Breuillet (Charente-Maritime)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Breuillet.
Breuillet
L'église Saint-Vivien (XIIe), caractéristique du style roman saintongeais.
L'église Saint-Vivien (XIIe), caractéristique du style roman saintongeais.
Blason de Breuillet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Rochefort
Canton Royan-Ouest
Intercommunalité Communauté d'agglomération Royan Atlantique
Maire
Mandat
Claude Pruvost
2008-2014
Code postal 17920
Code commune 17064
Démographie
Gentilé Breuilletons
Population
municipale
2 655 hab. (2011)
Densité 133 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 41′ 37″ N 1° 03′ 02″ O / 45.6936111111, -1.05055555556 ()45° 41′ 37″ Nord 1° 03′ 02″ Ouest / 45.6936111111, -1.05055555556 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 34 m
Superficie 19,99 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime

Voir sur la carte administrative de Charente-Maritime
City locator 14.svg
Breuillet

Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime

Voir sur la carte topographique de Charente-Maritime
City locator 14.svg
Breuillet

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Breuillet

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Breuillet
Liens
Site web www.breuillet-17.fr

Breuillet Prononciation du titre dans sa version originale Écouter est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes). Ses habitants sont appelés les Breuilletons et les Breuilletonnes[1].

Un peu en marge des stations balnéaires de la côte de Beauté, aux confins de la presqu'île d'Arvert et des grandes champagnes agricoles de Saintonge, Breuillet est une commune de la première couronne périurbaine de Royan. Connaissant une croissance démographique soutenue depuis de nombreuses années (sa population ayant doublé en l'espace de trente ans), elle est passée du statut de petite commune semi-rurale à celui de banlieue résidentielle en plein essor.

Comme nombre de communes des environs, Breuillet a été transformée par le phénomène de périurbanisation, qui voit de nombreux citadins s'installer en périphérie des villes, à la recherche d'une plus grande qualité de vie. L'habitat breuilleton est formé du centre-ville, où se concentrent commerces et services, et de quelques gros hameaux (Taupignac, le Billeau, le Montil, La Simandière), rassemblant de nombreuses maisons traditionnelles saintongeaises dites « charentaises », au gré de rues animées de roses trémières, véritable emblème de la région.

La situation de la commune au cœur du Royannais en fait également une destination « de repli » pour nombre de vacanciers durant la saison estivale, qui viennent y découvrir un patrimoine où trône en bonne place l'église Saint-Vivien (XIIe siècle), caractéristique de l'âge d'or du style roman saintongeais.

Breuillet appartient à la Communauté d'agglomération Royan Atlantique qui regroupe 34 communes et 78 880 habitants (2010).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Breuillet au sein de la Charente-Maritime
Position de Breuillet en Charente-Maritime

La commune de Breuillet se situe dans le sud-ouest du département de la Charente-Maritime, dans l'ancienne province de la Saintonge. Appartenant au midi de la France — on parle plus précisément de « midi atlantique »[2], elle peut être rattachée à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français. Formant un ensemble de 1999 hectares, son territoire occupe pour partie un mince plateau calcaire constituant « l'épine dorsale » de la presqu'île d'Arvert[3]. Les roches crétacé sont partiellement recouvertes de limon ou d'argile, ce qui a favorisé le développement d'un important massif forestier : celui-ci est par ailleurs à l'origine du nom de la commune, Breuillet signifiant « Petit Bois » en vieux français[4].
Les flancs du plateau originel sont bordés de marécages, issus d'anciens golfes marins comblés par les alluvions au fil du temps.

Au sud se situe le marais de Saint-Augustin, une vaste étendue où alternent pâturages et canaux. Plusieurs collines se distinguent au milieu de ce paysage : formées de roches crétacé, elle formaient à l'origine autant d'îlots. La partie septentrionale de la commune est quant à elle occupée par les terres argileuses (« bri ») de la plaine de « La Champagne », descendant vers les marais de la Seudre.
Une partie du territoire communal est occupée par des cultures oléagineuses ou céréalières, ainsi que par des zones de pacages pour les bovins.

Axes de communication[modifier | modifier le code]

La place centrale de Breuillet, ancien « Champ de foire ». Au second plan, l'église Saint-Vivien
Les anciens marais de Breuillet bordent un plateau calcaire fortement boisé, d'où le nom de la commune : Breuillet signifie petit bois en vieux français
Les anciens marais vus depuis Taupignac. Ils sont aujourd'hui reconvertis dans la polyculture

Breuillet est une commune située à 6 kilomètres de la ville de Royan, importante station balnéaire et quatrième agglomération du département de la Charente-Maritime, dans l'arrondissement de Rochefort.
L'aménagement de voies rapides (route départementale D733 jusqu'à Rochefort, puis route départementale N 137 jusqu'à La Rochelle) place désormais la commune à environ 1 heure du chef-lieu départemental, situé à 68 kilomètres plus au nord[5].

La commune est traversée par un axe routier important, la route départementale D 14, laquelle relie les villes de Saujon et de La Tremblade. Cette route qui forme la principale voie de désenclavement de la presqu'île d'Arvert traverse le bourg sur son flanc nord, prenant alors le nom de « route du Magarin ». Deux routes départementales parallèles coupent celle-ci à quelques centaines de mètres d'intervalle :

  • la D 140, la plus à l'est, traverse le bourg (où elle prend le nom de « rue du Centre »), formant un axe nord/sud avant de bifurquer vers l'est à hauteur du hameau de Taupignac, en direction de Saint-Sulpice-de-Royan et Médis. Un axe secondaire, la D 140e2, fait la jonction entre le hameau de Taupignac et la rocade de Royan.
  • la D 242 dessert les hameaux situés dans la partie occidentale de la commune, notamment le Billeau et le Grallet. Dite « route de Saint-Augustin », elle rejoint la commune du même nom à hauteur de Laffont.

Un réseau de chemins vicinaux relie les différents hameaux et lieux-dits entre eux : les principaux sont la route du Billeau, la route de la Sablière, la route du Pouilleau, la route de l'Ortuge, la route de l'Espic ou la route des Rosiers[6].

La commune est située à environ 10 kilomètres de l'aérodrome de Royan-Médis, qui n'accueille toutefois aucun vol commercial.
Les aéroports les plus proches de la commune sont ceux de Rochefort-Saint-Agnant (environ 30 kilomètres au nord) et de La Rochelle-Île de Ré (75 kilomètres au nord). Ceux-ci accueillent principalement des vols charters. L'aéroport international de Bordeaux-Mérignac, desservi par de nombreuses compagnies nationales et internationales, se situe quant à lui à environ 120 kilomètres.

Une ligne de chemin de fer reliant Saujon et La Tremblade traverse le territoire communal sur son flanc nord. Elle fut installée à l'initiative de la compagnie des chemins de fer de la Seudre et inaugurée en 1876.
À l'origine créée tant pour le transport des voyageurs que des productions ostréicoles du bassin de la Seudre, elle cessa d'accueillir des voyageurs en 1939. Concurrencée par le fret routier, elle fut fermée en 1980.
Rachetée en 1982 par une association, la ligne est désormais consacrée à l'exploitation touristique sous le nom des « Chemins de fer touristiques de la Seudre [7]».
Une gare SNCF desservant les communes de Breuillet et Mornac-sur-Seudre était autrefois implantée à Mornac. Elle était désignée sous le nom de « Mornac-Breuillet [8]».

