Maurice Fingercwajg

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Portrait de face conservé dans les archives fédérales allemandes, présentant suffisamment de ressemblances avec le profil de l'Affiche rouge pour qu'on puisse l'attribuer à Maurice Fingercwajg

Maurice Fingercwajg[1] ou Mojsze (Maurice) Fingercweig[2] (Varsovie, 25 décembre 1923 - 21 février 1944, fusillé au fort du mont Valérien), fut l'un des résistants fusillés au fort du mont Valérien est un soldat volontaire de l'armée française de libération (FTP-MOI / Groupe Manouchian).


Biographie[modifier | modifier le code]

Maurice Fingercwajg naît le 25 décembre 1923 à Varsovie, en Pologne. Il n'a pas trois ans quand ses parents se fixent à Paris.
Son père, ouvrier tailleur, travaille durement afin de nourrir sa famille. Le petit Maurice va à l'école et pourrait être un enfant heureux si, à l'âge de dix ans, il n'avait perdu sa maman.
Tout jeune, il travaillera comme ouvrier tapissier.
Jacques, son frère aîné, qui est membre des Jeunesses communistes, exerce sur lui une grande influence. Aussi, en 1940, adhère-t-il à son tour aux J.C. où il est très actif.
Lorsque le 2e détachement (juif) des FTP immigrés s'organise au printemps 1942, Maurice y est un des premiers combattants. Son courage et son dévouement lui valent d'être muté dans les équipes de dérailleurs d'élite, sous le commandement de Manouchian, où il exécute de nombreuses actions hardies.
Lors des grandes rafles et persécutions antijuives, son père, ses deux frères, Jacques et Léon, sont déportés. Il reste seul au monde et sa seule famille des Combattants antifascistes.
En novembre 1943, il est arrêté avec son chef Manouchian et traduit avec ses autres frères de combat au procès des 23. Condamné à mort, il est fusillé au Mont Valérien le 21 février 1944.

Affiche rouge[modifier | modifier le code]

Son nom figure sur l'« affiche rouge » éditée par les Allemands :
"Fingercwajg, Juif polonais, 3 attentats, 5 déraillements".


Liens internes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • FFI - FTPF, Pages de gloire des vingt-trois, Immigration, 1951.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon la signature de sa dernière lettre, adressée à une amie de sa mère, transcrite dans Philippe Ganier-Raymond, « L'Affiche rouge », Fayard 1975, p. 237-238. La dernière phrase de la lettre : « je vous quitte en espérant que vous penserez quelquefois au petit Maurice » confirme le prénom.
  2. Graphie du monument (en forme de cloche, oeuvre de Pascal Convert) du Mont-Valérien : voir la photo sur http://flickr.com/photos/insunlight/50935394/in/set-1105735/

Liens externes[modifier | modifier le code]