Christine Angot

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Christine Angot

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Christine Angot dans les années 1990, par François Alquier.

Nom de naissance Christine Schwartz
Activités Romancière
dramaturge
Naissance 7 février 1959 (55 ans)
Châteauroux, France
Genres Roman
Théâtre
Distinctions Prix France Culture 2005
Prix de Flore 2006
Prix Sade 2012 (refusé par l'auteur)
Officier des Arts et Lettres

Œuvres principales

Christine Angot, née Christine Schwartz le 7 février 1959 à Châteauroux (Indre), est une romancière et dramaturge française. Elle pratique fréquemment la lecture publique de ses textes, notamment sur scène.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et études[modifier | modifier le code]

Née Pierrette Marie-Clotilde Schwartz, Christine Angot passe son enfance à Châteauroux, avec sa mère et sa grand-mère. Son père, traducteur auprès des institutions européennes, a quitté le foyer familial avant sa naissance. Il ne la reconnaîtra officiellement que lorsqu'elle aura 14 ans. Elle prend alors le nom d'Angot. Elle quitte Châteauroux et s'installe à Reims avec sa mère. Après son baccalauréat, obtenu dans un lycée privé de jeunes filles, elle entame des études d'anglais et de droit. Elle obtient alors un DEA de droit international public, puis se spécialise en droit européen à Bruges[1].

Vie littéraire[modifier | modifier le code]

Débuts littéraires[modifier | modifier le code]

Christine Angot se désintéresse alors de ses études et commence ses premières années d'écriture :

« Il y a eu un jour où j'ai écrit. Écrit vraiment. Ce fut quelque chose de très important. Claude [son mari à l'époque] et moi étions allés à Amsterdam, mais le séjour ne s'est pas bien passé et nous sommes repartis aussitôt. Nous avons pris un hôtel au Touquet. J'étais très énervée. Je n'acceptais pas la réalité de ce week-end gâché. Je me souviens que nous avions acheté une tablette de chocolat. J'ai pris son papier d'emballage et j'ai commencé à écrire ce qui s'était passé durant le week-end. J'ai demandé du papier à l'hôtel pour continuer. Puis j'ai fait lire ce que j'avais écrit à Claude : « C'est bien ! » J'ai pris peur alors : « Ne me redis pas ça, je suis capable de tout laisser pour écrire. » »

Dès lors, pendant six ans (elle est mariée, mère d'une petite fille et réside à Nice), ses manuscrits lui sont retournés par les maisons d'édition à qui elle propose ses textes[1]. Elle ne publie son premier roman, Vu du ciel, qu'en 1990 chez Gallimard dans la collection « L'Arpenteur ». Ce roman et les deux suivants, Not to be et Léonore, toujours connaissent une faible résonance médiatique et se vendent peu[2]. Son quatrième manuscrit, Interview, est refusé par son éditeur. Christine Angot quitte la maison Gallimard à la suite d'un rapport de lecture qui lui est défavorable :

« Ils refusent mon quatrième roman, Interview. Je repars à la recherche [d'un éditeur]. Léonore, toujours [son précédent roman], les avait choqués. Le rapport de lecture dit que je suis dangereuse pour mon entourage, ils faisaient déjà la confusion entre ma vie et mes livres. »

Elle intègre alors la maison Fayard puis les éditions Stock, où elle est éditée par Jean-Marc Roberts[3].

Un écrivain médiatique[modifier | modifier le code]

Christine Angot est propulsée sur le devant de la scène littéraire en 1999 avec la publication de L'Inceste qui défraie la chronique littéraire et qui se vendra à près de 50 000 exemplaires[4].

Au début des années 2000, elle tient une chronique récurrente dans Epok (magazine mensuel de la Fnac) : « Le mot d'Angot ». Elle y mêle alors traitement de l'actualité culturelle et écriture plus personnelle.

En 2005, elle obtient le prix France Culture pour Les Désaxés et Une partie du cœur[5].

