Barbara

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Barbara

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Barbara en 1968.

Informations générales
Surnom Barbara ; Barbara Brodi (à ses débuts)
Nom de naissance Monique Andrée Serf
Naissance 9 juin 1930
Paris 17e (France)
Décès 24 novembre 1997 (à 67 ans)
Neuilly-sur-Seine, Hauts-de-Seine (France)
Activité principale Auteur-compositeur-interprète
Activités annexes actrice
Genre musical Chanson française
Instruments piano
Années actives 19581996
Labels Decca Records
La Voix de son maître
Disques Odéon
Disques Philips

Monique Andrée Serf, dite Barbara (ou Barbara Brodi à ses débuts), est une auteure-compositrice-interprète française, née le 9 juin 1930 à Paris 17e et décédée le 24 novembre 1997 à Neuilly-sur-Seine dans les Hauts-de-Seine.

Sa poésie engagée, la beauté mélodique de ses compositions et la profondeur de l’émotion que dégageait sa voix lui assurèrent un public qui la suivit pendant quarante ans.

Elle joua également dans nombre de films et de pièces de théâtre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née dans le 17e arrondissement de Paris au 6, rue Brochant, Monique Serf passe dans ce quartier des Batignolles les premières années de sa vie en compagnie de ses parents, Jacques Serf, juif alsacien, et Esther Brodsky[Note 1], de sa grand-mère russe et de son frère Jean, de deux ans son aîné. Sa famille s’agrandit : une deuxième fille, Régine, naît à Roanne en 1938 et un deuxième garçon, Claude, voit le jour à Tarbes en 1942.

Bien avant que la guerre n'éclate, sa jeunesse est marquée par des déménagements successifs. De la rue Nollet à Paris en 1931 au 6, boulevard Gaston Crémieux à Marseille en 1937, ceux-ci redoubleront sous l’occupation nazie pour fuir la chasse faite aux Juifs par le gouvernement de Vichy. S’y ajouteront les séparations pour déjouer les dénonciations. De 1943 à 1945, la famille se cache à Saint-Marcellin, en Isère. À la fin de la guerre, les membres de la famille se retrouvent au Vésinet.

Barbara aura à supporter le comportement incestueux de son père pendant son enfance. Alors qu'elle a dix ans et demi, à Tarbes, son père abuse d'elle. Sa jeunesse bascule soudain « dans l'horreur » d'où personne, pas même sa mère, ne tentera de la sauver. Il recommence plusieurs fois, elle multiplie les fugues, en vain. Un jour, en Bretagne, n'en pouvant plus, elle se précipite à la gendarmerie, où son père vient la chercher et laisse entendre qu'elle affabule. L'affaire est classée[1]. Elle refusera d'évoquer le drame en public, sauf dans ses Mémoires[2],[3].

Premières vocalises[modifier | modifier le code]

En 1946, les Serf s’installent au 50 rue Vitruve, dans le 20e arrondissement. Monique a seize ans. L’été est assombri par la mort de sa grand-mère. Peu attirée par les études, elle ambitionne depuis longtemps de devenir pianiste et chanteuse. Ses parents promettent de lui offrir des cours de chant. Elle s’inscrit à ceux de Madame Dusséqué. Sa vie en est changée. Au bout de quelques leçons, son professeur la présente à Maître Paulet, enseignant au Conservatoire de Paris, qui la prend comme élève[4].

Le no 50 rue Vitruve

Dans le nouvel appartement, un piano loué par son père est installé ; Monique en joue d’instinct, sans prendre de leçons. La jeune fille entre au Conservatoire comme auditrice[Note 2] mais au répertoire de chant classique, elle préfère celui de la chanson populaire. Elle arrête les cours.

En 1948, après avoir passé une audition au théâtre Mogador, elle est engagée comme mannequin-choriste dans l’opérette Violettes impériales[4].

Un jour de 1949, son père abandonne soudainement le foyer, pour ne plus revenir ; et bientôt, dans la même année, la location du piano ne peut plus être honorée[6]. Contrainte de s’en séparer, elle vit un déchirement.

La période belge : Monique Serf devient Barbara[modifier | modifier le code]

Voulant à tout prix concrétiser son rêve, devenir « pianiste chantante », elle quitte Paris, en février 1950. Grâce à l’argent prêté par une amie, elle se rend à Bruxelles chez un cousin, Sacha Piroutsky, qu’elle quitte au bout de deux mois car il devenait violent[6]. Sans ressources ni connaissances, la vie est difficile. Au hasard d’une rencontre, elle rejoint une communauté d’artistes à Charleroi, qui se réunissent dans un local appelé la Mansarde[7]. Là, elle trouve de l’aide et commence à chanter dans des cabarets sous le nom de Barbara Brodi (inspiré du nom de sa grand-mère, Varvara Brodsky). Son répertoire est constitué de chansons d’Édith Piaf, de Marianne Oswald, de Germaine Montero, de Juliette Gréco et de Jacques Brel. Chaque fois le public la siffle copieusement[6].

