Université François-Rabelais de Tours

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Université François-Rabelais
Image illustrative de l'article Université François-Rabelais de Tours
Nom original Université de Tours
Informations
Fondation 1969
Type Université publique (EPSCP)
Régime linguistique Français
Budget 165 millions d'euros
Localisation
Coordonnées 47° 21′ 23″ N 0° 42′ 11″ E / 47.35633, 0.7031247° 21′ 23″ Nord 0° 42′ 11″ Est / 47.35633, 0.70312  
Ville Blason tours 37.svg Tours
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Campus Plat d'Etain

Tanneurs
Grandmont
Deux-Lions
Tonnelé
Pont-Volant
Blois

Direction
Président Loïc Vaillant
Chiffres clés
Personnel 950 personnels biatoss
Enseignants-chercheurs 1 300 (2011-12)[1]
Étudiants 24 804 (2013-14)[2]
Divers
Site web www.univ-tours.fr
Site des Tanneurs - UFR Lettres et Langues - Bâtiment 1
Site de Grandmont - UFR Pharmacie - Bâtiment Y
Site Lesseps - Polytech' Tours - Bâtiment Département Aménagement
Site de Grandmont - UFR Sciences et Techniques - Bâtiment L

L’université de Tours[3] est une université française pluridisciplinaire basée à Tours. Conformément à l'article 1er de ses statuts, elle a pris la dénomination d’université François-Rabelais[4]. Il s'agit de la plus grande université de la région Centre.

Histoire[modifier | modifier le code]

Création[modifier | modifier le code]

L’université de Tours est créée en 1971, conformément à la loi Faure qui -après les évènements de 1968- veut moderniser et démocratiser les structures de l'enseignement supérieur. Elle regroupe les établissements d'enseignement supérieur qui existent à ce moment[5].

Avant la création de l’académie d’Orléans-Tours (1961), il n’y avait pas de faculté à Tours. Existaient seulement un centre d’études sur la Renaissance (dépendant de la faculté des lettres de Poitiers) qui deviendra le Centre d'études supérieures de la Renaissance et une "Ecole de médecine". Cette dernière est transformée en Faculté de Médecine-Pharmacie et le Ministère crée une Faculté des Lettres et Sciences humaines et un Collège scientifique universitaire. Puis, en octobre 1968,un Institut universitaire de technologie ouvre avec ses deux premières formations, expérimentales, "Carrières de l'Information" et "Carrières Sociales". Un Collège universitaire de droit et des sciences économiques dépendant de l'université d'Orléans[6].

L'ensemble des locaux sont soit des installations provisoires dans des locaux anciens, soit des construction provisoires. Le premier bâtiment neuf réalisé est l' I.U.T à Tours-Nord en 1969/1970. Il sera complété sur le même site d'un bâtiment spécifique pour la biologie en 1972. Puis vient, au bord de la Loire, la "Faculté des Lettres" en 1971/1972 qui accueille les trois Unités d'enseignement et de recherche (UER) (Anglais, Lettres, Sciences humaines), nées à l'occasion de la création de l'Université. Ce bâtiment dit "Tanneurs" accueille également la présidence de l'Université et les services communs.

Développements[modifier | modifier le code]

En 1995 est inauguré la nouvelle faculté d'économie et de sciences sociales sur le campus des Deux-Lions[7].

L'université se rapproche de l'université d'Orléans à partir de 2004 avec la constitution du Pôle universitaire Centre Val-de-Loire (association de loi 1901). En mars 2010, elle devient membre fondatrice avec cette dernière de la Centre - Val de Loire Université, un pôle de recherche et d'enseignement supérieur.

En 2009, elle devient une université autonome au sens de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités.

En 2012, elle signe un nouveau contrat avec le ministère dans lequel elle s'envisage comme une université à dimension européenne, elle met l'accent sur le renforcement de son attractivité à l'international, ce qui se traduit la même année par la mise en ligne d'un portail international ad-hoc.

