La Tremblade

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La Tremblade

Le centre-ville de La Tremblade
Le centre-ville de La Tremblade

Administration
Pays France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Rochefort
Canton La Tremblade
(chef-lieu)
Code Insee abr. 17452
Code postal 17390
Maire
Mandat en cours
Jean-Pierre Tallieu
2008-2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération Royan Atlantique
Démographie
Population 4 499 hab. (2006)
Densité 65 hab./km²
Gentilé Trembladais
Géographie
Coordonnées
géographiques
45° 46′ 10″ Nord
         1° 08′ 30″ Ouest
/ 45.7694444444, -1.14166666667
Altitudes mini. 0 m — maxi. 56 m
Superficie 69,13 km²

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La Tremblade est une commune française, située dans le département de la Charente-Maritime et la région Poitou-Charentes.

Les habitants de La Tremblade sont appelés les Trembladais et les Trembladaises.

Sommaire

[modifier] Géographie

La commune est située dans la presqu'île d'Arvert, sur la rive gauche de l'estuaire de la Seudre. L'océan Atlantique limite la commune sur sa partie occidentale, où une station balnéaire s'est développée au XIXe siècle : Ronce-les-Bains.

La Tremblade se situe à proximité immédiate du bassin ostréicole de Marennes-Oléron.

[modifier] Climat

Le climat est de type océanique : la pluviométrie est relativement élevée en automne et en hiver et les hivers sont doux. L'été reste tempéré grâce à la brise marine. Deux vents venant de l'océan, le noroît et le suroît , soufflent sur les côtes du département. L'ensoleillement de la côte charentaise est très important : avec 2250 heures par an, il est comparable à celui que connaît une partie de la côte méditerranéenne[1]

[modifier] Données générales

Ville Ensoleillement (h/an) Pluie (mm/an) Neige (j/an) Orage (j/an) Brouillard (j/an)
Paris 1 797 642 15 19 13
Nice 2 694 767 1 31 1
Strasbourg 1 637 610 30 29 65
La Tremblade[2] 2250 755 4 13 26
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40



[modifier] Ouragan de décembre 1999

La Charente-Maritime est le département français qui a été le plus durement touché par l'ouragan Martin du 27 décembre 1999. Les records nationaux de vents enregistrés ont été atteints avec 198 km/h sur l'île d'Oléron, au large de la commune, et 194 km/h à Royan, à 20 kilomètres de La Tremblade.

[modifier] Toponymie

Localisation des principales communes bordant l'estuaire de la Seudre sur une image satellite
Localisation de La Tremblade au bord de la Seudre (image satellite SPOT)

Vient très probablement de la présence de trembles dans les forêts de la région, au Moyen Âge.

[modifier] Histoire

[modifier] La préhistoire

À l'origine, le site de La Tremblade se limitait à un promontoire rocheux en bordure de l'océan, la pointe de Brau. Sur cette langue de terre, les alluvions fluviales et marines se sont peu à peu agglutinés au point de former de nouvelles terres, longtemps incultes et colonisées par les sables. Néanmoins, l'occupation humaine du site dès la préhistoire est attestée, grâce à la découverte de nombreux objets de la vie quotidienne (haches polies, restes de céramiques en particulier), aujourd'hui regroupés à l'hôtel de ville.

[modifier] Le Moyen Âge: création de « Trembledam »

À la fin du XIIe siècle, une terre à moitié déserte est cédée aux frères de l'ordre de Grand mont, de Limoges, par le seigneur de Mornac, qui est alors propriétaire de la majeure partie des terres de la péninsule d'Arvert. Ces religieux ne tardent pas à y fonder un prieuré, sous le vocable de Notre-Dame de la Garde. Peu à peu, les terres sont défrichées et mise en valeur, et un habitat s'organise : le village ainsi crée est désigné par les chartes du XIIIe siècle comme « Trembledam ». De nombreux moulins et bâtiments agricoles sont édifiés, et les marais salants mis en exploitation. A cette même époque, le seigneur autorise l'exploitation de la forêt de Salis afin de construire de nouveaux logements. Le village de Trembledam semble s'être développé très vite, mais pas au point de devenir une paroisse ou une seigneurie autonome : Trembledam reste jusqu'en 1749 partie intégrante de la paroisse et de la baronnie d'Arvert.

Durant plusieurs siècles, l'activité portuaire est très importante et Trembledam est connu pour être un important port exportateur de sel ainsi qu'un havre apprécié en raison de sa situation privilégiée.