En 2006, elle quitte les éditions Stock pour la maison Flammarion où elle publie Rendez-vous qui obtient le prix de Flore[6]. La même année, elle intervient régulièrement dans l'émission Campus[7], animée par Guillaume Durand sur France 2. Elle intègre par la suite les éditions du Seuil en 2008. Ce dernier transfert est largement médiatisé au vu de la somme déboursée par la maison d'édition : 240 000 €[8].

En 2011, Christine Angot fait son retour chez Flammarion, où elle publie Les Petits. À partir de la même année, elle fait partie du jury du prix Saint-Germain[9] qu'elle préside en 2012.

En 2012, elle obtient le prix Sade pour Une semaine de vacances, court roman qui fait scandale[10]. Son éditeur, Flammarion, avait pourtant annoncé qu'il ne souhaitait pas qu'elle reçoive ce prix, notamment pour lui donner plus de chances d'en obtenir un autre plus prestigieux[11]. Elle refuse le prix, dans une lettre au président du jury, Emmanuel Pierrat, en expliquant : « L'image de ce prix, qu'elle corresponde ou non à l’œuvre du Marquis de Sade, est en contradiction totale avec le livre que j'ai écrit, et ne pas refuser ce prix serait souscrire à un contresens objectif quant à ce que dit ce livre, contresens que je récuse[12]. »

En 2013, durant le Festival d'Avignon, Christine Angot, accompagnée de comédiens, propose des lectures, mises en scènes et conversation autour de ses œuvres, dans la cour du musée Calvet. Le programme est retransmis sur France Culture sous le titre Une semaine de vacances avec Christine Angot[13]. La même année, le Théâtre Sorano lui est confié et propose, durant une semaine, des rencontres, des lectures et des projections autour de son œuvre[14].

En juillet 2014, elle fait partie des signataires d'une lettre ouverte adressé au président de la République, publiée dans Libération, qui s'oppose à la gestation pour autrui[15],[16].

Après avoir quitté Nice pour Montpellier, Christine Angot réside aujourd'hui à Paris. Depuis 2007, l'agent littéraire Andrew Wylie travaille pour elle[17].

Procès[modifier | modifier le code]

En 2008, à la suite de la publication du Marché des amants, Christine Angot se voit obligée de dédommager, après accord, à hauteur de 10 000 euros, Élise Bidoit (ex-femme de son nouveau compagnon), qui a reconnu une partie de sa situation personnelle transcrite dans l'œuvre[18].

En 2011, lors de la publication du roman Les Petits, Élise Bidoit accuse à nouveau Christine Angot d'atteinte à sa vie privée et familiale[19] et décide d'attaquer l'auteure en justice. Cette dernière comparait le 25 mars 2013 pour atteinte à la vie privée[20],[21],[22]. Elle est condamnée, conjointement avec son éditeur, le 27 mai 2013 à verser 40 000 € de dommages et intérêts[23] à Elise Bidoit.

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Écriture[modifier | modifier le code]

La critique littéraire classe souvent les textes d'Angot dans la catégorie autofiction. L'auteur refuse pourtant cette étiquette :

« Le terme [autofiction] ressemble trop à “autobiographie”. Je crains qu'une fois de plus on en déduise : “Ce n'est pas vraiment du roman”. L'autofiction est portée par l'usage du “je”. Si ce “je” est celui du miroir, je ne fais pas d'autofiction. Si on reconnaît que ce “je” peut s'élaborer dans l'imaginaire, alors oui, je fais de l'autofiction. Le roman, je le répète, n'est pas du témoignage. C'est pourquoi ce qu'il dit de la société est politique[25]. »

Christine Angot déclare ne rien « raconter », au sens purement narratif du terme, mais simple « dire »[26], et concevoir la littérature comme une « aventure, d'autant plus que c'est une aventure, dit-elle, qui concerne la personne qui écrit l'écriture mais aussi ceux qui sont en mesure de recevoir ou de ne pas recevoir l'écriture. »[25].

