Saint-Sulpice-de-Royan

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Saint-Sulpice-de-Royan
L'église Saint-Sulpice (XIIe siècle), de style roman saintongeais.
L'église Saint-Sulpice (XIIe siècle), de style roman saintongeais.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Rochefort
Canton Royan-Ouest
Intercommunalité Communauté d'agglomération Royan Atlantique
Maire
Mandat
Martial de Villelume
2014-2020
Code postal 17200
Code commune 17409
Démographie
Gentilé Saint-Sulpiciens
Population
municipale
2 847 hab. (2011)
Densité 137 hab./km2
Population
aire urbaine
47 902 hab.
Géographie
Coordonnées 45° 40′ 20″ N 1° 00′ 37″ O / 45.6722222222, -1.0102777777845° 40′ 20″ Nord 1° 00′ 37″ Ouest / 45.6722222222, -1.01027777778  
Altitude Min. 1 m – Max. 37 m
Superficie 20,81 km2
Localisation

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Saint-Sulpice-de-Royan est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes). Ses habitants sont appelés les Saint-Sulpiciens et les Saint-Sulpiciennes[1].

Localisée dans la presqu'île d'Arvert, dans la frange continentale de la côte de Beauté, cette commune résidentielle de la banlieue ouest de Royan peut être rattachée géographiquement au Royannais. En développement constant depuis plusieurs années, la ville a vu sa population passer de 2292 habitants en 1999 à 2798 en 2010.

Le phénomène d'étalement urbain, particulièrement sensible, se traduit par la présence de nouveaux quartiers pavillonnaires qui s'étendent désormais presque jusqu'à la limite administrative avec Royan. Le centre-ville, qui a bénéficié d'une politique de reconversion au milieu des années 1990, se structure autour d'une petite esplanade commerçante se prolongeant par un square, et des principales infrastructures communales : église Saint-Sulpice (XIIe siècle), temple protestant octogonal, école, mairie, etc.

Pôle commercial en pleine croissance depuis ses dernières extensions en 2007 et en 2013, la zone d'activité de la Queue de l'Âne abrite plusieurs dizaines d'entreprises, d'une moyenne surface (Intermarché) et d'un point de service au volant (Leclerc Drive). Béneficiant du développement des activités tertiaires en Pays Royannais, la commune joue également la carte du tourisme, matérialisé par la présence d'un camping, de gîtes et de meublés.

Saint-Sulpice-de-Royan appartient à la Communauté d'agglomération Royan Atlantique, structure intercommunale rassemblant 79 441 habitants (2011).

Géographie[modifier | modifier le code]

Présentation[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Sulpice-de-Royan est située au sud-ouest du département de la Charente-Maritime et de la région Poitou-Charentes. Aux confins de la presqu'île d'Arvert et des grands plateaux agricoles de la Saintonge, elle appartient à la frange continentale de la Côte de Beauté et à la région naturelle du Royannais. Administrativement parlant, elle appartient au canton de Royan-Ouest et à l’arrondissement de Rochefort.

Carte de la commune de Saint-Sulpice-de-Royan au sein de la Charente-Maritime
Position de Saint-Sulpice-de-Royan en Charente-Maritime.

Cette petite ville de la proche banlieue de Royan se trouve à 4 kilomètres de Breuillet[2], 4,3 kilomètres de Mornac-sur-Seudre[3], 4,5 kilomètres de L’Éguille[4], 4,8 kilomètres de Vaux-sur-Mer[5] et de Médis[6], 5,5 kilomètres de Royan[7], 6,6 kilomètres de Saujon[8], 6,8 kilomètres de Saint-Palais-sur-Mer[9], 7,5 kilomètres de Saint-Georges-de-Didonne[10], 7,8 kilomètres du Gua[11] et d’Étaules[12], 12,9 kilomètres de La Tremblade[13], 30 kilomètres de Saintes[14], 30,2 kilomètres de Rochefort[15], 55,3 kilomètres de la préfecture départementale, La Rochelle[16], et 98,4 kilomètres de la grande métropole régionale, Bordeaux[17].

Appartenant comme le reste du département au midi de la France — on parle plus précisément de « midi atlantique »[18], au cœur de l'arc atlantique, elle peut être rattachée à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français. Formant un ensemble de 2081 hectares, elle s’étend sur les grandes champagnes agricoles saintongeaises et sur une partie des marais de la Seudre (près de Fontbedeau), aux confins du bassin ostréicole de Marennes-Oléron. En dépit d’une forte urbanisation et d’un phénomène d’étalement urbain particulièrement marqué (création de nombreux lotissements et mise en œuvre de plusieurs campagnes d’agrandissements successifs de la Zone artisanale de La Queue de l’Âne), les territoires agricoles restent encore largement majoritaires, représentant 68% du territoire communal. Les forêts sont une composante importante, formant 17% du territoire communal, de même que les zones humides, qui en couvrent 9%[19].

Importante commune résidentielle de la première couronne périurbaine royannaise, elle marque la transition entre des espaces fortement urbanisés (Royan et Vaux-sur-Mer, dans une moindre mesure Breuillet et Médis) et des communes rurales ou plus précisément « rurbaines » (Mornac-sur-Seudre, L'Éguille). Elle s’étend en grande partie sur un vaste plateau mollement vallonné, soumis aux influences des vents d’ouest dominant : la « champagne » saintongeaise, dédiée à la céréaliculture (maïs, blé) et à la culture des plantes oléagineuses (tournesol) : « grand pays plat aux horizons infinis encore élargis par l'ampleur de ciels immenses, tantôt lumineux, tantôt chargés de pluies ». Autrefois, elle était également utilisée pour le pacage des bestiaux, mais ces prés ont aujourd’hui presque entièrement disparu. Seule la toponymie en témoigne encore, comme le lieu-dit « Les Pradelles » (Prada signifiant « pré » en occitan) ou « Les prés de La Crèche ». Ces vastes étendue planes, ouvertes – la vue porte jusqu’à Royan ou jusqu’à Marennes – présentent en hiver un caractère monotone, presque désertique. Les bois y sont rares et de taille limitée : bois de la Chèvre et des Roches, bois de Brie.

Le bois de la Chèvre, dans la partie orientale de la commune, est constitué principalement de feuillus (chênes).

Plus à l’ouest, le territoire présente un visage différent, nettement plus boisé. Les principaux massifs sont constitués presque exclusivement de feuillus (essentiellement chênes et chênes verts ou « yeuses ») comme à Breuillet. Ces forêts sont le bois de Leuse (c’est-à-dire de « l’yeuse »), de la Lande, de la Parée, des Groies, de Maine-Auger et de la Courant. Le plateau y est ponctué de quelques collines peu accentuées : colline de Leuse (38 mètres), point culminant de la commune, de Jaffe (35 mètres), de Maubeuge, près du stade (33 mètres), de Point du Mil (29 mètres) ou encore de Brie (28 mètres) et est entaillé de plusieurs petites dépressions ou « combes », où coulent de modestes ruisseaux.

Ces petits cours d’eau sont le ruisseau de Boisserand (ou de Boissirand), qui prend sa source près de Bernezac, le ruisseau de La Cayenne, qui prend sa source près de Champagnole et forme la limite administrative avec Breuillet, et le ruisseau de La Roche, qui naît près du hameau du même nom et sert de « frontière » avec la commune de Vaux-sur-Mer. Ces trois ruisseaux fusionnent non loin de Taupignac (commune de Breuillet) et donnent naissance au Pérat (ou Peyrat).