Aujourd'hui, les gares les plus proches affectées au transport des voyageurs sont celles de Royan et de Saujon.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune de Breuillet est limitée à l'est par la commune de Saint-Sulpice-de-Royan et au sud par les stations balnéaires de Vaux-sur-Mer et de Saint-Palais-sur-Mer. À l'ouest, la commune est mitoyenne de Saint-Augustin et de Chaillevette, un port ostréicole situé en bordure de l'estuaire de la Seudre, tandis que la partie septentrionale de la commune borde Mornac-sur-Seudre et, par delà l'estuaire, la commune du Gua.

Rose des vents Chaillevette Le Gua Rose des vents
Saint-Augustin,
Le Billeau
N Mornac-sur-Seudre,
Plordonnier
O    Breuillet    E
S
Saint-Palais-sur-Mer,
Taupignac
Vaux-sur-Mer Saint-Sulpice-de-Royan,
Le Montil

Lieux-dits & hameaux[modifier | modifier le code]

Les principaux lieux-dits et hameaux de la commune sont Taupignac, le Billeau, le Montil, la Simandière, Chalézac, Coulonges et le Grallet. Jusqu'en 1883, les hameaux de Plordonnier, La Gratienne et Agnoux, aujourd'hui dépendant de Mornac-sur-Seudre, étaient partie intégrante de la commune de Breuillet.

L'entrée du hameau de Taupignac depuis la route des marais

Le hameau de Taupignac se situe dans la partie méridionale de la commune, à proximité de la route départementale rejoignant la rocade de Royan toute proche. Édifié sur une des collines dominant le marais de Saint-Augustin, il est limité au nord par une chênaie et par le ruisseau du Pérat (ou Peyrat). Plusieurs sources expliquent la présence de nombreux puits de part et d'autre des habitations.
Durant la Renaissance, le village abrita une seigneurie, ce dont témoigne encore le logis, considérablement remanié au cours des siècles. En 1728, on notait la présence d'un moulin à vent, aujourd'hui transformé en habitation.
Tout comme de nombreux hameaux de la presqu'île d'Arvert, Taupignac était habité en majorité par des protestants, ce qui explique la présence de nombreuses sépultures privées. L'agriculture y fut prédominante jusque dans les années 1970, avant de décliner progressivement.
Près du logis de Taupignac, de l'autre côté de la route départementale, le Country Club de Saintonge avait créé, dès 1924, un golf de 18 trous, rendez-vous de la haute-société royannaise. Après avoir servi de décor à plusieurs films réalisés par Émile Couzinet ("Le brigand gentilhomme", notamment), il fut fermé sous l'occupation[9].

En 1944, le domaine de Taupignac fut réquisitionné par la Wehrmacht pour y installer son quartier général, tandis que la majeure partie des civils étaient invités à évacuer leurs maisons. Le hameau fut bombardé en 1945 et le logis, partiellement endommagé[10].

L'ancien temple du Billeau, haut-lieu du protestantisme local.
Il fut détruit en 1933

Le hameau du Billeau se situe dans la partie occidentale de la commune, à environ 1,5 kilomètre du centre-bourg. Composé d'un ensemble d'anciennes demeures saintongeaises auxquelles sont venues s'ajouter des pavillons de construction récente, il est établi sur un promontoire haut de 24 mètres. Exposé aux vents d'ouest, il était encore bordé par un golfe marin au Moyen Âge. Au fil du temps, l'océan s'étant retiré, l'ancien golfe devint un marais (le marais de Saint-Augustin), lequel fut assaini à partir de 1823 sur ordre du sous préfet de l'arrondissement de Marennes, Charles-Esprit Le Terme, soucieux d'éradiquer le paludisme qui faisait encore des ravages.
Une légende locale veut que l'on ait découvert dans ce hameau les restes d'un bateau gaulois, baptisé la « barque de Vercingétorix ». Ces vestiges archéologiques supposés n'ont cependant jamais été retrouvés.
Le Billeau est avant tout connu comme ayant été l'un des hauts-lieux du protestantisme en pays d'Arvert : la communauté protestante y édifiera plusieurs temple entre 1683 et 1801. Le dernier, datant de 1854, fut finalement détruit en 1933. De même, plusieurs cimetières protestants sont situés à proximité du hameau : ils doivent leur existence à l'interdiction pour les « religionnaires » d'inhumer leurs morts aux côtés des catholiques.
Sous l'occupation, plusieurs maisons furent réquisitionnées par les Allemands pour y loger des troupes, tandis que plusieurs hommes du hameau rejoignaient les réseaux de résistance locaux dans les bois avoisinants, tel le bois de la Prade.
Le 17 avril, à l'issue de violents combats dans l'ensemble de la presqu'île d'Arvert, le Billeau était libéré : 32 prisonniers allemands furent remis aux alliés[11].

Vue sur la plaine de la Champagne depuis le hameau du Montil

Le lieu-dit du Montil est situé à mi-chemin entre les bourgs de Saint-Sulpice et de Breuillet, sur une arête calcaire délimitant d'une part les marais de Saint-Augustin au sud et la plaine de la Champagne au nord. À l'ouest, une forêt forme une sorte de frontière naturelle entre les pavillons modernes et les quelques maisons plus anciennes, seules traces de l'habitat originel. Celui-ci était regroupé autour de deux fermes : la ferme de la Cabane (toujours en activité) et l'ancienne ferme de la Grave.
Plusieurs sentiers de promenades courent autour du hameau du Montil, ménageant des points de vue parfois spectaculaires sur les marais et ses anciennes îles : celles-ci émergent désormais de vastes étendues de maïs, colza ou tournesols.
Plusieurs effondrements ou falaises témoignent de l'érosion entamée par les flots lorsqu'ils atteignaient le hameau. Parmi ces curiosités géologiques se trouve la « mare aux grenouilles », un puits naturel particulièrement dangereux[12].

Une rue du hameau de la Simandière, l'un des nombreux écarts du village de Breuillet

Le hameau de la Simandière se situe sur une des nombreuses hauteurs dominant le marais de Saint-Augustin, dans la partie méridionale de la commune. Abrité des vents dominants par une ceinture forestière, il se compose de deux sortes d'habitats : maisons saintongeaises traditionnelles ou anciennes fermes y côtoient des pavillons plus modernes, formant un lotissement à proximité de la route de Royan.
Les prospections aériennes de Jacques Dassié ont permis de découvrir des traces d'occupation humaine très anciennes : un site datant de l'âge du bronze a ainsi été mis au jour à proximité du hameau.
Un logis noble, toujours présent, témoigne de l'ancienne seigneurie de La Simandière, propriété en son temps de notables locaux tels René Vassal, gouverneur de Talmont et de Brouage, ou de Pierre Aymand, conseiller au parlement de Bordeaux en 1754. Le logis, composé d'un corps de bâtiment hétéroclite, est précédé d'un porche[13].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Plusieurs ruisseaux traversent le territoire de la commune, qui est irriguée par les marais de Saint-Augustin (en partie asséchés aujourd'hui).
Le « Chenal de Mornac », long de 5,2 kilomètres, est le plus important. Viennent ensuite respectivement le canal « La Course », long de 4,5 kilomètres, et le « Chenal de Coulonges », long de 2,7 kilomètres. Tous sont tributaires de la Seudre, seul cours d'eau important à arroser la commune[14]..
Une dizaine d'autres ruisseaux de faible débit serpente à travers le territoire communal.

