Estuaire de la Gironde

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Estuaire de la Gironde
La Garonne et de la Dordogne confluent au bec d'Ambès pour former l'estuaire de la Gironde.
La Garonne et de la Dordogne confluent au bec d'Ambès pour former l'estuaire de la Gironde.
Géographie humaine
Pays côtiers Drapeau de la France France
Subdivisions
territoriales
Gironde (Aquitaine)
Charente-Maritime (Poitou-Charentes)
Géographie physique
Type Estuaire
Localisation Golfe de Gascogne
Coordonnées 45° 28′ 01″ N 0° 54′ 00″ O / 45.467, -0.9 ()45° 28′ 01″ Nord 0° 54′ 00″ Ouest / 45.467, -0.9 ()  
Superficie 635 km2

Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime

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Estuaire de la Gironde

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Estuaire de la Gironde

L'estuaire de la Gironde ou Gironde (en occitan : Gironda, en saintongeais : Ghironde) est un estuaire du sud-ouest de la France dont les eaux baignent deux régions : l'Aquitaine (département de la Gironde avec Blayais sur la rive droite et Médoc sur la rive gauche) et Poitou-Charentes (Charente-Maritime, avec la Haute-Saintonge et le Royannais, sur la rive droite).

La Gironde est l'estuaire commun de deux fleuves : la Garonne et la Dordogne[1], qui joignent leur cours au bec d'Ambès. Il a donné son nom au département de la Gironde.

Cet estuaire long de 75 kilomètres et large de 12 kilomètres à son embouchure est le plus vaste d'Europe occidentale, couvrant une superficie de 635 km2.

L'estuaire de la Gironde a une histoire riche grâce à l'importance du commerce maritime qui s'est beaucoup développé. L'influence du port de Bordeaux fut pendant longtemps avérée et attirait de nombreux bateaux. Aujourd'hui encore, la Gironde permet le passage de nombreux navires dont l'immense navire servant de transporteur aux ailes, aux ailerons et au fuselage de l'Airbus A380.

La Gironde et ses rives détiennent un patrimoine culturel important. Les paysages sont variés et les traditions encore vivantes grâce notamment à la pêche. D'autres économies sont présentes dans cet estuaire comme l'économie pétrolière ou électrique avec les dépôts de pétrole du bec d'Ambès ou la centrale nucléaire du Blayais.

Géographie[modifier | modifier le code]

L'estuaire et ses environs[modifier | modifier le code]

L'estuaire de la Gironde au bec d'Ambès.
Habitations troglodytes à Meschers-sur-Gironde (grottes de Régulus).

L'estuaire de la Gironde commence au bec d'Ambès, point où se rencontrent deux cours d'eau, la Dordogne et la Garonne. Il se termine à la pointe de la Négade sur la rive gauche, point d'embouchure dans l'océan Atlantique et à la pointe de la Coubre sur la rive droite. Toutefois, le domaine maritime commence à l'ouest de la pointe de Grave sur la rive gauche, et la pointe de Suzac sur la rive droite[1].

L'embouchure peut être délimitée précisément par trois points :

Il arrose d'un côté les vignobles du Médoc et de l'autre les vignobles de Blaye, célèbres vignobles bordelais. La Gironde arrose les départements et les villes suivantes :

Les paysages entre la rive gauche et la rive droite sont totalement différents. Sur la rive gauche de Macau à la pointe de Grave, on retrouve une plaine alluviale et de graves provenant des Pyrénées où domine un paysage viticole. Près de la mer, les vignes cèdent leur place aux dunes et quelques marais sont présents çà et là. Sur la rive droite, le paysage est beaucoup plus marqué et plus diversifié. On trouve de grandes falaises et de grandes collines. Les vignes sont moins présentes. Vers le nord, s'étendent de grands marais près de Saint-Ciers-sur-Gironde, de Braud-et-Saint-Louis et de Saint-Thomas-de-Conac. Enfin, on retrouve des falaises mortes contenant des habitations troglodytes près de Meschers-sur-Gironde (grottes de Régulus et de Matata).

Les îles[modifier | modifier le code]

Plusieurs îles sont présentes dans l'estuaire de la Gironde entre le bec d'Ambès et l'embouchure. Ces îles ont subi de nombreuses modifications au cours du temps et suivant les courants et le déplacement des bancs de sable. Du nord au sud de l'estuaire, les plus grandes sont :

Formation[modifier | modifier le code]

L'embouchure de la Gironde à Saint-Georges-de-Didonne.