Son œuvre se caractérise par le déploiement d'un discours qui met à l'épreuve les rapports entre la vérité et la fiction dans le roman autobiographique :

« La vérité, fût-elle littéraire, est un engagement, à condition que plane, au-dessus de chaque affirmation, l'ombre du doute. Il faut faire en sorte que le lecteur croie en la véracité. Qu'il soit persuadé que la plus grande part s'est réellement passée. La littérature n'a pas d'autre but[27]. »

Dès lors, œuvre qui mêle dénudement confessionnel et fiction, les livres de Christine Angot, pour qui, en littérature, « il n'y a ni morale ni responsabilité »[28], sont le résultat de la rencontre frontale entre la vie et l'écriture : « La vie tout le temps, comme ça, infecte tout ce que je suis en train de faire »[29].

On notera par ailleurs l'emploi du récit « métafictif »[30], racontant et commentant l'écriture, la lecture et la réception médiatique de ses textes dans, entre autres, Sujet Angot, Une partie du cœur et Quitter la ville.

Christine Angot s'efforce aussi de sonder le rapport de la société à la parole de l'écrivain sur la place publique, parole qu'elle qualifie de « performative » dans les premières pages de Quitter la ville :

« La vie des écrivains, c'est plus important en tout cas que les livres. On entend le mensonge et on entend la vérité, on entend le dedans et on entend le dehors, on est en soi et hors de soi [...]. La parole est un acte. C'est un acte quand on parle. Et donc ça fait des choses, ça produit des effets, ça agit. Ce n'est pas un jeu, un ensemble de règles de toutes sortes [...] Ce n'est pas une merde de témoignage, comme on dit. »

L'exploration du motif incestueux (ou des liens entre l'espace sociétal et l'interdit fondamental de l'inceste) est un thème récurrent de son œuvre, et plus particulièrement dans L'Inceste et Une semaine de vacances.

Influences littéraires[modifier | modifier le code]

Les influences littéraires de Christine Angot sont nombreuses, et vont de Louis-Ferdinand Céline à Marguerite Duras en passant par Marcel Proust — qu'elle cite d'ailleurs en exergue à Pourquoi le Brésil ?. Elle déclare :

« Je ne suis pas autant intimidée par Duras ou Proust que par Céline. Voilà quelqu'un qui parle sa langue. Duras, ce qui est bien, c'est qu'elle ne s'emmerde pas. Dans C'est tout, dans Emily L.… Ce que j'aime aussi, c'est qu'elle a fait en sorte qu'on se demande toujours si elle est un écrivain ou pas[31]. »

Elle évoque aussi son admiration pour Samuel Beckett : « Lui, on ne peut pas se demander si c'est un écrivain ou non. On sait que c'en est un »[31], mais aussi Hervé Guibert qu'elle reconnaît être « un auteur important qui a ouvert des portes ». Elle déclare s'être intéressée tardivement au genre poétique, notamment au travers d'Henri Michaux : « Je me rends compte que la poésie, c'est bien. Je croyais qu'il y avait trop de « regardez, je fais de la belle littérature » alors que le roman peut traîner partout et peut flirter avec le vulgaire. La poésie c'est un art noble, le roman est une forme bâtarde. Qui, donc, me convient mieux[31].

Parmi ses contemporains, elle souligne son goût pour les romans de Camille Laurens : « Ce que j'aime bien chez elle c'est qu'elle ne s'embarque pas dans des contradictions. Chez elle, les phrases ne se détruisent pas les unes les autres comme chez moi. Avec elle, la phrase, rien ne peut l'arrêter »[31] et Mathieu Lindon qu'elle soutiendra lors de la polémique suscitée par la publication de son roman Le Procès de Jean-Marie Le Pen. Par ailleurs, l'œuvre de Christine Angot est souvent rapprochée de celle de Guillaume Dustan dont elle serait l' « alter-Angot »[32].

En revanche, elle exprime une répulsion toute particulière pour, entre autres, les œuvres de Nathalie Sarraute, Marguerite Yourcenar ou encore Jean-Marie Laclavetine et évoque, lorsqu'on lui parle de Georges Bataille, un « côté esthétisant » qui ne la séduit guère[31].