Dans la partie la plus septentrionale de la commune, le plateau descend progressivement vers les marais de la Seudre. Aux portes de ces vastes étendues palustres, composées de prés salés sillonnés de prises et de ruissons et des premiers parcs à huîtres, les hameaux de la Métairie, de Fontbedeau et de la Crèche présentent un visage bien différent, celui de cette micro-région où terre et mer s’imbriquent en un ensemble fait de prairies verdoyantes, de roselières et de vasières au reflets gris-bleu, appelée bassin de Marennes-Oléron. Un petit train à vapeur touristique, le train des Mouettes, permet de mieux appréhender ce vaste ensemble depuis Saujon jusqu’à La Tremblade.

En liaison avec les marais de la Seudre, le marais de l’Aubat forme une petite zone humide s’étendant vers les hameaux des Maries, du Grand et du Petit Aubat. Ils servent de séparation entre les bois de la Chèvre et de Brie, et se prolongent par une petite dépression appelée combe des Étourneaux, entre les Maries et la Tournepiche (commune de Médis). Les marais de l’Aubat sont traversés par le Liman, principal affluent de la Seudre.

Géologie[modifier | modifier le code]

D’un point de vue géologique, la région de la presqu'île d'Arvert s’étend sur le flanc sud-ouest de l’anticlinal saintongeais. La commune de Saint-Sulpice-de-Royan s’est développée sur un plateau constitué d’un socle crétacé, daté plus spécifiquement du campanien moyen (C6b). Ces couches calcaires sont de type crayeux, parfois glauconieux, à rares lamellibranches et rhynchonelles.

Au sud d’une ligne formée par les hameaux du Vallon, de Champagnole, de Brie et de la Lande et au nord d’une ligne formée par les hameaux de Chez-Boisseau et du Rigaleau, le terrain est daté du campanien supérieur (C6c). Les couches de calcaire qui le composent sont de type glauconieux, à nodules limoniteux, riches en bryozoaires. Le hameau de Bernezac est établi sur des terrains de cette nature. On en retrouve également des exemples sur une bande de quelques centaines de mètres de largeur entre la colline de Maubeuge (à hauteur du stade) en allant vers le Montil (commune de Breuillet).

Les hauteurs de Champagnole et de la Lande, mais aussi de Jaffe, sont quant à elles constituées de formations superficielles (argiles à silex, sables et limons) datant de la période quaternaire. Ces collines forment une petite ligne de crête qui s’étend approximativement depuis Maine-Arnaud (commune de Royan) et Châtelard (commune de Vaux-sur-Mer) au Néré (commune des Mathes).

Au nord d’une ligne matérialisée par la D 140e et les hameaux des Métairies, de Fontbedeau et de la Crèche, s’étendent les vastes étendues palustres des marais de la Seudre, au sol constitué d’alluvions fluviatiles anciennes (FyM) ou modernes (FyF) communément appelées « bri » dans la région (ce terme est à l’origine du nom de Broue ou de Brouage). Elles sont de nature essentiellement argileuse et se distinguent par leur couleur bleutée ou grisâtre, en fonction de l'humidité. Enfin, en liaison directe avec les marais de la Seudre, le marais de l’Aubat forme une petite dépression dans la partie orientale de la commune, entre le Petit Aubat, le Grand Aubat et les Maries, non loin de la limite administrative avec la commune de Médis. Le sol y est de même nature que dans les marais de la Seudre.

Un risque sismique léger concerne la commune qui est située non loin de la faille d'Oléron. Le 7 septembre 1972 le séisme d'Oléron d'une magnitude de 5.7 a produit quelques dégâts dans la région et a pu être ressenti jusqu'en région parisienne. Le dernier séisme ressenti en date, toujours sur cette faille, d'une magnitude de 4,7, a eu lieu le 18 avril 2005[20].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Sulpice-de-Royan
Mornac-sur-Seudre L'Éguille
Breuillet Saint-Sulpice-de-Royan Saujon
Vaux-sur-Mer Royan Médis

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La situation de la commune au nord de la première couronne périurbaine de Royan en fait une des principales voies d’accès à cette ville ; de ce fait, elle bénéficie d’infrastructures routières adaptées à un fort trafic. Formant un carrefour entre deux grands axes (route Saujon-La Tremblade d’une part et route Royan-Rochefort d’autre part), elle est une voie de passage obligée pour nombre d’actifs habitant dans la « grande banlieue » venant travailler à Royan (migrations pendulaires), comme pour de nombreux touristes en période estivale.

Venant de Rochefort en passant par les marais de la Seudre, la route départementale 733 est un des principaux axes du Pays Royannais. Créée en 1838 sous le nom de « chemin de Grande communication entre Le Gua et Royan », elle est désormais classée « route départementale de première catégorie » (grands axes routiers départementaux) et supporte un trafic de 6000 à 10 000 véhicules par jour[21]. Elle passait par le centre-ville jusqu’au début des années 1990, générant des nuisances importantes, tant pour les riverains (bruit) que pour les automobilistes (ralentissements). La question d’un aménagement de traverse est finalement abandonnée au profit d’une voie de contournement. Une rocade à chaussée bidirectionnelle est donc construite à cette époque pour désengorger le centre-ville. Contournant la ville par l’est, elle est bordée par une toute nouvelle zone d’activités (ZA La queue de l'Âne), à laquelle on accède par un rond-point. Deux aires de repos (la Brande des Outards et le bois de la Bruelle) ont été aménagées en bord de route, près du bois de la Chèvre. Fermées pendant quelques années, elles ont été remises en service depuis 2012. En dépit de la création de cette voie rapide, d’après le rapport d’accidentologie du Conseil général de la Charente-Maritime (2005-2007), la rocade de Saint-Sulpice-de-Royan est un des points noir de l’agglomération royannaise en termes d’accidents, avec 3 à 5 accidents corporels répertoriés chaque année pendant cette période[21].

Autre axe majeur de la région royannaise, la route départementale 14 est une des épines dorsales du schéma routier de desserte du Pays Royannais en général et de la presqu'île d'Arvert en particulier. Classée elle aussi route départementale de première catégorie, elle supporte un trafic atteignant en moyenne 8000 à 9000 véhicules par jour[21], avec cependant là aussi de fortes disparités en fonction des périodes de l'année. Cet axe faisant la liaison entre deux pôles économiques importants de la banlieue royannaise (Saujon et La Tremblade) devrait encore voir son importance s’accroître dans l’avenir. De fait, dans le cadre des grands projets structurants du Conseil général, le schéma routier départemental (2010-2030) prévoit de repenser totalement la circulation de la grande périphérie royannaise, dont Saujon deviendrait une des « portes d'entrées ». Le trafic sera dès lors diffusé à partir de cette ville (éclatement des flux), afin de limiter au maximum les encombrements. Une partie des véhicules empruntant la route nationale 150 seraient ainsi déroutés vers Saint-Sulpice-de-Royan. Dans cette optique, la D14 serait en partie repensée entre Saujon et Saint-Sulpice-de-Royan (rectification des virages au niveau du hameau du Petit-Aubat)

D 733 et D 14 se rejoignent au rond-point de Fontbedeau, au nord de la commune, face à la Cave coopérative de la Seudre. On y trouve également une aire de covoiturage et une station du réseau de bus Cara'Bus. Ces deux axes fréquentés sont classés par l’atlas départemental de la DDE comme des voies de circulation potentiellement gênante en termes de pollution sonore (niveau 3 sur une échelle de 5)[22].

Parmi les options visant à améliorer la desserte de la région de Royan figure un projet de création d’une nouvelle voie (barreau routier) entre Saint-Sulpice-de-Royan/Breuillet et le pôle commercial Val Lumière de Vaux-sur-Mer. Le but serait de faciliter l’accès à cette nouvelle zone commerciale ainsi que de réduire le trafic sur la D733, notamment au niveau de la traversée de Jaffe[21].

Les autres axes traversant la commune sont la D 140 ou route de Médis dans sa partie est ou route de Saint-Palais dans sa partie ouest qui dessert les principaux hameaux : les Maries et le Grand Aubat en direction de Médis ou la Lande, Brie et Champagnole en direction de Breuillet (Taupignac) et Saint-Palais-sur-Mer.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Article connexe : Cara'Bus.

