Anaïs Nin

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Anaïs Nin

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Portrait à New York dans les années 1970.

Nom de naissance Angela Anaïs Juana Antolina Rosa Edelmira Nin y Culmell
Activités Écrivain, diariste
Naissance
Neuilly-sur-Seine, France
Décès (à 73 ans)
Los Angeles, Californie Drapeau des États-Unis États-Unis

Anaïs Nin, née le à Neuilly-sur-Seine et morte le à Los Angeles, est une femme de lettres américaine d’origine franco-cubaine. Elle doit sa notoriété à la publication de journaux intimes qui s'étalent sur plusieurs décennies et offrant une vision profonde de sa vie privée et de ses relations. La version non censurée de ses journaux n'a pu être publiée qu'après sa mort et celle de son mari. Elle est aussi l'une des premières femmes à écrire des ouvrages érotiques.

Biographie[modifier | modifier le code]

La mère d'Anaïs Nin, d'origine danoise, est abandonnée par son mari, le compositeur cubain Joaquín Nin et part pour New York avec sa fille et ses deux fils.

À quatorze ans, Anaïs Nin quitte l'école et commence à travailler comme mannequin. En 1923, elle épouse Hugh Parker Guiler. L'année suivante, ils s'installent à Paris où Guiler poursuit une carrière bancaire. Sept ans plus tard, ils emménagent à Louveciennes, où Anaïs invitera Henry Miller. Nin se lance dans l'écriture, sa première œuvre est un livre sur D. H. Lawrence. Elle explore également le domaine de la psychothérapie, étudiant notamment avec Otto Rank, un disciple de Sigmund Freud. À son retour en France en 1936, elle entretient une relation amoureuse avec Gonzalo Moré et son épouse Helba Huara la danseuse inca et ne conservera comme amant que Gonzalo.

En 1955, elle épouse Rupert Pole en Californie.

Nin est l'amie et la maîtresse de beaucoup d'écrivains de premier plan, dont Antonin Artaud, Henry Miller, Edmund Wilson, Gore Vidal, James Agee, et Lawrence Durrell. Son amitié et son amour passionnés pour Miller (et son épouse, June)[1] influencent fortement la femme et l'auteur.

En 1973, elle est nommée docteur honoris causa du Philadelphia College of Art. Elle est élue membre du National Institute of Arts and Letters en 1974. Elle meurt d'un cancer à Los Angeles en 1977. Son corps est incinéré et ses cendres dispersées dans la baie de Santa Monica.

Journaux[modifier | modifier le code]

Anaïs Nin est devenue célèbre grâce à ses journaux intimes et secrets. Au départ, à l'âge de onze ans, cette pratique d'écriture intime prenait la forme d'une lettre adressée à son père qui avait abandonné la famille. Elle a par la suite tenu son journal de façon assidue, jusqu'à sa mort. La seconde publication se présente comme le Journal authentique, le plus proche de la véracité des faits. Ces écrits transcrivent avec brio ses rencontres amoureuses, artistiques ou analytiques, tels que Henry Miller, Antonin Artaud, Edmund Wilson, Gore Vidal, James Agee.

Écrits érotiques[modifier | modifier le code]

Anaïs Nin est également appréciée pour ses œuvres érotiques. Avant elle, très peu de femmes s'étaient lancées dans ce champ de la littérature (cf. Kate Chopin). Nin, confrontée dans les années 1940 à d'importants problèmes financiers, rédige les nouvelles du Delta de Venus pour un dollar la page (traduit également sous le titre de Vénus Erotica). Son écriture, scandaleusement explicite pour son époque, met un accent particulier sur la bisexualité féminine.

Autour de Anaïs Nin[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • En 2005, Pascale Roger met en scène Henry Miller et Anaïs Nin, artistes de la vie (Paris), à partir de la correspondance des deux écrivains et du Journal d'Anaïs Nin, avec Florence Boog et Jacques Lallié.

Musique[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • 1932 : D.H. Lawrence : une étude non professionnelle
  • 1936 : La Maison de l'inceste
  • 1939 : Un hiver d'artifice
  • 1944 : La Cloche de verre
  • 1959 : Les Cités intérieures, volume réunissant cinq romans parus précédemment :
    • 1946 : Les Miroirs dans le jardin
    • 1947 : Les Enfants de l'albatros
    • 1950 : Les Chambres du cœur
    • 1954 : Une espionne dans la maison de l'amour
    • 1958 : La Séduction du minotaure
  • 1964 : Collages
  • 1968 : Le Roman de l'avenir
  • 1977 : Vénus érotica
  • 1979 : Les Petits Oiseaux
  • 1966-1981 : Journal (7 tomes)
  • 1978-1982 : Journal d'enfance (4 tomes)
  • 1986 : Henry et June (Cahiers secrets)
  • 2003 : Journal de l'amour, journal inédit et non expurgé des années 1932-1939, volume réunissant :
    • 1992 : Inceste (1932-1934)
    • 1993 : Le Feu (1935-1936)
    • 1996 : Comme un arc-en-ciel (1937-1939)
  • 2010 : Journaux de jeunesse (1914 - 1931), réédition qui regroupe en un seul tome tous les écrits de cette période[2].

Iconographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Avec qui cependant elle n'entretient pas de liaison, contrairement à ce qui est décrit dans le film de Philip Kaufman « Henry and June »
  2. « "Journaux de jeunesse (1914-1931), d'Anaïs Nin : qu'est-ce qu'un grand amour ?" dans le journal en ligne Le Monde des livres du 25/11/2010 »"
  3. Sophie Malexis, Émile Savitry, un photographe de Montparnasse, éditions 5 Continents, 2011, p.93/112.pp.