Le Verdon-sur-Mer

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Le Verdon-sur-Mer
Terminal du porte conteneur
Terminal du porte conteneur
Blason de Le Verdon-sur-Mer
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Arrondissement de Lesparre-Médoc
Canton Canton de Saint-Vivien-de-Médoc
Intercommunalité Communauté de communes de la Pointe du Médoc
Maire
Mandat
Jacques Bidalun
2014-2020
Code postal 33123
Code commune 33544
Démographie
Gentilé Verdonnais
Population
municipale
1 366 hab. (2011)
Densité 80 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 32′ 50″ N 1° 03′ 38″ O / 45.5472, -1.0606 ()45° 32′ 50″ Nord 1° 03′ 38″ Ouest / 45.5472, -1.0606 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 36 m
Superficie 17,09 km2
Localisation

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Le Verdon-sur-Mer
Liens
Site web www.ville-verdon.org

Le Verdon-sur-Mer (Lo Verdon de Mar en gascon) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Gironde (région Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Verdonnais et les Verdonnaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Géographie de la Gironde et Médoc.

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Le Verdon-sur-Mer est la commune la plus septentrionale des Landes de Gascogne, à l'extrémité nord du Médoc et de la pointe de Grave, à 98 km au nord-ouest de Bordeaux, chef-lieu du département, à 34 km au nord-nord-ouest de Lesparre-Médoc, chef-lieu d'arrondissement et à 17 km au nord de Saint-Vivien-de-Médoc, chef-lieu de canton[2].

Appartenant au Midi de la France — on parle plus précisément de « Midi atlantique »[3], au cœur de l'Arc atlantique, elle est partie intégrante du Grand Sud-Ouest français.

Sur le territoire communal commencent la route départementale D.1215 (ancienne N.215, à son tour ancienne D.1[N 1]) qui mène à Saint-Vivien-de-Médoc au sud puis à Bordeaux au sud-est et la route départementale D101, plus à l'ouest, qui mène à Soulac-sur-Mer et à Vendays-Montalivet.

Le bac « la Gironde » en 2009

Un service de bacs fluviaux traversant l'estuaire, assure la liaison entre Le Verdon (Port-Bloc) et Royan. Son trafic atteint presque le million de passagers par an : 907 000 passagers en 2010, contre 689 800 en 2002[4], principalement grâce à la modernisation des navires.

L'autoroute la plus proche est la rocade de Bordeaux dont la sortie no 8 est distante de 91 km par la route vers le sud-sud-est.

La commune est dotée d'une gare SNCF sur la ligne du Médoc du TER Aquitaine, ligne électrifiée reliant la pointe de Grave à Bordeaux. Le terminus de cette ligne est à la gare de la pointe de Grave.

Le Verdon est une petite station balnéaire disposant de deux plages : l'une sur l'océan, l'autre sur l'estuaire ainsi que d'un port de plaisance aménagé en 2004 : Port-Médoc et un plus ancien, Port-Bloc, où arrive le bac de Royan.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes du Verdon-sur-Mer
Océan Atlantique du Verdon-sur-Mer estuaire de la Gironde
Soulac-sur-Mer

Le Verdon fait face aux communes de Royan, Saint-Georges-de-Didonne et Meschers-sur-Gironde, sur la rive droite de l'estuaire de la Gironde, ces communes étant charentaises.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune a une situation géographique particulière : de forme triangulaire, elle se situe à la rencontre de l'estuaire de la Gironde et de l'océan Atlantique. Au large, sur un îlot rocheux, le phare de Cordouan, construit entre 1584 et 1611 et réhaussé en 1789, marque l'entrée de l'estuaire. Lors de la création des communes, Le Verdon n'est qu'un hameau de Soulac distant de plus d'une lieue. Le village vit de la production de sel. Les sauniers exploitent les nombreux marais salants. Un poste de douane est établi dès les années 1740 pour percevoir la gabelle mais aussi pour surveiller les navires au mouillage dans la rade.

Jusqu'en juillet 1874, Le Verdon dépendait de la commune de Soulac. Après de longues démarches, les hameaux du Verdon, du Logit, du Royannais, des Grands Maisons et des Huttes devinrent une commune autonome. Les activités principales du village sont la culture du sel (marais salants nombreux depuis le Moyen Âge) et les ressources liées à la mer et aux cultures vivrières. Depuis un décret de 1911, Le Verdon s'appelle Le Verdon-sur-Mer.