Fin 1951, elle retourne à Paris pour des auditions sans lendemain, dont une au cabaret La Fontaine des Quatre-Saisons dont la programmation est déjà faite et où on lui propose une place de plongeuse pour un an. Elle peut toutefois y rencontrer et observer, sans jamais chanter, Boris Vian avec Henri Crolla et Louis Bessières ou encore Mouloudji[8]. Elle revient à Bruxelles où un ami du groupe de Charleroi lui donne l’occasion de chanter. Elle est mise en relation avec Ethery Rouchadze, une pianiste géorgienne qui accepte de l’accompagner et auprès de qui elle se perfectionnera au piano. Cette dernière lui présente Claude Sluys, jeune apprenti avocat[9]. Habitué des lieux de spectacles, il se pique d’écrire quelques chansons. Fin 1952, il déniche le « théâtre du Cheval blanc » et use de ses relations pour y ouvrir un cabaret afin qu’elle s’y produise sous le nom de Barbara[8].

Premiers succès, première télé, premiers enregistrements[modifier | modifier le code]

Le « bouche à oreille » aidant, le succès ne se fait pas attendre, le mariage (avec Claude Sluys) non plus (31 octobre 1953) ni l’occasion d’enregistrer deux chansons chez Decca au début de l’année 1955 : Mon pote le gitan et L'œillet rouge, diffusées en 78 tours et 45 tours[10].

En 1955, les époux se séparent. À la fin de cette année-là, Barbara retourne à Paris où elle chante dans de petits cabarets : « La Rose rouge », en 1956, « Chez Moineau », en 1957, puis, en 1958, à « L’Écluse », où elle a déjà chanté pour de courts engagements. En 1958, elle réussit à s’imposer, sous le surnom de « La Chanteuse de minuit », si bien que sa notoriété grandit et lui attire un public de fidèles, en particulier parmi les étudiants du Quartier latin. C’est cependant bien sous le nom de Barbara qu’elle effectue son premier passage à la télévision, le 12 juillet 1958, sur l’unique chaîne de la RTF, dans l’émission Cabaret du Soir, où la présentatrice la compare à Yvette Guilbert et lui assure « qu’elle deviendra certainement une grande vedette ».

À cette époque, elle commence à écrire. Remarquée et engagée par Pathé Marconi, elle enregistre (sous le label « La Voix de son Maître ») son premier disque 45 tours 4 titres, La Chanteuse de minuit, avec deux de ses propres chansons : J’ai troqué et J’ai tué l’amour[4], et au printemps 1959, son premier 33 tours (Barbara à L’Écluse).

En décembre 1959, apprenant que son père, qui avait fui sur les routes pour noyer son crime dans le vagabondage et la déchéance, est mourant et la réclame auprès de lui à Nantes, elle se précipite à son chevet. Malheureusement, elle arrive trop tard pour recueillir son mea culpa et lui accorder son pardon. À la vue de son corps, à la morgue, ses sentiments oscillent entre fascination, panique, mépris, haine, d'une part, et un immense désespoir d'autre part[11]. Au lendemain de l’enterrement, elle commence l’écriture de la chanson Nantes, qu’elle terminera quelques heures avant son passage au théâtre des Capucines, le 5 novembre 1963 ; ce sera l'une de ses plus grandes chansons.

En 1960, elle change de maison de disques pour signer chez Odéon. Elle enregistre Barbara chante Brassens puis Barbara chante Jacques Brel : le premier de ces albums est couronné par l’Académie Charles-Cros dans la catégorie « Meilleure interprète ».

La période parisienne[modifier | modifier le code]

En 1961, elle décroche un tour de chant du 9 au 20 février, en première partie de Félix Marten à Bobino, dans le quartier du Montparnasse[12]. Sa performance est peu appréciée, sa présentation jugée austère, à l’évidence pas encore prête pour les grandes scènes. Loin de se décourager, elle reprend ses récitals à « L’Écluse ».

Deux années plus tard, les mardis de novembre et décembre 1963, au théâtre des Capucines, elle retient et captive l’attention avec un répertoire nouveau comprenant deux de ses chansons : Dis, quand reviendras-tu ? et Nantes. Le succès est tel que la maison Philips lui signe un contrat. Séduit, Georges Brassens lui propose la première partie de son prochain spectacle à Bobino.

En attendant, le 4 juillet 1964, elle se rend sans enthousiasme en Allemagne de l'Ouest, en réponse à l’invitation de Hans-Gunther Klein, directeur du Junges Theater (de) de la ville universitaire de Göttingen. Agréablement surprise et touchée par l’accueil chaleureux qu’elle reçoit, elle prolonge son séjour d’une semaine. L'avant-veille de son départ, elle offre au public la chanson Göttingen, qu’elle a écrite d’un trait dans les jardins du théâtre. En mai 1967, elle sera à Hambourg pour l’enregistrer, avec neuf autres titres, traduits en allemand, pour le 33 tours Barbara singt Barbara, et retournera chanter à Göttingen le 4 octobre. Quand l'amitié franco-allemande deviendra dans les années 1980 un sujet d'actualité, les hommes politiques se saisiront de la chanson pour promouvoir cette amitié. En 1988, Barbara recevra la Médaille d’honneur de Göttingen et l'ordre du Mérite fédéral. En 1992, à la veille d'un référendum, François Mitterrand choisira ce titre pour terminer un entretien télévisé. En 2002, Xavier Darcos, alors ministre délégué à l’enseignement scolaire, inscrira cette chanson aux programmes officiels des classes de l'école primaire : la chanson sera reprise dans les écoles en 2003 à l'occasion de la commémoration du quarantième anniversaire du traité d'amitié franco-allemand dit traité de l'Élysée[13].

