La Tremblade

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La Tremblade
Cabanes ostréicoles traditionnelles au port de La Grève.
Cabanes ostréicoles traditionnelles au port de La Grève.
Blason de La Tremblade
Blason
La Tremblade
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Rochefort
Canton La Tremblade
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Royan Atlantique
Maire
Mandat
Jean-Pierre Tallieu (UDI)
2014-2020
Code postal 17390
Code commune 17452
Démographie
Gentilé Trembladais
Population
municipale
4 664 hab. (2011)
Densité 67 hab./km2
Population
aire urbaine
11 630 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 45° 46′ 10″ N 1° 08′ 30″ O / 45.7694444444, -1.1416666666745° 46′ 10″ Nord 1° 08′ 30″ Ouest / 45.7694444444, -1.14166666667  
Altitude Min. 0 m – Max. 62 m
Superficie 69,13 km2
Localisation

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Liens
Site web www.la-tremblade.fr

La Tremblade est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes). Ses habitants sont appelés les Trembladais et les Trembladaises[1].

Occupant l'extrémité occidentale de la presqu'île d'Arvert, la commune de La Tremblade est un des principaux centres ostréicoles du bassin de Marennes-Oléron, en même temps qu'une station balnéaire et un spot de surf réputé. La partie septentrionale de son territoire peut être divisée en trois pôles aux activités distinctes : le port ostréicole de La Grève, le quartier balnéaire de Ronce-les-Bains et le centre-ville qui fait la jonction entre ces deux entités. Elle forme une conurbation ostréicole et touristique avec Arvert, Étaules et Chaillevette qui s'étend le long de la rive gauche de l'estuaire de la Seudre; ce qui en fait, avec 11 630 habitants en 2011, la 5e agglomération urbaine de la Charente-Maritime.

La commune, qui appartient géographiquement au Royannais, est presque entièrement couverte par un massif forestier protégé, la forêt domaniale de la Coubre. La côte sauvage, orientée plein ouest, forme une longue plage exposée aux courants et à de fortes déferlantes qui en font un des hauts-lieux du surf de la région royannaise.

Par sa population, La Tremblade est au cœur de la 6e aire urbaine de la Charente-Maritime; elle fait partie de la Communauté d'agglomération Royan Atlantique, structure intercommunale rassemblant 79 441 habitants (2011).

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Présentation[modifier | modifier le code]

« Déjà, nous passons la Seudre près de l'estuaire (...) Pays des bateaux haletants, des roseaux, des verts ardents et des ciels scintillants »

— Jean Prasteau —

Carte de la commune de La Tremblade au sein de la Charente-Maritime
Position de La Tremblade en Charente-Maritime.

La commune de La Tremblade est située au sud-ouest du département de la Charente-Maritime, dans la presqu'île d'Arvert, sur la rive gauche de l'estuaire de la Seudre. Formant avec ses voisines Arvert, Étaules et Chaillevette une petite conurbation totalisant 11 517 habitants en 2010, elle fait partie de la « grande banlieue » ouest de Royan.

Sur un plan plus général, la commune est localisée dans la partie sud-ouest de la France[Note 1], au centre de la côte atlantique dont elle est riveraine, faisant partie du « Midi atlantique »[2].

Chef-lieu d'un canton compris dans l'arrondissement de Rochefort, La Tremblade se trouve à 3,5 kilomètres d'Arvert[3], 5,4 kilomètres d'Étaules[4], 5,8 kilomètres des Mathes[5], 6,7 kilomètres de Marennes[6], 8,5 kilomètres de Bourcefranc-le-Chapus[7] (accès au pont de l'île d'Oléron), 11,1 kilomètres de Breuillet[8], 18,2 kilomètres de Royan[9], 20,1 kilomètres de Saujon[10], 23,2 kilomètres de Saint-Pierre-d'Oléron[11], 23,8 kilomètres de Rochefort[12], 39,3 kilomètres de Saintes[13], 43,5 kilomètres de la préfecture départementale, La Rochelle[14] et 112,2 kilomètres de Bordeaux[15], la grande métropole régionale.

Le territoire communal est bordé dans sa partie occidentale par la côte sauvage (depuis la pointe de la Coubre jusqu'à la pointe Espagnole), grande plage ramassée au pied d'un cordon dunaire tapissé de chiendent maritime, de garous et d'oyats, en avant d'une vaste pinède qui s'étend sur une grande partie de la presqu'île. Les principales dunes, qui peuvent atteindre 60 mètres de hauteur[16] (butte du Gardour, point culminant de la commune) sont la dune de Vasselot, la dune de l'Aquitaine et la dune du Vieux-phare, près de la Coubre. La côte sauvage est caractérisée par de forts courants (phénomènes de baïnes) et de puissantes déferlantes qui en font un des lieux de prédilection des amateurs de sports nautiques, en particulier le surf.

Dunes à la pointe de la Coubre.

L'entrée du pertuis de Maumusson (au nord de la côte sauvage) est particulièrement redoutée des marins du fait des puissants courants et des vagues qui en barrent l'entrée par gros temps. Plusieurs toponymes sont d'ailleurs directement issus de naufrages : la pointe Espagnole doit ainsi son nom au naufrage du navire « Antonio Carmen » le 20 décembre 1823, tandis que la plage du Galon d'or aurait été baptisée à la suite du naufrage d'un galion espagnol au XVe siècle[17].

Un peu en marge de cette plage, entre dunes et forêt, s'étend une petite lagune heureusement préservée, le marais du Galon d'or. Cet espace palustre méconnu, d'une grande diversité sur les plans faunistiques et floristiques, est protégé dans le cadre du réseau Natura 2000. Du fait de la présence de sables mouvants (signalés) et en raison de la fragilité de cet espace naturel, il est impératif de respecter les sentiers aménagés.

Au nord-ouest, la petite station balnéaire de Ronce-les-Bains est établie sur la mer des pertuis. Ses plages abritées sont quant à elles presque dépourvues de courants. La commune, dont la vocation touristique n'a cessé de s'affirmer depuis le XIXe siècle, peut compter au total sur huit plages, orientées nord-ouest et ouest (plages du Mus de loup, de la Cèpe, du Galon d'Or, de l'Embellie, de la Pointe espagnole, de la Bouverie, du Vieux-Phare et de La Coubre).

La forêt de la Coubre peine à contenir l'avancée de la dune.

La partie septentrionale de la commune est constituée de marais et de vasières bordant le large estuaire de la Seudre. Une partie de ces espaces naturels ont été reconvertis en « claires », lieux d'affinage pour les huîtres du bassin de Marennes-Oléron. Le port de La Grève est un des principaux ports ostréicoles du bassin (avec ceux de La Cayenne à Marennes et du Château-d'Oléron). Son chenal rectiligne et perpendiculaire à la Seudre est bordé de pontons et de petites cabanes en bois, parfois peintes de couleurs vives, qui forment une sorte de long ruban jusqu'à la jetée d'embarquement. En fonction des marées, le port s'anime et se peuple de nombreuses embarcations, petits chalands appelés ici « plates ».

La plus grande partie du territoire communal (78 %) est couverte de forêts et d'espaces semi-naturels[18], représentés avant tout par la forêt domaniale de la Coubre et ses nombreux sous-bois et bosquets (bois de la Pesse, bois de la Ronce, bois de Bouffard, bois des Étains). S'étendant sur près de 8 000 hectares, la forêt de la Coubre est essentiellement constituée de pins maritimes et de chênes verts. Il s'agit d'une forêt de résineux plantée artificiellement dès le XIXe siècle afin de contenir l'avancée inexorable des dunes qui recouvraient alors les villages et les cultures[19]. Elle est divisée en « cantons » (cantons du Gardour, du Pavillon, des Brisquettes, de la Chapelle, du Negrevaux) et comporte plusieurs « zones de silence » (Pointe espagnole et Gardour). Ponctuée de blockhaus et de lignes de fortifications datant de la Seconde Guerre mondiale, elle est gérée par l'office national des forêts.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes sont Marennes et Saint-Just-Luzac, au-delà de l'estuaire de la Seudre, enfin Arvert et Les Mathes, respectivement au sud-est et à l'est.

Communes limitrophes de La Tremblade
Marennes
Océan Atlantique La Tremblade Saint-Just-Luzac
Les Mathes Arvert

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Du fait de sa situation au cœur d'une conurbation attractive, connaissant un regain de fréquentation en période estivale, La Tremblade bénéficie d'infrastructures routières adaptées à un fort trafic. Afin d'éviter au maximum les engorgements, son centre-ville est contourné depuis 1992 par une rocade (rocade ouest) qui permet de rejoindre la station balnéaire de Ronce-les-Bains et, en empruntant le viaduc de la Seudre, les villes de Marennes et de Bourcefranc-le-Chapus, le site historique de Brouage et l'île d'Oléron. Deux ronds-points ont été aménagés au niveau de la sortie d'Arvert (zone commerciale des Justices) et à l'entrée de Ronce-les-Bains. Ce dernier, localisé au niveau des avenues Charles de Gaulle et de la Côte de Beauté, abrite une composition représentant des « petits bateaux », œuvre de l'artiste Jean-Luc Plé.

Axe majeur de la presqu'île d'Arvert, la D14 a été réaménagée au début des années 2000 et transformée en une voie rapide (rocade Est) qui évite désormais les centre-villes d'Arvert et d'Étaules en bordant les parcs à huître, facilitant ainsi les échanges avec le reste de l'agglomération royannaise. Classée route départementale de première catégorie (grands axes routiers départementaux), cette « épine dorsale » de la presqu'île d'Arvert appartenant au réseau primaire périurbain est utilisée par de nombreux habitants pour rejoindre leurs lieux de travail (trafic pendulaire domicile-travail), ainsi que par les vacanciers pendant la période estivale. Elle supporte un trafic atteignant en moyenne 8000 à 9000 véhicules par jour, avec cependant de fortes disparités en fonction des périodes de l'année[20]. Plusieurs sorties ont été aménagées, matérialisées par de petits giratoires (éclairés la nuit pour plus de sécurité).