Au XIe siècle, le territoire du Verdon héberge le prieuré de Saint-Nicolas de Grave, dépendant de Cluny. Il abrite les moines chargés de l'entretien du feu de Cordouan, au large de l'embouchure de l'estuaire. Le prieuré est enfoui sous les sables à une période indéterminée.

Depuis le Moyen Âge, Le Verdon est connu pour sa rade abritée des vents dominants d'ouest. Les navires désirant quitter l'estuaire de la Gironde y stationnent avant de prendre la mer. Les navires souhaitant se ravitailler à terre débarquent quelques marins qui, avec l'aide d'un petit canot, remontent le chenal de Rambaud jusqu'au bourg. Ce chenal sert également à l'expédition du sel des marais.

En 1717-1723, une chapelle royale est édifiée pour apporter un secours spirituel aux marins. Elle porte le vocable de Notre-Dame du Bon Secours et de Saint-Louis. Sa construction a été financée par un prélèvement sur les navires entrant et sortant de l'estuaire selon leur tonnage (décret du Conseil du Roi de 1712). Cette chapelle est désaffectée à la Révolution et sert de logement pour des officiers en garnison dans les forts de la Pointe de Grave. Revenue au culte dans les années 1820, elle est détruite pour être remplacée par l'église actuelle. Le Verdon est érigé en paroisse autonome en 1849, se détachant de Soulac.

Fortement soumise à l'érosion marine à partir du milieu du XVIIIe siècle, La pointe de Grave fait l'objet de nombreuses protections contre le recul de la côte. Elles sont initiées par les Ponts et Chaussées, Service Maritime de la Gironde. Entre Soulac et la pointe de Grave, des digues, brise-mer et brise-lame sont édifiés par les Ponts et Chaussées pour retenir le sable et casser les assauts de l'océan. 130 ans de chantiers perpétuels permettent de stabiliser le trait de côte. La jetée, construite en 1844, en est encore le témoin, à l'extrémité de la pointe de Grave. Plusieurs générations de chantier sont entreprises. La première, à partir de 1839, consiste en la construction d'une dizaine d'épis dans l'anse des Huttes, très vulnérable en raison de l'étroitesse du cordon dunaire et la présence de terres proches du niveau 0 de la mer en arrière. 13 épis sont également construits entre la Pointe de Grave et la plage de la Claire. Afin de préserver la forêt, l'ingénieur Brémontier avait implanté son premier atelier de semis de pins à la Pointe de Grave en 1801.

Brise-lames

La vocation maritime du Verdon se renforce encore avec l'inauguration, en 1933, du môle d'escale, avant-port de Bordeaux. Les plus grands paquebots des années 1930 ont accosté à ce port relié à la terre par un viaduc de plus de 340 mètres de long. Sa construction, entre 1929 et 1933, attira une main d'œuvre nombreuse, souvent immigrée. Le Verdon connut une période de prospérité dans précédent et sa population n'a jamais été dépassée depuis cette période. Détruit en novembre 1944 par les Allemands contrôlant la poche de Royan et de la pointe de Grave, le môle d'escale est pour l'époque, un fleuron de la technologie. Il accueille une centaine de paquebots transatlantiques durant sa période d'activité. Dans les années 1966-1986, un port pétrolier est en activité sur les ruines de l'ancien môle d'escale. Trois dépôts d'hydrocarbures sont implantés sur la commune, ravitaillant les raffineries de l'amont, à Ambès(Elf et Esso) et à Pauillac (Shell).

Depuis les années 1980 et la fin de l'industrialisation de l'estuaire de la Gironde, Le Verdon s'est engagé dans un développement touristique, fort de son patrimoine et de ses ressources naturelles (plages, forêts, anciens marais salants). En 2004, Port-Médoc, port de plaisance de 800 anneaux, est ouvert. Il est accessible à toutes marées. Il reçoit, depuis son ouverture, le Pavillon bleu. Depuis quelques années, la vocation touristique de la commune se développe avec la construction de résidences de tourisme.

Héraldique et devise[modifier | modifier le code]

Médaille du Verdon-sur-Mer avec sa devise : Terram meam mare attulit.
Armes

Les armes du Verdon-sur-Mer se blasonnent ainsi :

D'azur au phare d'argent posé sur une mer du même, au chef de gueules à la muraille d'argent maçonnée de sable issant de la partition, au franc-quartier de gueules à la bande d'or, à la bordure vairée.