Comme convenu, elle chante à Bobino avec Georges Brassens en « vedette » du 21 octobre au 9 novembre 1964. Le public est conquis et les critiques sont unanimes pour saluer sa prestation. Paris-presse-L’Intransigeant écrit qu’elle « fait presque oublier Brassens », L'Humanité : « Un faux pas de Brassens, une prouesse de Barbara. »[14] Elle quittera Paris pour s’installer à Précy-sur-Marne, en Seine-et-Marne.

Le 14 mars 1965, son premier album Philips Barbara chante Barbara est distribué. Il obtient le prix de l’Académie Charles-Cros et un réel succès commercial. Lors de la cérémonie, au Palais d’Orsay, Barbara déchira son prix en quatre pour le distribuer aux techniciens, en marque de sa gratitude[15].

La même année, elle obtient un grand succès à Bobino. Le 15 septembre, jour de la première, France Inter organise une journée Barbara sur ses ondes[16]. La chanteuse est si profondément marquée par cette première qu’elle l'immortalise peu après dans l’une de ses plus grandes chansons : Ma plus belle histoire d’amour, c’est vous.

« Ce fut, un soir, en septembre / Vous étiez venus m’attendre / Ici même, vous en souvenez-vous ? … »

En décembre 1966, Barbara se produit à nouveau à Bobino, où elle interprète notamment Au cœur de la nuit (titre que jamais plus elle n'inscrira à son tour de chant). Trois ans avant L'Aigle noir, elle y évoque « un bruissement d'ailes qui effleure son visage », évoque - sans le nommer - la mort de son père et le pardon « pour qu'enfin tu puisses dormir, pour qu'enfin ton cœur repose, que tu finisses de mourir sous tes paupières déjà close ». (voir albums Ma plus belle histoire d'amour, Bobino 1967).

En 1967, elle écrit avec Georges Moustaki, La Dame brune, chanson d'amour qu'ils interprètent en duo[17]. Elle dira à son sujet : « Moustaki, c'est ma tendresse »[18].

Le 6 novembre 1967, alors en tournée en Italie, elle apprend la mort de sa mère[19].

En février 1969, Barbara est à l’Olympia. À la fin de la dernière représentation, à la stupeur générale, elle annonce qu’elle arrête le tour de chant[20]. Toutefois, elle respecte ses engagements passés jusqu’en 1971.

On la retrouve, début 1970, au théâtre de la Renaissance dans Madame, une pièce musicale écrite par Rémo Forlani et dont elle signe la musique. Un rocking-chair se trouve pour la première fois sur la scène ; il la suivra désormais dans tous ses tours de chant. Elle interprète une « tenancière de lupanar en Afrique ». Madame est un échec[21], mais Barbara remet rapidement le « pied à l’étrier » grâce au succès de l’album studio L'Aigle noir, dont la chanson éponyme est l’un des plus gros succès discographiques de l’année. Barbara a dit de cette chanson qu'elle l'avait rêvée, « un rêve plus beau que la chanson elle-même »[réf. souhaitée], jusqu'au jour où elle révèle dans ses mémoires (publiées en 1998), que L'Aigle noir est la métaphore des plus tristes souvenirs de son enfance[3].

En février 1972, Barbara est avec son ami Jacques Brel, à l'affiche de Franz. Elle joue Léonie, femme laide, incapable de vivre l’amour dont elle rêve[10]. Ce premier film réalisé par le chanteur obtient peu de succès.

Deux ans plus tard, elle joue une diva délaissée dans le film L'Oiseau rare, réalisé par Jean-Claude Brialy[10].

Le danseur et chorégraphe Maurice Béjart, qui appréciait Barbara énormément[22], la fait tourner dans Je suis né à Venise. Dans ce film, qui ne sera diffusé qu’à la télévision[Note 3], Barbara tient deux rôles : celui d'une chanteuse (elle interprète trois titres : L’Amour magicien, L’Homme en habit rouge et La Mort) et celui de la Dame de la nuit.

Sa carrière musicale demeure active dans les années 1970 : on la voit à la télévision, en 1972, interpréter un duo avec Johnny Hallyday, Toi mon ombre, toi ma lumière (une création originale restée inédite sur disque). Elle tourne au Japon, au Canada, en Belgique, en Israël, aux Pays-Bas et en Suisse. Par décision, elle interrompt néanmoins ses apparitions audiovisuelles à partir de 1974. À partir de cette période, où elle se fixe également à Précy-sur-Marne, ses textes et ses choix musicaux évoluent en profondeur et ses concerts en 1974, 1975 et 1978 accueillent de nouveaux titres importants.

La chanson de 1974 L’homme en habit rouge évoque le souvenir de sa liaison avec son parolier de l’album La Louve, François Wertheimer, auquel Barbara avait offert le parfum « Habit rouge » de Guerlain.

