Emmanuelle Béart

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Emmanuelle Béart

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Emmanuelle Béart en 2010 au Festival du cinéma américain de Deauville.

Nom de naissance Emmanuelle Marie Hélène Béart
Naissance 14 août 1963 (51 ans)
Gassin, Var, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Actrice
Films notables Manon des sources
La Belle Noiseuse
Nelly et Monsieur Arnaud
Une femme française
L'Enfer
Huit Femmes
Mission: Impossible
Disco
Site internet ActricesdeFrance.org

Emmanuelle Marie Hélène Béart, née le 14 août 1963[1] à Gassin[2], près de Saint-Tropez[3], est une actrice française. Elle est également ambassadrice internationale de l'UNICEF de 1996 à 2006 et participe à de nombreuses activités humanitaires. Engagée, elle s'est impliquée dans un soutien aux étrangers en situation irrégulière. Elle est officier de l'ordre des Arts et des Lettres. En 1995, le magazine Empire la classe 32e parmi les actrices les plus « sexy » du moment puis 19e de Sci-Fi's Sexy 50 par Femmes Fatales en 1997[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et adolescence[modifier | modifier le code]

Fille de l'auteur-compositeur-interprète Guy Béart, et de l'ex-mannequin et actrice Geneviève Galéa. Son père quitte le foyer alors qu'elle est encore toute jeune.

Elle est élevée par sa mère, loin des tumultes et du monde glamour parisien, à Cogolin et à Beauvallon, près de Sainte-Maxime, en compagnie de Sarah, Ivan et Mikis Cerieix nés de l'union de sa mère avec Jean-Jacques Cerieix, en compagnie également de Olivier Guespin, fruit de la relation amoureuse de sa mère avec le photographe et journaliste Jean-Yves Guespin.

Enfant du spectacle, Emmanuelle a un tempérament rebelle. Les études ne l'intéressent guère. Elle rêve de devenir actrice et imite ses camarades d'école. Elle fait fréquemment l'école buissonnière.

En 1980, âgée de 17 ans, elle part 15 jours en séjour à Montréal (Québec) dans une famille amie de son père. C'est le coup de foudre pour ce pays qu'elle considère comme une deuxième nation et décide d'y rester. Elle y poursuit ses études, apprend l'anglais et passe son Baccalauréat français au Collège International Marie de France. Elle y rencontre le réalisateur Robert Altman qui l'encourage à devenir actrice.

Vie sentimentale[modifier | modifier le code]

En 1984, Emmanuelle Béart rencontre Daniel Auteuil sur le tournage du film L'Amour en douce d'Édouard Molinaro. Ils partagent 10 ans de vie commune. Emmanuelle donne naissance à Nelly, fruit de leur union, en avril 1992.

Emmanuelle Béart entretient une relation sentimentale avec le compositeur de musique David François Moreau, demi-frère de Patrick Bruel. Elle accouche de Johan en 1996. Le couple se sépare peu après.

Elle est séduite par le producteur de cinéma Vincent Meyer en 2000 au cours du tournage du film La Répétition de Catherine Corsini. Leur union se termine tragiquement par le suicide de Vincent Meyer à Paris alors qu'Emmanuelle Béart présente, en compétition, Les Égarés d'André Téchiné au Festival de Cannes de 2003.

Elle a également vécu en couple avec l'acteur français Michaël Cohen, qu'elle épouse lors d'un mariage civil le 13 août 2008 à Genappe en Belgique. Ensemble, ils ont adopté Surifel une petite éthiopienne âgée de 8 mois. Ils se séparent en 2011.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Emmanuelle Béart vit avec ses deux enfants, Nelly, née en avril 1992, fille de Daniel Auteuil et Johan, né en 1996 de sa relation avec David Moreau.

Elle recourt à une opération de chirurgie esthétique des lèvres en 1990 et considère le résultat comme un désastre : « J'ai fait refaire ma bouche à l'âge de 27 ans. Ce n'est un secret pour personne, c'est loupé[4] ». Se refusant à juger les personnes qui, comme elle, sont passées sous le scalpel, elle se dit désormais opposée à la chirurgie esthétique.

Engagements[modifier | modifier le code]

Par sa mère, qui a fondé l'association « Réflexe Solidarité », Emmanuelle Béart baigne dans l’aventure humanitaire depuis sa plus tendre enfance.

Elle est ambassadrice du comité français pour l'UNICEF de 1996 à 2006. Pendant ces dix années, elle réalise des missions à travers le monde en faveur de la cause des enfants maltraités[5] grâce à un passeport diplomatique international que lui délivre le siège de l'UNICEF à New York en 2002.

Emmanuelle Béart profite de sa notoriété publique et médiatique pour mener des combats humanitaires tel que celui pour la cause des étrangers en situation irrégulière de l'église Saint-Bernard de la Chapelle de Paris en 1996 qui lui vaut la résiliation de son contrat avec la Maison Dior.

