Saint-Thomas-de-Conac

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Saint-Thomas-de-Conac
Le village de Saint-Thomas-de-Conac.
Le village de Saint-Thomas-de-Conac.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Jonzac
Canton Mirambeau
Intercommunalité Communauté de communes de la Haute-Saintonge
Maire
Mandat
Daniel Rousseau
2014-2020
Code postal 17150
Code commune 17410
Démographie
Gentilé Saint-Thomacais
Population
municipale
565 hab. (2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 23′ 23″ N 0° 41′ 10″ O / 45.3897222222, -0.68611111111145° 23′ 23″ Nord 0° 41′ 10″ Ouest / 45.3897222222, -0.686111111111  
Altitude Min. 0 m – Max. 101 m
Superficie 28,04 km2
Localisation

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Saint-Thomas-de-Conac est une commune du sud-ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes). Ses habitants sont appelés les Saint-Thomacais et les Saint-Thomacaises[1]

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Thomas-de-Conac se situe dans le sud-ouest du département de la Charente-Maritime, en région Poitou-Charentes, aux confins des anciennes provinces de Saintonge et de Guyenne. Appartenant au midi de la France — on parle plus précisément de « midi atlantique »[2], au cœur de l'arc atlantique, elle peut être rattachée à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français.

D'une superficie de 2 804 hectares, le territoire communal est formé pour l'essentiel de paysages vallonnés, succession de coteaux viticoles et de collines céréalières dominant l'estuaire de la Gironde. L'envasement progressif des rives de l'estuaire a permis la création de vastes prairies humides, souvent asséchées pour la culture du maïs, qui tranchent avec le relief plus marqué de l'intérieur des terres.

Les vignobles de la commune sont situés dans l'aire de production du Cognac et donnent des crus classés « Fins bois »[3].

Au sud et à l'est de la commune, quelques forêts éparses (bois de la Rounière, bois Gendreau) alternent avec des terres arables dédiées à la polyculture et des pâturages destinés aux élevages bovins et ovins.

Saint-Thomas-de-Conac est une des étapes d'un sentier de grande randonnée balisé, le GR 360.

Axes de communication[modifier | modifier le code]

Paysage vallonné près de Conac.

Saint-Thomas-de-Conac est une commune rurale située à 63 kilomètres de Saintes, 28 kilomètres de Jonzac et 36 kilomètres de Blaye, dans le département voisin de la Gironde.

Le principal axe routier traversant le territoire communal est la route départementale 145, une voie touristique reliant les villes de Royan et de Bordeaux. Également connue sous le nom de « Route verte », elle traverse le centre-bourg où elle est rejointe par trois routes secondaires : la route départementale 147, qui permet de gagner la commune de Saint-Dizant-du-Bois, la route départementale 252, principale voie d'accès vers Saint-Ciers-du-Taillon, la route départementale 254 enfin, laquelle permet la jonction avec la ville de Mirambeau, chef-lieu du canton[4].

Un réseau de rues et de chemins vicinaux fait la liaison entre le centre-bourg et ses principaux écarts, Conac et la Trigale. Le sentier de grande randonnée GR 360 traverse la partie occidentale de la commune et serpente à travers les prairies humides et les roselières qui bordent l'estuaire.

La commune est située à une trentaine de kilomètres des aérodromes de Jonzac et de Pons, lesquels n'accueillent toutefois aucun vol commercial. Les aéroports les plus proches sont ceux de Bordeaux-Mérignac, à 91 kilomètres au sud, ainsi que l'aéroport de Rochefort-Saint-Agnant, à 110 kilomètres au nord-ouest.

Saint-Thomas-de-Conac n'est pas desservi par le chemin de fer. Les gares SNCF les plus proches sont celles de Jonzac et de Blaye.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Plusieurs dizaines de lieux-dits et hameaux parsèment le territoire communal, lui-même organisé autour de deux pôles qui sont le hameau de Conac (ancien siège de la seigneurie du même nom) et le bourg de Saint-Thomas (ancien siège du prieuré). Le hameau de la Trigale, aujourd'hui situé à plus d'un kilomètre de l'estuaire, abritait au Moyen Âge un port très actif dont il ne subsiste aucune trace.