La ville est desservie par le réseau de transports urbains Cara'Bus qui la relie aux autres communes de l'agglomération royannaise. Inauguré le 2 janvier 2006 sous le nom « Très Royannais », il était à l'origine composé de minibus de type hybride (électrique et diesel). Exploité depuis septembre 2008 par la société Veolia Transport, il est rebaptisé « Cara'Bus » depuis lors[23].

La modernisation du réseau de transports urbains de l'agglomération le 5 janvier 2009 a conduit à l'achat de navettes de type Heuliez GX 127 ainsi qu'à l'accroissement du nombre de lignes régulières, passant de trois à dix, auxquelles s'ajoutent trois ligne supplémentaires en période estivale[24].

Cinq stations Cara'Bus sont implantées dans la commune : Saint-Sulpice-Centre, Saint-Sulpice-Centre commercial, ZA Queue de l'Âne, Jaffe et Fondbedeau. Une sixième station, Clinique Pasteur, a été aménagée à la limite entre les communes de Royan et de Saint-Sulpice-de-Royan.

Deux lignes de bus desservent la commune. La principale est la ligne 11, qui part du centre-ville et rejoint Royan, faisant notamment halte au lycée de l'Atlantique, au Carel, à la gare multimodale et au centre commercial Royan II. La seconde est la ligne 41, qui ne passe pas par le centre-ville mais par le rond-point de Fondbedeau. Cette ligne suburbaine permet de rejoindre les villes de la grande banlieue royannaise, comme La Tremblade, Arvert, Étaules, Breuillet, Saujon, Grézac et Cozes.

La compagnie de transports départementaux « Les mouettes » a également mis en place une aire de covoiturage au rond-point de Fondbedeau (non loin de la station de bus). D'une capacité de 15 places, elle a été mise en service en 2012, et s'inscrit dans une grande campagne visant à doter les principales villes du département d'aires de ce type.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

L'aéroport le plus proche est celui de Rochefort-Saint-Agnant, à environ 30 kilomètres au nord. L'aéroport de La Rochelle-Île de Ré, à 60 kilomètres au nord, permet de relier quelques grandes villes françaises, comme Paris ou Lyon, ainsi que les Îles Britanniques ou l'Europe du Nord. À environ 100 kilomètres au sud-est de la commune, l'aéroport de Bordeaux - Mérignac est un aéroport international permettant des liaisons vers de nombreux pays.

L'aérodrome de Royan-Médis, à environ 10 kilomètres, est réservé à l'aviation légère.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Charente-Maritime.

Le climat dont bénéficie la Charente-Maritime est un climat océanique tempéré de type aquitain, marqué par un ensoleillement moyen assez important : avec 2 250 heures par an, il est comparable à celui que connaît une partie de la côte méditerranéenne[25]. La pluviosité y est modérée, les précipitations ne dépassant pas 1 200 mm par an. Les températures, quant à elles, varient en moyenne de +5 °C en hiver à +20 °C en été.

La rose trémière a trouvé dans la Saintonge et son climat particulièrement doux un terroir de prédilection.

Les îles et l'ensemble du littoral de la Charente-Maritime se caractérisent par un climat particulièrement doux en hiver, et rafraîchissant l'été, grâce aux influences océaniques perpétuellement en mouvement (brise marine). Ces conditions climatiques favorables, toujours soumises aux influences de l'océan Atlantique, ont favorisé un véritable microclimat de type sub-aquitain et l'existence d'une végétation déjà méridionale. Ainsi la flore se caractérise-t-elle par la présence étonnante de lauriers-roses, eucalyptus, agaves, et même les mimosas se mettent à fleurir dès le mois de janvier.

Aux essences déjà méridionales du chêne vert (ou yeuse) et du cyste, s'ajoutent une forte présence de palmiers, figuiers, orangers et même oliviers. Il existe toutefois un contraste entre le littoral, assez sec et ensoleillé et l'intérieur des terres, davantage pluvieux. La pluviométrie passe ainsi de 750 mm sur le littoral à 950 mm en Haute-Saintonge.

Les relevés de la station météorologique de La Rochelle entre 1946 et 2000 permettent de déterminer quelques dates majeures au point de vue climatique en Charente-Maritime : ainsi, au cours de ce laps de temps, la température la plus froide est relevée le 15 février 1956 : -13,6 °C. Un pic de température (dépassé seulement au cours de la canicule de 2003) est atteint le 8 juillet 1982 avec près de 39 °C à l'ombre. Si 1953 est considérée comme l'année la plus sèche, 2000 est au contraire la plus pluvieuse[26].

La Charente-Maritime est le département français qui a été le plus durement touché par la tempête Martin du 27 décembre 1999. Les records nationaux de vents enregistrés ont été atteints avec 198 km/h sur l'île d'Oléron et 194 km/h à Royan.

Dans la nuit du 23 au 24 janvier 2009, la région est frappée par la tempête Klaus. Malgré des rafales de vent dépassant les 120 km/h, les dégâts relevés dans la commune demeurent relativement minimes au regard de la situation dans le Médoc tout proche[27].

Les côtes charentaises et vendéennes sont de nouveau durement éprouvées par la tempête Xynthia qui traverse la région dans la nuit du 28 février au 1er mars 2010. Des bourrasques de près de 140 km/h touchent la ville voisine de Royan[28].

Données générales[modifier | modifier le code]

Données climatiques à La Rochelle
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,4 2,8 5,4 7,4 10,7 13,7 15,8 15,7 13,7 10,5 6,3 3,9 9,2
Température moyenne (°C) 5,9 6,9 8,7 11,1 14,3 17,5 19,8 19,6 17,8 14,2 9,4 6,6 12,7
Température maximale moyenne (°C) 8,5 9,9 12,1 14,7 17,9 21,3 23,8 23,5 21,8 18 12,6 9,2 16,1
Ensoleillement (h) 84 111 174 212 239 272 305 277 218 167 107 85 2 250
Précipitations (mm) 82,5 66,1 57 52,7 61,1 42,9 35,1 46,4 56,5 81,6 91,8 81,8 755,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de La Rochelle de 1961 à 1990[29].


Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Saint-Sulpice-de-Royan[30] 2250 755 4 13 26
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

Environnement[modifier | modifier le code]

Une fraction du territoire communal est intégrée à plusieurs zones protégées en raison de la richesse de son écosystème (marais et prés salés atlantiques, prairies semi-naturelles humides, forêts mixtes).

La préservation de la biodiversité a conduit à intégrer 19 % de la surface communale dans une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de classe I (petits espaces homogènes) qui se divise en deux sites d'importance communautaire (SIC) : marais de la Seudre[31] et bois des Essarts[32]. Dans le cadre de sa politique de préservation des espaces naturels sensibles, le Conservatoire du littoral a acquis un site au cœur des marais de la Seudre, entre Seudre et Liman : la pointe de L'Éguille[33].

Jardin médiéval aménagé près de l'église.

De même, 16 % du territoire est inscrit dans une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de classe II (grands espaces naturels riches) qui comprend une zone de protection spéciale (ZPS) : Marais et vasières de Brouage - Seudre - Oléron[34]. Ce territoire est protégé dans le cadre du réseau de protection des espaces naturels de grande valeur patrimoniale Natura 2000.