Animée par le même idéal, elle milite, en 2006, pour les sans-papiers dans l'affaire des « squatters » de Cachan[6].

En 2007, elle rejoint le comité de soutien à Ségolène Royal et participe au meeting de la candidate socialiste, le 1er mai au stade Charléty.

Carrière[modifier | modifier le code]

Avec Michel Piccoli lors de la présentation de La Belle Noiseuse au festival de Cannes 1991.

En 1971, à l'âge de 8 ans, Emmanuelle Béart fait de la figuration dans La Course du lièvre à travers les champs un film de René Clément puis également en 1975 à l'âge de 12 ans dans Demain les mômes, un film de Jean Pourtalé, avec tous les enfants de son village dont son frère Olivier. Elle voue très jeune une admiration à Romy Schneider, son actrice fétiche.

En 1983, à 20 ans, de retour en France, elle suit brièvement les cours d'art dramatique de Jean-Laurent Cochet à Paris. Elle impressionne par sa beauté David Hamilton qui lui offre, au bout de trois mois, son premier rôle dans son film érotique Premiers désirs. Elle enchaîne avec Un amour interdit de Jean-Pierre Dougnac en 1984, rôle pour lequel elle est nommée au César du meilleur espoir féminin 1985.

Sa carrière d'actrice de cinéma, de télévision et de théâtre est lancée.

En 1986, la carrière et la notoriété du couple formé par Emmanuelle Béart et Daniel Auteuil explosent au niveau international avec le grand succès de Manon des sources de Claude Berri, d'après l’œuvre de Marcel Pagnol. Ils sont récompensés conjointement en 1987 du César de la meilleure actrice dans un second rôle et du César du meilleur acteur. Ils partagent la vedette avec Yves Montand et Hippolyte Girardot.

En 1991, elle obtient un vif succès dans son rôle de La Belle Noiseuse de Jacques Rivette où elle joue une jeune femme qui pose nue pour l'artiste-peintre Édouard Frenhofer, interprété par Michel Piccoli.
La même année, elle donne la réplique à Daniel Auteuil dans Un cœur en hiver de Claude Sautet où elle joue le rôle de Camille Kessler, une jeune et talentueuse violoniste qui tombe sous le charme de Stéphane (Daniel Auteuil) qui n'éprouve aucun sentiment pour elle et la manipule jusqu'à ce qu'elle s'en aperçoive...

En 1995, Emmanuelle Béart est sollicitée par le cinéma américain, avec Mission impossible de Brian De Palma, aux côtés de Tom Cruise et Jean Reno. Le film remporte un vif succès mondial, mais l'actrice n'apprécie pas l'esprit hollywoodien et revient vite au cinéma français. Elle se produit également au théâtre.

En 2003, Emmanuelle Béart, à l'âge de 40 ans, pose nue en couverture du magazine ELLE dont les ventes explosent[3].

Cachets[modifier | modifier le code]

Année Film Cachet en Euro[3]
1998 Don Juan, 109.700
1993 Le temps retrouvé, d'après l'œuvre de Marcel Proust 305.000
2002 8 femmes 398.698
2003 Nathalie... 564.000
2008 Disco 450.000
2008 Mes stars et moi 300.000
2008 Vinyan 150.000

Filmographie[modifier | modifier le code]

Emmanuelle Béart au festival de Cannes 1998.
Emmanuelle Béart au festival de Cannes 2000.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Emmanuelle Béart au festival de Cannes 2004.

Court-métrage[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Clips[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Emmanuelle Béart en 2009.

Récompenses et nominations[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Extrait de naissance n° 68/1963
  2. Emmanuelle Béart, franceinter.fr
  3. a, b, c, d et e (en) « Emmanuelle Béart », IMDB (consulté le 01-01-2013)
  4. Entretien recueilli par Brigitte Salino, Emmanuelle Béart : la chirurgie esthétique, « ça a été effroyable », Le Monde, le 2 mars 2012.
  5. (UNICEF)
  6. Emmanuelle Béart et les sans-papiers Article de l'internaute.com
  7. AFP, « Les Arts et Lettres pour Emmanuelle Béart », sur lefigaro.fr,‎ 27 novembre 2012 (consulté le 27 novembre 2012)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Emmanuelle Béart et Sylvie Lancrenon, Cuba libre, Schirmer/Mosel Verlag GmbH, 2008.
  • Fabien Gaffez, Emmanuelle Béart, Nouveau Monde Éditions, 2005.
  • Olivier Guespin, Sous nos yeux. Missions d'Emmanuelle Béart ambassadrice de l'UNICEF dans le monde, Gallimard, 2004.bert
  • Robert Belleret, Emmanuelle Béart, "Manu à la source" in Portraits sur le vif, Amazon, 2014

Liens externes[modifier | modifier le code]

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