Géologie[modifier | modifier le code]

La majeure partie du territoire communal est occupée par un plateau calcaire crétacé formé à la période du maastrichtien, il y a environ 70 millions d'années. Celui-ci forme « l'épine dorsale » de la presqu'île d'Arvert, une péninsule s'étendant entre les estuaires de la Gironde et de la Seudre, sur la façade atlantique du bassin aquitain. Dans la partie méridionale de la commune, les terrains crétacés laissent la place aux alluvions quaternaires[15].

Un risque sismique léger concerne la commune qui est située non loin de la faille d'Oléron.

Le 7 septembre 1972 le séisme d'Oléron d'une magnitude de 5,7 a produit quelques dégâts dans la région et a pu être ressenti jusqu'en région parisienne. Le dernier séisme ressenti en date, toujours sur cette faille, d'une magnitude de 4,7, a eu lieu le 18 avril 2005[16].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Charente-Maritime.

Le climat est de type océanique : la pluviométrie est relativement élevée en automne et en hiver et les hivers sont doux. L'été reste tempéré grâce à la brise marine. Deux vents venant de l'océan, le noroît et le suroît, soufflent sur les côtes du département. L'ensoleillement de la côte charentaise est très important : avec 2 250 heures par an, il est comparable à celui que connaît une partie de la côte méditerranéenne[17].

Cumulonimbus vu depuis les hauteurs de Breuillet

Les relevés de la station météorologique de La Rochelle entre 1946 et 2000 permettent de déterminer quelques dates majeures au point de vue climatique en Charente-Maritime : ainsi, au cours de ce laps de temps, la température la plus froide est relevée le 15 février 1956 : -13,6 °C. Un pic de température (dépassé seulement au cours de la canicule de 2003) est atteint le 8 juillet 1982 avec près de 39 °C à l'ombre[18]. Si 1953 est considérée comme l'année la plus sèche, 2000 est au contraire la plus pluvieuse[19].

La Charente-Maritime est le département français qui a été le plus durement touché par la tempête Martin du 27 décembre 1999. Les records nationaux de vents enregistrés ont été atteints avec 198 km/h sur l'île d'Oléron et 194 km/h à Royan.

Dans la nuit du 23 au 24 janvier 2009, la région est frappée par la tempête Klaus. Malgré des rafales de vent dépassant les 120 km/h, les dégâts relevés dans la commune demeurent relativement minimes au regard de la situation dans le Médoc tout proche[20].

Les côtes charentaises et vendéennes sont de nouveau durement éprouvées par la tempête Xynthia qui traverse la région dans la nuit du 28 février au 1er mars 2010. Des bourrasques de près de 140 km/h touchent la ville voisine de Royan[21]. La commune relève quelques dégâts matériels (toitures endommagées, arbres déracinés, mobilier urbain arraché) sans qu'aucune victime ne soit cependant à déplorer.

Données générales[modifier | modifier le code]

Données climatiques à La Rochelle
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,4 2,8 5,4 7,4 10,7 13,7 15,8 15,7 13,7 10,5 6,3 3,9 9,2
Température moyenne (°C) 5,9 6,9 8,7 11,1 14,3 17,5 19,8 19,6 17,8 14,2 9,4 6,6 12,7
Température maximale moyenne (°C) 8,5 9,9 12,1 14,7 17,9 21,3 23,8 23,5 21,8 18 12,6 9,2 16,1
Ensoleillement (h) 84 111 174 212 239 272 305 277 218 167 107 85 2 250
Précipitations (mm) 82,5 66,1 57 52,7 61,1 42,9 35,1 46,4 56,5 81,6 91,8 81,8 755,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de La Rochelle de 1961 à 1990[22].


Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Breuillet[23] 2250 755 4 13 26
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune provient de l'ancien français, breuil étant synonyme de bois. Le diminutif « breuillet » signifiait au Moyen Âge « petit bois » ou bosquet[4].

Au Moyen Âge, la commune fut nommée Brolhet ou Brolheto (XIIe siècle). Au XIVe siècle, deux orthographes semblent avoir coexisté : Brollet est cité en 1358[24], Breüillet en 1360.

La paroisse sera également fréquemment désignée sous le vocable de Saint-Vivien de Breüillet jusqu'à la Révolution. En 1793, le nom retenu pour nommer la commune est Breuillet.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé : au premier d'argent aux trois chevrons de gueules, au deuxième de gueules au lion d'or, au troisième d'azur à l'aigle contournée essorante au vol éployé et abaissé d'or, au quatrième de gueules aux six besants d'argent ordonnés 2,1,2 et 1 ; à la croix estrée d'argent brochant sur la partition ; sur le tout un livre ouvert d'argent, à la reliure et à la tranche d'or, chargé du portail du temple du lieu à dextre et du portail de l'église du lieu à senestre, les deux dessinés aux trait.
Commentaires : La devise de la commune est : « La force naît de l'union ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Les premières traces d'occupation humaine découvertes sur le territoire communal remontent aux premiers siècles avant notre ère : il s'agit de sites protohistoriques découvert par Jacques Dassié lors de prospections aériennes réalisées entre 1976 et 1980[25]. Ces observations ont notamment permis la localisation d'une nécropole située près du logis de Chalézac, ainsi que les vestiges d'un camp situé non loin du lieu-dit le " Château-Vert [26]". Des fouilles effectuées à cet endroit ont permis la découverte de silex et de haches polies remontant au néolithique. La commune conserve également la trace de deux voies romaines, lesquelles menaient toutes deux à Arvert, village qui se trouvait être alors un port de mer et à proximité duquel se trouvait peut-être le Portus Santonum cité par Ptolémée[27]. L'une des voies romaines traversant la commune conduisait à Mediolanum Santonum (Saintes), capitale de la civitas santonum (la civitas, ou « cité » était une subdivision administrative de l'empire romain), la seconde menait à Novioregum, seconde agglomération de la cité des Santons et important port sur l'estuaire de la Gironde. On retrouve également des vestiges de cette voie romaine dans les communes voisines de Médis et de Semussac. L'archéologie aérienne a de même permis la découverte de vestiges gallo-romains non loin du lieu-dit Le Mourrier et du Caillaud[28] ".

Moyen Âge et Renaissance[modifier | modifier le code]

Les restes d'un sarcophage médiéval retrouvé à proximité de l'église
L'ancien cimetière ou « Clouzit » date du Moyen Âge. Il est aujourd'hui désaffecté, les dernières inhumations remontant au début du XXe siècle
Le presbytère intègre des vestiges du chœur de l'église, détruit pendant la guerre de Cent Ans

L'histoire médiévale de la commune demeure assez mal connue. Les chroniqueurs du temps rapportent les ravages induits par les premières invasions normandes : en 844, ceux-ci remontent Seudre et Gironde, pillant le pays d'Arvert. Quelques siècles plus tard, dans une charte datée de 1186, le pape Urbain III confirme la donation de la chapellenie de l'église à l'abbaye de Cluny. Cette transaction, initiée par l'évêque de Saintes Adémar (1167-1188) est la première mention de l'église de Breuillet.

La paroisse, d'abord intégrée à la seigneurie de Mornac, est ensuite divisée en plusieurs fiefs nobles : Théon, La Rochebreuillet, Taupignac, La Simandière, Le Caillaud, puis, bien plus tard, Le Pouyaud et Chalézac[29]. Durant la guerre de Cent Ans, une partie de l'église est endommagée : chœur et transept disparaissent et ne seront jamais reconstruits.