En 1975-1976, elle a une aventure avec le comédien Pierre Arditi, de 14 ans son cadet. Celui-ci se souvient d'avoir été comme « un adolescent énamouré » dans une liaison qu'il décrit comme « pas très longue mais marquante ». Après leur séparation, ils sont restés très bons amis[23].

Son album Seule est l’une des meilleures ventes de 1981. Son plus grand succès sur scène est celui qu’elle présente la même année à l’hippodrome de Pantin (emplacement actuel du Zénith de Paris). Elle offre là bien plus que de simples concerts, ses représentations sont de véritables messes dont les rappels ininterrompus se prolongent jusque tard dans la nuit. Elle interprétera notamment Regarde, chanson pleine d'émotions qu'elle composa et chanta pour la campagne présidentielle de François Mitterrand à partir du 8 avril 1981[24]. C’est lors de ce spectacle phare que la voix de la chanteuse, pour la première fois, et irrémédiablement, se brise. Si au départ elle s'en affolle, par la suite elle ne cherchera pas à le cacher mais saura au contraire se servir de cette voix, désormais « au crépuscule », pour renforcer l’aspect dramatique et authentique de son interprétation[25].

Se renouvelant sans cesse, la chanteuse continue d’attirer un public très jeune. L’année suivante, on lui décerne le Grand Prix National de la Chanson en reconnaissance de sa contribution à la culture française. Par ailleurs, elle développe une relation de travail et d’amitié avec la vedette cinématographique montante Gérard Depardieu et son épouse Élisabeth.

En 1985, elle coécrit avec Luc Plamondon la musique et le texte de la pièce Lily Passion, où elle joue et chante avec Depardieu. Sorte d’autobiographie romancée, c’est l’histoire d’une chanteuse qui voue toute sa vie à son public. La première représentation a lieu au Zénith de Paris, le 21 janvier 1986[24]. L’été venu, elle est invitée sur la scène du Metropolitan Opera de New York pour un Gala Performance, donné le 8 juillet. Elle accompagne au piano le danseur étoile Mikhaïl Barychnikov qui danse sur deux de ses chansons (Pierre et Le Mal de vivre).

À cette période, elle s'investit dans la collecte de fonds pour le traitement du sida. Elle rend visite aux malades dans les hôpitaux et dans les prisons[10]. Lors de ses concerts, elle met des corbeilles de préservatifs à la disposition des personnes venues l’écouter ; engagement dont témoignera artistiquement le titre Sid’amour à mort.

En 1988, elle est faite chevalier de la Légion d’honneur par le Président François Mitterrand.

En 1991, elle enregistre Lettres à un jeune poète de Rainer Maria Rilke pour les Éditions Claudine Ducaté[10]. Elle dédicacera cet enregistrement dans une librairie parisienne, la même année.

En novembre/décembre 1993, Barbara est à nouveau sur la scène parisienne du théâtre du Châtelet[26]. C’est alors que des problèmes de santé la contraignent à interrompre les représentations. Après quelques jours de repos, elle retrouve son public, le temps d’enregistrer le spectacle, puis renonce à poursuivre et annule les dernières représentations.

En 1994, elle est meilleure interprète aux Victoires de la musique[26]. Suit une tournée. Son ultime apparition sur scène aura lieu le soir du samedi 26 mars 1994 au Centre de congrès Vinci de la ville de Tours[10].

Après 16 années passées loin des studios, elle enregistre douze nouvelles chansons durant l'été 1996. Pour ce disque, Jean-Louis Aubert signe le texte Vivant poème et Guillaume Depardieu celui de À force de. Sorti le 6 novembre, cet album sobrement intitulé Barbara, sera son chant du cygne[26].

Mémoires inachevés[modifier | modifier le code]

Malade, elle consacre son temps à la rédaction de ses mémoires, interrompue par « un choc toxi-infectieux d'évolution foudroyante »[26] le 24 novembre 1997. Elle meurt à l’hôpital américain de Neuilly à l’âge de 67 ans. Elle est enterrée trois jours plus tard en présence d’une foule de 2 000 personnes dans le carré juif (4e division) du cimetière de Bagneux, au sud de Paris[10]. Elle repose tout près de celle dont elle ne fit jamais le deuil, sa grand-mère Granny, « qui seule savait sécher ses larmes et recueillir, du bout des doigts très fins, son désespoir d'enfant »[27].

En 1998, ses mémoires inachevés sont publiés chez Fayard, sous le titre « Il était un piano noir… ». Elle y révèle l’inceste (page 25)[2] :

« J’ai de plus en plus peur de mon père. Il le sent. Il le sait. J’ai tellement besoin de ma mère, mais comment faire pour lui parler ? Et que lui dire ? Que je trouve le comportement de mon père bizarre ? Je me tais. Un soir, à Tarbes, mon univers bascule dans l’horreur. J’ai dix ans et demi. Les enfants se taisent parce qu’on refuse de les croire. Parce qu’on les soupçonne d’affabuler. Parce qu’ils ont honte et qu’ils se sentent coupables. Parce qu’ils ont peur. Parce qu’ils croient qu’ils sont les seuls au monde avec leur terrible secret. De ces humiliations infligées à l’enfance, de ces hautes turbulences, de ces descentes au fond du fond, j’ai toujours resurgi. Sûr, il m’a fallu un sacré goût de vivre, une sacrée envie d’être heureuse, une sacrée volonté d’atteindre le plaisir dans les bras d’un homme, pour me sentir un jour purifiée de tout, longtemps après. »

Deux ans plus tard, ses effets personnels sont vendus aux enchères[10] malgré les efforts de ses admirateurs et amis pour préserver ce patrimoine dans un futur musée[28].