Les marais de la Seudre s'inscrivent dans un ancien golfe marin autrefois converti en salines, et aujourd’hui en parcs ostréicoles et en prés salés. Il couvre près de 300 hectares dans la partie nord de la commune et forme une vaste étendue palustre sillonnée d’un réseau serré de canaux et de ruisseaux qui s’étend à perte de vue. Les plus importants sur la commune sont le chenal de Fontbedeau, le ruisson des Métairies, le ruisson de la Fontaine, le ruisson Plat et le ruisson Maquain. Outre une incontestable richesse botanique (présence de linaire à feuille de thym — espèce menacée —, lavande de mer, aloès d'eau…) le site accueille quelques espèces animales, protégées ou non, telles que la loutre, la cistude, le triton ou des insectes comme le lucane cerf-volant. Cet habitat est protégé par la directive habitats-faune-flore et la directive oiseaux. De fait, les marais de la Seudre — mais aussi le marais de l'Aubat qui lui est lié — sont un site fréquenté par de nombreux oiseaux qui viennent y hiverner et y nidifier. Leur observation est facilitée dès lors qu'on s'éloigne des axes routiers pour emprunter les taillées (chemins de campagne à travers les marais).

Les bois de la Crèche, de la Chèvre et des Essarts constituent les plus importants massifs forestiers de la commune, et sont tous trois répertoriés comme espaces boisés classés. Le premier est localisé près du hameau du même nom, à proximité des marais de l'Aubat. Cette proximité en fait un lieu d'hivernage pour des espèces inféodées aux zones humides, notamment le héron cendré. Le bois de la Chèvre est fréquenté par des espèces ornithologiques menacées telles que le milan noir. Enfin, le bois des Essarts, à l'ouest de la commune, est plus spécifiquement protégé du fait de la présence d'une flore remarquable comprenant renoncule tripartite, phalangère bicolore ou encore renoncule à feuilles d'ophioglosse (espèces rares en Poitou-Charentes).

La commune de Saint-Sulpice-de-Royan possède un jardin médiéval ou jardin de curé qui a été aménagé en 2005 en centre-ville à proximité de l'église Saint-Sulpice. Il est géré par une association. Ce jardin comporte principalement 8 carrés thématiques de plantes diverses (plantes aromatiques, plantes médicinales) au milieu desquelles se trouve une fontaine.

Gestion de l'eau[modifier | modifier le code]

Saint-Sulpice-de-Royan dépend de l'agence de l'eau Adour-Garonne, établissement public chargé de la protection de l'eau et des milieux aquatiques dans le Grand Sud-Ouest. La commune dispose d'un château d'eau installé sur les hauteurs de Maubeuge.

La gestion de l'assainissement de la commune, quant à elle, est transférée à la communauté d'agglomération. Les eaux usées sont traitées par la station d'épuration de Saint-Palais-sur-Mer qui a une capacité de 175 000 équivalent habitants[35].

Gestion des déchets[modifier | modifier le code]

La collecte des ordures ménagères (conteneurs verts) est effectuée deux fois par semaine, le mardi et le samedi. Celle des emballages ménagers recyclables (conteneurs jaunes) est réalisée le vendredi soir, et celle des déchets végétaux, un vendredi sur deux. Des colonnes de recyclage du verre sont disponibles en de nombreux points de la commune. Par ailleurs, deux déchèteries sont à disposition des habitants dans les communes voisine de Chaillevette, de Saujon et de Royan. Le service est gratuit et réservé aux particuliers. Une déchèterie spécialisée est mise à disposition des professionnels dans la ZA de La Queue de l'Âne.

Les ordures sont ensuite acheminées par camion vers le centre de transfert de Médis, puis, de là, des camions gros porteurs les acheminent vers le centre d'enfouissement de Clérac.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Longtemps petite commune rurale en marge des villes balnéaires de la côte, Saint-Sulpice-de-Royan est devenue en quelques décennies une composante majeure de l’agglomération royannaise. Le phénomène d’étalement urbain, particulièrement visible (développement important de quartiers résidentiels, notamment sous forme de lotissements) témoigne de l’intégration de la commune à la première couronne périurbaine de Royan.

Jusqu’au milieu du XIXe siècle, la commune de Saint-Sulpice-de-Royan est avant tout un petit village d’agriculteurs, en marge des grands axes de communications. La route de Rochefort n’existe pas encore et les voyageurs en provenance de cette ville empruntent un mauvais chemin passant par Le Gua et Médis, avant de rejoindre Royan. À cette époque, la commune, qui ne possède pas encore de véritable centre-bourg, est écartelée entre plusieurs petits pôles et quelques hameaux. Le quartier de l’église rassemble quelques maisons traditionnelles et une poignée de fermes. Il est séparé du quartier de la Mairie par des prés où les bestiaux viennent paître une partie de l’année. Plus à l’est, quelques hameaux sont éparpillés dans la champagne : les Maries, où se trouve alors le temple et un petit cimetière protestant et, tout près de là, le hameau de L’Aubat, siège d’un petit logis noble. Au nord, le hameau de Fontbedeau domine les vastes étendues humides des marais de la Seudre, anciennes salines transformées en parcs à huîtres et surtout en prés salés. Au sud-ouest, sur les hauteurs, les hameaux de Jaffe et de Bernezac sont encore peu développés, gardant un caractère fortement agricole, entre prés et bois.

La place des Vieilles-Forges : un des principaux aménagements des années 1990.

La création de la route de Rochefort ou plus précisément du chemin de Grande communication entre Le Gua et Royan est l’occasion pour les pouvoirs publics de mettre en œuvre une ébauche de centre-bourg suivant le tracé de cette voie, empruntée par de nombreux voyageurs. Aujourd’hui encore, seule cette partie du centre-ville a réellement un aspect linéaire, avec plusieurs maisons en pierre de taille en bordure de rue. Elles masquent pour la plupart des petites cours et des jardins, auxquels on accède par un réseau de petits chemins et de venelles. C’est dans cette partie de la commune que sont édifiées les nouvelles infrastructures à la fin du XIXe et au début du XXe siècle : nouveau temple protestant, mairie-école… plus tard, le monument aux morts, le nouveau groupe scolaire Denis-Ricard et le gymnase y seront également implantés.

Il faut attendre le début des années 1960 pour que la commune connaisse un accroissement important de son bâti, du fait du développement croissant de la ville voisine de Royan et de prix du foncier plus abordables. Un lotissement est construit en dehors du bourg, près du hameau de L’Aubat. Un autre se développe près du hameau de Fontbedeau, près des marais de la Seudre. Les deux pôles du bourg (église et temple/mairie) se rejoignent progressivement avec la construction de quelques pavillons. Il faut cependant attendre le plan de référence de 1987 (mis en œuvre au début des années 1990) pour que la commune se dote d’un ambitieux plan de modernisation de son centre-ville. De vieilles maisons sont rasées et un jardin public (jardin Frédéric-Passy) est aménagé à mi-chemin de l’église et du temple, formant une sorte de petite place triangulaire, pensée comme un espace de rencontre. Au sud-ouest, une esplanade est aménagée (place des Vieilles-Forges). Bordée de petits immeubles modernes, elle abrite une partie des commerces de proximité ainsi que la nouvelle agence postale. Un peu en marge de cet ensemble, le centre social Georges-Brassens abrite plusieurs infrastructures (centre aéré pour les enfants et adolescents, bibliothèque) ainsi qu’une Maison des Jeunes depuis les années 2000.

L’urbanisation de la commune connaît un grand essor à partir des années 1990, avec la construction de grands ensembles résidentiels (lotissements des Terrages et du Faisan d’Or) en direction de Royan ou de Breuillet, ainsi qu’à Jaffe (lotissement des Jardins de Jaffe). Une rocade est construite afin de faciliter les échanges entre Royan et sa périphérie et de limiter les nuisances en centre-ville, et une zone d’activité est aménagée à l’entrée de la ville. Cette dernière, en constant développement, a été agrandie en 2007 et en 2013. Cette même année, trois nouveaux lotissements sont mis en chantier entre l’église et le stade, en direction de Breuillet (les Hauts de Saint-Sulpice), sur une parcelle vacante en centre-ville (les Deux Terrages) et à l’entrée est de la ville, en direction de Médis.

