Saint-Georges-de-Didonne

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Saint-Georges-de-Didonne
Saint-Georges-de-Didonne depuis le phare de Vallières.
Saint-Georges-de-Didonne depuis le phare de Vallières.
Blason de Saint-Georges-de-Didonne
Blason
Saint-Georges-de-Didonne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Rochefort
Canton Royan-Est
Intercommunalité Communauté d'agglomération Royan Atlantique
Maire
Mandat
Jean-Marc Bouffard
2014-2020
Code postal 17110
Code commune 17333
Démographie
Gentilé Saint-Georgeais
Population
municipale
5 086 hab. (2011)
Densité 481 hab./km2
Population
aire urbaine
47 902 hab.
Géographie
Coordonnées 45° 36′ 20″ N 0° 59′ 55″ O / 45.6055555556, -0.998611111111 ()45° 36′ 20″ Nord 0° 59′ 55″ Ouest / 45.6055555556, -0.998611111111 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 45 m
Superficie 10,58 km2
Localisation

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Liens
Site web saintgeorgesdedidonne.com

Saint-Georges-de-Didonne est une commune du sud-ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime en région Poitou-Charentes. Ses habitants sont appelés les Saint-Georgeais et les Saint-Georgeaises[1].

Importante station balnéaire et climatique du Royannais et de la côte de Beauté, sur la rive droite de l'embouchure de l'estuaire de la Gironde et à proximité immédiate de l'océan Atlantique, Saint-Georges-de-Didonne est un des principaux pôles économiques et touristiques de l'agglomération royannaise, ville dont elle tend désormais à devenir une banlieue résidentielle. Sa population est de 5 071 habitants (2010) — passant à plus de 50 000 habitants pendant la saison estivale — au cœur d'une Communauté d'agglomération Royan Atlantique forte de 78 880 habitants.

La ville connaît son plein essor au XIXe siècle, grâce à la mode des bains de mer importée d'Angleterre. De petit port de pilotes-lamaneurs, Saint-Georges-de-Didonne devient un lieu de villégiature prisé des écrivains (Jules Michelet y séjourne), des artistes (Odilon Redon, Fernand Pinal, Léonce Chabry) mais aussi des personnalités politiques (Édouard Herriot), voire des têtes couronnées (le roi Alphonse XIII d'Espagne). Intégrée à la forteresse allemande de la poche de Royan à la fin de la Seconde Guerre mondiale, la ville sort relativement épargnée des combats, au contraire de sa célèbre voisine, anéantie par des bombardements alliés. De ce fait, elle conserve son centre ancien, aujourd'hui semi-piétonnier, et quelques monuments historiques.

Jouant volontairement la carte du tourisme « familial », labellisée Famille Plus, Saint-Georges-de-Didonne met en avant sa conche de sable fin, plus grande plage intra-muros de la Charente-Maritime[2], ses infrastructures touristiques et ses animations (festival Humour et eau salée, festival musiques et gastronomie du monde). La commune met également en valeur son patrimoine naturel, bénéficiant de la présence sur son territoire d'une vaste pinède, la forêt de Suzac — un des trois poumons verts de l'agglomération royannaise avec la forêt domaniale de la Coubre et la forêt des Combots d'Ansoine — et d'un site naturel protégé par le Conservatoire du littoral, la pointe de Suzac.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Présentation[modifier | modifier le code]

« La dune seule appartient en propre à Saint-Georges ; interposée comme transition et comme opposition entre la terre et la mer (...) Et tout cela sur un espace étroit, en miniature, sous la main, côte à côte ; la dune à toucher la prairie ; le pin maritime murmurant sur le saule, incliné lui-même sur le ruisseau ; et sur tout cela un ciel d'une finesse et d'une délicatesse, d'une richesse et d'une variété de ton à désespérer le génie de Véronèse. »

— Eugène Pelletan, Royan, la naissance d'une ville, 1876

Carte de la commune de Saint-Georges-de-Didonne au sein de la Charente-Maritime
Position de Saint-Georges-de-Didonne en Charente-Maritime.

Localisée au sud-ouest du département de la Charente-Maritime et de la région Poitou-Charentes, sur la rive droite de l'embouchure de la Gironde et à proximité immédiate de l'Océan Atlantique, Saint-Georges-de-Didonne est une commune du midi de la France — on parle plus précisément de « midi atlantique »[3], qui appartient tout à la fois au Grand Ouest français et au Grand Sud-Ouest français. Elle forme un ensemble de 1058 hectares, constitué pour partie de territoires urbanisés, de territoires agricoles (au nord, vers Médis et Semussac) et d'espaces naturels d'une grande richesse faunistique et floristique (forêt et pointe de Suzac, marais de Chenaumoine et de la Briqueterie[4]).

Elle appartient à un ensemble géographique constitué par la presqu'île d'Arvert, et s'inscrit dans le périmètre de l'agglomération royannaise et de la côte de Beauté. Administrativement parlant, elle appartient à l'arrondissement de Rochefort et au canton de Royan-Est, après avoir longtemps été rattachée au canton de Saujon.

Pôle économique et touristique important, cette station balnéaire bénéficie d'une situation privilégiée, au carrefour de plusieurs centres urbains, vecteurs d'emplois et de services : Royan, dont elle n'est distante que d'un peu plus de 3 kilomètres[5], mais aussi Saintes (32 kilomètres)[6], Rochefort (37 kilomètres)[7], voire, dans une moindre mesure, La Rochelle (62 kilomètres)[8] et Bordeaux, grande métropole régionale dont le rayonnement reste ici particulièrement sensible (91 kilomètres)[9]. Par ailleurs, elle est proche de nombre de petits centres formant autant de relais entre les grandes agglomérations : Saujon (6 kilomètres)[10], Cozes (13 kilomètres)[11] ou La Tremblade (21 kilomètres)[12].

Cadre géographique[modifier | modifier le code]

« Les deux plages demi-circulaires, de Royan et de Saint-Georges, sur leur sable fin, donnent aux pieds les plus délicats la plus douce promenade qu’on prolonge sans se lasser dans la senteur des pins qui égayent la dune de leur jeune verdure. Les beaux promontoires qui séparent ces plages, et les landes de l’intérieur vous envoient, même de loin, des salubres émanations (...) C’est l’odeur miellée des immortelles, où semblent se concentrer tout le soleil et la chaleur des sables (...) C’est le thym et le serpolet, c’est la marjolaine amoureuse, c’est la sauge bénie de nos pères pour ses grandes vertus. La menthe poivrée, et surtout le petit œillet sauvage, ont les parfums les plus fins des épices de l’Orient. »

— Jules Michelet, La mer, 1861

Le territoire communal peut se décomposer en quatre unités paysagères.

Du nord-ouest au sud-ouest, un trait de côte presqu'entièrement « balisé » par deux caps rocheux, la pointe de Vallières (au nord-ouest) et la pointe de Suzac (au sud-ouest) — exception faite d'une petite portion de la plage de la Grande-Conche, en direction de Royan. Il est formé d'une alternance de puissantes falaises calcaires, appelées Groies, de petites criques abritées (à Vallières) et de plages[13], localement appelées « conches » de par leur ressemblance avec ces coquillages.

La conche de Saint-Georges, qui s'étend sur plus de 2 kilomètres, épouse la courbe de la baie.

Celles-ci sont au nombre de trois : le concheau de Suzac ou conche de l'Anglais, la plus méridionale, est aussi la plus petite. Elle forme une crique lovée au pied des falaises qui l'entourent de toutes parts. À l'inverse, la conche de Saint-Georges, la plus centrale, est la plus grande plage intra muros du département : elle forme un long ruban de sable fin de plus de deux kilomètres, partiellement bordé de pins[2]. Enfin, au nord-ouest, comme écrit précédemment, la commune possède une petite partie de la plage de la Grande-Conche (environ 600 mètres), dite plage de Vallières, depuis les falaises du même nom jusqu'au Riveau de Boube, mince cours d'eau qui marque la séparation avec la commune de Royan.

Deux plateaux rocheux partiellement immergés prolongent la pointe de Vallières vers le nord (banc de Vallières ou Grand Couronnas) et vers le sud (banc de la Béchade). Ils témoignent de la forte érosion du site, particulièrement exposé, tout comme la petite île aux mouettes, en réalité un pan de falaise aujourd'hui désolidarisé du reste de la pointe, colonisé par de nombreux oiseaux de mer qui limite au Nord la conche au Chambéry, laquelle doit son nom à un trois-mâts échoué au milieu du XIXe siècle, dont on voit encore l'étrave dans les rochers. Au large, un banc de sable (banc de Saint-Georges ou banc de Siaux pour les anciens) s'est formé par accumulation de sables issus de la côte sauvage et de la pointe de Grave, par dérive littorale. Ce phénomène bien connu dans la région est à l'origine de la formation de la baie de Bonne AnseLa Palmyre) et de l'émergence en 2009 d'une nouvelle île près du phare de Cordouan.

Broussailles, pelouses sèches, bosquets et terres agricoles forment un ensemble caractéristique des brandes. Ici, au lieu-dit la Brandelle.

En marge de la côte, une zone arrière-littorale composée du centre-ville et de quelques quartiers périphériques, à vocation résidentielle et/ou touristique (au nord) et de massifs dunaires presqu'entièrement plantés de pins maritimes, de pins parasols, de chênes verts, de chênes pédonculés, de robiniers ou d'arbousiers (forêt de Suzac, du Compin, de Vallières — cette dernière, longtemps soumise à une intense pression foncière, étant désormais entièrement lotie et formant le prolongement saint-georgais du quartier du Parc[13], à Royan) au sud.

Comme dans le reste de la presqu'île d'Arvert, mais aussi en Oléron ou dans les Landes médocaines toutes proches, ces forêts ont été mises en place au XIXe siècle afin de contenir l'avancée des dunes. Peu élevées dans la partie nord-ouest de la commune, elle prennent un caractère de plus en plus accentué au fur et à mesure que l'on avance vers le sud, et atteignent 45 mètres au « Trier-Têtu » (point culminant de la commune), à proximité de Meschers-sur-Gironde[4].

En arrière de la zone arrière-littorale, des dépressions humides forment une transition entre les massifs dunaires et le plateau saintongeais. Ce sont, au nord, les marais de Margite et au sud-est ceux de la Brandelle, de la Briqueterie et de Chenaumoine, drainés respectivement par le Riveau de Boube et le Rivau de Chenaumoine. Riches d'une remarquable végétation palustre, ils forment des espaces peu élevés constitués de prairies humides sillonnées de canaux et de fossés, de roselières, de jonchaies et, dans les marais de Margite et de Chenaumoine, de bosquets épars; certaines parcelles, bien drainées, sont dévolues aux cultures agricoles (maïs, tournesol)[4].