Nombre de ses chansons sont devenues des classiques de la chanson française, notamment : Dis, quand reviendras-tu ?, Nantes[Note 4], Au bois de Saint-Amand, Göttingen, La solitude, Une petite cantate, La Dame brune, L'Aigle noir, Marienbad, Ma plus belle histoire d’amour, Pierre, Le mal de vivre, Vienne, Drouot, Si la photo est bonne

Ses musiciens[modifier | modifier le code]

Une de ses toutes premières pianistes fut Liliane Benelli, avec laquelle elle se lia d'amitié. Celle-ci part en tournée avec Serge Lama, qui est alors au début de sa carrière. Le 12 août 1965, près d'Aix-en-Provence, ils ont un accident automobile. Liliane Benelli est tuée sur le coup. Quelques semaines plus tard, Barbara écrit et enregistre la chanson Une petite cantate, qui lui est dédiée.

Elle a toujours choisi avec soin ses partenaires musicaux, souvent issus du jazz et ce, dès les années 1960. Un de ses premiers accordéonistes fut Joss Baselli. Par son jeu discret, il a su donner aux musiques de Barbara une ambiance caractéristique. Bien des années plus tard, Barbara confiera que le jeu de Joss lui a énormément apporté. Elle lui en sera toujours reconnaissante. On peut citer également Eddy Louiss, Maurice Vander, et plus récemment Michel Portal, puis Richard Galliano, Didier Lockwood, mais aussi des musiciens-chanteurs de talent comme Catherine Lara, qui composa les musiques des chansons Accident et Clair de nuit sur l’album Amours incestueuses en 1972, ou encore William Sheller, qui se chargea des orchestrations de l’album La Louve, l’année suivante. Barbara fut d’ailleurs celle qui suggéra à ce dernier de faire de la scène. Une de ses plus marquantes et durables collaborations fut celle de l’accordéoniste Roland Romanelli, lequel fut rejoint, pour le Récital Pantin 1981, par le pianiste Gérard Daguerre (qui l’accompagnera jusqu’à la fin). La collaboration avec Roland Romanelli s’achève au moment de la création de Lily Passion avec Gérard Depardieu, et Gérard Daguerre devient alors le musicien de prédilection de Barbara.

À l’occasion de son spectacle au Châtelet 1987, Barbara s’est entourée de trois nouveaux musiciens : Marcel Azzola, qui fut l’accordéoniste de Jacques Brel (le célèbre « Chauffe Marcel ! » de Vesoul), Michel Gaudry, contrebassiste de jazz ayant collaboré avec Barbara des années auparavant, et un petit nouveau, Jean-Louis Hennequin (appelé familièrement P’tit Louis par Barbara), qui sera désormais chargé, aux claviers, de la création sonore de ces univers si particuliers que Barbara affectionnait depuis toujours. Les années 1990-1991 voient le percussionniste Mahut, le pianiste Marc Lerchs et l’accordéoniste Sergio Tomassi rejoindre le petit groupe des musiciens d’élite ayant la chance de partager la scène avec Barbara, tandis que Jean-Louis Hennequin s’éloigne pour un temps.

1993 voit la dernière apparition de Barbara sur la scène parisienne au Châtelet, Gérard Daguerre, Mahut, Jean-Louis Hennequin et Sergio Tomassi se trouvent réunis pour ce spectacle et pour la tournée qui suivra.

Lors du dernier enregistrement en studio de Barbara, en 1996, la plupart de ses musiciens de prédilection sont là : de Eddy Louiss à Jean-Jacques Milteau, en passant par Richard Galliano, Didier Lockwood et les fidèles Gérard Daguerre, Jean-Louis Hennequin et Mahut.

Discographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Discographie de Barbara.

Vidéographie[modifier | modifier le code]

  • 2000 : Barbara à Pantin, réalisé en octobre-novembre 1981 par Guy Job, DVD Universal. Diffusé sur TF1, le 5 novembre 1982.
  • 2000 : Au Châtelet, réalisé en septembre-octobre 1987 par Guy Job, DVD Universal.
  • 2004 : Une longue dame brune, double DVD Mercury/Universal.
Contient notamment, le film réalisé par François Reichenbach en 1978, sur les répétitions et le spectacle de l’Olympia 1978 et de la tournée qui suivit. Diffusé sur TF1, le 27 novembre 1979.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

  • 1960 : Grand Prix du disque de l’Académie Charles-Cros, catégorie : meilleure interprétation pour l’album Barbara chante Brassens.
  • 1965 : Grand Prix international du disque de l’Académie Charles-Cros pour l’album Barbara chante Barbara.
  • 1982 : Grand Prix National de la Chanson pour sa contribution à la culture française. Il lui est remis par le ministre de la culture, Jack Lang le 22 décembre, à l’Opéra de Paris[24].
  • 1988 : Chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur par le Président de la République François Mitterrand, le 15 septembre.
  • 1988 : citée à l’Ordre du Mérite fédéral allemand, au nom de l’amitié entre les peuples, pour la chanson Göttingen.
  • 1988 : Médaille d’honneur de la ville de Göttingen.
  • 1994 : Victoire de la musique, catégorie : Artiste interprète féminine de l’année pour l’album Châtelet 93.
  • 1997 : Victoire de la musique, catégorie : Artiste interprète féminine de l’année pour l’album Barbara.