Emprunts et réécritures[modifier | modifier le code]

Dans L'Inceste, Christine Angot note : « Toujours m'appuyer sur des choses annexes, faire des rapprochements, depuis que j'écris, il y a toujours eu d'autres voix, d'autres textes, d'autres choses, un autre angle sous lequel j'essaie de me montrer »[33]. De fait, la plupart de ses œuvres sont le produit d'un processus de réécriture et de citations d'autres livres - emprunts explicites ou cachés au lecteur.

On évoquera, en premier lieu, la réécriture de l'incipit d'À l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie d'Hervé Guibert qui ouvre L'Inceste, ainsi que les nombreuses citations qui émaillent le texte. Quant à son roman suivant, Quitter la ville, il contient de nombreux emprunts (réécrits ou fidèles), à la pièce Œdipe, ainsi que des citations extraites de Cet amour-là de Yann Andréa, dernier compagnon de Marguerite Duras. En outre, le texte est largement composé de citations d'article de presse, de chroniques et critiques littéraires.

Christine Angot avoue aussi s'être servie des Cahiers de Vaslav Nijinski et du Livre noir élaboré par Ilya Ehrenbourg et Vassili Grossman (destiné à recueillir des témoignages et documents sur la Shoah), afin de rédiger son ouvrage Les Autres. Quant à Léonore, toujours, le texte évoque Sexus d'Henry Miller et L'Usage de la vie mentionne quant à lui des liens avec C'était tout une vie de François Bon[31]. En outre, Interview contient une citation voilée du chanteur Dominique A.

L'exercice de l'emprunt et de la réécriture est par ailleurs abordé frontalement dans Léonore, toujours où l'auteur propose au lecteur un poème qu'elle aurait rédigé pour sa fille avant d'avouer, quelques pages plus tard, l'avoir simplement recopié à partir d'un recueil.

Réception critique[modifier | modifier le code]

Les premiers textes d'Angot eurent une faible résonance médiatique, comme l'auteur l'écrit dans L'Usage de la vie lorsqu'elle évoque cette période passée à « vendre [son] rien » (elle confesse que les ventes de ses trois premiers ouvrages n'ont pas dépassé les 500 exemplaires).

C'est plus particulièrement en 1999, avec la publication de L'Inceste, qu'elle devient une des figures majeures et médiatiques de la nouvelle scène littéraire française. Controversée, se révélant parfois pythique[34] voire radicale, Christine Angot défraya alors la chronique littéraire. Qualifiée par les uns d'« écrivain provocateur et histrionique »[35] auteur d'une œuvre racoleuse « rédigée dans un style brouillon »[36], L'Inceste fut qualifiée par d'autres (Les Inrockuptibles, Libération, Le Monde des livres) d'œuvre au modernisme certain, à l'écriture et au style acérés[réf. souhaitée] et aux qualités littéraires indéniables. L'Inceste se vendra à près de 50 000 exemplaires.

Par la suite, la réception de ses textes se fait toujours dans une profonde dichotomie, entre critiques élogieuses et critiques négatives. Lors de la publication de son roman Les Désaxés, la revue Lire se demande : « Faut-il lire Angot ? »[37]. Dès lors, si la critique littéraire note que « la romancière reste unique, seule aujourd'hui à être reconnaissable dès les premières lignes », elle souligne aussi que Christine Angot « a épuisé son sujet dès les vingt premières lignes [et que] les pages, répétitives, se suivent alors sans le moindre rythme, à peine heurtées par quelques clichés sur le monde du cinéma et de nombreuses marques d'élégance (« vie de merde », « grosse vache », « pisse-copie », etc.) ».

