Guy Béart

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Béart.

Guy Béart

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Guy Béart en novembre 2012

Informations générales
Nom de naissance Guy Béhart
Naissance 16 juillet 1930 (84 ans)
Le Caire
Activité principale Auteur-compositeur-interprète
Genre musical Variété française, chanson française
Années actives 1954 à aujourd'hui

Guy Béart, de son vrai nom Guy Béhart-Hasson (orthographié à l'origine Béhar-Hassan[1]), né au Caire (Égypte)[2] le 16 juillet 1930, est un auteur-compositeur-interprète français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le travail de son père, comptable participant à la création d'entreprises, nécessitant des déplacements fréquents, Guy Béart grandit dans différentes villes d'Europe et du Mexique avant de se fixer au Liban, où il suit la majorité de ses études, entre dix et dix-sept ans, âge auquel il part pour Paris.

Inscrit à l'École nationale de musique (il y joue de nombreux instruments : violon, mandoline), il est parallèlement accepté au lycée Henri-IV (classes préparatoires maths sup et maths spé) puis reçu à l'École nationale des ponts et chaussées, d'où il sort avec un diplôme d'ingénieur. Il débute au bureau d'études de l'entreprise Sainrapt et Brice[3], et dirige notamment la construction d'un pont à Maxéville (près de Nancy) pour l'accès aux carrières Solvay.

Guy Béart se lance dans la chanson à partir de 1954, dans les cabarets parisiens de la Rive gauche, notamment La Colombe de Michel Valette ou Les Trois Baudets de Jacques Canetti qui le fait signer sur son label de musique Philips[4] en 1957. Il y chante le Bal chez Temporel, dont les paroles adaptent le poème "Le Tremblay" de l'écrivain André Hardellet. Ce premier succès lui apportera, dès 1958, le Grand Prix du disque de l'Académie Charles-Cros. Il sera suivi de nombreux autres, comme L'Eau vive et Qu'on est bien (1958), Les Grands Principes (1965), Le Grand Chambardement (1967), La Vérité (1968), devenus des classiques. Puis il enregistre deux albums de chansons françaises traditionnelles, dont Vive la rose. Il écrit pour de nombreux artistes (Patachou, Zizi Jeanmaire, Juliette Gréco, qui chante Chandernagor et Il n'y a plus d'après).

Devenu producteur et animateur sur la première chaîne de télévision française, dans son émission de talk show Bienvenue chez Guy Béart, il reçoit à partir de 1966 nombre d'artistes et de personnalités de l'époque, dont Duke Ellington, Simon et Garfunkel.

Un cancer l'éloigne de la scène pendant plusieurs années[5], mais il revient en 1986, avec un titre plein d’espoir, Demain je recommence. La même année, il participe à l'émission Apostrophes où il s'accroche avec Serge Gainsbourg sur la question de la chanson comme art majeur ou art mineur[6]. Cette altercation est devenue une scène culte.

L'année suivante, il publie chez Robert Laffont L'Espérance folle où il évoque sa maladie[7]. Il reçoit le prix Balzac.

En pleine guerre du Liban, il retourne à Beyrouth en juin 1989 sur les lieux de son enfance où il découvre, très affecté, un champ de ruines. Il y chante la chanson Liban libre qu'il a écrite et composée spécialement[8]. Engagé, il participe à une manifestation organisée en France en faveur de la paix là-bas[9].

Il donne des concerts jusqu'en 1999 où il retrouve notamment la scène de Bobino et à l'issue desquels un album live est publié, "En public".

Après 15 années sans album studio, il sort en 2010 Le Meilleur des choses, faisant référence à ses dernières « années de vache maigre », pendant lesquelles il a dû vendre un appartement et de nombreux meubles[10]. Appuyé par une importante promotion qui le voit notamment passer dans l'émission On n'est pas couché de Laurent Ruquier ou au journal de 13 h de France 2, l'album se classe, à son meilleur, à la 60e place du top Albums et y reste 10 semaines de fin septembre à fin décembre 2010[11]. Sa maison de disques en profite également pour sortir, au même moment, une anthologie comprenant les meilleurs titres de Béart en trois CD.