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Le 22 mars 1986, au lendemain de son spectacle Lily Passion à Nantes, Barbara, accompagnée de son partenaire, Gérard Depardieu, inaugure la rue de la Grange-au-Loup dans le quartier de Saint-Joseph de Porterie. Il est presque certain que Jacques Serf, son père, avait trouvé refuge dans les dépendances d’une ferme voisine, aujourd’hui disparue. Jusqu’alors, la rue de la Grange-au-Loup n’existait que dans la chanson où Barbara évoquait le rendez-vous manqué avec son père, le 20 décembre 1959, où il mourut à l’hôpital de Nantes : « Pourtant, j’étais au rendez-vous / Vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup / Mais il ne m’a jamais revue / Il avait déjà disparu / Il pleut sur Nantes / Et je me souviens / Le ciel de Nantes / Rend mon cœur chagrin. » (éd. Métropolitaines). Le 9 décembre 2000, trois ans après le décès de la chanteuse, une allée perpendiculaire à la rue de la Grange-au-Loup est baptisée du nom de Barbara, à la demande de l’association « la Commune Libre de Saint Joseph de Porterie ». Pour cette inauguration, une fresque peinte par Philippe Béranger et une statue en bronze exécutée par Jeanne Merlet sont dévoilées.
  • En 1998, le conseil municipal de la ville de Saint-Marcellin, en Isère, où Barbara et sa famille se réfugièrent durant l’Occupation en 1943/1945, décide de donner le nom de la célèbre chanteuse à un square de la ville. Depuis, la municipalité organise des manifestations autour de Barbara.
  • Un timbre à l’effigie de Barbara, faisant partie d’une série consacrée aux célébrités de la chanson française, est mis en service par La Poste, le 21 mai 2001.
  • Le 22 juin 2002, une plaque commémorative est dévoilée au 50 rue Vitruve à Paris en présence de Michel Charzat, député-maire du 20e arrondissement, et de Jurgen Danielowski, maire de Göttingen. C'est la seconde plaque apposée dans Paris à la mémoire de Barbara, la première l’ayant été par l'association Les Amis de Barbara le 9 juin 2001, sur la façade de sa maison natale, 6 rue Brochant dans le 17e arrondissement[5].
  • Le 22 novembre 2002, l’association culturelle franco-allemande, l'association Barbara Perlimpinpin, le cinéma Lumière et la municipalité de Göttingen, apposent une plaque commémorative sur la façade de l’ancien Junges Theater, où Barbara avait donné un récital en 1964. Sur cette plaque, il est rappelé qu’elle avait écrit la chanson Göttingen dans le jardin voisin : touchée par la chaleur du public venu l’applaudir, la chanteuse avait voulu le remercier en écrivant une chanson dédiée à la ville en choisissant la tranquillité du jardin attenant au théâtre. Par ailleurs, au sud de la ville, une Barbarastrasse est inaugurée. Le 9 juin 2007 en présence d’une délégation de l’ambassade de France en Allemagne, un rosier Hommage à Barbara® (Delchifrou) est planté dans le jardin de l’ancien Junges Theater (devenu le cinéma Lumière).
  • Ann'so et Roland Romanelli signent à la fin de l'année 2002 un spectacle en hommage à la chanteuse, Ma plus belle histoire d'amour… Barbara[29],[30]. Ann'so défend ce spectacle sur la scène de L'Européen[31],[32]. Enregistré avec l'Orchestre symphonique de Bulgarie, un album en est extrait[33],[34].
« Cette rose perpétue la mémoire de l’artiste.
Sur les scènes de tous les théâtres où elle a chanté, les roses, très présentes dans ses paroles, ont accompagné et entouré Barbara. »
[Note 6]
  • Des survivants français du camp de Mittelbau-Dora ont planté le rosier Hommage à Barbara® (Delchifrou) le 11 avril 2007, jour du 62e anniversaire de la libération du camp, en signe de la réconciliation franco-allemande.

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Autres éléments secondaires de sa carrière musicale[modifier | modifier le code]

Prix Barbara[modifier | modifier le code]

En 2010, à l’occasion de la 29e Fête de la musique, Frédéric Mitterrand crée le Prix Barbara, qui honore une jeune chanteuse. Les lauréates sont :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Quelques ouvrages sont parus du vivant de Barbara : un recueil de textes, précédé d’un portrait par Jacques Tournier, dans la collection « Chansons d’aujourd’hui », chez Seghers en 1968, et une première biographie de Marie Chaix, chez Calmann-Lévy en 1986. Le Mercure de France a publié en 1980 un roman La Barbaresque de Sandra Thomas. L’auteur y mêle sa quête de paternité avec sa relation étroite (et pas toujours partagée) avec la chanteuse.