En 1541 et 1548, une partie de la Saintonge se révolte contre plusieurs projets de réforme de la gabelle, l'impôt sur le sel. La décision de taxer le sel de pêche en 1542, la création de nouveaux « greniers à sel », les abus d'une partie de l'administration locale sont autant d'éléments déclencheur d'une série de violentes escarmouches en pays d'Arvert, région où sont situées de nombreuses salines. A Breuillet comme dans les paroisses d'alentour, on sonne le tocsin de la révolte : c'est le début de ce que l'histoire retiendra sous le nom de « jacquerie des Pitauds ».

Le roi ordonne de pacifier la province, confiant cette délicate mission au seigneur de Lude. Dépassé, celui-ci envoie la troupe, laquelle rétablit l'ordre par la force. À la suite de ces opérations, un messager est envoyé dans les paroisses qui se sont rebellées : il est signifié aux habitants de « déposer et apporter incontinent piques, hallebardes, javelines, espieux, batons, hacquebuttes, arbalètes, arcs, rondelles, boucliers, espées, dagues, poignards, sinon couteaux pour leur usage ». De même, ordre est donné aux habitants de déposer les cloches de leurs églises, coupables d'avoir sonné la révolte. La paroisse livre trois cloches, lesquelles sont entreposées au château de Royan. La répression dans la région est brutale : les pendaisons ne sont pas rares et l'un des meneurs de la révolte, Taillemagne, est condamné à être « rompu vif, la tête cerclée d'une couronne de fer rouge [30]».

En 1603, une épidémie de peste ravage la Saintonge. Des foyers sont signalés dans certaines paroisses de la presqu'île d'Arvert[31].

Moins d'un siècle plus tard, en 1698, les registres d'impositions de la généralité de La Rochelle révèlent néanmoins une paroisse relativement prospère. Celle-ci est en effet abonnée à hauteur de 4000 livres, au bénéfice des principaux seigneurs du lieu : les héritiers de « M. de la Rochebreuillet » (soit les sept enfants de François du Gua, seigneur du lieu, décédé en 1693, et Gabrielle Vigier), l'abbé Joachim de Dreux, fils du seigneur de Port-d'Envaux, et le seigneur de Mornac. Le même document révèle que la paroisse produit principalement « Blé et vin [32]».

« L'Église du désert »[modifier | modifier le code]

Le « dragon missionnaire » :
Qui peut me résister est bien fort.
La bible en pierre qui orne la façade du temple actuel est un réemploi du temple du Billeau, détruit en 1933.
Le texte qui y est gravé est un extrait du livre des apôtres :
Crois au seigneur Jésus-Christ et tu seras sauvé (16:31)

Breuillet devient dès le début du XVIIe siècle un bastion réformé. La période de relative tolérance à l'égard des religionnaires est rompue en 1685 par la publication de l'édit de Fontainebleau, (entraînant de fait la révocation de l'édit de Nantes) : ainsi débute une longue période de persécutions pour la communauté protestante. Certains de ses membres choisissent de s'exiler, gagnant le port de La Tremblade et de là, l'Angleterre ou les Pays-Bas. Les autres se regroupent et forment ce que l'on appelle alors « l'église du désert ».
Le culte est célébré dans des maisons particulières ou des granges, que l'on appelle des « maisons d'oraison ». Les premières assemblées connues se déroulent à Coulonge et à Plordonnier.

Parallèlement, certains protestants, soumis aux pressions des « dragons » du roi, choisissent de renier leur foi et de revenir dans le giron de l'église catholique. On les appelle les « nouveaux convertis ». Malgré cela, les suspicions restent parfois vives à leur égard[33]. C'est dans ce climat délétère que débute « l'affaire Jean Remigereau » en 1711. Ce nouveau converti de 83 ans est traîné devant les tribunaux pour ne pas s'être agenouillé devant le Saint-Sacrement, sorti en procession de l'église de Breuillet. Accusé de manquer de respect à la religion catholique, le vieil homme répond n'avoir pu le faire car « il était dans un mauvais chemin, plein de boue, dans lequel il ne pouvait se mettre à genoux ». Cependant, des témoins sortent de l'ombre pour accuser l'homme et son épouse : celui-ci aurait usé de nombreux subterfuges, substituant l'un de ses enfants à un autre le jour de son baptême, remplaçant le corps d'un autre par une bûche lors des obsèques de ce dernier. D'autres témoins affirment que le couple « médit de la religion catholique » et « détourne les nouveaux convertis de faire leur devoir de catholiques romains ». Les rumeurs enflent et l'affaire, portée devant le procureur du roi, se conclut par une pénitence publique suivie du bannissement de l'homme et de sa femme : « (...) sera banny à perpétuité hors de la province de Xaintonge avecq deffanse de rompre son ban soubz peine de la vie[34] »

En 1734, l'évêque de Saintes Léon de Beaumont choisit d'employer la manière douce. Il se rend en litière à Breuillet pour tenter de ramener au catholicisme les « brebis égarées », sans plus de succès. En 1755, une nouvelle maison d'oraison est édifiée au hameau de " Chez Billaud " par le pasteur Louis Gibert[35], l'une des figures du protestantisme en Saintonge. Le temple est condamné à la destruction quelques mois plus tard par le grand prévôt P. de Téphaville, pour l'exemple : il est cependant reconstruit en 1763.

Les temps nouveaux[modifier | modifier le code]

Le bourg de Breuillet en 1904 (Carte postale ancienne)
La mairie et l'école de filles de Breuillet en 1918 (Carte postale ancienne)

La période révolutionnaire voit la création d'une « milice bourgeoise » dirigée par le seigneur de Taupignac, Alexandre-André de Pelletreau. Le 27 septembre 1789, au cours d'une cérémonie patriotique, le curé Lompré bénit deux étendards sur lesquels sont inscrits : « Pour le Roi et la Paterie (sic) » et « La force naît de l'union ». Le 14 juillet de l'année suivante, la population est conviée à l'église afin de prêter le serment fédératif, à savoir « être fidèle à la loy, au Roi et à la constitution [36]».

Le XIXe siècle voit la modernisation de la commune : en 1823, des travaux d'assainissement des marais sont menés sur ordre du sous préfet Charles-Esprit Le Terme, éradiquant ainsi le paludisme qui faisait des ravages dans la région. En 1859, une société de secours mutuels est créée, laquelle deviendra en 1880 un « bureau de bienfaisance » pour les personnes défavorisées. Avant cette date, le seul recours des habitants frappés par la pauvreté était la mendicité. En 1871, un habitant de la commune ayant perdu ses biens lors d'un incendie reçut une autorisation de mendier de la part du maire : « Nous, maire de la commune de Breuillet, vu les pertes considérables que vient de faire le sieur [...], l'autorisons à quêter dans toute l'étendue de la commune et le recommandons aux personnes charitables (...)[37]»

En 1883, plusieurs lieux-dits sont détachés de la commune, qui perd 436 hectares. Ainsi, Plordonnier, La Gratienne et Agnoux sont rattachés à Mornac.

Les années suivantes voient l'aménagement du bourg : création d'un cimetière moderne (1901), d'un champ de foire (1904), raccordement au réseau téléphonique (1908) et électrique (1929). En 1925, tandis que se développe la station balnéaire de Royan, on crée un golf moderne sur le territoire communal. Ainsi naît le golf de Taupignac, étalé sur près de 40 hectares, fréquenté avant-guerre par la haute société royannaise[9].

Les années sombres[modifier | modifier le code]

Au début du mois de juillet 1940, l'armée allemande occupe le bourg. Les habitants sont « invités » à loger chez eux officiers et sous-officiers de la Wehrmacht. Une kommandantur est installée dans la rue principale.
À partir de 1942, plusieurs blockhaus sont édifiés dans la commune, constituant la seconde ligne de défense du mur de l'Atlantique. Ceux-ci sont répartis à Chalézac, à la Garenne, aux Rosiers et au pont de la Meyre[37]. Parallèlement, les premiers sabotages ont lieu.