Petite crique abritée à la pointe de Vallières.

Deux étangs artificiels ont été mis en place en bordure de ces espaces naturels et des zones urbanisées : l'étang de La Briqueterie, près de la rocade, est un lieu de pêche fréquenté; l'étang d'Enlias, au cœur du quartier résidentiel Plein-Soleil, est au centre d'un petit espace de loisirs (sentier de promenade, aires de pique-nique...).

Enfin, aux confins orientaux de la commune, les contreforts du plateau saintongeais sont constitués d'une succession de collines aux douces ondulations formant une sorte de « massif » allant de Belmont (commune de Royan, 28 mètres d'altitude) à Biscaye (commune de Semussac, 22 mètres) en passant par Boube (30 mètres). C'est dans cette partie de la commune que se concentrent la quasi-totalité des terres agricoles. Le parcellaire y est relativement régulier, et est ponctué de quelques haies bocagères, discontinues et clairsemées[4]. Comme pour les autres communes des environs, on y cultive en majorité les céréales (blé), les oléagineux (tournesol) et les primeurs (melon).

En termes d'occupation des sols, le territoire communal peut être divisé en territoires à vocation agricole (champagnes calcaires et marais asséchés, 43 %), en territoires artificialisés, en constante progression (zones urbaines, zones d'activités commerciales, 39 %), en forêts et milieux semi-naturels (forêts, zones littorales, marais, 17 %) et en surfaces en eau (1 %)[14].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

« Une vague à Vallières... Le vol d'une mouette... Un coucher de soleil sur le vieux Cordouan ! »

— Goulebenéze, Bonjour Saintonge, 1942

La Gironde à Vallières. Au dernier plan, les falaises de Suzac.

Le réseau hydrographique est entièrement tourné vers l'estuaire de la Gironde, plus vaste estuaire sauvage d'Europe et écosystème d'une grande richesse et variété. C'est à Saint-Georges-de-Didonne, plus précisément à hauteur d'une ligne imaginaire reliant la pointe de Suzac à la pointe de Grave, qu'on passe du domaine fluvial au domaine maritime[4]. La distance entre ces deux caps est de 4 km; plus au sud, l'estuaire s'élargit considérablement, pour atteindre 11 km dans sa plus grande largeur, au niveau de Mortagne-sur-Gironde.

Deux modestes cours d'eau, nés dans les marais de Boube (Riveau de Boube) et de Chenaumoine (Rivau de Chenaumoine) viennent mêler leurs eaux douces à celles, salées, de l'estuaire : le premier, au niveau de la plage de la Grande-Conche, le second, au niveau de la conche de Saint-Georges.

La qualité de l'eau au niveau de la conche de Saint-Georges vaut à la commune de s'être vue décerner le Pavillon Bleu d'Europe en 2011 et 2012, à l'instar de la plupart des plages du Pays Royannais[15].

Gestion de l'eau[modifier | modifier le code]

Saint-Georges-de-Didonne dépend de l'agence de l'eau Adour-Garonne, établissement public chargé de la protection de l'eau et des milieux aquatiques dans le Grand Sud-Ouest.

Le château d'eau de Suzac, un des deux réservoirs d'eau potable de la commune.

La gestion de l'eau potable est confiée à une régie municipale. L'eau de la commune est captée à Chauvignac (commune de Chenac-Saint-Seurin-d'Uzet), à La Bourgeoisie (commune de Saujon), à Saint-Pierre et au Marché de gros (commune de Royan), via notamment le réservoir d'eau de Belmont, où elle est traitée au chlore.

La commune dispose de deux châteaux d'eau : celui de Vallières, au nord, et celui de Suzac, au sud. En basse et moyenne saison, la régie municipale de l'eau de Saint-Georges-de-Didonne fournit entre 2 000 m3 et 2 700 m3 par jour aux usagers, et jusqu'à 4 300 m3 en haute saison (juillet et août); un pic ayant été enregistré en août 2003 : 7 000 m3[16].

Les eaux usagées sont collectées et traitées à la station d'épuration de Saint-Georges-de-Didonne, près de la rocade, route de Meschers. Comme celle de Saint-Palais-sur-Mer, elle a une capacité de 64 000 équivalent habitants. Elle reçoit également les eaux usées des communes voisines de Semussac et de Meschers-sur-Gironde[16].

Environnement[modifier | modifier le code]

Espaces naturels[modifier | modifier le code]

Une partie non négligeable du territoire communal est intégrée à une zone protégée, en raison de la richesse de son écosystème. Pas moins de 15 % de la superficie communale est répertoriée comme zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de classe I[14] (petits espaces homogènes); cette zone comprend la forêt de Suzac et la pointe de Suzac[17], ce dernier site, géré par le Conservatoire du littoral, étant par ailleurs classé en espace naturel protégé, du fait, notamment, de sa végétation méditerranéenne de type « garrigue ».

L'avocette élégante est une des nombreuses espèces d'oiseaux recensées sur la côte de Beauté.

29 % de la surface communale est répertoriée comme zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de classe II[14] (grands espaces naturels riches); ceci concerne l'estuaire de la Gironde[18] — site d'importance communautaire (SIC) dans le cadre du réseau de protection des espaces naturels de grande valeur patrimoniale Natura 2000, les falaises de Vallières et de Suzac et une partie des marais de Margite (zone de protection spéciale). L'avifaune est ici particulièrement variée : faucon pèlerin, aigrette garzette, avocette élégante, sont quelques-uns des oiseaux répertoriés sur le site.

Les marais de La Briqueterie et de Chenaumoine, espaces préservés, conservent en outre une roselière s'étendant sur 5 hectares d'un seul tenant, où sont présentes des espèces protégées telles que la loutre, le vison d'Europe ou le busard des roseaux. Pour toutes ces raisons, l’essentiel du territoire de la commune appartient au périmètre défini au titre des « espaces naturels sensibles » depuis 1974.

La forêt de Suzac, espace boisé classé « site remarquable », est un des deux poumons verts de l'agglomération royannaise, avec la forêt de la Coubre (au nord de Saint-Palais-sur-Mer). Formant une coupure verdoyante entre la plus grande partie de la conurbation Saint-Palais-Vaux-Royan-Saint-Georges-de-Didonne et la commune voisine de Meschers-sur-Gironde, c'est une vaste pinède. Pins maritimes et parasols y voisinent avec le chêne-vert, dans une association typique des milieux méditerranéens; on y trouve des arbustes situés à la limite nord de leur aire de répartition, comme l'arbousier ou le filaire à feuille étroite, proche parent de l'olivier.

La forêt de Suzac, un des trois poumons verts de l'agglomération royannaise avec la forêt domaniale de la Coubre et la forêt des Combots d'Ansoine.

La forêt de Suzac se divise en trois secteurs : à proximité du centre-ville et en bordure de la conche de Saint-Georges, soumise à une forte pression foncière, elle est largement gagnée par l'urbanisation, et forme un vaste parc à dominante résidentielle. Plus au sud, près de la limite communale avec Meschers, elle est entamée par des infrastructures touristiques (campings, colonies de vacances, bungalows); le reste est encore relativement préservé. Afin de limiter le mitage du milieu forestier, le conservatoire du littoral s'est porté acquéreur d'une partie du site[19], qu'il s'emploie à mettre en valeur. Le site est riche de nombreuses espèces d'insectes, dont plusieurs types de cigales (cigale grise[20], cigale rouge, cigale de l'orne) et de papillons.

La pointe de Suzac, à proximité de la forêt du même nom, forme la limite méridionale de la commune. Propriété du conservatoire du littoral, elle forme un « balcon » sur l'estuaire de la Gironde, et voit se développer une végétation de type méditerranéen, où se mêle ail rose, iris maritime, œillet des dunes et même cytinelle, plante caractéristique des maquis provençaux et corses. Un sentier de promenade escarpé, dit sentier des Douaniers ou chemin de l'Anglais longe la falaise, sous les pins et les arbousiers, jusqu'à la plage de Suzac, à Meschers.

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Les espaces verts de la commune sont, pour la plupart, sous la responsabilité des services de la municipalité (service environnement et service développement durable).

Le parc d'Enlias se situe dans le quartier Plein-été, en marge du centre-ville. Aménagé autour d'un plan d'eau artificiel alimenté par le Rivau de Chenaumoine, il abrite un sentier de promenade, des jeux pour les enfants et une aire de pique-nique.

Le parc de l'estuaire, aménagé sur la falaise de Suzac, est un pôle-nature mis en place par le conseil général du département afin, d'une part, de mettre en valeur un site considéré comme exceptionnel (forêt et pointe de Suzac, riches d'une végétation méditerranéenne)[21], et d'autre part, de présenter une scénographie de l'estuaire de la Gironde, plus grand estuaire sauvage d'Europe. Il se compose de chemins de promenade, accessibles gratuitement, d'un musée et d'une tour d'observation de 27 mètres de haut, elle-même construite sur une dune de 30 mètres (accès payant), permettant de mieux appréhender le site[22]. Du haut de la tour, la vue porte sur la côte de Beauté, avec Royan en arrière-plan, les côtes du Médoc et, au large, le phare de Cordouan. Un sentier poursuit jusqu'au bout de la pointe de Suzac, site protégé en raison d'une végétation de type « garrigue » qui s'épanouit sur les hautes falaises surplombant les flots de l'estuaire, au milieu des blockhaus du fort de Suzac, héritage de la Seconde Guerre mondiale et plus précisément de l'Organisation Todt. Le sentier, très étroit, se poursuit à travers la forêt, sous des pins aux formes tourmentées et des arbousiers, jusqu'à la conche de Suzac, à Meschers-sur-Gironde.

Un sentier de promenade a été aménagé à l'embouchure du Riveau de Boube, dans le quartier du Parc/de Vallières.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Saint-Georges-de-Didonne fait partie des villes et villages fleuris « deux fleurs »[23].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

La forêt de Suzac, composée essentiellement de résineux, est de ce fait particulièrement sensible aux risques d'incendie. Elle appartient à un des quatre « massifs à risque » du département (Presqu'île d'Arvert, Île de Ré, Île d'Oléron, Double saintongeaise)[24]. Le risque est considéré comme « très fort » (risque maximum) par l'atlas des risques des feux de forêt en Charente-Maritime[24], ce d'autant plus que la région est soumise à de fréquentes périodes de sécheresse, et à un régime de brises marines qui vient encore attiser les incendies. Le danger est encore accru par la présence de nombreux campings, colonies de vacances et parcs de mobil-homes aux abords de la forêt.

