude.

Gestion des déchets[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Les principaux lieux-dits et hameaux de la commune sont Taupignac, le Billeau, le Montil, la Simandière, Chalézac, Coulonges et le Grallet. Jusqu'en 1883, les hameaux de Plordonnier, La Gratienne et Agnoux, aujourd'hui dépendant de Mornac-sur-Seudre, étaient partie intégrante de la commune de Breuillet.

Le hameau de Taupignac se situe dans la partie méridionale de la commune, à proximité de la route départementale rejoignant la rocade de Royan toute proche. Édifié sur une des collines dominant le marais de Saint-Augustin, il est limité au nord par une chênaie et par le ruisseau du Pérat (ou Peyrat). Plusieurs sources expliquent la présence de nombreux puits de part et d'autre des habitations. Durant la Renaissance, le village abrita une seigneurie, ce dont témoigne encore le logis, considérablement remanié au cours des siècles. En 1728, on notait la présence d'un moulin à vent, aujourd'hui transformé en habitation. Tout comme de nombreux hameaux de la presqu'île d'Arvert, Taupignac était habité en majorité par des protestants, ce qui explique la présence de nombreuses sépultures privées. L'agriculture y fut prédominante jusque dans les années 1970, avant de décliner progressivement. Près du logis de Taupignac, de l'autre côté de la route départementale, le Country Club de Saintonge avait créé, dès 1924, un golf de 18 trous, rendez-vous de la haute-société royannaise. Après avoir servi de décor à plusieurs films réalisés par Émile Couzinet (« Le brigand gentilhomme », notamment), il fut fermé sous l'occupation[34].

En 1944, le domaine de Taupignac fut réquisitionné par la Wehrmacht pour y installer son quartier général, tandis que la majeure partie des civils étaient « invités » à évacuer leurs maisons. Le hameau fut bombardé en 1945 et le logis, partiellement endommagé[35].

L'ancien temple du Billeau, haut-lieu du protestantisme local. Il fut détruit en 1933.

Le hameau du Billeau se situe dans la partie occidentale de la commune, à environ 1,5 kilomètre du centre-ville. Composé d'un ensemble d'anciennes demeures saintongeaises auxquelles sont venues s'ajouter des pavillons de construction récente, il est établi sur un promontoire haut de 24 mètres. Exposé aux vents d'ouest, il était encore bordé par un golfe marin au Moyen Âge. Au fil du temps, l'océan s'étant retiré, l'ancien golfe devint un marais (le marais de Saint-Augustin), lequel fut assaini à partir de 1823 sur ordre du sous préfet de l'arrondissement de Marennes, Charles-Esprit Le Terme, soucieux d'éradiquer le paludisme qui faisait encore des ravages. Une légende locale veut que l'on ait découvert dans ce hameau les restes d'un bateau gaulois, baptisé la « barque de Vercingétorix ». Ces vestiges archéologiques supposés n'ont cependant jamais été retrouvés.

Le Billeau est avant tout connu comme ayant été l'un des hauts-lieux du protestantisme en pays d'Arvert : la communauté protestante y édifiera plusieurs temple entre 1683 et 1801. Le dernier, datant de 1854, fut finalement détruit en 1933. De même, plusieurs cimetières protestants sont situés à proximité du hameau : ils doivent leur existence à l'interdiction pour les « religionnaires » d'inhumer leurs morts aux côtés des catholiques. Sous l'occupation, plusieurs maisons furent réquisitionnées par les Allemands pour y loger des troupes, tandis que plusieurs hommes du hameau rejoignaient les réseaux de résistance locaux dans les bois avoisinants, tel le bois de la Prade. Le 17 avril, à l'issue de violents combats dans l'ensemble de la presqu'île d'Arvert, le Billeau était libéré : 32 prisonniers allemands furent remis aux alliés[36].


Le lieu-dit du Montil est situé à mi-chemin entre les bourgs de Saint-Sulpice et de Breuillet, sur une arête calcaire délimitant d'une part les marais de Saint-Augustin au sud et la champagne calcaire au nord. À l'ouest, une forêt forme une sorte de frontière naturelle entre les pavillons modernes et les quelques maisons plus anciennes, seules traces de l'habitat originel. Celui-ci était regroupé autour de deux fermes : la ferme de la Cabane (toujours en activité) et l'ancienne ferme de la Grave. Plusieurs sentiers de promenades courent autour du hameau du Montil, ménageant des points de vue parfois spectaculaires sur les marais et ses anciennes îles : celles-ci émergent désormais de vastes étendues de maïs, colza ou tournesols. Plusieurs effondrements ou falaises témoignent de l'érosion entamée par les flots lorsqu'ils atteignaient le hameau. Parmi ces curiosités géologiques se trouve la « mare aux grenouilles », un puits naturel particulièrement dangereux[37].


Le hameau de la Simandière se situe sur une des nombreuses hauteurs dominant le marais de Saint-Augustin, dans la partie méridionale de la commune. Abrité des vents dominants par une ceinture forestière, il se compose de deux sortes d'habitats : maisons saintongeaises traditionnelles ou anciennes fermes y côtoient des pavillons plus modernes, formant un lotissement à proximité de la route de Royan. Les prospections aériennes de Jacques Dassié ont permis de découvrir des traces d'occupation humaine très anciennes : un site datant de l'âge du bronze a ainsi été mis au jour à proximité du hameau. Un logis noble, toujours présent, témoigne de l'ancienne seigneurie de La Simandière, propriété en son temps de notables locaux tels René Vassal, gouverneur de Talmont et de Brouage, ou de Pierre Aymand, conseiller au parlement de Bordeaux en 1754. Le logis, composé d'un corps de bâtiment hétéroclite, est précédé d'un porche[38].

Logements[modifier | modifier le code]

La rue du centre et l'ancienne école de garçons (au second plan, à gauche).

D'une manière générale, la population de Breuillet est relativement aisée, avec une moyenne de 17 763 € / an et par ménage (moyenne nationale : 15 027 € / an et par ménage). Le prix moyen de l'immobilier est de 3 197 € / m² (vente) et 12,22 € / m² / mois (location)[39].
Le taux de personnes propriétaires de leur logement est nettement supérieur à la moyenne nationale : il est de 77,6 % (moyenne nationale : 55,3 %) ; 16,1 % des breuilletons sont locataires (moyenne nationale : 39,8 %) et 6,3 % logés gratuitement.

Le parc immobilier de la commune est constitué de 1 189 logements, dont 73,3 % sont des résidences principales et 24,1 % des résidences secondaires. 2,5 % des logements sont vacants[40].
Les maisons individuelles représentent l'écrasante majorité des logements, soit 97,5 % (moyenne nationale : 55,3 %) ; le reste se répartit entre appartements (1 %) et divers autres types de logements, principalement bungalows destinés aux saisonniers (1,5 %).