L'étymologie de plusieurs lieux-dits, formé sur la base de la préposition « chez » suivie d'un patronyme, indique une fondation dans les années suivant la fin de la guerre de Cent Ans. Parmi les exemples notables, citons ainsi les lieux-dits Chez Belineau, Chez Juillard, Chez Biron, Chez Flandrais, lesquels conservent le nom du premier propriétaire de ces terres. La topographie est également à l'origine du nom de plusieurs hameaux, parmi lesquels Fontclair (source claire) ou Puygourneau (le terme « puy », dérivé du latin « podium », désigne une hauteur).

La partie occidentale de la commune, essentiellement constituée de marais et de prairies humides issus du recul de l'estuaire, reste peu urbanisée. La vocation agricole du lieu explique le nom donné aux rares lieux-dits, lesquels portent des noms tels que la Grange-Raffin ou la Grange-Godinet.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Dizant-du-Gua Saint-Dizant-du-Gua
Les Justices
Sainte-Ramée Rose des vents
Estuaire de la Gironde
au large, Saint-Christoly-Médoc
N Saint-Ciers-du-Taillon, Semoussac,
Chez Vinade
O    Saint-Thomas-de-Conac    E
S
Estuaire de la Gironde
au large, Saint-Yzans-de-Médoc
Saint-Sorlin-de-Conac Saint-Georges-des-Agoûts

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Les vignobles à Saint-Thomas-de-Conac. La commune est située dans l'aire de production du Cognac.

La commune de Saint-Thomas-de-Conac est constituée à 94 % de territoires agricoles, lesquels sont essentiellement consacrés à la viticulture (production d'eau-de-vie de Cognac et de pineau des Charentes) et de manière plus confidentielle, à la céréaliculture (maïs et blé notamment). 6 % du territoire communal est couvert de forêts et de milieux semi-naturels[5].

Près de la moitié du territoire communal (49 %) bénéficie d'une protection spéciale dans le cadre du réseau de protection des espaces naturels de grande valeur patrimoniale Natura 2000. C'est ainsi que 18 % de la commune (marais de Saint-Thomas, Étier de Port-Maubert et Banc de Saint-Seurin-Les-Conches) est intégré dans une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de classe I (petits espaces homogènes), tandis que 49 % l'est en ZNIEFF de classe II (grands espaces naturels)[6].

La présence de nombreux oiseaux migrateurs dans les marais et roselières bordant l'estuaire explique que 42 % de la commune soit intégrée à une zone de protection spéciale et soit couverte par la directive oiseaux. 49 % l'est également par la directive habitats[5].

Les relevés sur la biodiversité effectués par l'association Poitou-Charentes Nature dans la commune ont permis le recensement de nombreuses espèces d'amphibiens et de reptiles, notamment le triton palmé, la rainette méridionale, la couleuvre vipérine et le lézard passe-muraille[5].

La commune a fait jusqu'à présent l'objet de six arrêtés de reconnaissance de catastrophe naturelle : deux l'ont été pour cause d'inondations liées à des tempêtes (1982, 1999) et quatre pour cause de mouvements de terrains liés à des périodes de sécheresse prolongée (2003, 2005)[7].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Située en bordure de l'estuaire de la Gironde, la commune est en outre traversée par trois cours d'eau, dont deux partiellement canalisés.

Dans la partie septentrionale de la commune, le ruisseau des joncs est un petit cours d'eau tributaire de l'estuaire de la Gironde. Prenant naissance à quelques centaines de mètres à l'est du lieu-dit Chez Bourdin, il traverse ensuite le hameau des Joncs avant de poursuivre sa route au nord du hameau de Puygourneau.

