Bourg (Gironde)

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Bourg
La citadelle et la Dordogne
La citadelle et la Dordogne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement de Blaye
Canton de Bourg
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Bourg
Maire
Mandat
Pierre Joly
2014-2020
Code postal 33710
Code commune 33067
Démographie
Gentilé Bourquais
Population
municipale
2 169 hab. (2011)
Densité 206 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 02′ 27″ N 0° 33′ 22″ O / 45.0408333333, -0.55611111111145° 02′ 27″ Nord 0° 33′ 22″ Ouest / 45.0408333333, -0.556111111111  
Altitude Min. 1 m – Max. 81 m
Superficie 10,54 km2
Localisation

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Bourg
Liens
Site web bourg-gironde.net/

Bourg est une commune du sud-ouest de la France, dans le département de la Gironde, en région Aquitaine.

Le nom officiel de la commune est bien Bourg, mais elle est souvent appelée Bourg-sur-Gironde[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Bordeaux située en Haute Gironde et sur la Dordogne, au niveau de sa confluence avec la Garonne au début de l'estuaire de la Gironde, elle est traversée par le Moron.

La principale voie de communication routière qui travers la ville est l'ancienne route nationale 669, devenue route départementale 669, entre Blaye et Saint-André-de-Cubzac.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bourg
Samonac Lansac
Saint-Seurin-de-Bourg Bourg Tauriac
Ambès Prignac-et-Marcamps

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune vient du substantif latin burgus qui désigne une fortification, une tour fortifiée ou une redoute.

La forme Bourg-sur-Gironde vient du fait qu'autrefois le bec d'Ambès étant plus court, c'était la Gironde et non la Dordogne qui baignait le pied de la falaise sur laquelle est construit le bourg[2].

Le nom de la commune est Borg en gascon.

Ses habitants sont appelés les Bourquais[3] et la contrée autour de la ville est appelée le Bourgeais.

Histoire[modifier | modifier le code]

S'il est une cité girondine dont le passé historique fut mouvementé, c'est bien Bourg, la coquette cité que baigne la Dordogne, près de son confluent avec la Garonne.

Bourg a été créé au quatrième siècle par la famille des Paulin. Tout d'abord centre commercial très important, elle devient par la suite une ville fortifiée. Au début du Ve siècle, les Visigoths envahissent l'Aquitaine, et s'établissent très fortement à Bourg. C'est l'ère des grandes invasions : au cours des quatre siècles suivants, cette région est ravagée successivement par les Francs Mérovingiens, les Gascons, les Sarrazins, les Francs Carlovingiens et les Normands.

Durant la guerre de Cent Ans, Blaye, clé militaire de la défense de l'Aquitaine en sa qualité de dernier bastion fortifié en aval du port de Bordeaux, est plusieurs fois prise et reprise par les belligérants.
De par son adhésion, en 1379, à l'alliance bordelaise de défense contre les troupes françaises, la ville fortifiée de Bourg fut qualifiée de filleule de Bordeaux[4] ; cette alliance favorisa de nombreux échanges commerciaux avec la capitale girondine.
La ville haute a par la suite accueilli Charles VII (après que Bertrand IV de Montferrand, seigneur de Langoiran s'est rendu à Dunois), Charles IX et François Ier. Louis XIV y a également résidé pendant la Fronde du 27 août au 2 octobre 1650.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Bourg a absorbé Lalibarde (217 habitants en 1800) avant 1806[5].

D'anciennes carrières de pierre situées dans la falaise, sous le château de la citadelle, sont transformées en cuves à pétrole en 1939[6]. Sept cuves de 44 à 65 mètres de long sont creusées, sur une hauteur de 11 mètres sous plafond et 8,50 mètres de large[7]. En juin 1940, l'armée Allemande en prend possession. Elle y stockera des produits pétroliers livrés par des cargos italiens jusqu'en 1944. Un pétrolier italien, le Clizia[8], sera sabordé par la Kriegsmarine en août 1944. Son épave gît encore dans la Dordogne[9].