La D25 traversant la forêt de la Coubre près de la butte du Gardour.

La D14E1 est une route alternative qui permet de desservir Étaules et Arvert, qui du fait de l'urbanisation importante de cette partie de la presqu'île forment désormais une agglomération unique centrée sur La Tremblade. Longtemps principale voie d'accès du pays d'Arvert, elle est moins fréquentée, mais reste une source de nuisances sonores, classé en catégorie 3 par les services de la DDE. La rocade de contournement est également dans ce cas et est quant à elle classée en catégorie 4 (sur une échelle de 5). Au total, ce sont dix kilomètres de routes qui sont considérées comme potentiellement bruyantes, soit à peine 1 % de la surface communale[18].

Dans la partie occidentale de la commune, la D25 est le principal axe de communication permettant de traverser la forêt domaniale de la Coubre et les plages de la côte sauvage. Plusieurs petites voies de communication permettent de relier les principaux lieux-dits : ainsi de la D141E4, qui mène au hameau du Poteau de Bouffard, et de la D268, qui mène à La Fouasse (commune des Mathes).

Du fait de la configuration particulière de la presqu'île d'Arvert, rejoindre Marennes, Le Gua, Rochefort ou La Rochelle implique de traverser la Seudre, soit par le viaduc de la Seudre au nord de la commune, soit par les ponts du Vivier (sur le Liman) et de Mailloux (sur la Seudre) à L'Éguille.

À l'avenir, le schéma routier départemental (2010-2030) prévoit de repenser totalement la circulation de la grande périphérie royannaise, dont Saujon deviendrait une des « portes d'entrées ». Le trafic sera dès lors diffusé à partir de cette ville, afin de limiter au maximum les encombrements. Parmi les options devant faciliter les liaisons dans la presqu'île d'Arvert, figurent la création d'une voie nouvelle entre la rocade de Royan à Vaux-sur-Mer et Saint-Sulpice-de-Royan et Breuillet, dont le centre-ville serait contourné[20].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Article connexe : Cara'Bus.

La commune est desservie par le réseau de transports urbains de la communauté d'agglomération Royan Atlantique. Baptisé Cara'Bus, ce service géré par la société Veolia Transport totalise quelque dix lignes de bus régulières reliant près de 130 stations réparties dans seize communes de la grande périphérie royannaise[21].

La Tremblade est plus particulièrement desservie par les lignes 22 (Ronce-les-Bains/Royan), 31 (ligne estivale), 41 (Ronce-les-Bains/Saujon/Cozes) et 42 (Marennes/Étaules). Cinq stations sont implantées directement dans la commune : Ronce-les-Bains-Centre, Ronce-les-Bains-Campings, Les Riveaux, Foyer Culturel et Église (centre-ville). Les stations Les Petits Ponts (zone commerciale des Justices — centre commercial Super U) et Les Fouilloux sont situées sur le territoire de la commune d'Arvert.

Le reste de l'agglomération trembladaise est desservi par les stations Arvert-Mairie et Le Maine-Giraud (Arvert), Étaules-Office du Tourisme, Étaules-Église et Étaules-Cimetière (Étaules) et Rond-Point et Chaillevette-La Poste (Chaillevette). L'agglomération trembladaise est également reliée par navettes aux principales villes du département via le réseau de lignes départementales « Les Mouettes ». Ce dernier totalise 20 lignes principales et 250 lignes secondaires[22].

Transports aériens[modifier | modifier le code]

L'aéroport le plus proche est celui de Rochefort - Saint-Agnant, à environ 25 kilomètres au nord. L'aéroport de La Rochelle-Île de Ré, à 50 kilomètres au nord, permet de relier quelques grandes villes françaises, comme Paris ou Lyon, ainsi que les Îles Britanniques ou l'Europe du Nord. À environ 100 kilomètres au sud-est de la commune, l'aéroport de Bordeaux - Mérignac est un aéroport international permettant des liaisons vers de nombreux pays.

L'aérodrome de Royan-Médis, à environ 15 kilomètres, est réservé à l'aviation légère.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Charente-Maritime.

Le climat dont bénéficie la Charente-Maritime est un climat océanique tempéré de type aquitain, marqué par un ensoleillement moyen assez important : avec 2 250 heures par an, il est comparable à celui que connaît une partie de la côte méditerranéenne[23]. La pluviosité y est modérée, les précipitations ne dépassant pas 1 200 mm par an. Les températures, quant à elles, varient en moyenne de +5 °C en hiver à +20 °C en été.

Les îles et l'ensemble du littoral de la Charente-Maritime se caractérisent par un climat particulièrement doux en hiver, et rafraîchissant l'été, grâce aux influences océaniques perpétuellement en mouvement (brise marine). Ces conditions climatiques favorables, toujours soumises aux influences de l'océan Atlantique, ont favorisé un véritable microclimat de type sub-aquitain et l'existence d'une végétation déjà méridionale. Ainsi la flore se caractérise-t-elle par la présence étonnante de lauriers-roses, eucalyptus, agaves, et même les mimosas se mettent à fleurir dès le mois de janvier. Aux essences déjà méridionales du chêne vert (ou yeuse) et du cyste, s'ajoutent une forte présence de palmiers, figuiers, orangers et même oliviers. Pour autant, l'arbre-roi est ici le pin (maritime, parasol) qui s'épanouit dans la forêt de la Coubre.

Il existe un contraste entre le littoral, assez sec et ensoleillé et l'intérieur des terres, davantage pluvieux. La pluviométrie passe ainsi de 750 mm sur le littoral à 950 mm en Haute-Saintonge.

Les relevés de la station météorologique de La Rochelle entre 1946 et 2000 permettent de déterminer quelques dates majeures au point de vue climatique en Charente-Maritime : ainsi, au cours de ce laps de temps, la température la plus froide est relevée le 15 février 1956 : -13,6 °C.
Un pic de température (dépassé seulement au cours de la canicule de 2003) est atteint le 8 juillet 1982 avec près de 39 °C à l'ombre.
Si 1953 est considérée comme l'année la plus sèche, 2000 est au contraire la plus pluvieuse[24].

La Charente-Maritime est le département français qui a été le plus durement touché par la tempête Martin du 27 décembre 1999. Les records nationaux de vents enregistrés ont été atteints avec 198 km/h sur l'île d'Oléron et 194 km/h à Royan. D'importants dégâts matériels sont relevés dans la commune (chute d'arbres, toitures arrachées, réseaux électriques et téléphoniques endommagés, infrastructures routières coupées).

Un an après le passage de la tempête Klaus (janvier 2009), la commune est sévèrement touchée par la tempête Xynthia (février 2010). Des rafales de vent atteignant les 137 km/h balaient la région royannaise, tandis que d'importantes inondations touchent une grande partie du quartier balnéaire de Ronce-les-Bains, où l'eau s'étend sur près de 10 hectares.

Des opérations de secours et de sécurisation sont menées par les sapeurs-pompiers ainsi que par la gendarmerie, et une partie de la population est évacuée préventivement. Sur le port, quelques cabanes, pontons et bateaux sont détruits, mais aucune perte humaine n'est à déplorer[25].

Données générales[modifier | modifier le code]

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
La Tremblade 2 250 755 1 13 26
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74
Données climatiques à La Rochelle
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,4 2,8 5,4 7,4 10,7 13,7 15,8 15,7 13,7 10,5 6,3 3,9 9,2
Température moyenne (°C) 5,9 6,9 8,7 11,1 14,3 17,5 19,8 19,6 17,8 14,2 9,4 6,6 12,7
Température maximale moyenne (°C) 8,5 9,9 12,1 14,7 17,9 21,3 23,8 23,5 21,8 18 12,6 9,2 16,1
Ensoleillement (h) 84 111 174 212 239 272 305 277 218 167 107 85 2 250
Précipitations (mm) 82,5 66,1 57 52,7 61,1 42,9 35,1 46,4 56,5 81,6 91,8 81,8 755,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de La Rochelle de 1961 à 1990[26].


Environnement[modifier | modifier le code]

« Parfumée par l'odeur de la résine, la forêt est au printemps toute embaumée par le parfum des genêts et des ajoncs dont le jaune éclatant forme avec le vert des arbres une symphonie de couleur. Quelle charmante randonnée, pour qui goûte les longues promenades solitaires, que de gagner Ronce-les-Bains par la forêt de la Coubre ! »

— Louis Desgraves, La Saintonge, 1977 —

La commune de La Tremblade est constituée à 78 % de forêts et d'espaces semi-naturels (massif forestier de la Coubre essentiellement), le reste du territoire étant partagé entre zones humides (9 %), surfaces agricoles (6 %) et artificialisées (6 %).

Le balbuzard pêcheur vient nicher en presqu'île d'Arvert.

Une partie du territoire communal est intégrée à une zone protégée en raison du caractère unique de son écosystème (forêt sempervirente, prairies humides, prairies mésophiles, dunes vives). La forêt de la Coubre est inscrite dans une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de classe I (petits espaces homogènes) mais aussi de classe II (grands espaces naturels riches)[27]. Les marais du Galon d'or et les marais de Seudre bénéficient également de protections en raison de leur richesse et de leur diversité[18]. Parmi les principales espèces animales endémiques figurent la loutre, le cerf, le chevreuil, le sanglier, une petite tortue, la cistude d'Europe, le lézard des murailles, le triton palmé ou encore un coléoptère, le lucane cerf-volant. La flore est tout aussi riche et se caractérise par de vastes étendues de pins maritimes, de chênes verts, et de chênes pubescents, ponctuées d'essences moins communes telles que les robiniers faux-acacia, les arbousiers et les ailantes glanduleux. Les zones marécageuses voient s'épanouir saules, aulnes et peupliers. La zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de classe I intéresse 88 % du territoire communal, tandis que celle de classe II concerne 89 % de ce même espace[18].