L'estuaire se trouve sur un plateau calcaire du crétacé, déposé il y a 140 à 150 millions d'années. La surrection des Alpes et des Pyrénées, il y a 60 à 65 millions d’années, froissa les couches de calcaire. Il y eut alors un soulèvement du Saintongeois avec l'anticlinal de Jonzac, ce qui forma les falaises entaillées de conches sur la rive nord de l'estuaire et la plaine du Médoc au sud. Les eaux viendront buter contre cette falaise et former l’estuaire de la Gironde. Pendant cette période, la mer envahit tout le bassin aquitain et ce n'est qu'à la fin du Tertiaire que les eaux se retirèrent.

Pendant le Quaternaire, des périodes de grands froids et de chaleur se succèdent. Les eaux de la mer se retirent pendant les ères glaciaires ce qui provoque un creusement du lit de la Gironde. Des terrasses alluvionnaires se forment sur la rive gauche. Mais avec la fonte des glaces, la mer remonte et la Gironde comble son lit avec des alluvions et les pentes au bord de l'estuaire s'adoucissent.

Il y a 2 000 ans les marais se forment sur les deux rives de l'estuaire, puis des dunes et des conches apparaissent vers l'an 1000. Aujourd'hui, les marais ont été asséchés et l'estuaire évolue toujours. En 1999, l'île de la Croute a disparu sous les eaux et Bourg-sur-Gironde se retrouve en face de la Dordogne au lieu de la Gironde.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Eaux marrons riches en alluvions de l'estuaire de la Gironde près de Bourg-sur-Gironde.

L'estuaire de la Gironde est le plus grand estuaire d’Europe occidentale, avec 75 km de long et jusqu’à 12 km de large et une superficie de 635 km2.

La Garonne et la Dordogne apportent de 800 à 1 000 m3⋅s-1 d'eau douce chargée de sédiments ; en même temps, deux fois par jour, la marée montante apporte 15 000 à 25 000 m3 d'eau de mer, ce qui favorise la formation de bancs de sable, de vasards et d'îles. La rencontre de l'eau douce, riche en alluvions, avec l'eau salée fait floculer les particules argileuses qui forment un « bouchon vaseux » caractéristique des eaux estuariennes. La Gironde charrie chaque année de deux à huit millions de tonnes de particules en suspension. Une partie des matières en suspension (1,5 à 3 millions de tonnes par an) se dépose, formant des bancs de sable, des vasards et des îles. L'estuaire de la Gironde est fortement soumis au flux et au reflux des marées. Cette marée dynamique remonte très en amont dans l'estuaire (jusqu'à 150 km de l'embouchure) : Casseuil sur la Garonne, Castillon-la-Bataille sur la Dordogne et Laubardemont sur l'Isle. Lors des grandes marées, le phénomène du mascaret peut survenir et remonter le fleuve sur une grande distance. Il est surtout visible plus en amont, sur la Dordogne et la Garonne. Cette vague est souvent surfée par les amateurs.

Écologie[modifier | modifier le code]

Cet estuaire a l'un des plus grands bouchons vaseux de France[3]. Ce bouchon et l'ensemble de l'estuaire sont source d'une importante production primaire, mais il peut aussi concentrer certains polluants apporté par le fleuve ou émis dans l'estuaire (cadmium, mercure, plomb, pesticides...). Une turbidité anormalement élevée (induite par l'avancée de l'agriculture intensive et de l'artificialisation du bassin versant) peut y perturber la photosynthèse et les équilibres écologiques[4].

La navigation[modifier | modifier le code]

Un remorqueur assiste un vraquier sur la Gironde dans son approche d'un des sites du port autonome de Bordeaux.
Localisation des phares protégeant l'entrée de l'estuaire.

L'estuaire est un important axe de navigation et de transport de marchandises avec le passage de cargos, de porte-conteneurs, de bateaux de pêche et de tourisme. Le transport de gros gabarits pour la construction aéronautique est utilisé pour le transport d'éléments du fuselage, des ailerons et des ailes de l'Airbus A380 de Saint-Nazaire à Pauillac. Il sont de là transbordés sur une barge ou une péniche d'Airbus remontant la Garonne jusqu'à Langon, activité que l'on nomme « chenalage »[5].