Deux foyers de résistance se développent sur le territoire communal : le groupe « Lucas », mené par Marcel Lucas, un ancien militaire de carrière, et le groupe « Chauvin », sous les ordres du lieutenant réserviste Philippe Chauvin. Ceux-ci mènent quelques attaques ponctuelles contre l'armée allemande. En 1944, sentant l'imminence d'une attaque contre la « Poche de Royan », les occupants contraignent les habitants à l'exode, à l'exception notable des agriculteurs. Le maire lui-même est délogé du domaine de Taupignac, réquisitionné par les Allemands. En 1945, l'ordre est donné aux maquisards d'accentuer la pression sur les Allemands. Le 27 février, au hameau du « Cailleau », une attaque contre un dépôt de munition prend les Allemands par surprise : plusieurs d'entre eux sont tués dans l'attaque. Quelques jours auparavant (18 février), un raid aérien avait déjà touché le quartier général allemand, installé au domaine de Taupignac. Le 12 mars, tandis que les maquisards passent de nouveau à l'offensive au lieu-dit les Rosiers, un obus s'abat sur le centre du bourg.

Le 16 avril, les FFI entrent dans Breuillet libéré. Un « conseil de libération » est nommé pour administrer provisoirement la commune[38].

L'après-guerre[modifier | modifier le code]

La place du centre, ancien champ de foire.
Elle regroupe commerces et services publics (école, bureau de poste)

En 1952, une catastrophe aérienne impliquant un avion « Mustang » de la base aérienne 135 de Cognac se produit au-dessus du hameau du Caillaud. L'aile de l'avion heurte un fil à haute tension avant de prendre feu. L'appareil s'écrase dans un champ au lieu-dit le Magarin, sans laisser de survivant[39].

Le 11 octobre 1954, une affaire d'OVNI sème le trouble dans la commune : trois automobilistes affirment avoir aperçu un « engin circulaire » précédé d'une « lueur rouge dans le ciel » au-dessus de Taupignac, un hameau situé au sud de la commune. L'affaire est reprise par la presse[40].

Dans les années 1970 et 1980, de nouvelles infrastructures sont mises en place : aménagement d'un nouveau groupe scolaire, création d'un Foyer rural et d'installations sportives, transformation de l'ancien presbytère protestant en mairie, modernisation de l'ancien champ de foire... En 1994, la municipalité prend la décision de faire dynamiter l'ancien château d'eau, devenu dangereux. Quelques années plus tard, en 1999, dans la soirée du 27 décembre, la tempête Martin atteint la commune avec des vents avoisinants les 200 kilomètres à l'heure. Plusieurs bâtiments sont endommagés, des arbres s'abattent sur les routes ou sur des toitures. Néanmoins, aucune perte humaine n'est à déplorer dans la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Municipalité[modifier | modifier le code]

Les élections municipales de 2008 ayant conduit au renouvellement de la liste conduite par le maire sortant, celui-ci a été réélu au cours d'une séance extraordinaire du conseil municipal le 21 mars 2008.

La mairie de Breuillet

Au cours de cette séance, les 19 membres du conseil ont également été désignés : ainsi, la tâche de premier adjoint au maire (chargé de la voirie et des bâtiments communaux) a été confiée à Jean-Pierre Gauvrit, celle de deuxième adjoint (fêtes et cérémonies) revient désormais à Didier Bondarneau, celle de troisième adjoint (écoles, CCAS, emploi) est confiée à Claudette Ménard.
Les charges de quatrième et cinquième adjoint (respectivement chargés de la jeunesse et des finances) reviennent à Marie-Christine Rousset et Serge Bondoux, tandis que Jacques Colin est devenu conseiller municipal délégué à l'urbanisme[41].

Le conseil municipal réuni le 25 septembre 2009 ayant retiré à Marie-Christine Rousset, sa fonction d'adjointe, il a procédé, le 9 octobre 2009, à de nouvelles nominations : Serge Bondoux passe de 5e à 4e adjoint, Jacques Colin devient 5e adjoint. Deux postes de conseillers-délégués sont créés : Marie-Véronique Hilaire, au Centre de Loisirs Espace Jeunes, et Colette Bouchat à la Communication et Information[42].

Maires de Breuillet[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1804 Vincent Collard    
1804 1809 Pierre Gireaud    
1809 1815 Jean-Alexandre Pelletreau    
1815 1816 Daniel Demonconseil    
1816 1826 Jean-Alexandre Pelletreau    
1826 1831 Jéremie Renaud    
1831 1836 Pierre Arrive    
1836 1840 Jéremie Renaud    
1840 1845 Jean Cottereau    
1845 1868 Pierre Morin    
1868 1877 Jean Tantin    
1877 1884 Hippolyte Favreau    
1884 1894 Paul Chaillé-de-Néré    
1894 1904 Alphonse Deligneau    
1904 1917 Mathurin Rouffineau    
1917 1929 Gaston Forgit    
1929 1943 Alphonse Vollet    
1943 1945 Henri de Verthamon    
1945 1947 Marcel Lucas    
1947 1961 Daniel Michenot    
1961 1971 Abel Guérin    
1971 2001 Jacques Gaborit    
2001 2008 Claude Pruvost    
2008 2014 Claude Pruvost    
Les données manquantes sont à compléter.

Canton[modifier | modifier le code]

La commune de Breuillet est l'une des sept communes appartenant au canton de Royan-Ouest. Ses 2178 habitants en font la cinquième commune la plus peuplée du canton après Royan, Vaux-sur-Mer, Saint-Palais-sur-Mer et Saint-Sulpice-de-Royan.
Le conseiller général du canton est Michel Servit (UMP)

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Breuillet appartient à la Communauté d'agglomération Royan Atlantique, laquelle regroupe 31 communes de la région royannaise.

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

L'examen du résultat des derniers scrutins révèle un électorat de la commune plutôt ancré à droite. Ainsi, lors de l'élection présidentielle de 2007, 61,95 % des électeurs ont apporté leurs suffrages à Nicolas Sarkozy, soit presque huit points de plus que la moyenne nationale, établie à 53,06 %[43].
Au cours des élections législatives qui ont suivi, les breuilletons ont également renouvelé le mandat du député sortant Didier Quentin (UMP), réélu à 56,37 %, un chiffre supérieur d'un peu moins de trois points aux résultats de l'ensemble de la circonscription (53,51 %).
Les résultats du premier tour des élections régionales de 2004 furent très serrés : Ségolène Royal était battue de quelques voix par Élizabeth Morin (37,75 % contre 37,48 % pour son adversaire socialiste). Au second tour, c'est finalement Ségolène Royal qui l'emporta dans la commune, de même que dans la majorité de la région Poitou-Charentes (résultats régionaux : 55,10 % pour Ségolène Royal ; 36,20 % pour Élizabeth Morin[44]).

Lors du second tour des élections municipales de 2008, c'est la liste « Breuillet au quotidien » conduite par le maire sortant Claude Pruvost qui a remporté le plus de suffrages (55,70 %). L'élection du maire a eu lieu officiellement le 21 mars 2008 au cours d'une séance extraordinaire du conseil municipal[45].