Logements[modifier | modifier le code]

Le parc immobilier de la commune était composé de 1380 logements en 2009, quand il n'était composé que de 993 logements en 1999 et de 840 logements en 1990. Ceux-ci sont majoritairement des résidences principales (86,8 %) auxquelles viennent s'ajouter quelques résidences secondaires ou occasionnelles (9,6 %) et une faible part de logements vacants (4 %). Le taux de résidences secondaires a légèrement évolué à la hausse depuis 1999, où il était de 8,4 %. Les logements de la commune sont essentiellement des maisons (88,7 %) ; les appartements viennent ensuite (10,2 %).

La plupart des résidences principales sont vastes : 47,4 % d'entre-elles sont composées de 5 pièces ou plus, 30,8 % de quatre pièces et 13,6 % de trois pièces. Les deux pièces représentent 7,2 %, et les studios, à peine 1 %[36].

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Les derniers chiffres fournis par l'Insee (enquête de 2009) indiquent une population active de + de 15 ans de l'ordre de 70%, soit une légère augmentation par rapport aux données collectées en 1999 qui faisaient état d'une population active de 69,2%. Le nombre d'actifs ayant un emploi connaît également une légère croissance pendant la période 1999-2009, passant de 61% à 63,9%[37].

La plus grande partie des actifs travaillent en dehors de la commune, ce qui s'explique par sa situation dans la proche banlieue de Royan, ville qui concentre une grande partie des emplois et des services et agit comme le « moteur » de toute l'agglomération, constituant un des grands pôles économiques départementaux et même régionaux. Certaines villes voisines telles que Saujon, voire La Tremblade, concentrent également de nombreux emplois et exercent une influence moindre, mais non négligeable. Le développement d'infrastructures économiques telles que la Zone d'activités de la Queue de l'Âne conduit cependant à retenir une part croissante d'actifs dans leur commune de résidence : ils sont ainsi désormais 22,3% en 2009 contre seulement 19% dix ans plus tôt[37].

La proportion d'actifs à travailler en dehors de la Charente-Maritime, déjà infime en 1999 (0,8%) a encore reculé en 2009 (0,5%). La commune concentre une plus grande proportion de salariés (80,1%) que de non-salariés (19,9%). L'indicateur de concentration d'emploi est passé de 40,4 en 1999 à 68 en 2009; dans le même temps, le nombre d'emplois dans la zone est passé de 387 à 794, témoignant d'un certain dynamisme économique. Le taux de chômage est bien en dessous de la moyenne départementale (12,3% en 2009) et ne touche « que » 8,8% de la population active : ce taux était de 11,2% en 1999[37].

Saint-Sulpice-de-Royan relève de la compétence de l'agence Pôle emploi de Royan, ville qui dispose également d'une Maison des saisonniers et d'une Mission locale, qui fonctionnent en étroite collaboration.

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Saint-Sulpice-de-Royan est au cœur d'un bassin d'emploi particulièrement attractif, la zone d'emploi de Royan (issue de la partition de l'ancienne zone d'emploi Saintonge maritime, qui regroupait de nombreuses communes du Pays Rochefortais, du Pays Marennes-Oléron et du pays royannais[38]), forte de 27 753 emplois en 2008[39]. La zone d'emploi de Royan est, avec celle de La Rochelle, la plus dynamique de la région Poitou-Charentes, toutes deux profitant « d'un tissu économique et d'une démographie dynamiques » (Insee)[39]. La croissance y est particulièrement soutenue, du fait du développement des activités tertiaires.

290 établissements étaient recensés dans la commune par les services de l'Insee au 31 décembre 2010, essentiellement des très petites entreprises : 27,2 % ont en effet des effectifs compris entre 1 à 9 salariés, et 5,2 % ont plus de 10 salariés[40].

La ville est bien pourvue en commerces et services de proximité, établis principalement en bordure de la route de Rochefort et sur la place des Vieilles-Forges. Parmi ceux-ci figurent notamment un bar-tabac, deux boulangeries, un salon de coiffure, une pizzéria, une auberge, un antenniste ou encore une agence immobilière. Cependant, l'essentiel des entreprises sont concentrées dans une zone d'activité (ZA de La Queue de l'Âne) implantée à l'entrée ouest de la ville. On y trouve notamment un point de service au volant (Leclerc Drive) et un supermarché de l'enseigne Intermarché.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La ville tire son nom de saint Sulpice le Pieux, évêque de Bourges et chapelain du roi Clotaire II au VIIe siècle.

Au XIIe siècle, la paroisse appartient à l'abbaye Saint-Étienne de Vaux et est désignée sous le nom de Saint-Sulpice-de-Mandulfe (S.Sulpicius de Mandulfo). Elle prend plus tard le nom de Saint-Sulpice-près-Mornac (S. Sulpicii prope Mornacum), du nom de Mornac, siège de la châtellenie voisine. La carte faite par Claude Masse en 1714 indique simplement Saint-Sulpice, tandis que la carte de Cassini, dessinée quelques années plus tard, en 1776, indique déjà Saint-Sulpice-de-Royan.

La toponymie locale emprunte certains éléments au gaulois (Brie — dérivé de briga, signifiant hauteur), à l'occitan, langue qui fut parlée dans la région au milieu du Moyen Âge (les Pradelles — dérivé de prada, pré), au vieux français (la Breuille — mot signifiant bois qu'on retrouve dans le nom de la commun voisine, Breuillet) ou encore au saintongeais, langue vernaculaire de la région (le Grouail ou encore le Grolier).

Histoire[modifier | modifier le code]

Des traces de fossés et cercles funéraires datant de l'époque gauloise ont été retrouvés sur la commune[41].

Administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

De 1789 à 1799, en vertu de la loi du 14 décembre 1789, les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour deux ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune âgés d'au moins 25 ans, contribuables payant une contribution au moins égale à trois journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt équivalent au moins à dix journées de travail.

De 1799 à 1848, La constitution du 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799) revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après les lois organiques 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus au suffrage censitaire pour six ans.

Du 3 juillet 1848 à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.

De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855. Après 1871, les maires sont de nouveau élus, sauf dans les chefs-lieux (de départements, d'arrondissements ou de cantons).

Ce n'est que le 28 mars 1882, qu'une loi sur l’organisation municipale (encore en vigueur) est votée, et qui régit le principe de l'élection du maire et des adjoints par le conseil municipal, quelle que soit l'importance de la commune (sauf pour Paris). La loi du 5 avril 1884 fixe le mandat à quatre ans, durée portée le 10 avril 1929 à six ans[42].

La commune ayant moins de 3 500 habitants l'élection des conseillers municipaux est au scrutin majoritaire[43] plurinominal à deux tours, avec panachage :

  • au premier tour, des candidats sont élus s'ils ont obtenu la majorité absolue et le vote d'au moins le quart des électeurs inscrits[44] ;
  • au second tour, la majorité relative suffit. Les listes ne sont pas obligatoires. Les suffrages sont comptabilisés individuellement, et le panachage est autorisé.

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 23 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[45]).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Pierre Besson    
1947 1948 André Orget    
1948 1953 Kléber Veronneau    
1953 1959 Jean de Villelume    
1959 1971 René Philippe    
1971 1983 Henri Dupond    
1983 1993 Denis Ricard    
1993 en cours Martial de Villelume DVD[46]  
Les données manquantes sont à compléter.

Canton[modifier | modifier le code]

Saint-Sulpice-de-Royan est une des sept communes du canton de Royan-Ouest, dont elle est, en 2010, la quatrième commune la plus peuplée derrière Royan (fraction de commune appartenant à ce canton), Saint-Palais-sur-Mer et Vaux-sur-Mer.

En 2015, le projet de réforme de la carte cantonale devrait voir la commune rattachée au canton de Saujon.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Saint-Sulpice-de-Royan est une des 34 communes de la communauté d'agglomération Royan Atlantique, structure intercommunale centrée sur Royan.