À l'ouest et au sud-ouest de la commune, deux cours d'eau en partie canalisés portent les noms de grand fossé de ceinture et de grand fossé d'évacuation. Tous deux ont été aménagés afin de drainer les marais.

Au total, la commune est traversée par 18 kilomètres de cours d'eau. 40 % de son territoire est composé de prairies humides maritimes[5].

La gestion et l'aménagement des ressources hydrauliques sont confiées à l'agence Adour-Garonne, un établissement public de l'état[8].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Charente-Maritime.
Paysage près de Conac

Le climat est de type océanique : la pluviométrie est relativement élevée en automne et en hiver et les hivers sont doux. L'été reste tempéré grâce à la brise marine. Deux vents venant de l'océan, le noroît et le suroît, soufflent sur les côtes du département. L'ensoleillement de la côte charentaise est très important : avec 2250 heures par an, il est comparable à celui que connaît une partie de la côte méditerranéenne[9].

Les relevés de la station météorologique de La Rochelle entre 1946 et 2000 permettent de déterminer quelques dates majeures au point de vue climatique en Charente-Maritime : ainsi, au cours de cette période, la température la plus froide est relevée le 15 février 1956 : -13,6° C.
Un pic de température (dépassé seulement au cours de la canicule de 2003) est atteint le 8 juillet 1982 avec près de 39° C à l'ombre.
Si 1953 est considérée comme l'année la plus sèche, 2000 est au contraire la plus pluvieuse[10].

La Charente-Maritime est le département français qui a été le plus durement touché par l'ouragan Martin du 27 décembre 1999. Les records nationaux de vents enregistrés ont été atteints avec 198 km/h sur l'île d'Oléron et 194 km/h à Royan.

Données générales[modifier | modifier le code]

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Saint-Thomas-de-Conac[11] 2250 755 4 13 26
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74


Données météorologiques de La Rochelle de 1961 à 1990[12]
Mois Jan Fév Mar Avr Mai Jui Jui Aoû Sep Oct Nov Déc Année
Températures minimales (°C) 3,4 4,0 5,4 7,4 10,7 13,7 15,8 15,7 13,7 10,5 6,3 3,9 9,2
Températures maximales (°C) 8,5 9,9 12,1 14,7 17,9 21,3 23,8 23,5 21,8 18,0 12,6 9,2 16,1
Températures moyennes (°C) 5,9 6,9 8,7 11,1 14,3 17,5 19,8 19,6 17,8 14,2 9,4 6,6 12,7
Ensoleillement (h) 84 111 174 212 239 272 305 277 218 167 107 85 2250
Pluviométrie (mm) 82,5 66,1 57,0 52,7 61,1 42,9 35,1 46,4 56,5 81,6 91,8 81,8 755,3

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune tire son nom de l'apôtre Thomas et du gaulois « Condate »[13], terme indiquant la confluence de plusieurs cours d'eau (en l'occurrence, de l'estuaire de la Gironde et du ruisseau des joncs). La seigneurie est appelée « Cosnaco » ou « Cosnacum » en latin médiéval[14], terme traduit par « Cosnac » dans une grande partie des documents en français produits sous l'ancien régime.

C'est sous le nom de Saint-Thomas-de-Cônac que la paroisse est érigée en commune, avant de prendre le nom révolutionnaire de Cônac, des Brandes, puis de Thomas-de-Cônac. Durant cette même période, la commune de Sainte-Radegonde-sous-Cônac est absorbée par Saint-Thomas-de-Cônac[15].

Si le nom de Saint-Thomas-de-Cônac (l'accent circonflexe remplace le « s » de « Cosnac ») reste usité localement, d'un point de vue administratif le nom de la commune est Saint-Thomas-de-Conac (orthographié sans accent circonflexe).

Histoire[modifier | modifier le code]

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Jean de Harpedane, dit de Belleville, deuxième du nom, seigneur de Belleville et de Saint-Hilaire acheta le 10 octobre 1415, 8 000 écus d'or, les terres de Cosnac et Mirambeau, de François de Montberon Vicomte d'Aunay, et de Louise de Clermont sa femme.