Il en est de même, pour illustration, de son livre Le Marché des amants, considéré par Benjamin Berton, écrivain et critique, comme « le meilleur de l’auteur », mais qui souligne aussi que le livre est « le plus ridicule que vous pourrez jamais lire si vous aimez, disons, la littérature d'ambition, la littérature d'aventure, la littérature qui raconte des histoires amples, historiques ou dramatiques », avant de conclure, à propos de Christine Angot : « C'est une tragédienne magnifique et affligeante »[38].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Romans et récits[modifier | modifier le code]

Monographie[modifier | modifier le code]

Pièces de théâtre[modifier | modifier le code]

Entretiens[modifier | modifier le code]

  • Christine Angot, entretien avec Jacques Henric, éditions IMEC, coll. « Les grands entretiens d'artpress », 2013.

Textes[modifier | modifier le code]

Liste non exhaustive de textes publiés par Christine Angot dans la presse ou en ouvrage collectif :

  • « Nous sommes tous des Jean-Marie Le Pen », Les Inrockuptibles, semaine du 27 octobre au 2 novembre 1999[39].
  • « La Page noire », Libération, 6 novembre 1999.
  • « Sujet : l'amour », L'Infini, no 68, 1999.
  • « Une femme sous influence vous influence », Livre Hebdo, 2000[40].
  • « Les Naturistes », Le Sexe, collectif, La Découverte, coll. « Les français peints par eux-mêmes », 2003.
  • Participation à Dix ans sous la Bleue, collectif, Stock, 2004, p. 13-17.
  • « Plexus, solaire », portrait de BHL, Le Point, no 1951, 4 février 2010.
  • « La Carte chance », Télérama, no 3181, 2011[41].
  • « Essayez de vous souvenir », Next, supplément du journal Libération, 5 mars 2011.
  • « Ce qui m'est reproché », site officiel de l'auteur, 2011[42].
  • « Le Problème de DSK avec nous », Libération, 24 mai 2011[43].
  • « Van Gogh - Le Suicidé de la société », Le Monde, 2 juin 2011.
  • « Acte biographique », La Nouvelle Revue française, no 598, octobre 2011.
  • « Miss France », portrait de Marine Le Pen, Télérama, janvier 2012.
  • « Dans la voiture de François Hollande », Le Point, no 2056, 9 février 2012.
  • « Mélodrague », Marie Claire, no 720, juillet 2012.
  • « Rendez-vous avec Ségolène Royal », Le Point, janvier 2013.
  • « Non, non, non et non », Le Monde, 23 février 2013.
  • « Te perdre c'est aussi me perdre », Libération, 25 mars 2013.

De nombreux textes ont été publiés dans le magazine Epok, lorsque l'auteur y tenait une chronique : « Le mot d'Angot ».

Théâtrographie[modifier | modifier le code]

Audiographie[modifier | modifier le code]

  • 1999 : Mais aussi autre chose, création théâtrale radiodiffusée, « Les Fictions de France Culture », France Culture, 16 juillet.
  • 2001 : Christine Angot lit L'Inceste, Stock/France-Culture, 3 CD.
  • 2013 : Une semaine de vacances avec Christine Angot, créations théâtrales et lectures radiodiffusée, France Culture, 22-26 juillet.

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Études universitaires[modifier | modifier le code]

  • Claude Burgelin, « Donner son corps à la littérature ? Brèves remarques sur l'écrivain et son image en l'an 2000 », Portraits de l'écrivain contemporain, éditions Champ Vallon, 2003.
  • Martine Delvaux, Histoires de fantômes. Spectralité et témoignage dans les récits de femme contemporains, Presses de l'université de Montréal, 2005.
  • Jeannette Den Toonder, « L'autoreprésentation dans une époque massmédiatisée : le cas Angot », Territoires et terres d'histoires : perspectives, horizons, jardins secrets dans la littérature française d'aujourd'hui, éditions Rodopi, coll. « Faux titre », 2005.
  • John Faerber, « Le bruissement d'elles ou le questionnement identitaires dans l'œuvre de Christine Angot », Nouvelles écrivaines : nouvelles voix ?, éditions Rodopi, coll. « Faux titre », 2002.
  • Éric Fassin, « Le Double « Je » de Christine Angot. Sociologie du pacte autobiographique », Le Sexe politique. Genre et sexualité au miroir transatlantique, Éditions EHESS, coll. « Cas de figure », 2009.
  • Francesca Forcolin, « Christine Angot : le désir d'indigner le lecteur », revue Carnets[47].
  • Arnaud Genon, « Christine Angot : l'écriture ou la vie », Autofictions : pratiques et théorie. Articles, Mon Petit éditeur, 2013.
  • Anne-Marie Picard-Drillien, « L'intime livré au danger : la solution onirique de Christine Angot », Intimité, Presses Universitaires Blaise Pascal, 2005.
  • Annie Richard, L'Autofiction et les femmes. Un chemin vers l'altruisme ?, L'Harmattan, 2013.
  • Myriam Rigaud, Deux réécritures contemporaines de contes traditionnels. Christine Angot et Eric Chevillard, éditions universitaires européennes, 2012.
  • (en) Marion Sadou, « Christine Angot's autofiction: literature and/or reality? », Women's writing in contemporary France : news writers, new literatures in the 90's, Manchester University Press, 2002.