Dans l'ensemble de l'estuaire et de la Garonne, le service de pilotage aux navires est assuré par les Pilotes de la Gironde, syndicat réglementaire et obligatoire de service aux navires. Les pilotes assurent la prise en charge des navires au large de l'estuaire depuis la bouée BXA jusqu'aux sept ports hauturiers du fleuve et les raccompagnent depuis les ports vers la haute mer[6].

Histoire de la navigation[modifier | modifier le code]

Vue sur les phares de Cordouan et de la Coubre depuis la plage de Soulac-sur-Mer en soirée.

La navigation de la Gironde commence durant l'âge du bronze avec le commerce de l'étain en provenance de Cornouailles et le commerce du cuivre en provenance d'Espagne. Novioregum devient un port très développé. Ce trafic va permettre l'émergence et la fondation de Burdigala par les Bituriges Vivisques, c'est-à-dire la future ville de Bordeaux. Au IXe siècle, les Vikings sillonnent les eaux de l'estuaire et pillent les bateaux de commerce.

Mais le trafic maritime dans l'estuaire s'amplifie avec l'arrivée au trône des rois d'Angleterre en Aquitaine au XIIe siècle. En 1152, le roi d'Angleterre Henri II Plantagenêt épouse Aliénor d'Aquitaine et perçoit en dot les terres bordelaises [7]. L'estuaire devient la voie d'accès aux terres bordelaises du roi d'Angleterre et le commerce du vin explose. Au XIIIe siècle, la tour de Cordouan est construite et permet de faciliter l'accès à l'estuaire. Le trafic maritime est perturbé par les conflits entre le roi d'Angleterre et le roi de France. Des batailles navales s'y déroulent en 1406, 1442 et 1451.

Port de Bordeaux et ses gabares en 1871 par Édouard Manet

À partir du XVIe siècle, les destinations et les échanges se diversifient. Le goudron, le blé et la résine transitent par la Gironde. Des bateaux de pêche partent pour Terre-Neuve pêcher la morue. Bordeaux devient un centre de traitement et d'expédition de la morue pour le reste de l'Europe. Les Anglais sont remplacés par les Hollandais. Le trafic est important et le commerce du vin florissant. Les Hollandais s'installent dans la ville de Bordeaux. C'est aussi le début de la fabrication de navires et l'implication de bordelais dans la vie de l'estuaire.

Au XVIIIe siècle, l'estuaire, appelé alors la Rivière[réf. nécessaire] ou la Rivière de Bordeaux[8], devient un axe de passage très fréquenté. Le port de Bordeaux devient le premier port français. Le phare de Cordouan est construit pour aider les bateaux à passer les passes de la Gironde réputée dangereuse. Des pilotes de l'estuaire à bord de cotres étaient formés pour guider les bateaux dans la Gironde jusqu'aux différents ports. C'est durant cette période qu'apparaît la gabare, navire affecté au transport des marchandises.

Le commerce colonial et le commerce du vin attirent de nombreux pillards et ennemis. En 1662, le roi Louis XIV autorise l'armement des bateaux pour se défendre. Les corsaires envahissent l'estuaire et protègent le commerce. Au cours du siècle, les corsaires bordelais détruisent de nombreux navires anglais et assurent le commerce maritime lors de parcours en mer pour faire du pillage que l'on appelle des courses. Le port de Bordeaux fait aussi partie du commerce négrier avec notamment le commerce triangulaire qui rend de nombreuses familles bordelaises riches. Au total, en ayant assuré 11,4 % du trafic négrier français, Bordeaux a été le deuxième port négrier de France, à égalité avec celui de La Rochelle, mais loin derrière les 41,3 % du port de Nantes[9].

Mais au XIXe siècle, Le Havre devient le premier port de France supplantant celui de Bordeaux et le commerce dans l'estuaire diminue.

