La Palmyre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
La Palmyre
Le centre-ville de La Palmyre un jour de marché.
Le centre-ville de La Palmyre un jour de marché.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Ville Les Mathes
Arrondissement Rochefort
Canton La Tremblade
Paroisse Paroisse de la Presqu'île d'Arvert
Étapes d’urbanisation 1960
Géographie
Coordonnées 45° 43′ 05″ N 1° 08′ 49″ O / 45.7180555556, -1.14694444444 ()45° 43′ 05″ Nord 1° 08′ 49″ Ouest / 45.7180555556, -1.14694444444 ()  
Transport
Bus 4
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
La Palmyre

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
La Palmyre

La Palmyre est un quartier dépendant de la commune des Mathes, dans la partie occidentale de la presqu'île d'Arvert, en Charente-Maritime.

Cette petite station balnéaire, dont la notoriété doit beaucoup au zoo de La Palmyre, plus grand parc zoologique privé d'Europe, bénéficie également de la proximité de la forêt domaniale de la Coubre, de la baie de Bonne Anse et des plages de la Côte sauvage. La station compte également sur la présence de deux clubs de vacances (Club Med et Belambra) et d'un port de plaisance.

Les habitants de La Palmyre sont appelés les Palmyriens et les Palmyriennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La station balnéaire de La Palmyre est située au sud-ouest du département de la Charente-Maritime et de la région Poitou-Charentes, dans l'ancienne province de Saintonge. Appartenant au midi de la France — on parle plus précisément de « midi atlantique »[1], elle peut être rattachée à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français.

Ce quartier à vocation touristique de la commune des Mathes est situé au cœur d'un vaste domaine forestier, recouvrant une grande partie de la presqu'île d'Arvert : forêt domaniale de La Coubre au nord et forêt des Combots d'Ansoine à l'extrême-sud. Ces massifs ont été plantés par l'homme au cours du XIXe siècle, afin d'une part de contenir l'avancée des dunes, dont un dicton disait « qu'elles marchaient en Arvert », d'autre part d'assainir les marais, vecteurs de maladies (paludisme, entre autres). De fait, le site fut longtemps occupé par des étangs plus ou moins marécageux, aux limites instables : les étangs du Barachois , de Barbareu et de Bréjat. Seuls en témoignent aujourd'hui les cartes anciennes, et le marais de Bréjat, à mi-chemin des bourgs de La Palmyre et des Mathes.

L'essence dominante du massif de La Coubre est le pin maritime, comme dans la forêt des Landes toute proche, mais on rencontre aussi le chêne vert et le chêne pubescent, combinés à des essences méditerranéennes (arbousiers, garou, ciste à feuille de sauge...). Les abords du marais de Bréjat conservent des prairies humides, des roselières et des saulaies, lieu d'hivernage pour de nombreuses espèces d'oiseaux[2].

La partie occidentale du quartier est bordée par une plage rectiligne donnant sur l'embouchure de la Gironde, constituant la partie septentrionale de la Côte de Beauté. Elle se prolonge au nord-ouest par la vaste baie de Bonne Anse, dont la formation, relativement récente (deuxième moitié du XIXe siècle) est due à l'action des houles dominantes d'ouest. L'extrême nord du territoire est marqué par la pointe de la Coubre (limite avec la commune de La Tremblade), dominée par son célèbre phare. C'est un des principaux spots de surf (beach break/shore-break) de la région royannaise.

Une partie du territoire de La Palmyre est protégée dans le cadre du programme européen Natura 2000 : presqu'île d'Arvert[3], pertuis charentais[4] et estuaire de la Gironde[5] (classés sites d'importance communautaire) et Bonne Anse, marais de Bréjat et de Saint-Augustin[2] (classés zones de protection spéciale).

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Charente-Maritime.

Le climat est de type océanique aquitain : la pluviométrie est relativement élevée en automne et en hiver et les hivers sont doux. L'été reste tempéré grâce à la brise marine. Deux vents venant de l'océan, le noroît et le suroît, soufflent sur les côtes du département. L'ensoleillement de la côte charentaise est très important : avec 2 250 heures par an, il est comparable à celui que connaît une partie de la côte méditerranéenne[6].

Les relevés de la station météorologique de La Rochelle entre 1946 et 2000 permettent de déterminer quelques dates majeures au point de vue climatique en Charente-Maritime : ainsi, au cours de cette période, la température la plus froide est relevée le 15 février 1956 : -13,6°C.
Un pic de température (dépassé seulement au cours de la canicule de 2003) est atteint le 8 juillet 1982 avec près de 39°C à l'ombre.
Si 1953 est considérée comme l'année la plus sèche, 2000 est au contraire la plus pluvieuse[7].

La Charente-Maritime est le département français le plus durement touché par la tempête Martin du 27 décembre 1999. Les records nationaux de vents enregistrés sont atteints avec 198 km/h au nord de l'île d'Oléron (station de la pointe de Chassiron). Un an après le passage de la tempête Klaus (janvier 2009), le bourg est touché par la tempête Xynthia (février 2010).