La forêt de Suzac, composée de résineux, est particulièrement vulnérable aux incendies.

Nombre de départs de feux étant causés par négligence (dans 74 % des cas connus)[24], il convient de respecter des mesures de sécurité élémentaires : ne pas jeter de mégots de cigarettes dans les sous-bois, ne pas faire de feu en forêt, etc. Une tour de guet, aménagée sur la commune de Meschers-sur-Gironde, dépend du SDIS 17 (Service départemental d'incendie et de secours de Charente-Maritime).

Le territoire communal présente, comme nombre d'autres communes du département (157 communes ont été concernées entre 1989 et 2002), un risque de mouvements de terrain liés aux fréquentes périodes de sécheresse, qui peuvent provoquer un phénomène de retrait-gonflement des formations argileuses affleurantes. Certaines parties du territoire sont soumises à un risque d'érosion marine.

Un risque sismique léger concerne la commune qui est située non loin de la faille d'Oléron. Le 7 septembre 1972 le séisme d'Oléron d'une magnitude de 5,7 a produit quelques dégâts dans la région et a pu être ressenti jusqu'en région parisienne.

Comme toutes les communes littorales, Saint-Georges-de-Didonne peut être concernée de façon ponctuelle par des tempêtes synoptiques hivernales, parfois violentes (tempête de 1859, tempête de 1924, tempête Martin, en 1999, tempête Xynthia, en 2010).

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Du fait de sa situation au cœur d'une conurbation attractive, particulièrement fréquentée en période estivale, la commune de Saint-Georges-de-Didonne bénéficie d'infrastructures routières adaptées à un fort trafic, ce qui n'exclut pas des ralentissements au plus fort de la saison touristique (avec un pic en juillet et en août). Ces inconvénients devraient être atténués dans l'avenir, le schéma routier départemental (2010-2030) prévoyant notamment de répartir la circulation à partir de Saujon, qui deviendrait une des « portes d'entrées » du Pays Royannais, avec création d'un tronçon à 2X2 voies entre Saujon et Royan venant se raccorder à la rocade via deux nouveaux échangeurs routiers, et d'un boulevard urbain entre Médis et Royan[25].

La rocade à hauteur de Saint-Georges-de-Didonne. Elle supporte un trafic important, de l'ordre de 19 200 véhicules/jour (le double en été).

Les principaux axes routiers permettant de rejoindre Saint-Georges-de-Didonne sont la N 150 et la D 730. Importante voie d'accès, mise à 2X2 voies entre Saintes et Saujon, la première ne traverse pas directement la commune (elle vient se raccorder à la rocade), mais draine un grand nombre de véhicules en provenance de l'autoroute A10 (Paris, Tours, Poitiers, Bordeaux...). La seconde appartient au réseau des routes départementales de première catégorie (fréquentation importante : plus de 3 000 véhicules/jour)[25]. Classé voie à grande circulation, cet axe majeur dit « route de Bordeaux », irrigue toute la partie méridionale du département, jusqu'à Montpon-Ménestérol, en Dordogne. C'est également la principale voie de communication (hors autoroute) pour rejoindre Mirambeau, Blaye et Bordeaux.

Le boulevard du président André-Dulin forme une coupure dans la forêt de Suzac.

La rocade (D 25) ceinture le cœur de l'agglomération royannaise (Saint-Palais-sur-Mer, Vaux-sur-Mer, Royan et Saint-Georges-de-Didonne). C'est une route départementale de première catégorie, classée voie urbaine rapide et fréquentée par 19 200 véhicules/jour[25].

La rocade sud, qui dessert Saint-Georges-de-Didonne, a été aménagée au début des années 2000, et finalement mise en service au mois de juin 2003. Elle compte deux carrefours giratoires, « Les parasols » et « Les pommes de pin » — ainsi nommés à cause de sculptures réalisées par l'artiste Jean-Luc Plé (septembre 2004) — permettant de rejoindre le quartier Plein été, une zone d'activité et le centre-ville pour le premier, et le quartier de Suzac, la plage, le parc de l'estuaire et Meschers-sur-Gironde pour le second.

C'est également le point de départ de la D 145, ou « route verte », une voie touristique permettant de rejoindre Blaye et Bordeaux en suivant au plus près l'estuaire de la Gironde, via des sites touristiques majeurs du département (bastide de Talmont-sur-Gironde, site du Fâ, etc.).

Un échangeur routier a été aménagé au niveau du quartier des Brandes, avec une bretelle donnant accès au quartier de Didonne et au centre-ville, et une autre au Parc d'activité « Les portes de l'estuaire », à Semussac et à Cozes.

Considérablement moins fréquentée, la D 140, ou route de Médis permet de rejoindre le nord du territoire communal, c'est-à-dire le hameau de Boube, et, au-delà, Médis.

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Piste cyclable bordant la conche de Saint-Georges.

La communauté d'agglomération Royan-Atlantique dispose d'un réseau de pistes cyclables étendu, qui permet de relier les principaux pôles de la côte de Beauté : centres-villes, plages et centres commerciaux.

À Saint-Georges-de-Didonne, une piste cyclable a été mise en place en bordure de la conche de Saint-Georges, ainsi que dans la forêt de Suzac. À terme, un itinéraire cyclable doit être aménagé entre Royan et Saint-Bonnet-sur-Gironde, permettant de découvrir de façon plus douce l'arrière-pays et la corniche girondine.

La ville voisine de Royan est une étape de la « Vélodyssée » ou « EuroVelo 1 », itinéraire européen de 8186 kilomètres reliant le Cap Nord en Norvège à Sagres au Portugal. Le tronçon royannais a été mis en service au printemps 2012.

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

Par le train, la gare de Royan relie l'agglomération aux autres villes de France, dont Paris et Bordeaux, via les gares de Saintes pour les TER et d'Angoulême pour les liaisons par TGV.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Article connexe : Cara'Bus.

Le premier réseau moderne de transports en commun est mis en place au début du XXe siècle, alors que l'agglomération royannaise connaît un développement sans précédent. Jusqu'alors, seules des calèches et des fiacres permettaient de relier les différentes stations balnéaires de ce qui ne s'appelle pas encore la côte de Beauté.

Bus du réseau Cara'Bus dans le quartier du Parc, à Royan.

Un réseau de tramway « Decauville » dessert dans un premier temps le Parc de Vallières, et atteint le centre-ville de Saint-Georges-de-Didonne en 1891. Une deuxième ligne partant du Paradou est ouverte le long de la plage en 1905 (terminus de Saint-Georges-Port). Après la destruction de Royan pendant la Seconde Guerre mondiale, le tramway de Royan n'est pas remis en état, et est remplacé par un réseau de bus.

Désormais, la ville est desservie par le réseau de transports urbains Cara'Bus qui la relie aux autres communes de l'agglomération royannaise. Inauguré le 2 janvier 2006 sous le nom « Très Royannais », il était à l'origine composé de minibus de type hybride (électrique et diesel). Exploité depuis septembre 2008 par la société Veolia Transport, il est rebaptisé « Cara'Bus » depuis lors[26].

La modernisation du réseau de transports urbains de l'agglomération le 5 janvier 2009 a conduit à l'achat de navettes de type Heuliez GX 127 ainsi qu'à l'accroissement du nombre de lignes régulières, passant de trois à dix, auxquelles s'ajoutent trois ligne supplémentaires en période estivale[27]

La ville voisine de Royan est reliée toute l'année à la plupart des petites, moyennes et grandes agglomérations du département par le réseau d'autocars départementaux « Les Mouettes », qui totalise 20 lignes régulières et 250 lignes secondaires.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

L'aéroport le plus proche est celui de Rochefort-Saint-Agnant, à environ 35 kilomètres au nord. L'aéroport de La Rochelle-Île de Ré, à 65 kilomètres au nord, permet de relier quelques grandes villes françaises, comme Paris ou Lyon, ainsi que les Îles Britanniques ou l'Europe du Nord. À 90 kilomètres au sud-est de la commune, l'aéroport de Bordeaux - Mérignac est un aéroport international permettant des liaisons vers de nombreux pays.

L'aérodrome de Royan-Médis, à moins de 4 kilomètres, est réservé à l'aviation légère.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Georges-de-Didonne
Médis
Royan Saint-Georges-de-Didonne Semussac
Estuaire de la Gironde Meschers-sur-Gironde

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Charente-Maritime.

Le climat est de type océanique aquitain : la pluviométrie est relativement élevée en automne et en hiver et les hivers sont doux. L'été reste tempéré grâce à la brise marine. Deux vents venant de l'océan, le noroît et le suroît, soufflent sur les côtes du département. L'ensoleillement de la côte charentaise est très important : avec 2 250 heures par an, il est comparable à celui que connaît une partie de la côte méditerranéenne[28].

L'embouchure de la Gironde depuis les hauteurs du parc de l'estuaire.

Les relevés de la station météorologique de La Rochelle entre 1946 et 2000 permettent de déterminer quelques dates majeures au point de vue climatique en Charente-Maritime : ainsi, au cours de ce laps de temps, la température la plus froide est relevée le 15 février 1956 : -13,6 °C.
Un pic de température (dépassé seulement au cours de la canicule de 2003) est atteint le 8 juillet 1982 avec près de 39 °C à l'ombre.
Si 1953 est considérée comme l'année la plus sèche, 2000 est au contraire la plus pluvieuse[29].

La Charente-Maritime est le département français qui a été le plus durement touché par la tempête Martin du 27 décembre 1999. Les records nationaux de vents enregistrés ont été atteints avec 198 km/h sur l'île d'Oléron et 194 km/h à Royan.

Dans la nuit du 23 au 24 janvier 2009, la région est frappée par la tempête Klaus. Malgré des rafales de vent dépassant les 120 km/h, les dégâts relevés dans la commune demeurent relativement minimes au regard de la situation dans le Médoc tout proche[30].