Aujourd'hui, Bourg est une ravissante cité bâtie sur un piton rocheux, on y trouve des remparts, le château de la Citadelle, un lavoir, des ruelles étroites et pittoresques qui dévalent vers le port ... La richesse patrimoniale et architecturale de cette cité lui vaut le classement en « Village ancien ».

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armoiries surmontant la porte de la Mer. Eau forte de Léo Drouyn

La seule trace héraldique subsistant de la période anglaise de Bourg surmonte la face extérieure de la porte de la Mer, encore dite du Port. Léo Drouyn décrit ainsi cet écusson :

« à deux mètres environ au-dessus de l'arcade extérieure, on a incrusté un écusson dont la position inclinée est fort rare dans nos contrées. Il est surmonté d'un casque de face, et il a pour tenants deux oiseaux, dont celui de droite est un coq ; la tête de l'autre est si fruste, qu'on n'en peut voir sa forme ; mais je crois que c'est un autre coq[10]. »

Ces armoiries sont attribuées à l'un des Andron, seigneurs de Lansac, qui tiennent le château de Bourg pour le roi d'Angleterre jusqu'au XVe siècle[11].

En 1453, le roi Charles VII autorise la ville à porter les armes de France en plein[12].

Armes

Les armes de Bourg se blasonnaient ainsi : D'azur à trois fleurs de lis d'or 2 et 1[13].

Utilisées sous l'ancien régime (sceau de la mairie en 1599[12], blason de l'Armorial général de France[14]), elles sont à nouveau utilisées sous la IIIe république (cachet de 1872[15], armoiries peintes à la clef de voûte d'un bâtiment public[16]), mais leur représentation évolue ensuite, pouvant se blasonner : D'azur aux trois fleurs de lis d'or, à la filière d'argent.

Armes

Les armes de Bourg sont blasonnées ainsi aujourd'hui :

D'azur à trois fleurs de lys d'or, à la bordure d'argent

Les armoiries (armes et ornements extérieurs) sont les suivantes :

Armes de France pleines d’azur à 3 fleurs de lis d’or. Deux sont en chef et une en pointe. En cimier : un ange. L’écu a une bordure d’argent, il est supporté par deux branches de laurier liées en pointe par un ruban[17].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1959 Henri Géraud   Notaire
1959 1989 Henri Groulier Gaulliste Médecin
1989 2008 Guy Maingot UDF Dentiste
2008 2014 Denis Levraud DVG Viticulteur
2014 en cours Pierre Joly DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 169 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 200 2 704 2 534 2 233 2 306 2 466 2 564 2 666 2 694
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 687 2 781 2 810 2 735 2 864 2 771 2 734 2 780 2 890
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 832 2 688 2 555 2 470 2 334 2 306 2 182 2 057 2 199
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
2 518 2 560 2 318 2 107 2 158 2 115 2 198 2 209 2 169
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2004[19].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,3 % contre 48,4 % au niveau national et 47,9 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante, pour 50,3 % d’hommes et 49,7 % de femmes :

Pyramide des âges à Bourg en 2007 en pourcentage[20]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,8 
90 ans ou +
1,6 
8,9 
75 à 89 ans
13,9 
13,1 
60 à 74 ans
12,9 
20,0 
45 à 59 ans
20,3 
21,0 
30 à 44 ans
20,0 
16,8 
15 à 29 ans
17,0 
19,3 
0 à 14 ans
14,3 
Pyramide des âges du département de la Gironde en 2007 en pourcentage[21]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
6,1 
75 à 89 ans
9,4 
12,3 
60 à 74 ans
13,1 
20,7 
45 à 59 ans
20,4 
21,5 
30 à 44 ans
20,6 
20,4 
15 à 29 ans
19,1 
18,5 
0 à 14 ans
16,2 

Économie[modifier | modifier le code]

La commune doit, en bonne partie, sa renommée à son vignoble qui produit un vin d'appellation d'origine contrôlée, le côtes-de-bourg sur quelques 3 920 hectares de surface plantée sur environ 550 exploitations, pour une production annuelle d'à peu près 220 000 hectolitres de vin rouge et 1 200 hectolitres de vin blanc.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ce village agréable abrite de nombreux trésors tels que le ravissant château de la Citadelle abritant en ses jardins le musée "Au temps des calèches". Découvrez également le lavoir couvert de 1828, le paisible port, la surprenante villa mauresque ou encore les nombreuses maisons du XVIIIème siècle construite avec nos pierres du Bourgeais et parées de mascarons ou balcons en fer forgé.