[modifier] Port, chantiers navals : une rivale de Rochefort

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le port sert au ravitaillement des colonies de la Nouvelle-France, et abrite également plusieurs chantiers navals. On y construit des navires de pêche, notamment ceux « qui servent pour aller à la pesche du poisson vert au grand banc de Terreneuve », comme l'indique l'album de Colbert. On y radoube également des navires tels que La Renommée du commandant Foran (1662), ou encore Le Grand du capitaine Jehan de Lestrille (1675). Un embryon d'arsenal est créé sous la forme de magasins royaux, et pendant un temps, le roi Louis XIV envisage de faire du village un grand port militaire. Pour des raisons stratégiques, c'est pourtant un petit village au milieu des marais, non loin de l'embouchure de la Charente, qui est choisi : la future ville de Rochefort.

[modifier] Développement démographique

Au XVIIIe siècle, par un retournement de situation démographique, le village, qui n'est même pas une paroisse et qui dépend encore de la seigneurie d'Arvert, compte une population plus importante que le village d'Arvert lui-même. Le maréchal de Sénecterre, baron d'Arvert, choisit alors d'installer son château au village de La Tremblade. La voie est tracée pour que le village, qui compte environ 2 000 habitants à la veille de la Révolution, devienne chef-lieu du canton nouvellement créé en 1790. Sous la Terreur, le village porte quelque temps le nom de « La Réunion-sur Seudre ». En 1794, le marquis de Conflans, dernier seigneur de La Tremblade, est forcé de céder son domaine à la République.

[modifier] Révolution économique

Au cours du XIXe siècle, la ville se dote de nouveaux équipements (église, temple, marché couvert, chemin de fer) et devient un centre économique important du département. L'ostréiculture révolutionne l'économie locale, fondée sur la pêche et qui se tourne de plus en plus vers le tourisme. En 1876, La Tremblade est classée 5e port de France après la Rochelle, avec un trafic estimé à 8 300 tonnes (huîtres, sel, produits de la pêche). De nombreuses villas balnéaires sont bâties au bord de l'océan, à l'ouest de la commune, selon un plan en damier établi par Édouard Perraudeau de Beaufief, l'une des premières étant la villa « La cigogne », édifiée en 1860 : l'embryon de la future station balnéaire de Ronce-les-Bains.

[modifier] Les années sombres

En 1940, la ville est occupée par les troupes allemandes. Lors de leur évacuation, en février 1945, celles-ci incendient le centre-ville. Les Alliés débarquent au mus-du-loup le 14 avril 1945 et libèrent la ville, évènement commémoré par une stèle édifiée en 1984.

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[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
depuis 2001 Jean-Pierre Tallieu UMP Président de la CDA Royan Atlantique
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[3][4])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
4685 4925 5148 4686 4623 4667 4499
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] Économie

L'économie de la ville de la Tremblade repose essentiellement sur la production des huîtres et donc de toutes les activités autour de l'ostréiculture.
Le bassin de production des huîtres de la Tremblade, Marennes et de l'Île d'Oléron est le plus important au monde.
Il se situe dans l'estuaire de la Seudre.
La ville mise également sur le développement du tourisme, en particulier grâce à l’ouverture du casino, du port de plaisance en ville et le projet de port en eaux profondes au « mus du loup ».

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[modifier] Personnages célèbres

[modifier] Monuments

[modifier] Patrimoine religieux

[modifier] Église du Sacré-cœur

L'église du sacré-cœur

L'église du Sacré-Cœur est un édifice néo-gothique en croix latine édifié à partir de 1867 pour remplacer un ancien temple protestant qui servait jusque-là aux offices catholiques.
Le nouveau sanctuaire a été en partie financé par l'abbé Barbotin, prêtre titulaire de la paroisse.

Cette église est constituée d'une nef de six travées, voûtée d'ogives, flanquée de bas-côtés et terminée par une abside, d'un transept et d'un clocher en pierre de taille formant une flèche, l'ensemble surmontant un porche.

L'intérieur abrite des vitraux et une statuaire datant principalement du XIXe siècle ainsi qu'un ensemble de peintures, notamment un « Polyptyque de la croix », œuvre de l'artiste contemporain Michel Genty.


  • Temple protestant

[modifier] Patrimoine civil

[modifier] Patrimoine naturel et lieux touristiques

  • La forêt de la Coubre
  • Le train des mouettes, train à vapeur, entre Saujon et La Tremblade (via Mornac-sur-Seudre).

[modifier] Jumelages

La ville de la Tremblade est jumelée avec celle de Ngor au Sénégal, ce qui a donné le nom à la place éponyme.

[modifier] Notes et références

  1. Données Météo France
  2. Données de la station de La Rochelle, sources l'Internaute, INSEE et Lameteo.org
  3. La Tremblade sur le site de l'Insee
  4. Population municipale au 1er janvier 2006, consulté le 27 février 2009]

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

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