Les côtes charentaises et vendéennes sont de nouveau durement éprouvées par la tempête Xynthia qui traverse la région dans la nuit du 28 février au 1er mars 2010. Des bourrasques de près de 140 km/h touchent la ville voisine de Royan[31]. La commune relève de nombreux dégâts matériels (toitures endommagées, arbres déracinés, mobilier urbain arraché) sans qu'aucune victime ne soit cependant à déplorer.

Données générales[modifier | modifier le code]

Données climatiques à La Rochelle
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,4 2,8 5,4 7,4 10,7 13,7 15,8 15,7 13,7 10,5 6,3 3,9 9,2
Température moyenne (°C) 5,9 6,9 8,7 11,1 14,3 17,5 19,8 19,6 17,8 14,2 9,4 6,6 12,7
Température maximale moyenne (°C) 8,5 9,9 12,1 14,7 17,9 21,3 23,8 23,5 21,8 18 12,6 9,2 16,1
Ensoleillement (h) 84 111 174 212 239 272 305 277 218 167 107 85 2 250
Précipitations (mm) 82,5 66,1 57 52,7 61,1 42,9 35,1 46,4 56,5 81,6 91,8 81,8 755,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de La Rochelle de 1961 à 1990[32].


Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Saint-Georges-de-Didonne[33] 2250 755 4 13 26
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune se divise en une dizaine de quartiers (Centre-ville, Trier, Didonne, Le Chatâ, Le Coca, Vallières, La Grandière, La Tache, La Crête, Plein été, Margite, Les moulins) auxquels viennent s'ajouter deux hameaux principaux (Boube et Les Brandes).

La place de Verdun et l'espace Michelet (office du tourisme), en centre-ville.

L'habitat de la commune a été largement marqué par le développement exponentiel du tourisme au cours des XIXe et XXe siècles, et aux deux « villages » de pêcheurs que constituaient jusqu'alors Saint-Georges (autour de l'église) et Didonne sont venus s'ajouter de nouveaux quartiers, tournés vers la mer. L'ancien village de Saint-Georges, d'aspect encore franchement rural à la fin du XIXe siècle — prairies et potagers entouraient encore l'église ! — se métamorphose progressivement. De nombreux commerces sont aménagés, et quelques immeubles témoignent même d'une volonté de donner à la jeune station balnéaire un cachet plus « urbain », comme l'hôtel des postes (actuel espace Michelet), de style néo-Louis XVI.

Le bord de mer, où des cafés et des restaurants s'étaient installés, est repensé, autour d'un boulevard et d'une place Michelet (ex place des Quinconces) bordés de demeures en pierre datant du XIXe siècle (maisons « La mouette », « Valparaiso », « L'onde ») et de villas balnéaires aux inspirations diverses, allant du régionalisme au néo-renaissance ou au néo-médiéval (villas « Musso », « Castel-Bourg », « Marie-Thérèse »). Un office du tourisme est inauguré en 1937. L'urbanisme du centre-ville reste cependant, dès le début, « maîtrisé ». Les constructions y sont marquées par une certaine horizontalité, ne dépassant que rarement un ou deux étages.

La place du Trier fait la jonction entre le centre-ville et la plage.

Au nord du centre-ville, dans le prolongement du quartier du Parc de Royan, le quartier de Vallières est aménagé dès le XIXe siècle. De nombreuses villas sont édifiées au milieu des dunes, sous les pins. L'étalement urbain touche progressivement la pointe de Vallières, qui se dote de petits lotissements et surtout, à partir de 1929, d'un hôtel de standing moderne (hôtel Océanic), premier grand immeuble de la commune, dynamité par les Allemands en 1944, car constituant un repère facilement identifiable.

Après-guerre, la pointe de Vallières voit émerger de nouveaux grands ensembles verticaux qui singularisent cette partie de la commune. Un premier « gratte-ciel » (toutes proportions gardées) de six étages est édifié en 1958, suivis par d'autres dans les années qui suivent. Cette course à la hauteur, qui avait jusque-là épargné la commune, se poursuit avec la destruction de la villa « Solitude » (près du boulevard Mocqueris) en 1959, et la construction sur son emplacement d'une résidence de six étages, « Les albatros »[34]. C'est également à cette époque qu'on construit le boulevard de la côte de Beauté (1958), axe majeur d'un front de mer en plein réaménagement. Formant une zone de transition entre l'hyper-centre et le quartier de Suzac, le quartier de La Grandière est constitué de lotissements sous boisement (pins).

En 1974 débute la construction du quartier résidentiel « Plein été »[35], autour d'un plan d'eau artificiel (lac d'Enlias). Ce quartier abrite désormais, en sus de nombreux pavillons, une petite zone commerciale, et bénéficie de la proximité de la rocade. Non loin de là, le quartier de Margite abrite quelques barres de logements sociaux.

La pointe de Vallières abrite de nombreux immeubles résidentiels.

À peu de distance, le quartier de Didonne a des origines très anciennes, qui remontent au Moyen Âge. Il était à cette époque en bordure d'une petite anse, véritable port intérieur, formé par la rencontre du Rivau de Chenaumoine et des eaux de l'estuaire[36]. Cette position stratégique explique que le château féodal des sieurs de Didonne y ait été construit (rue du Chatâ, c'est-à-dire du château; il n'en reste plus de vestiges vraiment « lisibles »). Plus tard, à l'époque de l'« église du désert », on y construit une maison d'oraison, aujourd'hui disparue. De nos jours, le quartier de Didonne conserve quelques maisons traditionnelles, et s'organise autour d'une petite place, baptisée « place de la Résistance » depuis 1965[37].

Au sud de la commune, le quartier de Suzac jouxte — et empiète parfois — la forêt de Suzac. Il se compose d'un îlot d'immeubles modernes, de quelques commerces saisonniers et abrite de nombreux campings. Ce quartier abrite également le Crapa, un parcours sportif établi dans la forêt, une aire de pique-nique et des résidences de vacances.

À l'écart du reste de l'agglomération, le hameau de Boube, sur la route de Médis, a connu ses dernières décennies un grand développement (construction de lotissements). S'inscrivant dans un paysage de collines accentuées, de marais et de quelques bosquets, il fut une seigneurie sous l'ancien régime. Le hameau conserve quelques maisons traditionnelles saintongeaises, bordées de roses trémières. Il abrite un Logis du XVIe siècle, dont il subsiste le corps du bâtiment principal.

Logement[modifier | modifier le code]

Le taux de personnes propriétaires de leur logement est nettement supérieur à la moyenne nationale, soit 69,3 % (moyenne nationale : 55,3 %) — passant même à 72,4 % si l'on tient compte des seules résidences principales; parallèlement, 24,4 % des habitants de la commune sont locataires (moyenne nationale : 39,8 %). Le taux de personnes logées gratuitement est supérieur aux chiffres nationaux : 6,3 % (moyenne nationale : 4,9 %)[38].

Le parc immobilier de la commune est constitué de 8787 logements (2009). Ceux-ci sont d'abord des résidences secondaires (67,8 %), proportion importante qui la place immédiatement derrière Royan. Le reste est partagé en résidences principales (29,6 %) et en logements vacants (2,6 %)[39].

La quasi-totalité des logements sont des maisons individuelles, lesquelles représentent 87,7 % du parc immobilier (moyenne nationale : 55,3 %). L'habitat est composé de demeures assez vastes. Les 5 pièces ou plus constituent 28,6 % du parc immobilier de la commune (moyenne nationale : 31,5 %) ; les 4 pièces en constituent 31,8 %, les 3 pièces, 27,4 %, les 2 pièces, 9,3 %, et les studios, 3 %[38].

En dehors du centre-ville et des principaux quartiers périphériques (Didonne, Vallières), la commune accueille de plus en plus de lotissements et de zones pavillonnaires, qui soulignent la tendance de la ville à devenir une banlieue résidentielle de Royan.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom de la commune est dérivée du saint éponyme et du nom des seigneurs de Didonne, qui dominèrent longtemps la région. Ceux-ci avaient établi leur château à l'est de la commune, avant de s'établir dans le village voisin de Semussac. Il est possible que le nom de Didonne dérive de la langue celtique, Dit signifiant jour et Don, élévation. Pendant la période révolutionnaire, Saint-Georges-de-Didonne est rebaptisée Cana[40].

Le hameau de Boube est dérivé de l'occitan bolbena (terre argileuse, boueuse). Ce toponyme, ou des variantes de ce toponyme (Boubée, Boubées), se rencontrent dans d'autres régions du midi de la France, principalement dans le Gers ou encore en Tarn-et-Garonne[41].

Comme dans la plupart des autres communes du pays, le nom des rues, avenues et places de Saint-Georges-de-Didonne a évolué au fil du temps. La rue du général de Gaulle portait auparavant le nom du général Percin, qui lui fut attribué au sortir de la Première Guerre mondiale ; elle s'appelait avant cette période tout simplement route de Royan. La rue de la République était la rue de Didonne, et portait à l'origine le nom de Grand'Rue. La rue Carnot était la rue du couvent (un monastère, puis une école religieuse s'y trouvant jusqu'au milieu du XXe siècle), et la rue du maréchal Leclerc était la rue de la Liberté. L'avenue du lieutenant-colonel Tourtet était la route de Bordeaux, et la rue du marché était la rue de la Marine, car elle abritait le siège du syndic des pilotes lamaneurs de Saint-Georges. La place de Verdun portait avant la Première Guerre mondiale le nom de place de l'église, ou place du Champ-de-Foire. Enfin, durant l'Occupation, la place du marché était la place du maréchal Pétain[42].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Les premières traces d'occupation humaine datent du néolithique comme en témoigne le site Peu-Richardien (-3000 ans) de Boube. Puis de la période gallo-romaine, ce dont attestent les vestiges d'un fort construit à cette époque sur la pointe de Suzac.

Durant le Moyen Âge, le territoire de la commune actuelle est constitué de deux pôles principaux : d'un part le village de Saint-Georges, vivant principalement de la pêche et de l'agriculture, se limitant à quelques maisons ramassées autour de l'église paroissiale, attenante à un prieuré clunisien, de l'autre, le village de Didonne, siège de la seigneurie, bâti aux pied de son château fort. Celui-ci, mentionné dans une charte dès 1040, est incendié et saccagé au XIVe siècle, durant la guerre de Cent Ans.

Le temps des troubles[modifier | modifier le code]

Quelques siècles plus tard, les guerres de religion apportent leur lot de violence, et l'église est partiellement détruite. Les terres du prieuré sont en partie saisies, ce qui donne lieu à la constitution de nouvelles seigneuries au profit de chefs de confession réformée : ainsi voient le jour au XVIe siècle les seigneuries de Lussinet et de Boube.