La commune de Bourg compte un site classé monument historique :

  • l'enclos et la crypte de l'ancienne église de La Libarde[22],

et cinq bâtiments ou sites inscrits :

  • l'ancien Hôtel de Ville, aussi nommé Hôtel de la Jurade, du XVIIIe siècle[23] qui abrite aujourd'hui l'Office de Tourisme ;
  • une maison du XVIIIe siècle, place de la Libération[24] ;
  • les restes de la porte de Blaye, ayant appartenu à l'enceinte fortifiée[25] ;
  • la porte du Port, reste de l'enceinte fortifiée[26] ;
  • les ruines gallo-romaines situées au lieu-dit Les Gogues[27].
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Événements[modifier | modifier le code]

  • Lieux de tournage du téléfilm Monsieur Léon.
  • Chaque année, début septembre, une fête nommée « Les Médiévales Troque-sel » est organisée, dans la pure tradition de l'histoire de la ville, qui au Moyen Âge était un lieu d'échange commercial, notamment pour le sel, qui à l'époque était le seul moyen de conservation des aliments. Ce même sel faisait l'objet d'un impôt spécial, la gabelle.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Salers, département du Cantal (France)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Panneaux routiers d'entrée du village en 2013
  2. Guide vert, Côte de l'Atlantique, Michelin,‎ 1984 (ISBN 2-06-003-332-2), p. 63
  3. Nom des habitants de Bourg sur habitants.fr, consulté le 12 décembre 2011.
  4. (fr1835) Gabriel de Lurbe et Jean Darnalt, Chronique Bourdeloise, Bordeaux, Simon Millanges,‎ 1619, 65 p. (lire en ligne), p. 33
  5. « Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui », sur site de l'École des hautes études en sciences sociales (consulté le 6 août 2010)
  6. http://visites.aquitaine.fr/cuves-a-petrole
  7. http://www.sudouest.fr/2012/01/04/les-cathedrales-de-bourg-sur-gironde-595743-3230.php
  8. https://it.wikipedia.org/wiki/Clizia_(nave_cisterna)
  9. http://www.flickr.com/photos/archkontact/8640973090/
  10. Léo Drouyn, La Guienne militaire, tome I, p.76
  11. Tant par Drouyn, que Maufras ou Daleau, d'après Pierre Boyries, Bourg et le Bourgeais, histoire d'une identité, Burgus édition, 1988, (ISBN 2-9503249-0-8), p. 49
  12. a et b Maufras, Emile 18..-19.., Histoire de Bourg-sur-Gironde depuis sa fondation jusqu'en 1789, Bordeaux, Impr. Nouv. Demachy,‎ 1898, 291 p. (lire en ligne) (2ème éd. Bordeaux 1904, p. 74)
  13. Cherles d'Hozier, Armorial général de France, dressé, en vertu de l'édit de 1696, XVII Guyenne, 2, p.585, En ligne sur le site Gallica-BNF
  14. Charles-René d'Hozier, Armorial général de France, Vol.13: Guyenne (852 pages), dressé en vertu de l'édit de 1696, p. 633 ,En ligne sur le site Gallica-BNF
  15. André Coffyn et alii, Aux origines de l'archéologie en Gironde François Daleau (1845-1927), coédité par le Conseil Général de la Gironde et la Société archéologique de Bordeaux, 1990, p. 90
  16. Photographie dans Wikimedia Commons
  17. D'après le site officiel de la commune
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  20. « Évolution et structure de la population à Bourg en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  21. « Résultats du recensement de la population de la Gironde en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  22. « Classement de l'église de La Libarde », base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Inscription de l'hôtel de Ville », base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Inscription de la maison , place de la Libération », base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Inscription de la porte de Blaye », base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. « Inscription de la porte du Port », base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. « Inscription des ruines gallo-romaines », base Mérimée, ministère français de la Culture