La directive oiseau (protection des oiseaux et de leur biotope) couvre une zone de reproduction et d'hivernage correspondant à 13 % de la commune. Les estuaires de la Gironde et de la Seudre bénéficient d'une protection spéciale dans le cadre du réseau de protection des espaces naturels de grande valeur patrimoniale Natura 2000. Vasières et roselières de la Seudre, mais également Bonne Anse constituent d'importantes étapes migratoires, d'hivernage et/ou de reproduction pour de nombreuses espèces d'oiseaux (busard cendré, cigogne blanche, engoulevent d'Europe, balbuzard pêcheur, spatule blanche, butor étoilé, héron cendré, martin-pêcheur d'Europe)[28],[29],[30].

La commune a jusqu'à présent (2010) fait l'objet de dix arrêtés de reconnaissance de catastrophe naturelle, dont huit pour des inondations dues soit à des crues (trois arrêtés), à des ruissellement et coulées de boue (trois arrêtés) ou encore à des submersions marines (deux arrêtés). Deux autres arrêtés concernent des mouvements de terrain. La commune abrite deux établissements (non Seveso) susceptibles de présenter des risques technologiques potentiels[18].

Gestion de l'eau[modifier | modifier le code]

La Tremblade dépend de l'agence de l'eau Adour-Garonne, établissement public chargé de la protection de l'eau et des milieux aquatiques dans le Grand Sud-Ouest. La commune, qui dispose d'un château d'eau, est également alimentée par le réservoir d'Arvert.

La gestion de l'assainissement de la commune, quant à elle, est transférée à la communauté d'agglomération. Les eaux usées sont traitées par une station d'épuration située dans la commune (STEP de La Tremblade), une des cinq unités de traitement des eaux usées de la communauté d'agglomération Royan Atlantique (avec Saint-Palais-sur-Mer, Saint-Georges-de-Didonne, Cozes et Les Mathes). D'une capacité de 24 000 équivalents habitants, elle utilise un procédé à boues activées (désydratation des boues par centrifugation)[31].

Gestion des déchets[modifier | modifier le code]

La collecte des ordures ménagères (conteneurs verts) est effectuée deux fois par semaine, le lundi et le jeudi soir. Celle des emballages ménagers recyclables (conteneurs jaunes) est réalisée le samedi soir, et celle des déchets végétaux, le vendredi soir. Des colonnes de recyclage du verre sont disponibles en de nombreux points de la commune. Par ailleurs, deux déchèteries sont à disposition des habitants, dans la commune mais aussi à Chaillevette. Le service est gratuit et réservé aux particuliers. Une déchèterie spécialisée est mise à disposition des professionnels à Saint-Sulpice-de-Royan (Zone d'activités de la Queue de l'âne, en direction de Royan).

Les ordures sont ensuite acheminées par camion vers le centre de transfert de Médis, puis, de là, des camions gros porteurs les acheminent vers le centre d'enfouissement de Clérac.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune vient très probablement de la présence de trembles dans les forêts de la région, au Moyen Âge[32].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Les armes de La Tremblade se blasonnent ainsi : « Coupé de gueules et d'azur, le gueules chargé d'une rangée de collines d'or mouvant de la partition, au bateau d'argent pavillonné et équipé d'une voile et de rames du même brochant sur le tout ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Charente-Maritime.

Les premières communautés[modifier | modifier le code]

Le site de La Tremblade est occupé dès la Préhistoire, comme en témoignent de nombreux objets de la vie quotidienne (grattoirs et bifaces datant du Paléolithique, haches polies, vases et restes de céramiques du Néolithique) regroupés dans une salle de l'hôtel de ville. Cette partie de la presqu'île d'Arvert présente à cette époque un aspect bien différent d'aujourd'hui, formant un promontoire rocheux battu par les flots de l'océan (pointe de Brau). Au cours des siècles, alluvions fluviatiles et marines s'accumulent au point de former de nouvelles terres, vastes étendues désertiques couvertes de dunes mouvantes, de forêts inhospitalières (forêt de Salis) ou de marécages insalubres (étang de Barbareu).

Localisation des principales communes bordant l'estuaire de la Seudre sur une image satellite
Localisation de La Tremblade au bord de la Seudre (image satellite SPOT).

En 1189, cette contrée sauvage est cédée aux moines de l'ordre de Grandmont par Gombeau, seigneur de Mornac[17]. Cinq religieux sont envoyés par la maison-mère afin de fonder un petit monastère, à charge pour eux de défricher et mettre en valeur le site, mais aussi de surveiller les côtes et de porter secours aux éventuels naufragés. La forêt, essartée, laisse peu à peu la place à des potagers, des marais salants, des moulins, des viviers. Une population d'artisans et de paysans se regroupe autour de ce monastère dit « Notre-Dame de La Garde ». Une seconde communauté monastique s'installe dans les parages peu après, fondant un prieuré dit « Notre-Dame de La Couronne »[17]. Enfin, au sud-ouest de la presqu'île d'Arvert, au bord d'un chenal (chenal du Barrachois) et à proximité d'un étang (étang de Buze), tous deux aujourd'hui disparus, se développe le village de Buze, sur des terres concédées aux clunisiens par Aléard de Mornac en 1166[33]. Sa situation au cœur des massifs dunaires en constant déplacement (on dit alors que « Les dunes marchent en Arvert ») expose cette communauté à bien des périls. Au gré des tempêtes, les dunes recouvrent les maisons, les champs, la léproserie et les bâtiments d'exploitation adjacents. L'église elle-même n'est pas épargnée et au XVIe siècle, cet ultime témoignage du village de Buze est définitivement enseveli à son tour. Les maigres vestiges de l'église sont, aujourd'hui encore, de temps à autre découverts par le vent et les éléments.

Autour du monastère de La Garde, moins exposé, l'habitat se densifie et, au XIIIe siècle, une charte évoque pour la première fois le hameau de « Trembledam », probablement nommé de la sorte en raison des trembles qui devaient constituer l'essence dominante des forêts environnantes.

Un bastion du protestantisme[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, les idées réformées s'implantent avec succès dans les provinces d'Aunis et de Saintonge. Des hommes tels que Philibert Hamelin (fondateur des églises réformées du pays d'Arvert et d'Oléron[34]) organisent les communautés naissantes. Les autorités réagissent sans grande constance, et aux périodes de relative tolérance succèdent des vagues de persécutions. Philibert Hamelin est arrêté en 1557, étranglé puis brûlé. Au cours des guerres de religion, la terreur change de camp et les catholiques sont inquiétés. Les monastères de La Garde et de La Couronne sont mis à sac, les moines sont dispersés et les bâtiments affermés. Ces guerres fratricides prennent fin avec la promulgation de l'édit de Nantes. À l'issue de cette série de conflits, la population du village reste presque entièrement protestante.

Fénelon est envoyé en mission en Arvert en 1686 afin de « raisonner » les Protestants.

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le port de La Tremblade est une plaque tournante servant au ravitaillement des navires en partance pour la Nouvelle-France. On y arme également « pour aller à la pesche du poisson vert au grand banc de Terreneuve » (album de Colbert). Plusieurs chantiers navals y sont implantés, de même que des magasins et des ateliers de la marine royale. On y radoube des navires tels que « La Renommée » du commandant Foran (1662) ou encore « Le Grand » du capitaine Jehan de Lestrille (1675). François de Vendôme, duc de Beaufort, y fait armer ses navires en vue de ses expéditions en Afrique[17]. Il est un temps question d'établir sur ce site le grand arsenal du Ponant voulu par le roi Louis XIV. Cependant, les courants potentiellement dangereux d'Oléron et de la passe de Maumusson décident Colbert à retenir un autre site, un petit village perdu au milieu des marais, à une vingtaine de kilomètres plus au nord : la future ville de Rochefort.

L'ostréiculture est relancée vers 1650 par Charles et Blanche de Chapeleine. En quelques années, les huîtres vertes des « Isles d'Arvert » deviennent un mets recherché. Dégustées crues ou marinées, elles sont prisées du roi Louis XIV et de la noblesse française[35]. Cette activité reste cependant discrète, la richesse de La Tremblade étant principalement fondée sur son port et ses marais salants.

La confiscation du temple sur ordre des autorités royales en 1681 ouvre la voie à de nouvelles persécutions envers les Protestants. Des processions solennelles sont organisées, en présence de hauts responsables locaux (ainsi de l'intendant d'Aunis, cette même année). Les fidèles de la « RPR » (Religion prétendue réformée) sont instamment priés de se convertir à la « vraie foi ». Nombre d'entre-eux refusent et s'exilent vers des cieux plus cléments. L'hémorragie est telle que Fénelon est dépêché sur place afin de tenter de raisonner les « brebis égarées ». Sa mission, entamée le 6 février 1686, se solde par un échec total. Désormais, le pouvoir va utiliser une tactique plus radicale : l'envoi des Dragons du roi, qui ne parviennent cependant pas à empêcher nombre d'habitants de s'enfuir.