Vers 1656 à 1719 ([16]) vivait au Merleau, à Saint-Thomas-de-Conac, le sieur Raymond de Siran escuyer, Sieur du Merleau, époux de Marie Martin (**). Il était le fils de David de Siran et de Marie de Merleau (d'après d'autres sources - Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis, en l'occurrence -, il était le fils de David de SIRAN, seigneur du Port-Limousin, et de Françoise AUPOIX). (*) Un Raymond de SIRAN meurt, en effet, en mai 1719 à St-Thomas-de-Cônac "âgé d'environ 63 ans" (ce qui le ferait naître vers 1656). Un autre Raymond de SIRAN (ou bien, est-ce le même ?), éscuyer, était l'époux de Suzanne LE FORESTIER. Ils étaient parents de Louise de SIRAN, née le 26 mars 1711 à St-Thomas-de-Cônac et de Marianne de SIRAN, baptisée le 6 octobre 1712 à St-Thomas-de-Cônac. Louise de SIRAN épousera François HEARD, notaire royal et juge du comté de Cônac le 18 février 1730 à St-Thomas-de-Cônac et décédera le 9 décembre 1748 à St-Thomas-de-Cônac, à l'âge de 37 ans, après avoir donné 10 enfants à François HEARD. (**) Raymond de SIRAN et Marie MARTIN eurent une fille, Marie de SIRAN, qui épousa Gabriel de CALVIMONT le 30 mai 1736 à St-Thomas-de-Cônac. La famille de Siran est affiliée par la suite aux familles de Calvimont, Jaulin de Montluc, Blanchard, Braud, Benoist, Héard, le Forestier de Balzac, Lavergne, de Buxio, divers documents de procès inscrits aux archives de la Charente-Maritime donnent une bonne vision des querelles familiales de cette époque.

La famille de Siran porte d'azur à un lion rampant d'or, armé et lampassé de gueules depuis le mariage le 15 mai 1558 à Saint-Thomas-de-Conac de Jean de Siran et Diane du Bois. Cette famille se subdivisera en 3 branches, les Sieurs du Merleau, les Sieurs de Boisronds et les Sieurs du Brandard. Cette troisième branche migrera vers La Rochelle.

Les de SIRAN œuvraient dans les Fermes du Roi sur l'ensemble de la cote charentaise, aux postes de Lieutenant ou de Capitaine, c'est ainsi qu'on les retrouvent soit à la supervision des greniers à sel à Port Limousin de Saint Thomas de Cosnac, soit à Saint Pierre d'Oléron sur les quais de la Perrotine, sur les quais de La rochelle, ou encore sur les quais de Marans. Une des branches montera jusqu'aux Essarts en Vendée, alliée aux Buor de Villeneuve.

D'autres grandes familles de Saint Thomas de Conac seront les Chasteauneufs et les Heard, ainsi que les Benoist et les Pelletant.

Une personnalité des Guerres de Vendée, est issue de Jeanne Laplanche, fille de Jacques Michel Laplanche Seigneur de la Chapelle et Procureur fiscal de Mirambeau avec Marie Heard. Jeanne Laplanche sera l'épouse le 21 avril 1763 à Saint thomas de cosnac de François Xavier Alexandre Chesnier-Duchesne. Ce couple donnera naissance à 6 enfants dont François Xavier Ambroise Chesnier-Duchesne Chevalier de l'Ordre Royal et Militaire de Saint Louis et Officier de Marine, Aide de Camps de Charette, Major général, arrêté et emprisonné, puis évadé, pris avec Stofflet à la Saugrenière.

À noter que Saint Thomas de Conac donnera à la Ville de Cherbourg un Commissaire de Police, en effet Joseph Lucien Pelletant né à Saint Thomas de Conac le 30 novembre 1798, décédera à Cherbourg en son domicile Rue de la Paix le 12 avril 1849 en tant que Commissaire de Police, son épouse Anne Louise Emilie Berthus occupera le logis de la Chapelle à La Trigalle en 1853. Il était le fils de Jean André Charles Pelletant et de Magdeleine Victoire Martin.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie de Saint-Thomas-de-Conac

En 1898 Saint-Thomas devient Saint-Thomas-de-Conac.