Résultats du second tour des élections présidentielles de 2007 et 2002 :

Résultats des élections législatives de 2007 et 2002 :

Résultats des élections régionales de 2004

Résultats des élections municipales de 2008 :

  • élections municipales de 2008 : 55,70 % pour la liste du maire sortant Claude Pruvost, « Breuillet au quotidien », 44,30 % pour la liste d'opposition unifiée « Breuillet nouveau cap - Breuillet à venir ». Participation : 69,79 %[45]

Démographie[modifier | modifier le code]

Breuillet est une commune de la couronne périurbaine de l'Aire urbaine de Royan, laquelle est constituée de 11 communes situées dans la zone d'influence forte de cette ville, quatrième aire urbaine du département de Charente-Maritime.
En 1999, cet ensemble représentait une population de 40 707 habitants, ce qui en faisait la 159e aire urbaine de France.

Le centre-bourg de Breuillet

D'après les dernières informations publiées par l'INSEE en 1999, la population de la commune est de 2178 habitants, répartis sur une superficie de 1999 hectares, soit une densité de population de 109 habitants au kilomètre carré. La population de la commune, restée relativement stable durant une partie du XIXe siècle, chute brutalement lors du recensement de 1886, ce qui s'explique par la perte par la commune des hameaux de Plordonnier, Agnoux et La Gratienne, rattachés à la commune voisine de Mornac-sur-Seudre en 1883 (soit une perte de 436 hectares). Les années suivantes seront marquées par un exode rural, lequel profite essentiellement aux communes balnéaires toutes proches, alors en pleine expansion : ce transfert de population se poursuivra durant plusieurs décennies. En 1946, au sortir de la guerre, la commune ne compte plus que 665 habitants, un déficit de population s'expliquant partiellement par l'évacuation forcée d'une partie des habitants durant l'Occupation.
Les années suivantes verront un accroissement progressif mais régulier de la population communale, passant de nouveau la barre des mille habitants après le recensement de 1975, pour dépasser les 2000 habitants à l'aube du XXIe siècle.

Les statistiques publiées en 1999 indiquent une part des moins de 25 ans dans la population de 25,8 %, tandis que celle des non-diplômés n'est que de 16,6 %.
La part des étrangers dans la population est très faible : elle est actuellement de l'ordre de 0,6 %. Les familles monoparentales représentent quant à elles 10,4 % de la population communale[51].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 655 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 331 1 087 1 198 1 331 1 342 1 320 1 361 1 338 1 276
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 268 1 294 1 260 1 217 1 194 1 214 953 914 923
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
886 906 868 791 821 760 720 665 782
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
847 926 1 073 1 346 1 863 2 178 2 495 2 583 2 655
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[52] puis Insee à partir de 2004[53])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (34,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (28,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 14,5 %, 15 à 29 ans = 12,5 %, 30 à 44 ans = 16,2 %, 45 à 59 ans = 23,4 %, plus de 60 ans = 33,5 %) ;
  • 51,4 % de femmes (0 à 14 ans = 13,3 %, 15 à 29 ans = 10,2 %, 30 à 44 ans = 16,6 %, 45 à 59 ans = 23,6 %, plus de 60 ans = 36,3 %).
Pyramide des âges à Breuillet en 2007 en pourcentage[54]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,5 
9,1 
75 à 89 ans
11,6 
23,8 
60 à 74 ans
23,2 
23,4 
45 à 59 ans
23,6 
16,2 
30 à 44 ans
16,6 
12,5 
15 à 29 ans
10,2 
14,5 
0 à 14 ans
13,3 
Pyramide des âges de la Charente-Maritime en 2007 en pourcentage[55]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,5 
8,6 
75 à 89 ans
11,9 
16,4 
60 à 74 ans
17,1 
21,3 
45 à 59 ans
21,1 
19,1 
30 à 44 ans
18,5 
16,8 
15 à 29 ans
14,7 
17,3 
0 à 14 ans
15,1 

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

La commune est au cœur d'un bassin d'emploi particulièrement attractif, la zone d'emploi de Royan (issue de la partition de l'ancienne zone d'emploi Saintonge maritime, qui regroupait de nombreuses communes du Pays Rochefortais, du Pays Marennes-Oléron et du pays royannais[56]), forte de 27 753 emplois en 2008[57]. La zone d'emploi de Royan est, avec celle de La Rochelle, la plus dynamique de la région Poitou-Charentes, toutes deux profitant « d'un tissu économique et d'une démographie dynamiques » (Insee)[57]. La croissance y est particulièrement soutenue, du fait du développement des activités tertiaires.

La zone artisanale du Magarin concentre une dizaine d'entreprises.

La commune de Breuillet fut longtemps marquée par l'agriculture : on ne comptait pas moins de 19 exploitations agricoles dans les années 1950, réparties tant dans l'actuel centre-bourg que dans les hameaux d'alentour[58]. La proximité de la Côte de Beauté et de ses stations balnéaires explique la reconversion progressive de la commune dans les activités touristiques, aujourd'hui prépondérantes. Les autres activités majeures de la commune sont principalement les services à la personne ou aux entreprises et le commerce. Une refonte du centre-bourg initiée dans les années 1980 a vu la transformation de l'ancien champ de foire en place centrale accueillant divers commerces et services publics, telle la poste. La place centrale, la rue du centre et la zone artisanale du Magarin sont les principaux axes commerçants de la commune à l'heure actuelle.

En 1999, le taux de chômage était supérieur à la moyenne nationale, soit 15,3 % contre 12,9 % au plan national[59].
Le taux d'activité des personnes comprises dans la tranche d'âge 20-59 ans était de 81 %.
Les actifs formaient 40,1 % de la population breuilletonne, suivis par les retraités (25,5 %) et les étudiants et jeunes scolarisés (21 %).

Parmi les actifs, les catégories socioprofessionnelles les mieux représentées sont les employés (28,4 %), les professions intermédiaires (24,2 %), ouvriers (17,7 %) ou encore artisans (14,4 %). La proportion de personnes exerçant un métier de cadre ou lié aux professions intellectuelles correspond exactement à la moyenne nationale (12,2 %).
Enfin, les agriculteurs ne représentent plus que 3,3 % de la population active, chiffre cependant encore supérieur à la moyenne nationale, soit 2,4 %[60].

Immobilier[modifier | modifier le code]

La rue du centre et l'ancienne école de garçons (au second plan, à gauche)

D'une manière générale, la population de Breuillet est relativement aisée, avec une moyenne de 17 763 € / an et par ménage (moyenne nationale : 15 027 € / an et par ménage). Le prix moyen de l'immobilier est de 3 197 € / m² (vente) et 12,22 € / m² / mois (location)[61].
Le taux de personnes propriétaires de leur logement est nettement supérieur à la moyenne nationale : il est de 77,6 % (moyenne nationale : 55,3 %) ; 16,1 % des breuilletons sont locataires (moyenne nationale : 39,8 %) et 6,3 % logés gratuitement.

Le parc immobilier de la commune est constitué de 1 189 logements, dont 73,3 % sont des résidences principales et 24,1 % des résidences secondaires. 2,5 % des logements sont vacants[62].
Les maisons individuelles représentent l'écrasante majorité des logements, soit 97,5 % (moyenne nationale : 55,3 %) ; le reste se répartit entre appartements (1 %) et divers autres types de logements, principalement bungalows destinés aux saisonniers (1,5 %).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Vivien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Vivien de Breuillet.
Église Saint-Vivien de Breuillet

Cette église de style roman, dont il est fait mention dès 1186, subit de graves destructions durant les conflits franco-anglais du XIVe siècle. Ses dimensions modestes s'expliquent par la destruction de son chevet, dont quelques maigres vestiges s'intègrent dans le presbytère, attenant à l'église. Le transept fut également détruit durant la même période.

