Saujon

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Saujon

La rue Carnot, axe piétonnier du centre-ville
La rue Carnot, axe piétonnier du centre-ville

Saujon#Héraldique
Détail
Administration
Pays France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Saintes
Canton Saujon
Code Insee abr. 17421
Code postal 17600
Maire
Mandat en cours
Pascal Ferchaud
2008-2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération Royan Atlantique
Démographie
Population 6 281 hab. (2006)
Densité 349 hab./km²
Gentilé Saujonnais
Géographie
Coordonnées
géographiques
45° 40′ 17″ Nord
         0° 55′ 40″ Ouest
/ 45.6713888889, -0.927777777778
Altitudes mini. 0 m — maxi. 20 m
Superficie 18,01 km²

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Saujon est une commune française, située dans le département de la Charente-Maritime et la région Poitou-Charentes.

Ses habitants sont appelés les Saujonnais et les Saujonnaises.

Ancienne baronnie ayant appartenu au cardinal de Richelieu, Saujon est aujourd'hui une commune renommée pour ses foires mensuelles, dont on fêtera bientôt le bicentenaire[1]. Ville tournée vers le commerce, avec sa zone d'activité comportant de nombreuses entreprises, magasins, ainsi qu'un centre-commercial récemment agrandi, c'est également une station thermale renommée[2] depuis la fin du XIXe siècle.

Sommaire

[modifier] Géographie

Un ruisseau tributaire de la Seudre à Saujon

[modifier] Localisation

Saujon se situe dans le sud-ouest du département de la Charente-maritime , dans l'arrière-pays royannais, sur un site au bord de l'estuaire de la Seudre, le plus petit fleuve d'Europe[3].

[modifier] Axes de communication

La ville de Saujon est contournée par une voie rapide, la RN 150, qui lui permet de n'être qu'à environ 10 minutes du centre-ville de Royan, importante ville et station balnéaire de la région, et à environ 25 minutes de Saintes, capitale historique de la Saintonge. Saujon possède également une gare SNCF située sur la ligne Saintes-Royan.

[modifier] Lieux-dits et hameaux

Plusieurs hameaux et lieux-dits sont situés sur la commune, certains d'entre eux étant de peuplement très ancien. Chaillonais, à proximité de la route conduisant à Médis, tirerait son nom du mot « chaille », signifiant caillou, possible allusion, soit à la nature du sol ( riche en cailloux anguleux d'origine siliceuse ), soit à la présence dans le passé d'un mégalithe aujourd'hui disparu. Ancienne seigneurie datant duXIVe siècle, le hameau possède toujours un château dont la construction s'est étalée du XVe siècle au XIXe siècle.

Les anciens villages de La Lande et de l'Illate, au nord-ouest, sont en voie d'urbanisation et tendent à devenir des quartiers de la ville. Jusqu'à la révolution, le village de l'Illate était le siège d'une paroisse dépendante de l'abbaye de Sablonceaux.

Le lieu-dit Le Breuil était autrefois le siège d'une importante commanderie gérée par l'ordre des hospitaliers de Jerusalem.[4]

Enfin, non loin de la route conduisant à Saint Sulpice de Royan, un lieu-dit, l'Hôpiteau, trouverait son origine dans un ancien hospice médiéval ou une léproserie.

[modifier] Communes limitrophes

La ville de Saujon est entourée au nord par les communes de Sablonceaux et de Saint-Romain-de-Benet, distantes respectivement de 7 et 8 kilomètres, à l'est par la commune du Chay, située à 5,5 kilomètres, au sud par la commune de Médis ( 4,5 kilomètres) et à l'ouest par les communes de Saint-Sulpice-de-Royan, ( 8 kilomètres ) de L'Éguille ( 9,5 kilomètres ) et du Gua ( 7,5 kilomètres ).

[modifier] Hydrographie

La commune est principalement traversée par la Seudre et par plusieurs ruisseaux qui lui servent d'affluents, tel le Peudrit, partiellement canalisé et qui se jette dans le fleuve à la hauteur du port de Ribérou.