Instances judiciaires[modifier | modifier le code]

Article connexe : Justice en Charente-Maritime.

Saint-Sulpice-de-Royan dépend du tribunal d'instance et du conseil de prud'hommes de Rochefort, du tribunal de grande instance, du tribunal pour enfants et du tribunal de commerce de La Rochelle, du tribunal administratif et de la cour d'appel de Poitiers. La cour administrative d'appel est à Bordeaux[47]

Fiscalité locale[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Saint-Sulpice-de-Royan en 2010[48]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 10.38 % 0.00 % 7.12 % 0.00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 24.16 % 0.00 % 14.01 % 3.32 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 53 % 0.00 % 29.17 % 8.63 %
Cotisation foncière des entreprises (CFE) 0.00 % 22.54 % 0.00 % 0.00 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[49]).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 847 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
912 1 006 880 883 989 939 911 913 913
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
940 891 845 810 804 797 818 755 676
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
717 712 697 576 581 575 568 465 571
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
695 794 1 129 1 744 2 101 2 290 2 680 2 735 2 847
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[50] puis Insee à partir de 2004[51].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,5 %) est en effet inférieur au taux départemental (29 %), mais un peu supérieur au taux national (21,8 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 48,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,8 %, 15 à 29 ans = 12,5 %, 30 à 44 ans = 19,2 %, 45 à 59 ans = 25,6 %, plus de 60 ans = 22,9 %) ;
  • 51,1 % de femmes (0 à 14 ans = 14,4 %, 15 à 29 ans = 12,5 %, 30 à 44 ans = 21 %, 45 à 59 ans = 26,1 %, plus de 60 ans = 26 %).
Pyramide des âges à Saint-Sulpice-de-Royan en 2008 en pourcentage[52]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
6,4 
75 à 89 ans
7,9 
16,2 
60 à 74 ans
17,1 
25,6 
45 à 59 ans
26,1 
19,2 
30 à 44 ans
21,0 
12,5 
15 à 29 ans
12,5 
19,8 
0 à 14 ans
14,4 
Pyramide des âges du département de la Charente-Maritime en 2008 en pourcentage[53].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,5 
8,8 
75 à 89 ans
12,2 
16,8 
60 à 74 ans
17,4 
21,1 
45 à 59 ans
21,0 
18,9 
30 à 44 ans
18,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,5 
17,2 
0 à 14 ans
15,1 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Sulpice-de-Royan dépend de l'académie de Poitiers. La commune compte sur la présence d'un groupe scolaire (école maternelle et école primaire), baptisé Denis-Ricard du nom d'un ancien maire de la commune, à l'origine de sa construction dans les années 1980.

L'école maternelle comptait 107 élèves à la rentrée 2013-2014. L'accroissement constant du nombre d'élèves, conséquence de l'installation de nombreux jeunes couples dans la commune, a entraîné la mise en place d'une quatrième classe en 2012. L'équipe enseignante est constituée de quatre professeurs qui ont en charge une classe de Toute petite section/Petite section, une de Petite section, une de Moyenne section et une de Grande section. Chaque classe compte également sur la présence d'un agent spécialisé des écoles maternelles.

Le groupe scolaire Denis-Ricard est situé place des Écoles, en centre-ville.

L'école élémentaire comptait 163 élèves en 2013, soit un total de sept classes (CP, CP/CE1, CE1, CE2, CE2/CM1, CM1/CM2 et CM2). Le corps enseignant est constitué de huit professeurs. L'école organise des activités sportives tout au long de l'année, parmi lesquelles des cours de natation à la piscine de Saujon, des cours de voile à la base nautique de Nauzan (Saint-Palais-sur-Mer) ou une initiation au surf et au kayak. S'agissant de la question de la réforme des rythmes scolaires, la commune a décidé de leur entrée en vigueur à la rentrée 2014[54].

L'école dispose d'un restaurant scolaire utilisé par les deux écoles, mais à des horaires différents (deux services). Les menus sont élaborés en collaboration avec la mission nutrition de la communauté d'agglomération Royan Atlantique. Un service d'accueil périscolaire est ouvert aux enfants scolarisés dans la commune, chaque jour de 7 heures 30 à 9 heures le matin et de 16 heures 30 à 18 heures 30 le soir. Une structure multi-accueil baptisée « Peter-Pan » a également ouvert ses portes. Gérée par le Centre communal d'action sociale, elle accueille les enfants de 10 semaines à 3 ans révolus issus de la commune (en priorité) ou des communes proches.

Les élèves du second cycle sont dirigés vers le collège Henri-Dunant de Vaux-sur-Mer, Saint-Sulpice-de-Royan dépendant du secteur scolaire de cette ville. En 2013, une étude de planification et de sectorisation des collèges organisée par le Conseil général du département préconise un rattachement de la commune au secteur scolaire du collège Émile-Zola de Royan, considérant le fait que Saint-Sulpice-de-Royan se situe à peu près à égale distance des collèges Dunant et Zola et que le collège Dunant connaît un problème de sureffectifs. La réforme, qui devait entrer en vigueur à la rentrée 2014, est finalement rejetée par le Conseil municipal au cours de sa séance du 9 septembre 2013 (11 contre, 2 pour, 4 absentions)[55].

Un service d'aide aux devoirs (contrat local d'accompagnement à la scolarité) a été mis en place pour les collégiens de la commune. Ce service est organisé chaque jeudi à partir de 17 heures 30. Les lycées les plus proches sont situés à Royan. Le réseau de transports urbains Cara'Bus est chargé du transport des élèves vers les différents établissements.

En matière de politique jeunesse, la commune dispose d'un centre de loisirs sans hébergement installé dans les locaux du centre social Georges-Brassens, en centre-ville. Il est ouvert aux jeunes de 3 à 11 ans chaque mercredi pendant la période scolaire et pendant les vacances scolaires. La commune a également mis en place une Maison des Jeunes ouverte aux adolescents de 11 à 18 ans. Cette structure propose un accès à différents jeux et activités (jeux vidéo, baby-foot, billard...), des sorties ponctuelles (cinéma, patinoire...) et est dotée d'un bar proposant des boissons sans alcool. Enfin, la commune dispose d'un Relais d'information jeunesse ouvert aux 12-25 ans. Sa mission est d'accompagner les jeunes dans leurs études, leur premier emploi ou encore leur premier logement.

Santé et sécurité[modifier | modifier le code]

La commune possède un cabinet médical auprès duquel exercent deux médecins généralistes, un dentiste, une infirmière. Il est implanté en centre-ville, où se trouvent également une pharmacie et un kiné.

Une maison de retraite privée est implantée en centre-ville depuis 2004, à proximité du centre-commercial. Une seconde résidence médicalisée a ouvert ses portes près de l'église en 2013.

Sports[modifier | modifier le code]

Article connexe : Sport en Charente-Maritime.

Un terrain de football et un parcours sportif sont présents sur les hauteurs de la commune, sur les hauteurs de Maubeuge, à proximité de la route de Breuillet.

Une salle omnisports a été construite en centre-ville, non loin du groupe scolaire.

Plusieurs associations sportives sont actives dans la commune.

Médias[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Les émetteurs de Royan-Vaux-sur-Mer et de Niort-Maisonnay permettent la réception des chaînes gratuites de la télévision numérique terrestre (TNT) dans l'ensemble de la commune, dont le décrochage local de France 3 Poitou-Charentes. Le 31 mai 2009, l'émetteur de forte puissance a été parmi les premiers à diffuser un nouveau multiplexe, permettant la réception des premières émissions de télévision haute définition (HD)[56]

Radio[modifier | modifier le code]

La plupart des radios nationales présentes dans le département peuvent être écoutées dans la commune. Les informations départementales sont relayées par la station de radio publique France Bleu La Rochelle.