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

La commune est au cœur d'un bassin d'emploi particulièrement attractif, la zone d'emploi de Royan (issue de la partition de l'ancienne zone d'emploi Saintonge maritime, qui regroupait de nombreuses communes du Pays Rochefortais, du Pays Marennes-Oléron et du Pays Royannais[41]), forte de 27 753 emplois en 2008[42]. La zone d'emploi de Royan est, avec celle de La Rochelle, la plus dynamique de la région Poitou-Charentes, toutes deux profitant « d'un tissu économique et d'une démographie dynamiques » (Insee)[42]. La croissance y est particulièrement soutenue, du fait du développement des activités tertiaires.

La zone artisanale du Magarin concentre une dizaine d'entreprises.

La commune de Breuillet fut longtemps marquée par l'agriculture : on ne comptait pas moins de 19 exploitations agricoles dans les années 1950, réparties tant dans l'actuel centre-ville que dans les hameaux d'alentour[43]. La proximité de la Côte de Beauté et de ses stations balnéaires explique la reconversion progressive de la commune dans les activités touristiques, aujourd'hui prépondérantes. Les autres activités majeures de la commune sont principalement les services à la personne ou aux entreprises et le commerce. Une refonte du centre-ville initiée dans les années 1980 a vu la transformation de l'ancien champ de foire en place centrale accueillant divers commerces et services publics, telle la poste. La place centrale, la rue du centre et la zone artisanale du Magarin sont les principaux axes commerçants de la commune à l'heure actuelle.

En 1999, le taux de chômage était supérieur à la moyenne nationale, soit 15,3 % contre 12,9 % au niveau national[44].
Le taux d'activité des personnes comprises dans la tranche d'âge 20-59 ans était de 81 %.
Les actifs formaient 40,1 % de la population breuilletonne, suivis par les retraités (25,5 %) et les étudiants et jeunes scolarisés (21 %).

Parmi les actifs, les catégories socioprofessionnelles les mieux représentées sont les employés (28,4 %), les professions intermédiaires (24,2 %), ouvriers (17,7 %) ou encore artisans (14,4 %). La proportion de personnes exerçant un métier de cadre ou lié aux professions intellectuelles correspond exactement à la moyenne nationale (12,2 %).
Enfin, les agriculteurs ne représentent plus que 3,3 % de la population active, chiffre cependant encore supérieur à la moyenne nationale, soit 2,4 %[45].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le linguiste Albert Dauzat donne comme origine au nom de la commune un diminutif de l’ancien français « breuil » (bois) : Breuillet signifie ainsi « petit bois » ou « bosquet »[46]. Au cours des siècles, la paroisse est nommée Brolhet ou Brolheto (XIIe siècle), Broilet en 1233, Breulheto en 1307, Brollet en 1358 et Breüillet en 1360[47]. Les actes officiels parlent ensuite plus fréquemment de la paroisse de Saint-Vivien de Breüillet jusqu’à la Révolution. En 1793, le nom de Breuillet (sans tréma) est retenu et perdure jusqu’à ce jour.

Panneau matérialisant l'entrée nord de Breuillet placé sur la D14, en venant d'Étaules.

Les langues occitanes et saintongeaises ont laissé de nombreuses traces dans la toponymie locale. La première, qui a été parlée en Saintonge au moins jusqu’au XIIIe siècle, est à l’origine des lieux-dits « La Prade », « Les Pradelles », « Les Pradas » ou encore le « Bois de la Prade » ainsi que de la « route des Grands Prades »[48]. Egalement d’origine occitane, le toponyme « Le Pouyeau » (ou « Le Pouilleau ») désigne une colline. Il s’agit de la forme méridionale du terme « Puy », que l’on retrouve dans des communes voisines, comme à Médis. Le lieu-dit « Le Pout Fort », qu’on rencontrait sur les cartes anciennes, est à rapprocher de l’occitan « Lo Potz » (le puit)[49]. Les hameaux de Chalézac et de Taupignac, avec leur terminaison en –ac dérivée du –acum gallo-romain, témoignent également d'influences occitanes.

Le lieu-dit « L’Aubuge » se rapporte à la couleur de la terre (aube, dérivé du latin « alba », signifie « blanc »). Le lieu-dit « L’Enclouse » se rapporte au saintongeais « enclos »[50]. « Les Coujolles », toponyme qui a disparu du cadastre moderne, sont également du saintongeais : il s’agit du nom vernaculaire de l’aristoloche clématite, plante très commune dans la région. « Les Ramigeards », sur la route de Saint-Sulpice-de-Royan, tire son nom du saintongeais « ramigheaille » (branchages), qui laisse deviner un terrain autrefois très broussailleux[51]. « Les Versennes » désignent des champs labourés. « La Brousse » désigne un terrain couvert d’une végétation broussailleuse, proche des garrigues méditerranéennes. Ce toponyme se retrouve également dans les communes alentours, notamment entre Étaules et Chaillevette. Le lieu-dit « Les Brandes » (ou « Les Brandes de Maillet) renvoie à la brande, un type de végétation constitué de broussailles et de pelouses sèches qu’on trouve fréquemment dans la région, proche de la « brousse » citée plus haut.

Un exemple de toponyme d'origine occitane : le Pouilleau (parfois orthographié Pouyaud).

Plusieurs hameaux commencent par « Chez », ce qui témoigne d’une fondation après la guerre de Cent Ans : à cette époque de grand dépeuplement et de ruine, les seigneurs cèdent des terres à des paysans issus le plus souvent d’autres régions, qui donnent à leur domaine leur propre patronyme : « Chez Forgit », « Chez Gouin », « Chez Ruard »… Cette pratique se rencontre dans de nombreuses régions de France, mais particulièrement dans le nord de l’ancienne Aquitaine « anglaise » (Saintonge, Angoumois, Guyenne).