[modifier] Climat

Le climat est de type océanique : la pluviométrie est relativement élevée en automne et en hiver et les hivers sont doux. L'été reste tempéré grâce à la brise marine. Deux vents venant de l'océan, le noroît et le suroît , soufflent sur les côtes du département. L'ensoleillement de la côte charentaise est très important : avec 2 250 heures par an, il est comparable à celui que connaît une partie de la côte méditerranéenne[5].

[modifier] Données générales

Ville Ensoleillement (h/an) Pluie (mm/an) Neige (j/an) Orage (j/an) Brouillard (j/an)
Paris 1 797 642 15 19 13
Nice 2 694 767 1 31 1
Strasbourg 1 637 610 30 29 65
Saujon[6] 2250 755 4 13 26
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40



Données météorologiques de La Rochelle de 1961 à 1990[7]
Mois Jan Fév Mar Avr Mai Jui Jui Aoû Sep Oct Nov Déc Année
Températures minimales (°C) 3,4 4,0 5,4 7,4 10,7 13,7 15,8 15,7 13,7 10,5 6,3 3,9 9,2
Températures maximales (°C) 8,5 9,9 12,1 14,7 17,9 21,3 23,8 23,5 21,8 18,0 12,6 9,2 16,1
Températures moyennes (°C) 5,9 6,9 8,7 11,1 14,3 17,5 19,8 19,6 17,8 14,2 9,4 6,6 12,7
Ensoleillement (h) 84 111 174 212 239 272 305 277 218 167 107 85 2250
Pluviométrie (mm) 82,5 66,1 57,0 52,7 61,1 42,9 35,1 46,4 56,5 81,6 91,8 81,8 755,3


[modifier] Tempête de décembre 1999

La Charente-Maritime est le département français qui a été le plus durement touché par l'ouragan Martin, du 27 décembre 1999. Les records nationaux de vents enregistrés ont été atteints avec 198 km/h sur l'île d'Oléron et 194 km/h à Royan.

[modifier] Toponymie

Le nom de la commune proviendrait soit du gaulois sau ( sel ) et de on ( eau ), soit de l'anthroponyme gallo-romain Salvio, qui pourrait laisser supposer la présence d'un domaine à l'emplacement de la ville actuelle.[8]

[modifier] Histoire

[modifier] Protohistoire et Antiquité

Il y a plusieurs millénaires, la Seudre formait un vaste golfe marin ponctué de nombreuses îles, où plusieurs groupes humains semblent s'être sédentarisés dès les temps protohistoriques, comme semble l'attester les restes d'outils et de céramique retrouvés en quelques endroits épars de la commune. Sur ce qui était à cette époque une petite presqu'île, au site du hameau de La Graupe, il est possible de voir les restes de plusieurs dolmens servant probablement aux cultes funéraires. L'un d'entre eux est assez bien conservé, et se compose de cinq dalles formant une salle, probable restes d'un monument bien plus important ou d'une allée couverte.

Quelques siècles avant J.-C., la région est occupée par une peuplade celte, les Santons, qui y introduisent leur civilisation essentiellement rurale, caractérisée par de petites communautés villageoises qui rassemblaient des paysans, des artisans et des commerçants, ainsi que des pêcheurs. Les Santons ont fondé leur "capitale" à Pons, sur un oppidum dominant la vallée de la Seugne, mais ce n'était à l'époque qu'un gros village.

Après la conquête romaine de 52 av. J.-C., les Romains introduisent par contraste avec les Santons la civilisation urbaine. C'est pourquoi, ils ont préféré développer le site de Mediolanum Santonum sur la Charente pour y établir leur capitale. Il semblerait que les Santons aient occupé primitivement le site même de Saujon, qui n'était alors qu'un petit village de pêcheurs. Cependant, il est plus que certain que les Romains se sont rapidement emparés de ce lieu en raison de sa position particulière sur le fleuve, et l'ont alors activement occupé pour y établir les bases d'un "vicus", c'est à dire un bourg gallo-romain.