L'essor d'une ville[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle, par un retournement de situation démographique, le village, qui n'est même pas une paroisse à part entière, compte une population plus importante que le chef-lieu de la baronnie dont elle dépend, Arvert. Le village s'émancipe en 1749 en devenant une paroisse indépendante, et en 1758, le maréchal de Sénecterre, baron d'Arvert, transfère la maison seigneuriale à La Tremblade. La voie est tracée pour que le village, qui compte environ 2 000 habitants à la veille de la Révolution, devienne chef-lieu du canton nouvellement créé en 1790. Une section de la société patriotique des « Amis de la Constitution » (nom officiel des Jacobins), s'organise ici comme dans de nombreuses villes et villages de France. Elle ouvre un « Temple de la Liberté » le 27 décembre 1791[17].

Les halles sont construites en 1864.

Sous la Terreur, le village porte quelque temps le nom de « La Réunion-sur Seudre ». En 1794, le marquis de Conflans, dernier seigneur d'Arvert et La Tremblade, est forcé de céder son domaine à la République.

Au cours du XIXe siècle, la ville se dote de nouveaux équipements (église, temple, marché couvert, chemin de fer) et devient un centre économique important du département. L'ostréiculture révolutionne l'économie locale, fondée sur la pêche, l'agriculture (production de froment, de maïs et de seigle), la viticulture (production de vin blanc, d'eau de vie et de vinaigre) et qui se tourne de plus en plus vers le tourisme. En 1876, La Tremblade est classée 5e port de France après La Rochelle, avec un trafic estimé à 8 300 tonnes (huîtres, sel, produits de la pêche)[36]. De nombreuses villas balnéaires sont bâties au bord de l'océan, à l'ouest de la commune, selon un plan en damier établi par Joseph-Édouard Perraudeau de Beaufief, l'une des premières étant la villa « La cigogne », édifiée en 1860 : l'embryon du futur quartier balnéaire de Ronce-les-Bains[37]. En 1862, un médecin parisien, le docteur Brochard, publie une brochure intitulée « Des bains de mer à La Tremblade », contribuant ainsi au développement de la station.

En 1940, la ville est occupée par les troupes allemandes. Lors de leur évacuation, en février 1945, celles-ci incendient le centre-ville, avant de se retrancher dans les blockhaus de la forêt de La Coubre. Les Alliés (158e régiment d'infanterie) débarquent au Mus-de-loup le 14 avril 1945 et libèrent la ville, événement commémoré par une stèle édifiée en 1984.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

De 1789 à 1799, en vertu de la loi du 14 décembre 1789, les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune âgés d'au moins 25 ans, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt équivalent au moins à dix journées de travail.

De 1799 à 1848, La constitution du 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799) revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après les lois organiques 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus au suffrage censitaire pour six ans.

Du 3 juillet 1848 à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.

De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855. Après 1871, les maires sont de nouveau élus, sauf dans les chefs-lieux (de départements, d'arrondissements ou de cantons).

Ce n'est que le 28 mars 1882, qu'une loi sur l’organisation municipale (encore en vigueur) est votée, et qui régit le principe de l'élection du maire et des adjoints par le conseil municipal, quelle que soit l'importance de la commune (sauf pour Paris). La loi du 5 avril 1884 fixe le mandat à quatre ans, durée portée le 10 avril 1929 à six ans[38].

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 27 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[39]). Lors du scrutin de 2008, Jean-Pierre Tallieu (Liste majorité-centriste) arrive en tête avec 69,99 % des voix (1553 voix), devant Claudie Rousselot (Liste d'union de la gauche), qui récolte quant à elle 30,01 % des voix (666 voix). En conséquence de quoi le conseil municipal désigne Jean-Pierre Tallieu comme maire de la commune[40].

Conseil municipal de La Tremblade (2008-2014)
Groupe Président Effectif Statut
Liste majorité-centriste (UMP - MoDem) Jean-Pierre Tallieu 23 majorité
Liste d'union de la gauche (PS - PCF - Verts) Claudie Rousselot 4 opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Jean-Pierre Tallieu UMP Président de la CDA Royan Atlantique
2008 2014 Jean-Pierre Tallieu UMP puis UDI[41] Président de la CDA Royan Atlantique
Les données manquantes sont à compléter.

Canton[modifier | modifier le code]

La Tremblade est le chef-lieu et la première agglomération du canton de La Tremblade, qui regroupe six communes (Arvert, Étaules, Chaillevette, Les Mathes, Saint-Augustin et La Tremblade) et 13 741 habitants (en 2006).

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La Tremblade est une des 34 communes de la Communauté d'agglomération Royan Atlantique, structure intercommunale centrée sur Royan.

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

L'analyse des résultats des élections présidentielles de 2007 montre une poussée de l'électorat de droite, tant au premier qu'au second tour du scrutin. Le candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy obtient ainsi 33,82 % au premier tour, devançant la candidate du PS Ségolène Royal (23,73 %) et le candidat du MoDem François Bayrou (15,65 %). Au second tour, Nicolas Sarkozy consolide sa position, obtenant 58,97 % des suffrages et une avance de plus de 16 % sur son adversaire Ségolène Royal, qui totalise quant à elle 41,03 % des suffrages exprimés[42]. Le taux d'abstention du premier tour (18,24 %) et du second tour (17,44 %) est peu ou prou conforme aux moyenne enregistrées dans le reste de l'hexagone (16,23 % et 16,03 %)[43].

Cette prédominance de la droite se confirme également au cours des élections législatives qui suivent, Didier Quentin conservant son siège de député de la cinquième circonscription de la Charente-Maritime, obtenant 55,08 % des voix dans la commune[44]. Les élections régionales de 2010 sont plus nuancées, montrant une quasi-égalité des forces en présence, avec toutefois un léger avantage pour la liste UMP conduite par Dominique Bussereau, qui obtient la confiance de 50,60 % des électeurs, contre 49,40 % pour Ségolène Royal. Le taux d'abstention atteint cependant un niveau considérable, soit 46,45 % des inscrits. Un peu moins d'un électeur sur deux ne s'est pas déplacé[45]! Par rapport aux élections régionales de 2004, ce score est également un renversement de tendance, la liste conduite par Ségolène Royal ayant à l'époque obtenu 44,60 %, devant la liste UMP conduite par Élizabeth Morin, qui récoltait pour sa part 41,91 % des voix. La liste FN de Jean-Romée Charbonneau se retrouvait en position d'arbitre, ayant obtenu 13,49 % des scrutins[46].

Résultats du second tour des élections présidentielles de 2007 :

Résultats des élections législatives de 2007 et 2002 :

Résultats des élections régionales de 2010 et 2004 :

Instances judiciaires[modifier | modifier le code]

La Tremblade dépend du tribunal d'instance et du conseil de prud'hommes de Rochefort, du tribunal de grande instance, du tribunal pour enfants et du tribunal de commerce de La Rochelle, du tribunal administratif et de la cour d'appel de Poitiers. La cour administrative d'appel est à Bordeaux[48]

Fiscalité locale[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à La Tremblade en 2010[49]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 11.05 % 0.00 % 7.12 % 0.00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 22.39 % 0.00 % 14.01 % 3.32 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 77.75 % 0.00 % 29.17 % 8.63 %
Cotisation foncière des entreprises (CFE) 0.00 % 22.54 % 0.00 % 0.00 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[50]).

Jumelage et coopération[modifier | modifier le code]

La ville de La Tremblade est jumelée avec les villes suivantes :

Drapeau : Sénégal Ngor (Sénégal) depuis 1997. Une place de la commune porte son nom.

Drapeau de la Belgique Habay (Belgique) depuis 2010[51].

Un pacte d'amitié a été signé en 2009 avec les représentants de la commune italienne de Rapolano Terme. Ce rapprochement pourrait donner lieu à un jumelage entre les deux villes dans un avenir plus ou moins proche[52].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Classement démographique[modifier | modifier le code]

Population de l’agglomération de La Tremblade
(Recensements Insee de 1999 et 2008)
Zones Population Surface
(km2)
Densité
(/km2)
croissance
1999-2008
La Tremblade
La Tremblade 4 521 69 65 -3,13 %
Unité urbaine 11 180 117 94 + 9,36 %
Aire urbaine 11 180 117 94 + 9,36 %
Démographie de la Charente-Maritime
Charente-Maritime 611 714 6 864 89 + 9,82 %

En 2008, La Tremblade compte 4 521 habitants, ce qui la classe au 21e rang en Charente-Maritime.

Avec une superficie communale de 6 913 hectares, elle est la deuxième commune la plus étendue en Charente-Maritime, se situant juste après Marans. Les 3/4 de la commune sont occupés par des forêts, des dunes et des marais, ce qui limite considérablement son urbanisation, c'est pourquoi sa densité de population est peu élevée avec seulement 65 habitants par km2. Elle figure parmi les communes urbaines les moins densément peuplées de la Charente-Maritime.

En 2008, l’unité urbaine qui inclut quatre communes — outre la ville principale, les trois communes urbaines d'Arvert, de Chaillevette et d'Etaules - regroupe 11 180 habitants, ce qui la classe au 5e rang des unités urbaines de la Charente-Maritime.

En Poitou-Charentes, son agglomération urbaine la place au 14e rang régional en 2008[Note 2].

