Semussac

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Semussac
Le centre-ville de Semussac, dominé par le clocher de l'église Saint-Étienne (XVIIIe).
Le centre-ville de Semussac, dominé par le clocher de l'église Saint-Étienne (XVIIIe).
Blason de Semussac
Blason
Semussac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Saintes
Canton Cozes
Intercommunalité Communauté d'agglomération Royan Atlantique
Maire
Mandat
Michèle Carré
2014-2020
Code postal 17120
Code commune 17425
Démographie
Gentilé Semussacais
Population
municipale
2 085 hab. (2011)
Densité 84 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 36′ 00″ N 0° 54′ 45″ O / 45.6, -0.912545° 36′ 00″ Nord 0° 54′ 45″ Ouest / 45.6, -0.9125  
Altitude Min. 0 m – Max. 42 m
Superficie 24,85 km2
Localisation

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Liens
Site web www.semussac.fr

Semussac est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes). Ses habitants sont appelés les Semussacais et les Semussacaises[1].

Longtemps marquée par les activités agricoles (en témoigne la présence d'un musée du matériel agricole), cette petite cité a connu un développement important au cours des dernières années, du fait de l'accroissement du phénomène de périurbanisation : intégrée à la couronne périurbaine de Royan, elle tend de plus en plus à en devenir une banlieue résidentielle. Sa situation dans un arrière-pays saintongeais proche des stations balnéaires de la côte de Beauté, à mi-chemin des zones fortement urbanisées (Meschers-sur-Gironde, Saint-Georges-de-Didonne, etc.) et des zones rurales, scandées par de petites cités dynamiques (Saujon, Cozes, Gémozac), sur l'axe routier Royan-Bordeaux, expliquent le développement du tourisme et des services, ce dernier secteur matérialisé par la présence d'une zone d'activité forte de plusieurs dizaines de commerces et d'un supermarché Écofrais.

La population communale, de 2 085 habitants (2011), a fait un bond en l'espace de dix ans, comme de nombreuses communes périphériques de Royan. Elle s'inscrit au cœur d'une Communauté d'agglomération Royan Atlantique forte de 79 441 habitants (2011).

La petite cité, qui a conservé de nombreuses maisons traditionnelles charentaises bordées de non moins traditionnelles roses trémières, abrite le château de Didonne, choisi pour résidence par le maréchal de Sénecterre, maréchal de France, gouverneur de Saintonge et sieur de Didonne au XVIIIe siècle, ainsi qu'une petite église néo-gothique dont le fin clocher est un des symboles de la commune.

Semussac est la patrie de Jean Jarousseau, « pasteur du Désert » et organisateur de la communauté protestante au XVIIIe siècle. Sa tombe se trouve au hameau de Chenaumoine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Présentation[modifier | modifier le code]

La commune de Semussac est située au sud-ouest du département de la Charente-Maritime, aux confins de la presqu'île d'Arvert, dans la frange continentale de la côte de Beauté. Appartenant au midi de la France — on parle plus précisément de « midi atlantique »[2], elle peut être rattachée à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français. Subissant fortement l'influence de Royan, locomotive économique de cette partie du département, dont elle est une des composantes de sa couronne périurbaine, elle dépend du canton de Cozes et de l'arrondissement de Saintes.

Semussac se trouve à 5,6 kilomètres de Meschers-sur-Gironde[3], 6,4 kilomètres de Cozes[4], 6,9 kilomètres de Saint-Georges-de-Didonne[5], 7,7 kilomètres de Royan[6], 8,1 kilomètres de Saujon[7], 26,8 kilomètres de Saintes[8], 28,4 kilomètres de Pons[9], 38,3 kilomètres de Rochefort[10], 65,1 kilomètres de La Rochelle[11] et 88,2 kilomètres de Bordeaux[12].

L'étendue de la commune est de 2 410 hectares 54 ares.