D'ailleurs, en 1911, lors d'une campagne de fouilles archéologiques, des vestiges d'un temple gallo-romain ont été découverts, démontrant que la cité eut une occupation gallo-romaine importante, fort probablement à partir du premier siècle de l'ère chrétienne lors de l'apogée de Mediolanum Santonum.

[modifier] Moyen Âge

Après la chute de l'empire de Rome, Saujon deviendra un village de plus en plus prospère, grâce à sa position privilégiée et à l'essor du commerce du sel. Un prieuré, dédié à saint Martin est rapidement édifié, mais il est pillé au début du IXe siècle par les vikings.
Un peu plus tardivement, pendant la guerre de Cent Ans, Saujon se dotera d'un puissant château fort, ancêtre de l'actuel château situé non loin de la place Richelieu.

[modifier] Les guerres de religion

Les guerres de religion furent ici comme ailleurs particulièrement destructrices, et plusieurs édifices de la ville furent saccagés. Parmi ceux-ci, les principales églises de la ville, Saint-Martin et Saint-Jean-Baptiste. À cette époque, la baronnie est un fief réformé, tenu par le seigneur de Campet, un important chef huguenot, et la majorité de la population professe la foi protestante[9].

En 1632, le cardinal de Richelieu se rend à Saujon. Celui-ci semble séduit par les possibilités économiques et militaires de la ville. Il acquiert la baronnie en 1638 et fait construire à l'emplacement du vieux manoir des Campet un château, décrit par l'ingénieur Claude Masse comme « Le plus beau qui se puisse voir à 20 lieues à la ronde »[10]. Il songe au percement d'un canal reliant la Seudre à la Gironde, mais sa mort le 4 décembre 1642 interrompt le projet.

[modifier] La prospérité économique

Au XIXe siècle, la ville se développe considérablement suite à la création de nouvelles infrastructures portuaires. En 1842, Jules Dufaure inaugure le port de Ribérou. C'est une époque de grande prospérité qui voit la ville se doter de nouvelles artères, et l'édification de belles maisons bourgeoises en pierre de taille, dont on peut voir de nombreux exemples, notamment rue Carnot ainsi que près du port. Néanmoins, en 1876, l'arrivée du chemin de fer sonne le glas des activités portuaires.
Pourtant, la ville sut se reconvertir bien vite, grâce à un médecin spécialisé dans le traitement des maladies nerveuses, le docteur Dubois. Il fonda le premier établissement thermal le 7 février 1888 et sut tirer parti des vertus du climat et des sources pour traiter de nombreuses maladies psychosomatiques.

Aujourd'hui, Saujon reste une importante station thermale, mais également une ville tournée vers le commerce et le tourisme, sachant tirer profit de sa situation géographique, à proximité de l'agglomération royannaise.


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[modifier] Administration

[modifier] Municipalité

Liste des derniers maires
Période Identité Parti Qualité
2001 Pascal Ferchaud PRG Conseiller général
1974 2001 Paul Bureau - -
1965 1974 Jean Gaultier - -



[modifier] Canton

En 1790, c'est la ville de Saujon, considérée comme plus peuplée et plus dynamique, qui fut choisie pour devenir le chef-lieu du canton nouvellement créé, malgré sa position excentrée. Cette décision fut ressentie comme une injustice par de nombreuses communes du nord du canton, à une époque où les transports étaient particulièrement difficiles.

Les municipalités de Pisany, Rétaud, Luchat, Thézac, La Clisse et Varzay envoyèrent une lettre aux autorités du district pour que le village de Pisany, selon elles mieux situé, soit nommé chef-lieu à la place de Saujon, mais cette demande fut finalement rejetée.

Aujourd'hui, la ville de Saujon est toujours le chef-lieu d'un canton regroupant treize communes. Celui-ci est limité au nord par les cantons de Saint-Porchaire et de Saintes, à l'est par celui de Gémozac, au sud par ceux de Cozes et de Royan et à l'ouest par celui de Marennes.