Son unité urbaine recouvre également les limites de son aire urbaine qui la classe au 15e rang en Poitou-Charentes en 2008.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à La Tremblade depuis cette date :


En 2011, la commune comptait 4 664 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 511 2 644 2 566 2 161 2 504 2 484 2 551 2 640 2 712
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 853 3 042 3 017 2 648 2 836 3 090 3 210 3 364 3 647
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 601 3 453 3 547 3 207 3 351 3 438 3 690 4 028 4 349
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
4 685 4 925 5 148 4 686 4 623 4 667 4 499 4 474 4 664
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[53] puis Insee à partir de 2004[54].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à La Tremblade en 2007 en pourcentage[55].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
1,9 
11,1 
75 à 89 ans
15,8 
25,3 
60 à 74 ans
24,2 
21,3 
45 à 59 ans
21,2 
16,0 
30 à 44 ans
16,1 
12,6 
15 à 29 ans
10,1 
13,1 
0 à 14 ans
10,6 
Pyramide des âges de la Charente-Maritime en 2007 en pourcentage[56].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,5 
8,6 
75 à 89 ans
11,9 
16,4 
60 à 74 ans
17,1 
21,3 
45 à 59 ans
21,1 
19,1 
30 à 44 ans
18,5 
16,8 
15 à 29 ans
14,7 
17,3 
0 à 14 ans
15,1 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La Tremblade dépend de l'académie de Poitiers. Le groupe scolaire public de La Sablière prend en charge les enfants depuis la maternelle (petite, moyenne et grande section) jusqu'au CM2. L'école maternelle compte environ 100 enfants scolarisés, encadrés par quatre enseignants et cinq agents spécialisés en école maternelle, et dispose de son propre restaurant scolaire ainsi que d'une garderie péri-scolaire. L'école élémentaire regroupe environ 200 élèves, au sein de neuf classes, dont une d'intégration scolaire. Elle dispose d'un réseau d'aide spécialisé (composé d'un psychologue et d'instituteurs spécialisés), d'une bibliothèque, d'une salle informatique, d'un restaurant scolaire et d'une garderie[57].

Le collège Fernand Garandeau accueille environ 500 élèves issus de tout le « grand ouest » royannais (canton de La Tremblade).

Le groupe scolaire privé Notre-Dame et Saint-Joseph est une école confessionnelle sous contrat d'association avec l'état. Gérée par l'organisme de gestion des écoles catholiques, elle prend en charge les élèves de la maternelle au primaire (deux classes de maternelle et quatre classes de primaire)[57].

Construit en 1969[58], le collège Fernand Garandeau compte environ 500 élèves pour 38 enseignants[59]. Il dispose d'un centre de documentation, d'un restaurant scolaire et d'une salle d'informatique, mais n'a pas d'internat. Les lycées les plus proches sont situés à Royan (enseignement général et professionnel) ou à Bourcefranc-le-Chapus (enseignement professionnel).

La politique jeunesse est pensée à l'échelle du canton. Elle est gérée par un Sivom (Syndicat intercommunal à vocations multiples) et a pour vocation d'accueillir les enfants en dehors des périodes scolaires[60]. Il se compose de trois pôles : petite enfance, enfance (3/12 ans) et jeunesse (13/18 ans). Trois crèches sont ouvertes aux enfants du canton : « La Farandole » et « Pirouettes Cacahuètes », à Arvert, et « Les petites goules » en centre-ville. Le centre de loisirs cantonal, implanté à Arvert, est ouvert aux enfants à partir de 3 ans. C'est un centre de loisirs sans hébergement proposant des activités manuelles, des ateliers d'expression, des jeux ou des sorties (accro-branche, piscine, équitation, etc.). Des mini-camps sont organisés pendant l'été. Enfin, la « Maison de La Treille », en centre-ville, est ouverte aux jeunes de 13 à 18 ans. Elle propose des activités sportives, des ateliers, des sorties (surf, paint-ball, plongée, etc.) et offre une salle avec des jeux vidéo et un accès internet. Les jeunes peuvent également soumettre leurs propres projets.

Santé et sécurité[modifier | modifier le code]

Les services de santé représentés par les secteurs médical, paramédical et médico-social font de La Tremblade une ville bien pourvue dans ce domaine.

Services médicaux[modifier | modifier le code]

Quatre cabinets médicaux sont implantés sur le territoire communal (trois en centre-ville, dont une maison médicale, et un à Ronce-les-Bains), auxquels viennent s'ajouter une antenne de la médecine du travail et plusieurs dentistes.

La ville ne possède pas de centre de radiologie et d'échographie médicales (IRM), le plus proche étant situé à Marennes[Note 5], ni de médecins spécialistes, ces derniers étant installés de préférence dans les grands centres urbains du département, en l'occurrence Royan et Rochefort pour les consultations les plus courantes, La Rochelle, Saintes ou Bordeaux pour des interventions exceptionnelles.

Les centres hospitaliers les plus proches sont situés à Royan et à Rochefort.

Services paramédicaux[modifier | modifier le code]

La Tremblade dispose sur son territoire communal d'un cabinet en soins infirmiers et d'un centre de soins d'aide à domicile, de deux cabinets de kinésithérapeutes et de deux cabinets de pédicures-podologues.

La ville est pourvue de deux laboratoires d'analyses médicales[Note 6]. À cela s'ajoutent quatre pharmacies dont une située à Ronce-les-Bains et trois opticiens-lunettiers.

Un service d'ambulances y exerce ses prestations sur l'ensemble du canton et il est relayé par les services du centre de secours des pompiers qui sont habilités à intervenir en cas d'urgence. Ce centre dépend du Centre de secours principal de Royan.

La sécurité des biens et des personnes est assurée par une antenne de la gendarmerie nationale et de la police municipale. La gendarmerie actuelle, située près du collège, doit être remplacée en 2016 par une nouvelle caserne plus fonctionnelle. Elle accueillera en effet à cette date non seulement la brigade actuelle de La Tremblade (1 officer et 14 sous-officiers) mais également la brigade de Royan (7 sous-officers et un gendarme auxiliaire) et la brigade nautique de Royan (5 sous-officiers et un gendarme auxiliaire)[61].

La Tremblade dispose également d'une clinique vétérinaire dont les services s'étendent à l'ensemble de son canton, étant l'unique prestataire de cette activité.

Services médico-sociaux[modifier | modifier le code]

Une résidence pour personnes âgées est implantée à La Tremblade. Il s'agit d'un établissement public, le Foyer-logement Les Mimosas, qui est équipé de 51 logements et est habilité à l'aide sociale[62].

Sports[modifier | modifier le code]

Article connexe : Sport en Charente-Maritime.
La côte sauvage abrite plusieurs spots de surf réputés, dont ici, celui de la pointe de la Coubre.

La commune est équipée d'un stade municipal (terrain de football et de rugby), d'un terrain de sport annexe, d'un gymnase, d'un terrain de motocross, d'un stand de tir, d'une salle de musculation, d'une école de surf et d'une base nautique. Cette dernière est constituée de trois pôles (base nautique proprement dite, sur 3 000 m2, point passion plage, où des cours sont proposés, et point location, où du matériel peut être loué).

Plusieurs associations sportives sont implantées dans la commune. Les disciplines représentées sont le rugby, le tennis[63], le handball, la musculation, le tir, la gymnastique, le roller, le surf, la voile, l'athlétisme, le cyclisme, le judo et l'aïkido.

La Tremblade accueille chaque année depuis 2001 le supercross de La Tremblade, une épreuve du SX Tour, compétition européenne de moto-cross « freestyle » de niveau international[64]. La commune a également servi de cadre à la coupe de France multiglisse en 2008, organisée par la fédération française de surf. Cinq disciplines étaient au programme de cette compétition de niveau national (surf, longboard, bodyboard, bodysurf et stand up paddle)[65]. Au mois de mai 2010, les qualifications de championnats de France de surf casting se sont déroulées sur la plage de l'Embellie[66].

Des compétitions de surf de moindre importance sont organisées ponctuellement, principalement au spot de la pointe de la Coubre.

La construction d’un skate-park, votée par le conseil municipal en 2013 afin de doter la commune d’un nouveau lieu de vie et de cohésion sociale pour les jeunes riders de la ville et de son agglomération, débute au mois d’avril 2014 et se poursuit pendant presque deux mois. Son inauguration en présence du maire de la commune Jean-Pierre Tallieu intervient le 19 juin 2014[67]. Situé en centre-ville, en bordure de l’avenue du Général de Gaulle (face au foyer culturel) et à proximité immédiate du stade et du collège, il a été conçu par le cabinet « sports des villes », spécialisé dans les projets d’infrastructures adaptées aux sports urbains, en partenariat avec l’association ABC skate park. Les travaux de terrassement ont été confiés à l’entreprise Laborde et Fils et la maçonnerie à l’entreprise Béton France[68].

Bénéficiant d’un cadre arboré et d’un éclairage nocturne qui permet de l’utiliser à toute heure du jour ou de la nuit, il est entièrement en béton brut. Sa surface atteint 356 mètres carrés, le tout agrémenté d’un lanceur, de plusieurs trottoirs, d’une table de saut, d’une funbox et de deux rails métalliques. Le coût de cette nouvelle infrastructure sportive a atteint 67 509€, somme financée en partie grâce à des aides du conseil régional de Poitou-Charentes, du conseil général de la Charente-Maritime et de la communauté d’agglomération Royan Atlantique[69]. Le skate-park de La Tremblade complète d’autres infrastructures du même type situées dans les environs, à Marennes, aux Mathes et à Étaules, ainsi que le grand complexe skate-park – bike-park de Royan.

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

La commune de La Tremblade est le lieu de tournage de la série l'Hôtel de la plage diffusée sur France 2 depuis le 16 juillet 2014. La série, réalisée par Christian Merret-Palmair, se déroule à l'Hôtel de la Plage situé à Ronce-les-Bains.