Devise : Terram meam mare attulit

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours Jacques Bidalun[5] SE Attaché territorial
1989 2008 Alain Martinet DVD Pharmacien
1983 1989 Michel Rapeau PS Officier Marine marchande
1977 1983 Fernand Formont DVD Cadre administratif

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 366 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1876. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
733 763 764 742 736 952 864 876 798
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
954 1 726 1 578 1 236 1 397 1 554 1 630 1 648 1 616
1990 1999 2006 2007 2011 - - - -
1 344 1 274 1 358 1 369 1 366 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

[À développer]

Ports[modifier | modifier le code]

La commune dispose du port autonome de Bordeaux

Commerces[modifier | modifier le code]

Des commerces de proximité sont situés au bourg.

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • La marina de Port-Médoc
  • Petit train touristique de l'association PGVS (Pointe de Grave, Verdon, Soulac) reliant la pointe de Grave à Soulac (les Arros). Il circule en été, sur une voie ferrée propre à lui et dans la forêt, non loin de la piste cyclable longeant la côte.

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Une école est située au bourg. Pour continuer sa scolarité, il faut aller à Soulac-sur-Mer (au collège) puis à Lesparre-Médoc (au lycée).

Services[modifier | modifier le code]

Le bourg accueille une agence postale.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Une pointe pour tous[modifier | modifier le code]

La commune a connu entre 2007 et 2010 une vive polémique au sujet de l'implantation éventuelle d'un port méthanier. Par consultation, les habitants de la commune se sont prononcés contre à près de 70 %. La plus grosse association du village avec plus de 5 000 adhérents est désormais l'association « Une pointe pour tous » qui luttait contre l'implantation d'un terminal méthanier[8].

Cultes[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Située au bourg, l'église paroissiale Notre-Dame du Bon Secours et de Saint-Louis, 1872 a été construite à l'emplacement d'une ancienne chapelle royale. Elle est de style néo-gothique.

L'église Notre-Dame du Bon Secours et Saint-Louis
Wikimedia Commons possède d’autres illustrations sur l'église du Verdon.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Sur la commune, on peut retrouver :

  • Le phare de Cordouan : sur un plateau rocheux à l'embouchure de l'estuaire de la Gironde. 1584-1611. Édifié par Louis de Foix. Surélévation de l'ingénieur Joseph Teulère en 1789. Electrifié en 1948. Phare en mer encore gardienné. Classé monument historique en 1862 en même temps que Notre-Dame du Phare. Se visite par bateau, à marée basse. 311 marches.
  • Le Phare de Grave, à la pointe de Grave, 1859-1860. Abrite un musée des phares et balises, ouvert en saison tous les jours et pour les groupes, hors saison, à la demande. Table d'orientation au sommet (28 m). 107 marches.
  • Le phare Saint-Nicolas, sur la Côte sauvage. 1871. Feu directionnel indiquant la passe sud. Ne se visite pas.
  • Le fort de la pointe de Grave. 1877-1878. Défendait l'entrée de l'estuaire. C'est actuellement une colonie de vacances de l'Armée. Ne se visite pas.
  • À la pointe de Grave existait un monument commémorant le départ de La Fayette en 1777 et l'intervention américaine au côté des Alliés en 1917. Dynamité en mai 1942 par les Allemands et jamais reconstruit, une stèle plus modeste a été édifiée sur son emplacement juste après la guerre.
  • Un ancien port ostréicole avec cabanes ostréicoles typiques, dans le bourg, le long du chenal.
  • Le port-Bloc, à la pointe de Grave. Petit port abrité des vents d'ouest. Servait autrefois au déchargement des gabares. Accueille les bacs qui font la traversée Royan - pointe de Grave. Port d'attache du bateau baliseur et des vedettes du service du pilotage.
  • Des vestiges de blockhaus allemands (mur de l'Atlantique) à la pointe de Grave et aux Arros, au nord de Soulac. Possibilité de visites guidées.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

[À développer]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette route est marquée à grande circulation de Bordeaux jusqu'à la pointe de Grave sur les cartes Michelin. Consulté le 30 octobre 2012.

Références[modifier | modifier le code]

  1. habitants.fr, « Nom des habitants des communes françaises - Le Verdon-sur-mer » (consulté le 10 novembre 2008)
  2. Distances les plus courtes par la route - Les distances orthodromiques sont respectivement de 86,8 km pour Bordeaux, 28,2 km pour Lesparre-Médoc et 12,7 km pour Saint-Vivien-de-Médoc. Données fournies par Lion1906.com, consulté le 8 décembre 2011.
  3. Louis Papy, Le Midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984
  4. Journal Sud Ouest, « Trafic passagers entre Royan et Le Verdon »,‎ 2011 (consulté le 29 octobre 2012)
  5. Commune du Verdon-sur-Mer sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 8 décembre 2011.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  8. Pointe pour tous

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.