En mars 2011, il est appelé comme témoin dans l'affaire Delassein-Perret. La journaliste Sophie Delassein avait accusé dans un article du Nouvel Observateur Pierre Perret d'avoir inventé son amitié avec Paul Léautaud. Guy Béart affirme que « L'adorable, le gentil Perret, tout le monde lui a foutu la paix pendant des années, lui et ses rodomontades. Même lorsqu'il s'attribuait l'étiquette de "Pierrot la tendresse" en la chapardant ailleurs. Jusqu'à ce jour de 2008 où il a publié un livre, "A cappella", dans lequel il a dit un peu de mal de tout le monde, de moi compris. Et aussi de Brassens. Perret n'a jamais cessé de mentir sur sa prétendue gentillesse. Et il a fini par se dévoiler. J'ai moi-même téléphoné à Jérôme Garcin à "L'Observateur", qui, comme d'autres, se posait depuis longtemps des questions sur la prétendue relation entre Pierre Perret et Paul Léautaud (Perret avait publié un premier livre sur Léautaud en 1972, au sommet de sa gloire). C'est ainsi que l'enquête de Sophie Delassein a démarré »[12]. Ce procès en diffamation a été gagné par Pierre Perret le 13 mai 2011.

En 1994, Guy Béart est distingué par l'Académie française, qui lui décerne la grande médaille de la chanson française (médaille de vermeil) pour l'ensemble de ses chansons.

Il est le père de l'actrice Emmanuelle Béart, issue de son mariage avec l'ex-mannequin et actrice Geneviève Galéa qu'il quitte alors que sa fille est toute jeune.

Discographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : discographie de Guy Béart.

Albums studio[modifier | modifier le code]

  • 1957 : Guy Béart (1 ou Qu'on est bien)
  • 1958 : Volume 2 (ou L'Eau vive)
  • 1960 : Volume 3 (ou Printemps sans amour)
  • 1963 : Volume 4 (ou Fille d'aujourd'hui)
  • 1965 : Qui suis-je ? (ou Les grands principes)
  • 1966 : Vive la rose - Les très vieilles chansons de France
  • 1968 : La Vérité
  • 1968 : V'là l'joli vent - Les nouvelles très vieilles chansons de France
  • 1969 : La Fenêtre
  • 1971 : L'Espérance folle
  • 1973 : Couleurs du temps
  • 1975 : Il fait beau à Paris (compilation avec inédits)
  • 1976 : Chansons de notre temps et d'espérance
  • 1977 : Futur- Fiction- Fantastique (compilation avec inédits)
  • 1978 : Les Nouvelles Chansons
  • 1981 : Le beau miroir
  • 1982 : Porte-bonheur - Les chansons gaies des belles années
  • 1986 : Demain je recommence
  • 1995 : Il est temps
  • 2010 : Le Meilleur des choses

Albums en public[modifier | modifier le code]

  • 1974 : À l'université (double 33 T)
  • 1977 : À la Comédie des Champs-Élysées (triple 33 T)
  • 1999 : En public (double CD)

Compilations[modifier | modifier le code]

  • 2010 : "Best of" (triple CD)

Ses chansons (non exhaustif)[modifier | modifier le code]