Médias[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

L'émetteur de Niort-Maisonnay permet la réception des 18 chaînes gratuites de la télévision numérique terrestre (TNT) dans l'ensemble de la commune, dont le décrochage local de France 3 Poitou-Charentes. Le 31 mai 2009, l'émetteur de forte puissance a été parmi les premiers à diffuser un nouveau multiplexe, permettant la réception des premières émissions de télévision haute définition (HD)[70]

Radio[modifier | modifier le code]

La plupart des radios nationales présentes dans le département peuvent être écoutées dans la commune. Les informations départementales sont relayées par la station de radio publique France Bleu La Rochelle. Les stations de radio locales pouvant être écoutées dans la commune sont principalement Vogue Radio (radio locale de l'agglomération, émettant depuis Arvert/Chaillevette et diffusée dans toute la presqu'île, Royan compris), Demoiselle FM (généraliste, émettant depuis Rochefort, et disposant de studios à Saint-Georges-de-Didonne), Terre Marine FM (généraliste, émettant depuis Fouras), Mixx radio (techno, dance et musiques électroniques, émettant depuis Cognac et reprise par le réémetteur de Saintes), et RCF Accords Charente-Maritime (religieuse, émettant depuis La Rochelle). Wit FM (généraliste, émettant depuis Bordeaux) peut parfois être captée, mais de façon plus aléatoire, en fonction des conditions climatiques.

Presse[modifier | modifier le code]

La presse locale est représentée par le quotidien Sud Ouest, dont le siège est à Bordeaux, et qui dispose d'une rédaction locale à Royan, et par l'hebdomadaire Le Littoral de la Charente-Maritime, dont le siège est à Marennes et dont le tirage s'élève à 8 500 exemplaires par semaine[71].

Internet haut débit[modifier | modifier le code]

Un répartiteur téléphonique est implanté dans la commune. En 2013, il est dégroupé par plusieurs opérateurs alternatifs (SFR, Free et Bouygues Telecom)[72], en plus de l'opérateur historique, Orange. ADSL, ADSL 2+, Re-ADSL 2 et la télévision par ADSL sont disponibles dans la commune. La Tremblade dispose également de quatre points Wi-Fi.

Cultes[modifier | modifier le code]

La Tremblade appartient au diocèse catholique de La Rochelle et Saintes, lui-même subdivision de la province ecclésiastique de Poitiers depuis 2002 (de la province ecclésiastique de Bordeaux avant cette date) et au doyenné de Marennes-Oléron. La paroisse est comprise dans le secteur pastoral de la presqu'île d'Arvert, centré sur La Tremblade. Les offices catholiques sont célébrés chaque dimanche à 11 heures en l'église du Sacré-Cœur (en centre-ville) ainsi qu'à 9 heures 30 en la chapelle Saint-Joseph de Ronce-les-Bains (en période estivale)[73].

Le culte protestant est célébré ponctuellement au temple de La Tremblade, le dimanche à 10 heures 30, en alternance avec d'autres temples du secteur paroissial (Arvert, Chaillevette, Marennes, Étaules, Mornac)[73].

Associations[modifier | modifier le code]

Le tissu associatif communal est formé de 47 associations œuvrant dans des domaines variés. La ville dispose ainsi d'amicales sportives, d'associations culturelles (association brass en Seudre, association couleur en Seudre, comité de jumelage, troupe des vagabonds des planches, jeux floraux de l'Atlantique), sociales (donneurs de sang), patriotiques (anciens combattants et déportés 39/45, fédération nationale des anciens combattants d'Algérie, comité de commémoration de la libération Seudre-Oléron) et ludiques (club philatélique trembladais, les p'tites mains de la presqu'île, école de musique du bassin de Marennes)[74].

Marché[modifier | modifier le code]

Le marché se tient quotidiennement sous les halles et à ses abords immédiats (place Gambetta). Un grand marché a également lieu chaque samedi matin aux abords de l'ancien champ de foire (place Faure Marchand et rue Foran). Un marché saisonnier se tient quotidiennement, à partir de 8 heures, sous les halles de Ronce-les-Bains. Les différents commerçants présentent sur leur étals produits alimentaires, huîtres et produits de la pêche, productions artisanales et produits manufacturés. Chaque année, un marché aux plantes et aux saveurs est organisé du 23 au 25 avril à Ronce-les-Bains (place Brochard)[75].

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

La commune est au cœur d'un bassin d'emploi particulièrement attractif, la zone d'emploi de Royan (issue de la partition de l'ancienne zone d'emploi Saintonge maritime, qui regroupait de nombreuses communes du Pays Rochefortais, du Pays Marennes-Oléron et du Pays Royannais[76]), forte de 27 753 emplois en 2008[77]. La zone d'emploi de Royan est, avec celle de La Rochelle, la plus dynamique de la région Poitou-Charentes, toutes deux profitant « d'un tissu économique et d'une démographie dynamiques » (Insee)[77]. La croissance y est particulièrement soutenue, du fait du développement des activités tertiaires. L'indicateur de concentration d'emploi a connu une croissance notable dans la commune, passant de 122 en 1999 à 135,4 en 2009. Le nombre d'emplois dans la zone de La Tremblade est passé, au cours de cette période, de 1709 (en 1999) à 1936 (en 2009)[78].

Les actifs forment la composante majoritaire de la population. Estimés à 63,4 % en 1999, ils sont même en augmentation, atteignant 64,4 % en 2009. Le taux d'activité est de 51,1 % pour la tranche d'âge 15-24 ans, de 87 % pour les 25-54 ans et de 27,7 % pour les 55-64 ans. Les retraités constituent 17,9 % de la population communale et les scolaires et étudiants, 6,5 % (6,3 % en 1999)[78].

Les catégories socio-professionnelles les mieux représentées sont les employés (28,6 %), les ouvriers (27,8 %), les artisans, commerçants et chefs d'entreprise (14,1 %) et les cadres et professions intellectuelles supérieures (8,9 %). Les agriculteurs restent une composante importante du paysage économique local, représentant environ 8,1 % de la population active (la moyenne nationale étant de 2,4 %). La grande majorité des actifs travaille dans la commune (61,1 %). Ceux qui travaillent dans une autre commune (38,9 %) restent généralement dans les limites du département (35,4 %) et effectuent souvent des déplacements pendulaires dans les communes de l'agglomération royannaise ou à Marennes, petit pôle économique actif situé juste de l'autre côté de la Seudre. Une infime partie des actifs travaille dans le reste de la région Poitou-Charentes (1,3 %) quand d'autres travaillent dans d'autres régions de France métropolitaine (2,1 %) ou à l'étranger (0,1 %)[78].

Le taux de chômage était nettement supérieur à la moyenne nationale en 1999, touchant 18,4 % de la population active (soit 316 personnes). En dépit de l'émergence d'une crise économique majeure à partir de l'automne 2008, le phénomène a connu une lente amélioration au cours des années qui ont suivi et ne touche plus « que » 14,8 % des actifs en 2009 (soit 244 personnes[78]). Un « point emploi » a été mis en place dès 1992 pour tenter de réguler ce problème et aider les personnes concernées à s'adapter aux changements du marché du travail. Fonctionnant en partenariat avec la maison de l'emploi du pays royannais, le pôle emploi de Royan, la maison des saisonniers et la mission locale du Pays Royannais, il permet de consulter des offres d'emploi, de bénéficier d'aide pour certaines démarches (rédaction de CV, préparation d'entretiens d'embauche) et de participer à des réunions d'information collective[79].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

L'office du tourisme de La Tremblade

La situation géographique de la commune est à l'origine de la prépondérance de deux secteurs économiques, le tourisme et l'ostréiculture. Sa façade maritime, ses quelque vingt kilomètres de plage, son domaine forestier protégé et sa proximité des stations balnéaires du pays royannais donnent au tourisme un poids considérable. Le quartier balnéaire de Ronce-les-Bains est ainsi équipé de plusieurs campings, pensions de famille, hôtels, villages de vacances, boutiques, mais aussi d'un tout nouveau casino. Inauguré en 2007, il est la propriété du groupe Partouche, et employait à cette date 22 personnes. 15 % des gains du casino sont directement reversés à la commune[80].

Différents projets d'aménagement du territoire sont par ailleurs en cours d'étude, parmi lesquels la création d'un port en eaux profondes au « Mus de Loup ».

Vinaigrerie de La Tremblade

La partie septentrionale de la commune bordant le bassin ostréicole de Marennes-Oléron, production et affinage des huîtres constituent une part importante de l'économie. Un centre de recherches de l'Ifremer se charge d'effectuer des recherches sur le milieu marin, d'apporter un suivi dans le développement des huîtres, de préserver la santé des élevages mais aussi de travailler sur des améliorations génétiques[81].

Autres secteurs importants, le commerce et les services, qui se matérialisent par la présence de nombreuses boutiques en centre-ville, de deux moyennes surfaces (U Express et Intermarché, auxquelles s'ajoute un hypermarché Super U totalisant 2985 mètres carrés de surface de vente à l'entrée de la ville, mais dépendant de la commune d'Arvert), d'une zone d'activité communautaire (ZAC Les Brégaudières) et d'une zone artisanale (ZA Les Brassons). Outre des grandes et moyennes surfaces non alimentaires (magasins de vêtements, bazar notamment) la commune conserve une vinaigrerie, unique témoignage d'une industrie autrefois florissante.

Immobilier[modifier | modifier le code]

D'une manière générale, la population de la commune a des revenus un peu moins élevés que dans le reste de l'hexagone : la moyenne des revenus par an et par ménage y est de 14 089 € (moyenne nationale : 15 027 € / an et par ménage)[82].

Niché dans la pinède, le quartier balnéaire de Ronce-les-Bains.

Le prix moyen de l'immobilier est de 2 563,5 €/m2 (vente) et 12,22 €/m2/ mois (location)[82]. Le taux de personnes propriétaires de leur logement est également un peu supérieur à la moyenne nationale, soit 65,4 % (moyenne nationale : 55,3 %) ; parallèlement, 27,4 % des habitants de la commune sont locataires (moyenne nationale : 39,8 %) et 7,2 % logés gratuitement (moyenne nationale : 4,9 %)[83].