Sous la Révolution, la commune portait le nom de Thomas de Conac.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Daniel Rousseau    
2008 en cours Daniel Rousseau    
Les données manquantes sont à compléter.

Canton[modifier | modifier le code]

Saint-Thomas-de-Conac est l'une des 19 communes appartenant au canton de Mirambeau. Ses 557 habitants en font la quatrième commune du canton en termes de population, à égalité avec la commune de Nieul-le-Virouil qui compte le même nombre d'habitants.

Le conseiller général du canton élu en 2006 est le divers droite Bernard Louis-Joseph.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 565 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 383 1 398 1 483 1 572 1 598 1 559 1 521 1 546 1 510
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 509 1 406 1 478 1 429 1 411 1 369 1 395 1 299 1 350
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 285 1 233 1 145 1 049 1 012 931 918 917 896
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
857 778 723 657 610 545 555 557 549
2011 - - - - - - - -
565 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Saint-Thomas-de-Conac en 2006[19] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
Avant 1916
4,0 
9,9 
1917-1931
10,3 
24,5 
1932–1946
27,5 
25,2 
1947-1961
23,8 
15,2 
1962-1976
17,2 
9,6 
1977-1991
11,0 
14,9 
1992-2006
6,2 
Pyramide des âges de la Charente-Maritime en 2006[20] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
Avant 1916
1,5 
8,4 
1917-1931
11,7 
16,1 
1932–1946
16,9 
21,3 
1947-1961
21,1 
19,5 
1962-1976
18,8 
16,8 
1977-1991
14,9 
17,3 
1992-2006
15,2 

Économie[modifier | modifier le code]

Les principaux secteur économique de la commune sont l'agriculture, la viticulture et dans une moindre mesure, le commerce, l'artisanat et le tourisme vert. Le centre-bourg conserve quelques commerces de proximité ainsi qu'un bureau de poste.

La population active compte 40 % d'ouvriers, 34,5 % d'agriculteurs, 14,5 % d'employés, tandis que les artisans et commerçants ne représentent guère plus de 5,5 %. S'établissant à 18,7 % en 1999, le taux de chômage n'est plus que de 7,6 % en 2004[21].

La population active est de 214 personnes, soit 39,3 % de la population totale de la commune. Les autres catégories de la population sont les retraités (34,5 %), les jeunes scolarisés (14,1 %) et les personnes sans activité professionnelle (12,1 %)[21].

Le taux d'activité des personnes comprises dans la tranche d'âge 20-59 ans est de 81 %, un chiffre légèrement inférieur à la moyenne nationale (82,2 %)[21].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument aux Morts[modifier | modifier le code]

Partie 1 du monument aux morts
Image35
Partie n°3 Monuments aux morts de Saint-Thomas

Sur la partie n°3 du Monument aux Morts figurent ceux tombés au champ d'honneur. Ainsi peut-on voir la présence de Thobie L., il s'agit de Samuel Ludovic Thobie fils de Constand Fernand Thobie, boulanger à Saint-Thomas et Huglantine Morandière, né à Saint-Thomas-de-Conac le 11 mai 1891 et tombé pour la France le 8 septembre 1914[22] à la bataille de Saint-Prix dans la Marne. Son corps y est encore enseveli avec ses frères d'armes.

Église Saint-Thomas[modifier | modifier le code]

Le clocher, fortifié au XVIe siècle

Cet imposant sanctuaire s'élève au centre d'une vaste place autrefois occupée par le cimetière paroissial. Considérablement remanié au cours des siècles, il conserve néanmoins une abside témoignant dans sa partie inférieure d'un style roman archaïque qui n'est pas sans rappeler l'architecture carolingienne[23].