Historique des présidents[modifier | modifier le code]

Liste des derniers Présidents
Mandats Nom Qualité Discipline
1971 à 1973 Jacques Body Professeur des universités Littérature
1973 à 1976 Bernard Chevalier Professeur des universités Histoire
1976 à 1982 Marc Maillet Professeur des universités Biologie
1982 à 1983 Paul Bachelard Professeur des universités Géographie
1983 à 1988 Michel Lécureuil Professeur des universités Pharmacie
1988 à 1993 Jean Germain Maître de Conférences Droit
1993 à 1998 Henry Mouray Professeur des universités Médecine
1998 à 2003 Jacques Gautron Professeur des universités Physique
2003 à 2008 Michel Lussault Professeur des universités Géographie
2008 - Loïc Vaillant[8],[9] Professeur des Universités Médecine

Michel Trochu, professeur de droit préside en 1970/1971 l'assemblée constitutive, préalable à la mise en place des institutions de l'Université de Tours.

Organisation et structures[modifier | modifier le code]

Organisation[modifier | modifier le code]

L'université est présidée par Loïc Vaillant un praticien-hospitalier de dermatologie, il est épaulé de cinq vice-présidents et de six vice-présidents délégués. L'établissement disposait en 2011 d'un budget de plus de 160 millions d'euros[10].

Conformément au code de l'éducation qui fixe l’organisation légale des universités publiques en France, l'université François-Rabelais se découpe en plusieurs composantes. On trouve sept unités de formation et de recherche (UFR), d'une École polytechnique universitaire d'ingénieurs (Polytech'Tours) et de deux instituts universitaires de technologie (IUT). Ainsi, l’université est structurée de la manière suivante[11] :

Presses universitaires François-Rabelais[modifier | modifier le code]

Depuis 2002, les Presses universitaires François-Rabelais (PUFR) forment un service commun de l’Université. Elles promeuvent des travaux scientifiques à destination des spécialistes et des amateurs curieux. Cette maison d'édition est gérée par l'université sous la direction de Samuel Leturcq (Maître de conférences en histoire médiévale).

Service commun de documentation[modifier | modifier le code]

Le service commun de documentation (SCD) rassemble les différentes ressources documentaires de l'université. Il est composé de six bibliothèques : droit - sciences économiques - géographie, lettres - langues - arts - sciences humaines, médecine, sciences - pharmacie, Blois et centre de documentation de l'IUT de Tours (intégré en janvier 2010).
Il regroupe aussi 14 bibliothèques associées aux départements, laboratoires et centres de recherches spécialisés : Centre d'enseignement supérieur de la Renaissance (CESR), Institut européen d'histoire et des cultures de l'alimentation (IEHCA).

Campus[modifier | modifier le code]

L'université de Tours est multi-sites ainsi ses composantes sont implantées sur l'ensemble de la ville de Tours sur une surface bâtie de 220 000m². Les 24 000 étudiants sont répartis sur 6 campus principaux :

  • Plat d'Etain (administrations et présidences)
  • Tonnellé (médecine)
  • Deux-Lions (école d'ingénieurs, droit, économie, géographie, AES)
  • Grandmont (sciences, pharmacie, IUT GEII)
  • Tanneurs (lettres et langues, arts et sciences humaines)
  • Pont-Volant (Institut universitaire de technologie)

De plus, l'université a une antenne à Blois où se trouve une partie de la filière informatique, l'IUT de Blois et un département de droit. Il existe également des sites de moindre importance dans le centre de Tours tels que le site de musicologie et le site Fromont comportant notamment un centre d'accueil pour les étudiants étrangers.

Deux anciennes casernes, auparavant occupées par l'École d'application du train, sont utilisées par l'université. Elles servent d'annexe pour l'UFR de médecine, abritent les services de la présidence de l'université[12] et le siège du pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES) : le Centre - Val de Loire Université.

Enseignements et recherche[modifier | modifier le code]

Admission[modifier | modifier le code]

Les conditions d'admission dépendent de la formation envisagée.

Formations[modifier | modifier le code]

Les filières universitaires générales de l'université sont organisées selon le principe de la réforme LMD, soit licence, master et doctorat. L'université propose également des diplôme universitaire de technologie par le biais des deux IUT qui lui sont rattachées.