Le parc immobilier de la commune est constitué de 4 295 logements, dont 49,9 % sont des résidences principales et 44,8 % des résidences secondaires. La forte proportion de résidences secondaires, caractéristique des stations balnéaires du pays royannais, s'explique par la présence d'un important quartier balnéaire, Ronce-les-Bains. Enfin, 5,2 % des logements sont vacants, un chiffre inférieur aux estimations au niveau national (8 %)[83].

Les maisons individuelles représentent l'écrasante majorité des logements, soit 87,3 % (moyenne nationale : 55,3 %) ; le reste se répartit entre appartements (7,2 %) et logements alternatifs (5,5 %). 29,2 % des logements sont constitués de 5 pièces ou plus (moyenne nationale : 31,5 %); un peu moins que les 4 pièces (33,4 %), mais plus que les 3 pièces (26,1 %), les 2 pièces (10 %) et les studios (1,2 %)[83].

Le parc de logements sociaux de la commune s'est enrichi de trente maisons individuelles à loyer modéré, aménagées en 2009 à l'emplacement des anciens abattoirs municipaux. Baptisé « Clos Fourcade », ce lotissement se compose de 7 T2, de 18 T3 et de 5 T4[84].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Article connexe : Culture en Charente-Maritime.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église du Sacré-Cœur[modifier | modifier le code]

L'église du Sacré-Cœur est un édifice néogothique édifié à partir de 1880 afin de remplacer un ancien temple protestant, devenu vétuste, qui servait jusqu'alors aux offices catholiques. Le nouveau sanctuaire, dessiné par l'architecte Jean-Michel Alaux, a été en partie financé par l'abbé Barbotin, prêtre titulaire de la paroisse. La première pierre est posée le 15 mai 1880, en présence de l'évêque de La Rochelle, Mgr Thomas. Le gros-œuvre est achevé quatre ans plus tard. Le fin clocher, surmonté d'une flèche octogonale cantonnée de pinacles, est édifié à partir de 1886[85].

L'église est consacrée le 21 juin 1894 par Mgr Bonnefoy, évêque de La Rochelle. Une cérémonie du centenaire a lieu en 1994 en présence de Mgr David, évêque de La Rochelle et Saintes[85]. En 1999, le clocher est renversé par la tempête Martin et remonté quelques mois plus tard[86].

L'église, qui forme une croix latine, est constituée d'une nef divisée en six travées couvertes de croisées d'ogives quadripartites, réunies par des clef de voûtes recouvertes d'inscriptions latines. Une série de colonnes trapues, couronnées de chapiteaux corinthiens, marque la séparation entre le vaisseau principal et les bas-côtés, voûtés selon le même principe. Le transept est prolongé par deux absidioles. L'abside, à trois pans, abrite un maître-autel néo-gothique finement ouvragé. Des vitraux figuratifs représentent des scènes de l'Ancien Testament et du Nouveau Testament. Les murs sont ornés d'un ensemble de peintures contemporaines, chemin de croix ou « polyptyque de la croix », œuvre de l'artiste Michel Genty.

La façade est constituée d'un clocher-porche couronné d'une fine flèche, suivant un procédé courant dans la région au XIXe siècle. Une statue du Sacré-Cœur de Jésus est située au premier étage. Elle est accompagnée de l'inscription « Venite ad me omnes » (Venez à moi vous tous), extrait de l'évangile de Matthieu, 11:28 : « Venez à moi vous tous qui peinez et qui souffrez, et je vous réconforterai ».

Temple protestant[modifier | modifier le code]

Le temple protestant est édifié en 1823 sur les plans de l'architecte bordelais Burget[87]. Bâti en pierre de taille de Saint-Savinien, il forme une vaste salle rectangulaire divisée en trois travées. La façade, d'une grande sobriété, animée de deux oculi ménagés de part et d'autre d'une porte encadrée de deux colonnes doriques et surmontée d'un fronton triangulaire, s'inspire du néoclassicisme.

Le bâtiment actuel succède à un premier édifice bâti en 1610, confisqué afin de servir d'église en 1681. Les persécutions menées contre les Protestants conduisent à l'organisation de réunions clandestines, dites « Assemblées du désert », souvent dans des maisons particulières ou en plein-air. La tolérance pratiquée à l'égard des religionnaires par le maréchal de Sénecterre, baron d'Arvert, conduit à la construction d'une discrète maison d'oraison en 1757, sous la direction du « pasteur du désert » Louis Gibert. Sa situation à bonne distance de la cité rend son accès contraignant, et un nouveau lieu de culte est installé en un lieu moins excentré à partir de 1810. Dans le même temps, le consitoire envisage la construction d'un temple moderne, lançant une souscription publique à cet effet en 1820[88].

Le temple est dédicacé le 24 août 1823, jour anniversaire du massacre de la Saint-Barthélemy, en présence de plusieurs ministres du culte des paroisses protestantes avoisinantes, du préfet du département, du sous-préfet de Marennes, du maire et de plusieurs personnalités officielles[88].

La commune possédait autrefois un temple annexe à Ronce-les-Bains. Modeste bâtiment de bois surmonté d'un petit campanile, il est installé après-guerre à Royan, ville rasée par les bombardements, afin de servir de lieu de culte provisoire aux fidèles protestants. Le bâtiment est ensuite démonté et installé à Ronce-les-Bains, où un premier culte est célébré en 1957. Le temple est démonté en 2007 afin de construire un parking.

Phare de la Coubre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Phare de la Coubre.

Le phare de la Coubre se situe dans la partie sud-ouest de la commune, à son point de jonction avec celle des Mathes, au niveau de la pointe de la Coubre, de la baie de Bonne Anse et de la côte sauvage.

Le phare de la Coubre.

Construit en 1905 sur les plans de l'architecte Alexandre, il se présente sous la forme d'une tour tronçonnique peinte en rouge et blanc, haute de 64 mètres[89] (4 mètres de moins que le phare de Cordouan tout proche). La portée de son feu électrique est de 80 kilomètres. Un feu secondaire, ou « barbette » est aménagé à mi-hauteur. Le phare est ouvert à la visite : on accède à sa plate-forme sommitale par une série de 300 marches[90].

Le phare est construit sur la pointe de la Coubre, au point de jonction des eaux de l'estuaire de la Gironde et de l'océan Atlantique, où de puissantes déferlantes et des bancs de sable rendent la navigation dangereuse. Il succède à plusieurs édifices, construits à cet endroit depuis 1699 (construction d'une pyramide en bois, rénovée en 1727 par l'ingénieur De Bitry). Un petit phare est édifié en 1830, remplacé en 1895 par une puissante tour en pierre, œuvre de l'ingénieur Caboche[90]. Mais, construite trop près des côtes, cette dernière est rapidement menacée par l'érosion et finit par être désertée au profit d'un nouveau phare, celui qui existe toujours aujourd'hui.

L'ancien phare s'effondre en 1907. Pour autant, le phénomène d'érosion des côtes n'est pas stoppé, et le phare, construit à l'origine à 2 kilomètres de l'océan, n'en est plus distant que de 800 mètres[89].

Marché couvert[modifier | modifier le code]

Le nouveau marché couvert est édifié en 1864. Dessiné par l'architecte Bourgent et réalisé par l'entrepreneur Berthelin, il forme une salle rectangulaire en pierre de taille et briques, éclairée par une série de baies rectangulaires et couverte d'ardoises. L'édifice a été restauré à la fin du XXe siècle et complété par un atrium et des menuiseries vitrées. Une bouteille contenant une reproduction du discours prononcé par Pierre Bargeaud, maire de la ville à cette époque, est imbriquée dans les fondations du bâtiment[89]. Le marché se tient toujours sous ses voûtes, laissant la part belle aux productions ostréicoles et halieutiques.

Pont de la Seudre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pont de la Seudre.
Photographie du pont sur la Seudre à marée basse
Pont sur la Seudre vu de La Tremblade

Le pont de la Seudre est un ouvrage d'art édifié en 1972 afin de faciliter la circulation des personnes et des marchandises entre les deux rives de la Seudre, qui forme à cet endroit un vaste estuaire. Longtemps le fleuve constitue une barrière difficilement franchissable (sinon par bateau). L'établissement d'une sous-préfecture à Marennes entraîne un accroissement des besoins et un service de bacs est établi.

Malgré une modernisation constante des embarcations (bac à chaîne, bac à vapeur puis bac automoteur[89]), le service montre ses limites et décision est prise de construire cet ensemble, qui fait écho au pont de l'île d'Oléron situé à une dizaine de kilomètres au nord-ouest.

Des projecteurs ont été mis en place sur les deux ouvrages, qui sont illuminés (en vert et bleu) chaque nuit.

Ancienne gare de chemins de fer[modifier | modifier le code]

L'ancienne gare de chemins de fer est construite en 1876 afin de servir de point d'embarquement principal aux passagers du bac Marennes-La Tremblade, mais aussi aux marchandises (essentiellement des huîtres) qui peuvent ainsi être livrées plus rapidement. Plusieurs petites gares sont construites le long du tracé (Étaules, Mornac) jusqu'à l'embranchement de Saujon.

Initialement propriété de la Compagnie des chemins de fer de la Seudre, elle passe sous le contrôle des Chemins de fer de l'État en 1880. Le transport des personnes est assuré jusqu'en 1939 avant d'être réservé aux marchandises jusqu'en 1980[89]. La ligne est désormais exploitée à des fins touristiques, un petit train à vapeur baptisé « Train des mouettes » faisant la navette entre La Tremblade et Saujon.