Les stations de radio locales pouvant être écoutées dans la commune sont principalement Vogue Radio (radio locale de l'agglomération trembladaise voisine, émettant depuis Arvert/Chaillevette et diffusée dans toute la presqu'île, Royan compris), Demoiselle FM (généraliste, émettant depuis Rochefort, et disposant de studios à Saint-Georges-de-Didonne), Terre Marine FM (généraliste, émettant depuis Fouras), Mixx radio (techno, dance et musiques électroniques, émettant depuis Cognac et reprise par le réémetteur de Saintes), et RCF Accords Charente-Maritime (religieuse, émettant depuis La Rochelle). Wit FM (généraliste, émettant depuis Bordeaux) peut parfois être captée, mais de façon plus aléatoire, en fonction des conditions climatiques.

Presse[modifier | modifier le code]

La presse locale est représentée par le quotidien Sud Ouest, dont le siège est à Bordeaux, et qui dispose d'une rédaction locale à Royan, et par l'hebdomadaire Le Littoral de la Charente-Maritime, dont le siège est à Marennes.

Internet haut débit[modifier | modifier le code]

Un répartiteur téléphonique est implanté à Saint-Sulpice-de-Royan. En 2013, il est dégroupé par plusieurs opérateurs alternatifs (SFR et Bouygues Telecom)[57], en plus de l'opérateur historique, Orange. ADSL, ADSL2+, Re-ADSL 2 et la télévision par ADSL sont disponibles dans la commune.

Une partie de la commune est également reliée aux répartiteurs téléphoniques de Breuillet et Royan-Perche qui proposent également les services de Free.

Cultes[modifier | modifier le code]

Saint-Sulpice-de-Royan appartient au diocèse catholique de La Rochelle et Saintes, lui-même subdivision de la province ecclésiastique de Poitiers depuis 2002 (de la province ecclésiastique de Bordeaux avant cette date) et au doyenné de Royan. La paroisse est le siège du secteur pastoral Saint-Hilaire en Pays Royannais qui comprend également les paroisses de Breuillet, Mornac-sur-Seudre et Saint-Augustin. La messe est célébrée le samedi soir à 18 heures.

Saint-Sulpice-de-Royan abrite un temple de l'Église réformée où le culte est célébré ponctuellement. La cène a lieu généralement au temple de Vaux-sur-Mer ou à celui de Courlay, à Saint-Palais-sur-Mer, et tous les dimanches à Royan.

Les autres confessions ne disposent pas de lieu de culte dans la commune.

Associations[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Article connexe : Culture en Charente-Maritime.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Sulpice[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Sulpice.

Il ne subsiste du sanctuaire d'origine, pouvant remonter au XIIe siècle, qu'un magnifique clocher carré de pur style roman saintongeais, surmontant une coupole sur trompe portée par des faisceaux de colonnes. Plus encore que d'autres églises de la région, l'édifice a souffert des Guerres de religion, époque à laquelle le chœur et les bras du transept ont été rasés.

Plusieurs campagnes de restauration ont abouti au monument actuel, de style très composite. La nef, voûtée d'ogives, est précédée d'une élégante façade possédant un portail en arc brisé, aménagé entre deux arcatures plus modestes. Une ouverture, de style ogival, accueille un vitrail représentant saint Louis.

Le chœur actuel, sans véritable style, est l'œuvre de l'architecte Étienne-Firmin Arnauld, architecte de l'arrondissement de Marennes. Il fut édifié entre 1852 et 1856. Il est éclairé par trois baies en forme d'hémicycle ornées de vitraux colorés.

L'intérieur de l'édifice conserve la trace de fresques naïves datant du XIXe siècle.

La nef et le clocher ont été classés aux monuments historiques en 1913.

Temple Protestant[modifier | modifier le code]

.

Une merveille architecturale : le temple protestant.

Le temple actuel succède à un premier édifice construit en 1818, mais vite devenu trop petit au regard de l'importante population de confession protestante de la commune. En 1858, il est décidé de bâtir un nouveau bâtiment, et les plans en sont confiés à l'architecte parisien Jossier.

La structure de ce monument est exceptionnelle, et en fait un monument incontournable de la commune : il prend la forme d'un octogone, accompagné de deux massifs de plan quadrangulaire qui sont opposés. L'un, aménagé à l'est, renferme un porche ainsi qu'un escalier conduisant à une tribune, tandis que le second abrite une sacristie.

Le temple est éclairé par une série de fenêtres en plein-cintre, disposées en triplets, tandis que la façade n'est percée que par une unique baie. Un tympan, aux motifs très simples, surmonte le portail. Un clocheton, surmonté d'une croix, surmonte la façade.

L'intérieur possède une belle chaire à prêcher ainsi qu'un mobilier d'origine parfaitement conservé.

Mairie[modifier | modifier le code]

La mairie de la commune, sur la route de Rochefort.

Les plans de l'actuelle mairie, qui comprenait également dans ses locaux les écoles de filles et de garçons, furent dressés en 1906 par l'architecte René Baraton. Les travaux, exécutés par l'entrepreneur Saint-Palaisien Alphonse Barrot, commencèrent dès 1908 et furent achevés en 1911.

L'édifice se compose d'un bâtiment central rectangulaire, bâti en pierre de taille, encadré par deux ailes autrefois destinées aux salles de classe, et terminées par un mur-pignon.

Logis de La Lande[modifier | modifier le code]

Aux alentours[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un centre social, baptisé Georges-Brassens. Il abrite une salle de spectacle, une bibliothèque associative gérée par des bénévoles et un centre de loisirs pour les enfants et les adolescents (garderie, centre aéré, activités culturelles et sportives).

L'organigramme de la structure se compose de trois pôles :

  • Apprentissage et éducation : activités éducatives périscolaires et ALSH des mercredis, petites vacances et été.
  • Solidarité et lien social : ateliers d'insertion accompagnement dynamique, chantiers d'insertion professionnelle pour personnes éloignées de l'emploi, portage de repas à domicile et enfin l'Amap « Les Paniers de Georges ».
  • Accueil échange et convivialité : programmation de spectacles, cafés citoyens, jours de fêtes (sorties, les feux de la Saint Jean, arbre de Noël...), activités hebdomadaires anglais informatique bibliothèque, semaine bleue des personnes âgées.

Cinq groupes de projets sont à l'œuvre de ces trois pôles rassemblant salariés et bénévoles pour la conduite du Centre social Georges-Brassens.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Langue saintongeaise[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Saintongeais.
Carte représentant l'aire linguistique du saintongeais dans les Charentes et le Nord-Gironde
Aire linguistique du saintongeais.

La commune est située dans l'aire linguistique du saintongeais, un dialecte faisant partie de la famille des langues d’oïl, branche des langues romanes, qui comprend également le français, l’angevin le picard et le poitevin avec lequel il est souvent regroupé dans un domaine plus vaste, le poitevin-saintongeais.

Le saintongeais (saintonjhais) est la langue vernaculaire parlée en Saintonge ainsi que dans une partie de l'Aunis, de l'Angoumois, mais aussi dans quelques enclaves de Guyenne (Pays Gabay ou Grande Gavacherie, Petite Gavacherie autour de Monségur et enclave du Verdon, en Médoc). On l’appelle parfois aussi le charentais ou encore le patois charentais. Les locuteurs sont dits patoisants.

Le saintongeais a fortement influencé l’acadien et en conséquence, par ricochet, le cadien ; quant au québécois, il a été influencé par les parlers tels que le normand, le francien et le saintongeais.

La langue saintongeaise présente de nombreux traits communs avec des langues telles que le cadien ou l'acadien, ce qui s'explique par les origines saintongeaises d'une partie des émigrants vers la Nouvelle-France au XVIIe siècle.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La gastronomie saintongeaise est principalement axée sur trois types de produits : les produits de la terre, les produits de la mer et les produits de la vigne.