[modifier] Intercommunalité

Saujon fait partie, comme 30 autres communes de la périphérie royannaise, de la communauté d'agglomération Royan Atlantique.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : Cassini et Insee [12])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 524 2 200 2 200 1 837 2 122 2 279 2 217 2 444 2 564
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 826 2 889 2 957 2 891 3 039 3 130 3 292 3 132 3 222
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 355 3 155 3 137 2 852 2 963 3 015 3 063 3 469 3 182
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 - -
3 428 3 801 4 426 4 777 4 891 5 392 6281 - -

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


[modifier] Pyramide des âges

Pyramide des âges de la commune de Saujon en 1999[13] en pourcentage.
Hommes Classe d'âge Femmes
0,3  Avant 1904  0,7
14,7  1905-1924  18,8
24,5  1925–1939  24,7
16,4  1940-1954  16,6
16,0  1955-1969  15,5
14,7  1970-1984  12,3
13,4  1985-1999  11,3

[modifier] Économie

Les halles de Saujon

L'économie de la commune est essentiellement tournée vers les services et le commerce. La commune compte une zone d'activité (Z.A. La croix du bourdon) ainsi qu'une zone industrielle qui lui est attenante (Z.I. Pré du canal). Deux centres commerciaux sont installés sur le territoire communal : l'un du groupe Intermarché, l'autre du groupe Super U. Deux enseignes de hard-discount, Lidl et Leader Price, sont également présents à Saujon.

En 2004, 41 entreprises ont vu le jour à Saujon, portant le nombre total d'entreprises présentes sur l'ensemble du territoire communal à 288. Parmi celles-ci, 96 sont dédiées au commerce (soit 33,3 %), 48 au secteur du bâtiment (16,7 %), 45 à l'éducation et à la santé (15,6 %), 43 aux services aux particuliers (14,9 %), 20 aux services aux entreprises (6,9 %) et 10 à l'industrie agro-alimentaire (3,5 %). Avec un chiffre d'affaires de 18 millions d'euros, la société Mélodia est la plus importante entreprise de la ville[14]. Le thermalisme représente également un secteur économique important.

En 1999, le taux de chômage était supérieur à la moyenne nationale (18 % contre 12,9 %). Le taux d'activité des personnes entre 20 et 59 ans était légèrement inférieur aux chiffres nationaux, soit 79 % à Saujon contre 82,2 % au plan national. Parmi les actifs, 37,7 % sont employés, 24,8 % ouvriers, 11,6 % artisans et chefs d'entreprises, 6,1 % cadres. L'agriculture, autrefois prédominante, ne représente plus que 1,8 % des emplois[15].

Si l'agriculture n'occupe plus la place qu'elle a longtemps tenue dans la vie communale, la ville de Saujon est toujours le siège de foires mensuelles, lesquelles existent depuis presque 200 ans. De même, les halles accueillent toujours les marchés hebdomadaires.

[modifier] Héraldique

blason

Parti, au premier d'azur à la fasce acompagnée en chef d'un croissant, et en pointe d'une coquille, le tout d'argent, qui est Campet de Saujon, au second d'argent, à trois chevons de gueules, qui est Du Plessis-Richelieu. » accompagné de cette devise : CAMPÉ EN RICHE LIEU.
tel que rapporté par Malte-Brun, dans la France illustrée (1883).

[modifier] Lieux et monuments

[modifier] L'Église Saint-Jean-Baptiste

L'église Saint-Jean-Baptiste

L'église Saint-Jean-Baptiste est un monument au style très sobre qui fut édifié entre 1679 et 1683, sur les plans de l'architecte Jacques Guérinet. Il se compose d'un unique vaisseau flanqué de deux chapelles, le tout terminé par une abside aujourd'hui aveugle. Le plafond, voûté en anse de panier, est entièrement lambrissé depuis une campagne de restauration effectuée dans les années 1960. À l'intérieur, on peut admirer des vitraux réalisés par le maître-verrier bordelais Dagrand, et datés de 1913 à 1922, ainsi qu'une chaire de pierre et une tribune d'orgue comportant des colonnes en stuc.