Critiques[modifier | modifier le code]

Pastiches et fiction[modifier | modifier le code]

  • Frédéric Beigbeder pastiche le style de Christine Angot, en 2000, dans un texte intitulé « Quitter Lavil », en référence au roman Quitter la ville[49].
  • En 2007, Pascal Fioretto pastiche Christine Angot dans Et si c'était niais.
  • En 2008, elle est le personnage principal d'un roman de Frédéric Andrau intitulé Quelques jours avec Christine A., publié chez Plon[50].
  • Elle apparaît dans un court texte intitulé « Noir désir », extrait du recueil Tout Paris de Bertrand de Saint-Vincent (Grasset, 2011).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Repères biographiques, laregledujeu.org, consulté le 14 juin 2013.
  2. Le premier ouvrage, Vu du ciel, s'est vendu à 1 500 exemplaires, quant Not to be et Léonore, toujours, 800 exemplaires chacun. (Source : Christine Angot, L'Usage de la vie, Fayard, 1998, p. 31.)
  3. Christine Angot, « Te perdre c'est aussi me perdre », hommage à Jean-Marc Roberts, Libération, 25 mars 2013.
  4. Selon les chiffres annoncés par Christine Angot dans Quitter la ville et selon les déclarations de Jean-Marc Roberts dans le magazine Lire, no 384, avril 2010.
  5. « Angot et Kureishi prix France Culture », Libération, 19 mars 2005.
  6. « Le prix de Flore va à Christine Angot », Le Nouvel Observateur, 9 novembre 2006.
  7. Article sur Buzz… littéraire.
  8. Article sur les agents et transferts littéraires sur La Fabrique du livre, 2008.
  9. (fr) « Le prix Saint-Germain : rendez-vous le 17 janvier 2012 », bernard-henri-levy.com, consulté le 7 février 2012.
  10. Quentin Girard, « Une semaine de vacances de Christine Angot reçoit le prix Sade », Libération, 30 septembre 2012.
  11. « Christine Angot récompensée contre son gré par le prix Sade », Le Magazine littéraire, 3 octobre 2012.
  12. Laurent David Samama, « Christine Angot et le prix Sade : les raisons d'un refus », laregledujeu.org, 24 janvier 2013.
  13. Une semaine de vacances avec Christine Angot, France Culture, consulté le 17 août 2013.
  14. Le Théâtre Sorano confié à Christine Angot, laregledujeu.org.
  15. Collectif, « GPA : Monsieur le président de la République... », Libération, 14 juillet 2014.
  16. Cécile Daumas, « Deux camps distincts parmi les intellectuels », Libération, 5 août 2014.
  17. Mohammed Aïssaoui, « Le contrat en or de Christine Angot », Le Figaro, 2 octobre 2008.
  18. « Christine Angot attaquée par l'un de ses personnage », blog de Pierre Assouline, 18 février 2011.
  19. Pierre Assouline, « Christine Angot face à la révolte de ses personnages », Le Monde des livres, 18 février 2011.
  20. Jérôme Dupuis, « Procès : Christine Angot a-t-elle dépassé les limites de l'autofiction ? », L'Express, 25 mars 2013.
  21. David Caviglioli, « Le procès de Christine Angot comme si vous étiez le juge », Le Nouvel Observateur, 29 mars 2013.
  22. Sophiane Meddour, « Christine Angot et Lionel Duroy attaqués en justice par des proches », L'Express, 20 mars 2013.