Le baptême des rues de la commune est récent, et ne date que de 1986/1987 pour les plus anciennes[52]. La plupart des rues ont été nommées d’après la toponymie existante (noms de hameaux) ou d’après la nature (arbres, fleurs). Ainsi des routes du Candé, du Billeau ou du Vinet, qui sont autant d'écarts de la commune, et des poétiques impasses des primevères, des roses ou des bleuets. La place Jean Noël de Lipkowski (ex place de la Poste et Champ de Foire), au cœur de la ville, doit son nom à un ancien maire de Royan (en fonction de 1965 à 1977 et de 1983 à 1989), qui possédait une propriété dans la commune.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé : au premier d'argent aux trois chevrons de gueules, au deuxième de gueules au lion d'or, au troisième d'azur à l'aigle contournée essorante au vol éployé et abaissé d'or, au quatrième de gueules aux six besants d'argent ordonnés 2,1,2 et 1 ; à la croix estrée d'argent brochant sur la partition ; sur le tout un livre ouvert d'argent, à la reliure et à la tranche d'or, chargé du portail du temple du lieu à dextre et du portail de l'église du lieu à senestre, les deux dessinés aux trait.
Commentaires : La devise de la commune est : « La force naît de l'union ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces d'occupation humaine découvertes sur le territoire communal remontent aux premiers siècles avant notre ère : il s'agit de sites protohistoriques découverts par Jacques Dassié lors de prospections aériennes réalisées entre 1976 et 1980[53]. Ces observations ont notamment permis la localisation d'une nécropole située près du logis de Chalézac, ainsi que les vestiges d'un camp situé non loin du lieu-dit le Château-Vert[54]. Des fouilles effectuées à cet endroit ont permis la découverte de silex et de haches polies remontant au néolithique. La commune conserve également la trace de deux voies romaines, lesquelles menaient toutes deux à Arvert, qui se trouvait être alors un port de mer et à proximité duquel se trouvait peut-être le Portus Santonum cité par Ptolémée[55]. L'une des voies romaines traversant la commune conduisait à Mediolanum Santonum (Saintes), capitale de la civitas santonum (la civitas, ou « cité » était une subdivision administrative de l'empire romain), la seconde menait à Novioregum, seconde agglomération de la cité des Santons et important port sur l'estuaire de la Gironde. On retrouve également des vestiges de cette voie romaine dans les communes voisines de Médis et de Semussac. L'archéologie aérienne a de même permis la découverte de vestiges gallo-romains non loin du lieu-dit Le Mourrier et du Caillaud[56].

Les restes d'un sarcophage médiéval retrouvé à proximité de l'église.

L'histoire médiévale de la commune demeure assez mal connue. Les chroniqueurs du temps rapportent les ravages induits par les premières invasions vikings : en 844, ceux-ci remontent Seudre et Gironde, pillant le pays d'Arvert. Quelques siècles plus tard, dans une charte datée de 1186, le pape Urbain III confirme la donation de la chapellenie de l'église à l'abbaye de Cluny. Cette transaction, initiée par l'évêque de Saintes Adémar (1167-1188) est la première mention de l'église de Breuillet. La paroisse, d'abord intégrée à la seigneurie de Mornac, est ensuite divisée en plusieurs fiefs nobles : Théon, La Rochebreuillet, Taupignac, La Simandière, Le Caillaud, puis, bien plus tard, Le Pouyaud et Chalézac[57]. Durant la guerre de Cent Ans, une partie de l'église est détruite.

En 1541 et 1548, une partie de la Saintonge se révolte contre plusieurs projets de réforme de la gabelle, l'impôt sur le sel. La décision de taxer le sel de pêche en 1542, la création de nouveaux « greniers à sel », les abus d'une partie de l'administration locale sont autant d'éléments déclencheur d'une série de violentes escarmouches en pays d'Arvert, région où sont situées de nombreuses salines. À Breuillet comme dans les paroisses d'alentour, on sonne le tocsin de la révolte : c'est le début de ce que l'histoire retiendra sous le nom de jacquerie des Pitauds.

Le roi ordonne de pacifier la province, confiant cette délicate mission au seigneur de Lude. Dépassé, celui-ci envoie la troupe, laquelle rétablit l'ordre par la force. À la suite de ces opérations, un messager est envoyé dans les paroisses qui se sont rebellées : il est signifié aux habitants de « déposer et apporter incontinent piques, hallebardes, javelines, espieux, batons, hacquebuttes, arbalètes, arcs, rondelles, boucliers, espées, dagues, poignards, sinon couteaux pour leur usage ». De même, ordre est donné aux habitants de déposer les cloches de leurs églises, coupables d'avoir sonné la révolte. La paroisse livre trois cloches, lesquelles sont entreposées au château de Royan. La répression dans la région est brutale : les pendaisons ne sont pas rares et l'un des meneurs de la révolte, Taillemagne, est condamné à être « rompu vif, la tête cerclée d'une couronne de fer rouge[58]».

En 1603, une épidémie de peste ravage la Saintonge. Des foyers sont signalés dans certaines paroisses de la presqu'île d'Arvert[59]. Moins d'un siècle plus tard, en 1698, les registres d'impositions de la généralité de La Rochelle révèlent néanmoins une paroisse relativement prospère. Celle-ci est en effet abonnée à hauteur de 4000 livres, au bénéfice des principaux seigneurs du lieu : les héritiers de « M. de la Rochebreuillet » (soit les sept enfants de François du Gua, seigneur du lieu, décédé en 1693, et Gabrielle Vigier), l'abbé Joachim de Dreux, fils du seigneur de Port-d'Envaux, et le seigneur de Mornac. Le même document révèle que la paroisse produit principalement « Blé et vin [60]».

La bible en pierre qui orne la façade du temple actuel est un réemploi du temple du Billeau, détruit en 1933.

Breuillet devient dès le début du XVIIe siècle} un bastion réformé. La période de relative tolérance à l'égard des religionnaires est rompue en 1685 par la publication de l'édit de Fontainebleau, (entraînant de fait la révocation de l'édit de Nantes) : ainsi débute une longue période de persécutions pour la communauté protestante. Certains de ses membres choisissent de s'exiler, gagnant le port de La Tremblade et de là, l'Angleterre ou les Pays-Bas. Les autres se regroupent et forment ce que l'on appelle alors « l'Église du désert ». Le culte est célébré dans des maisons particulières ou des granges, que l'on appelle des « maisons d'oraison ». Les premières assemblées connues se déroulent à Coulonge et à Plordonnier.