Si l'église en elle même ne comporte que peu d'éléments décoratifs, quatre chapiteaux provenant d'une ancienne église romane aujourd'hui disparue, dédiée à saint Martin, ont été placés sur des colonnes et incorporés à la nef en 1912. Ceux ci datent des XIIe et XIIIe siècles[16] et représentent notamment la pesée des âmes, thème relativement courant au Moyen Âge. Sur l'un d'eux, saint Michel donne la main à une âme qui vient d'être sauvée, sous les yeux d'un démon couvert de pustules.

L'extérieur de l'édifice est également d'une grande sobriété : seules quelques sculptures représentant des soleils, traditionnel symbole du pouvoir du roi Louis XIV ornent la façade et le clocher. Celui-ci, particulièrement massif mais relativement peu élevé, est couronné par une flèche en ardoise assez inhabituelle dans la région.

L'église a subi en 2007 une campagne de restauration complète qui lui a rendu son cachet originel.

[modifier] Le château

Le château de Saujon

Le premier château de la ville fut édifié dès 1475 pour le chevalier Olivier de Coëtivy, sénéchal de Guyenne et seigneur de Saujon, sur autorisation du roi Louis XI. En 1533, Denis-Pierre de Campet, un noble huguenot, épouse Isabeau de Jagonnas, et obtient par ce mariage les terres de Saujon et les paroisses environnantes. En 1632, le cardinal de Richelieu, de passage dans la région, est déduit par les possibilités économiques et stratégiques de la ville. Il obtient une ordonnance royale forçant le propriétaire du château, Samuel de Campet, à vendre ses terres, et en devient propriétaire en 1638. C'est lui qui ordonne la reconstruction totale du château, afin de faire de la vieille forteresse médiévale une demeure d'agrément. Les travaux commenceront en 1639, sous la surveillance de monseigneur Henri d'Escoubleau de Sourdis, archevêque de Bordeaux, mais le cardinal mourra quelques années plus tard, en 1642, avant de voir l'achèvement de son château.
L'édifice actuel comporte de nombreux éléments architecturaux datant de cette époque, mais il sera largement remanié au XIXe siècle.

[modifier] La capitainerie

La capitainerie

La capitainerie est une maison éclusière située à proximité du quai Dufaure, dans le quartier du port de Ribérou.

Elle fut construite en même temps que les autres installations portuaires, soit dans la seconde partie du XIXe siècle. Cet édifice se compose à l'extérieur d'une façade formée de cinq travées, d'inspiration classique.

L'intérieur, d'une superficie de 78 mètres carrés, abrite un système d'écluses conçu pour réguler le débit de la Seudre et du ruisseau du Peudrit, qui passe sous le bâtiment avant de se jeter dans le port.

[modifier] Les thermes

La première pierre du centre thermal fut posée en 1888, sous l'impulsion du docteur Dubois, spécialiste des maladies nerveuses établi à Saujon. Le bâtiment se compose d'une façade néo-classique rythmée par huit colonnes de pierre, inspirée par l'architecture des temples de l'Antiquité.
Des travaux d'agrandissement ont par la suite sensiblement modifié la structure de l'édifice, lui donnant son apparence actuelle. Un vaste parc entoure le centre thermal. On peut y voir de nombreux chalets de curistes datant du début du XIXe siècle.

[modifier] Le minage

Le minage, actuel office de tourisme

Le minage, qui abrite actuellement les locaux de l'office du tourisme de la commune, tient son nom d'un terme qui désignait sous l'ancien régime un droit perçu sur les marchandises. Situé à proximité des anciennes halles de la place de l'église (détruites en 1900), il servait à la gestion des produits vendus sur les marchés. Le bâtiment actuel, influencé par l'architecture néoclassique, date de 1856.

[modifier] Salle de spectacle La salicorne

Cette salle de spectacle de style avant-gardiste accueille régulièrement des manifestations culturelles, des pièces de théâtre ou des concerts. Son acoustique est particulièrement propice aux concerts de musique classique. D'une capacité d'environ 600 places, elle se situe dans le quartier de La lande.

[modifier] Le port de Ribérou

Le port de Ribérou marque le début de l'estuaire de la Seudre. Le pont à écluses sépare les eaux (douce en amont, saumâtre dans le port et le chenal vers l'estuaire].