Travaux universitaires[modifier | modifier le code]

Joël July, sous la direction de Joelle Gardes-Tamine, Style et versification dans les chansons de Barbara, thèse de doctorat en langage et parole, faculté des lettres et sciences humaines, université Aix-Marseille 1, 2002, 390 p.

Mémoires[modifier | modifier le code]

Biographie[modifier | modifier le code]

Documents et témoignages[modifier | modifier le code]

Magazines[modifier | modifier le code]

  • Chorus no 61, automne 2007 Dossier Barbara conçu et coordonné par Fred Hidalgo.
  • Hors série Télérama, 21 novembre 2007.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Association Les amis de Barbara & Cobalt international gallery : Exposition Barbara à Bruxelles 1950-1955 - Dossier de presse[42].
  • Barbara - Un article de José María Perazzo[43].
  • Barbara à Saint-Marcellin (38) : Son enfance pendant la guerre (1943-1945)[44].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L’identité de la mère de Monique Serf provient de la copie intégrale de son acte de décès, dressé en mairie de Neuilly-sur-Seine le 25 novembre 1997.
  2. « On était auditrice quand on n’avait réussi qu’à deux examens sur trois. » / Source : Barbara, Il était un piano noir… Fayard, 1998.
  3. Le 1er janvier 1977 sur Antenne 2.
  4. Nantes fut reprise en bruxellois, dialecte proche du néerlandais, par le groupe ’t Crejateef Complot sous le titre Brugge.
  5. Delchifrou : Appellation variétale.
  6. Citation de Didier Millot, président de l’association Barbara Perlimpinpin.
  7. Sœur de la chanteuse Anne Sylvestre, Marie Chaix, fut l’assistante et la confidente de Barbara de 1966 à 1970 avant de se consacrer à l’écriture.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jérôme Garcin, Barbara, claire de nuit, coll. « Folio », Gallimard, 2002, p. 25-26.
  2. a et b Barbara, Il était un piano noir : mémoires interrompus, Fayard, 1998, (ISBN 2-01-279089-5).
  3. a et b Pierre Chaillier, Tarbes. Les deux aigles noirs de Barbara, sur le site www.ladepeche.fr, 26 novembre 2007 : « Et puis un jour, chacun a appris, découvert le vrai visage de « l'Aigle noir », ce que recouvrait vraiment la veillée mortuaire de « Nantes ». En lisant les mémoires inachevées que la Grande Dame brune avait laissées. / Ce n'était pas un jour, ce n'était pas une nuit, cela s'était passé un soir, un soir qu'elle écrivait encore au présent pour confier la blessure originelle, glisser elliptique « un soir à Tarbes, mon univers bascule dans l'horreur ». [...] Elle n'écrira jamais le mot. Mais « le soir, lorsque j'entends claquer le grand portail vert et les pas de mon père résonner dans la cour, je me prends à trembler ». Et les larmes lui viennent, confie-t-elle au papier en révélant sans le dire l'inceste. Rappelant simplement « les enfants se taisent parce qu'on refuse de les croire ». »
  4. a, b et c Jérôme Garcin, op. cit., Bio-discographie, p. 155.
  5. a et b Compte rendu du dévoilement de la plaque le 22 juin 2002.
  6. a, b et c François Faurant, Biographie chronologique de Barbara, sur le site www.passion-barbara.net.
  7. Yvan Delporte, Réacteur en chef, biographie par Christelle et Bertrand Pissavy-Yvernault, chapitre 1 Une jeunesse à Charleroi, éditions Dupuis, septembre 2009 (ISBN 978-2800142784).
  8. a et b Jérôme Garcin, op. cit., p. 82.
  9. Marie Chaix, Barbara, Libella/Maren Sell, 2007.
  10. a, b, c, d, e, f, g et h Barbara. Biographie, sur le site Le Hall de la Chanson.
  11. Jérôme Garcin, op. cit., p. 26-27. : « Quand, beaucoup plus tard, ce père vagabond qui avait fui son crime sur les routes pour le noyer dans la déchéance, réclama sa fille auprès de lui, elle se précipita à son chevet. Elle croyait aux vertus du temps qui passe, émonde les aversions, calme les rancunes, détourne l'arme de la vengeance avec le bras de l'indulgence. » […] « Devant le corps de son père, à la morgue, elle fut incapable de savoir, de la fascination, de la panique, du mépris, de la haine ou de l'immense désespoir, quel sentiment l'emportait, de quelle nature étaient ses larmes. »
  12. Jérôme Garcin, op. cit., Bio-discographie, p. 156.
  13. Barbara. L'intégrale, édition revue et augmentée (Livre numérique Google), L'Archipel, 2012, 420 p., notice (no) (Göttingen).
  14. Didier Millot, Barbara – J’ai traversé la scène, éd. Mille et une nuits, 2002.