Données générales[modifier | modifier le code]

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
La Palmyre[8] 2250 755 4 13 26
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74
Données climatiques à La Rochelle
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,4 2,8 5,4 7,4 10,7 13,7 15,8 15,7 13,7 10,5 6,3 3,9 9,2
Température moyenne (°C) 5,9 6,9 8,7 11,1 14,3 17,5 19,8 19,6 17,8 14,2 9,4 6,6 12,7
Température maximale moyenne (°C) 8,5 9,9 12,1 14,7 17,9 21,3 23,8 23,5 21,8 18 12,6 9,2 16,1
Ensoleillement (h) 84 111 174 212 239 272 305 277 218 167 107 85 2 250
Précipitations (mm) 82,5 66,1 57 52,7 61,1 42,9 35,1 46,4 56,5 81,6 91,8 81,8 755,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de La Rochelle de 1961 à 1990[9].


Histoire[modifier | modifier le code]

Le station balnéaire de La Palmyre est formellement créée en 1960, sous l'impulsion du maire des Mathes Léon Nicolle. Le site retenu est le lieu-dit « Le Clapet », à proximité immédiate de la forêt de la Coubre, des marais de Bréjat, de la baie de Bonne Anse et de l'embouchure de la Gironde.

Immeubles du centre-ville

Les vertus supposées de l'air océanique et de la pinède environnante avaient déjà conduit à la construction de quelques villas dès les années 1920-1930, sous l'impulsion de riches bourgeois ou propriétaires terriens. Il subsiste de cet habitat, à l'origine fort dispersé, la célèbre « Villa Russe », construite en 1930 pour le prince russe Molostov, ou encore la villa « Le Sextant », édifiée en 1935 par Le Corbusier[10]. Il faut cependant attendre les années 1960-1970 pour que des immeubles modernes soient édifiés, formant un noyau urbain structuré autour de deux artères principales (avenue des Mathes et avenue de La Coubre/de Royan) et d'un réseau de petites rues et de places où se concentrent logements, commerces et services, prolongé au fil des ans par de nombreux lotissements, blottis dans la pinède.

En 1966, Claude Caillé créé le zoo de la Palmyre, plus important parc zoologique privé d'Europe, qui reste aujourd'hui encore la principale attraction touristique de la station. Au cours des années qui suivent, de nouvelles infrastructures sont édifiées : église Notre-Dame, au milieu des dunes, office du tourisme, port de La Palmyre, Belambra Club et enfin Club Med, à l'entrée est de la station.

Anecdote[modifier | modifier le code]

En 2011, quatorze candidats de MasterChef viennent au Club Med de la commune pour préparer un repas à cent-vingt personnes. (émission diffusée sur TF1 le 15 septembre 2011)

Lieux et Monuments[modifier | modifier le code]

Panorama du port de la palmyre

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le GR 4 qui va de Royan à Grasse traverse le quartier.

Langue saintongeaise[modifier | modifier le code]

Carte représentant l'aire linguistique du Saintongeais dans les Charentes et le Nord-Gironde
Aire linguistique du Saintongeais
Article détaillé : Saintongeais.

Le bourg de La Palmyre est située dans l'aire linguistique du saintongeais, un dialecte faisant partie de la famille des langues d’oïl, branche des langues romanes, qui comprend également le français, l’angevin le picard et le poitevin avec lequel il est souvent regroupé dans un domaine plus vaste, le poitevin-saintongeais.

Le saintongeais (saintonjhais) est la langue vernaculaire parlée dans les anciennes provinces d'Aunis, Saintonge et Angoumois. On l’appelle aussi le charentais ou encore le patois charentais. Les locuteurs sont dits « patoisants ». Le saintongeais a fortement influencé l’acadien et en conséquence, par ricochet, le cadien ; quant au québécois, il a été influencé par les parlers tels que le normand, le francien et le saintongeais.

La langue saintongeaise présente de nombreux traits communs avec des langues telles que le cadien ou l'acadien, ce qui s'explique par les origines saintongeaises d'une partie des émigrants vers la Nouvelle-France au XVIIe siècle.

Galerie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984
  2. a et b Bonne Anse, Marais de Bréjat et de Saint-Augustin, site Natura 2000
  3. Presqu'île d'Arvert, site Natura 2000
  4. Pertuis charentais, site Natura 2000
  5. Estuaire de la Gironde, site Natura 2000
  6. Données Météo France.
  7. Relevés Météo-France de 1946 à 2000, sur le site Bernezac.com
  8. Données de la station de La Rochelle, sources l'Internaute, INSEE et Lameteo.org
  9. (fr) « Climatologie mensuelle à La Rochelle », sur infoclimat.fr (consulté le 22 octobre 2009)
  10. Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime, éditions Flohic, p.1146

Lien externe[modifier | modifier le code]