Le plan du sanctuaire se limite à une nef unique formant quatre travées. L'église, classée monument historique en 1914, présente une façade à trois registres horizontaux. Un large portail en plein-cintre orné de motifs assez archaïques est surmonté de séries d'arcatures aveugles réparties sur deux niveaux.

De part et d'autre de la façade, on retrouve des faisceaux de colonnes, répartis différemment à chaque étage. Un oculus assure l'éclairage de la nef. Un campanile, remanié au XIXe siècle, surmonte l'ensemble. Deux contreforts assez massifs encadrent la façade : ils furent ajoutés à l'édifice au XVe siècle, au cours des travaux de restauration de l'église[63].

Temple protestant[modifier | modifier le code]

Le temple protestant, édifié en 1843

Cet édifice néo-classique est l'unique témoignage de l'architecture religieuse protestante à avoir été conservé dans la commune. Projeté dès 1841, son implantation au cœur du bourg ne fit pourtant pas l'unanimité parmi les fidèles, dont le nombre est alors estimé à 800 personnes. En effet, même si l'érection d'un sanctuaire dans le centre-bourg pouvait apparaître comme plus pratique, certains membres de la communauté estimaient plus utile de conserver le vieux temple du lieu-dit « Le Billeau », intimement lié à l'histoire du protestantisme local, et fermé depuis 1839 pour vétusté.
Malgré les objections, la construction du temple commence en 1843, se poursuivant jusqu'en 1847[64].
En 1854, l'ancien temple du Billeau est cependant réhabilité, mais il sera malgré tout détruit en 1933. De cet édifice emblématique subsiste une bible en pierre, laquelle fut intégrée à la façade du temple, et un banc en bois, lui aussi transporté dans le sanctuaire actuel.

Le temple de Breuillet forme un vaisseau unique basé sur un plan rectangulaire, éclairé par une série de baies en plein cintre. La façade est encadrée par deux pilastres ioniques portant une architrave et un fronton triangulaire à denticules. Autrefois entouré par un grillage, l'édifice ouvre aujourd'hui sur une petite place bordant la rue Principale du bourg.

La commune conserve plusieurs cimetières protestants, éparpillés dans différents hameaux : celui de la Chênaie de Coulonges est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1977[65]. Trois autres cimetières protestants sont répertoriés sur le territoire de la commune : ils sont localisés à proximité des hameaux du Billeau, du Grallet et de Taupignac.

Logis de Taupignac[modifier | modifier le code]

Le logis de Taupignac

La demeure actuelle succède à un ancien logis noble dont il est fait mention dès le XVIIe siècle. D'abord propriété de la famille de la Roche, puis des Daulnis, la seigneurie est saisie en 1697. À cette occasion est réalisé un état des lieux décrivant un logis couvert d'ardoise et une fuie couronnée par un clocheton. Le logis passe ensuite à la famille des Bartholomé de Barbeau, puis, à partir de 1786, aux Pelletreau[66].

Les bâtiments actuels s'articulent autour d'une avant-cour et d'une cour d'honneur, délimitées par un corps de bâtiment couvert de tuiles romanes et une série de dépendances.
Ils sont le résultat d'une campagne de restauration intervenue à partir de 1838 à l'instigation du propriétaire de l'époque, l'ingénieur Antoine Bonnet de Lescure.

Logis de Chalézac[modifier | modifier le code]

Les origines de cette vaste maison de maître sont assez mal connues, même si les archives nous apprennent sa reconstruction en 1768, à l'instigation de ses propriétaires d'alors, la famille Chevalier des Landes[67]. Transformée en exploitation agricole et vinicole, le domaine accueille depuis 1980 une noiseraie qui serait l'une des plus importantes d'Europe[68].
Le logis se compose d'un corps de bâtiment composé de deux niveaux habitables.
La cour du domaine accueille un puits surmonté d'un monument funéraire : une inscription rendant hommage aux défunts Louis Tessier et Marie Robelien, ainsi que la date de 1593, court le long de l'architrave.
Ce monument atypique est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1927.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Transports urbains[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la compagnie de transports « Aunis et Saintonge ».
Une ligne de bus permet de relier différentes stations réparties sur le territoire de la commune, ainsi que les communes voisines : vers l'ouest, Étaules (3 stations), Arvert (2 stations) ainsi que la ville de La Tremblade (5 stations) ; vers le sud, Royan[69].

Éducation et culture[modifier | modifier le code]

La commune appartient à l'académie de Poitiers. Elle est équipée d'un groupe scolaire, lequel fut édifié en 1987 : celui-ci regroupe une école maternelle et une école primaire. Les collèges et lycées les plus proches sont tous situés dans la ville voisine de Royan.

L'actuel groupe scolaire, édifié en 1987

La commune est équipée très tôt d'infrastructures scolaires : dès 1815, elle compte deux classes de garçons et deux classes de filles, réparties dans des écoles confessionnelles catholique et protestante. Celles-ci sont néanmoins privées et le coût des études, entièrement à la charge des familles.
En 1833, suite à la publication de la loi Guizot, l'école protestante devient l'école communale. Si le loyer et le traitement de l'instituteur sont désormais à la charge de la commune, celle-ci impose une politique de quota : dix enfants indigents doivent en contrepartie être scolarisés gratuitement.
En 1850, on construit de nouveaux bâtiments scolaires : un immeuble néo-classique à deux niveaux, ponctué de deux avant-corps latéraux, est édifié en bordure de la rue principale, non loin du champ de foire. Suivant l'usage de l'époque, les bâtiments sont alors divisés en une école de filles et une école de garçons.
En 1889, les locaux devenant insuffisants, on édifie un nouveau corps de bâtiment de l'autre côté de la rue, afin de servir d'école de filles[70].

À proximité de la mairie, une bibliothèque municipale a également été créée.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune est équipée d'un cabinet médical, d'un dentiste, d'un cabinet d'infirmières et d'un cabinet de kinésithérapeutes.
Le centre hospitalier le plus proche se situe dans la commune voisine de Royan, de même que les différents services d'urgence.
Une caserne des pompiers est également implantée à Royan, tandis qu'un centre de secours est situé à Saint-Palais-sur-Mer.

Sports[modifier | modifier le code]

Article connexe : Sport en Charente-Maritime.

La commune est équipée d'un stade municipal.
Celui-ci fut inauguré le 3 mai 1971 par le maire de l'époque, Abel Guérin, qui donna le coup d'envoi du premier match de football organisé sur ce nouveau terrain.
En 1986, le stade fut équipé d'une système d'éclairage nocturne[71].

À côté du stade, deux courts de tennis furent construits en 1982. Un troisième vit le jour en 1989. Des tournois très fréquentés y sont organisés chaque été.

Le 29 octobre 2007, une salle multisports était inaugurée ; elle venait compléter l'équipement sportif de Breuillet.

Parmi les associations sportives de la commune se trouve depuis peu un club de twirling[72].

Vie locale[modifier | modifier le code]

La Poste est située sur la place Centrale

Cultes[modifier | modifier le code]

Breuillet appartient au diocèse catholique de La Rochelle et à l'archidiocèse métropolitain de Poitiers[73]. (avant 2002, à l'archidiocèse de Bordeaux).