Parallèlement, certains protestants, soumis aux pressions des dragons du Roi, choisissent de renier leur foi et de revenir dans le giron de l'église catholique. On les appelle les « nouveaux convertis ». Malgré cela, les suspicions restent parfois vives à leur égard[61]. C'est dans ce climat délétère que débute « l'affaire Jean Remigereau » en 1711. Ce nouveau converti de 83 ans est traîné devant les tribunaux pour ne pas s'être agenouillé devant le Saint-Sacrement, sorti en procession de l'église de Breuillet. Accusé de manquer de respect à la religion catholique, le vieil homme répond n'avoir pu le faire car « il était dans un mauvais chemin, plein de boue, dans lequel il ne pouvait se mettre à genoux ». Cependant, des témoins sortent de l'ombre pour accuser l'homme et son épouse : celui-ci aurait usé de nombreux subterfuges, substituant l'un de ses enfants à un autre le jour de son baptême, remplaçant le corps d'un autre par une bûche lors des obsèques de ce dernier. D'autres témoins affirment que le couple « médit de la religion catholique » et « détourne les nouveaux convertis de faire leur devoir de catholiques romains ». Les rumeurs enflent et l'affaire, portée devant le procureur du roi, se conclut par une pénitence publique suivie du bannissement de l'homme et de sa femme : « (...) sera banny à perpétuité hors de la province de Xaintonge avecq deffanse de rompre son ban soubz peine de la vie[62] »

En 1734, l'évêque de Saintes Léon de Beaumont choisit d'employer une manière plus douce. Il se rend en litière à Breuillet pour tenter de ramener au catholicisme les « brebis égarées », mais sans plus de succès. En 1755, une nouvelle maison d'oraison est édifiée au hameau de Chez Billaud par le pasteur Louis Gibert[63], l'une des figures du protestantisme en Saintonge. Le temple est condamné à la destruction quelques mois plus tard par le grand prévôt De Téphaville, pour l'exemple : il est cependant reconstruit en 1763.

Le bourg de Breuillet en 1904 (Carte postale ancienne)

La période révolutionnaire voit la création d'une « milice bourgeoise » dirigée par le seigneur de Taupignac, Alexandre-André de Pelletreau. Le 27 septembre 1789, au cours d'une cérémonie patriotique, le curé Lompré bénit deux étendards sur lesquels sont inscrits : « Pour le Roi et la Paterie (sic) » et « La force naît de l'union ». Le 14 juillet de l'année suivante, la population est conviée à l'église afin de prêter le serment fédératif, à savoir « être fidèle à la loy, au Roi et à la constitution [64]».

Le XIXe siècle voit la modernisation de la commune : en 1823, des travaux d'assainissement des marais sont menés sur ordre du sous préfet Charles-Esprit Le Terme, éradiquant ainsi le paludisme qui faisait des ravages dans la région. En 1859, une société de secours mutuels est créée, laquelle deviendra en 1880 un « bureau de bienfaisance » pour les personnes défavorisées. Avant cette date, le seul recours des habitants frappés par la pauvreté était la mendicité. En 1871, un habitant de la commune ayant perdu ses biens lors d'un incendie reçut une autorisation de mendier de la part du maire : « Nous, maire de la commune de Breuillet, vu les pertes considérables que vient de faire le sieur [...], l'autorisons à quêter dans toute l'étendue de la commune et le recommandons aux personnes charitables (...)[65]» En 1883, plusieurs lieux-dits sont détachés de la commune, qui perd 436 hectares. Ainsi, Plordonnier, La Gratienne et Agnoux sont rattachés à Mornac-sur-Seudre. Les années suivantes voient l'aménagement du bourg : création d'un cimetière moderne (1901), d'un champ de foire (1904), raccordement au réseau téléphonique (1908) et électrique (1929). En 1925, tandis que se développe la station balnéaire de Royan, on crée un golf moderne sur le territoire communal. Ainsi naît le golf de Taupignac, étalé sur près de 40 hectares, fréquenté avant-guerre par la haute société royannaise[34].

Au début du mois de juillet 1940, l'armée allemande occupe le bourg. Les habitants sont « invités » à loger chez eux officiers et sous-officiers de la Wehrmacht. Une kommandantur est installée dans la rue principale. À partir de 1942, plusieurs blockhaus sont édifiés dans la commune, constituant la seconde ligne de défense du mur de l'Atlantique. Ceux-ci sont répartis à Chalézac, à la Garenne, aux Rosiers et au pont de la Mayre[65]. Parallèlement, les premiers sabotages ont lieu. Deux foyers de résistance se développent sur le territoire communal : le groupe « Lucas », mené par Marcel Lucas, un ancien militaire de carrière, et le groupe « Chauvin », sous les ordres du lieutenant réserviste Philippe Chauvin. Ceux-ci mènent quelques attaques ponctuelles contre l'armée allemande. En 1944, sentant l'imminence d'une attaque contre la Poche de Royan, les occupants contraignent les habitants à l'exode, à l'exception notable des agriculteurs. Le maire lui-même est délogé du domaine de Taupignac, réquisitionné par les Allemands. En 1945, l'ordre est donné aux maquisards d'accentuer la pression sur les Allemands. Le 27 février, au hameau du Cailleau, une attaque contre un dépôt de munition prend les Allemands par surprise : plusieurs d'entre eux sont tués dans l'attaque. Quelques jours auparavant (18 février), un raid aérien avait déjà touché le quartier général allemand, installé au domaine de Taupignac. Le 12 mars, tandis que les maquisards passent de nouveau à l'offensive au lieu-dit les Rosiers, un obus s'abat sur le centre du bourg. Le 16 avril, les FFI entrent dans Breuillet libéré. Un « conseil de libération » est nommé pour administrer provisoirement la commune[66].

Breuillet aujourd'hui : la place Jean-Noël de Lipkowski.

En 1952, une catastrophe aérienne impliquant un avion « Mustang » de la base aérienne 135 de Cognac se produit au-dessus du hameau du Caillaud. L'aile de l'avion heurte un fil à haute tension avant de prendre feu. L'appareil s'écrase dans un champ au lieu-dit le Magarin, sans laisser de survivant[67]. Le 11 octobre 1954, une affaire d'OVNI sème le trouble dans la commune : trois automobilistes affirment avoir aperçu un « engin circulaire » précédé d'une « lueur rouge dans le ciel » au-dessus de Taupignac, un hameau situé au sud de la commune. L'affaire est reprise par la presse[68]. Les années 1970 et 1980 sont l'occasion de mettre en place de nouvelles infrastructures : aménagement d'un nouveau groupe scolaire, création d'un Foyer rural et d'installations sportives, transformation de l'ancien presbytère protestant en mairie, modernisation de l'ancien champ de foire...

En 1994, la municipalité prend la décision de faire dynamiter l'ancien château d'eau, devenu dangereux. Quelques années plus tard, en 1999, dans la soirée du 27 décembre, la tempête Martin atteint la commune avec des vents avoisinants les 200 kilomètres à l'heure. Plusieurs bâtiments sont endommagés, des arbres s'abattent sur les routes ou sur des toitures. Néanmoins, aucune perte humaine n'est à déplorer dans la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

De 1789 à 1799, en vertu de la loi du 14 décembre 1789, les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour deux ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune âgés d'au moins 25 ans, contribuables payant une contribution au moins égale à trois journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt équivalent au moins à dix journées de travail.