  23. Condamnation de Christine Angot pour atteinte à la vie privée
  24. Christine Angot et François Morel décorés mercredi par la ministre de la Culture, 15 juin 2013.
  25. a et b « Angot, Millet : deux enquêtes sur l'amour », Le Monde des livres, 28 août 2008 ; modifié le 29 août 2011.
  26. « Je ne suis pas quelqu'un qui écrit quelque chose, je suis quelqu'un qui écrit […] J'écris moi, mais ce n'est pas même chose que de dire “je raconte moi” », Interview de Christine Angot, émission Tout le monde en parle, animée par Thierry Ardisson, 1999.
  27. Christine Angot, L'Usage de la vie, Paris, Mille et une nuits, 1999, p. 21, 26.
  28. Déclaration dans Libération, 29 juin 1999.
  29. Christine Angot, L'Usage de la vie, Fayard, 1998, p. 23.
  30. « ANGOT, Christine (écrivain) », Autofiction, 1er novembre 2008.
  31. a, b, c, d, e et f « Bibliothèque utilitaire », Le Matricule des anges, no 21, novembre-décembre 1997.
  32. « “Merde à la dictature du Vrai roman” par Guillaume Dustan (extrait de Nicolas Pages) », buzz-litteraire.com, 7 mai 2007.
  33. Christine Angot, L'Inceste, Paris, Stock, 1999, quatrième de couverture.
  34. Irma Krauss, « Angot : Pythie freudienne? Nouvelle Cassandre? Nouvelle Lady Di des lettres ? » e-litterature.net, consulté le 12 juillet 2014.
  35. Jacques Pierre Amette, « Christine Angot : bluff médiatique ou chef-d'œuvre ? », Le Point, 10 septembre 1999.
  36. Éric Naulleau, « Christine Angot », Le Jourde et Naulleau. Précis de littérature du XXIe siècle, Paris, Mot et Cie, 2004.
  37. « Critique. Faut-il lire Angot ? », Lire, 1er septembre 2004.
  38. « Christine et les garçons », fluctuat.net.
  39. (fr) Christine Angot, « Nous sommes tous des Jean-Marie Le Pen », sur eva.domeneghini.free.fr (consulté le 14 juillet 2011)
  40. (fr) Christine Angot, « Une femme sous influence vous influence », Le Nouvel Observateur, 28 novembre 2000.
  41. (fr) Christine Angot, « La Carte chance », sur Christine Angot.com (consulté le 14 juillet 2011)
  42. (fr) Christine Angot, « Essayez de vous souvenir », sur Christine Angot.com (consulté le 14 juillet 2011)
  43. (fr) Christine Angot, « Le Problème de DSK avec nous », sur Christine Angot.com (consulté le 14 juillet 2011)
  44. (fr) Jérôme Garcin, « Tendance – Christine Angot, forcément sublime », biblionouvelobs.com, 11 juin 2011.
  45. « Affaire DSK : ce qu'en pense Angot (et les autres) », Fluctuat.net, 24 mai 2011.
  46. « Écrivains et faits divers », France Culture, 9 juin 2011.
  47. [revistas.ua.pt/index.php/Carnets/article/download/1079/1009 Article en ligne]
  48. Marc-Édouard Nabe, « Et Littell niqua Angot », 23 novembre 2006.
  49. (fr) Frédéric Beigbeder, « Christine Angot pastichée par Frédéric Beigbeder, Quitter Lavil (2000) », sur Style : mode d'emploi.fr (consulté le 17 juillet 2011)
  50. Jean-Marc Parisis, « Quelques jours avec Christine A. », Le Figaro, 19 septembre 2008.