Pierre Abraham

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Abraham.

Pierre Abraham, né Pierre Bloch le 1er mars 1892 à Paris 8e et mort le 20 mai 1974 à Paris 4e, est un journaliste, écrivain et essayiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre Abraham est l'un des trois fils de Louise Laure Marie Bloch (1858-1944) et son époux Richard Bloch (1852–1934).

Polytechnicien[1], il fait la guerre de 1914-1918 comme officier aviateur. Après le conflit, son frère cadet Jean-Richard Bloch le met en contact avec les milieux littéraires et l'incite à écrire. Il débute par une activité de critique dans les journaux et revues. Il collabore à la revue Europe dès sa fondation et fait paraître plusieurs essais dont la nouveauté et l'originalité sont remarquées. Attiré par le travail collectif, il dirige une recherche en équipe en 1935 à L'Encyclopédie française.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, il participe à la Résistance et à la libération de Nice dont il devient conseiller municipal de 1947 à 1959. Lieutenant-colonel de réserve de l'armée de l'air, il est nommé à la Libération secrétaire du Directoire interallié de l'air à Berlin.

Il assure la direction de la revue Europe, dont il présente la plupart des numéros, de 1949 à 1974, publie de nouveaux essais et collabore à l'hebdomadaire Les Lettres françaises jusqu'en 1960. Membre du PCF, il dirige, au cours des années 1960, la « Section Littérature » au Centre d'études et de recherches marxistes[2].

Dans les dernières années de sa vie, il coordonne la rédaction de l'ouvrage collectif Histoire littéraire de la France[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Balzac, Rieder, 1929
  • Figures, Gallimard, 1929
  • Proust, Rieder, 1930
  • Créatures chez Balzac, Gallimard, 1930
  • Le physique au théâtre, Coutan-Lambert, 1933
  • Une figure, deux visages, 1934
  • Tiens bon la rampe, roman, 1951
  • Les trois frères, Éditeurs Français Réunis, 1971
  • Freud, Éditeurs Français Réunis, 1974

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Comme son père et son frère aîné Marcel
  2. C'est à ce titre qu'il ouvre et clôture le « Colloque Balzac » des 6 et 7 novembre 1964 (Europe, no 429-430, janvier-février 1965, p. 12 et 220)
  3. Éditions sociales, 1974, 10 vol.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]