La mairie de Breuillet.

De 1799 à 1848, La constitution du 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799) revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après les lois organiques 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus au suffrage censitaire pour six ans.

Du 3 juillet 1848 à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.

De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855. Après 1871, les maires sont de nouveau élus, sauf dans les chefs-lieux (de départements, d'arrondissements ou de cantons).

Ce n'est que le 28 mars 1882, qu'une loi sur l’organisation municipale (encore en vigueur) est votée, et qui régit le principe de l'élection du maire et des adjoints par le conseil municipal, quelle que soit l'importance de la commune (sauf pour Paris). La loi du 5 avril 1884 fixe le mandat à quatre ans, durée portée le 10 avril 1929 à six ans[69].

Élections locales[modifier | modifier le code]

Les élections municipales de 2008 ayant conduit au renouvellement de la liste conduite par le maire sortant, celui-ci a été réélu au cours d'une séance extraordinaire du conseil municipal le 21 mars 2008.

Au cours de cette séance, les 19 membres du conseil ont également été désignés : ainsi, la tâche de premier adjoint au maire (chargé de la voirie et des bâtiments communaux) a été confiée à Jean-Pierre Gauvrit, celle de deuxième adjoint (fêtes et cérémonies) revient désormais à Didier Bondarneau, celle de troisième adjoint (écoles, CCAS, emploi) est confiée à Claudette Ménard.
Les charges de quatrième et cinquième adjoint (respectivement chargés de la jeunesse et des finances) reviennent à Marie-Christine Rousset et Serge Bondoux, tandis que Jacques Colin est devenu conseiller municipal délégué à l'urbanisme[70].

Le conseil municipal réuni le 25 septembre 2009 ayant retiré à Marie-Christine Rousset, sa fonction d'adjointe, il a procédé, le 9 octobre 2009, à de nouvelles nominations : Serge Bondoux passe de 5e à 4e adjoint, Jacques Colin devient 5e adjoint. Deux postes de conseillers-délégués sont créés : Marie-Véronique Hilaire, au Centre de Loisirs Espace Jeunes, et Colette Bouchat à la Communication et Information[71].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1804 Vincent Collard    
1804 1809 Pierre Gireaud    
1809 1815 Jean-Alexandre Pelletreau    
1815 1816 Daniel Demonconseil    
1816 1826 Jean-Alexandre Pelletreau    
1826 1831 Jéremie Renaud    
1831 1836 Pierre Arrive    
1836 1840 Jéremie Renaud    
1840 1845 Jean Cottereau    
1845 1868 Pierre Morin    
1868 1877 Jean Tantin    
1877 1884 Hippolyte Favreau    
1884 1894 Paul Chaillé-de-Néré    
1894 1904 Alphonse Deligneau    
1904 1917 Mathurin Rouffineau    
1917 1929 Gaston Forgit    
1929 1943 Alphonse Vollet    
1943 1945 Henri de Verthamon    
1945 1947 Marcel Lucas    
1947 1961 Daniel Michenot    
1961 1971 Abel Guérin    
1971 2001 Jacques Gaborit    
2001 2014 Claude Pruvost    
2014 en cours Jacques Lys    
Les données manquantes sont à compléter.

Canton[modifier | modifier le code]

La commune de Breuillet est l'une des sept communes appartenant au canton de Royan-Ouest. Ses 2655 habitants (2011) en font la cinquième commune la plus peuplée du canton après Royan, Vaux-sur-Mer, Saint-Palais-sur-Mer et Saint-Sulpice-de-Royan. Le conseiller général du canton pour le mandat 2011-2015 est Michel Servit (UMP).

La réforme de la carte cantonale définie par la loi du 17 mai 2013 prévoit de rattacher la commune de Breuillet au canton de La Tremblade à partir du mois de mars 2015.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Breuillet appartient à la Communauté d'agglomération Royan Atlantique, laquelle regroupe 34 communes de la région royannaise.

Instances judiciaires[modifier | modifier le code]

Article connexe : Justice en Charente-Maritime.

Breuillet dépend du tribunal d'instance et du conseil de prud'hommes de Rochefort, du tribunal de grande instance, du tribunal pour enfants et du tribunal de commerce de La Rochelle, du tribunal administratif et de la cour d'appel de Poitiers. La cour administrative d'appel est à Bordeaux[72]

Fiscalité locale[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Breuillet en 2010[73]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 12.52 % 0.00 % 7.12 % 0.00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 25.86 % 0.00 % 14.01 % 3.32 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 70.98 % 0.00 % 29.17 % 8.63 %
Cotisation foncière des entreprises (CFE) 0.00 % 22.54 % 0.00 % 0.00 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[74]).

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

L'examen du résultat des derniers scrutins révèle un électorat de la commune plutôt ancré à droite. Ainsi, lors de l'élection présidentielle de 2007, 61,95 % des électeurs ont apporté leurs suffrages à Nicolas Sarkozy, soit presque huit points de plus que la moyenne nationale, établie à 53,06 %[75].
Au cours des élections législatives qui ont suivi, les breuilletons ont également renouvelé le mandat du député sortant Didier Quentin (UMP), réélu à 56,37 %, un chiffre supérieur d'un peu moins de trois points aux résultats de l'ensemble de la circonscription (53,51 %).
Les résultats du premier tour des élections régionales de 2004 furent très serrés : Ségolène Royal était battue de quelques voix par Élizabeth Morin (37,75 % contre 37,48 % pour son adversaire socialiste). Au second tour, c'est finalement Ségolène Royal qui l'emporta dans la commune, de même que dans la majorité de la région Poitou-Charentes (résultats régionaux : 55,10 % pour Ségolène Royal ; 36,20 % pour Élizabeth Morin[76]).

Lors du second tour des élections municipales de 2008, c'est la liste « Breuillet au quotidien » conduite par le maire sortant Claude Pruvost qui a remporté le plus de suffrages (55,70 %). L'élection du maire a eu lieu officiellement le 21 mars 2008 au cours d'une séance extraordinaire du conseil municipal[77].

Résultats du second tour des élections présidentielles de 2007 et 2002 :

Résultats des élections législatives de 2007 et 2002 :

Résultats des élections régionales de 2004

Résultats des élections municipales de 2008 :

  • élections municipales de 2008 : 55,70 % pour la liste du maire sortant Claude Pruvost, « Breuillet au quotidien », 44,30 % pour la liste d'opposition unifiée « Breuillet nouveau cap - Breuillet à venir ». Participation : 69,79 %[77]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Breuillet est une commune de la couronne périurbaine de l'Aire urbaine de Royan, laquelle est constituée de 11 communes situées dans la zone d'influence forte de cette ville, quatrième aire urbaine du département de Charente-Maritime.
En 1999, cet ensemble représentait une population de 40 707 habitants, ce qui en faisait la 159e aire urbaine de France.