Le 3 juin 1738[24], la cloche de l'église est bénie et baptisée "Anne Thérèse" par Desbrandes curé de Conac, le parrain et la marraine sont le sieur Michel Faure et demoiselle Anne Thérèse Chasteauneuf. Le curé fait mention du fait que la cloche daterait de l'an 800 ou environ. Étaient présents Laverny Curé du Petit-Niort, Chevalier Curé de Saint-Dizant-du-Gua, Garas, prêtre de Sainte-Ramée, Mesnard curé de Saint-Georges-des-Agouts, Grellaud curé de Saint-Bonnet-sur-Gironde, Desbrandes curé de Conac, Chatelars, Guinot, Anne Thérèse Chasteauneuf, Michel Faure, Pomié, Marie Gervereau, Rose Faure, Chavalier, Gervereau, Desbrandes et Faure. Le Sieur Michel Faure est le fils du fermier des revenus du comté de Cosnac André Faure, rentré de Rivière-Pilote en Martinique, Michel est né le 9 décembre 1722 à Rivière-Pilote, sa mère était la demoiselle Marie Catherine Lars.

Église en 1920

Il faut attendre 1062 pour que l'on trouve la première mention de l'église dans un cartulaire : celui-ci indique la cession du sanctuaire par le seigneur de Cônac à l'abbaye de Savigny. Un prieuré abritant trois religieux est construit à proximité dans les années suivantes : à ceux-ci incombe désormais la tâche de célébrer les offices dans une église qui est reconstruite une première fois dans les premières années du XIIe siècle. Il est vraisemblable que l'église souffre de déprédations durant la guerre de Cent Ans : l'on note ainsi une importante campagne de reconstruction entre 1515 et 1517 au cours de laquelle est édifié le collatéral nord, tandis que le clocher roman est fortifié. Il faut cependant attendre le XIXe siècle pour que l'édifice prenne son aspect actuel : ainsi, c'est en 1862 que l'on adjoint au sanctuaire le collatéral sud et que l'on édifie la façade néo-romane actuelle.

La façade néo-romane de l'église Saint-Thomas

La parfaite symétrie de la façade lui confère une certaine austérité que souligne encore le portail principal à trois voussures amorties en tores, flanqué de part et d'autre de deux arcs aveugles, l'ensemble étant doublé d'un cordon sculpté. Deux portes latérales surmontées de baies en plein cintre donnent accès aux bas-côtés. Un oculus assure l'éclairage de la nef.

La partie la plus ancienne du sanctuaire est l'abside, dont on peut noter la diversité de l'appareillage. La partie inférieure semble dater du début du XIe siècle, tandis que la partie supérieure lui est postérieure de près d'un siècle. Des arcatures soutenues par des colonnettes aux chapiteaux ornés de motifs végétaux (palmettes, pommes de pin) ou animaliers (aigles, pélicans) composent l'essentiel de l'ornementation.

À l'intérieur, des traces d'inscriptions gravées sur deux tailloirs pourraient indiquer la date de consécration de l'église[25].

L'église Saint-Thomas est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le 30 juillet 2002[26].

Le Château du Roc[modifier | modifier le code]

Le château du Roc



Berceau de la famille Laplanche, Sénéchauds du comté de Cosnac, et Heard, procureurs d'offices et notaires de Cosnac. Cette demeure du XVIIIe siècle traduit la prospérité du moment qui régnait à Saint-Thomas-de-Conac. On y retrouve ainsi Marie Anne Heard épouse en premières noces le 5 février 1742[27] de Jean Chasteauneuf, Juge et Sénéchal du Comté de Cônac et de la Châtellenie de Saint-Fort, et en secondes noces le 19 mars 1752 de Jacques Michel Laplanche Seigneur de la Chapelle, Procureur fiscal du marquisat de Mirambeau




Le Château du Gendreau[modifier | modifier le code]

Le château du Gendreau



Une famille Gendreau aurait possédé cette demeure, mais nous n'en savons pas davantage sur cette dernière, le patronyme Gendreau étant devenu fort rare.