À la fin du XVIIe siècle, le village, profitant de sa situation privilégiée à l'embouchure de la Gironde, devient une importante station de pilotage jusqu'en 1921 : son port naturel sert ainsi de refuge aux pilotes lamaneurs servant de guides pour la traversée de l'estuaire.

Au XVIIIe siècle le « pasteur du désert » Jean Jarousseau[43] s'installe dans le village, où grandit également son petit-fils, Eugène Pelletan. Eugène y demeura à partir 1864 jusqu'à sa mort.

L'aube d'une nouvelle ère[modifier | modifier le code]

L'église et le champ de foire (actuelle place de Verdun) en 1902.

Sous le premier empire, on élève des fortifications sur la falaise de Suzac, lesquelles ne suffisent pas à contenir les assauts britanniques. Ceux-ci détruisent le fort en 1814.

En 1812, on édifie une première digue afin d'améliorer l'accès au port. Malgré cela, le phénomène d'envasement se poursuit au point que vingt ans plus tard, il ne puisse plus abriter que quinze chaloupes sur les cinquante prévues originellement[44].

L'âge d'or de la commune commence au XIXe siècle, avec la vogue des bains de mer : ainsi débute la grande vague d'urbanisation et de modernisation des infrastructures qui transforme le village en véritable cité. Plusieurs personnalités en quête « d'une certaine authenticité » se rendent alors à Saint-Georges, à l'écart des fastes de la vie mondaine qui caractérisent la ville de Royan à cette époque. Le bourg apparaît encore comme isolé, et l'accès à Royan se fait par un chemin « presque impraticable », au milieu de vastes étendue dunaires.

Georges Coulon, fils d'Eugène Scribe et gendre d'Eugène Pelletan, vice-président du Conseil d'État de 1898 à 1912, fait construire à la fin du XIXe siècle une grande demeure face à la plage de Saint-Georges, le logis Jean Marmaille. Les descendants Coulon y habitent encore aujourd'hui [45].

Les bains de mer[modifier | modifier le code]

Le coucher de soleil à Saint-Georges-de-Didonne : la vue du phare depuis la grande plage

Le début du XXe siècle voit le percement de nouvelles voies d'accès en direction de la grande conche et du quartier du Parc. On modernise le port, édifiant par la même occasion le phare de Vallières. De nouveaux lotissements sont créés, et les premiers hôtels de luxe sont édifiés, tels l'hôtel Océanic, fréquenté par la haute-société jusqu'à sa fermeture peu avant la Seconde Guerre mondiale. On y croise hommes d'État, dont le roi Alphonse XIII d'Espagne, plusieurs actrices de cinéma ou des hommes politiques, tel Édouard Herriot.

Durant l'occupation allemande, l'organisation Todt met en œuvre la fortification du littoral, afin de prévenir tout débarquement allié. Un important fort militaire (fort de Suzac), constitué d'un complexe de 8 casemates et de puissantes pièces d'artillerie est édifié à l'extrémité de la pointe de Suzac. Intégrée dans le dispositif de défense de la poche de Royan), la ville est relativement épargnée par les bombardements, au contraire de sa voisine, presque totalement détruite.

Depuis lors, la ville de Saint-Georges-de-Didonne est une station balnéaire familiale, intégrée à l'agglomération royannaise.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Le blason de Saint-Georges-de-Didonne se décrit ainsi : gironné en douze pièces de Gueules et d’Argent.[46].
Commentaires : Ce blason est issu directement des armoiries des seigneurs de Didonne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

De 1789 à 1799, en vertu de la loi du 14 décembre 1789, les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune âgés d'au moins 25 ans, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt équivalent au moins à dix journées de travail.

L'hôtel de ville de Saint-Georges-de-Didonne

De 1799 à 1848, La constitution du 22 frimaire an VIII () revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après les lois organiques 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus au suffrage censitaire pour six ans.

Du à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.

De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855. Après 1871, les maires sont de nouveau élus, sauf dans les chefs-lieux (de départements, d'arrondissements ou de cantons).

Ce n'est que le , qu'une loi sur l’organisation municipale (encore en vigueur) est votée, et qui régit le principe de l'élection du maire et des adjoints par le conseil municipal, quelle que soit l'importance de la commune (sauf pour Paris). La loi du 5 avril 1884 fixe le mandat à quatre ans, durée portée le à six ans[47]. De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 29 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[48]).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis 1983
Période Identité Étiquette Qualité
1983 1989 Charles Martel    
1989 2002 Dominique Bussereau UMP  
2002 2009 Jean-Michel Renu UMP  
2009 2013 Françoise Brouard SE  
2013 en cours Jean-Marc Bouffard SE Cadre de direction retraité

Instances judiciaires[modifier | modifier le code]

Article connexe : Justice en Charente-Maritime.

Saint-Georges-de-Didonne dépend du tribunal d'instance, du tribunal de grande instance, du tribunal pour enfants et du conseil de prud'hommes de Saintes, du tribunal administratif et de la cour d'appel de Poitiers. La cour administrative d'appel est à Bordeaux[49]

Fiscalité locale[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Saint-Georges-de-Didonne en 2010[50]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 11,59 % 0,00 % 7,12 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 27.47 % 0,00 % 14,01 % 3,32 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 50.00 % 0,00 % 29,17 % 8,63 %
Cotisation foncière des entreprises (CFE) 0,00 % 22,54 % 0,00 % 0,00 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[51]).

Jumelage et coopération[modifier | modifier le code]

La ville de Saint-Georges-de-Didonne est jumelée avec :

et a signé un accord de coopération avec :

Localisation des villes jumelées avec Saint-Georges-de-Didonne
Localisation de la ville
Saint-Georges-de-Didonne

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 086 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
697 702 632 768 808 909 934 905 884
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
905 920 964 972 1 081 1 127 1 251 1 211 1 355
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 409 1 454 1 541 1 522 1 782 1 743 2 004 2 626 3 391
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
3 388 3 680 3 983 4 287 4 705 5 034 5 059 5 086 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[52] puis Insee à partir de 2004[53])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 12 %, 15 à 29 ans = 10,1 %, 30 à 44 ans = 13,2 %, 45 à 59 ans = 20,4 %, plus de 60 ans = 44,3 %) ;
  • 53,8 % de femmes (0 à 14 ans = 8,9 %, 15 à 29 ans = 8,5 %, 30 à 44 ans = 12,1 %, 45 à 59 ans = 20,7 %, plus de 60 ans = 49,8 %).

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (47,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (28,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,8 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

Pyramide des âges à Saint-Georges-de-Didonne en 2007 en pourcentage[54]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,7 
90 ans ou +
3,7 
15,7 
75 à 89 ans
20,0 
26,9 
60 à 74 ans
26,1 
20,4 
45 à 59 ans
20,7 
13,2 
30 à 44 ans
12,1 
10,1 
15 à 29 ans
8,5 
12,0 
0 à 14 ans
8,9 
Pyramide des âges de la Charente-Maritime en 2007 en pourcentage[55]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,5 
8,6 
75 à 89 ans
11,9 
16,4 
60 à 74 ans
17,1 
21,3 
45 à 59 ans
21,1 
19,1 
30 à 44 ans
18,5 
16,8 
15 à 29 ans
14,7 
17,3 
0 à 14 ans
15,1 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Georges-de-Didonne appartient à l'académie de Poitiers. Les infrastructures scolaires communales comprennent un groupe scolaire public formé d'une école maternelle, baptisée « Les matelots » (quatre classes et 97 élèves pour l'année 2012-2013) ainsi que de deux écoles primaires baptisées « Jean-Zay I » et « Jean-Zay II » (neuf classes et 215 élèves pour l'année 2012-2013). Toutes deux disposent d'un restaurant scolaire accueillant les enfants à partir de l'âge de trois ans[56], mais non d'internat.

Le groupe scolaire Jean-Zay

L'école intègre également une garderie périscolaire, afin d'aider les parents ayant des horaires de travail contraignants. La garderie est ouverte chaque matin à partir de 7 heures 45 et chaque soir jusqu'à 18 heures 30. De plus, un dispositif associatif d'aide aux devoirs baptisé « Trait d'union » a été mis en place afin de soutenir les élèves[56].

Le transport scolaire a été confié à la société de transports urbains de l'agglomération royannaise, Cara'Bus. En outre, la municipalité a mis en place un service de trajets à pied domicile-école, et inversement, (pédibus) pour les élèves scolarisés dans la commune, baptisé « Carapattes ». Les élèves sont encadrés par des adultes formés.

Les établissements d'enseignement secondaire (collèges et lycées) sont concentrés à Royan.

La commune disposait autrefois d'une école privée catholique, installée dans un ancien couvent (d'où l'ancien nom de la rue Carnot : rue du Couvent). Fondée en 1887 sous l'impulsion de l'abbé Merlet, elle est confiée aux soins des Ursulines du Sacré-Cœur de Pons. Elle cesse de fonctionner au début du XXe siècle. Le supermarché Écofrais est bâti sur son emplacement.

Le pôle enfance de Saint-Georges-de-Didonne comprend une crèche (structure multi-accueil pour la petite enfance) baptisée « Les p'tits loups ». Les enfants y sont pris en charge entre 2 mois et 6 ans, du lundi au vendredi, de 7 heures 45 à 18 heures 30. La commune dispose par ailleurs d'une structure municipale chargée de prendre en charge les enfants durant les vacances scolaires, le CALM (Centre d'animation et de loisir municipal). Les animateurs de cette structure sont également chargés de la surveillance des enfants durant la période d'interclasse, de 11 heures 45 à 13 heures 45.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une polyclinique située à proximité du centre-ville. Fondée en 1948 à la pointe de Vallières, transférée en 1964 à son emplacement actuel, elle est spécialisée dans la chirurgie (chirurgie générale et digestive, chirurgie maxillo-faciale, gastro-entérologie, cardiologie, orthopédie, ophtalmologie, soins de suite). Elle disposait autrefois d'une maternité, aujourd'hui fermée (un service de maternité est présent à la clinique Pasteur de Royan).

L'équipe est formée de 90 salariés, dont une trentaine de chirurgiens libéraux, qui effectuent en moyenne 6000 interventions par an. En 2008, un plateau technique de cinq blocs opératoires a été mis en place[57]. Si l'établissement est bien classé en matière de lutte contre les infections nosocomiales, il est en revanche moins bien classé pour la tenue du dossier patient et la communication avec le médecin traitant[58].