Un carrefour dans le centre-ville de Breuillet.

D'après les dernières informations publiées par l'INSEE en 1999, la population de la commune est de 2178 habitants, répartis sur une superficie de 1999 hectares, soit une densité de population de 109 habitants au kilomètre carré. La population de la commune, restée relativement stable durant une partie du XIXe siècle, chute brutalement lors du recensement de 1886, ce qui s'explique par la perte par la commune des hameaux de Plordonnier, Agnoux et La Gratienne, rattachés à la commune voisine de Mornac-sur-Seudre en 1883 (soit une perte de 436 hectares). Les années suivantes seront marquées par un exode rural, lequel profite essentiellement aux communes balnéaires toutes proches, alors en pleine expansion : ce transfert de population se poursuivra durant plusieurs décennies. En 1946, au sortir de la guerre, la commune ne compte plus que 665 habitants, un déficit de population s'expliquant partiellement par l'évacuation forcée d'une partie des habitants durant l'Occupation.
Les années suivantes verront un accroissement progressif mais régulier de la population communale, passant de nouveau la barre des mille habitants après le recensement de 1975, pour dépasser les 2000 habitants à l'aube du XXIe siècle.

Les statistiques publiées en 1999 indiquent une part des moins de 25 ans dans la population de 25,8 %, tandis que celle des non-diplômés n'est que de 16,6 %.
La part des étrangers dans la population est très faible : elle est actuellement de l'ordre de 0,6 %. Les familles monoparentales représentent quant à elles 10,4 % de la population communale[83].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 655 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 331 1 087 1 198 1 331 1 342 1 320 1 361 1 338 1 276
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 268 1 294 1 260 1 217 1 194 1 214 953 914 923
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
886 906 868 791 821 760 720 665 782
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
847 926 1 073 1 346 1 863 2 178 2 495 2 583 2 655
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[84] puis Insee à partir de 2004[85].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (34,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (28,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 14,5 %, 15 à 29 ans = 12,5 %, 30 à 44 ans = 16,2 %, 45 à 59 ans = 23,4 %, plus de 60 ans = 33,5 %) ;
  • 51,4 % de femmes (0 à 14 ans = 13,3 %, 15 à 29 ans = 10,2 %, 30 à 44 ans = 16,6 %, 45 à 59 ans = 23,6 %, plus de 60 ans = 36,3 %).
Pyramide des âges à Breuillet en 2007 en pourcentage[86]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,5 
9,1 
75 à 89 ans
11,6 
23,8 
60 à 74 ans
23,2 
23,4 
45 à 59 ans
23,6 
16,2 
30 à 44 ans
16,6 
12,5 
15 à 29 ans
10,2 
14,5 
0 à 14 ans
13,3 
Pyramide des âges de la Charente-Maritime en 2007 en pourcentage[87]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,5 
8,6 
75 à 89 ans
11,9 
16,4 
60 à 74 ans
17,1 
21,3 
45 à 59 ans
21,1 
19,1 
30 à 44 ans
18,5 
16,8 
15 à 29 ans
14,7 
17,3 
0 à 14 ans
15,1 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Breuillet dépend de l'académie de Poitiers. La ville est équipée d'un groupe scolaire, lequel fut édifié en 1987 : celui-ci regroupe une école maternelle et une école primaire. Les collèges et lycées les plus proches sont tous situés dans la ville voisine de Royan.

L'actuel groupe scolaire, édifié en 1987

La commune est équipée très tôt d'infrastructures scolaires : dès 1815, elle compte deux classes de garçons et deux classes de filles, réparties dans des écoles confessionnelles catholique et protestante. Celles-ci sont néanmoins privées et le coût des études, entièrement à la charge des familles.
En 1833, à la suite de la publication de la loi Guizot, l'école protestante devient l'école communale. Si le loyer et le traitement de l'instituteur sont désormais à la charge de la commune, celle-ci impose une politique de quota : dix enfants indigents doivent en contrepartie être scolarisés gratuitement.
En 1850, on construit de nouveaux bâtiments scolaires : un immeuble néo-classique à deux niveaux, ponctué de deux avant-corps latéraux, est édifié en bordure de la rue principale, non loin du champ de foire. Suivant l'usage de l'époque, les bâtiments sont alors divisés en une école de filles et une école de garçons.
En 1889, les locaux devenant insuffisants, on édifie un nouveau corps de bâtiment de l'autre côté de la rue, afin de servir d'école de filles[88].

Santé et sécurité[modifier | modifier le code]

La plupart des infrastructures médicales sont regroupées dans un nouveau pôle santé, inauguré au mois de mai 2014. Il comprend un cabinet infirmier, un ostéopathe et un masseur kinésithérapeute et devrait à terme intégrer un cabinet de médecine généraliste. La commune dispose en outre d'un médecin généraliste, d'un dentiste et d'une pharmacie.

Le centre hospitalier le plus proche (centre hospitalier de Royan ou CHR) se situe dans la commune voisine de Vaux-sur-Mer. Il dispose d'un service d'urgence opérationnel 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. L'agglomération de Royan dispose également de deux cliniques privées.

La sécurité des biens et des personnes est assurée par la gendarmerie de La Tremblade et par les postes de secours des pompiers de Saint-Palais-sur-Mer et de Royan.

Sports[modifier | modifier le code]

Article connexe : Sport en Charente-Maritime.

La commune est équipée d'un stade municipal. Celui-ci fut inauguré le 3 mai 1971 par le maire de l'époque, Abel Guérin, qui donna le coup d'envoi du premier match de football organisé sur ce nouveau terrain. En 1986, le stade fut équipé d'une système d'éclairage nocturne[89].

À côté du stade, deux courts de tennis furent construits en 1982. Un troisième vit le jour en 1989. Des tournois très fréquentés y sont organisés chaque été.

Le 29 octobre 2007, une salle multisports était inaugurée ; elle venait compléter l'équipement sportif de Breuillet.

Parmi les associations sportives de la commune se trouve depuis peu un club de twirling[90].

Médias[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Les émetteurs de Royan-Vaux-sur-Mer et de Niort-Maisonnay permettent la réception des 18 chaînes gratuites de la télévision numérique terrestre (TNT) dans l'ensemble de la commune, dont le décrochage local de France 3 Poitou-Charentes. Le 31 mai 2009, l'émetteur de forte puissance a été parmi les premiers à diffuser un nouveau multiplexe, permettant la réception des premières émissions de télévision haute définition (HD)[91]

Radio[modifier | modifier le code]

La plupart des radios nationales présentes dans le département peuvent être écoutées dans la commune. Les informations départementales sont relayées par la station de radio publique France Bleu La Rochelle.