Vauban et l'estuaire[modifier | modifier le code]

Les fortifications de la citadelle de Blaye face à la Gironde

Vauban, commissaire général des fortifications du roi Louis XIV, visite la place de Blaye en octobre 1685. Percevant avec beaucoup d'intuition son importance, il propose alors la construction d'un système de contrôle de l'estuaire. L'objectif est d'être en mesure d'interdire la navigation, dans un sens comme dans l'autre, pour à la fois barrer l'accès du fleuve aux flottes adverses venant du large, notamment anglaises et hollandaises, mais aussi bloquer le "poumon économique" de Bordeaux, ville ayant maintes fois montré sa préférence pour la réussite de ses affaires plutôt que celles du royaume de France. De par sa situation particulière sur un éperon rocheux dominant la Gironde, la citadelle de Blaye devient le point d'appui de ce système de contrôle, à cet effet, elle sera profondément remaniée. En outre, la portée de l'artillerie n'étant pas suffisante à cette époque pour battre l'estuaire dans toute sa largeur (3,2 km à cet endroit), Vauban fait construire entre 1690 et 1693, le Fort Médoc sur la rive gauche et le Fort Paté sur un îlot apparu quelques années plus tôt au milieu de la Gironde.

À la fin du XVIIe siècle, le verrou permettant de contrôler la Gironde est fin prêt. Il ne sera attaqué qu'une seule fois, en avril 1814, par les Anglais. La capitulation de Napoléon mettra un terme à l'affaire, alors que la flotte anglaise ne parvenait toujours pas à passer.

Le « verrou Vauban » a été classé en 2008 au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Les ports[modifier | modifier le code]

Il existe une quarantaine de ports : des ports industriels en minorité mais le plus souvent visibles, des ports de plaisance et des ports de pêche naturels. Ces ports sont le plus souvent en retrait dans les terres pour être à l'abri des courants. Ils prennent place dans les anciens marais de la Gironde.

  • Le port de Blaye est un port de pêche et de plaisance se trouvant au pied de la citadelle.
  • Le port de Lamarque sur la rive gauche est un port d'embarquement et de débarquement du bac assurant la liaison avec le port de Blaye sur la rive droite.
  • Le port de Mortagne-sur-Gironde est un port de pêche et de plaisance. Il était autrefois le cinquième port pour l'importance de son trafic.
  • le port de Pauillac est le premier port de l'estuaire.
  • Port-Maubert, le port de Saint-Fort-sur-Gironde, est un port de pêche et de plaisance.
  • Port-Médoc au Verdon-sur-Mer est un port de plaisance moderne. Il se veut le premier « port vert » de l'Atlantique.
  • Le port de Royan est un port de plaisance (1 000 anneaux) et de pêche.

Plus loin, après l'estuaire, on trouve d'autres ports plus importants en capacité d'accueil mais pas en tirant d'eau comme :

  • Le port de Bassens est le port le plus important de Gironde.
  • Le port de Lormont, un port de plaisance.
  • Le port de la Lune, le grand port de Bordeaux qui peut recevoir des paquebots de 280 mètres de long.

Sur les deux rives de l'estuaire existent aussi bon nombre de petits ports, appelés « esteys » ou « estiers », suivant que l'on se trouve sur la rive gauche ou la rive droite. Il s'agit plutôt de haltes nautiques. Certains ont pourtant joué un rôle important dans le transport du vin, du bois ou des céréales. Ils constituent aujourd'hui un patrimoine typique de l'estuaire.

Les bacs[modifier | modifier le code]

Le bac Royan-Le Verdon-sur-Mer

Trois passages de bacs permettent de traverser la Gironde :

Des bateaux traditionnels[modifier | modifier le code]

Dans l'estuaire de la Gironde, deux types de bateaux traditionnels existent :

La pêche[modifier | modifier le code]

Pêche au carrelet sur l'estuaire.
Cabane de pêcheur au carrelet sur l'estuaire.

La pêche dans l'estuaire de la Gironde est surtout une activité centrée sur les poissons migrateurs : aloses, maigre, anguille, lamproies et sur les petites crevettes blanches caractéristiques des estuaires.

La pêche de la pibale ou civelle est une grande tradition dans l'estuaire, c'est aussi la plus lucrative. Ces alevins d'anguilles sont pêchés dans l'estuaire grâce à des chalutiers portant de grands filets latéraux, les « pibalours ». Ces embarcations sont aussi nommées « bateaux libellules ». Depuis les années 1980, la pibale est vendue sur les marchés asiatiques et bénéficie d'une forte valeur ajoutée. Mais la ressource s'épuise et de moins en moins de pibales remontent l'estuaire de la Gironde.