La vue de gauche nous montre la demeure telle qu'elle était vers 1909, il existe d'autres cartes postales de la même époque montrant le château sous d'autres angles.




Le Château Coudret[modifier | modifier le code]

Le château Coudret

On retrouve la trace de la famille Coudret dans les plus anciens registres de Saint-Thomas. Cette famille s'est alliée avec bon nombre de grandes familles de la région et ce, jusqu'en Gironde.

Cette famille aura donné quelques notaires et deux maires de Saint-Thomas.







Logis de La Chapelle[modifier | modifier le code]

Cette vaste demeure bourgeoise établie sur deux niveaux est l'une des principales constructions du hameau de La Trigale, ancien port de la cité de Cônac aujourd'hui envasé.

Bâti sur les fondations d'un logis noble dont on trouve mention dès le XVIe siècle, il appartient à la famille de Livenne jusqu'au XVIIe siècle avant de passer aux Beaupoil-Saint-Aulaire par la suite. L'édifice actuel est sans doute reconstruit au XVIIIe siècle ou au XIXe siècle[25].

Château de Cônac[modifier | modifier le code]

Les ruines du château-fort de Cônac

Située sur un éperon rocheux formant un à-pic de plusieurs dizaines de mètres au-dessus des prairies humides bordant l'estuaire de la Gironde, cette forteresse était autrefois battue par les flots et contrôlait les activités du port marchand de La Trigale aujourd'hui envasé. Bien que remanié à plusieurs reprises au cours de l'histoire, le château conserve l'essentiel de son caractère médiéval.

Ancienne forteresse de Saint-Thomas-de-Conac

C'est au XIe siècle que l'on trouve mention pour la première fois du château de Cônac qui est alors la propriété du seigneur Arnault de Mirabel. Résidence des barons, puis des comtes de Cônac, il est disputé à plusieurs reprises durant la guerre de Cent Ans ainsi que pendant les guerres de religion.

En 1570, le château est une place-forte catholique défendue par une garnison de 120 hommes. Il est néanmoins enlevé par les armées huguenotes dans les rangs desquelles combat le capitaine Agrippa d'Aubigné[28].

En 1628, le château devient la propriété du cardinal de Richelieu[25].

Aujourd'hui reléguée à l'état de ruine, la forteresse conserve une partie de ses remparts ainsi que la base d'une tour rectangulaire. En 1790, un état des lieux relevait par ailleurs un corps de logis, une prison, une fuie, des douves et les ruines d'une église[25].

L'orme des Justices[modifier | modifier le code]

L'Orme des Justices

Selon la tradition, c'est sur ses branches que les seigneurs locaux pendaient leur vassaux lorsqu'ils étaient convaincus de félonie.

L'Orme des Justices

Cet arbre majestueux a fait autrefois office d'amer pour les marins de la région.

Moulin de la Croix[modifier | modifier le code]

Le moulin de la Croix

Renommé pour son moulin à vent inscrit depuis le 28 octobre 1996 à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques[29], le lieu-dit « la Croix » conserve en fait deux moulins-tours dont l'un est aujourd'hui découronné et privé de son mécanisme. Tous deux ont été construits au début du XIXe siècle.

Aujourd'hui largement conquise par la vigne et la culture du maïs, la Saintonge était autrefois l'un des « greniers à blé » de l'Aquitaine, ce qui explique la présence de nombreux moulins sur les endroits bien exposés. Si nombre de ces édifices ont été laissés à l'abandon, démolis ou reconvertis en habitation, le moulin de la Croix a été restauré et demeure aujourd'hui encore en état de marche. Le moulin de la Croix fut le dernier moulin de ce type à fonctionner en Charente-Maritime[29] avant de finalement cesser son activité à la fin des années 1960.