Batterie Muschel[modifier | modifier le code]

En 1944 les ingénieurs de l'Organisation Todt entreprennent la construction de la future batterie Gironde, également dénommée batterie Muschel, en pleine forêt de la Coubre. Elle ne fut jamais terminée. La batterie avec tous ses ouvrages fait l'objet d'une inscription au titre des Monuments historiques depuis le 24 juillet 2002[91].

Aux alentours[modifier | modifier le code]

Localisée en plein cœur de la presqu’île d’Arvert, la ville de La Tremblade bénéficie d’une situation privilégiée pour partir à la découverte des stations balnéaires de la Côte de Beauté, de l’île d’Oléron ou des sites ostréicoles des bords de Seudre. Elle n’est ainsi qu’à une dizaine de kilomètres des stations balnéaires de Royan, Saint-Palais-sur-Mer, Vaux-sur-Mer ou Saint-Georges-de-Didonne, et à moins de dix kilomètres du site touristique de la Grande-Côte et de la station balnéaire de La Palmyre, également connue pour son parc d’attraction Luna Park et son zoo, un des plus importants d’Europe, accueillant plus de 700 000 visiteurs par an.

Le zoo de la Palmyre, plus grand parc zoologique privé d'Europe, n'est qu'à une dizaine de kilomètres du centre-ville.

Plus au sud, dans les marais de la Seudre, la commune de Chaillevette conserve un port pittoresque (port de Chatressac) bordé de cabanes en bois typiques ; le village de Mornac-sur-Seudre, aux maisons blanchies à la chaux et aux ruelles bordées de roses trémières, est classé parmi les plus beaux villages de France, et les petites villes de Breuillet ou de Saint-Sulpice-de-Royan conservent des églises romanes typiques. Au sud-ouest du centre-ville de La Tremblade, les marais de Saint-Augustin sont un conservatoire d’espèces animales et végétales variées ; de petites routes permettent de l’appréhender à vélo.

Face à la ville de La Tremblade, sur l’autre rive de la Seudre, à laquelle on accède par un grand viaduc, se trouve la ville de Marennes, célèbre pour son église, dont le clocher gothique est le plus haut du département (85 mètres), pour son centre historique (nombreux hôtels particuliers), son port de La Cayenne et depuis peu, sa cité de l'Huître. Non loin de là, la place forte de Brouage a conservé son allure du XVIIème siècle. Elle est connue pour être la patrie de Samuel de Champlain, « père » de la Nouvelle-France. La ville de Saint-Just-Luzac, qui appartient à la banlieue de Marennes, est également connue pour son église monumentale et inachevée.

Un peu plus à l’ouest, l’île d’Oléron recèle de nombreux sites touristiques, telle la station balnéaire et climatique de Saint-Trojan-les-Bains, nichée au milieu des pins de la forêt domaniale de Saint-Trojan, pendant insulaire de la forêt domaniale de la Coubre, la place forte du Château-d’Oléron ou encore la capitale de l’île, Saint-Pierre-d’Oléron.

Culture[modifier | modifier le code]

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Le foyer d'action culturelle organise des manifestations périodiques ayant trait à l'art et à la promotion de la culture (Salon des arts figuratifs, Salon du livre jeunesse, L'art dans la rue). La commune dispose également d'une maison des associations, d'une bibliothèque, d'une maison des jeunes et de trois musées : le musée maritime, né en 1963, qui se consacre à l'ostréiculture et à la pêche traditionnelle, le musée du protestantisme charentais, créé en 1994 à l'initiative du conservatoire d'arts et traditions populaires, et l'écomusée du phare de la Coubre.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Langue saintongeaise[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Saintongeais.
Carte représentant l'aire linguistique du Saintongeais dans les Charentes et le Nord-Gironde
Aire linguistique du Saintongeais

La commune est située dans l'aire linguistique du saintongeais, un dialecte faisant partie de la famille des langues d’oïl, branche des langues romanes, qui comprend également le français, l’angevin le picard et le poitevin avec lequel il est souvent regroupé dans un domaine plus vaste, le poitevin-saintongeais.

Le saintongeais (saintonjhais) est la langue vernaculaire parlée dans les anciennes provinces d'Aunis, Saintonge et Angoumois. On l’appelle aussi le charentais ou encore le patois charentais. Les locuteurs sont dits patoisants. Le saintongeais a fortement influencé l’acadien et en conséquence, par ricochet, le cadien ; quant au québécois, il a été influencé par les parlers tels que le normand, le francien et le saintongeais.

La langue saintongeaise présente de nombreux traits communs avec des langues telles que le cadien ou l'acadien, ce qui s'explique par les origines saintongeaises d'une partie des émigrants vers la Nouvelle-France au XVIIe siècle.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La gastronomie saintongeaise est principalement axée sur trois types de produits : les produits de la terre, les produits de la mer et les produits de la vigne.

Les préparations à base de viande de porc occupent une place prépondérante dans la cuisine régionale : ainsi des gratons ou des grillons, sortes de rillettes à base de viandes rissolées et confites dans leur graisse, du gigorit (ou gigourit), un civet mêlant sang, gorge, foie et oignons, ou de la sauce de pire, à base de fressure, d'oignons et de vin blanc de pays[92].

Les huîtres de Marennes-Oléron sont une spécialité réputée de la région. La Tremblade est une importante commune ostréicole.

La cuisine saintongeaise intègre tout naturellement de nombreuses recettes à base de « cagouilles », le nom local de l'escargot petit-gris. Animal tutélaire de la Saintonge, il est notamment cuisiné « à la charentaise », c'est-à-dire cuit dans un court-bouillon agrémenté de vin blanc, d'ail et de mie de pain.

Parmi les autres spécialités locales, il convient de noter également les pibales (alevins d'anguille pêchés dans la Gironde, spécialité de Mortagne et de Blaye), les sardines de Royan, les « thyeusses de gueurnouilles » (cuisses de grenouilles), la « sanglette », une galette préparée à base de sang de poulet et d'oignons cuits, le farci saintongeais (variante du farci poitevin), le lapin au pineau, le foie gras ou encore les confits. La grande spécialité de la presqu'île d'Arvert est cependant l'huître de Marennes-Oléron, de renommée internationale.

Les desserts traditionnels sont issus de la cuisine paysanne : millas (gâteau à la farine de maïs, qu'on retrouve dans une grande partie du Sud-Ouest de la France), galette charentaise, au beurre Charentes-Poitou, ou encore « merveilles » (beignets).

Les vignes de la région servent à la confection d'eaux-de-vie réputées, telles que le pineau des Charentes et plus encore, le cognac. La commune de La Tremblade est ainsi intégralement située dans la zone de production des « bois communs ».

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Job Forant, né en 1612 à La Tremblade, officier de marine, chef d'escadre.
  • Michel Froger, né en 1668 à La Tremblade, officier de marine et navigateur.
  • Nelly Lieutier (née Besson), native de La Tremblade en 1829 et morte en 1900, dame poète, auteur de nombreux ouvrages dont La bague d'argent[93].
  • Charline Picon, née en 1984, vice-championne d’Europe 2008 de planche à voile.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Certains y voient une appartenance géographique au Midi de la France — en référence au « Midi atlantique » cher au géographe Louis Papy - ainsi La Tremblade comme le département de la Charente-Maritime peuvent être rattachés à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français
  2. Se reporter à l'article détaillé Démographie de Poitou-Charentes à la section Liste des Unités urbaines.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  5. Les onze villes de la Charente-Maritime à être équipées au moins d'un centre de radiologie médicale sont par ordre alphabétique les suivantes : Jonzac, Marennes, Rochefort, La Rochelle, Royan, Saintes, Saint-Jean-d'Angély, Saint-Martin-de-Ré, Saint-Pierre-d'Oléron, Saujon, Surgères
  6. Liste des villes de la Charente-Maritime à être équipées au moins d'un laboratoire d'analyses de biologie médicale par ordre alphabétique : Aytré, Châtelaillon-Plage, Jonzac, Marans, Marennes, Montendre, Pons, Puilboreau, Rochefort, La Rochelle, Royan, Saintes, Saint-Jean-d'Angély, Saint-Martin-de-Ré, Saint-Pierre-d'Oléron, Saujon, Surgères, Tonnay-Charente et La Tremblade. À cette liste de 19 villes s'ajoute le centre rural de Montguyon dans la Double Saintongeaise.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Louis Papy, Le Midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984, p. 21
  3. « Orthodromie entre La Tremblade et Arvert », sur Lion 1906 (consulté le 26 février 2013).
  4. « Orthodromie entre La Tremblade et Étaules », sur Lion 1906 (consulté le 26 février 2013).
  5. « Orthodromie entre La Tremblade et Les Mathes », sur Lion 1906 (consulté le 26 février 2013).
  6. « Orthodromie entre La Tremblade et Marennes », sur Lion 1906 (consulté le 26 février 2013).
  7. « Orthodromie entre La Tremblade et Bourcefranc-le-Chapus », sur Lion 1906 (consulté le 26 février 2013).
  8. « Orthodromie entre La Tremblade et Breuillet », sur Lion 1906 (consulté le 26 février 2013).
  9. « Orthodromie entre La Tremblade et Royan », sur Lion 1906 (consulté le 26 février 2013).
  10. « Orthodromie entre La Tremblade et Saujon », sur Lion 1906 (consulté le 26 février 2013).
  11. « Orthodromie entre La Tremblade et Saint-Pierre-d'Oléron », sur Lion 1906 (consulté le 26 février 2013).
  12. « Orthodromie entre La Tremblade et Rochefort », sur Lion 1906 (consulté le 26 février 2013).
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