Le centre hospitalier public le plus proche (centre hospitalier de Royan) se situe à Vaux-sur-Mer Il dispose d'un service d'urgences. À une trentaine de kilomètres de la commune, le centre hospitalier de Saintonge, à Saintes, plus grand hôpital du département, offre une palette de soins étendue. Les cas les plus graves sont transportés au centre hospitalier universitaire de Bordeaux.

La commune compte également un cabinet de chirurgie orthopédique indépendant, un médecin anésthésiste/réanimateur, deux cabinets de médecins généralistes, quatre cabinets de kinésithérapeutes, un cabinet de psychiatre, un acupuncteur, une sage-femme et trois cabinets d'infirmiers. La palette de soins est complétée par un cabinet de médecins spécialistes implanté au Rond Point des parasols à l'entrée de la zone d'activité de la Raboine.

Trois pharmacies sont présentes dans la commune : deux en centre-ville (avenue de la République) et une dans le quartier Plein-été (avenue du maréchal Juin).

Sécurité[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un commissariat de police municipale, situé avenue de la République (près de La Poste), qui travaille en collaboration avec le commissariat de police de Royan. La brigade de gendarmerie est implantée à Royan.

Les postes de secours des pompiers les plus proches sont situés à Royan, à Meschers-sur-Gironde et à Saujon.

Pendant la période estivale (fin juin-début septembre) les principales plages de la commune sont surveillées par des maîtres-nageurs-sauveteurs. La conche de Saint-Georges est ainsi divisée en deux secteurs, conche nord et conche sud. Le secteur conche nord abrite deux postes de secours, Le Trier (quatre sauveteurs) et Le Central (six sauveteurs, dont le chef de secteur)[59]. Le secteur conche sud abrite un poste de secours, Les Oliviers (huit sauveteurs)[60].

Sports[modifier | modifier le code]

Article connexe : Sport en Charente-Maritime.

Aménagé en centre-ville, le complexe sportif Colette-Besson (médaillée d'or aux Jeux olympique de 1968, originaire de la commune) a été inauguré par cette dernière en 1991. Il se compose d'un stade de 1 700 places, dont 238 assises[61], où évolue le Football club de Saint-Georges-de-Didonne, d'une salle omnisports, de courts de tennis intérieur et extérieur, d'un terrain de basket et d'un skate park (des pistes en bord de plage permettent également de pratiquer vélo, skateboard et roller). La ville abrite en outre une salle polyvalente, un plateau multi-sport (basket, football, handball), une salle de remise en forme, un minigolf, un boulodrome homologué de 32 cadres, un circuit VTT/VTC et un circuit sportif en forêt de Suzac (Crapa)[62].

La planche à voile est un sport nautique très populaire sur la côte de Beauté.

La base nautique de Saint-Georges-de-Didonne propose des activités diverses telles que la planche à voile, le catamaran, le dériveur, le kayak de mer, ainsi que le speed sail (planche à voile à roulettes), le fly-surf et le char à voile, dont Saint-Georges-de-Didonne est la « capitale » régionale[63]. De fait, la conche de Saint-Georges a servi et sert encore de lieu d'entraînement à de nombreux champions de France de cette discipline.

Le service des sports de Saint-Georges-de-Didonne propose différentes activités encadrées (cours de gymnastique, footing, renforcement musculaire), des activités à destination des jeunes (handball, volley-ball, futsal) ou des enfants, à travers l'école municipale omnisports (EMO)[62]. En juillet-août, des tournois de beach-volley, de sandball et de beach tennis sont organisés.

Parmi les clubs de sport présents dans la commune figurent notamment un club de football (FC Saint-Georges-de-Didonne), un tennis club, une entente de handball, de badminton et d'athlétisme (Royan/Saint-Georges-de-Didonne), un club de futsal, une association de sports nautiques et véliques, un centre équestre, une association de VTT et une autre de gymnastique[62]. Les infrastructures saint-georgeaises sont complétées par celles des autres communes de l'agglomération royannaise (stades, gymnases, piscines, hippodrome de la côte de Beauté, golf de Royan, etc.), qui permettent de pratiquer de nombreux autres sports.

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

Le tour de France passe à plusieurs reprises à Saint-Georges-de-Didonne. En 1947, au cours de la dix-septième étape (Bordeaux-Les Sables-d'Olonne), puis à deux reprises au cours de l'année 1958[64] : à l'arrivée de la dixième étape (Saint-Nazaire-Royan) et au départ de la onzième étape (Royan-Bordeaux).

Le tour du Poitou-Charentes passe à plusieurs reprises par Saint-Georges-de-Didonne, notamment en 2010 et en 2012.

La commune organise depuis 1994 la course pédestre des 10 kilomètres de la côte de Beauté, et depuis 2006 le challenge Colette Besson (5 kilomètres de course individuelle, 5 kilomètres de marche individuelle).

En 2012, la commune a accueilli le championnat de France Beach Ultimate Frisbee[65].

Marché[modifier | modifier le code]

Le marché alimentaire sous halle couverte est ouvert tous les jours de l'année. Le marché de Didonne a lieu tous les vendredis matins.

Cultes[modifier | modifier le code]

Saint-Georges-de-Didonne appartient au diocèse catholique de La Rochelle et Saintes, lui-même subdivision de la province ecclésiastique de Poitiers depuis 2002 (de la province ecclésiastique de Bordeaux avant cette date) et au doyenné de Royan. La paroisse est comprise dans le secteur pastoral « Notre-Dame-L'Assomption », centré sur Royan.

Pour l'Église réformée, Saint-Georges-de-Didonne dépend du consistoire de Charente-Maritime et de l'association cultuelle de l'Église réformée de Royan, Médis, Saujon et Saint-Georges-de-Didonne. Un temple accueille le culte certains dimanches, en été, en alternance avec ceux de Royan, Médis et Saujon.

La commune abrite en outre une salle du Royaume des Témoins de Jéhovah.

Les autres confessions ne disposent pas de lieu de culte dans la commune.

Médias[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Les émetteurs de Royan-Vaux-sur-Mer (et de façon plus aléatoire, Niort-Maisonnay et Bordeaux-Bouliac) permettent la réception des chaînes de la télévision numérique terrestre[66]. Royan-Vaux-sur-Mer et Niort-Maisonnay reprennent les émissions de France 3 Poitou-Charentes ainsi que le décrochage local France 3 Atlantique, ce qui n'est pas le cas de Bordeaux-Bouliac, qui reprend exclusivement France 3 Aquitaine et le décrochage local France 3 Bordeaux-Métropole. L'émetteur de Bordeaux-Bouliac diffuse également une chaîne de télévision locale, TV7 Bordeaux. Cet émetteur de forte puissance a débuté la diffusion d'un multiplex permettant la réception de chaînes de télévision haute définition (HD).

Radio[modifier | modifier le code]

La plupart des radios nationales présentes dans le département peuvent être écoutées dans la commune. Les informations départementales sont relayées par la station de radio publique France Bleu La Rochelle; cependant, France Bleu Gironde peut également être reçue, mais de façon plus ou moins aléatoire. Les stations de radio locales pouvant être écoutées dans la commune sont principalement Demoiselle FM (généraliste, émettant depuis Rochefort, qui dispose de locaux dans la commune), Terre Marine FM (généraliste, émettant depuis Fouras), Wit FM (généraliste, émettant depuis Bordeaux), Mixx radio (techno, dance et musiques électroniques, émettant depuis Cognac et reprise par le réémetteur de Saintes), et RCF Accords Charente-Maritime (religieuse, émettant depuis La Rochelle).

Presse[modifier | modifier le code]

La presse locale est représentée par le quotidien Sud Ouest, dont le siège est à Bordeaux (une agence locale est située à Royan) et par l'hebdomadaire Le Littoral de la Charente-Maritime, dont le siège est à Marennes.

Internet haut débit[modifier | modifier le code]

Un répartiteur téléphonique est implanté sur la commune, et est dégroupé par plusieurs opérateur alternatifs : outre Orange sont ainsi disponibles SFR, Bouygues Telecom et Free. L'ADSL et l'ADSL 2+ couvrent la commune[67]. Saint-Georges-de-Didonne dispose également d'un point Wi-Fi (gratuit)[68]

Gestion des déchets[modifier | modifier le code]

La collecte et la valorisation des déchets sont du ressort de la communauté d'agglomération. Sous son impulsion, un système de tri sélectif a été mis en place à partir de 2001, lequel concerne essentiellement les emballages usagés, le papier et le verre.

Le ramassage de ces déchets se fait soit à domicile par les services de nettoiement, chaque samedi, (chaque mercredi et samedi en juillet-août), soit, pour le verre exclusivement, à partir de différents points de collecte implantés en divers points de la commune. Les déchets végétaux sont collectés le mercredi et les ordures ménagères, le mardi et le vendredi (en saison, également le dimanche, le lundi et le jeudi).

Après collecte, les ordures ménagères sont acheminées vers le centre de transfert de Médis, puis le centre d'enfouissement de Clérac. Les déchets pouvant être valorisés sont quant à eux acheminés vers le centre de tri de Rochefort[4].

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Le nombre d'emplois dans la zone de Saint-Georges-de-Didonne était, selon les statistiques de l'Insee, de 1389 en 2009, un chiffre en nette augmentation depuis 1999, où ils n'étaient que 1121. Sur ces 1389 emplois, 1111 sont des emplois salariés, et 278 non salariés[69]. Ces chiffres sont à replacer dans un contexte plus vaste, celui de l'agglomération royannaise, pôle d'emploi attractif du sud-ouest du département : rien qu'à Royan, ville-centre de ce pôle économique, l'Insee recense 9902 emplois en 2009 (contre 8534 en 1999)[70] — auxquels s'ajoutent des emplois saisonniers. Cette concentration d'emplois n'empêche pas certains actifs de la commune d'effectuer des déplacements pendulaires vers d'autres grands pôles d'emploi du département, essentiellement Saintes et Rochefort, mais ceux-ci demeurent limités. L'indicateur de concentration d'emploi de la zone de Saint-Georges-de-Didonne suit cette tendance à la hausse, et est passé de 78,6 (en 1999) à 104,5 (2009)[69].

Le centre commercial Super U, dans le quartier Plein Été.