La commune accueille différentes communautés religieuses. La communauté catholique se retrouve le dimanche pour la messe de 10 heures, célébrée en l'église Saint-Vivien, tandis que le culte protestant est célébré ponctuellement au temple de Breuillet.
La commune abrite également une communauté des témoins de Jéhovah ainsi qu'une assemblée de frères darbystes.

Animations et événements touristiques[modifier | modifier le code]

Breuillet est l'une des quatre communes (avec Mornac-sur-Seudre, Saint-Sulpice-de-Royan et Vaux-sur-Mer) où se déroule chaque année au mois d'avril le festival des « Fêtes romanes ».
Nées en 1990, les « Fêtes romanes » sont un festival médiéval au cours duquel sont proposées animations de rue, marchés médiévaux, concerts, saynètes médiévales, banquets, tournois de chevalerie et expositions[74].

La commune accueille également une discothèque, située non loin du hameau de Taupignac.

Langue régionale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Saintongeais.

La situation de la commune au sud-ouest de l'ancienne province de la Saintonge la place aux confins de l'aire linguistique picto-saintongeaise (domaine de langue d'oïl), laquelle n'est séparée de l'aire gasco-occitane (domaine de langue d'oc) que par l'estuaire de la Gironde.
L'ancienne langue vernaculaire de la Saintonge est le saintongeais - le parlanjhe en saintongeais - , une langue d'oïl teintée d'occitan, assez proche du poitevin par sa structure et son vocabulaire (ces deux langues, groupées à partir des années 1970 sous le nom de poitevin-saintongeais, ont été différenciées officiellement en 2007[75]).

Bien que la pratique de la langue soit aujourd'hui confidentielle, le saintongeais a marqué la toponymie de certains lieux-dits de la commune, tout en restant vivace à travers certaines expressions locales[76].)

Télécommunications[modifier | modifier le code]

La commune reçoit les signaux de la TNT via deux principaux émetteurs : d'une part, l'émetteur de Niort-Maisonnais (qui était le seul à diffuser les émissions de la TNT avant le 30 juin 2008), d'autre part l'émetteur de Royan-Vaux-sur-Mer, mis en service afin de pallier les zones d'ombres de Niort-Maisonnais. La réception du signal de ce dernier est assez homogène, oscillant aux alentours de 53 dBµV/m (réception globalement bonne) ; une importante zone d'ombre subsiste cependant aux alentours du hameau de Coulonges, où la réception du signal de Royan-Vaux-sur-Mer reste impossible (rapide dégradation du signal, >48 dBµV/m)[77]. L'émetteur de Royan-Vaux-sur-Mer diffuse 18 chaînes de télévision gratuites, dont la version locale de France 3 Poitou-Charentes, France 3 Atlantique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984
  3. Musée du patrimoine du pays royannais
  4. a et b Toponymes de Breuillet
  5. Sources : Via Michelin
  6. Carte : Via Michelin
  7. Les chemins de fer de la Seudre
  8. Gare de Mornac-Breuillet
  9. a et b Le golf de Taupignac sur le site "Autrefois Breuillet"
  10. Vivre à Taupignac
  11. Vivre au Billeau
  12. Le Montil
  13. La Simandière
  14. Site du Sandre
  15. in Géologie de la Charente-Maritime, par Pierre Guillermin, 1970
  16. Séisme d'Oléron sur le site du CEA.
  17. Préfecture de Charente-Maritime : Météo France
  18. "De mémoire d'homme en météo charentaise" par Jean-Pierre Roullin
  19. Relevés Météo-France de 1946 à 2000, sur le site Bernezac.com
  20. Journal Sud Ouest, édition locale de Royan datée du
  21. La tempête du 28 février 2010
  22. « Climatologie mensuelle à La Rochelle », sur infoclimat.fr (consulté le 22 octobre 2009)
  23. Données de la station de La Rochelle, sources l'Internaute, INSEE et Lameteo.org
  24. Aveu de Guy du Breulh (1358)
  25. Site de Jacques Dassié
  26. Localisation des sites archéologiques
  27. Hypothèses sur la localisation du Portus Santonum (1844)
  28. in La Charente-Maritime par Louis Maurin, pré-inventaire archéologique, fondation maison des sciences de l'homme
  29. in Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime, édition Flohic
  30. in Aunis et Saintonge, par L. Canet,1934
  31. in Bulletins de la Société des Archives Historiques de Saintonge et d’Aunis - Années 1884-1885
  32. État des paroisses de la généralité de La Rochelle, 1698
  33. Les martyrs huguenots de Basse-Saintonge par A. Bouny
  34. Procès de Jean Remigereau, sources : Breuillet.net
  35. Aperçu historique des temples à Breuillet
  36. D'après l'article de Freddy Bossy, site « Histoire Passion »
  37. a et b Un peu d'histoire par Georgette Moro
  38. in Se souvenir de Breuillet, par Jacques Machefert, geste éditions
  39. Article de « La Nouvelle République »
  40. Sources : Site Autrefois Breuillet
  41. élection du maire et des adjoints : sources site « Vivre à Breuillet »
  42. remaniement du conseil municipal : sources site « Vivre à Breuillet »
  43. Résultats nationaux de l'élection présidentielle 2007, site du ministère de l'Intérieur
  44. Résultats des élections régionales de 2004, site du ministère de l'intérieur
  45. a et b Résultat des élections municipales 2008 sur le site « Vivre à Breuillet »
  46. Résultats des élections présidentielles de 2007, site du ministère de l'intérieur
  47. Résultats des élections présidentielles de 2002, site du ministère de l'intérieur
  48. Résultats des élections législatives de 2007, site du ministère de l'intérieur
  49. Résultats des élections législatives de 2007, site du ministère de l'intérieur
  50. Résultats des élections régionales de 2004, site du ministère de l'intérieur
  51. Délégation interministérielle à la ville
  52. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  53. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  54. « Évolution et structure de la population à Breuillet en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 14 septembre 2010)
  55. « Résultats du recensement de la population de la Charente-Maritime en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 14 septembre 2010)
  56. Présentation de la zone d'emploi de Saintonge maritime, site de l'ARTLV
  57. a et b « Treize nouvelles zones d’emploi en Poitou-Charentes », sur le site de l'Insee (consulté le 05 août 2012).
  58. Vivre à Breuillet, 1995
  59. Taux de chômage à Breuillet
  60. Sources économiques : L'Internaute
  61. Prix moyen de l'immobilier
  62. Immobilier à Breuillet
  63. L'église Saint-Vivien de Breuillet
  64. Temple de Breuillet
  65. Le cimetière sous la chesnaie par Jacques Migné dans Sud Ouest
  66. in Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime, éditions Flohic
  67. in Le Patrimoine des communes de la Charente-Maritime, éditions Flohic
  68. Breuillet : Nos hameaux
  69. Transports urbains Aunis et Saintonge : horaires
  70. « Un peu d'histoire », in Vivre à Breuillet Magazine, par Georgette Moro
  71. « Un peu d'histoire » par Georgette Moro
  72. Source : club de twirling de Breuillet
  73. Diocèses de France
  74. Festival des fêtes romanes
  75. Glossaire saintongeais par M.A. Éveillé, 1887
  76. Toponymes de Breuillet
  77. Zone de réception de l'émetteur de Royan-Vaux-sur-Mer

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Machefert et l'association « Vivre à Breuillet », Se souvenir de Breuillet, Geste éditions
  • Jean Robert Colle, Royan, son passé, ses environs, Quartier latin, 132 pages, La Rochelle, 1965
  • Franck Berton, pasteur, Une Église Protestante rurale en France au cours des siècles, édition La Cause, 1933

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]