La D.730, route de Royan à Bordeaux, traverse cette commune.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Fontenille est un hameau situé à deux kilomètres au sud-ouest du bourg, il ne compte qu'une dizaine d'habitants pendant toute l'année. En revanche, pendant les grandes vacances, la population atteint les 40 habitants. Le village est entouré de champs de melons. Celui-ci se situe à 3,750 kilomètres de la mer. Le village est composé en deux parties : au sud, la Basse Ville, et au nord, la Vieille Ville. Le hameau est rattaché à Semussac depuis 1927.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Semussac
Médis Le Chay Corme-Écluse
Saint-Georges-de-Didonne Semussac Grézac
Meschers-sur-Gironde Arces Cozes

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le village est placé sur une petite éminence, au milieu de trois vastes plaines.

Le sol, d'une nature argileuse, est placé sur un tuf crayeux et siliceux assez friable dans certains endroits pour ressembler à de la marne, et dans d'autres assez compact et assez dur pour qu'on l'emploie à bâtir.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par un ruisseau qui prend sa source au village de Chez-Reine, dont il porte une partie du nom (la Reine). C'est au moyen de ce cours d'eau, qui aboutit à la Gironde, que le maréchal Vauban avait conçu le projet de faire joindre l'estuaire à la Seudre par un canal de communication.

Histoire[modifier | modifier le code]

Monument commémoratif de la libération de Semussac à Vigneulles (Meurthe-et-Moselle).

Des restes de fortification datant de la civilisation de Peu-Richard[13] ont été découverts sur la commune[14]. Des ossements humains mis au jour dans des fossés attestent que des guerres avaient déjà lieu dans ces sociétés préhistoriques[15].

C'est par Semussac que passait une des voies romaines appelées Vi oe vicinales; on a déterré autrefois, dans cette commune, entre Lavalade et Trignac', une voûte souterraine évidemment œuvre des Romains.

Cette commune était anciennement le siège de la baronnie de Didonne, dont le maréchal de Sénectère était seigneur suzerain. Le château de ce nom, où ce maréchal est mort, a été construit au commencement du XVIe siècle.

L'église du lieu a été bâtie en 1780.

Le hameau de Chenaumoine abrite le tombeau du pasteur Jean Jarousseau, lieu chargé d'histoire pour les protestants.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Semussac faisait partie de la « poche de Royan ». La commune n'a été libérée que le 14 avril 1945.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Mi-parti : au1) gironné de douze pièces de gueules et d’or, au 2) d’azur aux cinq fusées accolées d’argent touchant les bords et les flancs de l’écu, au vase de terre au naturel brochant sur le tout[16].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 2008 Michel Reutin centre-droit  
2008 en cours Michèle Carré    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]


En 2011, la commune comptait 2 085 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
821 770 690 867 923 922 962 987 937
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
966 983 940 923 906 833 789 767 697
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
718 740 707 725 690 711 741 675 839
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
863 902 933 1 006 1 208 1 417 1 778 1 829 2 085
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La commune est au cœur d'un bassin d'emploi particulièrement attractif, la zone d'emploi de Royan (issue de la partition de l'ancienne zone d'emploi Saintonge maritime, qui regroupait de nombreuses communes du Pays Rochefortais, du Pays Marennes-Oléron et du pays royannais[19]), forte de 27 753 emplois en 2008[20]. La zone d'emploi de Royan est, avec celle de La Rochelle, la plus dynamique de la région Poitou-Charentes, toutes deux profitant « d'un tissu économique et d'une démographie dynamiques » (Insee)[20]. La croissance y est particulièrement soutenue, du fait du développement des activités tertiaires.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Didonne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musée du matériel agricole.

Les premières traces de la famille de Didonne remontent au XIe siècle. Le château fut bâti dans la première moitié du XVIIIe siècle.

Le château de Didonne a été entièrement reconstruit au XVIIIe siècle.