Le nombre d'actifs est de 2469, soit 61,9 % de la population communale. La tranche d'âge des 15-24 ans a un taux d'activité un peu plus faible, soit 42,4 %, mais celui des 25-54 ans atteint 90 % et celui des 54-64 ans, 31,9 %. Le taux de chômage des 15-64 ans est en constante diminution, atteignant 9,4 % de la population en 2009, contre 12,6 % en 1999. La part des femmes parmi les chômeurs était préoccupante en 1999 (20,9 %) et reste importante en 2009 (14,8 %)[69], malgré une décrue remarquable. De fait, au cours de cette période, la tendance s'est inversée, et il y a désormais plus d'hommes au chômage que de femmes (15,6 % contre 14,8 %). Cependant, la part des hommes au chômage a également subi une baisse importante, passant de 18,3 % en 1999 à « seulement » 15,6 % en 2009[69].

Dans le domaine de la lutte contre le chômage, la commune dépend essentiellement des infrastructures situées à Royan : pôle-emploi, mission locale, Greta (centre de formation continue, au lycée de l'Atlantique), mais abrite une entreprise spécialisée dans le conseil et la formation professionnelle, « Hommes et savoirs ».

Les actifs forment la composante majoritaire de la population (61,9 %), suivis par les retraités (22,8 %), les inactifs (8,9 %) et les élèves, étudiants et stagiaires (6,4 %). Les catégories socio-professionnelles les mieux représentées sont les employés (33,7 %), les professions intermédiaires (22 %), les artisans, commerçants et chefs d'entreprises (13,3 %), les cadres et professions intellectuelles (7 %) et, en « queue de peloton », les agriculteurs, qui ne forment plus que 1,2 % des actifs, alors qu'ils formaient encore 2,1 % des actifs en 1999[69].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

La commune est au cœur d'un bassin d'emploi particulièrement attractif, la zone d'emploi de Royan (issue de la partition de l'ancienne zone d'emploi Saintonge maritime, qui regroupait les régions de Royan et de Rochefort), forte de 27 753 emplois en 2008[71].

L'industrie à Saint-Georges-de-Didonne : l'entreprise Unibéton (groupe Italcementi, cinquième producteur mondial de ciment), dans la zone d'activité des Brandes.

La zone d'emploi de Royan est, avec celle de La Rochelle, la plus dynamique de la région Poitou-Charentes, toutes deux profitant « d'un tissu économique et d'une démographie dynamiques » (Insee)[71]. La croissance y est particulièrement soutenue, du fait du développement des activités tertiaires. Saint-Georges-de-Didonne, qui appartient au bassin de vie de Royan, partage avec sa célèbre voisine une économie basée sur le tourisme, essentiellement balnéaire (en été, la population passe de 5000 à 50 000 habitants), mais aussi sur les services et le commerce.

531 établissements étaient recensés par les services de l'Insee au 31 décembre 2009, essentiellement de très petites entreprises et quelques Petites et moyennes entreprises : 24,7 % ont des effectifs compris entre 1 à 9 salariés, 5,2 % ont plus de 9 salariés. Ces chiffres sont à comparer avec ceux du reste du département, soit respectivement 28,5 % et 5,7 %. Le secteur du tourisme, du commerce et des services est largement prédominant, représentant à lui seul 67,5 % du total. Viennent ensuite l'administration publique, l'enseignement, la santé et l'action sociale (16,3 %); la construction (9,3 %) et l'industrie (4,6 %)[72].

La commune abrite trois zones d'activités (Les portes de l'estuaire, sur la route de Bordeaux, Les prés d'Enlias et La Raboine, près de la rocade) qui concentrent une partie des activités commerciales et industrielles. La zone d'activité de La Raboine, la plus récente, est toujours en cours d'aménagement. Elle bénéficie de la présence de la rocade et abrite un supermarché Super U, une enseigne de restauration rapide (Buffalo Grill) et quelques boutiques et concessionnaires de voiture.

Panneau à l'entrée de la zone d'activités de La Raboine.

Enfin, et même si ce dernier ne se trouve pas sur la commune, le parc d'activité Royan 2 n'est distant que de deux kilomètres de Saint-Georges-de-Didonne par la rocade, via l'échangeur de Belmont. Constituant un des deux grands pôles commerciaux de l'agglomération royannaise, il concentre supermarchés (Leader Price, Lidl), enseignes de restauration rapides (Mac Donald's), boutiques, services, autour du centre commercial Quai 17 (hypermarché E.Leclerc).

Les principaux axes commerçants sont, outre les zones d'activités citées plus haut, le centre-ville, le front de mer et le quartier de Suzac. Une partie des commerçants de la ville s'est regroupée en une Union des Commerçants et Artisans de Saint-Georges-de-Didonne. Le centre-ville concentre de nombreuses boutiques, des bars et des restaurants, ainsi qu'un supermarché Éco-Frais. Un supermarché de proximité (enseigne Vival) est également situé à l'entrée du quartier de Vallières, tandis qu'un supermarché Proxi est implanté dans la zone d'activité des Brandes (route de Semussac). Le front de mer, tout comme le quartier de Suzac, accueille des boutiques saisonnières, des fast-foods et des glaciers.

Les principaux employeurs de la commune sont la polyclinique (90 salariés), l'usine de robinets Presto (85 salariés), l'entreprise de ciment Unibéton (groupe Italcementi), la société Atlantique services (60 salariés), l'agence de publicité Adrexo (55 salariés), les villages de vacances et campings Bois soleil, les maisons de retraite L'automne (45 salariés) et L'océane (35 salariés) et le supermarché Super U (25 salariés)[73].

Les activités agricoles sont surtout céréalières et viticoles, avec spécialisation en cultures biologiques.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Si le patrimoine monumental de la commune date essentiellement du XIXe siècle et de la vague de développement urbain consécutive à l'émergence de la mode des bains de mer, trois monuments témoignent d'une époque plus ancienne.

L'église Saint-Georges, au centre de la place de Verdun, date du XIIe siècle pour ses parties les plus anciennes.

La motte castrale du château des seigneurs de Didonne se situe dans le quartier du même nom, un peu en retrait du centre-ville. Datant du XIe siècle, elle est l'unique vestige d'un château fort détruit par les anglais au XVe siècle sans jamais être reconstruit. Longtemps laissées à l'abandon, les ruines servent à l'édification de maisons particulières au cours des siècles suivants. Victimes d'une urbanisation anarchique, les vestiges sont aujourd'hui intégrés à une propriété privée.

Autre témoignage de l'époque médiévale, l'église Saint-Georges est élevée dans le courant du XIIe siècle, mais est remaniée à plusieurs reprises ultérieurement. Son clocher néo-roman atypique est élevé en 1877.

Enfin, le logis de Lussinet est une construction du XVIIe siècle consécutive à l'aliénation de certaines terres appartenant au prieuré Saint-Georges lors des guerres de religion. Seul subsiste de nos jours le corps de logis principal et quelques dépendances reprises au XVIIIe siècle .

L'émergence du tourisme balnéaire transforme le village de pêcheurs en véritable bourg à l'orée du XXe siècle. Tandis que le port est doté d'un phare en pierre de taille entre 1898 et 1902, le phare de Vallières, des maisons plus cossues font leur apparition. L'une des premières à être réalisée est la villa Musso, un chalet en pierre de taille et brique s'élevant sur trois niveaux. À peu de distance, la villa Castel-Bourg dévoile une façade s'inspirant du style gothique flamboyant. Enfin, en marge du front de mer, la maison Nelly se caractérise par une façade néo-renaissance avec fenêtres à meneaux et mascarons.

Le phare de Vallières, un des symboles de la ville.

Parmi les infrastructures publiques, l'ancien hôtel des postes (aujourd'hui converti en un espace consacré à la culture) est édifié en 1920 par l'architecte Charles Proust. Cet immeuble se distingue par une façade en pierre de taille de style néo-Louis XVI intégrant un balcon monumental en fer forgé.

Durant la seconde guerre mondiale, l'organisation Todt est chargée de l'édification d'une forteresse destinée à protéger les côtes d'un éventuel débarquement : le fort de Suzac. Constitué d'une succession de 8 casemates en béton armé - ou blockhaus -, le fort est endommagé par les bombes alliées durant les combats de 1945. Actuellement situé dans une zone protégée par le conservatoire du littoral, le fort est en cours de réhabilitation.

Au contraire de la cité voisine de Royan, détruite localement à plus de 80 %, la ville n'est que peu touchée durant les combats opposants les alliés aux occupants allemands. Seul témoignage de l'architecture moderniste dans la cité, le temple protestant est une réalisation de l'architecte Paul Drémilly. Bâti à partir de 1951, ses voûtes ellipsoïdales sont formée de pièces de céramiques creuses.

Culture[modifier | modifier le code]

Article connexe : Culture en Charente-Maritime.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Le Relais de la Côte de Beauté est un espace municipal culturel et d'animations regroupant une salle de spectacle de 300 places, une salle de cinéma de 192 places et une salle classée Art et Essai, une salle d'exposition temporaire, un restaurant de 200 couverts, la médiathèque communale et deux salles de réunion.

Saint-Georges dans les arts et la culture[modifier | modifier le code]

Peinture[modifier | modifier le code]

De nombreux peintres, parfois célèbres, ont représenté la côte de Beauté sur leurs toiles[74].

« Vue de Royan depuis Suzac », huile sur toile de Louis-Alexandre Cabié (1902).

Le peintre Odilon Redon, qui vient en villégiature à Saint-Georges-de-Didonne à partir de 1898 (il loue la villa « Goa »), écrit en 1903 : « Saint-Georges est toujours paisible et familial. Quand on revient de Royan, on sent dans ses petites rues, revenir le calme d’esprit, une tranquillité qui est vraiment son caractère dominant[75] » Il y peint plusieurs toiles, représentant la jeune station balnéaire et ses paysages. Les plus connues sont « Rochers de Vallières », « Magnifique moulin de Saint-Georges-de-Didonne » ou encore « Rue de Saint-Georges-de-Didonne » (exposée au musée des Beaux-Arts de Bordeaux).

Léonce Chabry, peintre bordelais, un des pères de l’École de Tervueren, peint vers 1870 des « Falaises à marée basse », des « Rochers à Saint-Georges-de-Didonne » et une « Roche isolée à Vallières » à la pointe de Vallières.

Gustave Courbet peint en 1862 une « Roche isolée » (visible au Brooklyn Museum of Art)[76] — il s'agit en réalité de ce qu'on appelle aujourd'hui l'île aux mouettes, à Vallières — et une « Marine au bord de mer ».