Muni d'ailes de type Berton longues chacune de cinq mètres, il se compose d'un fût cylindrique lui-même établi sur un léger tertre lui servant d'assise. La toiture conique, autrefois composée de bardeaux de châtaigner, a été refaite en pin du Canada. Le mécanisme (deux meules de 800 kilos chacune) lui permet de moudre jusqu'à une tonne de grains par jour[30]. Outre les deux moulins de la Croix, la commune conserve trois autres moulins à vent : le moulin de la Grassière, le moulin de la Parée et le moulin de chez Vieuille.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Thomas-de-Conac dépend de l'académie de Poitiers. Elle est en regroupement pédagogique intercommunal (RPI) avec les communes voisines de Consac et de Saint-Ciers-du-Taillon[31]. Une halte-garderie est implantée dans la commune de Saint-Bonnet-sur-Gironde.

École de filles de st thomas de conac

Le collège le plus proche est le CES Didier Daurat, localisé à Mirambeau. Les lycées publics d'enseignement général et technologiques les plus proches sont situés à Jonzac et à Blaye.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Saint-Thomas-de-Conac appartient au diocèse catholique de La Rochelle et Saintes, lui-même subdivision de la province ecclésiastique de Poitiers depuis 2002 (de la province ecclésiastique de Bordeaux avant cette date).

La paroisse est rattachée au doyenné de Haute-Saintonge et au secteur pastoral Saint Martin Mirambeau[32].

Télévision[modifier | modifier le code]

Langue régionale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Saintongeais.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé de Saint-Thomas-de-Conac
  2. Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984
  3. Carte interactive des crus de Cognac
  4. Carte de Saint-Thomas-de-Conac et de ses principales voies de communication, site Via Michelin
  5. a, b, c et d Saint-Thomas-de-Conac sur le site du SIGORE
  6. Zone de protection spéciale des marais de la rive nord de l'estuaire de la Gironde, site du réseau Natura 2000
  7. Arrêtés de reconnaissance de catastrophe naturelle à Saint-Thomas-de-Conac, site Prim.net
  8. Fiche de Saint-Thomas-de-Conac sur le site de l'agence Adour-Garonne
  9. Données Météo France.
  10. Relevés Météo-France de 1946 à 2000, sur le site Bernezac.com
  11. Données de la station de La Rochelle, sources l'Internaute, INSEE et Lameteo.org
  12. Relevés météorologiques de La Rochelle, Charente-Maritime (17), de 1961 à 1990 (infoclimat.fr)
  13. in Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime, éditions Flohic, page 476
  14. voir notamment Cartulaires inédits de la Saintonge par Théodore Grasilier, 1871
  15. Notice communale de Saint-Thomas-de-Conac, base de données Cassini
  16. Nobiliaire du diocèse et de la généralité de Limoges. Tome 4 / par l'abbé Joseph Nadaud folio n°164/708
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  19. Pyramide des âges de Saint-Thomas-de-Conac, Recensement 2006 sur le site de l'INSEE
  20. Pyramide des âges de la Charente-Maritime, Recensement 2006 sur le site de l'INSEE
  21. a, b et c Données économiques de Saint-Thomas-de-Conac, site l'Internaute
  22. Base de données "Mémoire des Hommes" du SGA
  23. in Les églises de Saintonge, par Charles Connoué
  24. Le document se trouve à la cote : AD17 Saint-Thomas-de-Conac Baptêmes Mariages Sépultures 1737-1768 folio n°008/293.
  25. a, b, c et d in Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime, éditions Flohic, page 477
  26. Base Mérimée
  27. AD17 Saint-Thomas-de-Conac Baptêmes Mariages Sépultures 1737-1768 folio 055/293
  28. in Histoire politique, civile et religieuse de la Saintonge et de l'Aunis, par Daniel Massiou, page 227, tome IV, livre III
  29. a et b Base Mérimée
  30. in Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime, éditions Flohic, page 478
  31. L'organisation des communes en RPI, site de l'inspection académique de Charente-Maritime
  32. Secteur pastoral Saint-Antoine de la Lande en Saintonge

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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