Quartier des Batignolles

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Quartier des Batignolles
L'église Sainte-Marie des Batignolles
L'église Sainte-Marie des Batignolles
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Ville Paris
Arrondissement municipal 17e
Démographie
Population 38 691 hab. (2005)
Densité 26 831 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 53′ 13″ N 2° 19′ 17″ E / 48.886872, 2.32129148° 53′ 13″ Nord 2° 19′ 17″ Est / 48.886872, 2.321291  
Superficie 144,2 ha = 1,442 km2
Transport
Métro (M)(2)(3)(13)
Localisation

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Quartier des Batignolles
Le square des Batignolles en août 2006

Le quartier des Batignolles est le 67e quartier administratif de Paris situé dans le 17e arrondissement. Son nom rappelle l'ancien village des Batignolles. Ce nom a aussi été donné à différents toponymes, bâtiments ou œuvres artistiques ayant un rapport avec ce quartier, ainsi qu'à un groupe d’artistes et à des entreprises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Il convient de distinguer le quartier administratif des Batignolles et le hameau historique des Batignolles.

Le quartier administratif[modifier | modifier le code]

Le quartier administratif des Batignolles est délimité :

Le hameau historique[modifier | modifier le code]

Historiquement, les Batignolles ont une surface plus grande que cette entité administrative. En effet, la limite à l'est s'étendait à peu près jusqu'à l'avenue de Saint-Ouen. Cependant, la transformation du chemin de Clichy en avenue très passante, l'installation des entrepôts SNCF derrière la rue Cardinet et le creusement de la ligne de Saint Lazare ont coupé du quartier les terrains situés au-delà. Aujourd'hui les Batignolles apparaissent souvent comme le quadrilatère compris entre la rue Cardinet et la rue de Rome, le boulevard des Batignolles et l'avenue de Clichy souvent présenté comme étant les limites du quartier. Cependant, ces axes sont récents, ils datent pour la plupart du Second Empire. Les limites qu'ils posent sont donc artificielles pour le village des Batignolles qui existait bien antérieurement.

Il reste quelques traces des limites anciennes :

Histoire[modifier | modifier le code]

L'étymologie de Batignolles est discutée. Le nom dériverait de « bastillole/bastidiole » (petite maison de campagne) ou du latin batagliona[réf. souhaitée] (petite guerre), les terrains ayant servi à de nombreux exercices militaires. De temps immémorial, le plateau des Batignolles appartient aux Dames Bénédictines de Montmartre. Sous l'ancien régime, l'endroit sert d'importante réserve de chasse pour le roi et les grands seigneurs. Cerfs, chevreuils et lièvres y sont courants. Démantelés à la Révolution, ces « remises de gibier » sont remplacées par des fermes, des maisons, un village provisoirement rattaché à celui de Clichy-la-Garenne.

La commune rurale des Batignolles-Monceau, regroupant ce village avec celui de Monceau, indépendante de Clichy depuis février 1830, ne fut rattachée à Paris qu'en 1860 par un décret de l'empereur Napoléon III, pour sa partie interne à l'enceinte de Thiers. Le rattachement officieux à la capitale, d'un point de vue économique, était cependant plus ancien : l'endroit constituait déjà une terre de prédilection pour les commerçants parisiens qui y bâtissaient leurs résidences secondaires, bien avant l'annexion administrative par Paris.

Le quartier se lotit avec le rattachement formel à Paris en 1860, en même temps que le quartier, voisin, des Épinettes. Quartier relativement populaire alors, il l'est longtemps resté. Il a connu cependant depuis « un processus marqué de gentrification »[1], attirant notamment des jeunes couples urbains.

Prévu pour accueillir le village olympique en cas de succès de la candidature de Paris pour les Jeux Olympiques de 2012, le quartier connaît malgré l'échec de cette candidature un important projet de réaménagement sur des friches ferroviaires de la SNCF, au nord. Ce projet, dénommé Clichy-Batignolles et mené à partir d'octobre 2010 par une société publique locale d'aménagement (Paris-Batignolles aménagement) créée par la ville de Paris, est centré autour du parc Clichy-Batignolles - Martin Luther King, aménagé aujourd'hui sur 6,5 hectares (depuis avril 2014) (10 sont prévus à terme en 2017)[2]. Il prévoit d'ici à 2015 de construire 3 400 logements, 30 000 m2 de commerces et d'activités en bas d'immeuble, 140 000 m2 de bureaux, de nombreux équipements publics (crèches, écoles...) et un centre logistique (tri des déchets, centrale à béton) le long du périphérique, en lien avec la voie ferrée[3]. De plus, les tribunaux d'instance répartis dans chacun des 20 arrondissements de la capitale, le Tribunal de grande instance de Paris (actuellement installé au Palais de Justice) et la Direction régionale de la police judiciaire de Paris (le fameux 36, quai des Orfèvres) doivent également déménager sur ce site, dans une nouvelle cité judiciaire dont la construction devrait être achevée en 2017[4]. Par ailleurs, le prolongement de la ligne 14 à Pont-Cardinet et Porte de Clichy doit améliorer l'offre de transports en commun.

Culture[modifier | modifier le code]

Le quartier connut une vie culturelle très active dans la seconde moitié du XIXe siècle. Le poète Paul Verlaine passa une partie de sa jeunesse aux Batignolles, il étudia rue Hélène dans une école privée, puis au lycée Chaptal. Stéphane Mallarmé habitait rue de Rome et réunissait autour de lui une compagnie brillante et cultivée. Le peintre Édouard Manet et ses amis du « groupe des Batignolles », étaient des habitués du quartier et de ses cafés. Émile Zola résida de nombreuses années 14 rue de la Condamine, au cœur des Batignolles.

La chanteuse Barbara était originaire des Batignolles (née au no 6 de la rue Brochant), dont elle mentionne le square dans ses chansons Perlimpinpin et Il automne. Elle résida rue Brochant et possède depuis quelques années une allée à son nom dans le square des Batignolles. Jacques Brel vécut, à son arrivée à Paris, dans la cité Lemercier et c'est là qu'il écrivit Ne me quitte pas[réf. nécessaire]. On peut aussi citer le comédien Jacques François. Ce quartier a également été chanté par Yvan Dautin dans sa chanson Les Batignolles, coécrite avec Étienne Roda-Gil.

Le quartier a également inspiré le dessinateur Maëster pour sa série Sœur Marie-Thérèse des Batignolles et sert de décor au film de Guy Lacourt tourné en 1951, Le Costaud des Batignolles.

Le Square des Batignolles fait aussi référence à un tableau du peintre Albert André 1869-1954 (huile sur toile 50 cm x 65 cm). Cette toile du peintre peut être qualifiée d'impressionniste ou de post-impressionniste.

Le théâtre Hébertot se situe également sur le boulevard.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

  1. La démocratie participative et la révision du plan local d'urbanisme à Paris
  2. http://www.clichy-batignolles.fr/
  3. http://www.clichy-batignolles.fr/le-projet/lensemble-du-projet
  4. « Les étapes du projet », sur Etablissement public du palais de justice de Paris,‎ 26 octobre 2011