Les préparations à base de viande de porc occupent une place prépondérante dans la cuisine régionale : ainsi des gratons ou des grillons, sortes de rillettes à base de viandes rissolées et confites dans leur graisse, du gigorit (ou gigourit), un civet mêlant sang, gorge, foie et oignons, ou de la sauce de pire, à base de fressure, d'oignons et de vin blanc de pays[58].

Les huîtres de Marennes-Oléron sont une spécialité réputée de la région.

La cuisine saintongeaise intègre tout naturellement de nombreuses recettes à base de cagouilles, le nom local de l'escargot petit-gris. Animal tutélaire de la Saintonge, il est notamment cuisiné « à la charentaise », c'est-à-dire cuit dans un court-bouillon agrémenté de vin blanc, d'ail et de mie de pain.

Parmi les autres spécialités locales, il convient de noter également les pibales (alevins d'anguille pêchés dans la Gironde, spécialité de Mortagne et de Blaye), les sardines de Royan, les thyeusses de gueurnouilles (cuisses de grenouilles), la sanglette, une galette préparée à base de sang de poulet et d'oignons cuits, le farci saintongeais (variante du farci poitevin), le lapin au pineau, le foie gras ou encore les confits. La grande spécialité de la presqu'île d'Arvert est cependant l'huître de Marennes-Oléron, de renommée internationale.

Les desserts traditionnels sont issus de la cuisine paysanne : millas (gâteau à la farine de maïs, qu'on retrouve dans une grande partie du Sud-Ouest de la France), galette charentaise, au beurre Charentes-Poitou, ou encore merveilles (beignets).

Les vignes de la région servent à la confection d'eaux-de-vie réputées, telles que le pineau des Charentes et plus encore, le cognac. La commune de Saint-Sulpice-de-Royan est ainsi intégralement située dans la zone de production des bois communs.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. « Orthodromie entre Saint-Sulpice-de-Royan et Breuillet », sur Lion 1906 (consulté le 8 décembre 2013).
  3. « Orthodromie entre Saint-Sulpice-de-Royan et Mornac-sur-Seudre », sur Lion 1906 (consulté le 8 décembre 2013).
  4. « Orthodromie entre Saint-Sulpice-de-Royan et L'Eguille », sur Lion 1906 (consulté le 8 décembre 2013).
  5. « Orthodromie entre Saint-Sulpice-de-Royan et Vaux-sur-Mer », sur Lion 1906 (consulté le 8 décembre 2013).
  6. « Orthodromie entre Saint-Sulpice-de-Royan et Médis », sur Lion 1906 (consulté le 8 décembre 2013).
  7. « Orthodromie entre Saint-Sulpice-de-Royan et Royan », sur Lion 1906 (consulté le 8 décembre 2013).
  8. « Orthodromie entre Saint-Sulpice-de-Royan et Saujon », sur Lion 1906 (consulté le 8 décembre 2013).
  9. « Orthodromie entre Saint-Sulpice-de-Royan et Saint-Palais-sur-Mer », sur Lion 1906 (consulté le 8 décembre 2013).
  10. « Orthodromie entre Saint-Sulpice-de-Royan et Saint-Georges-de-Didonne », sur Lion 1906 (consulté le 8 décembre 2013).
  11. « Orthodromie entre Saint-Sulpice-de-Royan et Le Gua », sur Lion 1906 (consulté le 8 décembre 2013).
  12. « Orthodromie entre Saint-Sulpice-de-Royan et Étaules », sur Lion 1906 (consulté le 8 décembre 2013).
  13. « Orthodromie entre Saint-Sulpice-de-Royan et La Tremblade », sur Lion 1906 (consulté le 8 décembre 2013).
  14. « Orthodromie entre Saint-Sulpice-de-Royan et Saintes », sur Lion 1906 (consulté le 8 décembre 2013).
  15. « Orthodromie entre Saint-Sulpice-de-Royan et Rochefort », sur Lion 1906 (consulté le 8 décembre 2013).
  16. « Orthodromie entre Saint-Sulpice-de-Royan et La Rochelle », sur Lion 1906 (consulté le 8 décembre 2013).
  17. « Orthodromie entre Saint-Sulpice-de-Royan et Bordeaux », sur Lion 1906 (consulté le 8 décembre 2013).
  18. Louis Papy, Le Midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984
  19. « L'environnement à Saint-Sulpice-de-Royan », sur Sigore (consulté le 8 décembre 2013).
  20. Séisme d'Oléron sur le site du CEA.
  21. a, b, c et d La Charente-Maritime : schéma routier départemental, 2010-2030
  22. « Bruit environnant à Saint-Sulpice-de-Royan », sur SIGORE (système d'information géographique de l'observatoire régional de l'environnement Poitou-Charentes) (consulté le 15 décembre 2013)
  23. « Du changement à Royan », sur Trans'bus,‎ septembre 2008 (consulté le 1er juillet 2009)
  24. « Plan du réseau Cara'bus (PDF) », sur Carabus transport,‎ janvier 2009 (consulté le 1er juillet 2009)
  25. Préfecture de Charente-Maritime : Météo France
  26. Relevés Météo-France de 1946 à 2000, sur le site Bernezac.com
  27. Journal Sud Ouest, édition locale de Royan datée du 26 janvier 2009
  28. La tempête du 28 février 2010
  29. « Climatologie mensuelle à La Rochelle », sur infoclimat.fr (consulté le 22 octobre 2009)
  30. Données de la station de La Rochelle, sources l'Internaute, INSEE et Lameteo.org
  31. FR5400432 - Marais de la Seudre, sur le site INPN
  32. Bois des Essarts sur le site INPN
  33. FR1100731 - La pointe de L'Éguille, sur le site INPN
  34. ZNIEFF 540007610 - Marais et vasières de Brouage - Seudre - Oléron, sur le site INPN
  35. L'assainissement collectif, Agglomération Royan Atlantique
  36. Statistiques locales de la commune de Saint-Sulpice-de-Royan, site de l'Insee
  37. a, b et c Résumé statistique Insee
  38. Présentation de la zone d'emploi de Saintonge maritime, site de l'ARTLV
  39. a et b « Treize nouvelles zones d’emploi en Poitou-Charentes », sur le site de l'Insee (consulté le 05 août 2012).
  40. Saint-Sulpice-de-Royan : résumé statistique, site de l'Insee
  41. J. Dassié, Manuel d'archéologie aérienne, Technip, Paris, 1973, p 243-250.
  42. La décentralisation, site de l'Assemblée nationale
  43. art L. 252 du code électoral
  44. art L. 253 du code électoral
  45. « Nombre des membres du conseil municipal des communes », Legifrance.
  46. Résultats élections municipales de Saint-Sulpice-de-Royan
  47. « Juridictions de Saint-Sulpice-de-Royan », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 9 décembre 2013).
  48. « Impôts locaux à Saint-Sulpice-de-Royan », taxes.com.
  49. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  50. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  51. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  52. « Évolution et structure de la population à Saint-Sulpice-de-Royan en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 8 janvier 2011).
  53. « Résultats du recensement de la population de la Charente-Maritime en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 8 janvier 2011).
  54. Enfance-Jeunesse in La Cassotte n°146, octobre-novembre-décembre 2013, p.24
  55. Avis sur la nouvelle carte scolaire du collège in La Cassotte n°146, octobre-novembre-décembre 2013, p.8
  56. « Les émetteurs pour la TNT-HD se dévoilent », sur Degroupnews (consulté le 11 décembre 2010)
  57. « Déploiement ADSL à Saint-Sulpice-de-Royan », sur Degroupnews (consulté le 10 décembre 2013)
  58. Charente-Maritime, encyclopédie Bonneton, p. 106-107

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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