  • À Amsterdam (1976)
  • À côté (1971)
  • À la claire fontaine (1968)
  • Ah ! quelle journée (1974)
  • Allô... tu m'entends (1965)
  • Alphabet (1963)
  • Anachroniques (1967)
  • Amour passant (2010)
  • Années-lumière (1967)
  • Assez (1978)
  • Au bout du chemin (1962)
  • Aux marches du palais (1966)
  • Bagatelle-Puteaux (1975)
  • Bal chez Temporel (1958)
  • Battez-les (1960)
  • Belle harmonie (1976)
  • Bête à rêver (1971)
  • Blanche biche (1968)
  • Bonne année bonne chance (avec Dominique Dimey, 1980)
  • Brave marin (1966)
  • C'est après que ça se passe (1973)
  • Ça n'va guère (1968)
  • Ça pourra s'arranger (2010)
  • Ça qu'est bien (2010)
  • Caroline (1982)
  • Carthagène (1964)
  • Ce n'est pas parce que (1969)
  • Cercueil à roulettes (1965)
  • Ceux qui s'aiment (1972)
  • Chahut-bahut (1969)
  • Chandernagor (1958)
  • Chanson pour ma vieille (1958)
  • Cinéma (1963)
  • Combien je t'aime (1981)
  • Comme les autres font (1968)
  • Contrebandier du ciel
  • Couleurs (1968)
  • Da roghi
  • Dans les journaux (1963)
  • Dans regrettable (1958)
  • De la lune qui se souvient ? (1965)
  • Demain je recommence (1986)
  • Disparaît (1995)
  • Dominique (1986)
  • Douce (1963)
  • Émile s'en fout (1986)
  • En baignoire (1960)
  • En marchant (1969)
  • En marge (1971)
  • En revenant de la revue (1982 ; reprise de Delormel & Garnier/Desormes, 1886, création Paulus)
  • Encore un été (1963)
  • Entre chien et loup (1969)
  • Entre-temps ramait d'Aboville (1992)
  • Escalier B (1969)
  • Et moi je m'enfoui-foui (1966)
  • Et puisqu'en tout cas on est malheureux (1965)
  • Étoiles, garde-à-vous (1968)
  • Feuille vole (1965)
  • Fille d'aujourd'hui (1963)
  • Flani-flânons (1971)
  • Fleur d'épines (1968)
  • Frantz (avec Marie Laforêt, 1964)
  • Gentils vieillards (1973)
  • Grenades grenades (1960)
  • Grenouille de l'étang (1960)
  • Havane (1975)
  • Hôtel Dieu (1968)
  • Idéologie (1978)
  • Il est temps (1995)
  • Il fait beau à Paris (1975)
  • Il fait toujours beau quelque part (1967)
  • Il faut avoir été (2010)
  • Il n'y a plus d'après (1960)
  • Il ne faut pas beaucoup (1995)
  • Il y a plus d'un an (1958)
  • Il y a si longtemps que je rôde (1965)
  • J'ai mis (1969)
  • J'ai retrouvé le pont du nord (1969)
  • J'erre, j'erre (1976)
  • Je connais une blonde (1982)
  • Je me suis engagé (1968)
  • Je ne sais jamais dire non (1962)
  • Je vais au Burkina Faso (2010)
  • Julie (1976)
  • L'agent double (1958)
  • L'alouette (1978)
  • L'amour de moy (1966)
  • L'âne (1958)
  • L'autoroute en bois (1973)
  • L'avenir c'était plus beau hier (1977)
  • L'eau vive (1958)
  • L'espérance folle (1971)
  • L'histoire sans histoire (1973)
  • L'ile aux jaloux (1995)
  • L'insouciance des jours (1965)
  • L'obélisque (1958)
  • L'oxygène (1958)
  • La Baya (1982)
  • La belle au jardin (1968)
  • La bohème (1968)
  • La bombe à neu-neu (1978)
  • La brave fille (1974)
  • La bureaucrate (1978)
  • La chabraque (1960, paroles de Marcel Aymé)
  • La chaloupe à l'eau (1966)
  • La dame au p'tit chien (1965)
  • La danse du temps (1978)
  • La fenêtre (1969)
  • La fille aux yeux mauves (1971)
  • La gambille (1975)
  • La grève du rêve (1981)
  • La guerre va chanter (1986)
  • La lune est verte (1969)
  • La maison tranquille (1971)
  • La Mattchiche (1982)
  • La même éthique (1976)
  • La télé (1965)
  • La tour de Babel (1992)
  • La valse brune (1982)
  • La vénus mathématique (1969)
  • La vérité (1968)
  • La vie conjugale (avec Christiane Canavese, 1964)
  • La vie va (1976)
  • Laine la blanche (1995)
  • Laisse parler le silence (1980)
  • Laura (1958)
  • Le beau miroir (1981)
  • Le bienfait perdu (1986)
  • Le bon Zeus (1986)
  • Le chapeau (1958)
  • Le cœur en miettes (1973)
  • Le conscrit du Languedoc (1966)
  • Le fils du renard (1968)
  • Le grand chambardement (1968)
  • Le groupe (1971)
  • Le jardin d'Elvire (1960, paroles de Marcel Aymé)
  • Le mariage (1961)
  • Le matin, je m'éveille en chantant (1960)
  • Le meilleur des choses (2010)
  • Le messie (1976)
  • Le miracle vient de partout (1976)
  • Le monsieur et le jeune homme (1963)
  • Le mur de ma vie privée (1995)
  • Le petit voeuf (1973)
  • Le pont de Nantes (1966)
  • Le prince fainéant (1967, paroles de Victor Hugo)
  • Le quidam (1958)
  • Le rendez-vous (1964)
  • Le roi a fait battre tambour (1966)
  • Le sesque (1973)
  • Le sort des matelots (1966)
  • Le terrien (1958)
  • Le train pour avant-hier (1969)
  • Le trou dans le seau (avec Dominique Grange, 1965)
  • Le voyageur de rayons (1968)
  • Les amours tranquilles (2010)
  • Les bras d'Antoine (1962)
  • Les collines d'acier (1968)
  • Les couleurs du temps (1973)
  • Les éléphants (1958)
  • Les enfants de bourgeois (1976)
  • Les enfants sages (1960)
  • Les enfants sur la lune (1968)
  • Les fleurs de mon jardin (1971)
  • Les grands principes (1965)
  • Les mots (1986)
  • Les parapluies (1981)
  • Les pas réunis (1960)
  • Les pouvoirs (1981)
  • Les prénoms jolis (1995)
  • Les proverbes d'aujourd'hui (1973)
  • Les souliers (1965)
  • Les temps étranges (1963)
  • Les temps sont doux (1973)
  • Les tristes noces (1966)
  • Liban libre libre Liban (1989)
  • Lo papel (1973)
  • Lune ma banlieue (1971)
  • Ma mère je le veux (1968)
  • Magazines (1963)
  • Mandrin (1968)
  • Moitié toi moitié moi (1958)
  • Mon amour mon amour (1981)
  • Mon Paris (1982)
  • Mou doux flou (1981)
  • Mourir en vacances (1978)
  • Ne tirez pas le diable (1960, paroles de Marcel Aymé)
  • O Jéhovah (1986)
  • On ne manque de rien (1971)
  • Où sont maintenant ? (1986)
  • Où vais-je ? (1978)
  • Paix à la guerre (2010)
  • Paris au mois d'août (1970)
  • Parlez-moi d'moi (avec Jeanne Moreau, 1980)
  • Parodie (1973)
  • Pierrot la tendresse (1974)
  • Pique sur tes ficelles (2010)
  • Pleure Paule pleure (1981)
  • Plus jamais (1962)
  • Porte-bonheur (1982)
  • Poste restante (1958)
  • Printemps sans amour (1960)
  • Qu'il est dur d'aimer (1995)
  • Qu'on est bien (1958)
  • Quand au temple' (1966)
  • Quand les lilas refleuriront (1982)
  • Quand on aime, on a toujours raison (1969)
  • Quand un homme (1962, duo avec Christiane Canavese)
  • Que diable (1978)
  • Que j'aime (1971)
  • Qui est con ? (1995)
  • Qui suis-je ? (1965)
  • Retrouver l'aventure (1995)
  • Rotatives (1968)
  • Sac à malices (1960, duo avec Christiane Canavese))
  • Saute au paf (1975)
  • Seigneurs du vent (1995)
  • Seine, va (1964)
  • Sérénade à madame (1958)
  • Ses meilleurs amis (1986)
  • Si je t'ai jetée (2010)
  • Si la France (1981)
  • Stances à Cassandre
  • Suez (1974)
  • Tant de sueur humaine (1967)
  • Télé Attila (2010)
  • Téléphonez-moi quand même (2010)
  • Tiens tiens (1971)
  • Totole (1970)
  • Tourbillonnaire (1976)
  • Tout comme avant (1968)
  • Tout finit à St-Tropez (1965)
  • Trouilletulaire (1981)
  • Un enfant écrit (1964)
  • Une autre que toi (1978)
  • V'la l'joli vent (1968)
  • Vieille misère (1978)
  • Viens poupoule (1982)
  • Vive la rose (1966)
  • Vous (1958)
  • Y a pas papa (1995)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Textes sur Guy Béart[modifier | modifier le code]

