Sam Szafran

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Sam Szafran (prononcé[1] [ˈʃa.fran]), pseudonyme de Samuel Berger, né à Paris le , est un peintre, dessinateur, pastelliste et graveur français. Il vit et travaille à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sam Szafran est né de parents émigrés Juifs polonais. Après une première enfance difficile, particulièrement dramatique sous l'Occupation. Il échappe à neuf ans à la rafle du Vel' d'Hiv tandis que son père fait partie du premier convoi pour Auschwitz, et il est emprisonné brièvement au camp de Drancy en 1944 d'où il est libéré par les américains. Il part en 1947 avec sa mère et sa sœur en Australie.

À son retour en 1951, il mène une existence bohème de révolte, particulièrement rude et précaire, dans des abris de fortune à Paris. Totalement autodidacte mais boulimique de connaissances, il visite avec attention le musée du Louvre et suit ses premiers cours de dessin en 1953 dans des écoles de la Ville de Paris, puis à l'Académie de la Grande Chaumière où enseigne Henri Goetz.

Dans les années 1960, les artistes Jean-Paul Riopelle avant Alberto Giacometti, Diego Giacometti, Raymond Mason, Joseph Erhardy, Yves Klein, Jean Tinguely, Roseline Granet le confortent, à des degrés divers, de leur amitié et l'encouragent dans son œuvre, comme les marchands Jacques Kerchache et Claude Bernard. C'est alors qu'il adopte le patronyme de sa mère, « Szafran ».

Ses premiers grands pastels vers 1970 lui valent une certaine notoriété. Il contribue avec d'autres artistes tels Pierre Risch à la réhabilitation de cette technique en vogue au XVIIIe siècle.

Autres rencontres déterminantes : Henri Cartier-Bresson à Paris en 1972, puis Léonard Gianadda à Martigny, (Suisse) en 1994, qui lui offre sa première exposition dans un musée en 1999, et lui commande deux céramiques monumentales pour le Pavillon Szafran de la Fondation Pierre Gianadda (2004).

Sam Szafran reçoit le grand prix des arts de la Ville de Paris en 1993, et est promu commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres par Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, en juillet 2011.

Réalisations monumentales[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

  • Sam Szafran, dessins, Galerie Jacques Kerchache, Paris, 1965 (catalogue, texte de Pierre Schneider)
  • Sam Szafran, pastels, Galerie Claude Bernard, Paris, 1972 (catalogue, textes de Fouad El-Etr, Jean Paget et Georges Schéhadé)
  • Sam Szafran, pastels, Galerie Artek, Genève, 1974 (catalogue, texte de Fouad El-Etr)
  • Sam Szafran, fusains, Galerie Claude Bernard, Paris, 1976 (catalogue, texte de James Lord)
  • Sam Szafran, pastels, Galerie Claude Bernard, Paris, 1987 (catalogue, texte de Jean Clair)
  • Sam Szafran, aquarelles, Galerie Claude Bernard, Paris, 1987 (catalogue, texte de James Lord)
  • Sam Szafran, dessins & pastels, Caja Iberia, Saragosse, 1988 (catalogue, texte de Orlando Pelayo, Jean-Dominique Rey et Henri Cartier-Bresson)
  • Sam Szafran, aquarelles, Galerie Vallois, Paris, 1992 (catalogue, texte de Jean Clair)
  • Sam Szafran, Fondation Pierre Gianadda, Martigny, 1999; puis Fondation Maeght, Saint Paul, 11 février-30 mars 2000 (catalogue, texte de Jean Clair)
  • Sam Szafran, Musée de la Vie romantique, Hôtel Scheffer-Renan, Paris, 2001 (catalogue, textes de Michel Le Bris et Daniel Marchesseau)
  • Sam Szafran, exposition au Pavillon des Arts et du Design, Jardin des Tuileries, Galerie Hopkins & Custot, Paris, 2-6 avril 2008
  • Sam Szafran, Max-Ernst-Museum, Brühl, 2010-2011 (catalogue, textes de Werner Spies, Julia Drost, Jean Clair, Daniel Marchesseau et Estelle Pietrzyk)
  • Sam Szafran - Cinquante ans de peinture, Martigny, Fondation Pierre Gianadda, 2013 (catalogue, textes de Jean Clair, Daniel Marchesseau, Estelle Pietrzyk et Werner Spies)

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Jean Clair, Sam Szafran, Skira, Genève, 1998
  • Daniel Marchesseau, Le Pavillon Szafran, Fondation Pierre Gianadda, Martigny, 2005
  • Daniel Marchesseau, Henri Cartier-Bresson, "La Collection Sam, Lilette et Sébastien Szafran", Fondation Pierre Gianadda, Martigny, 2005
  • Alain Veinstein, Entretiens avec Sam Szafran, Flammarion, Paris, 2013

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Sam Szafran - Escalier, produit et réalisé par Antoine Cretton pour la Fondation Pierre Gianadda, Martigny, 2006
  • Sam Szafran - Ni dieu, ni maître, produit et réalisé par Antoine Cretton, coproduit par la Fondation Pierre Gianadda, Martigny, 2013

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dans les milieux francophones, Szafran est prononcé [ˈʃa.fran] (approximativement comme « sha-frane »). En Pologne, il est prononcé de façon très légèrement différente [ˈʂa.frãn] (approximativement comme « shha-fran-n' »). Le nom de famille dérive du mot polonais szafran (l'épice safran).

Lien externe[modifier | modifier le code]