La lamproie et l'alose se pêchent au printemps. La lamproie est cuisinée à la bordelaise dans son sang et du vin. Enfin, la pêche au maigre est très prisée et insolite dans l'estuaire. Ce poisson se reproduit dans l'embouchure de la Gironde au niveau du Banc des Marguerites. Le mâle pousse des grognements qui alertent les pêcheurs : c'est une pêche « à l'écoute ».

La pêche au carrelet est très répandue le long de l'estuaire. On retrouve de nombreuses cabanes sur pilotis le long des rives permettant de descendre un filet carré (le carrelet) à l'eau. Le terme de carrelet s'applique également à la cabane de pêche. C'est une pêche au hasard (on remonte régulièrement le filet et on n'utilise aucun appât) pratiquée par les amateurs.

L'esturgeon européen (Acipenser sturio), en danger critique d'extinction.

La pêche de l'esturgeon est totalement interdite depuis 1982. À partir des années 1920, l'esturgeon — appelé localement créa ou créac — était pêché afin de récupérer le précieux caviar. Mais, du fait de la destruction des lieux de ponte (gravières de Dordogne et de Garonne) et d'une pêche excessive, l'espèce est en danger de disparition. Depuis les années 1980, un effort de sauvegarde de l'espèce a été mis en place dans l'estuaire ; mais sans grand succès. Des élevages d'esturgeons sont présents en Charente-Maritime et en Gironde mais l'espèce élevée n'a rien à voir avec l'esturgeon européen. En effet, il s'agit d'un poisson d'eau douce, plus petit, qui appartient à l'espèce Acipenser baerii (esturgeon sibérien) alors que l'espèce autochtone, l'esturgeon européen (Acipenser sturio) est un migrateur amphihalin qui vit en mer et se reproduit en eau douce. Actuellement, l'estuaire de la Gironde est le seul estuaire au monde qui voit passer l'esturgeon européen pour se reproduire en Dordogne ou en Garonne. L'estuaire de la Gironde représente une zone de nourricerie indispensable pour les juvéniles.

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Un projet de construction de terminal méthanier au Verdon-sur-Mer initié en 2008 a été abandonné en 2009 suite à des polémiques. L'association Une pointe pour tous[10] qui s'opposait à ce terminal méthanier regroupe plus de 5 000 adhérents. L'association est d'autre part porteuse d'une pétition pour la création d'un parc naturel marin dans l'estuaire. La réalisation de celui-ci permettrait de développer l'activité sur l'estuaire tout en le protégeant d'activités de type Seveso 2.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Mounier (2005), René Val ou la véritable histoire du caviar de la Gironde, Éd. Bonne Anse, co-éd. avec la Société des Amis de Talmont, 94 pages,
  • Bernard Mounier (2006), Gloire aux pilotes de l'embouchure de la Gironde, Éd. Bonne Anse, 2006
  • Agence de l'eau (2007). SAGE estuaire, Schéma d’aménagement et de gestion des eaux « estuaire de la Gironde et milieux associés – Phase 1 : Etat des lieux - septembre 2007, 227p.
  • Thirion J.-M., Barbedienne P (2009), Intérêt de l’estuaire de la Gironde pour l’accueil des oiseaux d’eau en hiver – Actes du 1er carrefour scientifique de l’estuaire, pp 27-31.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Conservatoire de l'estuaire de la Gironde - Les limites de l"estuaire
  2. Île Nouvelle - Conservatoire du littoral
  3. Lhuissier L. (2011). Variable : bouchon vaseux dans l’estuaire – GARONNE 2050, 4p.
  4. Nzigou A.-R., 2012. Production primaire et fonctionnement écologique en milieu estuarien turbide. Cas de l’estuaire de la Gironde (France) – Thèse Université Bordeaux 1, 178p
  5. Chenalage d'éléments de l'A380 - Vidéo
  6. Histoire du pilotage
  7. Michel, Francisque, Histoire du commerce et de la navigation à Bordeaux, principalement sous l'administration anglaise, Bordeaux, J. Delmas,‎ 1867-1870, 543 p. (lire en ligne)
  8. Eugène Pelletan, Royan, la naissance d'une ville, PyréMonde,‎ 2007 (1re éd. 1861), 224 p. (ISBN 2-846184941), p. 20
  9. Bordeaux regarde son passé de port négrier.
  10. « Site de l'association Une pointe pour tous »