Guy Béart L'Intemporel par Robert Belleret in Portraits sur le vif, Amazon, 2014

Œuvres de Guy Béart[modifier | modifier le code]

  • L'eau vive, livre-CD, illustrations d'Alexandra Petracchi, chanté par Guy Béart, Casterman collection "Tralalère", 2012 (ISBN 2-203-04823-9)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. les noms de famille Béhar, Behar, Bejar et Bejarano sont très probablement liés à la ville espagnole Bejar- - site des familles Behar et site généalogique des familles Bejar
  2. (en) Haaretz:Guy Béart
  3. Bonne Soirée du 25-1-1959:Guy Béart
  4. Boris Vian y est son directeur artistique.
  5. http://www.lemonde.fr/culture/article/2010/09/25/le-retour-de-guy-beart-l-insoumis_1415921_3246.html
  6. http://www.youtube.com/watch?v=Q6llXcUzC9A
  7. http://www.livrenpoche.com/livre/L'esp%C3%A9rance%20folle/129960.html?orig=1002
  8. http://www.ina.fr/video/CAG90010937/guy-beart-a-beyrouth.fr.html
  9. http://www.ina.fr/video/I11025221/guy-beart-parle-du-liban.fr.html
  10. Regarde les hommes changer Interview de Guy Béart par Frédéric Taddeï sur Europe 1 le 24 octobre 2010
  11. http://www.chartsinfrance.net/Guy-Beart/Le-meilleur-des-choses-ac18710.html
  12. http://www.sudouest.fr/2011/03/23/beart-sans-pitie-pour-perret-350533-7.php

Liens externes[modifier | modifier le code]