  15. Valérie Lehoux, Barbara : Portrait en clair-obscur, Fayard, 5 septembre 2007, 484 pages : « en 1965, alors qu'elle vient de recevoir le prix Charles-Cros pour son premier album d'auteur-compositeur-interprète, Barbara déchire son diplôme pour en distribuer des bouts aux techniciens et aux musiciens... »
  16. François Faurant, Biographie chronologique de Barbara, sur le site www.passion-barbara.net : « À partir du 15 septembre, elle chante à Bobino, accompagnée par Joss Baselli et Pierre Nicolas. [...] Le 15 septembre, jour de la première, France Inter organise une journée Barbara sur ses ondes. Chaque soir la salle affiche complet. »
  17. Les plus belles chansons de Georges Moustaki, sur Vidéorama, le 23 mai 2013, consulté le 13 juin 2013.
  18. Disparition de Georges Moustaki, sur Rfi musique, le 23 mai 2013, consulté le 13 juin 2013.
  19. Jérôme Garcin, op. cit., Bio-discographie, p. 157.
  20. Valérie Lehoux, Barbara : Portrait en clair-obscur, Fayard, 5 septembre 2007, 484 pages : « en 1969, sur la scène de l'Olympia, elle annonce qu'elle arrête le tour de chant. [...] Dans la salle, des gens n'en croient pas leurs oreilles. »
  21. François Faurant, Biographie chronologique de Barbara, sur le site www.passion-barbara.net : « La critique égratigne la pièce. Le public boude Madame. »
  22. Marcel Imsand, Jean-Bernard Repond, Histoire d'une image, Saint-Paul, 2009, 142 pages, p. 104 : « J'ai connu Maurice Béjart en 1965. Le fait que j'étais ami avec Barbara et que lui l'appréciait énormément aussi a créé un lien [...]. »
  23. Jordan Grevet, Pierre Arditi révèle avoir eu une aventure avec Barbara, sur le site Closer, 11 mars 2013.
  24. a, b, c et d Jérôme Garcin, op. cit., Bio-discographie, p. 158.
  25. Jérôme Garcin, op. cit., p. 64 : « À partir de 1981, c'est-à-dire de Pantin, Barbara commença à perdre celle qui était devenue sa plus fidèle compagne et sa meilleure interprète. Sa voix se brisa. Elle s'en inquiéta, s'affola. Crut que jamais elle ne pourrait rechanter. »
  26. a, b, c et d Jérôme Garcin, op. cit., Bio-discographie, p. 159.
  27. Jérôme Garcin, op. cit., Bio-discographie, p. 135.
  28. Jérôme Garcin, op. cit., p. 143-146 : « les proches qui décidaient soudain de spéculer sur les objets sacrés du culte : le rocking-chair sur lequel elle se balançait en entonnant Ma plus belle histoire d'amour, le piano à queue qu'elle câlinait pour célébrer Le Bel âge et frappait pour condamner Les Rapaces, les pantalons pattes d'ef dont elle disait si joliment qu'ils avaient « émancipé (ses) jambes », les bas brodés d'un semis de perles noires, les vestes à haut col qui semblaient l'allonger et la tendre toujours plus vers le ciel, le boa de plumes noires qui lui donnait un formidable air canaille [...] ».
  29. Rémy Batteault, « Roland Romanelli – Sa plus belle histoire d’amour », sur regardencoulisse.com,‎ 1er décembre 2002 (consulté le 19 janvier 2014)
  30. Thanh Than Trong, « Ma plus belle histoire d’amour… Barbara », sur regardencoulisse.com,‎ 14 novembre 2002 (consulté le 19 janvier 2014)
  31. Valérie Lehoux, « Barbara: Portrait en clair-obscur », sur Google Livres,‎ 2007 (consulté le 19 janvier 2014)
  32. « Ann'so - Biographie de la chanteuse », sur allmyblog.com,‎ 27 novembre 2006 (consulté le 19 janvier 2014)
  33. « Ma plus belle histoire d'amour Barbara », sur Fnac (consulté le 19 janvier 2014)
  34. Rémy Batteault, « Ann’So – Barbara, passionnément », sur regardencoulisse.com,‎ 1er novembre 2002 (consulté le 19 janvier 2014)
  35. Les entretiens du Hall à L’Écluse.
  36. "Une petite cantate" ~ Peau d'ange/Once Upon an Angel sur youtube
  37. Valérie Lehoux, Barbara: Portrait en clair-obscur, Fayard, 2007, (ISBN 2213624526), (ISBN 978-2213624525).
  38. Knokke - Heist song festival (contestants), sur le site Europopmusic.
  39. 29e Fête de la musique : création du Prix Barbara, Ministère de la Culture et de la Communication
  40. Chanson : Maissiat, une voix tracée, Ministère de la Culture et de la Communication
  41. Barcella reçoit le prix Barbara 2012, Ministère de la Culture et de la Communication
  42. Cf. Dossier de presse, consultation du 3 juin 2010.
  43. Barbara (.fr) : Un article de José María Perazzo consultation du 21 octobre 2010.
  44. Barbara à Saint-Marcellin (38) : Son enfance pendant la guerre (1943-1945) : des extraits biographiques. consultation du 21 octobre 2010.