Louis-Alexandre Cabié, peintre naturaliste, peint en 1902 un « Clair de lune au bord de mer », une huile sur toile baptisée « La corniche à Saint Georges de Didonne », un « Saint Georges de Didonne, près de Royan », une « Vue de Royan depuis Suzac », un « Bord de mer » et un « Sous les chênes verts ».

Fernand Pinal, peintre pointilliste et post-impressionniste (1881-1958) peint une huile sur toile baptisée « Pointe de Suzac ».

Littérature[modifier | modifier le code]

Eugène Pelletan évoque la jeune station balnéaire (et sa célèbre voisine, Royan) dans son livre « La naissance d'une ville », paru en 1876.

Jules Michelet séjourne lors d'une tempête d'équinoxe à Saint-Georges-de-Didonne. Il y écrit notamment « La Femme » en 1859. Une plaque, apposée sur sa maison, cite l'auteur : « C'est à Saint-Georges-de-Didonne, en 1859, que j'ai écrit La Femme... Le parfum sauvage du pays, sa douceur sévère, les senteurs d'amertume vivifiante dont ses bruyères sont charmées, la flore des landes, la flore des dunes ont fait beaucoup pour ce livre et s'y retrouveront toujours. » Plus tard, en 1861, il rédige « La mer » souvenir de de cette tempête subie à Saint-Georges. Il décrit le lieu en ces termes : « À cette gaieté des eaux, joignez la belle et unique harmonie des deux rivages. Les riches vignes du Médoc regardent les moissons de la Saintonge (...) Des eaux de mer et des eaux douces s'élèvent des nuages irisés qui projettent, sur le miroir d'où ils viennent, d'étranges couleurs, verts clairs, roses et violets. »

Cinéma[modifier | modifier le code]

Le film Fièvres, de Jean Delannoy avec Tino Rossi dans le rôle titre est tourné en partie à Saint-Georges-de-Didonne en 1941. Il sort en salle en 1942[77].

Langue saintongeaise[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Saintongeais.
Carte représentant l'aire linguistique du Saintongeais dans les Charentes et le Nord-Gironde
Aire linguistique du Saintongeais

La commune est située dans l'aire linguistique du saintongeais, un dialecte faisant partie de la famille des langues d’oïl, branche des langues romanes, qui comprend également le français, l’angevin le picard et le poitevin avec lequel il est souvent regroupé dans un domaine plus vaste, le poitevin-saintongeais.

Le saintongeais (saintonjhais) est la langue vernaculaire parlée dans les anciennes provinces d'Aunis, Saintonge et Angoumois. On l’appelle aussi le charentais ou encore le patois charentais. Les locuteurs sont dits patoisants. Le saintongeais a fortement influencé l’acadien et en conséquence, par ricochet, le cadien ; quant au québécois, il a été influencé par les parlers tels que le normand, le francien et le saintongeais.

La langue saintongeaise présente de nombreux traits communs avec des langues telles que le cadien ou l'acadien, ce qui s'explique par les origines saintongeaises d'une partie des émigrants vers la Nouvelle-France au XVIIe siècle.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La gastronomie saintongeaise est principalement axée sur trois types de produits : les produits de la terre, les produits de la mer et les produits de la vigne.

Carte des différentes zones de production du Cognac et du Pineau dans les deux Charentes : Saint-Georges-de-Didonne est en bois ordinaires
Zone de production du cognac et du pineau.

Les préparations à base de viande de porc occupent une place prépondérante dans la cuisine régionale : ainsi des gratons ou des grillons, sortes de rillettes à base de viandes rissolées et confites dans leur graisse, du gigorit (ou gigourit), un civet mêlant sang, gorge, foie et oignons, ou de la sauce de pire, à base de fressure, d'oignons et de vin blanc de pays[78].

La cuisine saintongeaise intègre tout naturellement de nombreuses recettes à base de « cagouilles », le nom local de l'escargot petit-gris. Animal tutélaire de la Saintonge, il est notamment cuisiné « à la charentaise », c'est-à-dire cuit dans un court-bouillon agrémenté de vin blanc, d'ail et de mie de pain.

Parmi les autres spécialités locales, il convient de noter également les pibales (alevins d'anguille pêchés dans la Gironde, spécialité des villes de Mortagne et de Blaye), les huîtres de Marennes-Oléron, les sardines de Royan, les « thyeusses de gueurnouilles » (cuisses de grenouilles) ou encore la « sanglette », une galette préparée à base de sang de poulet et d'oignons cuits.

Les desserts traditionnels sont issus de la cuisine paysanne : millas (gâteau à la farine de maïs, qu'on retrouve dans une grande partie du Sud-Ouest de la France), galette charentaise, au beurre Charentes-Poitou, ou encore « merveilles » (beignets).

Les vignes de la région servent à la confection d'eaux-de-vie réputées, telles que le pineau des Charentes et plus encore, le cognac. La commune de Saint-Georges-de-Didonne est ainsi intégralement située dans la zone de production des « bois ordinaires ».

Festivals et événements touristiques[modifier | modifier le code]

  • Le festival « Humour et eau salée », créé en 1986 par l'association du même nom dont Jean-Michel Renu, ancien maire de la ville, était le président, a lieu chaque année au mois d'août. Cette manifestation voit traditionnellement des humoristes célèbres se produire au bord de la plage. Le prix Iznogoud y est décerné à une personnalité médiatique symbole du plus beau « flop » de l'année[79].
  • Le festival « Musique et Gastronomie du Monde » est une manifestation annuelle durant laquelle les participants sont invités à découvrir les spécialités culinaires de plusieurs pays du monde. Organisé au mois de juin dans l'enceinte du stade Colette Besson, ce festival est également l'occasion de voir se produire sur scène des artistes issus des cinq continents[80].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Colette Besson, « La cavale brune », championne olympique du 400 mètres aux Jeux olympiques de Mexico en 1968.
  • Jean Jarousseau), pasteur pendant la période de l'« Église du Désert », il est à la tête de la communauté protestante de Saint-Georges-de-Didonne à partir de 1761. Il est le grand-père d'Eugène Pelletan.
  • Odilon Redon, Peintre symboliste et coloriste de la fin du XIXe siècle. Il succombe aux charmes du « petit village délicieux » de Saint-Georges au cours de l'année 1898. Il séjournera dans la villa Goa (Hôtel du Printemps) tous les étés durant 10 ans.
  • Eugène Pelletan, qui y possédait la propriété de son grand-père, le pasteur du désert Jean Jarousseau.
  • Georges Coulon, vice-président du Conseil d'État sous la troisième République, gendre d'Eugène Pelletan.
  • Henri Collignon, conseiller d'État, secrétaire général de la Présidence de la République, conseiller municipal de Saint-Georges-de-Didonne à partir de 1912.
  • Georges Bonnet, ministre de la IIIe République, venait souvent en vacances, dans la propriété de Jarousseau dont sa femme, Odette Pelletan, avait héritée.
  • Ernest Albert-Favre, ministre sous la Troisième République, mort à Saint-Georges en 1952.
  • Jo Charrier, (né à Saint-Georges le ) artiste musicien qui a fait partie de l'orchestre de Jacques Hélian.
  • Jean Farge, () Inspecteur Général des Finances, ancien Secrétaire d'État chargé de la Sécurité Sociale, 1979 à 1981, Président de la Commission des Opérations de Bourse, 1988 à 1990, Président du PMU, 1990 à 1997, il venait en vacances à Saint Georges depuis sa naissance dans la maison de famille située en bord de plage.
  • Jacques Nicolaou, scénariste et dessinateur de bandes dessinées, né le 7 octobre 1930 à Châtenay-Malabry.
  • Colette Besson, athlète, championne olympique, née à Saint-Georges-de-Didonne en 1946.
  • Dominique Bussereau, maire de Saint-Georges-de-Didonne entre 1989 et 2002.
  • Bérald Crambes, (né le 5 mai 1987 à Saint Georges de Didonne) est surtout connu pour être le bassiste du groupe BB Brunes.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Iconographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Statistique du département de la Charente-Inférieure par M. A. Gautier, 1839.
  • Saint-Georges-de-Didonne, Mémoires d'avenirs pour l'an 2000 Collectif et Yves Delmas, 2001.
  • Souvenirs de Saint-Georges-de-Didonne par François Richet, 2005.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Territoires et administrations
Transports
Culture et loisirs
Monuments

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. a et b Site : Bernezac.com
  3. Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984
  4. a, b, c, d, e et f « Rapport de Présentation – Plan Local d’Urbanisme de Saint Georges de Didonne », sur Mairie de Saint-Georges-de-Didonne (consulté le 22 juillet 2012).
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  6. « Orthodromie entre Saint-Georges-de-Didonne et Saintes », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 22 juillet 2012).
  7. « Orthodromie entre Saint-Georges-de-Didonne et Rochefort », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 22 juillet 2012).
  8. « Orthodromie entre Saint-Georges-de-Didonne et La Rochelle », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 22 juillet 2012).
  9. « Orthodromie entre Saint-Georges-de-Didonne et Bordeaux », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 22 juillet 2012).
  10. « Orthodromie entre Saint-Georges-de-Didonne et Saujon », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 22 juillet 2012).
  11. « Orthodromie entre Saint-Georges-de-Didonne et Cozes », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 22 juillet 2012).
  12. « Orthodromie entre Saint-Georges-de-Didonne et La Tremblade », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 22 juillet 2012).
  13. a et b « Inventaire des paysages de Poitou-Charentes », sur Atlas régional des paysages (consulté le 22 juillet 2012).
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  15. Pavillon Bleu d'Europe : commune lauréates (2012)
  16. a et b PLU Saint-Georges-de-Didonne, révision
  17. « FR5400438 - Marais et falaises des coteaux de Gironde », sur Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 22 juillet 2012)
  18. « FR7200677 - Estuaire de la Gironde », sur Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 22 juillet 2012)
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  43. Georges Touroude : Les origines de la dynastie Pelletan: Jean Jarousseau et Achille Pelletan
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  71. a et b « Treize nouvelles zones d’emploi en Poitou-Charentes », sur le site de l'Insee (consulté le 05 août 2012).
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  76. « La roche isolée, de Gustave Courbet », sur art-memoires.com (consulté le 07 août 2012)
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  78. Charente-Maritime, encyclopédie Bonneton, p. 106-107
  79. Festival Humour et eau salée
  80. Le festival musique et gastronomie du monde