Tous les grands domaines de formation sont présents dans cette université pluridisciplinaire, tels que les arts, les métiers du spectacle et de la culture, le droit, l'économie, la gestion, le commerce, les lettres, la linguistique, les langues, les métiers de l'enseignement, les Sciences humaines et sociales, l'Archéologie, les sciences de la vie, les sciences de la santé, les sciences et techniques. Ils permettent de s'orienter aussi bien vers des spécificités professionnelles (diplômes de licence professionnelle, master professionnel, d'ingénieur) que vers le monde de la recherche.

Voir aussi quelques écoles, centres et instituts :

Écoles doctorales[modifier | modifier le code]

L'université propose 4 écoles qui s'occupent de la formation scientifique des docteurs et qui sont chargées de soutenir leur projet de carrière.

  • École doctorale « Santé, sciences biologiques et chimie du vivant »
  • École doctorale « Énergie, matériaux, sciences de la Terre et de l'univers »
  • École doctorale « Sciences de l'homme et de la société »
  • École doctorale « Mathématiques, informatique, physique théorique et ingénierie des systèmes »

Recherche[modifier | modifier le code]

Premier opérateur de recherche en région Centre, la recherche à l'université de Tours est reconnue internationalement. Elle couvre l'ensemble des disciplines présentes dans les UFR à savoir :

  • Imagerie et cerveau
  • Cancérologie
  • Infectiologie
  • Biologie de la reproduction et des comportements
  • Biologie de l'insecte
  • Matériaux et énergie
  • Informatique
  • Mathématiques et physique théorique
  • Villes, territoires et sociétés
  • Renaissance
  • Droit et sciences de gestion
  • Sciences humaines
  • Lettres et langues

La recherche à l'université est à la pointe en sciences sociales et humaines dans l'étude de la Renaissance depuis 1956 et dans les connaissances du patrimoine alimentaire par le biais d'un programme ambitieux de recherche à l'Institut européen d'histoire et des cultures de l'alimentation.

L'université de Tours se distingue aussi dans le domaine des matériaux pour l'énergie avec la recherche technologique sur les microélectroniques au CERTEM en collaboration avec STMicroelectronics depuis 1996.

La recherche s'étend aussi dans le domaine de l'imagerie médicale, des bio-médicaments, de la cancérologie, et plus spécifiquement dans l'étude de l'autisme en partenariat avec l'Inserm. L'étude de la biologie de l'insecte est étudiée tant d'un point de vue environnemental que biologique. Depuis 1969, un thème de recherche s'est développée autour du domaine des villes, des territoires et des sociétés. L'université de Tours est aussi investie dans la recherche en mathématiques et physique théorique. Enfin, elle développe des projets de recherche dans le domaine du design sensoriel.

Relations internationales[modifier | modifier le code]

L'université de Tours affirme sa présence à l'international à travers les partenariats qu'elle noue avec 200 universités européennes et à travers les conventions qu'elle établit hors d'Europe (parfois que certaines UFR). Ses partenaires sont en Amérique du Nord (Birmingham, Détroit, Montréal, Québec, etc.), en Amérique du Sud (Bahia, Brasilia, Lima, etc.), en Afrique (Ouagadougou, Saint Louis, Lomé, Tunis, etc.), en Asie (Pékin, Wuhan, Séoul, Chennai, Beyrouth, etc.), en Océanie (Melbourne, Sydney, etc.)[13].

De plus l'université développe des projets de formations à dimension internationale : elle propose six diplômes doubles ou multiples, un master Erasmus Mundus, trois programmes en anglais, un parcours relations internationales, et six de ses diplômes sont délocalisés au Maroc, au Viêt Nam, au Liban, au Brésil et en Pologne.

Enfin, elle a créé deux universités d'été : « Understanding Europe » et « Culture et Littérature en Val-de-Loire ».

Fondation Rabelais[modifier | modifier le code]

L'université de Tours s'est dotée d'une fondation pour tendre vers l'excellence scientifique, innover pédagogiquement, et créer des partenariats avec son territoire. Ainsi la fondation Rabelais existe depuis 2009, elle rassemble des entreprises locales, nationales, et internationales. Elle permet de mettre certaines formations en adéquation avec les exigences des entreprises et de la société, mais aussi d'offrir par ses moyens financiers des outils de recherche fondamentale et appliquée.

