Hélène Duc

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Hélène Duc

Nom de naissance Marcelle Geneviève Hélène Duc
Naissance 22 mars 1917 (1917-03-22) (96 ans)
Bergerac, France
Nationalité Flag of France.svg Française
Profession actrice

Hélène Duc, de son nom complet Marcelle Geneviève Hélène Duc, est une actrice française, née le 22 mars 1917 à Bergerac (Dordogne).

Hélène Duc est Juste parmi les nations et officier de la Légion d'honneur.

Sommaire

Biographie [modifier]

Née à Bergerac en Dordogne le 22 mars 1917, Hélène Duc manifeste très tôt un goût prononcé pour les planches, la déclamation et les lettres. C’est donc tout naturellement qu’elle aborde le professorat à la fin des années 1930, comptant parmi ses élèves Juliette Gréco, qu’elle retrouvera à Paris sous l’Occupation[1].

Entre-temps, elle a intégré la compagnie théâtrale, basée à Marseille, du Rideau rouge, fondée et dirigée par André Roussin et Louis Ducreux, et qu’elle quittera par la suite pour celle de Jean-Pierre Grenier et Olivier Hussenot. Jacques Becker lui fait faire ses premiers pas à l’écran dans Falbalas (deux répliques), avant de s’aviser, quelques années plus tard, de lui confier le rôle plus conséquent de la mélomane mondaine d’Édouard et Caroline.

Mariée à la ville au fils du général Catroux, elle enchaîne par la suite les rôles comiques, de la préfète des Grandes Manœuvres à la secrétaire de Fernandel dans Le Caïd, en passant par celle de Paul Meurisse dans Le Déjeuner sur l'herbe, la milliardaire à gigolos de La Chasse à l'homme, et réservant ses talents de tragédiennes à la scène où elle s’avérera une incomparable interprète racinienne.

Le grand écran, en revanche, persiste à la cantonner dans les rôles de grandes bourgeoises caricaturales et fofolles, de l’épouse de Jacques Charon se crêpant le chignon avec Dany Saval dans Comment réussir en amour à la mondaine prompte à s’encanailler avec la bande dirigée par Johnny Hallyday dans À tout casser. C’est finalement sur le tard qu’elle décroche ses premiers contre-emplois : mère lesbienne – et appréciant les revues porno ! – de Bernard Blier (dont elle avait, deux ans plus tôt, incarné l’épouse chez Pierre Richard) dans Le Faux-cul, génitrice avare et aveugle d’un Jean Carmet travesti et pathétique dans Miss Mona de Mehdi Charef, elle allie abattage et sobriété dans le rôle d’une des deux grands-mères du petit héros de Promis… juré ! de Jacques Monnet.

Le cinéma semble l’oublier à la fin des années 1980, en dépit d’une apparition fugitive dans Les Sœurs Soleil, jusqu’à ce que Miguel Courtois ait l’idée de lui confier le second rôle féminin d’Un ange, où on la retrouve en voyante aveugle involontairement mêlée à une série de meurtres en cascades. Puis c’est Étienne Chatiliez qui en fait la mère narquoise d’André Dussollier et la grand-mère du "Pékinois", alias Tanguy[2].

Mais son rôle le plus célèbre reste probablement celui de Mahaut d'Artois, dans la première adaptation télévisée des Rois maudits, réalisée par Claude Barma, diffusée en 1972-1973.

Trente-trois ans après la première adaptation du roman de Maurice Druon, Hélène Duc a accepté la proposition de Josée Dayan d'apparaître dans la nouvelle version des Rois maudits, campant cette fois le rôle, de second plan, de Mme de Bouville.

En 2005, elle a été reconnue Juste parmi les nations pour avoir sauvé, avec sa mère Jeanne, institutrice, des dizaines de Juifs, à Bergerac et à Marseille. En 2009, elle reçoit la croix de chevalier de la Légion d'honneur puis d'officier de la Légion d'honneur en 2011.

Filmographie [modifier]

Cinéma [modifier]

Scénariste [modifier]

Télévision [modifier]

Au théâtre ce soir [modifier]

Théâtre [modifier]

Publications [modifier]

  • Hélène Duc, Entre cour et jardin : Mémoires, éd. Pascal, 2005

Lien externe [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. Sans ressources à Paris, Juliette Gréco se rend chez la seule personne de sa connaissance résidant dans la capitale, Hélène Duc, qui fut son professeur de français à Bergerac et une amie de sa mère. Elle sait qu’Hélène habite rue Servandoni, près de l’église Saint-Sulpice. Hélène Duc la loge dans la pension où elle-même demeure et la prend en charge.
    Un puissant lien d'amitié les lie toutes deux encore aujourd'hui, en 2009
  2. http://cinema.aliceadsl.fr/personnalite/biographie/default.aspx?personnaliteid=PI011738