On peut distinguer deux périodes de construction du château. La partie formant l’actuelle demeure (l'ancienne aile latérale) a été vraisemblablement construite vers 1730 par Marie de Bechillon ou par son fils, le marquis de Sénectère.

Celui-ci en fit sa principale résidence de campagne. Il en agrandit considérablement ses terres en achetant celle du marquisat de Pisany vers 1738, des baronnies d’Arvert et de Saujon vers 1758, de la châtellerie du Chay en 1764, de la seigneurie de Chesnaumoine (Chênaumoine) et enfin d'une partie de celle de Brézillas. Il y mourut à 85 ans, et son fils (le Comte de Sénectère) continua l'œuvre de son père. Ses domaines passèrent ensuite à sa fille, mariée au marquis d’Armentières.

Après la Révolution, la propriété de Didonne fut vendue par l’État à MM. Bouyer, Lambert & Cie qui le céda au Comte Alfred de la Grendière, maire de Semussac, puis maire de Royan. Celui-ci modifia le château pour lui donner sa forme actuelle.

En 1979, il fut acheté avec ses 40 hectares de terrain par les agriculteurs de la Coopérative Agricole Cozes-Saujon afin d’y promouvoir leurs productions, en particulier viticoles.

En 1981 est ouvert dans les dépendances du château le musée du matériel agricole qui est resté actif jusqu'en 2006.

Église Saint-Étienne[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Étienne vue depuis la cour de la mairie.

L'actuel édifice, remplaçant l'ancienne église romane au XVIIIe siècle, démolie pour cause de vétusté, est le produit de plusieurs campagnes de reconstruction. La première pierre du sanctuaire fut posée en 1771, et les travaux durèrent jusqu'en 1774, date à laquelle la façade, comportant une tour-clocher, fut enfin achevée. Mais le clocher, mal bâti, finit par montrer des signes de faiblesse quelques années seulement après l'achèvement du monument, et menaçant de s'effondrer, le syndic de la paroisse, Jacques Guilllot, décida en 1788 de le faire abattre et de le replacer par un simple clocheton.

En 1877, décision est prise d'agrandir l'église, la nef est alors agrandie et la nouvelle façade, surmontée d'un clocher-porche de style néogothique est édifiée sous la direction de l'architecte Eustase Rullier, qui édifiera plus tard à Royan l'église Notre-Dame-des-Anges.

L'ancien presbytère, édifié en 1729, et devenu en 1980 mairie du village, conserve en façade une pierre sculptée provenant de l'ancienne église romane, et qui semble dater du XIe siècle. C'est le seul vestige de l'ancienne église retrouvé à ce jour.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Étienne dépendant de la paroisse Notre-Dame de l'Estuaire - culte catholique
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Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984
  3. Distance entre Meschers et Semussac
  4. Distance entre Cozes et Semussac
  5. Distance entre Saint-Georges-de-Didonne et Semussac
  6. Distance entre Royan et Semussac
  7. Distance entre Saujon et Semussac
  8. Distance entre Saintes et Semussac
  9. Distance entre Pons et Semussac
  10. Distance entre Rochefort et Semussac
  11. Distance entre La Rochelle et Semussac
  12. Distance entre Bordeaux et Semussac
  13. La civilisation de Peu-Richard (IIIe millénaire) est caractérisée par une céramique décorée de cannelures horizontales et ocelées et par des « camps » entourés de doubles fossés. Elle doit son nom au hameau de Peu-Richard, situé à Thénac, commune voisine de Barzan.
  14. Archeologia, mars/av. 1970, p. 86, 87.
  15. J.P. Mohen et D. Bergougnan, Le Camp néolithique de Chez Reine à Semussac, Gallia Préhistoire, t.27, 1984, p. 7-11.
  16. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Gaso.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  19. Présentation de la zone d'emploi de Saintonge maritime, site de l'ARTLV
  20. a et b « Treize nouvelles zones d’emploi en Poitou-Charentes », sur le site de l'Insee (consulté le 05 août 2012).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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