Les stations de radio locales pouvant être écoutées dans la commune sont principalement Vogue Radio (radio locale de l'agglomération de La Tremblade, émettant depuis Arvert/Chaillevette et diffusée dans toute la presqu'île, Royan compris), Demoiselle FM (généraliste, émettant depuis Rochefort, et disposant de studios à Saint-Georges-de-Didonne), Terre Marine FM (généraliste, émettant depuis Fouras), Mixx radio (techno, dance et musiques électroniques, émettant depuis Cognac et reprise par le réémetteur de Saintes), et RCF Accords Charente-Maritime (religieuse, émettant depuis La Rochelle). Wit FM (généraliste, émettant depuis Bordeaux) peut parfois être captée, mais de façon plus aléatoire, en fonction des conditions climatiques.

Presse[modifier | modifier le code]

La presse locale est représentée par le quotidien Sud Ouest, dont le siège est à Bordeaux, et qui dispose d'une rédaction locale à Royan, et par l'hebdomadaire Le Littoral de la Charente-Maritime, dont le siège est à Marennes.

Internet haut débit[modifier | modifier le code]

Un répartiteur téléphonique est implanté dans la commune. En 2014, il est dégroupé par plusieurs opérateurs alternatifs (SFR, Free et Bouygues Telecom)[92], en plus de l'opérateur historique, Orange. Les répartiteurs téléphoniques de Saint-Sulpice-de-Royan et de Chaillevette couvrent également certains quartiers de la commune. ADSL, ADSL2+, Re-ADSL 2 et la télévision par ADSL sont disponibles dans la commune.

Cultes[modifier | modifier le code]

Breuillet appartient au diocèse catholique de La Rochelle et Saintes, lui-même subdivision de la province ecclésiastique de Poitiers depuis 2002 (de la province ecclésiastique de Bordeaux avant cette date).

Le culte protestant est célébré ponctuellement au temple de Breuillet. La commune abrite également une communauté des témoins de Jéhovah ainsi qu'une assemblée de frères darbystes.

Associations[modifier | modifier le code]

Marché[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Article connexe : Culture en Charente-Maritime.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Vivien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Vivien de Breuillet.
Église Saint-Vivien de Breuillet

Cette église de style roman, dont il est fait mention dès 1186, subit de graves destructions durant les conflits franco-anglais du XIVe siècle. Ses dimensions modestes s'expliquent par la destruction de son chevet, dont quelques maigres vestiges s'intègrent dans le presbytère, attenant à l'église. Le transept fut également détruit durant la même période.

Le plan du sanctuaire se limite à une nef unique formant quatre travées. L'église, classée monument historique en 1914, présente une façade à trois registres horizontaux. Un large portail en plein-cintre orné de motifs assez archaïques est surmonté de séries d'arcatures aveugles réparties sur deux niveaux.

De part et d'autre de la façade, on retrouve des faisceaux de colonnes, répartis différemment à chaque étage. Un oculus assure l'éclairage de la nef. Un campanile, remanié au XIXe siècle, surmonte l'ensemble. Deux contreforts assez massifs encadrent la façade : ils furent ajoutés à l'édifice au XVe siècle, au cours des travaux de restauration de l'église[93].

Temple protestant[modifier | modifier le code]

Le temple protestant, édifié en 1843

Cet édifice néo-classique est l'unique témoignage de l'architecture religieuse protestante à avoir été conservé dans la commune. Projeté dès 1841, son implantation au cœur du bourg ne fit pourtant pas l'unanimité parmi les fidèles, dont le nombre est alors estimé à 800 personnes. En effet, même si l'érection d'un sanctuaire dans le centre-bourg pouvait apparaître comme plus pratique, certains membres de la communauté estimaient plus utile de conserver le vieux temple du lieu-dit « Le Billeau », intimement lié à l'histoire du protestantisme local, et fermé depuis 1839 pour vétusté.
Malgré les objections, la construction du temple commence en 1843, se poursuivant jusqu'en 1847[94].
En 1854, l'ancien temple du Billeau est cependant réhabilité, mais il sera malgré tout détruit en 1933. De cet édifice emblématique subsiste une bible en pierre, laquelle fut intégrée à la façade du temple, et un banc en bois, lui aussi transporté dans le sanctuaire actuel.

Le temple de Breuillet forme un vaisseau unique basé sur un plan rectangulaire, éclairé par une série de baies en plein cintre. La façade est encadrée par deux pilastres ioniques portant une architrave et un fronton triangulaire à denticules. Autrefois entouré par un grillage, l'édifice ouvre aujourd'hui sur une petite place bordant la rue Principale du bourg.

La commune conserve plusieurs cimetières protestants, éparpillés dans différents hameaux : celui de la Chênaie de Coulonges est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1977[95]. Trois autres cimetières protestants sont répertoriés sur le territoire de la commune : ils sont localisés à proximité des hameaux du Billeau, du Grallet et de Taupignac.

Logis de Taupignac[modifier | modifier le code]

Le logis de Taupignac

La demeure actuelle succède à un ancien logis noble dont il est fait mention dès le XVIIe siècle. D'abord propriété de la famille de la Roche, puis des Daulnis, la seigneurie est saisie en 1697. À cette occasion est réalisé un état des lieux décrivant un logis couvert d'ardoise et une fuie couronnée par un clocheton. Le logis passe ensuite à la famille des Bartholomé de Barbeau, puis, à partir de 1786, aux Pelletreau[96].

Les bâtiments actuels s'articulent autour d'une avant-cour et d'une cour d'honneur, délimitées par un corps de bâtiment couvert de tuiles romanes et une série de dépendances.
Ils sont le résultat d'une campagne de restauration intervenue à partir de 1838 à l'instigation du propriétaire de l'époque, l'ingénieur Antoine Bonnet de Lescure.

Logis de Chalézac[modifier | modifier le code]

Les origines de cette vaste maison de maître sont assez mal connues, même si les archives nous apprennent sa reconstruction en 1768, à l'instigation de ses propriétaires d'alors, la famille Chevalier des Landes[97]. Transformée en exploitation agricole et vinicole, le domaine accueille depuis 1980 une noiseraie qui serait l'une des plus importantes d'Europe[98].
Le logis se compose d'un corps de bâtiment composé de deux niveaux habitables.
La cour du domaine accueille un puits surmonté d'un monument funéraire : une inscription rendant hommage aux défunts Louis Tessier et Marie Robelien, ainsi que la date de 1593, court le long de l'architrave.
Ce monument atypique est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1927.