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Magazine[modifier | modifier le code]

Depuis octobre 2010, l'université de Tours publie un magazine : Rabelais mag'.

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

Enseignants[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Enseignant à l'université de Tours.

Voici quelques célèbres anciens enseignants de l'université de Tours :

Étudiants[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Étudiant de l'université de Tours.

Quelques célèbres anciens étudiants de l'université de Tours :

dans les sciences
  • Léon Le Minor, microbiologiste, renommé pour ses travaux sur les entérobactéries
dans les médias

Vie étudiante[modifier | modifier le code]

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

Le service des sports de l'université de Tours propose des activités en guise de loisir et/ou des activités d'unité d'enseignement libre bonifiantes, que sont par exemple le football, la capoeira, l'escalade, la gymnastique, le yoga, la musculation, en passant par le Krav Maga, l'ultimate, le volley-ball, l'escrime, la natation, le tennisetc.

Une salle de spectacle est à disposition des associations étudiantes. La salle Thélème, disposant de 600 places, accueille des représentations théâtrales, des galas de danse, des projections cinématographiques, etc.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de la population universitaire
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
22 769[14] 21 853[15] 22 068[16] 22 034[17] 22 025[18] 22 383[19] 22 095[20] 21 229[21]
2008 2009 2010 2011 - - - -
20 555[22] 21 257[23] 21 855[24] 22 549[2] - - - -


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « L'université en chiffres »
  2. a et b Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2012, Imprimerie moderne de l’Est, p. 177, (ISBN 978-2-11-099368-7), consulté sur www.education.gouv.fr le 30 août 2012
  3. Décret n°2000-250 du 15 mars 2000 portant classification d’établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel
  4. « Statuts de l'université François-Rabelais au 3 mars 2008 »
  5. « Quelques repères historiques »,‎ 3 novembre 2008
  6. « Création d'un Collège universitaire de droit et des sciences économiques », BBF, 1969, n° 5, pp. 233-233, consulté sur bbf.enssib.fr le 26 février 2011
  7. « 1995 : inauguration de la nouvelle faculté d'économie et de sciences sociales », sur lanouvellerepublique.fr (consulté le 10 novembre 2010)
  8. « 2008 : Loïc Vaillant est élu président de l'université », La Nouvelle République du Centre-Ouest, 9 octobre 2010, consulté sur www.lanouvellerepublique.fr le 10 novembre 2010
  9. « Loïc Vaillant réélu président », La Nouvelle République du Centre-Ouest, 15 mai 2012
  10. Rapport AERES 2011
  11. « Le fonctionnement de l'université en quelques mots »
  12. Lien mort
  13. R.i à l'université de Tours
  14. Jean-Richard Cytemann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2001, Imprimerie nationale, p. 161, (ISBN 2-11-092136-6), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  15. Jean-Richard Cytemann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2002, Imprimerie nationale, p. 159, (ISBN 2-11-092152-8), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  16. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2003, Imprimerie nationale, p. 155, (ISBN 2-11-093455-7), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  17. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2004, Imprimerie nationale, p. 159, (ISBN 2-11-094345-9), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  18. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2005, Imprimerie nationale, p. 175, (ISBN 2-11-095390 X), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  19. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2006, Imprimerie nationale, p. 179, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  20. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2007, Imprimerie nationale, p. 181, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  21. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2008, Imprimerie nationale, p. 173, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  22. Daniel Vitry, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2009, Imprimerie moderne de l’Est, p. 175, (ISBN 978-2-11-097805-9), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  23. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2010, Imprimerie moderne de l’Est, p. 173, (ISBN 978-2-11-097819-6), consulté sur www.education.gouv.fr le 17 septembre 2010
  24. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2011, Imprimerie moderne de l’Est, p. 175, (ISBN 978-2-11-097810-3), consulté sur www.education.gouv.fr le 2 septembre 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]