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[modifier] Équipements et services

[modifier] Éducation

L'ancienne école communale

La ville est équipée de deux écoles maternelles : l'école maternelle Gambetta, située au niveau de l'avenue du même nom, ainsi que l'école maternelle La Taillée, qui se situe rue Jules-Ravet.

Saujon possède également un groupe scolaire public et une école privée catholique, l'école Sainte-Jeanne-d'Arc.

Un collège public, le collège André-Albert, est implanté dans la commune. Une campagne de modernisation des bâtiments a eu lieu en 2007.

Une médiathèque est présente en centre-ville. Elle succède à l'ancienne bibliothèque municipale qui était autrefois située dans une salle du château. Elle occupe désormais un immeuble de la rue Carnot, la principale artère piétonne de la ville. Elle se compose de deux niveaux : le rez-de-chaussée est dédié à la consultation des ouvrages, tandis que le premier étage abrite un club informatique.

[modifier] Sports

Depuis plusieurs années, les différentes municipalités ont mis l'accent sur le développement des infrastructures sportives. Aujourd'hui, la ville de Saujon compte deux gymnases, une salle de gymnastique, un stade de football, un stade de rugby, une base nautique, un centre aquatique avec piscine municipale, une salle de billard, un dojo, un skate-park, un boulodrome et plusieurs courts de tennis[17].

Le gymnase Noël-Meunier sert de lieu d'entraînement au basket-club de Saujon, l'une des associations sportives de la ville, tandis que le gymnase Jules-Ravet est principalement utilisé par le club de football saujonnais, le club de twirling et l'union gymnique saujonnaise.

Plusieurs clubs d'art martiaux cohabitent dans la cité. Tous se réunissent au dojo de la ville : club d'aïkido[18], de judo, de karaté, et de capoera. Saujon abrite également une association de canoë-kayak, se réunissant à la base nautique, un club de tennis et de rugby, le Royan-Saujon rugby club dont l'un des terrains d'entraînement est le stade Le Saoult[19].

[modifier] Santé

Le climat tempéré et sédatif de Saujon, associé aux sources thermales, font de cette ville un lieu de soin des affections psychosomatiques.[20]

Le thermalisme à Saujon remonte à 1860. Créé par le docteur Louis Dubois, l'établissement thermal a été rénové à la fin du XIXe siècle, puis de nouveau au cours du XXe siècle. Les chalets constituent à la fois une zone de villégiature et une zone de cure.

La source des chalets est constituée d'eaux bicarbonatées calciques (CaCO3), chlorurées sodiques (NaCl), magnésiennes (Mg) et oligométalliques.

L'établissement est destiné au traitement des maladies psychosomatiques : insomnie,stress, anxiété, spasmophilie.

La ville est également équipée de trois cabinets médicaux dont deux en centre ville, le troisième étant situé dans le quartier de La Lande, sur la route du Gua. De nombreuses spécialités médicales sont représentées : médecins généralistes, dentistes, orthophonistes, psychiatres, kinésithérapeutes, diététiciens, ophtalmologistes et infirmiers. La commune possède trois pharmacies.

Le centre hospitalier le plus proche est le centre hospitalier de Royan.

[modifier] Vie locale

[modifier] Cultes

La ville de Saujon compte une paroisse catholique, faisant partie du diocèse de La Rochelle et de l'archidiocèse métropolitain de Poitiers (avant 2002, de l'archidiocèse métropolitain de Bordeaux).

Le culte réformé est célébré au temple protestant de Saujon.

Une église évangélique est également présente dans la commune.

[modifier] Tissu associatif

La ville de Saujon compte plusieurs associations[21] visant toutes les tranches d'âges.

Les activités proposées peuvent être sportives, mais elles couvrent un plus large spectre : association Victoria station ou Lire ensemble (animations pour les jeunes enfants), association 200% Guilde des jeux destinée en priorité aux adolescents, associations culturelles (théâtre, philatélie, histoire et archéologie, Saintonge littéraire...), à vocation folklorique (association les batégails) ou destinées aux aînés.

[modifier] Jumelage

[modifier] Lieux touristiques

[modifier] Aux alentours

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Références

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes

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