Aux alentours[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La commune compte sur la présence d'une médiathèque en centre-ville. Elle accueille ponctuellement des expositions thématiques, des conférences et des salons de lecture. Le bibliobus fait étape en ville régulièrement.

Événements touristiques[modifier | modifier le code]

Breuillet est l'une des quatre communes (avec Mornac-sur-Seudre, Saint-Sulpice-de-Royan et Vaux-sur-Mer) où se déroule chaque année au mois d'avril le festival des « Fêtes romanes ». Nées en 1990, les « Fêtes romanes » sont un festival médiéval au cours duquel sont proposées animations de rue, marchés médiévaux, concerts, saynètes médiévales, banquets, tournois de chevalerie et expositions[99].

La commune accueille également une discothèque, située non loin du hameau de Taupignac.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Langue saintongeaise[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Saintongeais.
Carte représentant l'aire linguistique du saintongeais dans les Charentes et le Nord-Gironde
Aire linguistique du saintongeais.

La commune est située dans l'aire linguistique du saintongeais, un dialecte faisant partie de la famille des langues d’oïl, branche des langues romanes, qui comprend également le français, l’angevin le picard et le poitevin avec lequel il est souvent regroupé dans un domaine plus vaste, le poitevin-saintongeais.

Le saintongeais (saintonjhais) est la langue vernaculaire parlée en Saintonge ainsi que dans une partie de l'Aunis, de l'Angoumois, mais aussi dans quelques enclaves de Guyenne (Pays Gabay ou Grande Gavacherie, Petite Gavacherie autour de Monségur et enclave du Verdon, en Médoc). On l’appelle parfois aussi le charentais ou encore le patois charentais. Les locuteurs sont dits patoisants.

Le saintongeais a fortement influencé l’acadien et en conséquence, par ricochet, le cadien ; quant au québécois, il a été influencé par les parlers tels que le normand, le francien et le saintongeais.

La langue saintongeaise présente de nombreux traits communs avec des langues telles que le cadien ou l'acadien, ce qui s'explique par les origines saintongeaises d'une partie des émigrants vers la Nouvelle-France au XVIIe siècle.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La gastronomie saintongeaise est principalement axée sur trois types de produits : les produits de la terre, les produits de la mer et les produits de la vigne.

Les préparations à base de viande de porc occupent une place prépondérante dans la cuisine régionale : ainsi des gratons ou des grillons, sortes de rillettes à base de viandes rissolées et confites dans leur graisse, du gigorit (ou gigourit), un civet mêlant sang, gorge, foie et oignons, ou de la sauce de pire, à base de fressure, d'oignons et de vin blanc de pays[100].

Les huîtres de Marennes-Oléron sont une spécialité réputée de la région. Breuillet appartient à ce vaste bassin ostréicole.

La cuisine saintongeaise intègre tout naturellement de nombreuses recettes à base de « cagouilles », le nom local de l'escargot petit-gris. Animal tutélaire de la Saintonge, il est notamment cuisiné « à la charentaise », c'est-à-dire cuit dans un court-bouillon agrémenté de vin blanc, d'ail et de mie de pain.

Parmi les autres spécialités locales, il convient de noter également les pibales (alevins d'anguille pêchés dans la Gironde, spécialité de Mortagne et de Blaye), les sardines de Royan, les « thyeusses de gueurnouilles » (cuisses de grenouilles), la « sanglette », une galette préparée à base de sang de poulet et d'oignons cuits, le farci saintongeais (variante du farci poitevin), le lapin au pineau, le foie gras ou encore les confits. La grande spécialité de la presqu'île d'Arvert est cependant l'huître de Marennes-Oléron, de renommée internationale.

Les desserts traditionnels sont issus de la cuisine paysanne : millas (gâteau à la farine de maïs, qu'on retrouve dans une grande partie du sud-ouest de la France), galette charentaise, au beurre Charentes-Poitou, ou encore « merveilles » (beignets).

Les vignes de la région servent à la confection d'eaux-de-vie réputées, telles que le pineau des Charentes et plus encore, le cognac. La commune de Breuillet est ainsi intégralement située dans la zone de production des « bois communs ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. « Orthodromie entre Breuillet et Mornac », sur Lion 1906 (consulté le 21 avril 2014).
  3. « Orthodromie entre Breuillet et Saint-Sulpice-de-Royan », sur Lion 1906 (consulté le 21 avril 2014).
  4. « Orthodromie entre Breuillet et Chaillevette », sur Lion 1906 (consulté le 21 avril 2014).
  5. « Orthodromie entre Breuillet et Saint-Augustin », sur Lion 1906 (consulté le 21 avril 2014).
  6. « Orthodromie entre Breuillet et Étaules », sur Lion 1906 (consulté le 21 avril 2014).
  7. « Orthodromie entre Breuillet et Vaux-sur-Mer », sur Lion 1906 (consulté le 21 avril 2014).
  8. « Orthodromie entre Breuillet et Saint-Palais-sur-Mer », sur Lion 1906 (consulté le 21 avril 2014).
  9. « Orthodromie entre Breuillet et Royan », sur Lion 1906 (consulté le 21 avril 2014).
  10. « Orthodromie entre Breuillet et Médis », sur Lion 1906 (consulté le 21 avril 2014).
  11. « Orthodromie entre Breuillet et Saujon », sur Lion 1906 (consulté le 21 avril 2014).
  12. « Orthodromie entre Breuillet et La Tremblade », sur Lion 1906 (consulté le 21 avril 2014).
  13. « Orthodromie entre Breuillet et Le Gua », sur Lion 1906 (consulté le 21 avril 2014).
  14. « Orthodromie entre Breuillet et Rochefort », sur Lion 1906 (consulté le 21 avril 2014).
  15. « Orthodromie entre Breuillet et Saintes », sur Lion 1906 (consulté le 21 avril 2014).
  16. « Orthodromie entre Breuillet et La Rochelle », sur Lion 1906 (consulté le 21 avril 2014).
  17. « Orthodromie entre Breuillet et Bordeaux », sur Lion 1906 (consulté le 21 avril 2014).
  18. Site du Sandre
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  20. Séisme d'Oléron sur le site du CEA.
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Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Machefert et l'association « Vivre à Breuillet », Se souvenir de Breuillet, Geste éditions
  • Jean Robert Colle, Royan, son passé, ses environs, Quartier latin, 132 pages, La Rochelle, 1965
  • Franck Berton, pasteur, Une Église Protestante rurale en France au cours des siècles, édition La Cause, 1933

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]